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La Fondation de Lille

La Fondation de Lille se présente comme un outil au service au service de la solidarité dans la région Nord-Pas-de-Calais. Créée par Pierre MAUROY, Ancien Premier Ministre et Ancien Maire de Lille, la Fondation a été reconnue d’utilité publique le 08 août 1997 par décret du Premier Ministre après avis du Conseil d’Etat.

LES DECOUVERTES

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TPE - Ne me déçois pas

Ne me déçois pas – Christophe Arneau

Collection Polars en Nord

Éditions Ravet-Anceau, mai 2018

 

 

Il ne lui fallut que dix minutes pour arriver chez elle.

Stéphanie se stationna rue de la Barre face à son immeuble. Fait exceptionnel, il y avait des places libres.

Elle voulait se changer, prendre quelques affaires avant de partir pour la Normandie. Elle ne savait pas ce qui l’attendait là-bas ni combien de temps elle y resterait, à la fois impatiente et inquiète.

Tranquillement, elle rejoint la porte du bâtiment sans remarquer qu’une berline allemande noire était garée devant le portillon face à l’entrée de l’immeuble. A l’intérieur, un homme attendait sagement les yeux rivés sur la porte d’entrée. Lorsqu’elle s’engouffra dans le hall, Slag quitta son véhicule pour la rejoindre. Ouvrir la porte avec son passe fut un jeu d’enfant.

Stéphanie fixait les numéros d’étages qui défilaient dans l’ascenseur. Ses pensées étaient pour Léa, culpabilisant d’être partie aussi vite.

Slag atteint le dixième étage quelques minutes plus tard. La lumière s’alluma automatiquement dès qu’il posa un pied sur le linoléum du palier. Il scruta les noms sur les sonnettes et s’arrêta face à celle qui répondait au nom de Massart. Il colla son oreille sur la porte puis introduisit une nouvelle fois son passe-partout dans la serrure. Au premier clic, il poussa la porte délicatement, puis après un court instant d’observation, il pénétra dans l’appartement. Au même moment à quelques mètres derrière lui, une autre porte s’ouvrit. Une femme avec une longue crinière brune s’apprêtait à sortir tandis qu’une autre lui parlait.

Il se retourna.

Il la reconnut immédiatement.

Stéphanie Massart sortait de chez sa voisine.

En voyant cet homme sortir de chez elle, Stéphanie comprit instantanément qu’il était l’agresseur de Léa.

Plus vive que l’éclair, sans réfléchir, elle poussa sa voisine chez elle pour la protéger puis courut vers la porte métallique qui menait à l’escalier.

Slag lui emboîta le pas.

Stéphanie sautait de marches en marches rebondissant sur les murs à chaque palier. Elle sentait sa présence toute proche mais conservait une longueur d’avance.

Fuir !

Ses chances étaient minces, elle le savait. Et Michelet qui ne voulait pas lui donner d’arme…

Un bref instant dans un virage elle aperçut son visage. Il était là à deux pas derrière elle, l’œil brillant.

Les étages se succédaient, cinquième, quatrième, troisième…

Elle redoutait le niveau zéro ! La fuite serait plus difficile. Elle devait trouver une solution.

Vite !

Stéphanie sentait la peur l’envahir, son rythme cardiaque s’emballait, sa respiration devenait difficile. Elle sentait le sang passer dans les veines de son cou  prêt à exploser sous l’effet du stress. Son champ de vision se rétrécissait au fil des étages un peu comme si elle avait devant elle une porte en train de se refermer. 

En véritable athlète, Slag enjamba la rampe centrale. Il se jeta de toutes ses forces sur sa proie pour attraper Massart au vol.

Le lion manqua son objectif de peu. Il tomba violement et roula sur les marches avant de stopper sa chute contre un mur. Stéphanie se retourna, son poursuivant se releva mais cette fois elle avait l’avantage. Enfin dans le hall d’entrée elle s’évapora dans le local à ordures. Elle lança toutes les poubelles derrière la porte pour en bloquer l’accès.

Pas suffisant !

Un répit de courte durée mais elle n’avait pas d’autre choix.

Slag se fraya un chemin dans ce labyrinthe en poussant des cris d’encouragements. Stéphanie se retrouva sur le parking. Elle n’avait plus qu’une idée en tête, rejoindre sa voiture.

Elle courait aussi vite qu’elle le pouvait mais le félin était toujours là, prêt à la croquer. Il n’abandonnerait pas, elle le savait. Son véhicule était à portée de main. Quelques mètres encore… 

Elle sortit son trousseau de clefs de sa poche puis l’orienta vers sa voiture. Les clignotants s’agitèrent pour lui indiquer qu’elle était prête. Stéphanie s’engouffra dans l’habitacle, appuya sur le bouton START. Le pied au plancher, elle démarra mais son assaillant les deux mains sur la poignée tenta d’ouvrir la portière. Un film défilait devant elle. Elle ne voyait plus rien.

Slag n’avait pas réussi à stopper sa fuite mais ne s’avoua pas vaincu. Il fit demi-tour pour rejoindre son Audi. Lorsqu’il démarra, il coupa la route à une camionnette qui, pour l’éviter, monta sur le trottoir. Sous les klaxons et les insultes du chauffeur, se lança à la poursuite de Stéphanie.

Massart roula en direction de la citadelle, tourna à gauche et se moqua de l’interdiction. Elle slaloma entre les voitures pour se retrouver boulevard Vauban. Dans le rétroviseur une berline l’avait en ligne de mire. Une main sur le volant, l’autre sur son portable, Stéphanie cherchait à joindre Michelet.

—Michelet ! Le type de chez Léa était chez moi. Je roule boulevard Vauban. Il me poursuit.

Stéphanie ne parlait pas, elle hurlait. Ce n’était pas à Michelet qu’elle s’adressait mais à sa boîte vocale. Elle raccrocha en jurant, balançant son téléphone sur le siège passager. Elle franchit le feu en passant au rouge. Les piétons qui traversaient durent s’écarter. Elle prit ensuite possession du couloir réservé aux bus. L’Audi A3 se rapprochait dangereusement. Au carrefour suivant, un bus à l’arrêt allait bloquer la route aux deux bolides. Stéphanie appuya sur son volant, mais le klaxon n’y fit rien. Stéphanie se déporta sur la voie de gauche et freina brusquement. Surprise, l’Audi se retrouva devant elle. Les pneus crissèrent, de la fumée réchauffa l’asphalte. Stéphanie donna un brusque coup de volant et se retrouva dans l’autre sens de circulation. Elle accéléra à nouveau et franchit le terre-plein central se retrouvant au milieu du flot de circulation. Son regard se posa sur le siège passager où elle aperçut le visage de Michelet s’afficher sur son téléphone. La conductrice s’empara de l’appareil qu’elle colla sur son oreille.

—Stéphanie ?

—Michelet, il faut que tu m’aides ; le type de chez Léa est à ma poursuite.

—Oui, calme toi ! C’est ce que j’ai cru comprendre en écoutant ton message. J’ai déjà prévenu le central pour qu’il envoie une patrouille boulevard Vauban. Dis-moi la voiture qui te poursuit, c’est quel modèle ?

—Une Audi, je crois ! Elle est noire !

—Ok, je les rappelle de suite, je te laisse.

—Non Michelet ? Attends !

—Ouais, quoi ?

—Démerde-toi pour me trouver une arme !

Michelet raccrocha sans répondre.

 

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ASEL - Association Science Et Livre


L'Association Science Et Livre
L'ASTS NPdC, crée en 2011, avait pour but de développer la culture scientifique et d'œuvrer à resserrer les liens entre les scientifiques et les autres composantes de la société. Pour cela, nous avions mis en place le Festival Sciences Métisses. 

Avec L'ASEL (Association Science Et Livre), nous continuons notre action et en 2017 nous organiserons un festival que nous appellerons désormais « Festival Science et Livre.

Association à but non lucratif, l'ASEL vise à promouvoir la vulgarisation scientifique la plus exacte et intelligible. Par conséquent, ses trois grands principes sont la simplicité, l'ouverture et la rigueur. L'ASEL cherche à présenter les sciences comme un univers sérieux sans être austère et rébarbatif, et surtout comme un univers accessible à tous. Sa structure associative est composée de bénévoles-passionnés qui veulent transmettre à la fois leur savoir mais aussi leur plaisir d'apprendre. Enfin, elle se nourrit de partenariats multiples et invite chaleureusement tout un chacun à interagir avec elle.

http://www.dev.scienceenlivre.org/

Peut-on concilier la science et le livre ?
La science désigne un ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d'objets ou de phénomènes qui obéissent à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales. Elle réduit les propriétés du réel, afin de mieux pouvoir les expliquer. Cette représentation du réel est aussi prédictif. Ceci a conduit historiquement à la définition de disciplines précises qui portent chacune sur un domaine particulier du savoir scientifique comme les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie, la sociologie, etc.  Ces disciplines se distinguent par leurs méthodes ou leurs objets, mais aussi par leurs institutions : revues, sociétés savantes, enseignement, ou même leurs diplômes. 

La science  est multiple. Si chaque discipline paraît relativement autonome pour le grand public (et quelquefois aussi pour les acteurs même de la recherche), elle bénéficie des avancées théoriques, des concepts, des méthodes des autres disciplines, comme par exemple l’interaction entre les sciences cognitives et les réseaux informatiques. La recherche, dans chaque domaine particulier, bénéficie des progrès technologiques dus aux avancées théoriques dans d’autres domaines. Citons par exemple : le rôle de l’informatique en biologie ; l’utilisation des lasers en microscopie ; les ultrasons en imagerie médicale, l’IRM dans les neurosciences. La science est une construction collective.

Le travail de recherche est de plus en plus spécialisé et paradoxalement il a d’autant plus besoin des avancées d’autres domaines. Le grand virage a eu lieu durant la seconde guerre mondiale : le projet Manhattan, un succès technologique qui a abouti à la fabrication de la bombe atomique (qui n’est certainement pas un succès éthique), constitue le premier exemple d’équipe pluridisciplinaire, fruit de la coordination entre des physiciens, des chimistes, des spécialistes du calcul numérique, des ingénieurs, pilotés par des organisateurs. Ces recherches intégrées se sont depuis lors généralisées à l’ensemble de la recherche y compris la biologie comme dans le séquençage des génomes. 

Aujourd’hui, il est devenu impossible pour quiconque de couvrir tout le champ de la connaissance scientifique, aussi le chercheur spécialiste d’un domaine particulier se trouve de plus en plus dans la posture du « grand public » dès qu’il aborde les autres domaines de la connaissance. Ceci oblige le chercheur à diffuser largement, et à différents niveaux, les avancées de la recherche en s’adaptant au mieux au public ou plutôt aux publics potentiels. En effet les publics sont très variés, tant en termes de niveau scientifique, de centre d’intérêt, d’âge, de réceptivité à la science que de curiosité.

La diffusion des connaissances ou des avancées de la science requiert donc de véritables interprètes, capables de faire des synthèses mais aussi de rendre fidèlement et de façon intelligible les nouveaux concepts et les méthodes utilisées. Les publics de cette diffusion ne sont pas uniquement des récepteurs mais peuvent aussi être des acteurs de la production de savoirs, qu’ils soient chercheurs, comme il est dit précédemment, ou « grand public » curieux ou participant (in)directement à la recherche. C’est par exemple le cas de la coopération entre astronomes amateurs et professionnels, c’est également le rôle des associations de malades dans la recherche sur le sida, le cancer et les pathologies d’origine génétique.

C'est seulement à partir du milieu du 19ème siècle que la science est devenue source de technologies pour ses propres besoins de recherche et pour la société. Ainsi certaines pratiques précédent les concepts, dont l’exemple type est la sélection des plantes et des animaux bien avant l’avènement de la théorie de l’évolution. Par contre actuellement, le développement des plantes génétiquement modifiées est le résultat des avancées de la biologie moléculaire.

Le livre est un moyen pour tous d'accéder à la connaissance scientifique et donc d'augmenter la culture de chacun. Ce qui doit permettre des débats démocratiques sur l’introduction des nouvelles technologies dans la société. Tout ce que nous sommes capables de faire doit-il être fait ? 

L'association Science et Livre (ASEL) organise un festival adapté à tous les publics. Des ateliers ludiques diversifiés : lecture, écriture, animations/démonstrations scientifiques sont adaptés pour les scolaires et le grand public et des conférences sont proposées. Un catalogue critique de livres de vulgarisation scientifique constitue le fil rouge du festival et est ensuite diffusé. Une journée de réflexion et d''échanges sur le rôle du livre de vulgarisation scientifique est proposée aux enseignants, personnel de bibliothèques et de médiathèques en partenariat avec La maison pour la science au service des enseignants.        
                           
Jean Claude D'Halluin
Président  de l'Association Science Et Livre

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