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La Fondation de Lille

La Fondation de Lille se présente comme un outil au service au service de la solidarité dans la région Nord-Pas-de-Calais. Créée par Pierre MAUROY, Ancien Premier Ministre et Ancien Maire de Lille, la Fondation a été reconnue d’utilité publique le 08 août 1997 par décret du Premier Ministre après avis du Conseil d’Etat.

LES DECOUVERTES

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Un des premiers essais d’impression en couleurs

Un des premiers essais d’impression en couleurs

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Cours d’anatomie publié à Nancy en 1773. Les planches en couleurs et de style néo-classique ont été imprimées au moyen de quatre plaques en noir, bleu, jaune et rouge. Ce procédé d’impression mécanique des illustrations, en couleurs, a été conçu par Jacques Gautier d’Agoty et il est appliqué ici par son fils Arnauld-Eloi.

Claude Sorgeloos

Pour en savoir plus (pdf)

Description bibliographique

N. Jadelot, A.E. Gautier d’Agoty
Cours complet d’anatomie.
Nancy, Jean Baptiste Hyacinthe Leclerc e.a., 1773

Description complète

 

Bibliographie

  • Journal des Sçavans, janvier 1773, p. 55-56, souscription.
  • Catalogue de la bibliothèque de feu M. Louis Vercruysse, bibliophile distingué à Courtrai, première partie, Bruxelles, Ferdinand Heussner, 6-16 février 1865, lot 731.
  •  
  • H.W. Singer, « Der Vierfarbendruck in der Gefolgschaft Jacob Christoffel le Blons, mit Œuvre-Verzeichnissen der Familie Gautier-Dagoty, J. Roberts, J. Ladmirals und C. Lasinos », Monatshefte für Kunstwissenschaft, 10, 1917, p. 177-99, 281-292, 301-314, en particulier 301-302.
  • C. & Ch. Franklin, Early Colour Printing from Chiaroscuro to Aquatint, Oxford, 1977, p. 49-50.
  • A. Gautier (dir.), Les trois révolutions du livre, Paris, 2002.

 

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Tout garni, une BD transmedia numérique très originale

Avec le numérique, l’important est de créer et d’inventer de nouveaux modèles économiques et de nouvelles façon de lire. 

Les éditions La Pastèque et Télé Québec lancent un projet de grande envergure et très original.

L’éditeur a convaincu 12 illustrateurs de BD à participer au projet intitulé « Tout Garni ! »
Depuis le 11 janvier, les amateurs de bande dessinée et d’humour sont invités à découvrir un épisode de l’histoire sur le site dédié. 12 auteurs vont ainsi se succéder jusqu’à la fin de l’année, à raison d’un épisode par mois.

Chacun d’entre eux, poursuivra l’histoire entamée par Pascal Girard autour de « Tout Garni ».

Tout Garni c’est l’histoire d’un livreur qui délivre de délicieuses pizzas à domicile. Le premier épisode est drôle, très drôle, et surtout il est interactif et animé.

Au fil de l’histoire, le lecteur est invité à interagir sur l’aventure pour découvrir la suite. Des petites zones vertes s’affichent sur l’écran, on clique pour déclencher des événements.

Mais ce projet de BD 100% numérique ne s’arrêtera pas là, lorsque tous les épisodes seront prêts, cette BD pas comme les autres prendra d’autres formes.

Elle sera proposée en jeu vidéo, en réalité virtuelle, et un terrain de jeu bien réel celui-ci sera ouvert à Montréal !

Alors pour découvrir ce projet transmédia très sympa cliquez ici !

 

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Plus besoin d’encre voici le papier qui peut être imprimé avec la lumière

papier sans encre

Dans un souci de contribuer à la réduction des impacts environnementaux négatifs de la production de papier, des chercheurs ont mis au point une encre qui peut être imprimée avec une lumière UV. 

Selon les scientifiques, cette encre pourrait permettre d’imprimer 80 fois sur une même feuille de papier.

Des chercheurs de l’Université Shandong en Chine; l’Université de Californie, à Riverside; et Lawrence Berkeley du National Laboratory, ont publié un document sur la lumière imprimable pour créer du papier réinscriptible . En effet, ce papier peut être imprimé et effacé sans ajouter d’encre.

Techniquement c’est un peu complexe, mais voici comment ça marche.

Dans un premier temps, il faut mélanger deux types de nanoparticules, un pigment de bleu de Prusse qui s’efface au contact de particules chargées, et du dioxyde de titane appelé TiO2.

Ces nanoparticules assemblées libèrent des électrons qui sont captés par les nanoparticules bleu de Prusse adjacentes, qui tournent du bleu à l’ incolore.

Ensuite, il faut enduire une feuille de papier du produit. Puis, il faut l’exposer à une lampe UV pour imprimer le texte ou les dessins.

Une fois imprimé, le papier conserve sa configuration pendant au moins cinq jours.

« Le papier léger imprimable est à un prix compétitif par rapport au papier conventionnel », a déclaré l’un des chercheurs. « Les matériaux sont peu coûteux, et il est également prévu que le coût de production soit faible ».

Toujours selon les chercheurs, « le produit peut être aussi appliqué sur la surface du papier classique par des procédés simples, tels que le trempage ou la pulvérisation. Le procédé d’impression est également plus rentable que le processus conventionnel, plus important encore, le papier léger imprimable peut être réutilisé plus de 80 fois, ce qui réduit considérablement le coût global « .

L’étape suivante va consister à inventer une imprimante laser compatible avec ce papier magique !

 

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DES INFORMATIONS SUR LES BIBLIOTHEQUES, LES LIVRES, LA LECTURE ...

  • Mort de René Pétillon : les internautes partagent ses dessins pour lui rendre hommage

    Mort de René Pétillon : les internautes partagent ses dessins pour lui rendre hommage

    tele-loisir
    ©  BO/SIPA

    Auteur de bande-dessinées et dessinateur satirique ô combien talentueux, René Pétillon est mort ce dimanche 30 septembre à l'âge de 72 ans.

    Auteur de bandes-dessinées, René Pétillon était d'abord célèbre pour son personnage de Jack Palmer, un détective désastreux qui se donnait des airs de Humphrey Bogart. Les péripéties de ce dernier sont déclinées dans plusieurs albums entre 1976 et 2014. Le plus connu d'entre eux, L'Enquête corse, a reçu le prix du meilleur album au Festival d'Angoulême en 2001. Trois ans plus tard, ce dernier aura également les honneurs d'une adaptation au cinéma réalisée par Alain Berberian avec Christian Clavier et Jean Renodans les rôles-titres.

    Né à Lesneven dans le Finistère le 12 décembre 1945, René Pétillon a publié ses premiers dessins en 1968 dans les revues PlanètePlexus et L'Enragé. En 1972, il publie sa toute première bande-dessinée dans le magazine Pilote et donne naissance à son fameux personnage de Jack Palmer deux ans plus tard qui apparaîtra dans 19 albums. Outre la bande-dessinée, René Pétillon était également connu et reconnu pour ses dessins satiriques. Il excellait notamment dans la satirique politique pour le plus grand bonheur des lecteurs du Canard Enchaîné pour lequel il a officié de 1993 à 2017.

    Les internautes émus par la disparition du dessinateur, ont tenu à lui rendre hommage en publiant plusieurs de ses dessins.

    Source : https://www.programme-tv.net
    Auteur: Rédaction
    Date : 01/10/2018

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  • Livres numériques de seconde main : pour Thibault Léonard, « c’est de facto donner libre cours au piratage »

    Livres numériques de seconde main : pour Thibault Léonard, « c’est de facto donner libre cours au piratage »

    tom kabinet

    Dans le cadre de l’affaire Tom Kabinet, la Cour de Justice de l’Union européenne doit bientôt statuer sur une question qui pourrait bien être décisive pour l’avenir de l’édition numérique : celle de la licéité de la revente de livres numériques. Lettres Numériques revient sur les enjeux d’une telle décision avec Thibault Léonard, fondateur du distributeur/diffuseur numérique Primento, et vice-président de la Commission numérique de l’Association des Éditeurs belges (ADEB). Notons que c’est à titre personnel (et pas au nom de l’ADEB) qu’il a accepté de répondre à nos questions.

    Remise en contexte

    En 2014 était lancée Tom Kabinet, une plateforme néerlandaise dédiée à la revente et l’achat d’ebooks par des particuliers ; aubaine pour les lecteurs, cette initiative n’avait cependant guère ravi les éditeurs néerlandais à l’époque, craignant de voir prospérer le piratage et se développer un marché de seconde main parallèle, en concurrence déloyale avec le circuit de vente officiel. Mais comment fonctionne exactement Tom Kabinet ? Toujours actif aujourd’hui, le site propose aux utilisateurs de lui revendre leurs livres numériques et d’être rétribués en « crédits », qui leur permettent d’acheter à leur tour sur la plateforme des ebooks à prix réduit (2 € + 100 crédits par exemple) : pour céder leurs ebooks, il leur suffit de télécharger le lien original du fichier au format ePub et sans protection DRM, en s’engageant à supprimer leur propre copie personnelle et à certifier que l’ebook a été obtenu légalement. Un système qui repose donc uniquement sur un principe de confiance envers l’utilisateur.

    Un jugement européen qui pourrait faire jurisprudence

    Le conflit a été porté à plusieurs reprises devant les tribunaux par l’Association néerlandaise des éditeurs : le dernier jugement en date, délivré en 2017 par la Cour de Justice de La Haye, estimait que la responsabilité de Tom Kabinet n’était pas engagée quant aux actes de communication non autorisés au public, soit la circulation de copies piratées sur son site. L’instance juridique néerlandaise a toutefois demandé à la Cour de Justice de l’Union européenne de statuer sur la possibilité pour la plateforme d’appliquer ou non la règle de l’épuisement du droit de distribution sur les livres numériques, ce principe au centre du débat qui permet la revente d’un produit culturel légalement présent sur le marché. Très attendu par les différentes associations européennes des professionnels du livre, le verdict devrait être rendu à l’automne et pourrait bien bouleverser le marché actuel.

     « Règle de l’épuisement » : livres papier versus livres numériques

    En effet, le développement d’un marché de seconde main pour les livres numériques pose questions à plusieurs égards. D’abord parce que la loi européenne n’autorise pas pour l’instant de manière explicite l’application de cette règle aux contenus numériques. Contrairement au marché des livres papier où elle prévaut, la licence acquise dans le cadre d’un achat numérique ne permet pas sa revente. Une différence de régime qui s’explique par une divergence de nature entre les deux marchés. En effet, le législateur estime qu’il existe dans le cas du papier un marché de première main bien distinct du marché de seconde main, où l’auteur ou ayant droit a été pleinement rétribué : il paraît donc raisonnable qu’il n’ait plus droit à une rétribution en cas de redistribution ou revente de son ouvrage. Mais le marché du livre numérique consiste finalement en un seul marché de fichiers identiques : les copies digitales, innombrables, sont accessibles par un nombre illimité de personnes, et le marché de seconde main pourrait donc vite dépasser en taille le marché de première main.

    De plus, comme l’explique Thibault Léonard, les fichiers numériques ne connaissent pas la détérioration des objets physiques, qui rend légitime la revente à moindre coût et complexifie la contrefaçon : « Ce ne sont pas des formats comparables : on ne peut pas vraiment parler de livres d’occasion dans le cas du livre numérique. Le marché de la revente au niveau du livre papier est une conséquence de l’objet qui se déprécie et qui a potentiellement une durée de vie plus ou moins limitée. Une personne achète un livre dans une librairie physique, va le lire, le transmettre à quelqu’un et le livre va se retrouver dans une brocante ou sur un site de vente d’occasion. Au final, le livre aura potentiellement trois ou quatre vies. Chaque personne va acheter un objet sensiblement différent : il aura été écorné donc l’expérience de l’utilisateur est affectée par la vie de l’objet. »

    Une durée de vie limitée que ne connaît a priori pas le livre numérique, inaltérable par définition, et pour lequel il est beaucoup plus difficile de différencier les copies pirates des copies légales : « La contrefaçon d’un livre numérique vendu d’occasion est extrêmement aisée puisqu’il suffit de copier le fichier. À partir du moment où l’on ouvre la porte à cette revente à grande échelle, cela revient à légitimer le piratage puisque chaque détenteur d’une copie d’un livre serait en droit de le revendre au prix qu’il désire… Les premières victimes seront bien évidemment les ayants droit, les auteurs, les éditeurs, soit la chaîne du livre dans son ensemble. »

    Certes, la contrefaçon de livres papier n’est pas totalement absente, « mais c’est quand même beaucoup plus compliqué : la photocopie existe et elle affecte les éditeurs et les auteurs, mais elle est rendue compliquée par la technique. En numérique, on peut vendre une, deux, cinquante copies d’occasion, c’est très difficile de suivre. Une copie peut donner naissance à plusieurs, et c’est là que le bât blesse. »

    Le risque de voir les prix du marché de première main augmenter

    Thibault Léonard pose aussi la question du prix d’un livre numérique d’occasion : « Qui va fixer le prix de la vente ? Est-ce que c’est le lecteur, est-ce que c’est l’éditeur ? Si ce n’est pas l’éditeur, tout comme pour les livres papier en brocante qui sont offerts (ou à vendre à prix bradé) après avoir été lus, il y a un risque réel de déstabiliser complètement le secteur du livre. » Reconnaissant son intérêt pour le marché de l’ebook, Tom Kabinet a proposé en guise de compromis de payer les auteurs 0,05 € si les maisons d’édition acceptaient de rejoindre son programme : une solution peu satisfaisante aux yeux de Thibault Léonard. « Cette proposition est une véritable mascarade, d’autant plus que l’indemnité proposée est risible par rapport à ce qui se pratique dans le cadre d’un prêt numérique (où l’indemnité à répartir entre auteur et éditeur atteint souvent 25 % du PPHT du livre). Par ailleurs, ne rémunérer que les auteurs, c’est aussi une manière indirecte d’indiquer que le travail des éditeurs n’a pas de valeur puisque seuls les auteurs seraient indemnisés, et ce n’est pas acceptable : il ne faut pas oublier que derrière chaque livre, il y a un investissement de chacun des professionnels de la chaîne du livre (auteur, éditeur, distributeur, diffuseur et libraire), et bien évidemment, il y a un travail éditorial fait qui permet d’atteindre la qualité finale du livre. Plus généralement, je ne vois pas ce que les auteurs et éditeurs auraient à gagner d’un partenariat avec un acteur tel que Tom Kabinet. Par ailleurs, si on compare la proposition de Tom Kabinet pour le livre à d’autres domaines tels que l’informatique, cela signifierait qu’on pourrait revendre librement une licence pour un logiciel informatique tel que Microsoft Word… ce qui paraît totalement absurde. »

    Quelles solutions ?

    Diverses solutions pour remédier à cette problématique ont commencé à émerger dès 2013, comme nous vous l’expliquions dans un article précédent. Amazon et Apple, qui ont tous deux déposé un brevet en janvier de cette année-là pour pouvoir revendre à leurs clients tout objet digital acheté chez eux, ont tenu à appliquer un garde-fou à ce système : la copie d’un ebook ne peut en effet se trouver que chez un seul utilisateur à la fois. À l’époque, les deux géants suggéraient également de donner aux éditeurs une certaine emprise sur le phénomène, en leur permettant de limiter le nombre de reventes d’un même ebook et de fixer un prix plancher aux ebooks de seconde main. Des pistes qui n’ont toujours pas été explorées aujourd’hui. Pour Thibault Léonard, la solution passe par le streaming : « Tout comme dans le cas de l’industrie musicale ou du film, la vraie solution tient à la naissance d’acteurs qui travaillent selon des formules d’abonnement et une logique d’accès plutôt qu’une logique de propriété. »

    D’autre part, le directeur de Primento voit dans le système par abonnement l’avenir des industries culturelles : « Aujourd’hui, tout semble tendre vers un système par abonnement et une économie du partage qui rémunère dignement chacun des acteurs de la chaîne. Il y a une tendance positive qui vient aussi du public, une conscientisation des consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à estimer que les acteurs culturels ont droit à une rémunération juste. On le voit avec l’exemple du modèle payant de Spotify dans la musique ou de Netflix en ce qui concerne les produits audiovisuels. Ces entreprises se sont peu à peu structurées selon un business model incontournable, qui s’adapte aux usages des consommateurs. On a tout à y gagner : l’expérience utilisateur est bien meilleure (pas de publicité, meilleure qualité) et l’écosystème plus viable. » Dans le domaine du livre numérique, on peut prendre l’exemple réussi de Kindle Unlimited, qui propose pour 9,99 € une vaste sélection de titres.

    « Bien que d’autres offres similaires ne décollent pas encore réellement et que le marché du livre numérique reste marginal en regard des ventes papier pour de nombreux éditeurs (entre 3 et 15 % selon les genres et les marchés, en Europe), on ne peut contester que l’ebook s’inscrit dans une tendance à long terme qu’on constate dans bien des domaines. Par exemple, pour ce qui concerne la presse, les gens lisent de moins en moins les journaux papier aujourd’hui, mais les lecteurs sont restés fidèles à leurs quotidiens en restant au courant de l’actualité par l’intermédiaire de leur smartphone. À court terme, les gens sont fréquemment trop optimistes par rapport à la vitesse d’un changement ; ce qui est certain c’est que le marché de l’édition numérique poursuit sa progression et continue d’attirer de nouveaux lecteurs chaque mois… et ce n’est pas près de s’arrêter. »

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Rédaction
    Date : 24/09/2018 

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  • “Amazon pourrait suffire, mais une librairie, une bibliothèque, c'est la rencontre”

    “Amazon pourrait suffire, mais une librairie, une bibliothèque, c'est la rencontre”

    Médiathèque Valais
    fresque de la médiathèque Valais - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

    Lors de son édition 2018, le salon du livre de Genève accueillait le canton du Valais comme invité d’honneur, aux côtés de la ville de New York. Un espace remarqué, tout de bois et de promesses tenues pour le palais (ah, l’abricotine..!). Jacques Cordonier, chef du Service de la Culture du canton du Valais, avait alors coordonné cette invitation. Fort logiquement, il était présent à l’inauguration du Festival du livre suisse, à Sion, avec cette année pour thématique Terre de voyage.

    C’est à la médiathèque Valais que les festivités auront cours durant tout le week-end. L’occasion pour lui de rappeler que certes la vente en ligne a son petit mérite, mais tout de même… « Bien sûr, Amazon pourrait suffire. Mais enfin, il n’offre pas tout cela », explique-t-il à ActuaLitté, en embrassant la médiathèque d’un large mouvement de bras.

    Avant les discours officiels, un ouvrage particulier en ces lieux avait attiré l’attention d’un visiteur, raconte-t-il. Il s’agit d’un livre de recettes proposant 52 variations autour de la fondue. « Cette personne que je ne connais pas, et qui m’avait entendu parler du livre, s’approche de moi, et avec un superbe accent britannique me dit : “Moi, la fondue que je préfère, c’est celle qui est au cheddar avec du cidre.” Et nous nous sommes mis à discuter. En commandant chez Amazon, on ne connaîtra jamais cela. »

    Et de poursuivre : « La nécessité de librairies, de bibliothèques, de médiathèques, c’est qu’au-delà de l’efficacité d’achat ou d’emprunt, on va découvrir des choses que l’on n’avait pas cherchées, en découvrant des gens. »

    Métro, Empire State Building, livres : c'est New York à Genève
    La médiathèque Valais dispose d’ailleurs d’un espace de restauration insolite — autant que délicieux. « C’est le point essentiel, comme la cafétéria du CERN, le centre de recherche nucléaire peut l’être. Je suis certain que c’est là que se cristallisent les découvertes, avec tout le travail des ingénieurs en amont. Un espace ouvert, où la rencontre humaine peut se produire, offre une opportunité que, derrière un écran, on n’éprouvera pas. Ou dans une bien moindre mesure. »

    Et que ce soit pour le livre, la musique ou bien d’autres oeuvres culturelles. 

    Médiathèque Valais
    ActuaLitté, CC BY SA 2.0

    Quant à la présence du Valais au salon de Genève, elle aura permis de porter plus qu’une image de marque. « J’avais plaisanté, sur cette invitation de New York et du Valais, en disant qu’au moment où Genève, au XVIe siècle, publie la pensée de l’Europe et rayonne avec ses publications, New York et le Valais n’avaient pas de presse à imprimer. Un point commun amusant ! Elles ne sont en effet arrivées qu’au milieu du XVIIe dans le canton. »

    Faire fructifier désormais la culture, et pas simplement les pistes de ski ou la gastronomie — ah, l’abricotine, bis... – autant que la création artistique, « c’est tout l’objet de notre action. En nous rendant à Genève, nous avions deux intentions : montrer au reste de la Suisse que nous n’avons pas que des montages à arpenter, mais également des artistes, et en l’occurrence des écrivains ».


    Jacques Cordonnier
    Jacques Cordonier - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

    Le second point, par retour de boomerang, est venu de la presse : « Les gens du Valais, en découvrant l’activité littéraire dans la presse ou la télévision d’auteurs issus de leur territoire, ont pris conscience d’un changement. La culture du Valais, ce n’est plus tout à fait la même qu’une ou deux générations plus tôt. »

    Et cerise sur le gâteau, et totalement imprévue, « les écrivains ont fait communauté, d’autant plus qu’il y avait un grand nombre de rencontre et d’événements. Ils ont eu le sentiment d’appartenir à un groupe, avec une présence, une identité. Pour nous, cet inattendu est fondamental : avant l’artiste valaisan s’exilait, parce qu’il manquait peut-être le terreau pour qu’il s’épanouisse ».

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Nicolas Gary
    Date : 22/09/2018

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  • La bibliothèque, un lieu à part dans une maison d’arrêt

    La bibliothèque, un lieu à part dans une maison d’arrêt

    Chaque vendredi après-midi, des tournées sont effectuées avec ce chariot auprès des détenus pouvant emprunter des ouvrages.

    Chaque vendredi après-midi, des tournées sont effectuées avec ce chariot auprès des détenus pouvant emprunter des ouvrages. 
    © (Photo NR, Jérôme Dutac)

    Pour promouvoir la lecture en prison, une convention a été signée avec Agglopolys, la maison d’arrêt et le service pénitentiaire d’insertion et de probation.

    C’est un partenariat qui ne date pas d’hier. « Quand Jack Lang était ministre de la Culture, il avait déclaré qu’il souhaitait que la culture soit présente dans tous les ministères. Et, en tant que maire de Blois, au moment de l’ouverture de la bibliothèque Abbé-Grégoire, il a pensé avec son équipe aux publics empêchés, c’est-à-dire à ceux privés d’un accès à la lecture. C’est ainsi qu’une première convention a été signée avec la prison de Blois en 1996 », explique Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, qui signait, ce vendredi 14 septembre, pour la troisième fois depuis 2008 (date à laquelle il a pris la tête de la communauté d’agglomération) cette convention avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) de Loir-et-Cher et la maison d’arrêt de Blois. 

    Une équipe, constituée d’agents de la bibliothèque Abbé-Grégoire et de la médiathèque Maurice-Genevoix, intervient à la prison pour apporter une expertise technique et une veille sur la qualité du fonds (livres, périodiques et CD) mis à la disposition des détenus, et pour assurer un prêt régulier de documents. Les vendredis après-midi, un chariot, emmené par Xavier, détenu en charge de la bibliothèque depuis mai 2018, un agent des bibliothèques d’Agglopolys et un surveillant de la maison d’arrêt, passe auprès des prisonniers dans leur cellule. 

    Un espace d’échanges et d’activités culturelles« J’ai pris mes fonctions en septembre 2017 et, à mon arrivée j’ai été agréablement surpris par l’état de la bibliothèque et du rôle qu’elle pouvait jouer », souligne Gérald Pidoux, chef d’établissement de la maison d’arrêt de Blois. « Cet espace est un lieu d’échanges et d’activités culturelles. » Dès l’arrivée d’un détenu à la maison d’arrêt, celui-ci est incité à emprunter un livre, comme l’a rappelé René Beltoise, directeur du Spip de Loir-et-Cher : « Le réaménagement du lieu permet un usage plus large. » Pour limiter la dégradation ou le vol d’ouvrages, un logiciel a été mis en place permettant d’indexer chaque livre et d’indiquer les dates d’emprunt et de retour. « La bibliothèque est un lieu à part dans une maison d’arrêt, car c’est une ouverture vers l’extérieur. Elle est donc très respectée », confie Gérald Pidoux.

    En prenant en charge cette bibliothèque, Xavier, détenu, a commencé par faire un inventaire complet. « Je me suis aperçu qu’il y avait de la perte. Je me suis occupé d’aller en récupérer auprès des prisonniers et de faire venir davantage les détenus dans ce lieu », reconnaît-il. « On se rend compte que l’accès aux livres permet de stabiliser ceux qui sont enfermés ici. Ça les apaise. »

    Source : https://www.lanouvellerepublique.fr
    Auteur : Rédaction
    Date : 20/09/2018

     

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  • LECTURE PUBLIQUE / Bibliothécaires et libraires jouent la carte de la proximité

    LECTURE PUBLIQUE / Bibliothécaires et libraires jouent la carte de la proximité

    POUR­QUOI ?

    Les bi­blio­thèques ter­ri­to­riales dé­pensent en­vi­ron 65 mil­lions d'eu­ros par an pour l'achat de livres. Mais les mar­chés pu­blics sont par­fois at­tri­bués à des li­brai­ries éloi­gnées.

    POUR QUI ?

    Il s'agit de fa­vo­ri­ser les cir­cuits courts de vente pour dy­na­mi­ser un tissu local de li­brai­ries, dont les liens avec les bi­blio­thèques sont sou­vent le fait d'une proxi­mité géo­gra­phique.

    COM­MENT ?

    Ac­cueil d'au­teurs, or­ga­ni­sa­tion de prix, de ma­ni­fes­ta­tions lit­té­raires… les ac­tions com­munes aug­mentent. A condi­tion d'avoir un vi­vier d'agents mo­ti­vés.

    De­puis 2016, lorsque le mar­ché ne dé­passe pas les 90 000 euros, les bi­blio­thèques dans des ter­ri­toires de plus de 70 000 ha­bi­tants peuvent se pro­cu­rer di­rec­te­ment des livres au­près des li­braires sans pas­ser par une mise en concur­rence et la pu­bli­ca­tion d'un appel d'offres. Avec le re­lè­ve­ment de ce seuil (fixé avant à 25 000 euros), le gou­ver­ne­ment a voulu fa­vo­ri­ser les cir­cuits courts de vente pour dy­na­mi­ser un tissu local de li­brai­ries. Selon le Syn­di­cat de la li­brai­rie fran­çaise, les achats de livres non sco­laires par les col­lec­ti­vi­tés re­pré­sentent en effet 13 % du chiffre d'af­faires des li­brai­ries gé­né­ra­listes, et jus­qu'à 30 % dans les li­brai­ries spé­cia­li­sées. Les bi­blio­thèques ter­ri­to­riales dé­pensent en­vi­ron 65 mil­lions d'eu­ros par an pour l'achat de livres (*).

    A Lille (231 500 hab.), « avec un bud­get glo­bal d'ac­qui­si­tion qui dé­passe les 150 000 euros pour les livres, nous avons es­sayé de créer des lots spé­cia­li­sés de taille moins im­por­tante pour en fa­ci­li­ter l'ac­cès à des plus pe­tites li­brai­ries. Ainsi, 84 % du mar­ché des ac­qui­si­tions se fait en di­rec­tion des li­brai­ries lil­loises », as­sure Ca­the­rine Mo­rell Sam­pol, conseillère mu­ni­ci­pale dé­lé­guée à la lec­ture, aux bi­blio­thèques et aux mé­dia­thèques. Pour­tant, si des li­brai­ries, no­tam­ment spé­cia­li­sées, dé­pendent des achats des col­lec­ti­vi­tés pour une part de leur tré­so­re­rie, la pro­cé­dure est com­plexe et chro­no­phage, ce qui laisse peu d'op­por­tu­ni­tés aux com­merces ayant peu de moyens hu­mains et fi­nan­ciers.

    UN DIA­LOGUE DI­RECT ET PRI­VI­LÉ­GIÉ

    Les li­braires doivent donc mener une veille at­ten­tive sur les dif­fé­rents sup­ports de pu­bli­cité des ap­pels d'offres, pré­pa­rer les dos­siers et ré­di­ger des mé­moires tech­niques dé­taillant la va­riété de leur fonds, le suivi des éven­tuelles com­mandes et li­vrai­sons, mais aussi leur ca­pa­cité de conseil. A la com­mu­nauté d'ag­glo du Grand Dole (47 com­munes, 53 800 hab. , Jura), le mar­ché pu­blic, re­nou­ve­lable tous les trois ans, a été rem­porté par deux li­brai­ries à Dole et à Be­san­çon pour les six mé­dia­thèques. « Chaque ache­teur de sec­tion est libre de ses achats et est en re­la­tion di­recte avec ses li­braires, mais nous vi­sons une cer­taine har­mo­ni­sa­tion entre nous pour ne pas mul­ti­plier les contacts et les en­vois de nou­veau­tés [dits « of­fices », ndlr], par exemple », in­siste Roger Ba­dois, ad­joint au di­rec­teur des mé­dia­thèques.

    A la Li­brai­rie de Paris, si­tuée à Saint-Etienne (172 000 hab.), qui tra­vaille no­tam­ment avec la mé­dia­thèque mu­ni­ci­pale et la bi­blio­thèque dé­par­te­men­tale voi­sine de la Haute-Loire, les deux re­pre­neurs et an­ciens sa­la­riés ont voulu for­ma­li­ser da­van­tage leurs échanges avec les col­lec­ti­vi­tés. « Nous avons ins­ti­tué l'or­ga­ni­sa­tion de ren­dez-vous et sommes plus ri­gou­reux sur la prise de com­mandes, tout en at­tri­buant aux bi­blio­thé­caires des in­ter­lo­cu­teurs pri­vi­lé­giés en fonc­tion des rayons », in­dique Alexan­dra Char­roin-Span­gen­berg, qui re­grette une mé­con­nais­sance des mé­tiers des uns et des autres, par­ti­cu­liè­re­ment en pé­riode de grande af­fluence où son équipe est déjà sous la pres­sion des autres clients. « Pour­quoi ne pas mettre en place un échange d'agents ? » pro­pose-t-elle. C'est à cet effet que le mi­nis­tère de la Culture a re­nou­velé en début d'an­née l'édi­tion de son va­de­me­cum adressé aux ac­teurs de la chaîne de la com­mande pu­blique de livres, des bi­blio­thèques ter­ri­to­riales aux li­braires, en pas­sant par les ache­teurs pu­blics.

    LES SER­VICES AD­DI­TION­NELS SE GÉ­NÉ­RA­LISENT

    Les si­tua­tions va­rient en fonc­tion des col­lec­ti­vi­tés : si les bi­blio­thé­caires dé­fi­nissent leurs at­tentes et cri­tères, les ache­teurs pu­blics peuvent avoir une in­fluence plus ou moins im­por­tante sur le choix final, qui s'ap­pré­cie aussi au re­gard des ex­pé­riences pas­sées avec les four­nis­seurs ou leur an­crage sur le ter­ri­toire. « Les li­braires ont aussi ten­dance à res­treindre leurs re­la­tions avec les col­lec­ti­vi­tés à une re­la­tion mar­chande. Quand il y a des cri­tiques sur les offres d'ani­ma­tion qui doivent être ajou­tées à la pro­po­si­tion com­mer­ciale, il ne faut pas le voir comme un moyen de dé­cro­cher un mar­ché mais de créer des liens plus im­por­tants. La frus­tra­tion est sou­vent par­ta­gée », sou­ligne Oli­vier Pen­na­neac'h, chargé de mis­sion « éco­no­mie du livre » à l'agence ré­gio­nale du livre Paca.

    Avec un prix unique du livre et un pla­fon­ne­ment des re­mises à 9 % pour ne pas don­ner l'avan­tage aux struc­tures les plus im­por­tantes, il est par­fois com­pli­qué de dif­fé­ren­cier les ré­ponses à un appel d'offres. Les com­mer­çants tentent de se dis­tin­guer au tra­vers de la qua­lité de leurs ser­vices de suivi des ventes, de conseils sur l'offre édi­to­riale ou en­core de ra­pi­dité de li­vrai­son. Une plus-va­lue qui pousse sou­vent à la sur­en­chère. Parmi les pres­ta­tions ad­di­tion­nelles, qui ont ten­dance à se gé­né­ra­li­ser, fi­gurent l'en­voi de livres ré­cents pour aider au choix avant même une com­mande ferme, la four­ni­ture de no­tices bi­blio­gra­phiques, la cou­ver­ture de livres mais aussi des ani­ma­tions ou de la for­ma­tion.

    Avec des bi­blio­thé­caires ame­nés à être po­ly­va­lents et plus at­ten­tifs à la mé­dia­tion avec les usa­gers, « les li­braires doivent avoir en­core plus un rôle de pres­crip­teur pour at­ti­rer notre at­ten­tion sur des ou­vrages qui se se­raient re­trou­vés noyés dans la pro­duc­tion édi­to­riale, no­tam­ment pour les rayons jeu­nesse et BD, par exemple », pointe Chan­tal Fer­reux, se­cré­taire gé­né­rale de l'As­so­cia­tion des bi­blio­thé­caires de France.

    Une dé­cou­verte qui contri­bue à une meilleure connais­sance des fonds mu­tuels et à l'in­tro­duc­tion en bi­blio­thèques d'édi­teurs peu connus. A Lille, « lors de l'ap­pel d'offres, nous pro­po­sons aux li­braires de faire un échan­tillon de livres sur un thème pour éva­luer leur ca­pa­cité à être force de pro­po­si­tion », ex­plique Ca­the­rine Mo­rell Sam­pol.

    « Les li­braires doivent ac­croître leur rôle de pres­crip­teur pour at­ti­rer notre at­ten­tion sur des ou­vrages noyés dans la pro­duc­tion édi­to­riale. » Chan­tal Fer­reux, se­cré­taire gé­né­rale de l'ABF DES STRUC­TURES RÉ­GIO­NALES DE REN­CONTRE

    Une fois le mar­ché pu­blic dé­cro­ché, ces deux ac­teurs de la po­li­tique cultu­relle lo­cale vont sou­vent plus loin, comme la par­ti­ci­pa­tion à des cycles et fes­ti­vals mi­jo­tés par les bi­blio­thèques qui leur de­mandent de tenir un stand de vente de livres. Dans sa li­brai­rie à Mon­tau­ban (57 900 hab, Tarn-et-Ga­ronne), Pa­tri­cia Mat­sa­kis, éga­le­ment pré­si­dente de l'as­so­cia­tion des li­brai­ries spé­cia­li­sées jeu­nesse Sor­cières, qui or­ga­nise un prix lit­té­raire avec l'ABF, es­time qu'elle va sou­vent au-delà de son rôle en com­plé­tant les bons de com­mande et en as­su­rant un lourd tra­vail de suivi en plus de l'en­voi d'une news­let­ter.

    Dans les Hauts-de-France, le ré­seau de li­brai­ries in­dé­pen­dantes or­ga­nise, avec des édi­teurs lo­caux, des ac­cueils d'au­teurs à la mé­dia­thèque, no­tam­ment à l'oc­ca­sion du fes­ti­val Haut les livres ! ou du prix in­ter­na­tio­nal du livre Des Ra­cines et des mots, qui ré­com­pense le meilleur ou­vrage de lit­té­ra­ture de l'exil. Quant à la mé­dia­thèque dé­par­te­men­tale de la Drôme, elle a mis en place des jour­nées de for­ma­tion où les li­braires par­tagent leurs coups de cœur avec des agents. Mais il faut aussi sa­voir s'ar­ran­ger côté ca­len­drier. « Les pro­grammes des bi­blio­thèques sont bou­clés an­nuel­le­ment et nous avons ra­re­ment une telle vi­si­bi­lité sur nos ac­tions cultu­relles », sou­ligne Nol­wenn Van­des­tien, dé­lé­guée de l'as­so­cia­tion ré­gio­nale Li­br'Aire. Pour­tant, les ren­contres et les oc­ca­sions d'échan­ger ne manquent pas, no­tam­ment au tra­vers des struc­tures ré­gio­nales du livre. « C'est né­ces­saire, par­fois ré­pé­ti­tif, de créer les condi­tions du dia­logue », in­siste Léo­nor de Nus­sac, pré­si­dente de l'agence ré­gio­nale du livre Paca. En­core faut-il que les deux par­ties puissent en avoir le temps. 

    AVANTAGE

    Les par­te­na­riats ren­forcent la mé­dia­tion et dé­ve­loppent l'as­pect convi­vial des struc­tures.

    INCONVÉNIENTS

    - Les plan­nings des bi­blio­thèques sont bou­clés an­nuel­le­ment, pas ceux des li­brai­ries. 

    - Le mé­tier des uns n'est pas tou­jours bien connu des autres.

    L'EXPERT - « Des enjeux communs de développement à faire reconnaître aux collectivités »

    « Les bi­blio­thèques et les li­brai­ries doivent réa­li­ser qu'elles ont des en­jeux com­muns de dé­ve­lop­pe­ment de pu­blics de lec­teurs sur leur ter­ri­toire. Mais il faut par­fois le faire re­con­naître par les col­lec­ti­vi­tés qui vont faire un pont d'or à des grandes sur­faces s'ins­tal­lant en pé­ri­phé­rie. Les bi­blio­thèques peuvent jouer ce rôle de re­lais quand les li­brai­ries ne dis­cutent pas di­rec­te­ment avec leurs élus. Au­jour­d'hui, une li­brai­rie n'existe pas si elle n'est pas bai­gnée dans une com­mu­nauté cultu­relle et as­so­cia­tive et si elle ne mène pas des ac­tions avec des bi­blio­thèques, des théâtres, des ci­né­mas, des jeunes, etc. »

    TÉMOIGNAGE - « Nos partenariats seraient difficiles à mettre en place avec un grossiste »

    « Quand nous di­vi­sons les lots de livres pour notre mar­ché pu­blic, nous cher­chons sur­tout une ri­chesse de fonds par rap­port à la spé­cia­li­sa­tion en­vi­sa­gée, comme le nombre d'ou­vrages et d'édi­teurs re­pré­sen­tés. Et nous en­voyons aux li­braires nos pré­vi­sions d'ani­ma­tion sur les trois ans pour qu'ils puissent se po­si­tion­ner et ima­gi­ner des par­te­na­riats. En com­mis­sion, il est ainsi plus fa­cile de mon­trer com­ment une offre est adap­tée à nos be­soins. Par ailleurs, nous avons dé­cidé de par­ta­ger nos coups de cœur en les si­gna­lant sur la cou­ver­ture des livres en bi­blio­thèque et en li­brai­rie. Et les li­braires viennent les pré­sen­ter phy­si­que­ment au cours d'une confé­rence. Ces conseils ren­forcent la mé­dia­tion et dé­ve­loppent l'as­pect convi­vial de nos deux lieux. Un tel par­te­na­riat se­rait dif­fi­cile à mettre en place avec un gros­siste. »

    Source : La gazette des communes
    Auteur :  Ju­dith Che­trit
    Date : 13/09/2018

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  • LILLE - Braderie de la Médiathèque Jean Lévy ce samedi 08 septembre 2018

    LILLE - Braderie de la Médiathèque Jean Lévy ce samedi 08 septembre 2018

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    LILLE - Braderie de la Médiathèque Jean Lévy ce samedi 08 septembre 2018

    Samedi 08 septembre 2018, Braderie de la Médiathèque Jean Lévy de Lille. Venez et repartez avec tous les livres et cd que vous souhaitez à un prix « Braderie » ! Envie de passer un agréable moment ? La Médiathèque Jean Lévy vous attend pour un événement unique où tous les supports proposés sont vendus à 1 euro !

     

    Vente privée pour les abonnés de 10h à 12h
    Vous avez une carte d’abonnement ?
    Participer dès 10h à cette braderie en avant-première.

    Vous n’avez pas encore votre carte d’abonnement ?

    Demandez la création d’une simple carte de consultation qui est gratuite. Pensez à vous munir d’une pièce d’identité. Ou bien demandez la création de votre carte d’emprunt (tarifs sur le site de la Médiathèque .

    Pour éviter de faire la queue le jour J : pensez à vous abonner quelques jours avant.

     

    Vente tout public de 12h à 18h
    Que vous ayez ou non une carte d’abonnement : profitez pleinement de la Braderie !

     

    Pourquoi une Braderie ?
    Tout au long de l’année, les médiathèques de Lille mènent des opérations de « désherbage ». Concrètement : il s’agit de porter un nouveau regard sur les collections de livres et cd mis à disposition du public depuis plusieurs années et de faire un grand tri ! En effet, après un certain temps, des supports ne sont plus empruntés, ne font plus l’actualité ou tout simplement ne sont plus en cohérence avec les souhaits du public.

    Que deviennent les invendus ?
    Ils seront remis à l’entreprise Recyc’livre.

    Lille/Bibliothèque municipale/médiathèque Jean Lévy

    Lille/Bibliothèque municipale/médiathèque Jean Lévy

    32-34 rue Edouard Delesalle
    59043 Lille
    03 20 15 97 20
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  • Ils construisent une médiathèque totalement fonctionnelle en Lego

    Ils construisent une médiathèque totalement fonctionnelle en Lego

    Bibliothécaire, Arianna Nobiltà apprécie également les Lego, et ce depuis longtemps. Avec son compagnon Aurélien Louvet, technicien audiovisuel, ils se sont lancés dans la construction d’une médiathèque réalisée avec ces petites briques en plastique. Le résultat est sidérant. 




    Il aura fallu près de cinq heures de travail pour aboutir à cette médiathèque, nous indique Arianna Nobiltà. Et deux heures supplémentaires pour arriver à achever le toit. « J’avais déjà conçu un prototype miniature, dans lequel plusieurs points étaient réglés : comme de maintenir les livres contre un mur à la verticale, ou encore certaines difficultés de construction. »

    Pour ces deux passionnés, l’idée est avant tout « de s’amuser : nous avons fait un achat de pièces en vrac, et par la suite, alors qu’Aurélien travaillait sur un autre projet, j’ai eu cette envie de bibliothèque ». Elle s’est agrandie à mesure que son compagnon apportait des suggestions. « Arianna est plutôt dans l’approche fonctionnelle et décoration, moi, je suis plus technique et architecture, mais on travaille ensemble », souligne Aurélien Louvet.

    Dans un thread, le Padawan constructeur détaille l’ensemble du projet : 

    Cette médiathèque, pensée comme un 3e lieu, offre plusieurs espaces. On peut y rendre les livres, à la boîte de retour ou à l’automate de prêt. Le toit de la médiathèque peut s’ouvrir pour pouvoir donner accès à l’intérieur.

    Différents espaces sont accessibles, comme l’espace enfants, adultes, et numériques ou toute sorte de public est accueilli toute la journée. 

    Arianna Nobiltà ajoute : « Pour le toit, c’est Aurélien qui est intervenu, j’avais du mal à voir comment l’intégrer. Mais c’est vraiment un 3e lieu que l’on a créé : on peut y manger des croissants, s’installer... Nous avons ajouté une véritable lumière sur le toit, qui s’allume. » La question de l’élargissement des horaires d’ouverture n’est pas encore réglée, mais cela viendra.

    À l’étage, on trouve l’espace numérique, avec les PC, mais aussi l’espace cinéma-musique avec un canapé confortable et un écran plat. « C’est à mesure que le projet avançait que nous avons apporté des améliorations », continue-t-elle. « Jusqu’au chariot du bibliothécaire, nous avons travaillé les détails progressivement. »

    L’établissement, reconnaît-elle, a quelque chose de commun avec celui où elle travaille, à Meudon. « De grands espaces, des baies vitrées, et peu de murs. Mais pour l’intérieur, l’agencement est totalement différent. »

    Et comme il n’existe pas de bonne mise en scène cinématographique sans un caméo des créateurs, deux personnages présents dans cette médiathèque de Lego sont leurs alter ego numériques.
    À la rentrée, la bibliothécaire envisage désormais de proposer une activité autour des Lego : voilà quelque temps, la bibliothèque de Meudon avait accueilli un pareil atelier. Pour Arianna, ce serait là une occasion pour faire collaborer enfants et adultes.  

    Jeu de briques, jeu de comics : La Villette déconstruit les super héros


    En attendant, chacun continue de mener ses projets, de son côté. « Aurélien a envie d’un robot, actuellement. Moi, je suis plutôt édifices. Lui, c’est un grand bâtisseur. » Bien que l’appartement parisien où ils vivent soit désormais peuplé de réalisations, elle a encore bien des choses à l’esprit. « J’imaginerais volontiers des scènes tirées d’un livre, mais qui doivent être reconnaissables immédiatement, avec des personnages efficaces. »

    Avec des quiz pour éprouver l’idée, sans pour autant spoiler la fin d’un livre — et toujours avec ce sens du détail : « Un ouvrage qui se déroule en 1800, ce ne sont pas les mêmes costumes qu’aujourd’hui ! »

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    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Nicolas Gary
    Date : 30/07/2018

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  • Être femme et bibliothécaire, un choix dangereux à l'époque victorienne

    Être femme et bibliothécaire, un choix dangereux à l'époque victorienne

     

    L'époque victorienne, au Royaume-Uni, voit les femmes un peu plus considérées comme les gardiennes du cercle familial, perpétuellement aux côtés des enfants. Parallèlement, l'ère industrielle commence à instiller l'idée d'un travail des femmes : le métier de bibliothécaire, notamment, devient de plus en plus prisé. Mais, à la fin du XIXe siècle, penseurs et bibliothécaires masculins prédisent des dépressions nerveuses en série : le métier serait trop éprouvant pour leurs collègues féminines.


    « Cela est sûrement dû à leur tempérament féminin et il en sera toujours ainsi... » Dans les dernières décennies du XIXe siècle, alors que le métier de bibliothécaire fait partie de ceux qui s'ouvrent peu à peu aux femmes, le regard des professionnels n'est pas tendre. Et c'est d'ailleurs l'une d'entre elles qui évoque ainsi ses collègues : Mary Eileen Ahern a fait partie de ces pionnières qui ont dû combattre préjugés et habitudes pour se faire une place comme bibliothécaire.

    Alors que les femmes des classes moyennes et supérieures de la société victorienne entrent sur le marché du travail, la possibilité de travailler dans les bibliothèques devient alléchante. Ce travail intellectuel peut convenir, d'autant plus que les directeurs des établissements, eux, se réjouissent d'une main-d’œuvre qualifiée et bon marché. Mais, quelques mois après l'arrivée de femmes bibliothécaires, une rumeur se répand : elles seraient particulièrement exposées aux dépressions nerveuses...

    C'est en 1868 que le docteur George Miller Beard identifie pour la première fois les symptômes de la neurasthénie, un état de fatigue et d'abattement général qu'il relie aux nerfs. S'il ne considère pas que la maladie touche plus particulièrement les femmes que les hommes, force est de constater que les premières sont bien plus touchées par les afflictions nerveuses.

    Plusieurs facteurs l'expliquent, aujourd'hui : les grossesses à répétition, des carences alimentaires ou encore des dommages causés aux organes par des corsets trop étroits. Autant de conventions aux effets délétères sur la santé, et dont les effets étaient mal considérés : à l'époque, comme le note Rosalee McReynolds dans son article sur le sujet : une femme anormalement fatiguée, manquant d'énergie, voire allongée une bonne partie du temps, était considérée comme en bonne condition, tout simplement.

    Des bibliothécaires plus fragiles
    Aussi, lorsque les premiers cas de neurasthénie se manifestent chez des femmes, on considère que cela relève de la « nature féminine ». En 1886, Melvil Dewey, créateur de la célèbre méthode de classification, estimait que le nombre de cas de neurasthénie allait considérablement augmenter dans les bibliothèques, en raison de la féminisation du métier. Dewey, comme bien d'autres hommes — et de femmes, était persuadé que le cerveau féminin était plus petit que son équivalent masculin, et donc moins capable. Ce qui justifiait par ailleurs, pour beaucoup, une différence salariale. Ce type d'idées reçues n'était pas propre au secteur des bibliothèques, mais s'étendait à toute la société et au monde du travail dans son ensemble.

    Mary Eileen Ahern ne fut pas la seule à partager cette vision des choses : Mary Salome Cutler Fairchild, pourtant vice-directrice de la New York State Library School, estimait aussi que les capacités intellectuelles et physiques des femmes étaient inférieures à celles des hommes. 

    Ainsi, Frances B. Hawley, bibliothécaire, critiquait ouvertement la femme bibliothécaire qui cherchait à égaler l'homme : elle pourra être « aussi logique, aussi gestionnaire, aussi directive que n'importe quel homme - perdant ainsi la moitié de son charme féminin - nous ne pouvons pas produire les mêmes résultats qu'un homme de même capacité ». D'autres voyaient déjà dans ces préjugés et dans l'organisation du métier les traces d'une organisation et d'une hiérarchie masculinistes : Mary Ahern, malgré son adhésion à un « tempérament féminin », soulignait que la carrière d'une femme serait plus difficile que celle d'un homme. Toutes deux se rejoignaient sur un point : aux postes les plus élevés de la hiérarchie, « il n'y a pas de place pour nous », écrivait Hawley.

    Des conditions de travail en cause
    Au tournant du XXe siècle, les cas de neurasthénie en bibliothèque, si aucun chiffre ne l'atteste, ont, semble-t-il, été plus fréquents, et concernaient majoritairement des femmes. L'explication se trouve évidemment du côté des conditions de travail : les semaines oscillent alors entre 45 et 50 heures, mais, surtout, les femmes rechignent à manger un repas complet au moment de leur pause méridienne, de peur d'une indigestion. 

    Les liens entre efficacité au travail, confort et santé n'étaient alors pas établis, surtout dans les domaines plus intellectuels : il faudra attendre quelques années, en 1910, pour voir apparaitre de premières recommandations professionnelles. « Prendre soin de soi, beaucoup de sommeil, et une nourriture consistante, ainsi qu'une marche de deux ou trois miles par jour sont tout aussi utiles aux femmes bibliothécaires qu'aux autres femmes », souligne ainsi Caroline Hewins de l'American Library Association.

    Des auteures partagent les remarques les plus sexistes entendues au cours de leur carrière

    Bien entendu, les préjugés forgés autour de la neurasthénie et de la condition plus fragile des femmes ne disparaitront pas dans l'immédiat : il faudra attendre plusieurs années encore pour que les bibliothécaires, femmes et hommes, soient traités sur un pied d'égalité. En attendant, l'évolution des femmes bibliothécaires dans la hiérarchie, ainsi que celle de leur gratification salariale, sera restée au point mort...

    L'article complet de Rosalee McReynolds, « The Sexual Politics of Illness in Turn of the Century Libraries », peut être lu à cette adresse.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Antoine Oury 
    Date: 13/08/2018

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  • Une pétition pour sauver la bibliothèque municipale de Marquette-lez-Lille

    Une pétition pour sauver la bibliothèque municipale de Marquette-lez-Lille

    Centre culturel Jean Piat à Marquette-lez-Lille (Nord) - CAPTURE D'ÉCRAN GOOGLE STREET VIEW - Centre culturel Jean Piat

    Réunis en collectif, les adhérents de la bibliothèque municipale de Marquette-lez-Lille (Nord) ont lancé mi-juillet une pétition pour contester la décision de la Ville de confier la structure à l’association Bibliothèque pour tous à partir du 1er janvier 2019.

    A partir du 1er janvier 2019, la bibliothèque municipale de Marquette-lez-Lille (Nord), installée dans le Centre culturel Jean Piat, rejoindra le réseau des 700 bibliothèques gérées par les bénévoles de l’Union nationale Culture et Bibliothèque pour tous (UNCBPT).

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  • Petit guide pour éviter qu'un élu ne ferme votre bibliothèque

    Petit guide pour éviter qu'un élu ne ferme votre bibliothèque

    #ABF2018 – La commission « Advocacy » de l'Association des Bibliothécaires de France, créée il y a un an et demi, s'est donnée pour mission de développer des outils en faveur d'un plaidoyer pour les bibliothèques. Autrement dit, des arguments et des preuves concrètes de leurs effets bénéfiques sur une population et un territoire précis. À l'heure où les pactes de stabilité et la maîtrise des dépenses publiques guident les choix des gouvernements et des collectivités, la commission est en première ligne...


    Les bibliothécaires à Livre Paris

    (photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


    L'advocacy, ou plaidoyer, « est une notion peu utilisée en France, contrairement aux États-Unis ou au Canada », explique Anne Verneuil, présidente sortante de la commission. « Elle consiste en une défense des bibliothèques pas seulement pour leur rôle dans la vie culturelle, mais dans de nombreux secteurs de la vie. »

    Impact social, impact économique, valeur aux yeux du public, les bibliothèques ont de nombreux atouts à faire valoir et peuvent transformer un territoire. « La bibliothèque n'est pas un coût, c'est un investissement », aiment répéter les quelque 12 membres de la commission advocacy de l'ABF. Car « l'advocacy est devenue nécessaire, pas seulement dans une posture défensive, mais il faut bien reconnaitre que lorsque des choix financiers sont faits, les bibliothèques sont parfois des variables d'ajustement », souligne Anne Verneuil.

    Après un nouveau pacte de stabilité entre les collectivités et le gouvernement, qui fait suite à des restrictions de dotations, des élus se montrent parfois enclins à diminuer les budgets des établissements en prétextant des difficultés économiques, comme à Belfort, un choix de l'administration que l'ABF a déjà dénoncé. 

    Pour éviter de telles situations, la commission recommande de travailler en amont et d'assurer une argumentation constante pour la bibliothèque et ses services. « Les bibliothécaires doivent identifier des personnes influentes : les élus, bien sûr, mais aussi des personnes qui vivent au sein de la communauté depuis longtemps, à la tête d'associations, par exemple... Il faut arriver dans une position de bienveillance et se faire accepter dans ce réseau », explique Anne Verneuil.

     

    De la bibliothèque aux relations publiques
    Un investissement général, que tous les bibliothécaires peuvent assumer, au cas par cas, selon les territoires : « Il faut vraiment s'inscrire dans les calendriers, aller dans les assemblées générales ou directement à la rencontre du ou de la maire, dans le respect de la hiérarchie. » Un travail de relations publiques qui apparaît nécessaire pour capter l'attention des décideurs, avec ses codes et ses exigences : « Il faudra être clair, direct et identifier au préalable ce que peut apporter la bibliothèque pour aller dans le sens de ce que ces personnes recherchent. »

    Par exemple, si un élu s'investit dans la baisse du chômage sur son territoire, insister sur les formations ou les aides administratives au sein de l'établissement. « Les décideurs ont aussi besoin de ces professionnels qui viennent à leur rencontre, contrairement à ce que l'on pourrait croire », insiste Anne Verneuil.

    D'après la commission, « plus l'advocacy est faite en amont, moins l'on risque de se retrouver dans des situations où l'on essaye de sauver les meubles face à l'incompréhension d'un élu. » Raphaëlle Bats, également membre de la commission, fournit de son côté des clés et des idées d'actions en faveur du développement durable et des territoires, comme la lutte contre la faim, l'éradication de la pauvreté, l'élévation du niveau de connaissances, la réduction des inégalités ou... la protection de la vie aquatique.

    Des objectifs qui peuvent faire sourire, mais qui font partie de l'agenda 2030 de l'Organisation des Nations Unies, et qui peuvent être mis en avant pour mettre en oeuvre, faire perdurer ou valoriser des actions au sein de la bibliothèque. À ce titre, l'ABF a lancé un site internet recensant des actions, pour donner des idées, ainsi qu'un jeu pédagogique pour former les personnels et, peut-être, susciter de nouveaux projets.

    Comment les bibliothèques peuvent agir pour le développement durable

    Des infographies permettent aussi de visualiser l'action des bibliothèques dans certains domaines : l'ABF envisage d'ailleurs de proposer des kits de communication à destination des professionnels pour leur permettre de valoriser plus facilement les actions de leur établissement auprès de toute la population.

    Enfin, l'Association des Bibliothécaires de France, avec le ministère de la Culture, la Bibliothèque publique d'information et l'institut d'études TMO Régions, mêne actuellement plusieurs recherches qui visent à évaluer les impacts sociaux et économiques des bibliothèques, mais aussi la valeur qu'elles ont aux yeux de ceux qui ne les fréquentent pas.

    Un travail de longue haleine, dont les résultats ne seront pas connus avant 2 ans, au moins.

    Dossier : Congrès 2018 de l'ABF : À quoi servent les bibliothèques ?
     

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur: Antoine Oury 
    Date : 09/06/2018

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  • Comment une bible hébraïque du 15e siècle a survécu à l’Inquisition

    Comment une bible hébraïque du 15e siècle a survécu à l’Inquisition

    Vieille de 737 ans, l'Université de Coimbra qui accueille le manuscrit a survécu à la campagne de persécution menée contre les Juifs et les libres-penseurs par l'Eglise catholique

    António Eugénio Maia do Amaral présente la bible hébraïque Abravanel datant du 158ème siècle à l'université de  Coimbra au Portugal, en 2016 (Crédit :  Cnaan Liphshiz)

    António Eugénio Maia do Amaral présente la bible hébraïque Abravanel datant du 158ème siècle à l'université de Coimbra au Portugal, en 2016 (Crédit : Cnaan Liphshiz)

    COIMBRA, Portugal (JTA) — Perchée au sommet d’une montagne, l’université de Coimbra domine avec majesté la place, en centre-ville, qui a abrité dans le passé le siège de l’inquisition portugaise.

    C’est un endroit tout à fait approprié pour cette université vieille de 737 ans – ce qui en fait la septième la plus vieille du monde – qui aura surpassé et survécu à la campagne de persécution menée contre les Juifs et les libres-penseurs par l’Eglise catholique et les dirigeants du Portugal en 1536.

    « Ce lieu a été presque littéralement une tour d’ivoire du savoir durant cette période obscure », a déclaré récemment à JTA António Eugénio Maia do Amaral, directeur-adjoint de la bibliothèque de l’université, elle-même vieille de 500 ans.

    Grâce à la politique de subterfuge contre l’Inquisition, hélas peu documentée, de l’université – Amaral a expliqué que les bibliothécaires avaient dissimulé de nombreux livres que les censeurs auraient probablement voulu détruire, ne les réintroduisant dans les listes qu’après l’abolition de l’Inquisition en 1821 — Coimbra s’est trouvé en possession d’une collection rare de manuscrits vierges, qu’on ne peut voir nulle part ailleurs.

    L’un de ces manuscrits est la bible hébraïque Abravanel.

    Qualifié par l’université dans une déclaration en 2012 comme son artefact le plus rare, cette bible du 15e siècle écrite à la main est parfaitement préservée. Le livre est rempli de dessins sur parchemin qui sont si vibrants qu’ils semblent n’avoir été réalisés que récemment.

    La bible hébraïque Abravanel du 15ème siècle à l'université de Coimbra. (Crédit : Cnaan Liphshiz)

    La bible hébraïque Abravanel du 15ème siècle à l’université de Coimbra. (Crédit : Cnaan Liphshiz)

    La famille Abravanel — une famille séfarade distinguée et riche ayant des branches en Espagne et au Portugal et qui s’était enfuie à Amsterdam et dans les Balkans durant l’Inquisition – avait commandé 20 bibles similaires. Le volume conservé à Coimbra figure parmi les mieux préservés des quelques bibles qu’il a été possible de localiser jusqu’à aujourd’hui.

    La valeur du livre est estimée à 3 millions de dollars, selon la bibliothèque de l’Université qui, en 2013, a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est là que cette bible est conservée – aux côtés de centaines d’autres manuscrits précieux – à l’intérieur d’une voûte immense dotée d’un contrôle de température particulier et d’une structure de désinfection de l’air.

    La voûte n’est habituellement ouverte qu’aux spécialistes. Et pourtant, l’année dernière, Amaral a accueilli JTA pour lui permettre de découvrir cette bible. Il y a eu un court moment de confusion lorsque l’employée chargée de localiser le livre a annoncé ne pas parvenir à le trouver dans le système des listes. Mais Amaral, qui travaille à la bibliothèque depuis plus de 20 ans, a haussé les épaules et indiqué calmement qu’il « laisserait ses doigts faire la recherche » une fois dans la voûte.

    Amaral a navigué avec expertise à travers le labyrinthe de la voûte – deux cartes avec des clés numériques sont nécessaires pour y entrer – en portant ses gants de bibliothécaire. Il a pris soin de ne pas souffler directement sur les livres qu’il a touchés afin de ne pas introduire d’humidité.

    Aux côtés de ces solutions technologiques, la bibliothèque emploie une méthode de contrôle de la peste unique, à la fois écologique et testée dans le temps : Pendant des siècles, elle a accueilli une colonie de chauves-souris noctambules et mangeuses d’insectes. Le soir, lorsque la bibliothèque est fermée, les tables qui se trouvent sous leurs itinéraires de vol sont recouvertes de fourrure pour les protéger des excréments de ces animaux.

    L’Université de Coimbra n’a que peu d’information sur la manière dont elle s’est procurée la bible hébraïque d’Abravanel, probablement parce qu’elle a été cachée ou supprimée des listes pour la dissimuler aux agents de l’Inquisition.

    Ce qui donne son caractère si rare à la bible d’Abravanel n’est pas seulement son âge – c’est son état vierge. A travers toute la péninsule ibérique, de nombreux livres que les Juifs ont dissimulés durant les siècles de l’Inquisition, au péril de leurs propres vies, sont aujourd’hui endommagés.

    Comme une copie datant de 1282 de la Mishna, le code de la loi religieuse juive écrit par le rabbin Moshe ben Maimon, dit Maimonide. Le livre en question présente des passages entiers qui ont été retirés par un Inquisiteur. Il est conservé à la synagogue portugaise d’Amsterdam, dans la bibliothèque du lieu, qui a 400 ans, et qui a été fondée par des réfugiés de l’Inquisition.

    Le deuxième spécimen le plus rare à la bibliothèque de Coimbra est une autre bible qui date du 15e siècle. Ce volume en latin est l’un des premiers livres à avoir été imprimé, préparé par les partenaires de Johannes Gutenberg, l’inventeur de l’imprimerie.

    Imprimé en 1462 — seulement 12 ans après la bible originale de Gutenberg, une bible qui est exposée à Mainz, en Allemagne – celle de Coimbra est une copie survivante d’une édition de quatre bibles en quarante-huit lignes qui avaient été imprimées par deux de ses partenaires.

    Les différences de langage mises de côté, le livre imprimé semble similaire à celui écrit à la main. Les deux ont des illustrations et des marges dessinées à la main que les auteurs utilisaient pour conserver leur texte aligné.

    Ce n’est pas un hasard, selon Amaral.

    « Les marges et les dessins ont été ajoutés à la copie imprimée pour faire en sorte qu’on ait l’impression qu’elle ait été écrite à la main », dit-il.

    Une démarche accomplie partiellement pour des raisons esthétiques – les lecteurs étaient habitués à les utiliser – et en partie aussi comme « précaution », ajoute Amaral, dans la mesure où certains fanatiques chrétiens considéraient les machines d’impression comme « l’oeuvre du diable ».

    Le patio de l'Inquisition à Coimbra. (Crédit : Cnaan Liphshiz)

    Le patio de l’Inquisition à Coimbra. (Crédit : Cnaan Liphshiz)

    Des milliers de personnes ont été assassinées durant une série d’inquisitions portugaises qui ont suivi l’Inquisition espagnole de 1492. Au moins 200 000 Juifs ont fui la péninsule ibérique pour les Pays-Bas, l’Amérique du sud et le Moyen Orient au cours de cette période qui a duré presque trois siècles. Des milliers d’autres sont restés et ont pratiqué le judaïsme en secret pendant des générations.

    Les archives de la bibliothèque contiennent également des registres rares et captivants qui révèlent la bureaucratie derrière la barbarie de l’Inquisition. Par exemple, les comptes-rendus d’un procès contre Manuel Benosh, un Juif portugais, ont indiqué qu’il avait été « libéré » par l’Inquisition et remis aux autorités civiles avec pour instruction d’être « sanctionné dans sa chair » – un euphémisme pour désigner une condamnation à mort sur le bûcher.

    Aux abords de Lisbonne, c’est à l’université de Coimbra qu’on trouve trace du plus grand nombre de verdicts de l’inquisition portugaise.

    « Cela a été une mission qui a fait de cet endroit non seulement une victime et un adversaire des horreurs de l’Inquisition, mais également un témoin », a dit Amaral.

    Fidèle à sa tradition de défiance, la bibliothèque est l’une des quelques institutions qui aura ouvertement refusé de se conformer aux politiques de censure du régime d’António de Oliveira Salazar, le dictateur pro-fasciste portugais qui a officié jusqu’en 1968, pendant 34 ans.

    « Et encore, il y a eu les mêmes ruses durant l’Inquisition », a indiqué Amaral. « Finalement, nous voyons dorénavant qui a prévalu ».

    Source : https://fr.timesofisrael.com
    Auteur : CNAAN LIPHSHIZ
    Date : 01/09/2018

     

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  • The Archivists : les nouveaux bibliophiles

    The Archivists : les nouveaux bibliophiles

    Dans cette bibliothèque qui grimpe sur deux étages, la propriétaire s'amuse à ranger côte à côte des auteurs qui auraient pu s'entendre.

    © DR

    Marie-Pacifique Zeltner, cofondatrice du blog The Archivists, devant sa bibliothèque.

    © DR

    Dans cette bibliothèque qui grimpe sur deux étages, la propriétaire s'amuse à ranger côte à côte des auteurs qui auraient pu s'entendre.

     

    "Montre-moi ta bibliothèque, je te dirai qui tu es." C'est un peu le créneau du blog The Archivists. Il réunit littérature et décoration à travers une série de portraits de grands lecteurs. Inspirant.

    On entend encore dire que le digital tuerait les livres. Pourtant il semblerait que les amateurs de papier fassent de la résistance. Avec le hashtag #shelfie, contraction de bookshelf (bibliothèque en anglais) et selfie, ou le français #montretabibli, photographier son étagère pour la poster sur les réseaux sociaux est la tendance cool et trendy qui s'installe. Lancé par Marie-Pacifique Zeltner et Valentine Spinelli, deux passionnées qui travaillent dans l'édition, le blog The Archivists rassemble, en plus pointu, tout ce qu'on aime dans ce mouvement : intérieurs inspirants, portraits intimes et conseils de lecture.

    "L'idée était d'aller chez les gens pour voir comment on vit avec ses livres, et aussi de se dire que la déco pouvait être une porte d'entrée vers la lecture", explique simplement Marie-Pacifique Zeltner. De la chambre de 9 m² dans la colocation de Pauline au loft très "industriel" de Sophie, en passant par la maison en Provence de Monique, 83 ans, c'est une galerie de portraits éclectique et passionnante que les deux associées composent. A côté des bordéliques avec leurs piles d'ouvrages en équilibre précaire, on découvre les grands maniaques qui peaufinent leur classement par ordre alphabétique, maison d'édition ou nationalité, comme en librairie. "Le rangement par couleurs ou le fait de recouvrir tous ses volumes d'un même papier est purement esthétique. On perd le côté pratique, pas facile de retrouver un livre",souligne Marie-Pacifique Zeltner.

    Roman préféré, coup de cœur du moment et bibelots personnels

    Equilibrer les volumes, homogénéiser les étagères en blocs uniformes, chacun s'arrange avec les contraintes de l'ensemble pour qu'il s'harmonise avec le reste de la pièce. L' ajout de quelques bibelots personnels ou d'une publication disposée de face permet à la bibliothèque de respirer. On peut ainsi exhiber son roman préféré, son coup de cœur du moment ou valoriser une couverture particulièrement graphique, comme un tableau. Le livre deviendrait-il un simple objet de déco vidé de sa substance ?

    "Je ne crois pas que les non-lecteurs décident d'avoir une bibliothèque pour briller. Mais si certains disposent des beaux ouvrages pour faire joli dans leur salon, tant mieux, il y aura toujours quelqu'un pour les feuilleter. Et au moins, ils auront acheté des livres, c'est important !", précise la jeune femme. Et quand on lui demande, parmi la trentaine de bibliothèques visitées, si elle en a une préférée, elle répond sans hésitation : "La mienne ! Elle a été construite par mon mari, va du parquet au plafond. Elle est nichée dans un recoin comme une cabane de livres, c'est un endroit chaleureux et réconfortant." Si, en termes de déco, les livres donnent un supplément d'âme à une pièce, la sensation de vie qui en émane provient bien, elle, de leurs propriétaires.

    Source : https://www.grazia.fr
    Auteur: Par  
    Date: 01/09/2018

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  • Les bibliothèques, de plus en plus fréquentées par les Français

    Les bibliothèques, de plus en plus fréquentées par les Français

    La très design bibliothèque de Stuttgart dessinée par l'architecte coréen Eun Young Yi.

    © Getty Images

    La très design bibliothèque de Stuttgart dessinée par l'architecte coréen Eun Young Yi.

    Par  

    INFOGRAPHIE DU JOUR - Les 16.500 bibliothèques que compte l'Hexagone ont vu leur fréquentation augmenter de 23 % depuis 2005.

    A l'heure où le livre numérique gagne des parts de marché (+ 13 % entre 2015 et 2016), le papier n'a pas pour autant dit son dernier mot. La preuve en est par le succès croissant que rencontrent les bibliothèques, lieux pionniers de l'économie collaborative. Alors qu'ils échangent leur maison, optent pour le covoiturage ou roule en Vélib, les Français plébiscitent tout logiquement l'emprunt de livres : la fréquentation des bibliothèques a ainsi progressé de 23 % depuis 2005, selon les chiffres du ministère de la Culture, relayés par ActuaLitté. Un souci d'économie certes, mais aussi de style de vie, depuis que les gourous du rangement nous ont inculqué le goût de la déco minimaliste et la nécessité de ne pas accumuler trop de biens à usage unique.

    Le renouvellement des usagers apparaît assuré puisque les jeunes (15-24 ans) sont les plus attachés aux bibliothèques : ils sont 72 % à s'y être rendus ces 12 derniers mois, contre 40 % des Français en moyenne. L'étude met également en avant le souhait des Français de voir les horaires d'ouverture étendus le week-end et le soir après 18 heures. Une requête sur laquelle travaillerait le ministère de la Culture, qui en aurait fait l'une de ses priorités.

     

    Source : https://www.grazia.fr
    Auteur :  
    Date :  21/09/2017

     

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  • Des archéologues ont découvert une bibliothèque romaine vieille de près de 2.000 ans à Cologne

    Des archéologues ont découvert une bibliothèque romaine vieille de près de 2.000 ans à Cologne

    ... Ils ne s’attendaient pas à tomber sur de tels vestiges.

    Hi-flyFoto / Römisch-Germanisches-Museum Köln

    Hi-flyFoto / Römisch-Germanisches-Museum Köln

    Lors d’une fouille préventive en 2017 précédant la construction d’un centre communautaire protestant à Cologne, en Allemagne, des archéologues ont fait une découverte pour le moins surprenante.

    Si les chercheurs espéraient trouver des vestiges d’un bâtiment romain dans ce quartier autrefois occupé par le forum de la ville antique, ce sur quoi ils sont tombés s’est avéré être encore plus intéressant.

     

    Hi-flyFoto / Römisch-Germanisches-Museum Köln
     

    Grâce aux fouilles, une équipe du Musée romano-germanique de Cologne a découvert pour la toute première fois un ensemble de murs qui, en comparent leur forme, taille et formation à d’autres structures urbaines romaines, ont constaté qu’ils présentaient de fortes similitudes avec la bibliothèque de Celsus, située dans l’ancienne ville d’Éphèse dans la Turquie actuelle.

     

    Hi-flyFoto / Römisch-Germanisches-Museum Köln
     

    Selon Dirk Schmitz du Musée romano-germanique, la bibliothèque serait vieille de près de 2.000 ans et aurait pu contenir près de 20.000 manuscrits. « Les niches étaient trop petites pour porter des statues à l’intérieur, elles ressemblaient davantage à une sorte de placard pour parchemins », a-t-il déclaré, permettant de comprendre que le bâtiment était bel et bien une bibliothèque publique.

    Source : https://soirmag.lesoir.be
    Auteur : rédaction 
    Date : 29/08/2018

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  • La Bibliothèque Sainte-Geneviève, au coeur du Quartier Latin

    La Bibliothèque Sainte-Geneviève, au coeur du Quartier Latin

    La Bibliothèque Sainte-Geneviève, au coeur du Quartier Latin

    La Bibliothèque Sainte-Geneviève est un lieu incontournable du Quartier Latin. Découvrez son histoire !

    S'il y a bien une bibliothèque à Paris que vous devez absolument visiter pendant un week-end ou au cours de vos vacances dans la capitale française, c'est assurément la Bibliothèque Sainte-Geneviève (BSG pour les intimes), située dans le Quartier Latin. En un mot, elle est sublime. 

    L'origine de cette bibliothèque remonte à des temps anciens, à l'époque de la construction de l'Abbaye Sainte-Geneviève-de-Paris par Clovis, au VIe siècle. Souvenez-vous, nous vous parlions de cette abbaye et de son église, l'Eglise Sainte-Geneviève dans notre article sur l'histoire de l'Eglise Saint-Etienne-du-Mont ! Au XIIIe siècle, la Bibliothèque Sainte-Geneviève se développe au dernier étage de l'abbaye et s'accompagne d'un atelier de copistes. Mais la Guerre de Cent-Ans et les guerres de religion freinent son essor. 

    Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la BSG grandisse et se dote de 600 ouvrages, sous l'impulsion du Cardinal de La Rouchefoucauld. Plusieurs donateurs importants viennent, par la suite, augmenter le catalogue de la bibliothèque. En 1687, on dénombre 20 000 pièces, dont 400 manuscrits et des milliers d'estampes. 

    La Bibliothèque Sainte-Geneviève, au coeur du Quartier Latin

    Au XVIIIe siècle, la Bibliothèque Sainte-Geneviève n'est plus seulement réservée à l'élite et à l'archivage : elle ouvre ses portes au public. Durant les Guerres Napoléoniennes, l'édifice accueille pas moins de 20 000 nouvelles pièces et ouvrages confisqués à l'ennemi et devient ainsi une bibliothèque d'ampleur nationale. Mais ça commence à faire beaucoup d'ouvrages, tout ça ! Tellement que la bibliothèque doit déménager du dernier étage de l'abbaye, devenue Lycée Henri IV, pour un nouvel endroit.

    Une nouvelle bibliothèque est donc édifiée sur les plans de Henri Labrouste, à l'emplacement de l'ancien Collège de Montaigu. La construction durera de 1844 à 1851 et la Bibliothèque Sainte-Geneviève devient la première bibliothèque de France à ne pas être rattachée à un palais, une abbaye ou une école. Labrouste fait de l'édifice une belle représentation du style néo-gothique. Son extérieur est dépouillé, mais une fois que l'on franchit le pas de la porte, on découvre le beau sol en marbre noir et blanc du vestibule et surtout une salle de lecture majestueuse, au premier étage.

    Dessinée sur le plan d'une basilique, cette salle de lecture très lumineuse dévoile une étonnante structure de fer et des colonnes en fonte finement ciselées. C'est ici, encore aujourd'hui, que se retrouvent les étudiants des universités adjacentes pour réviser dans le calme ou consulter les 2 millions de documents conservés dans la bibliothèque.

    Mais même si vous n'êtes plus étudiant, n'hésitez pas à y faire un tour ! 

    Source : https://www.sortiraparis.com
    Auteur : Manon C.
    Date : 21/08/2018


     
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  • La Bibliothèque Mazarine, la plus ancienne bibliothèque publique de France

    La Bibliothèque Mazarine, la plus ancienne bibliothèque publique de France

    La Bibliothèque Mazarine, la plus ancienne bibliothèque publique de France

    La Bibliothèque Mazarine est la plus ancienne bibliothèque publique de France. Et elle se visite !

    La Bibliothèque Mazarine, située dans le 6e arrondissement de Paris, est la plus ancienne bibliothèque publique de France et elle vaut vraiment le coup d'oeil.

    Sa construction est l'oeuvre du Cardinal Mazarin qui, à l'époque, prie le bibliothécaire et homme de lettres Gabriel Naudé de constituer une bibliothèque au moins aussi fournie que celle qu'il possède déjà à Rome. Naudé parcourt l'Europe pour enrichir la bibliothèque de nouveaux ouvrages jusqu'à atteindre le nombre de 40 000 pièces en 1648. Cette bibliothèque est alors la plus fournie d'Europe

    Pendant La Fronde, en 1652, les oeuvres abritées par la bibliothèque sont dispersées et vendues. Gabriel Naudé arrive heureusement à sauver une partie des collections. En 1653, Naudé est mort et c'est à son ancien collaborateur, François de la Poterie, que Mazarin demande de reconstituer une bibliothèque. Chose qu'il fera avec aisance, permettant à la nouvelle bibliothèque de retrouver la splendeur et le contenu de la première bibliothèque, dès 1661. 

    La Bibliothèque Mazarine, la plus ancienne bibliothèque publique de France

    Cette fois-ci, pour éviter que cette nouvelle bibliothèque ne soit dispersée, Mazarin la déplace et la lègue au Collège des Quatre-Nations. A la fin du XVIIIe siècle, elle compte 60 000 ouvrages. Durant la Révolution française, ledit collège est supprimé mais la Bibliothèque Mazarine reste ouverte au public, comme c'est le cas depuis 1643.

    Aujourd'hui, 600 000 ouvrages sont accessibles aux étudiants et aux chercheurs. Et les simples curieux peuvent même participer à des visites guidées gratuites opérées par un conservateur de la bibliothèque. Un bon moyen de découvrir toute la richesse de l'architecture et du décor de cette majestueuse bibliothèque : galeries agrémentées de boiseries du XVIIe siècle, livres jusqu'au plafond, statues, grandes tables, lampes vertes.... Toute une ambiance ! 

    Source : https://www.sortiraparis.com
    Auteur : Manon C.
    Date : 29/08/2018

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  • Irak : une bibliothèque renaîtra de ses cendres

    Irak : une bibliothèque renaîtra de ses cendres

    Les multiples conflits qui ont laissé le pays traumatisé marquent encore largement le paysage culturel. Pour les Irakiens, des pertes considérables ont été encaissées — comme la collection détruite de 70 000 ouvrages du Collège d’Arts de l’université de Bagdad. Incendié et pillé en 2003, le bâtiment est aujourd’hui en reconstruction.



    L’artiste irako-américain Wafaa Bilal vient ainsi de lancer le projet 168:01, une œuvre qui a été montée au Canada, pour aider à la reconstruction de la bibliothèque irakienne. Exposée dans l’Aga Khan Museum, elle consiste simplement en une étagère blanche, remplie de 1000 livres vierges. Les visiteurs sont alors encouragés à reconstituer le catalogue, suivant une liste de besoin exprimée par les élèves et les enseignants du College.

    Les dons peuvent être effectués depuis internet, en apportant des livres directement au musée ou via le site web de l’artiste. 

    En contrepartie de tout ouvrage fourni, les donateurs peuvent repartir avec, ou recevoir,  l’un des exemplaires blancs, éparpillant tout à la fois l’œuvre, et signalant également l’engagement dans cette aventure. En contribuant au projet, ils deviennent mécènes et acteurs engagés.

    Wafaa Bilal précise qu’il souhaitait un moyen de symboliser ce qui a été perdu, tout en investissant les visiteurs d’une mission. « L’œuvre devait être participative et impliquer des résultats tangibles, non seulement pour engager les gens qui viennent la voir, mais surtout pour que cela profite aux personnes sur le terrain. »

    L’exposition 168:01 a été conçue en 2016 avec la galerie d’art de Windsor, et le projet s’exporte depuis, toujours armé de la même mission. À ce jour, 1700 livres ont été envoyés à Bagdad…

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Nicolas Gary
    Date :  18/08/2018

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  • 20 millions d'ebooks prêtés aux usagers de la Bibliothèque de Toronto

    20 millions d'ebooks prêtés aux usagers de la Bibliothèque de Toronto

    Avec plus de 20 millions de titres prêtés en format numérique, la bibliothèque publique de Toronto vient de franchir un cap. Et de poser un record, estime l’établissement. Elle serait la première à avoir atteint un tel nombre de prêts numériques. 

    Toronto Public Library - Digital Bookmobile
    « Nos usagers sont très impliqués dans la collection de livres numériques. De même, nous découvrons, chaque fois que nous rencontrons une panne, que cela devient une urgence », indique Maria Cipriano, responsable des collections numériques.

    Selon elle, l’ebook a capté 18 % de la diffusion totale de la Toronto Public Library durant l’année 2017 – incluant les audiolivres, toujours en format numérique. L’année passée, plus de 170.000 exemplaires composaient le catalogue de l’établissement, avec plus de 4,6 millions d’emprunts effectués au cours de la période.
     

    « Nous avons toujours proclamé que Toronto était une ville de lecteurs. Cela le prouve », poursuit Maria Cipriano. 

    Quant à la liste des plus empruntés, on retrouve pour les trois premiers La fille du train de Paula Hawkins (trad. Corinne Daniellot), Le chardonnet de Donna Tartt (trad. Edith Soonckidnt) et Les apparences de Gillian Flynn (trad. Héloïse Esquié).

    Cependant, la question de la popularité est relative : « Si un livre coûte moins cher, il pourrait circuler davantage, parce que nous avons les moyens d’en acheter plus d’exemplaires. » 

    Depuis des années, les bibliothécaires se plaignent en effet que le prix d’achat unitaire des livres numériques est largement plus onéreux que celui des livres papier. Un modèle économique mis en place et imposé par les éditeurs pour s’assurer que l’ebook, s’il devait cannibaliser leurs ventes papier du fait du prêt numérique, continue de rapporter le plus possible. Un modèle qui est d’ailleurs très bien appliqué en France.

    Toute la ville de Toronto se lance dans l'écriture d'un roman collectif

    Mais reste que l’essor numérique tient, aujourd’hui encore, à la discrétion qu’offre une liseuse. En effet, quand en 2011 a surgi Fifty Shades of Grey, l’ouvrage fut emprunté 9305 fois, ce qui l’a classé en sixième position des titres les plus prisés. « Parce que c’était un livre numérique, vous pouviez le lire dans le métro sans que personne ne s’en rende compte. Si jamais un livre avait vocation à être diffusé en version numérique, c’était bien celui-là », conclut-elle.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Clément Solym
    Date : 17/08/2018

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  • La Bibliothèque Richelieu, berceau historique de la BNF

    La Bibliothèque Richelieu, berceau historique de la BNF

    La Bibliothèque Richelieu, berceau historique de la BNF

    La Bibliothèque Richelieu est l'une des plus belles bibliothèques de Paris. Partez à sa découverte !

    Pénétrer dans la Bibliothèque Richelieu, c'est un peu franchir le seuil de l'Histoire de France. L'origine de cette bibliothèque remonte au XVIIIe siècle, époque à laquelle le Palais Mazarin trônait au beau milieu de Paris.

    Depuis 1721, ledit palais abrite la Bibliothèque Royale, qui elle-même abrite, à l'instigation de l'Abbé Bignon, cinq départements (Manuscrits, Estampes, Titres, Médailles et Imprimés). Les collections sont réparties dans plusieurs hôtels (Hôtel de Nevers, Hôtel de Lambert) et plusieurs galeries (Galerie Neuve, Galerie Mazarine) qui constituent le Palais Mazarin.

    Sous Napoléon III, le constat est fait que la Bibliothèque Royale a besoin d'encore plus d'espace; bien que cette dernière occupe désormais tous les édifices du Palais Mazarin - même le Trésor et la Bourse. Depuis les guerres napoléoniennes, les bibliothèques de la ville comme la Bibliothèque Sainte-Geneviève accueillent, en effet, les nombreux ouvrages et oeuvres en tous genres pris à l'ennemi.

    Il est donc décidé d'agrandir le site de la Bibliothèque Royale et c'est Henri Labrouste, l'architecte de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, qui est choisi en 1854 pour accomplir les travaux. Le cahier des charges prévoit qu'il doit agrandir et moderniser l'ensemble tout en conservant au mieux les différents édifices du Palais Mazarin. 

     

    La Bibliothèque Richelieu, berceau historique de la BNF

    Dans les années 1860, l'architecte construit la merveilleuse salle Labrouste dans laquelle l'architecte joue avec le métal, le verre et la faïence et réalise un plafond magnifique, inspiré des coupoles byzantines; le magasin central et sa belle structure de métal éclairés par une verrière zénithale et l'aile Richelieu. Il restaure également la galerie Mazarine.

    Autant vous dire que l'architecte n'a pas tellement cherché à conserver les bâtiments d'origine. Il est courtoisement remercié et un nouvel architecte lui succède : Jean Louis Pascal

    De 1878 à la fin du XIXe siècle, Pascal restaure la façade, modernise l'aile de Cotte, construit la salle de lecture des Manuscrits et l'enjolive avec des boiseries Louis XV récupérées dans l'Hôtel de Nevers. C'est également à lui que l'on doit la Salle Ovale, la deuxième plus grande salle de la bibliothèque. Cette belle salle en forme d'amphithéâtre et aux dimensions impressionnantes est baignée dans la lumière provenant de sa verrière

    La Bibliothèque Richelieu, berceau historique de la BNF

    En 1912, Jean-Louis Pascal quitte le projet et c'est Alfred Recoura, son assistant, qui prend la suite. Recoura se charge de l'aménagement de la Salle Ovale, du Cabinet des Médailles et d'un nouveau salon Louis XV. Il est également celui qui dote la bibliothèque du chauffage et de l'électricité

    Vous l'aurez compris, la Bibliothèque Richelieu est passée dans tant de mains expertes qu'elle est un petit bijou d'architecture que vous devez absolument visiter ! En plus, elle vient de réouvrir ses portes en 2017 après plusieurs années de rénovation !

    A noter que durant la deuxième moitié du XXe siècle, les collections ne cessant de grandir, il devient compliqué de les héberger toutes entre les murs de la Bibliothèque Richelieu. Il est donc décidé de les transférer vers un tout nouveau site : la Bibliothèque François Mitterrand ! 


    Source : https://www.sortiraparis.com
    Auteur : manon c.
    Date : 29/08/2018
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  • La New York Public Library diffuse gratuitement des livres sur Instagram, et c'est vraiment très beau

    La New York Public Library diffuse gratuitement des livres sur Instagram, et c'est vraiment très beau

    NYPL-Insta-Novel

    Capture d'écran d'Alice au pays des merveilles, illustré par Magoz pour la New York Public Library. (DR)

    n convertissant les livres classiques dans un format fun et design accessible sur les réseaux sociaux, la New York Public Library souhaite séduire les jeunes lecteurs connectés.

    La New York Public Library (NYPL) pourrait avoir réussi là où beaucoup d'éditeurs de livres numériques (pas tous !) semblent avoir échoué : utiliser les outils numériques pour (enfin !) proposer une expérience de lecture à haute valeur ajoutée. Elle vient de lancer, depuis son compte Instagram @nyplInsta Novels, un service gratuit qui diffuse des romans classiques via les Stories Instagram, en intégralité et enrichis d'illustrations et d'animations totalement innovantes. L'occasion pour l'institution new yorkaise de capter un certain type de public là où il se trouve - a priori plutôt éloigné des bibliothèques - tout en dépoussiérant son image. 

    NYPL_Alice.gif

    Le premier livre mis à la disposition du public est Alice au pays de merveilles, de Lewis Carrol, disponible en plusieurs parties et illustré pour Insta Novels par le talentueux Magoz. Sont également attendus prochaînement La Métamorphose de Kafka, illustré par César Petizer et La Séquestrée, de Charlotte Perkins, illustré par Buck.

    Pour lire, il suffit de regarder l'animation et de garder le pouce sur une page (sur la petite pastille en bas à droite de l'écran) pour terminer la lecture du texte, puis de le soulever pour passer à la page suivante.

    NYPL_text.gif

    Ludique, intuitive et esthétiquement très soignée, l'expérience de lecture proposée par la NYPL via Insta Novels est une vraie réussite. La bibliothèque la doit à son partenariat avec l'agence de publicité Mother in New York, qui s'offre du même coup un joli coup de projecteur. Selon le Wall Street Journal, Insta Novels coûte moins de 10 000 dollars à la NYPL, dont le budget annuel dépasse les 345 millions de dollars. 

    NYPL_Kafka.gif

    "Instagram a créé sans le savoir la bibliothèque parfaite pour ce nouveau type de roman en ligne, explique Corinna Falusi, directrice de la création de l'agence Mother ; depuis la façon dont vous tournez les pages, jusqu'à l'endroit où l'on place son pouce, l'expérience de lecture est très proche de celle d'un livre imprimé".

    Un conseil néanmoins : attention à ne pas perdre le fil de votre lecture. Il est un peu pénible de retrouver sa page bien que leurs numéros soient inclus. Notez également que les trois premiers livres attendus sur Insta Noves sont également disponibles sur SimplyE, l'application gratuite de lecture numérique de la NYPL, disponible sur l'App Store et Google Play

    Source : https://www.archimag.com
    Auteur : Clémence Jost
    Date : 23/08/2018  

     

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  • Quel prochain Stephen King allez-vous lire ?

    Quel prochain Stephen King allez-vous lire ?

    Stephen King_à la une

    Innovations 

    Quand il s’agit de prendre en marche le train des nouvelles technologies, l’inventivité des maisons d’édition semble ne pas connaître de limite ! L’éditeur de Stephen King, l’Américain Scribner, a ainsi annoncé en juin dernier la mise en place d’un assistant libraire conçu pour vous aider à choisir le prochain titre de l’auteur que vous devriez lire. Les enceintes de Google et d’Amazon acquièrent ainsi de nouvelles fonctionnalités dans le domaine de l’édition.

    Décidément, les skills ont le vent en poupe ! Comme nous vous en parlions déjà dans un article précédent, Amazon a commercialisé en juin dernier en France une enceinte avec assistant vocal (Alexa), permettant ainsi à diverses skills de voir le jour. Le monde de la lecture n’est d’ailleurs pas en reste grâce à l’apparition du « mot du jour Larousse » ou de « L’idée lecture avec Audiolib ».

    Vous avez dit skill ?

    Comme le rappelle Le journal de la voix, une skill est littéralement un talent, une habileté. Concernant les « enceintes intelligentes » avec assistance vocale, les skills correspondent donc aux habiletés dont elles disposent afin d’exécuter certaines tâches sur commande. Pratiquement, et à quelques détails près, on peut comparer les skills aux applications mobiles que nous retrouvons sur nos smartphones.

    Scribner annonce une nouvelle skill littéraire

    Au mois de juin dernier, la maison d’édition américaine Scribner annonçait l’arrivée d’une nouvelle skill qui permet de trouver le livre de Stephen King qui vous convient ! D’après le site Internet officiel de l’auteur, l’Assistant Google et Alexa (son pendant chez Amazon) vous offriront en effet une recommandation personnalisée du prochain livre à lire.

    Concrètement, vous demandez à l’assistant vocal quel livre lire. Celui-ci vous soumet alors une série de questions lues par l’acteur américain Jeremy Bobb (House of Cards). Le site Actualitté en cite un exemple : « Imaginez un monde apocalyptique. Vous devez rejoindre un de ces trois groupes : des magiciens, maîtres de l’illusion, des mentalistes, qui tissent une toile de pièges mentaux, ou des scientifiques, qui créent une technologie dernier cri. Lequel choisissez-vous ? ». En fonction des réponses données, l’assistant vocal proposera l’ouvrage qui vous correspond lef mieux, et vous serez prêt à vous plonger dans un thriller choisi sur mesure.

    Voici les deux vidéos promotionnelles diffusées par l’éditeur.

    D’après le Wall Street Journal, Stephen King ne semble pas très concerné par cette avancée technologique. « OK, ça a l’air bien, faites-vous plaisir », aurait-il déclaré à son éditeur. L’histoire ne dit pas s’il a lui-même essayé cette fonctionnalité…

    À relire sur Lettres Numériques :

    Retrouvez Lettres Numériques sur TwitterFacebook et LinkedIn.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Matthieu Lamon
    Date : 29/08/2018

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  • Le marché numérique du manga au Japon

    Le marché numérique du manga au Japon

    mangas_à la une

    Le Japon, mondialement connu pour sa production de mangas, de jeux vidéo et de dessins animés, est aussi une figure de proue en matière d’innovation technologique. En ce début d’année 2018, l’édition numérique et la consommation digitale de mangas ont dépassé les ventes papier de ces ouvrages illustrés, un moment historique pour ce secteur. Pour en apprendre plus sur ce marché, nous avons rencontré le CEO de l’entreprise spécialisée en mangas et jeux vidéo VIZ Media Europe, M. Kazuyoshi Takeuchi, en juin dernier lors du rassemblement Readmagine.

    Si vous êtes déjà allé au Japon, vous l’aurez sûrement remarqué : dans le métro, tous les voyageurs autour de vous ont la tête penchée sur leur smartphone, absorbés par la lecture d’un manga. Synonyme de liberté d’expression et de subversion politique, cette bande dessinée constitue un élément à part entière de la vie culturelle japonaise. Des festivals y sont consacrés, un quartier de Tokyo lui est entièrement dédié, des rassemblements de fans ont lieu chaque semaine… C’est un véritable phénomène, qui dépasse largement les frontières de l’île nippone.

    Pourtant, le marché a dû faire face à un creux entre 1996 et 2015, alors que la vente de manga papier connaissait une forte diminution, les lecteurs se tournant vers une utilisation massive d’Internet et d’autres produits créatifs (télévision, jeux vidéo, musique, etc.). La valeur du marché des livres et des magazines a ainsi perdu jusqu’à 9 milliards d’euros en vingt ans. Cependant, l’innovation technologique et l’apparition du livre numérique a permis de redresser la barre et de donner un second souffle à cette industrie.

    Sauvé par le digital

    Aujourd’hui, le marché digital du manga est omniprésent dans cette nation de 127 millions d’habitants et l’innovation technologique permet d’assurer une croissance de marché. La preuve en est, en 2018, les ventes et la consommation numérique ont dépassé les ventes papier de mangas, un cap historique pour le secteur. Phénomène d’autant plus impressionnant lorsque l’on sait qu’en Europe ou aux États-Unis, les ebooks peinent à se faire une place aux côtés des livres papiers.

    Au Japon, entre 2016 et 2017, les ventes de mangas numériques ont augmenté de 17 %, tandis que le marché des livres papier a continué de chuter. Les mangas numériques représentent aujourd’hui 11 % de parts de marché de l’industrie de l’édition globale (Source : Special Edition, Electronic publishing, Shuppan Geppou, janvier 2018). L’industrie de l’édition dans sa totalité prend en compte l’édition papier et l’édition numérique, tous genres littéraires confondus.

    Comment cette impressionnante progression du manga numérique s’explique-t-elle ?

    Lors de notre rencontre, M. Takeuchi, CEO de VIZ Media Europe, a exposé des chiffres sur la consommation de mangas numérique au Japon qui parlent d’eux-mêmes :

    – 43 % des livres numériques lus en 2017 étaient des mangas ;

    – 50 % des lecteurs d’ebooks ont moins de 30 ans ;

    – 52 % d’entre eux lisent leurs ebooks sur smartphone, 22 % sur iPad et 21 % sur ordinateur. Les 5 % restant utilisent des liseuses électroniques.

    Un public jeune et connecté se montre donc très friand de mangas, lisant sur leur téléphone portable toujours à portée de main et s’identifiant aux personnages. De l’école à l’amour, le manga aborde tous les thèmes de la vie quotidienne, alors que les mœurs du pays sont très pudiques et que de nombreux problématiques sociales, comme la dépression ou l’isolement à l’école, sont habituellement tues en société.

    Un véritable commerce

    Selon M. Takeuchi, il existe au Japon plus de 100 applications pour smartphone en lien avec les mangas : lecture interactive, jeux, communautés de lecteurs, etc. 30 % d’entre elles sont gratuites, les autres sont payantes, soit partiellement ou totalement. Un véritable commerce s’est donc développé autour de l’édition numérique de mangas, sans compter l’attrait que ces applications représentent pour les annonceurs.

    Suite à ces innovations et aux nouveaux modes de consommation, le Japon s’organise également pour lutter contre le piratage informatique. Cinq grandes sociétés productrices de mangas et jeux vidéo (Animate Corporation, Kadokawa Corporation, Kodansha Co. Ltd, Shueisha Co. Ltd et Shogakkan Co. Ltd) se sont rassemblées sous l’égide de la « Japan Manga Alliance » pour réfléchir à ces questions. Le monde de l’édition du manga au Japon est par ailleurs très régulé et des lois ont été instaurées dans le pays pour démanteler tout monopole sur ce marché.

    Pour le futur du manga japonais, l’innovation n’est pas près de s’arrêter là : les mangas seront bientôt enrichis et proposés en réalité augmentée, pour permettre aux lecteurs numériques une immersion complète (voir la vidéo jointe à cet article). Lorsque qu’il s’agit d’allier innovation et contenu créatif, le Japon maintient donc sa place parmi les grands précurseurs !

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Nathalie Debusschere
    Date : 29/08/2018

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  • The Harvard Classics, la prestigieuse anthologie numérisée !

    The Harvard Classics, la prestigieuse anthologie numérisée !

    harvardclassics_à la une

    « Une bonne éducation peut être obtenue grâce à 15 minutes quotidiennes de lecture d’une collection de livres pouvant tenir sur une étagère haute de cinq pieds », aurait dit Charles W. Eliot, président de l’université de Harvard en 1909 et fondateur de la collection de Harvard Classics. Aujourd’hui, plus besoin d’étagère ; l’anthologie peut se retrouver dans votre liseuse ou tablette grâce à la numérisation complète des 51 volumes de la collection.

    The Harvard Classics, initialement Dr. Eliot’s Five Foot Shelf (entendez L’étagère de 5 pieds de Dr Eliot), c’est une anthologie d’auteurs classiques du monde entier. De Benjamin Franklin à William Shakespeare en passant par Platon, Cervantes, Goethe, Voltaire ou encore les frères Grimm, vous retrouverez ici les plus grands auteurs classiques traduits en langue anglaise.

    Récemment, la prestigieuse université de Harvard a entrepris un vaste projet de numérisation afin de rendre accessible au grand public cette riche anthologie, qui se divise en deux sections :

    1. The Harvard Classics (1 à 51) ;
    2. The Harvard Classics Shelf of Fiction (volumes 1 à 20), qui comprend des notes de Charles Eliot lui-même.

    Bien que la collection n’ait pas un écho retentissant auprès du grand public, nous pouvons souligner la démarche qui permettra certainement à de nombreux étudiants et professeurs de littérature de se procurer facilement ces ouvrages, chaque volume étant composé de 400 à 450 pages. À noter également que l’accès est entièrement gratuit puisque la prestigieuse anthologie est tombée dans le domaine public. Vous pouvez retrouver la numérisation complète sur le site Internet archive.org

    Parallèlement, le Projet Gutenberg propose également non pas une simple numérisation, mais bien une version électronique de l’ensemble de la collection. Pour rappel, le Projet Gutenberg est une bibliothèque qui offre gratuitement des versions numériques de livres existant déjà au format papier. Vous trouverez donc, sur cette plateforme, l’anthologie sous les habituels formats numériques (ePub, HTML, Mobi, etc.).

    Grace à ce vaste projet de numérisation, l’Université de Harvard s’inscrit activement dans l’ère numérique.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Matthieu Lamon
    Date : 29/08/2018

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  • Une bibliothèque expose les marque-pages oubliés dans les livres

    Une bibliothèque expose les marque-pages oubliés dans les livres

    marque-pages expo

    Jusqu’au 1er septembre, la bibliothèque municipale de Beaune propose une exposition drôle et étonnante. 

    Le personnel de l’établissement a collecté les marque-pages oubliés dans les livres empruntés à la bibliothèque par les lecteurs et cela méritait vraiment une exposition.

    La vie des marque-pages

    « Petits bouts de vies retrouvés dans les livres » . Depuis 6 ans nous collectionnons les marque-pages oubliés par nos lecteurs, voici une sélection des plus savoureux que nous exposons actuellementOn commence avec cette déclaration d’amour toute mignonne… »

    C’est ainsi que la bibliothèque de Beaune communique sur les réseaux avec humour et légèreté,  pour inviter les visiteurs à venir visiter cette exposition originale.

    Ces petits marques-pages aussi insolites qu’émouvants sont à voir, à lire, à rire.

    Mots d’amour, feuille de papier toilette, liste de courses, dessins d’enfants, billets de trains, de 10 euros ou véritables marques-pages, l’exposition est à visiter rien que pour le plaisir, ou, à découvrir au fur et à mesure sur Twitter si vous n’êtes pas en Bourgogne.

    Car, les bibliothécaires de Beaune en plus d’avoir eu l’excellente idée de monter cette expo, effeuillent ces marques-pages avec beaucoup d’humour et de commentaires fins et hilarants.

    Source :  https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date : 29/08/2018 

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  • La bibliothèque publique de New York transforme des romans en Story Instagram

    La bibliothèque publique de New York transforme des romans en Story Instagram

    new york public library to instagram
    © New York Public Library


    Pour donner aux utilisateurs l'envie de lire quelques classiques tout en montrant qu'elle évolue avec le temps, la bibliothèque publique de New York a annoncé qu'elle transformait plusieurs romans en Story Instagram.

    Si certains peuvent considérer que les livres et leurs histoires sont de plus en plus délaissés au profit de contenus plus courts et plus instantanés, la bibliothèque américaine (NYPL) semble avoir trouvé une solution qui pourrait plaire aux utilisateurs d'Instagram. En effet, celle-ci a récemment annoncé qu'elle allait transcrire le contenu des romans de sa bibliothèque directement sur le réseau social. Plutôt que de lire ces récits sur un support papier classique, les internautes pourront donc aller les consulter directement sur la plateforme.
     

    « Insta Novels » : un livre, mais sur Instagram

    Pour rendre ces romans accessibles et proposer un contenu interactif, l'entité va exploiter la fonctionnalité Stories. Grâce à son association avec l'agence de publicité Mother in New York, la NYPL fait renaître les classiques de la littérature deviendront en des romans numériques animés. Baptisé « Insta Novels », ce nouveau format rendra compte du texte en intégralité, mais également de plusieurs visuels originaux chargés de refléter et d'illustrer le contenu du récit. Comme pour une Story classique, il suffira de suivre les écrans pour suivre le fil du récit, et d'appuyer longuement sur l'écran afin d'avoir le temps de lire le contenu. Corinna Falusi, directrice artistique chez Mother justifie cette décision : « Instagram a, sans le savoir, créé la bibliothèque parfaite pour ce nouveau type de roman en ligne. De la façon dont vous tournez les pages, à l'endroit où vous vous posez votre pouce en lisant, l'expérience est comparable à la lecture d'un roman de poche ».

    La bibliothèque publique de New York a choisi de commencer cette nouvelle série avec un classique de Lewis Carol, Alice au Pays des Merveilles. La Séquestrée (The Yellow Wallpaper) de Charlotte Perkins et La Métamorphose de Franz Kafka feront suite au premier roman. Suite à leurs publications, les Stories seront sauvegardés dans les Highlights de l'application pour que les romans puissent être lus même après 24 heures.

    Comme l'indique le Wall Street Journal, ce nouveau format coûte moins de 10 000 dollars à la bibliothèque, là où son budget annuel est de plus de 345 millions de dollars.

    La bibliothèque publique de New York transforme des romans en Story Instagram

    Source : https://www.clubic.com
    Auteur : 
    Date : 26/08/2018

     

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  • Hausse du prix du papier dans l'édition : un besoin urgent de solutions

    Hausse du prix du papier dans l'édition : un besoin urgent de solutions

    Les éditeurs sont alertés par les papetiers depuis un moment : les prix d’achat du papier vont augmenter, et pas plus tard que très prochainement. Entre janvier et aujourd’hui, deux hausses ont été enregistrées chez les fabricants. La société canadienne Marquis fait un point d’étape... sur la prochaine salve.

    Le papier en rouleau
    Tophee, CC BY NC ND 2.0
     

    À compter du 13 août, une nouvelle augmentation de 6 à 9 % sera appliquée au papier non couché, donc destiné à l’édition, auquel l’imprimeur recourt pour la production de livre. Le phénomène est mondial, et tous les secteurs sont concernés.

    « C’est la troisième communication que nous vous envoyons cette année concernant les facteurs affectant l’offre et la demande du papier destiné au marché de l’édition. Malheureusement, la tendance continue », indique Marquis, qui ne sait plus quoi faire. 

    En effet, toutes les décisions commerciales des fournisseurs finissent par se répercuter, et il est évidemment, pour cette société, impossible de contrôler la valeur marchande mondiale. Chose intéressante, toutefois, et extrêmement pédagogique, Marquis liste 5 points qui expliquent les augmentations en cours : 

    • Toutes les usines de papier sont actuellement au maximum de leur capacité. Cela crée un déséquilibre entre l’offre et la demande. Plus précisément, il manque environ 967 000 tonnes, soit 11 % du volume total nord-américain.

    • L’importation de papier est en baisse en raison du faible taux de change avec le dollar américain.

    • En plus de cette offre insuffisante, la demande est supérieure aux prévisions. La combinaison de ces deux facteurs entraîne une augmentation des prix.

    • Une autre explication importante est que les producteurs de papier se tournent de plus en plus vers le papier couché, ce qui réduit la production de papier non couché. Pour préciser, le papier non couché est le papier que nous utilisons pour produire la majorité de vos livres.

    • L’augmentation du coût des matières premières et du transport entraînent une hausse des prix de la pâte et des papiers à travers le monde.

    En mai dernier, date de la dernière communication sur ce sujet, la firme avait garanti aux éditeurs l’investissement de 9 millions $ pour déployer de nouvelles solutions d’impressions jet d’encre. « Cette technologie permettra de réduire presque complètement le gaspillage de papier et d’imprimer de petites quantités avec une plus grande efficacité », poursuit Marquis.

    Hausse des coûts du papier : les fournisseurs d’Amérique du nord pressés 

    De quoi proposer des solutions pour les réapprovisionnements nécessaires. Et le président Serge Loubier de poursuivre : « Nous travaillons constamment sur les facteurs qui sont sous notre contrôle, afin de compenser l’impact économique de la hausse des prix du papier sur le coût de fabrication global de vos livres. » 

    En début de semaine, on apprenait que les tarifs douaniers appliqués sur le papier canadien avaient porté préjudice à la presse américaine, dont les coûts de fabrication suivent le mouvement. Et ce, alors que l’industrie était passée de 400.000 salariés en 2001 à 173.000 en 2016.

    Selon les opérateurs, qui tentent actuellement de faire entendre leur point de vue au Congrès américain, les taxes douanières pourraient avoir des effets sur la presse, certes, mais également l’édition en général. Avec pour conséquence de réduire la demande. Et affecter l’industrie papetière américaine.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Nicolas Gary 
    date : 27/07/2018

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  • Roadmaster, de Stephen King, bientôt porté au cinéma

    Roadmaster, de Stephen King, bientôt porté au cinéma

    Un nouveau projet d'adaptation d'une œuvre de Stephen King déboule vitesse grand V : Roadmaster, publié en français en 2004 par Albin Michel dans une traduction de François Lasquin, intéresse Hollywood. Le récit, au centre duquel trône une Buick 8 Roadmaster, avait déjà fait l'objet de plusieurs projets, mais ce dernier devrait se concrétiser, en plein renouveau d'intérêt pour les livres de Stephen King.


    Détail de la couverture de Roadmaster

    Longtemps dans les cartons de George Romero, puis de Tobe Hooper, deux réalisateurs de films d'horreur aujourd'hui disparus, Roadmaster, roman fantastique publié en 2002 sous le titre original From a Buick 8, a vu ses droits d'adaptation achetés par Hyde Park Entertainment.

    Son PDG, Ashok Amritraj, a nommé William Brent Bell à l'écriture du script et à la réalisation du long-métrage. Scénariste et réalisateur de films d'horreur, William Brent Bell a réalisé Stay Alive en 2006, The Devil Inside en 2012 et dernièrement The Boy, en 2016. 

    From a Buick 8, qui évoque bien sûr Christine, une voiture démoniaque mise en scène dans le roman du même titre de Stephen King publié en 1983, se déroule à Statler, où d'étranges événements, qualifiés de supernaturels, se produisent. Il apparait qu'une Buick 8 Roadmaster de 1954 en est la cause...

    La liste de 10 livres favoris de Stephen King

    Le film à venir s'ajoute à la longue, très longue liste de longs-métrages en préparation, tirés d'une œuvre de King : citons notamment Les TommyknockersMarche ou CrèveThe Outsider ou encore Charlie.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur :  
    Antoine Oury
    Date: 26/07/2018

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  • Projet de numérisation et de valorisation des contenus culturels

    Projet de numérisation et de valorisation des contenus culturels

    Résultat de recherche d'images pour "numérisation"

    La Drac Hauts-de-France lance un appel à projet régional de "Numérisation et de valorisation des contenus culturels". Date limite : jeudi 13 septembre 17h00

    La numérisation du patrimoine culturel répond aux besoins d’un grand public pour des usages variés de découverte et de connaissance du patrimoine culturel ou des usages de loisirs et de pratiques amateurs, mais également aux demandes de professionnels pour des usages de recherche, de connaissance scientifique ou encore des usages spécifiques pour le tourisme, la médiation, l’éducation....

    Dans un contexte de profondes transformations liées à la transition numérique de la société, la DRACHauts-de-France s’inscrit dans la politique du ministère de la Culture qui a formalisé une nouvelle stratégie numérique visant à répondre aux enjeux fondamentaux de diffusion et d’ancrage des innovations engendrées par le numérique dans toutes les politiques publiques culturelles

    Cette stratégie porte, notamment, une nouvelle ambition en matière de numérisation des contenus du patrimoine culturel, quel que soit le secteur dont ils relèvent ou leur nature (écrite, sonore, visuelle, etc.).

    Résolument tourné vers l’utilisation, la diffusion et l’accès à ces contenus numériques par le plus grand nombre, ce nouveau programme de numérisation baptisé « Programme national de numérisation et de valorisation des contenus culturels » (PNV) » succède au « Programme national de numérisation du patrimoine culturel et de la création » (PNN) lancé en 1996.

    Il permet de ré-orienter et de rénover les modalités d’intervention du ministère de la Culture en matière de numérisation, orienté vers les usages, dans un objectif de diffusion des contenus culturels au plus grand nombre, de développement du numérique éducatif et de l’émergence de nouveaux services et usages en ligne innovants, tout en favorisant un ancrage territorial adapté au contexte géographique et organisationnel des nouvelles régions.

    Pour rendre effective cette nouvelle stratégie, la DRAC Hauts-de-France lance un appel à projet régional de "Numérisation et de Valorisation des contenus culturels" qui prend effet à la date du mardi 24 juillet  jusqu'au  Jeudi 13 septembre à 17H.

    Vous trouverez toutes les informations nécessaires pour participer à cet appel à projets rédigé en deux parties : vade-mecum et le dossier d’inscription, disponibles ci-après.

    VADE-MECUM ET LE DOSSIER D’INSCRIPTION À TÉLÉCHARGER

    Informations complémentaires frederic.nowicki@culture.gouv.fr

    Source : http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Hauts-de-France/Actualites
    Auteur : frederic.nowicki
    Date :  20.07.2018

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  • Ces Flip Books qui revisitent la littérature : une exposition vidéo unique

    Ces Flip Books qui revisitent la littérature : une exposition vidéo unique

    Ses premiers flips books servirent à illustrer un atelier en médiathèque, voilà près d’un an et demi. Depuis, Marie Paccou s’est lancée dans la production de ces ouvrages revisités, dessinés et diffusés en vidéo sur les réseaux. Depuis Clermont-Ferrand, la réalisatrice, adepte des films d’animation, livre un autre regard sur des histoires pourtant classiques...


    « Il n’y avait pas d’endroit plus interdit pour écrire sur des livres qu’une médiathèque, je crois que c’est cette idée qui m’a tout de suite plu », explique-t-elle à ActuaLitté. Membre de la Maison aux mille images, association auvergnate, la voici en charge d’un atelier voilà 18 mois, autour de la création de flip books. « Pour gagner du temps sur la reliure et la création, je me suis dit qu’il serait plus simple de travailler directement sur des livres. »

    Voici comment sont nés les quatre premiers exemplaires de son travail. « J’ai préparé des exemplaires de démonstration, pour exposer les différentes techniques dans le cadre de l’atelier. » Au fil des pages, l’idée de l’animation revient, et elle poste sur Facebook son premier court, L’éternel mari de Dostoïevski. « La vidéo est devenue virale rapidement », s’étonne-t-elle encore.

    Des heures de constructions méticuleuses
    Dans le même temps, son activité cinématographique se heurte à une multitude de difficultés : « J’étais lasse de présenter des dossiers et de travailler à un scénario. » Les vidéos de flip books deviennent alors une véritable série : puisant dans sa propre bibliothèque, elle se lance dans des créations – entre 48 heures et plusieurs semaines de production – que ActuaLitté a régulièrement diffusées. Pour On The Road, ce fut un mois de préparation, par exemple. La gloire et la reconnaissance internautique...

    Et depuis une dizaine de jours, la librairie Caractères, à Mont-de-Marsan, a mis en place une exposition, organisée par l’association Librairie Social Club. Le lieu, historique dans la ville, dispose d’un espace où il était possible de présenter les livres tout en diffusant les vidéos des flip books. 

    L’association, précise Marie Lagoeyte, « travaille en parallèle avec la librairie, pour développer une programmation littéraire, artistique, et organiser des rencontres avec des auteurs ». L’enseignante est elle-même en charge des expositions et de la programmation, autant que de la communication.

    Des oeuvres redevenues vivantes
    « Nous avons rencontré Marie, parce qu’elle a de la famille dans la région, et que nous sommes également en recherche, pour la librairie, d’artistes et de projets originaux. Qu’il s’agisse de créateurs du territoire, ou d’œuvres venant d’ailleurs : l’idée est que tout cela (nous) plaise, et soit porteur d’une réalisation originale, nouvelle. »

    Anthony Clément, gérant de la librairie, souhaitait que se mette en place toute cette entreprise de valorisation dans les murs de l’établissement, avec le concours de l’association. « Librairie Social Club aide Anthony sur la création de projets, pour soutenir son dynamisme : aujourd’hui, c’est un pôle culturel reconnu, tant pour des concerts que des animations littéraires. Et depuis un an et demi, cela se développe très, très vite. »
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    Responsable de Caractères depuis cinq ans maintenant, Anthony Clément souligne que la librairie a beaucoup évolué, depuis sa création en 1986. « Quand je l’ai reprise, nous avons créé l’association à côté, dans le même mouvement. Nous avons réalisé de nombreuses rencontres, et, désormais, la librairie est vue comme un espace culturel. »

    Depuis son déménagement face au cinéma Royal, dans un ancien garage pour motos, Caractères porte de mieux en mieux son nom. « C’est devenu un lieu atypique : des livres, toujours, le café désormais, et en plus cet espace transdisciplinaire où l’on peut faire des concerts et des projections », poursuit-il.

    Lors d’une réunion de programmation, les œuvres de Marie Paccou présentées ont rapidement résonné : faire entendre au public tout à la fois le processus créatif et tant le regard que la lecture de ces œuvres revisitées, « nous avions forcément de la place pour elle ».

    Considérer le livre comme « vecteur de rencontres est une chose, mais, au sein de Caractères, c’est bien plus. Avec cette exposition, qui reprend une quinzaine des œuvres de Marie, nous avons senti comment le lien peut s’opérer. Ce sont des romans à côté desquels on passe sans plus s’en apercevoir : grâce aux flip books et aux vidéos, nous les redécouvrons comme des œuvres vivantes ». D’autant que l’approche graphique varie suivant les textes, toujours cultes.

    L’attrait des lecteurs se renouvelle également, alors que la librairie s'est lancée dans un travail des ouvrages de son fonds, comme Madame Bovary, ou L’Odyssée – textes qui sont passés entre les mains de la réalisatrice. « Nous sommes loin de l’ultracontemporain, mais cela nous facilite le travail, pour remettre en avant ces livres anciens », note Anthony Clément.


    « Les livres sont présentés au public, certains à manipuler avec précaution. Mais les retours que nous avons sont très appréciables : il y a la clientèle habituelle que nous connaissons, qui les apprécie. Et puis, celle qui vient pour l’été, et découvre ce projet avec enthousiasme », reprend Marie Lagoeyte.


    « L’exposition est un exercice qui n’a rien d‘évident : d’un côté, tout repose sur des vidéos, des objets qui étaient pensés pour Facebook, et qui sont multiples, reproductibles. Et de l’autre, l’objet livre qui lui est unique », s'amuse toutefois Marie Paccou. 

     

    Un festival d'animation à Hiroshima
     

    La librairie exposera les livres jusqu’à la fin du mois, et entre temps, Marie Paccou se sera rendue au Japon avec le soutien d'uniFrance, pour un festival qui se déroule à Hiroshima, A Little Lovin. « C’est un des plus anciens et plus prestigieux festivals de films d’animation mondiaux. Je leur ai soumis un projet réalisé avec des étudiants espagnols, en m’appuyant sur les Flip Books qu’ils ont produits lors d'un atelier, et j’ai monté un film sur une chanson américaine. » Une chanson qui parle de poètes... et le court-métrage a été sélectionné.

    Ce voyage au Japon lui donne l’envie d’explorer des auteurs de l’Archipel, et notamment Kôbô Abe. « Cette typographie verticale m’intéresse particulièrement. Et deux de ses livres, que j’avais lus, me donnent des idées. En l’occurrence L’homme boite, qui raconte un peu la vie d’un clochard, et l'isolement de cet homme qui vit dans une boîte. Il y a aussi La femme des sables, où l’on suit une vie de couple au sein d’une maison où le sable rentre de partout. C’est assez étouffant... »

    On pourra retrouver l’ensemble de ses créations à cette adresse. Et certains attendent encore de trouver une bibliothèque accueillante. En octobre 2019, la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières proposera une exposition des livres – et pourrait, pour sa propre collection, s’offrir un exemplaire de Rimbaud. Revisité par ses soins.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Nicolas Gary
    Date : 24.07.2018

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  • Le jeu vidéo Diablo devient une série de comics

    Le jeu vidéo Diablo devient une série de comics

    Tandis que les amateurs attendent avec impatience l'annonce d'un jeu vidéo Diablo IV qui poursuivrait enfin la franchise bloquée au troisième volet depuis 2012, Blizzard Entertainment, éditeur du jeu, a révélé qu'une mini-série de quatre comics serait prochainement publiée pour les aider à supporter l'attente...



     

    Depuis plusieurs années, la franchise Diablo s'est prolongée dans une variété de romans, signés par Richard A. Knaak, Robert B. Marks ou encore Nate Kenyon, et quelques comics, dont Tales of Sanctuary de Phil Amara, Dave Land et Francisco Ruiz Velasco, en 2001 ou Diablo III : Sword of Justice d'Aaron Williams et Joseph LaCroix, publié en cinq épisodes par DC Comics en 2011. Cette fois, c'est une mini-série de quatre épisodes qui s'annonce.

    Écrite par Marv Wolfman (BladeCrisis on Infinite Earths) et illustrée par Piotr Kowalski (Wolfenstein), cette mini-série suivra des zélotes, qui « découvrent les origines de l'humanité. Leur foi survivra-t-elle à ces révélations ? »  

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    Pour la publication de cette mini-série, Blizzard s'associe avec Titan Books, quand bien même l'éditeur de jeux vidéo dispose désormais de sa propre filiale d'édition, visiblement réservée aux contenus liés à une autre de ses franchises, World of Warcraft. Pour le moment, aucune date de parution n'a été communiquée.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Antoine Oury 
    Date : 24/07/2018

     

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  • Le meilleur projet écologique en bibliothèque est chinois

    Le meilleur projet écologique en bibliothèque est chinois

    Pour la troisième année consécutive, la Fédération internationale des associations de bibliothécaires, ou IFLA, a décerné son Green Library Award, ou Prix de la Bibliothèque verte, pour saluer le meilleur projet écologique dans un établissement. Une bibliothèque chinoise a remporté le prix face à 31 autres projets du monde entier.


    Greenwich Ecology Park -common blue butterfly
    (photo d'illustration, NATT-at-NKM, CC BY 2.0)


    Face à 31 projets originaires d'Argentine, du Brésil, de Bulgarie, de Chine, de Colombie, de Croatie, de France, de Hongrie, d'Inde, d'Indonésie, d'Iran, de Côte d'Ivoire, du Kazakhstan, du Kenya, de Lituanie, du Pakistan, des Philippines, de Roumanie, d'Espagne, d'Ukraine, des États-Unis et d'Ouzbékistan, c'est une bibliothèque chinoise qui a remporté le prix, ainsi que les 500 € qui l'accompagnent, une dotation de l'éditeur De Gruyter.

    La bibliothèque de la ville de Foshan, dans la province du Guangdong, au sud de la Chine, est ainsi la lauréate de l'IFLA Green Library Award 2018. La récompense salue son projet écologique, qui inclut un bâtiment respectueux de l'environnement et des actions pour sensibiliser le public à la protection de la nature.

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    L'IFLA a également distingué 5 autres projets en bibliothèques soucieux de l'environnement et de sa protection :

     

    • La bibliothèque Jozsef Attila de Tatabánya, en Hongrie, qui met en place des programmes de sensibilisation à destination des élèves des écoles.
    • La Biblioteca Comunala Sirna du comté de Prahova, en Roumanie, qui a changé les enfants en ambassadeurs de la nature.
    • La Bibliothèque nationale et universitaire de Zagreb, en Croatie, pour son festival écologique Lets Go Green.
    • La Bibliothèque nationale et les Archives nationales d'Iran, à Téhéran, pour leur liste d'évaluation de l'impact écologique d'une bibliothèque
    • La bibliothèque USIU-Africa de Nairobi, au Kenya, pour son jardin intérieur, dans l'enceinte de l'établissement.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Antoine Oury 
    Date : 19.07.2018

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  • Qui a vendu des trésors de la bibliothèque Valmadonna Trust ?

    Qui a vendu des trésors de la bibliothèque Valmadonna Trust ?

    Après que la Bibliothèque nationale d'Israël a acquis la plus belle collection privée de livres juifs, certaines de ses sélections les plus précieuses ont été mises aux enchères

     

    • Le livre Tephiloth mikol HaShanah [prières pour toute l'année], selon le rite ashkénaze avec des indications en yiddish. Intégralement imprimé sur papier vélin à Mantua par Venturino Roffi nello pour Meir ben Ephraim et Yaakov ben Naphtali, en 1558. (Crédit : Kestenbaum & Company)

      Le livre Tephiloth mikol HaShanah [prières pour toute l'année], selon le rite ashkénaze avec des indications en yiddish. Intégralement imprimé sur papier vélin à Mantua par Venturino Roffi nello pour Meir ben Ephraim et Yaakov ben Naphtali, en 1558. (Crédit : Kestenbaum & Company)

    • Le Talmud de Babylon, avecles commentaires de Rashi, Tosaphoth, Piskei Tosaphoth, compendium de Asher ben Jehiel, commentaire sur la Mishnah par Moses Maimonides, et en index, les décisions du “Ein Mishpat.” , en 12 volumes, version intégrale. Imprimé à Amsterdam par Immanuel Benveniste, en 1644-47 (Crédit : Kestenbaum & Company)

      Le Talmud de Babylon, avecles commentaires de Rashi, Tosaphoth, Piskei Tosaphoth, compendium de Asher ben Jehiel, commentaire sur la Mishnah par Moses Maimonides, et en index, les décisions du “Ein Mishpat.” , en 12 volumes, version intégrale. Imprimé à Amsterdam par Immanuel Benveniste, en 1644-47 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    • Le livre Tephiloth mikol HaShanah [prières pour toute l'année], selon le rite ashkénaze avec des indications en yiddish. Intégralement imprimé sur papier vélin à Mantua par Venturino Roffi nello pour Meir ben Ephraim et Yaakov ben Naphtali, en 1558. (Crédit : Kestenbaum & Company)

      Le livre Tephiloth mikol HaShanah [prières pour toute l'année], selon le rite ashkénaze avec des indications en yiddish. Intégralement imprimé sur papier vélin à Mantua par Venturino Roffi nello pour Meir ben Ephraim et Yaakov ben Naphtali, en 1558. (Crédit : Kestenbaum & Company)

    • La façade extérieure du projet pour la Bibliothèque nationale, avec des bancs et un accès facilité. (Crédit : The National Library of Israel)

      La façade extérieure du projet pour la Bibliothèque nationale, avec des bancs et un accès facilité. (Crédit : The National Library of Israel)

    • Les 3 étages dédiés à la lecture, de la nouvelle Bibliothèque nationale d'Israël, avec un puits de lumière au plafond. (Crédit : The National Library of Israel)

      Les 3 étages dédiés à la lecture, de la nouvelle Bibliothèque nationale d'Israël, avec un puits de lumière au plafond. (Crédit : The National Library of Israel)

    e 9 novembre, Kestenbaum & Company à New York a mis aux enchères 209 sélections premium de la bibliothèque Valmadonna Trust, considérée comme la collection privée la plus fine et la plus complète de livres et de manuscrits hébreux dans le monde.

    Qui vend une partie de la bibliothèque Valmadonna Trust ? Voilà une question simple, mais sans réponse claire.

    La Valmadonna se compose de plus de 11 000 livres et feuilles de papier imprimés, ainsi que de quelque 300 manuscrits amassés pendant quatre décennies par feu Jack V. Lunzer, un diamantaire industriel britannique et bibliophile.

    Il retrace l’histoire de l’imprimerie hébraïque et la diffusion mondiale de la culture juive à travers le mot imprimé.

    Parmi ses trésors, on trouve le plus grand nombre d’incunables privés (livres imprimés avant 1501) et de précieux manuscrits, comme un Pentateuque de 1189, le seul en hébreu encore existant en Angleterre qui ait précédé l’expulsion des Juifs en 1290.

     

    Igereth Orchoth Olam [“Missive sur les Voies du Monde”] par Abraham Farissol. Première édition de l’Hebrew Americanum), imprimée à Venise par Giovanni di Gara, en1586-87 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    Plus de 200 des livres les plus précieux de la collection étaient mis en vente, mais aucun des deux propriétaires de Valmadonna ne prétend les avoir mis sur le marché.

     

    La Valmadonna a été acquise conjointement en décembre 2016 par la Bibliothèque nationale d’Israël qui siège à Jérusalem et par les collectionneurs d’archéologie et livres Judaica Dr. David et Jemima Jeselsohn dans une transaction privée avec le Valmadonna Trust. La Bibliothèque nationale d’Israël et les Jeselsohn nient être derrière la vente aux enchères, chacun accusant l’autre.

    Dans une interview accordée au Times of Israël à la Bibliothèque nationale (INL), le conservateur de la collection Judaica, le Dr Yoel Finkelman, a insisté sur le fait que la Bibliothèque nationale d’Israël n’est pas à l’origine de la vente aux enchères. Il a dit que depuis 10 ans, elle ne négocie pas, ne vend pas, ou ne met pas aux enchères ses biens.

    « La Bibliothèque nationale d’Israël n’a pas de relation contractuelle avec la mise aux enchères Kestenbaum, il n’est pas le propriétaire des livres vendus, et ne reçoit aucun des bénéfices », a déclaré Finkelman.

    « Les objets de la vente aux enchères de Kestenbaum sont ceux dont nous avions déjà des copies et qui n’étaient pas intéressants pour notre collection. Nous avons seulement pris ce qui nous manquait », a déclaré Finkelman.

    Couverture d’une Haggadah de Pessah avec les commentaires de Joseph de Padoue, première haggadah illustrée, imprimée à Venise par Giovanni di Gara, en 1599 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    Selon Finkelman, la Bibliothèque nationale d’Israël vise à acquérir un des livres hébreux ou juifs imprimés (dans toutes ses éditions). La rareté d’un livre est importante pour la Bibliothèque nationale d’Israël, mais pas de la même manière pour un collectionneur ou un investisseur. La même chose peut être dite à propos de la beauté d’un livre (Lunzer a fait restaurer et relier ses livres somptueusement par le célèbre relieur londonien Bernard Middleton.)

    Dr. David Jeselsohn, s’est entretenu dans une conversation téléphonique avec le Times of Israël depuis son bureau de Zurich, en Suisse.

    « Jack [Lunzer] aimait avoir de bonnes copies, mais la Bibliothèque nationale n’a pas besoin des plus beaux objets », a déclaré Jeselsohn.

    Jeselsohn a prétendu ne prendre que 50 à 70 des livres restants après que la Bibliothèque nationale d’Israël a fait son choix parmi les milliers de volumes de la Valmadonna.

    Haggadah de Pessah avec les commentaires de Joseph de Padoue, première haggadah illustrée, imprimée à Venise par Giovanni di Gara, en 1599 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    Cela signifierait que le solde – quelques milliers de livres – est la source des 209 objets de la vente aux enchères de Kestenbaum.

    Mais à qui appartiennent ces livres, et qui va bénéficier de leur vente ?

    Jeselsohn a confirmé au Times of Israël que ces objets sont parmi ceux que ni lui ni la Bibliothèque nationale d’Israël n’ont voulu intégrer dans leurs collections. Cependant, lorsqu’on lui a demandé qui a choisi Kestenbaum pour lancer la vente aux enchères, Jeselsohn a dit qu’il n’était pas sûr. Et qui en bénéficierait ? Il n’a pas non plus répondu à cette question.

    « Nous ne divulguons pas les détails financiers », a déclaré Jeselsohn.

    Les enchères ont permis la vente de lots de valeurs différentes. Une traduction en latin d’un des premiers dictionnaires hébreux datant de 1564, le « Sepher HaShorashim » s’est vendu 400 dollars. Un compendium de 2 000 titres de la bibliothèque de référence de la Valmadonna s’est vendu 190 000 dollars.

    « Le marché du livre hébraïque s’est dynamisé durant cette soirée d’enchères. Grâce à la vente par la maison d’enchère Kestenbaum & Company, ce sont 209 lots qui ont trouvé une nouvelle maison, chez des collectionneurs ravis et dans des bibliothèques institutionnelles à travers le monde », a déclaré Daniel Kestenbaum au Times of Israel après la vente.

    « Des prix exceptionnels ont été atteints pour 96 % des lots vendus, souvent plusieurs fois le prix estimé avant l’enchère », a ajouté Kestenbaum.

    Le joyau de la couronne, la bibliothèque de référence, en est un exemple. Son prix de vente, avant l’enchère était estimé à 50 000 dollars, voire 70 000 dollars. Il n’était pas exposé avant la vente et n’était consultable que sur demande.

    Selon la description disponible sur le site de Kestenbaum, « elle comprend une vaste richesse de livres et documents qui portent sur des incunables hébraïques, l’impression, la typographie, la codicologie, des manuscrits enluminés, de l’art juif et l’art littéraire, l’histoire de la bibliothèque, des archives, des collections privées, et autres domaines de la bibliographie juive ».

    Selon un résumé de l’expert littéraire, le docteur Brad Sabin Hill, qui a connu et admiré Lunzer pendant plus de 35 ans. « La collection couvre le large spectre de l’érudition bibliographique hébraïque et juive des XIXe et XXe siècles, particulièrement en allemand, en hébreu, en anglais, en italien et en français, le tout dans des exemplaires inhabituellement nets et proprement reliés ».

    La première édition en allemand du Talmud de Babel par Immanuel Benveniste s’est vendue à 90 000 dollars. Selon le catalogue de Kestenbaum, « Benveniste n’a pas imprimé ce Talmud dans l’ordre chronologique, mais a produit la plupart des traités dans des livres individuels avec des titres séparés et un foliotage qui permettait la vente individuelle, ce qui explique qu’un set complet et uniforme soit
    inhabituel. »

    Le Talmud de Babylon, avecles commentaires de Rashi, Tosaphoth, Piskei Tosaphoth, compendium de Asher ben Jehiel, commentaire sur la Mishnah par Moses Maimonides, et en index, les décisions du “Ein Mishpat.” , en 12 volumes, version intégrale. Imprimé à Amsterdam par Immanuel Benveniste, en 1644-47 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    Le premier livre de prière imprimé en hébreu, le Machzor Soncino, a été vendu pour 72 500 dollars.

    Imprimé en Italie selon le rite roman, en 1485-86, il était estimé à 50 000 – 60 000 dollars. Selon le catalogue de Kestenbaum, il est riche d’une liturgie (piyoutim), en plus des prières normatives.

    Selon le catalogue Wineman, « cet incunable magnifique est l’une des productions les plus incroyables de Soncino. C’est le premier livre entièrement ponctué avec des en-têtes estampillés. C’est le seul livre imprimé à Casal Maggiore et il aura fallu une année entière pour l’imprimer, en raison de la complexité du contenu. »

    La vente est contre les souhaits de Lunzer avant de mourir

    La vente aux enchères est un deuxième coup dur fait aux souhaits du gardien d’origine de la Valmadonna. Lunzer voulait que sa bibliothèque soit conservée, mais il est décédé en décembre 2016 sans voir cette vision se concrétiser. Un an plus tôt, 12 des articles les plus précieux de la collection ont été vendus dans une vente aux enchères Sotheby’s en 2015.

    À l’origine, Sotheby’s a exposé toute la bibliothèque Valmadonna Trust à New York en 2009. Il y avait l’intérêt de plusieurs parties, y compris la Bibliothèque du Congrès, mais le prix et les conditions dictées par Lunzer ont empêché une vente.

    La vente aux enchères de Sotheby’s de 2015 a rapporté au total 14,9 millions de dollars, ce qui en fait la vente aux enchères la plus importante pour Judaica. Elle présentait des manuscrits datant des 11e et 12e siècles, ainsi qu’un exemplaire impeccable d’un Talmud imprimé par Daniel Bomberg à Venise au début du 16e siècle et vendu pour un montant record de 9,3 millions de dollars. (Lunzer avait acquis le Talmud, qui était conservé à l’abbaye de Westminster depuis le début du 17ème siècle, en l’échangeant en 1980 contre une copie médiévale de la charte de l’abbaye de Westminster.)

    Cela a réduit le prix global de la Valmadonna, permettant à la Bibliothèque nationale d’Israël et aux Jeselsohn de l’acquérir, avec des projets pour la mettre en valeur – entièrement ou en partie – dans le nouveau complexe de la Bibliothèque nationale d’Israël qui devrait ouvrir en 2020.

    Le toit incliné et les lignes gracieuses de la nouvelle Bibliothèque Nationale d’Israël. (Crédit : The National Library of Israël)

    Brad Sabin Hill, ancien conservateur de la collection I. Edward Kiev Judaica à George Washington University à Washington, DC et expert de la Valmadonna, ont trouvé le moment de la vente aux enchères curieux.

    « Cela m’a surpris que ces articles soient retirés de la vente maintenant, et si rapidement », ont-ils dit.

    En effet, les milliers de volumes de la Valmadonna sont toujours examinés individuellement et catalogués par le personnel de la Bibliothèque nationale d’Israël. Alors qu’ils sont absorbés dans la collection Judaica estimée entre 2,5 à 3 millions de volumes de la bibliothèque, certains sont numérisés page par page.

    Joshua Gerstein examine les livres de la Valmadonna Trust Library qui intégreront la Bibliothèque Nationale d’Israël, à Jérusalem, le 30 octobre 2017 (Crédit : Renee Ghert-Zand/TOI)

    Joshua Gerstein, du département des processus d’acquisition de la bibliothèque, était enthousiaste à l’idée de manipuler les livres de la collection Valmadonna non seulement en hébreu, mais aussi en latin, anglais, néerlandais, italien, yiddish, ladino et même ourdou.

    Il fut ému de saisir des objets tels qu’un Pentateuque de Trente (Italie), imprimé moins d’un siècle après l’Inquisition et l’expulsion des Juifs d’Espagne, et Une excuse pour l’honorable nation des Juifs et tous les fils d’Israël par Edward Nicholas imprimé en 1648 qui a plaidé pour la réintégration des Juifs en Angleterre.

    « Vous apprenez tellement sur la vie et l’histoire des communautés à travers les livres qu’ils ont imprimés », a déclaré Gerstein en présentant à ce journaliste un petit livre de Téhilim pour Tisha BeAv imprimé à Venise en 1599 avec des notes manuscrites en petits caractères.

    « Le conservateur le plus savant des livres hébreux »

    L’expert de Valmadonna Hill a rencontré Lunzer au début des années 1980 et lui a rendu visite ainsi qu’à ses livres plusieurs fois au cours des 35 années suivantes. Hill a écrit l’introduction au catalogue des enchères de Kestenbaum.

    « Si on ne savait pas qu’il était marchand de diamants, il était impossible d’imaginer qu’il pouvait être autre chose que le conservateur le plus savant des livres en hébreu, » a écrit Hill à propos de son ami.

    « Obsessionnel, borné et méticuleux, il a acquis des livres de tous les lieux d’impression et de toutes les imprimeries. Non seulement la totalité de la production de livres juifs était représentée dans la collection, mais dans des exemplaires uniques ou presque uniques, impeccables, de luxe, variés, excessivement rares ou non enregistrés, tous élégamment reliés ou restaurés », écrit-il.

    Hill a souligné que la sélection à vendre comprenait des livres issus de 40 lieux d’impression juive s’étendant de l’Italie à l’Allemagne, les Balkans, Cracovie, Lublin, Anvers, Amsterdam, Bâle, Paris et l’Empire ottoman au 16e siècle.

    La vente inclut des modèles d’imprimeurs humanistes non juifs tels que Bomberg, ainsi que des imprimeurs juifs dont les noms résonnent avec des événements importants de l’histoire juive : des expulsions, des livres brûlés, des persécutions, des émigrations d’un côté et des moments d’accomplissement technique, de créativité intellectuelle de l’autre : Eliezer Toledano à Lisbonne, des générations de Soncino en Italie et à l’Est, Ibn Nahmias à Constantinople, la Compagnie des tisserands à Bologne, Usque à Ferrare, Dona Reyna au palais du Belvédère près d’Orta Köy, Manasseh Ben Israël à Amsterdam et Israël Bak à Jérusalem. »

    L’ouvrage Zevach Pesach, avec les commentaires de Isaac Abarbanel. Version de luxe imprimée intégralement sur papier bleu, à Cremona par Vincenzo Conti, en 1557 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    Parmi les points forts de l’enchère figurent des incunables, des livres imprimés sur du vélin, des livres imprimés sur du papier bleu et d’autres papiers de couleur, et unica (copies uniques, exceptionnellement complètes ou excessivement rares du début de l’Hebraica).

    Le président de Kestenbaum & Company, Daniel Kestenbaum, a déclaré qu’il était honoré de gérer cette vente aux enchères et s’attendait à ce que la provenance de Valmadonna apporte un plus.

    Comme Hill, Kestenbaum connaissait personnellement Lunzer et se souvenait de lui pour son caractère extraverti et son amour des livres en tant qu’objets physiques et témoignages d’histoire et de culture.

    « Quand je vivais à Londres, il m’a montré des livres. Il était très soucieux. Je me souviens qu’il parlait de la Venise du 16ème siècle, du dîner à minuit », a déclaré Kestenbaum.

     

    Le livre Tephilah mikol HaShanah [prières pour toute l’année]. Selon le rite sépharade. Version de luxe imprimée intégralement sur papier rose, à Vienne, par Anton Schmid, en 1838 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    « Il était autodidacte. Il a non seulement hébergé la Valmadonna chez lui, mais il avait aussi une bibliothèque séparée dans une pièce où il conservait une énorme collection de lectures secondaires et de bibliographies », a-t-il dit.

     

    Kestenbaum a souligné d’autres lots importants qui pourraient attirer l’attention des acheteurs institutionnels et privés. L’un est « Igereth Orchoth Olam » [L’Épître sur les chemins du monde] d’Abraham Farissol, imprimé à Venise par Giovanni di Gara en 1586-87 et estimé entre 50 000 et 70 000 dollars. C’est la première édition du premier ouvrage en hébreu contenant une description de l’Amérique.

    Une première édition de « Sepher Mayan Ganim – Sepher Eilim – Mayan Chathum » de Joseph Solomon de Crète Delmedigo imprimée par Menasseh ben Israël à Amsterdam en 1628-1629 comprend des traités relatifs à la géométrie, l’algèbre, la chimie, l’astronomie, la physique, la médecine et la métaphysique, et est unique dans la littérature hébraïque avant la période moderne. Il est estimé entre 10 000 dollars et 15 000 dollars.

    L’ouvrage Mayan Ganim – Sepher Eilim – Mayan Chathum par Joseph Solomon deCrete Delmedigo première édition), imprimé à Amsterdam par Menasseh ben Israël, en 1628-29 (Crédit : Kestenbaum & Company)

    Une Haggadah de Pâque, commentée par le Rabbin Joseph de Padoue, imprimée à Venise par Giovanni di Gara en 1599, la première haggadah vénitienne illustrée, est estimée entre 10 000 et 15 000 dollars; et un Siddour ashkénaze complet imprimé à Mantoue par Venturino Roffi Nello pour Meir ben Ephraim et Yaakov ben Naphtali en 1558 devrait valoir entre 80 000 à 120 000 dollars.

    Hill fut surpris de trouver, parmi les ouvrages vendus aux enchères, un livre imprimé à Prague en 1735 sur un papier bleu-vert extrêmement rare provenant de la bibliothèque du rabbin Jonathan Eybeschuetz, un rabbin vénéré soupçonné d’être un sabbatéen.

    « Je ne peux pas imaginer comment l’INL pourrait s’en défaire sciemment. C’est comme avoir une copie de luxe d’un livre qui a été signé par Thomas Jefferson », a déclaré Hill.

    Kestenbaum a déclaré qu’il n’était pas en mesure de dire pourquoi ce livre et les autres étaient mis aux enchères. Son rôle était simplement de représenter les expéditeurs.

    Et qui sont-ils ?

    « Un partenariat entre la Bibliothèque nationale d’Israël et David et Jemima Jeselsohn », a-t-il déclaré.

    Source : https://fr.timesofisrael.com
    Auteur : RENEE GHERT-ZAND
    Date : 18 juillet 2018

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  • À quoi ressemblera la bibliothèque de demain ?

    À quoi ressemblera la bibliothèque de demain ?

    Les trois imprimantes 3D de la bibliothèque Benny dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grace. Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

    Le réseau des 45 bibliothèques publiques de la Ville de Montréal se modernise. On y retrouve de plus en plus d'espaces consacrés à des activités spécifiques comme des Fab-Lab, des laboratoires de fabrication numérique. Bientôt, on y verra même des Food-Lab, des laboratoires culinaires.

    Un texte de René Saint-Louis, journaliste à l'émission Le 15-18

    La Bibliothèque Benny dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame­­­­­­­-de-Grâce, est à l'image de la bibliothèque de demain. En plus d'être neuve, l'institution inaugurée en 2016 à la suite d'un concours d'architecture, est aussi belle.

    Et on y retrouve le Benny-Fab, un laboratoire de fabrication numérique qui dispose de trois imprimantes 3D. Le directeur des bibliothèques de Montréal, Ivan Filion, rappelle qu'il s'agissait du tout premier laboratoire numérique situé dans une bibliothèque au Québec. Un deuxième laboratoire a depuis ouvert ses portes. Il est situé dans la Bibliothèque Interculturelle, elle aussi dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.

    Dans les autres arrondissements, deux laboratoires mobiles font la tournée du réseau des bibliothèques.

    La consultante en bibliothéconomie, Léa-Kim Châteauneuf, estime que ce type d'installations répond à un besoin de littératie numérique.

    Ce sont des outils d'approche de la connaissance, mais également de la culture. Et l'imprimante 3D devient un outil d'apprentissage pour s'initier entre autres aux nouvelles technologies qui sont de plus en plus sont présentes dans nos vies.

    Léa-Kim Châteauneuf, consultante en bibliothéconomie

    À quand des Food-Lab ?

    Dans un avenir rapproché, la Ville envisage même d'installer un ou deux laboratoires culinaires dans des bibliothèques publiques.

    Ivan Filion attend de voir le résultat des appels à projets qui concernent les nouveaux équipements et les nouveaux espaces dans les bibliothèques pour en dire davantage. Ces résultats sont attendus en juin pour un déploiement fin 2018, début 2019, précise-t-il.

     Le directeur des bibliothèques de Montréal, Ivan Filion,
    Le directeur des bibliothèques de Montréal, Ivan Filion. Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

    Les chiffres sur la fréquentation des bibliothèques de la Ville sont assez encourageants. Depuis quatre ans, la fréquentation a connu une hausse de 25 %. Sur la même période, les prêts n'ont augmenté que de 5 % alors que la participation à des activités a augmenté de 35 %.

    Source : https://ici.radio-canada.ca
    Auteur : Rédaction
    Date : 19/07/2018

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  • 37 M$ de rénovation plus tard : voici à quoi ressemble la bibliothèque de l'Université Concordia

    37 M$ de rénovation plus tard : voici à quoi ressemble la bibliothèque de l'Université Concordia

    Totalement unique en son genre!

    37 M$ de rénovation plus tard : voici à quoi ressemble la bibliothèque de l'Université Concordia featured image

    @concordiauniversity

    Depuis 2015, la bibliothèque Webster de l'Université Concordia a subit plusieurs rénovations afin de lui redonner fière allure et en seulement 3 ans, plus de 37 M$ ont été investi dans le projet.

    Ouverte à tous les jours de la semaine et à toutes heures de la journée, c'est la seule bibliothèque au Québec à offrir ce service pratique. Très achalandée des étudiants, plusieurs places assises étaient depuis quelques temps manquantes.

    Construit en quatre phases, le projet a finalement été mené à terme tout récemment par l'équipe de Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes et celle de l'Université Concordia. Voici un aperçu des changements apportés :

     

     

     

    En plus de son nouveau côté moderne, la bibliothèque a maintenant son propre mur de végétaux, suite à la forte demande des étudiants. Cette idée aura coûtée 260 000$ et aura été réalisée avec la contribution des élèves.

    En plus de tout ça, voici quelques autres nouveautés :

    • Des salles zéro bruit
    • Des activités de zoothérapie
    • 3200 places assises
    • 21 km de rayons de livres
    • Des escaliers silencieux
    • 19 espaces de travail de collaboration

    Bref, selon Audrey Archambault, architecte chez MSDL, la « nouvelle » bibliothèque universitaire Webster serait carrément la plus belle au Canada. De quoi rendre tes heures d'étude juste un petit peu moins pénible...!

    Source : https://www.narcity.com/
    Auteur : Rédaction
    Date : 19/07/2018

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  • Une bibliothèque d'objets à Bruxelles

    Une bibliothèque d'objets à Bruxelles

    Usitoo démarre avec 250 articles dans son catalogue
    Usitoo démarre avec 250 articles dans son catalogue - © Tous droits réservés

    Benoit Carion et Xavier Marichal dans le dépôt principal d'Usitoo à Anderlecht (Delacroix)
    Benoit Carion et Xavier Marichal dans le dépôt principal d'Usitoo à Anderlecht (Delacroix) - © Tous droits réservés

    Le mode d'emploi est assez simple. Comme dans une bibliothèque, il faut être membre pour pouvoir emprunter. La cotisation mensuelle est de 9 euros par mois, elle vous donne le droit d'emprunter des objets selon un prorata de points, lorsque vous en avez besoin. "Vous réservez sur le site l'objet que vous voulez quand vous le voulez et à l'endroit que vous choisissez car on a un service de livraison de proximité. Étape deux, les points sont débités de votre compte. Étape trois, il ne vous reste plus qu'à l'utiliser", résume Xavier Marichal, l'un des concepteurs d'Usitoo.

    Des enjeux sociaux et environnementaux

    Usitoo vise un catalogue de 1000 objets d'ici la fin de l'année
    Usitoo vise un catalogue de 1000 objets d'ici la fin de l'année - © Tous droits réservés

    La petite coopérative s'est constituée au mois de novembre, elle fonctionne pour l'instant avec deux temps pleins et deux temps partiels " On n'a pas pour vocation de faire des bénéfices pour faire des bénéfices, mais on a deux fondamentaux: le côté environnemental avec la récupération d'objets, et un objectif social qui est de créer des emplois locaux. Usitoo est une coopérative commerciale, il y a des euros en jeu, on paie son abonnement pour alimenter un système qui crée des emplois locaux".  

    Usitoo vise un développement exponentiel

    Outre les quatre personnes employées, la société compte pour ses débuts une cinquantaine de coopérateurs, et à peu près le même nombre d'utilisateurs. Bien entendu, elle a pour vocation de s'étendre. "Pour l'instant, la plupart de nos utilisateurs sont nos coopérateurs et ceux qui sont sensibles à notre cause écologique, explique Benoit Carion, chargé de communication d'Usitoo. Mais on commence aussi à voir des gens qui tombent sur nous un peu par hasard, qui veulent faire des économies tout simplement".

    Usitoo vise un catalogue 4 fois plus important d'ici la fin de l'année et espère compter 1000 "usiteurs" dans ce même laps de temps.

    Source : https://www.rtbf.be
    Auteur : rédaction
    Date : 19/07/2018

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  • Le dernier Roman – Un livre qui en dit long sur l’avenir de l’écriture artificielle

    Le dernier Roman – Un livre qui en dit long sur l’avenir de l’écriture artificielle

    le dernier roman antony altman catherine lang
    Le dernier roman, un livre de Catherine Lang et Antony Altman tombe à pic.

    On parle d’intelligence artificielle à propos de tout et de n’importe quoi. On en parle aussi à propos des livres. 

    Robots écrivainsAlgorithmes d’écritureIntelligence artificielle capable d’écrire, de comprendre et lire mieux que nous.

    D’ailleurs, les dernières Assisses du livre numérique étaient consacrées à ce sujet.

    Le dernier roman ou le premier sans humain ou presque ?

    On s’interroge, les robots vont-ils pouvoir écrire des livres à la place des auteurs ? L’écriture artificielle, fait de l’homme ou de la machine ?

    Tels sont les messages sous-jacents du livre Le Dernier Roman. Ecrit avec humour et mordant, ce petit roman concocté par deux auteurs autoédités soulève des questions intéressantes sur la mainmise de la technologie dans nos vies à tous.

    Mais Catherine Lang et Antony Altman ne s’arrêtent pas là. L’histoire débute dans les locaux d’une plateforme internet, un géant du Web qui s’intéresse de près aux auteurs (suivez mon regard). Appelons cette plateforme Antiope.

    Antiope lance un concours d’écriture et invite les auteurs en devenir à participer à ce challenge après une première sélection rigoureuse (suivez encore mon regard).

    Petit passage du Dernier roman : « il y a gros à gagner, un accompagnement éditorial, des milliers de lecteurs, mais aussi une opération marketing à hauteur de vingt mille euros orchestrée par l’incontournable plateforme, ainsi qu’une diffusion mondiale dans plusieurs langues et une adaptation cinématographique. »

    Pendant 4 jours, les auteurs sélectionnés seront enfermés dans un lieu clos. Ils devront pondre 40 000 mots minimum, pour, peut-être, atteindre le Graal !

    La suite on ne vous la raconte pas… alors on va y mettre des mots clefs comme on dit dans le WOUEB : numérique, liseuse, réseaux, réseaux sociaux, Top 100, télé-réalité, meilleure vente, blog, autoédition, page turner, fanfiction, …IA

    Nous suivrons les aventures d’Antony (sic) et Victoria Katherine (sic) et devinerons au fur et à mesure les messages subliminaux et bien amenés par nos deux compères.

    Avec intelligence (non artificielle celle-ci), Antony Altman et Catherine Lang appuient là où ça fait mal, réussissent à nous faire tordre de rire et balancent des pics grinçantes sur les géants du Web mais aussi sur les graines d’auteurs qui rêvent d’atteindre le firmament. 

    Et pour aller plus loin dans Le dernier roman, les auteurs ont même prévu une suite à leur histoire.

    Un tome 2 me direz-vous ? Nooooooooooooon, ils publieront prochainement les romans écrits par Antony et Victoria Katherine lors du concours d’écriture d’Antiope !

    Alors info ou intox, robot ou humain ?

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur: 
    Date : 19/07/2018

     

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  • La liberté de ma mère

    La liberté de ma mère

    jean-michel apathie la liberte de ma mere
    On a l’habitude de voir sur Amazon les auteurs indépendants caracoler en tête des ventes ebooks et truster le Top 100. Mais ce n’est jamais arrivé pour les livres papier. 

    C’est le tour de force involontaire qu’a réussi Jean-Michel Apathie avec La liberté de ma mère – Mai 68 au pays basque.

    Jean-Michel Apathie  – Une première en France

    Depuis plusieurs semaines, Jean-Michel Apathie a créé la surprise avec son livre autoédité La liberté de ma mère – Mai 68 au pays basque.

    Il est premier des ventes tous livres confondus dans la catégorie livres brochés sur Amazon.fr, du jamais vu dans l’autoédition en France.

    Il dépasse tous les blockbusters du moment édités par les éditeurs de renom !

    jean michel apathie

    L’autre Mai 68 

    Nous avons eu l’occasion de rencontrer Jean-Michel Apathie lors de la présentation des Plumes Francophones 2018.

    A n’en pas douter, Amazon et l’équipe Kindle KDP a tout de suite cru en ce cours essai.

    Avec son accent charmant, Jean-Michel Apathie a parlé avec verve de Mai 68.

    Il a su expliquer que Mai 68 ce n’était pas forcément sous les pavés la plage, Cohn Bendit, et les manifs.

    Mai 68 pour sa maman et son papa c’était une autre révolution, il explique avec émotion devant un parterre de journalistes « Mes parents ont été de vrais soixante-huitards. Mai 68 c’est l’émancipation des individus. Mai 68 c’est le moment où mes parents ont une maison avec tout le confort, la télévision a bouleversé nos vies en entrant à la maison. » Il continue avec énergie : « Mai 68 c’est aussi l’arrivée de la pilule… »

    Jean-Michel Apathie est intarissable sur cette période charnière et défend son livre, son histoire de façon si limpide, qu’on ne peut qu’avoir envie de découvrir ce qu’il écrit dans La liberté de ma mère.

    Parce que cette histoire qui a été refusée par de nombreux éditeurs est l’histoire de millions de français loin à l’époque, du BoulMich’ et de la fac de Nanterre.

    Ce court témoignage d’une centaine de pages,  nous fait découvrir l’autre Mai 68 grâce à Catherine et Jean-Pierre, ses parents.

    50 ans après Mai 68 on est peut-être en train de vivre une autre révolution non ?

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date : 19/07/2018

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  • Ebooks – Une nouvelle plateforme d’autoédition pour les auteurs

    Ebooks – Une nouvelle plateforme d’autoédition pour les auteurs

    story by fyctia autoédition

    Le paysage français de l’autoédition s’enrichit encore avec l’arrivée d’une nouvelle plateforme d’autoédition. 

    Stories By Fyctia est une toute nouvelle plateforme d’un nouveau genre qui propose aux auteurs de publier des livres numériques exclusivement pour le moment.

    Au commencement, Fyctia est une interface « à la Wattpad » permettant de lire et d’être lu.

    Stories By Fyctia va plus loin et permet aux auteurs indépendants de proposer leurs ebooks dans les librairies en ligne au même titre que sur Librinova ou encore IggyBook ou Bookelis mais avec quelques différences. Le service est payant selon un modèle économique innovant.

    Story By Fyctia comment ça marche ?

    Quand un auteur entre sur la plateforme d’autoédition, il ne peut d’emblée proposer son livre à l’achat. Il doit d’abord participer à un concours d’écriture proposé par Fyctia.

    Tous les manuscrits peuvent être autoédités via SbyF à partir du moment où les auteurs ont participé à un concours et y ont obtenu plus de 100 likes et partages de la part des lecteurs abonnés.

    Ceci étant fait, l’auteur peut s’il le désire mettre son livre en vente avec une diffusion assurée par la plateforme et ses partenaires.

    La fabrication du livre numérique est également assurée par le service.

    Les livres numériques sont vendus sur des librairies en ligne : Amazon.fr, iBooks Store, Fnac.com ou encore Google Play.

    L’auteur a ensuite accès à un Back office pour suivre ses ventes. Il a un regard sur la promotion effectuée. 
    Combien ça coûte ? 
    Story by Fyctia se différencie par le modèle de paiement et de rétribution des auteurs.

    En effet, le ticket d’entrée est basé sur le nombre de « likes » ou de partages effectués par les lecteurs sur Fyctia.

    Plus un livre a de likes lors du concours d’écriture, moins son coût pour l’auteur est élevé.

    Voici quelques exemples : Plus de 50000 likes et/ou partages : 1€ TTC, de 30001 à 50000 likes et/ou partages : 9€ TTC, de 10001 à 30000 likes et/ou partages : 19€ TTC, de5001 à 10000 likes et/ou partages : 29€ TTC. Le prix maximum étant de 99 euros.

    Quelle rémunération pour l’auteur s’il vend un ebook ?

    SbyF est transparent. C’est l’auteur qui fixe le prix de son livre, il leur est toutefois conseillé de ne pas dépasser les 2.99 euros.

    Pour calculer la rémunération de l’auteur, il faudra ôter la TVA de 5.5%, la commission revendeur de 30% sur le prix HT, le coût de la diffusion/ distribution via Interforum de 10% sur le prix HT.

    Le reste est ensuite partagé à 50 / 50 entre l’auteur et la plateforme.

    Charge aux auteurs maintenant de mettre la casquette d’auteur-entrepreneuret de faire leurs calculs pour savoir s’ils estiment que cette nouvelle alternative est rentable.

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date : 19/07/2018

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  • ePresse lance l’abonnement à la presse en illimité

    ePresse lance l’abonnement à la presse en illimité

    epresse 2018
    Après un essai réussi avec Orange, le kiosque de presse numérique ePresse annonce le lancement d’une offre en illimité. 

    Pour 9.99 euros par mois, l’offre premium ePresse propose à ses clients et aux personnes lisant de la presse en numérique d’accéder à un catalogue de 300 titres de presse en illimité.

    ePresse Premium lancement après un test depuis plusieurs années

    « Cette offre grand public, commercialisée au prix de 9,99 euros par mois, est construite sur un modèle d’abonnement qui incite à la lecture de presse sous format numérique sans restriction » explique la plateforme.

    Ce nouveau service fait suite à un test grandeur nature lancé en partenariat avec Orange en juillet 2015 (lire notre article).

    Jean-Frédéric Lambert, Président d’ePresse précise : « Les résultats obtenus durant cette période ont dépassé nos attentes avec plus de 60 000 téléchargements de titres de presse par jour. Notre offre correspond donc bien à une attente chez les lecteurs ».

    L’application ePresse, disponible sur iOS et Android, propose plus d’un millier de titres parmi lesquels l’Equipe, Libération, Le Parisien, Le Figaro, Public, Biba, L’Express, Paris Match, Challenges, Le Point. La presse régionale et  locale et des magazines thématiques sont également disponibles.

    Téléchargez sur iPad et iPhone cliquez ici 

    Découvrez plus d’articles sur la presse digitale cliquez ici

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date : 19/07/2018

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  • Talk to Books, le nouvel outil de Google pour rats de bibliothèque

    Talk to Books, le nouvel outil de Google pour rats de bibliothèque

    Le géant américain a lancé vendredi Talk to Books, un nouvel outil de recherche pour fouiller dans la base de données de Google Books avec des questions ou des phrases complètes, et non plus des mots-clefs.

    Google a annoncé un nouveau venu dans ses services vendredi : Talk to Books. Une barre de recherche qui permet de fouiller dans les livres de Google Books avec des questions. La grande nouveauté est qu'il s'agit ici d'utiliser le langage naturel : « La recherche sémantique est basée sur la recherche de sens, plutôt que de mots-clefs ou de phrases »,explique sur son blog Ray Kurzweil. Le pape du transhumanisme et chercheur chez Google, qui se faisait rare dernièrement, est apparu ce 13 avril 2018 sur la scène de la conférence TED à Vancouver (Canada) pour présenter ce nouvel outil, rapporte le site Quartz.

    De quoi ravir étudiants, professeurs et rats de bibliothèque en tout genre qui avaient déjà l'habitude de tomber sur des suggestions de Livres (nom français de Google Books) via la barre de recherche principale de Google. Mais, il faut bien dire, seuls les téméraires allaient directement sur Livres jusqu'à présent.

    L'internaute voulant consulter l'intégralité d'un texte est moins souvent contrarié par des pages manquantes avec des sites tels que Wikisource, le Projet Gutenberg (qui permet de télécharger plus de 56.000 ebooks gratuitement), ou Gallica. Jusqu'à présent, le meilleur usage que l'on pouvait avoir de Google Livres était donc de chercher des extraits.

    Vers la reconnaissance du langage naturel

    Talk to Books fait donc ce qu'on demandait jusqu'à présent à Livres sans le savoir. Il suffit de poser des questions, ou de saisir une phrase sans utiliser forcément une forme interrogative, et des extraits ressortent pour apporter des réponses (malheureusement, le service ne fonctionne qu'en anglais pour le moment). L'outil scanne parmi les 100.000 livres présents dans la base de données puis fait ressortir des passages, avec les éléments les plus pertinents en gras.

    Un système amusant, potentiellement utile, mais perfectible, comme le montrent les réponses ci-dessous (celle sur le Bitcoin est particulièrement peu pertinente). Améliorer ce nouvel outil, c'est sûrement ce qu'attend l'entreprise de Mountain View en le mettant dès à présent à disposition des internautes. La reconnaissance du langage naturel étant un des enjeux les plus importants de l'intelligence artificielle aujourd'hui, on peut d'ores et déjà imaginer qu'à terme, il sera possible d'interroger de la sorte l'intégralité du moteur de recherche.

    Talk to Books à l'essai : les réponses à nos questions

    Pourquoi le ciel est bleu ? « La couleur bleue du ciel résulte de la dispersion de la lumière des minuscules molécules d'air dans l'atmosphère qui sont plus petites que la longueur d'onde de la lumière visible. " (extrait de « Light and Video Microscopy », Randy O. Wayne)

    Ray Kurzweil est-il fou ? « Le problème avec la vision de Ray Kurzweil est qu'elle va beaucoup plus loin que la simple faisabilité technique. Même si dans trente ans, comme il le prédit, nous pourrions acheter une machine avec la puissance computationnelle de mille cerveaux humains pour 1.000 dollars, la programmer efficacement, et en quelque sorte la renvoyer dans notre cerveau, pourquoi le ferions-nous ? » (extrait de « Redesigning Humans : Our Inevitable Genetic Future », Gregory Stock)

    Quelle est la réponse ? « La réponse à quelle question ? » (extrait de « Delphi Works of G. K. Chesterton », G. K. Chesterton)

    Pourquoi la tour Eiffel a été construite ? «... s'est tenue l'exposition universelle de 1889 à Paris. C'est à cette occasion que la Tour Eiffel fut construite, faisant de ce moment important le triomphe de la science et de l'industrie en marquant la fin de l'usage de la pierre et le début de l'ère de l'acier. » (extrait de « Tahiti Beyond the Postcard : Power, Place, and Everyday Life », Miriam Kahn).

    Qu'est-ce que le Bitcoin ? « Le second cas que nous considérerons est celui du Ripple, une monnaie virtuelle mise en circulation par l'entreprise Ripple Labs. Il s'agit d'une monnaie virtuelle et d'un système de paiement qui a été entièrement développé sans aucune forme de dépendance au Bitcoin. Elle a été pour la première fois échangée en 2013. »(extrait de « Business Innovation Through Blockchain : The B3 Perspective ", Vincenzo Morabito)

    Source : https://www.lesechos.fr
    Auteur : Rémy Demichelis
    Date : 19/07/2018

     

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  • LE JOURNAL DE KURT COBAIN (2002)

    LE JOURNAL DE KURT COBAIN (2002)


    LE JOURNAL DE KURT COBAIN (2002)

    Bien que je refuse de dire que cette récupération de journaux intimes est une autobiographie, c’est vraiment une des seules façons de connaître les réels fondements du chanteur de Nirvana. Ce recueil est en effet la compilation de 20 de ses carnets de pensées, dans lesquels on a accès à des paroles embryonnaires de chansons, à des dessins psychédéliques et à des songes des plus intimes. Ça peut être perçu comme du voyeurisme, mais selon les proches de Cobain, tout porte à croire qu’il avait envie qu’on lise son journal. En effet, dans celui-ci, figure la phrase : « Please read my diary, look through my things, and figure me out. » Et si on prend l’œuvre comme une façon de comprendre une partie cachée du musicien, celle que les médias n’avaient pas le courage d’analyser, je pense que sa lecture peut être une marque de respect. Toutefois, il est clair que cet ouvrage est voué aux vrais de vrais fans, parce que 300 pages de gribouillis d’inconnu, ça peut être long longtemps.

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  • PATTI SMITH — JUST KIDS (2010)

    PATTI SMITH — JUST KIDS (2010)

    PATTI SMITH — JUST KIDS (2010)

    Enfin quelque chose d’un peu plus doux! C’est certes une histoire de « drugs sex and rock and roll », mais racontée avec beaucoup plus de nuances et d’humanité que les autres ouvrages. Les premières pages retracent l’enfance et l’adolescence parallèles de Patti et de son inconditionnelle âme sœur Robert Mapplethorpe, jusqu’à ce que leurs destins se croisent et se recroisent dans les rues de New York en été 1968, alors qu’ils n’ont que 20 ans. Rencontre si déterminante dans la vie de la rockeuse que « Just Kids » est en fait la biographie des deux artistes, car que serait Patti sans Robert et Robert sans Patti? Assister à la construction de leur cocon créatif dans leur extrême pauvreté pour enfin les voir papillonner vers leur reconnaissance artistique mondiale est simplement savoureux. Ce livre moult fois lauréat de prix distingués nous raconte avec subtilité la transformation identitaire, sexuelle et artistique de Mapplethorpe, puis sa relation fusionnelle et instable avec sa partenaire, transformée après tant d’années en puissante amitié. Et même si vous n’êtes pas un fan de la musicienne-poète ou de l’artiste-photographe, le livre brosse aussi un beau portrait de l’époque révolutionnaire des années 60-70, et si vous êtes bien attentifs, vous aurez la chance d’y croiser quelques icônes prêtes à marquer l’Amérique.

    Source : https://urbania.ca
    Auteur: Rédaction
    Date: 19/07/2018

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  • MARILYN MANSON —THE LONG HARD ROAD OUT OF HELL (1998)

    MARILYN MANSON —THE LONG HARD ROAD OUT OF HELL (1998)

    MARILYN MANSON —THE LONG HARD ROAD OUT OF HELL (1998)

    Phénomène de l’anti-star par excellence, pionnier d’un « choc rock » et icône tourmentée vivant pour et par la provocation, celui qui est né Brian Hugh Garner détient vraiment toutes les caractéristiques d’une rockstar, mais avec une dose de satanisme en plus. L’homme de maintenant 49 ans a su piquer la curiosité du monde entier, et c’est pour cette raison que son autobiographie « The Long Hard Road out of Hell » (un titre de vie enviable) est une riche boîte de pandore. Celui qui a toujours voulu choquer l’Amérique est en effet très doué pour romancer sa propre vie et créer son propre mythe. Le récit, co-écrit avec le journaliste Neil Strauss, commence avec la découverte de la cave de son grand-père, truffée d’objets morbides, malsains, pervers et zoophiles, et se termine à la fin de sa tournée Antichrist Superstar, en 1997. Bien qu’on puisse douter de la véracité de certains passages (comme je dis, Marilyn ADORE romancer son existence), on ne peut que consommer avec appétit ses confessions inédites et infâmes au sujet de ses tourments et ses romances intrigantes (allô Evan Rachel Wood). Parsemées de photos de son enfance, sur lesquelles sont superposés des dessins de squelettes (puisqu’enfance et ossements vont indéniablement de pairs?), les mémoires de Marilyn Manson nous prouvent à quel point la façon dont il se perçoit est aussi (sinon plus) intéressante que le personnage lui-même.

    Source : https://urbania.ca/
    Auteur: Rédaction
    Date: 19/07/2018

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  • STEVEN ADLER (LE BATTEUR DE GUNS N’ ROSES) —MY APPETITE FOR DESTRUCTION(2010)

    STEVEN ADLER (LE BATTEUR DE GUNS N’ ROSES) —MY APPETITE FOR DESTRUCTION(2010)

    STEVEN ADLER (LE BATTEUR DE GUNS N’ ROSES) —MY APPETITE FOR DESTRUCTION(2010)

    Steven Adler se décrit comme la personnalité américaine la plus autodestructrice de tous les temps et je dois avouer qu’il est sans doute l’archétype de la star du rock par excellence : il s’est quand même fait évincer d’un des groupes les plus trash de l’Amérique parce qu’il prenait trop de drogue (faut le faire). Steve a décidé de raconter, à l’âge de 74 ans, les détails les moins légers de son existence. Rétrospective presque sage de sa vie rocambolesque, ce livre est long, mais écrit de façon claire et chronologique et surtout bien divisé en chapitres aux titres accrocheurs (comme « Shooting Videos and Heroin »), eux-mêmes divisés en sous-chapitres avec des noms tout aussi révélateurs (tels que « Orgies and Orgasm » ou « Oh, well »). Une façon bien efficace de faire comprendre au lecteur que l’anecdote qui suivra sera peu poétique. Bref, « My appetite for destruction » est un incontournable si vous êtes du genre à aimer vivre vos émotions fortes à travers celles des autres.

    Source: https://urbania.ca
    Auteur : Rédaction
    Date: 19/07/2018

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  • JOHNNY HALLYDAY — DANS MES YEUX (2013)

    JOHNNY HALLYDAY — DANS MES YEUX (2013)

    L’autobiographie : quel curieux genre. Celui où un individu, pertinent ou non, se donne lui-même le mandat de rédiger le récit rétrospectif de sa propre vie. Lorsqu’on raconte la construction historique de notre personnalité, il faut s’assurer qu’elle soit intéressante, cette personnalité, ou du moins qu’elle soit paradoxale, ou biscornue. Si elle est malsaine, c’est encore mieux. Et quelles personnalités correspondent plus à ce profil que les rockstars?

    JOHNNY HALLYDAY —DANS MES YEUX (2013)

    Les critiques sont très polarisées, en partie parce que c’est davantage l’auteure française Amanda Sthers, dont la plume n’est pas reconnue pour être la plus illustre, qui a rédigé cette « autobiographie » écrite au « je ». Mais dans la mesure où le décès de Johnny Hallyday est assez récent (le 5 décembre dernier pour ceux qui seraient déjà passés à autre chose), elle est selon moi d’un digne intérêt. Petit livre d’une centaine de pages, « Dans mes yeux » se présente comme une longue confidence, dans laquelle Johnny dépeint ce sentiment de vide qui l’a suivi toute sa vie, dû à l’abandon de ses parents alors qu’il était encore enfant. Pas obligé d’être un fan du rockeur, suffit de n’avoir qu’un tant soit peu d’interrogations sur le pourquoi d’un si grand phénomène pour vous plonger dans l’histoire de cet homme.

    Source : https://urbania.ca
    Auteur : rédaction
    Date : 19/07/2018

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  • Avec Scott Hawkins, entrez dans la bibliothèque de l’étrange

    Avec Scott Hawkins, entrez dans la bibliothèque de l’étrange

    Formidable premier texte d’un inconnu, Scott Hawkins. Ed Denoël

    Et si le meilleur roman de SF de l’an dernier était celui-là ? Ce premier texte d’un inconnu a en tout cas été encensé par la critique des deux côtés de l’Atlantique.

    Dieu a disparu. Enfin, peut-être pas Dieu, mais Père, ce qui revient quasiment au même. Père ? Un être tout-puissant, omniscient, mais également terrifiant, qui a pris le pouvoir sur Terre il y a quelques dizaines de milliers d’années et, depuis, dirige les affaires humaines avec un certain détachement. Il est aidé par plusieurs enfants qu’il a arrachés à leurs parents et a depuis élevés avec une cruauté inouie, leur transmettant à chacun une partie du savoir de la bibliothèque de Mount-Char, où réside absolument toutes les connaissances possibles. Carolyn, une de ses bibliothécaires un peu spéciales, mène l’enquête sur la disparition de Père...

    Difficile de résumer en quelques lignes un roman aussi riche, à l’intrigue aussi insolite, aux personnages aussi étranges. Rares sont les livres qui renouvellent totalement un genre, partent explorer des pistes jusqu’alors jamais exploitées, alignent une intrigue dont il est impossible de deviner où elle va bifurquer à la prochaine page. C’est le cas de ce formidable premier texte d’un inconnu, Scott Hawkins, à qui on prédit un brillant avenir s’il conserve à l’avenir une telle imagination.

    Source : https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres
    Auteur : Michel Valentin
    Date : 02/04/2018

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  • À New York, la carte de bibliothèque devient un pass culturel

    À New York, la carte de bibliothèque devient un pass culturel

    Une bibliothèque est déjà une mine de savoir, mais quand votre carte d’adhérent devient un pass pour les musées à proximité, cela permet de lui donner une toute nouvelle dimension culturelle. Et c’est ce que propose la ville de New York. Lancé ce lundi 16 juillet, le programme Culture Pass propose aux détenteurs d’une carte de bibliothèque new-yorkaise d’accéder gratuitement à 33 lieux culturels de la ville, dont le Guggenheim.

     


    Whitney Museum, Brooklyn Botanic Garden, MoMa PS1 ou encore le Brooklyn Museum sont quelques-uns des partenaires des bibliothèques de New York pour le lancement de ce Pass Culture. En permettant un accès gratuit à une trentaine de structures, la ville espère encourager les communautés défavorisées à profiter de la richesse culturelle de la métropole.

    Une fois par an, les adhérents à la New York Public Library, la Brooklyn Public Library et de la Queens Library pourront faire des demandes pour obtenir jusqu’à quatre entrées gratuites dans chacun des établissements partenaires. Les réservations peuvent s’effectuer en ligne sur le site dédié, culturepass.nyc, à l’aide du simple numéro de carte.

    « Certaines personnes sont intimidées par les musées », a déclaré Linda Johnson, présidente de la Brooklyn Public Library, lors d’une interview téléphonique avec le New York Times. « Ils ne devraient pas être exclus de toutes les merveilleuses offres culturelles qui sont disponibles pour les habitants de New York. » Elle fait également part de ses espoirs pour le projet, qu’elle espère voir reconduit indéfiniment. Elle aimerait également voir le nombre d’institutions partenaires augmenté : « Nous sommes prêts à aller partout où l'on nous envoie pour signer avec plus d’institutions. »

    De la barbarie de ces bibliothèques incendiées

    Le directeur du Whitney Museum, partenaire du Culture Pass, a ajouté dans un communiqué : « Nous sommes déterminés à redonner à la communauté et à rendre l’art plus accessible à tous les New Yorkais. » Et pour toucher le plus grand nombre de personnes, la campagne publicitaire est disponible en espagnol, en mandarin, en russe et en arabe.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Fasseur Barbara 
    Date : 17.07.2018

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  • Auteur de Louis la Guigne et du Décalogue, Frank Giroud est mort

    Auteur de Louis la Guigne et du Décalogue, Frank Giroud est mort

    Scénariste de la série Le Décalogue ou Le Cercle de Minsk chez Glénat, il avait dernièrement initié la superbe série L’avocat au Lombard, en 2015. Mais c’est assurément avec Louis La Guigne dessiné par Dethorey, que le public l’a découvert – et s'est laissé conquérir. À 62 ans, Frank Giroud disparaît. 
    Frank Giroud - Bulles en Seyne - P1420321
    Frank Giroud - Yves Tennevin, CC BY SA 2.0
     

    Originaire de Toulouse, où il est né le 3 mai 1956, il était agrégé d’histoire et devint scénariste de bande dessinée, après avoir été tour à tour comédien, auteur de nouvelles, graphiste et bien plus encore. 

    Il donna vie à Louis la Guigne en 1982, collaborant avec Dethorey à la création de ce marginal sympathique, qui traverse le début du XXe siècle avec furie et passion : de Paris à Naples, New York ou Berlin, c'est cette Europe en proie aux guerres et aux déchirures qui nous est racontée. Le succès lui permettra peu à peu d’abandonner toute autre activité pour se consacrer uniquement à l’écriture, raconte son éditeur Le Lombard. 

    Dès lors, il collabore régulièrement avec plusieurs magazines comme Spirou et Tintin, dans lesquels seront prépubliés ses albums. Des drames familiaux à la face cachée de l’Histoire, de la grande aventure aux récits intimistes en passant par le monde de l’espionnage ou de l’aviation, il a exploré les domaines les plus variés et fourni des scénarios à plus de cinquante dessinateurs. 
     

    Un imaginaire riche et prolifique


    Ses histoires sont traduites dans une douzaine de langues et, avec Le Décalogue, il est détenteur d’un Album d’Or, qui couronne les rares séries vendues à plus d’un million d’exemplaires. Récompensé plusieurs fois à Angoulême, il obtient en 2002 le prestigieux « Max und Moritz » du meilleur scénariste international, succédant ainsi à Alan Moore, Pierre Christin et Jean Van Hamme.

     

    Entre janvier 2010 et janvier 2012, il fera paraître chez Glénat les 14 tomes de Destins, l’histoire d’un hiold-up qui tourne très, très mal. Il supervisera l’ensemble des 14 tomes où se succédèrent 13 scénaristes et autant de dessinateurs. 

     

    « La diversité de son propos vient sans doute de la multiplicité de ses centres d’intérêt. Passionné par notre passé, il exerce de nombreuses activités (animateur, décorateur de vitrines, enseignant, économe, directeur de centres de loisirs, graphiste, accompagnateur de voyages...) avant de se lancer à temps plein dans l’écriture. Grand voyageur, il a vécu en Italie et au Para (Amazonie brésilienne), sillonné l’Afrique, l’Asie et une grande partie de l’Europe.

    Après avoir hanté quelques cabarets en tant que conteur, il a prêté sa plume à la réalisation de sketches, de nouvelles, de comédies musicales, de chansons (entre autres pour Juliette) et même d’un roman, illustré par Yvon Le Corre et Laurent Vicomte
     », indiquent les éditions Glénat.

    Cette année, L'avocat reçut le prix Polar en séries 2018, remis lors de la manifestation lyonnaise, Quais du polar : c’est son acolyte et dessinateur Frédéric Volante qui était venue recevoir le prix. La récompense salue l’adaptabilité d’une œuvre pour une série audiovisuelle — et le jury cette année avait pourtant du lourd sous la main. 
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    image Destins

    Destins

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    Le Décalogue

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    Le Legataire

    image L'avocat

    L'avocat


    mise à jour 16 juillet, 10 h : Les éditions Dupuis rendent hommage au dessinateur

     

     

    Frank Giroud est décédé vendredi 13 juillet à 62 ans. Né le 3 mai 1956 à Toulouse, Frank Giroud a d’abord mené de front deux ou trois carrières : celle d’ancien élève de l’école des Chartes de Paris, agrégé d’histoire, puis professeur au lycée français de Milan et enseignant enfin l’histoire à Grenoble ; celle d’accompagnateur de voyages organisés, ce qui lui a permis de visiter d’innombrables pays, d’Israël à l’Inde, de la Tunisie à la Thaïlande ; et celle, à laquelle il se destinait depuis toujours, de scénariste de bande dessinée.

    La carrière de Frank, scénariste prolixe et talentueux, met en évidence son humanité, sa générosité et la curiosité qu’il portait à l’histoire des hommes et des femmes. L’historien réunit la documentation du scénariste, le voyageur découvre le monde que l’auteur raconte à la manière d’un grand reporter.
     

    Déjà collaborateur récurrent du magazine Vécu, il rejoint le Journal Spirou en 1988, et y crée « Missouri », publié dans la collection Repérages. Dès 1990, il offrira au label Aire Libre une magnifique collaboration avec Christian Lax : Les Oubliés d’Annam, La Fille aux Ibis, et Azrayen’. Ce sera ensuite « Quintett », une œuvre chorale à laquelle participent cinq dessinateurs différents, et dans laquelle il exprime avec talent sa propre analyse historique de la Première Guerre Mondiale. Dessinateur pour le plaisir, il aime à révéler le talent de ses partenaires graphiques. C’est ce qu’il fit avec « Secrets », une série dans laquelle Frank explore les secrets de famille, en relation avec des épisodes de l’histoire contemporaine. Son talent offre une quarantaine de magnifiques albums au catalogue des Éditions Dupuis.
     

    Les Éditions Dupuis présentent de sincères et d’émues condoléances à sa famille, à sa compagne Virginie Greiner et à leur fille Thaïs. Le talent authentique de Frank Giroud, son sourire, ses visions originales et pertinentes et son accent chantant de Toulouse manqueront à la bande dessinée.

    Source: https://www.actualitte.com
    Auteur : Florent D.
    Date : 16/07/2018

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  • Après la BD, le Parc Spirou en Provence

    Après la BD, le Parc Spirou en Provence

    Les bureaux des éditions Dupuis sont à Marcinelle, en Belgique, dans le monde réel comme dans les albums de Gaston, de Spirou et Fantasio et de bien d'autres. Mais c'est en Provence, à dix minutes d'Avignon, que vient de s'ouvrir le premier parc d'attractions entièrement consacré aux héros historiques de l'hebdomadaire de BD du groupe Media Participations. Et nous y avons fait un tour, quelques jours à peine après l'ouverture, pour aller à la rencontre de Rantanplan, du Marsupilami et de bien d'autres héros de papier.

     

    Si Spirou ne vieillit pas d'aventure en aventure, il a tout de même 80 ans au compteur. D'abord simple personnage au sein du magazine qui porte son nom, il a été décliné en albums (en version longue et en gags du Petit Spirou), a été adapté en dessin animé et, tout récemment, en un long-métrage que les spectateurs ont boudé.

    Moins connu sans doute que Tintin son aîné, Spirou a pourtant donné naissance à des personnages aussi mémorables que le Marsupilami, Spip et Fantasio, Zorglub, le Comte de Champignac et son chemin a croisé celui de... Gaston, le plus célèbre des employés de la rédaction. Si Spirou a été tour à tour aux mains de dessinateurs et scénariste différents (on ne reviendra pas ici sur les multiples déclinaisons que la série a connu au cours des dix dernières années), la personnalité et l'univers de Spirou et Fantasio ont été durablement marqués par l'ingéniosité et le talent d'André Franquin, dont le parc respecte tout particulièrement l'héritage.

     

    Un patrimoine partagé par plusieurs générations
     

    Situé en rase campagne, à quelques kilomètres d'Avignon, le Parc Spirou est installé à Monteux sur d'anciennes terres agricoles, juste à côté du parc aquatique Wave Island. Si le vaste parking est prêt à accueillir les véhicules par centaines, en ce jour de fin juin, la place ne manque pas. La saison touristique n'a pas encore démarré, le parc n'est ouvert que depuis quelques jours et il accueille ce matin quelques autocars scolaires. Au bout d'une longue allée que les arbres fraîchement plantés ombrageront sans doute dès l'année prochaine, on voit se profiler le portique blanc de l'entrée et les lettres rouges qui le surmontent.
     



     

    La typographie de l'enseigne géante ne laisse pas le moindre doute : les concepteurs du parc ont gardé à l'esprit le principe même de la bande dessinée, ils ne se contentent pas d'agrandir des dessins, ils veillent également à conserver le lettrage, qui est pour les lecteurs aussi important que les traits des héros. Deux longues fresques évoquent Lucky Luke, la forêt de Palombie dont le Marsupilami est originaire et les décors de plusieurs épisodes mémorables de Spirou et Fantasio.

    On se faufile par l'une des petites portes surmontées de Fantasio, de Seccotine ou de Gaston et l'on entre dans le parc proprement dit. On quitte rapidement la rue principale bordée de fausses façades et l'on découvre les attractions proprement dites : roller coasters, cinémas en 4 ou 5D, carrousels et bien d'autres, accessibles à volonté, et, en ce mois de juin, sans avoir à attendre son tour.

     

    Des sensations remuantes pour toute la famille
     

    Il faut saluer le soin que les concepteurs ont pris pour adapter chaque attraction aux différents héros. Ainsi, la plus petite des trois montagnes russes, qui accueille les enfants à partir d'un mètre, est tirée par le scooter de Seccotine et permet aux plus jeunes de ressentir le frisson de la vitesse modérée, alors que la deuxième, plus secouée, est aux couleurs de Lucky Luke et des Dalton.

    Dans celle-là, après avoir fait la queue dans le pénitencier aux murs grisâtres, on prend place à bord d'un petit train qui dévale à toute allure à travers les paysages du Far West. On en sort plus remué, mais ravi comme Averell à la fin d'un bon repas. Enfin, pour ceux dont le cœur est bien accroché, le Spirou Racing propose de monter à bord de wagonnets figurant un bolide de course qui s'élève à plus de vingt mètres avant de dévaler à toute allure en virant sur la gauche et la droite, pour bien remuer l'estomac.

    Hurlements assurés et vue imprenable sur toute la région avant la grande descente.
     


     

    Côté attractions numériques, il faut en revanche beaucoup se creuser pour trouver le rapport entre le parcours virtuel à bord d'une jeep poursuivie des dinosaures hyperréalistes qui évoquent bien plus les créatures de Jurassic Park que le gentil monstre des Voyageurs du Mésozoïque, mini-récit de Spirou. Un séquence d'introduction devrait venir corriger cela sous peu. Mais peu importe, car le meilleur est à venir : le simulateur qui vous plonge dans l'univers de Gaston Lagaffe.

     

    Assis dans la célèbre voiture noire jaune et blanche de l'inventeur, vous allez être secoués dans tous les sens en suivant Gaston, assis sur son siège monorail suspendu, qui tente de rattraper sa mouette rieuse. Au programme, rencontre avec Prunelle et de Mesmaeker, course effrénée dans les bureaux des éditions Dupuis, chute dans le labyrinthe des archives, passage dans la serre personnelle de Gaston, destruction de contrats et bien d'autres surprises délirantes qui raviront aussi bien les fans que les néophytes.

    Au vu de cette réussite, on ne peut que présager le meilleur pour le dernier simulateur qui devrait être accessible dans quelques jours et propose une visite infernale dans l'univers hanté de Zombillenium, la BD à succès d'Arthur de Pins, dont le décor n'est autre qu'un... parc d'attractions hanté, dans le Nord de la France. 
     


     

     

    Pour les plus paisibles
     

    Comme il faut bien reprendre son souffle entre deux sensations fortes, la parc héberge également des manèges plus reposants. Par exemple un carrousel à l'ancienne en forme de champignon géant du Comte de Champignac, dont les chaises suspendues au bout de longues chaînes semblent flotter. Un autre où l'on s'installe gentiment dans des fleurs géantes qui tournoient autour du Marsupilami.

    Ou encore un parcours où l'on chevauche avec Spip à dos de cheval. Et si l'on veut encore un peu de chatouillis dans le ventre, on se laisse emporter par la force centrifuge à bord de la turbotraction, à bord du Fantasio Rodéo ou l'on grimpe dans sur les arbres palombiens de HoubiHouba pour une petit chute libre avec la famille Marsupilami.
     

    Dans les allées, on est frappé par la gentillesse et la générosité des mascottes. Malgré le soleil de plomb, la Marsupilamie rebondit sans fatiguer, pose pour les photos et distribue les câlins, tout comme le Spirou géant qui doit pourtant suer sous son costume rouge imperméable.

    Sans un mot, bien entendu, mais avec les gestes nécessaires pour se faire comprendre de tous, les mascottes semblent se donner sans compter en ce début de saison. De manière générale, on ne peut que féliciter le recrutement et la formation des équipes d'accueil qui affichent un sourire sincère et ont à chaque instant la bonne formule aux lèvres pour que les visiteurs se sentent les bienvenus sur les attractions.
     


     

     

    De quoi manger, de quoi emporter


    Un autre point fort de ce parc à taille humaine reste la fidélité des décors aux couleurs un peu vintage et aux enseignes peintes à la main.

    L'environnement est parsemé de référence aux héros et à leurs aventures. Ainsi, le restaurant self-service est hébergé dans une fausse station essence Vroup, tandis que le fast-food a pris place dans le bureau de la rédaction du Moustic où travaillent Fantasio et Seccotine. 

    Derrière les façades de petits magasins, les boutiques déclinent à l'envi les personnages des différentes séries : Marsupilami en peluches et en caoutchouc, Gaston en tissu, polo et t-shirt aux couleurs des différentes séries. Et la majorité de ces produits dérivés sont disponible en exclusivité au parc, alors on oublie pas son serre-tête Marsupilamie.

     

    Et le plus important, surtout, une librairie est installée non loin de la sortie. On peut y retrouver tous les albums des héros évoqués dans le parc ainsi que des éditions plus rares comme celles en flamand. De quoi emporter de la lecture pour le chemin du retour et pour le reste des vacances, en espérant que cette journée plongée dans l'univers de la BD franco-belge donnera envie aux plus jeunes de découvrir les héros représentés sur les attractions et aux plus grands de retrouver dans les cases les héros de leur enfance.
     


     

     

    La parc est encore tout jeune, justement, il s'étendra peu à peu, saison après saison : il a de la place pour grandir. Le président du parc, Daniel Bulliard annonce vouloir doubler la superficie ainsi que le nombre d'attraction à raison d'une à deux nouveauté par an. Il évoque aussi la possible arrivée de nouvelles licences ainsi que l'hypothèse d'apporter un peu plus d'eau et de fraicheur dans les attractions. 

    Les allées encore un peu vide du parc ne demandent qu'à être étoffées et on ne parle pas que de la floraison des magnolia, mais bien de nouveaux éléments de décors et surtout d'indispensables coins d'ombre pour se mettre à l'abris de l'été et du soleil implacable de Provence. En attendant, il faut profiter de cette première saison pour le découvrir avant la foule et foncer d'une attraction à l'autre sans perdre des heures dans les files d'attente. 
     

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    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Nicolas Ancion
    Date : 12/07/2018 

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  • Bibliothèque : 150 élèves ont enfermé leurs visions de la bibliothèque pour dix ans

    Bibliothèque : 150 élèves ont enfermé leurs visions de la bibliothèque pour dix ans

    Les élèves de Kermoulin présentaient leur vision de la bibliothèque du futur, avec robots et écrans.
    Les élèves de Kermoulin présentaient leur vision de la bibliothèque du futur, avec robots et écrans. (RAPHAEL LAGIER)

    Hugo Le Tocquet, bibliothécaire, pour fêter les 30 ans de la bibliothèque de faire, avec sept classes et leurs professeurs, un travail d’anticipation sur le devenir de celle-ci dans dix ans. Vendredi dernier, dans la cour entre la bibliothèque et l’école du bourg, 150 élèves avec professeurs et accompagnateurs se sont retrouvés pour présenter et enfermer leur travail dans une « capsule temporelle ».

    Des classes de CE et CM des quatre écoles de Moëlan ont donc lu textes et poèmes, montré dessins, banderoles et plans d’architectes, tous réalisés par leurs soins. Hugo les a ensuite collectés et enfermés dans la capsule, en présence d’élus et des personnes ayant travaillé à la bibliothèque. L’après-midi s’est terminée par un goûter, mélangeant les élèves des quatre écoles.

    Le coffre, pouvant résister à toutes sortes d’intempéries et de catastrophes naturelles, est maintenant bien fermé. Il sera rouvert dans dix ans et Hugo en gardera les clés. Les élèves, qui auront donc une vingtaine d’années, verront bien si la bibliothèque sera effectivement remplie de robots, jacuzzis, écrans tactiles ou piscines, si elle ressemblera à un château fort ou si elle sera effectivement pleine d’une végétation luxuriante accueillant des oiseaux multicolores apportant les livres aux abonnés et visiteurs.

    Le rendez-vous est pris : ils se reverront en juin 2028.


    Source : Le Télégramme https://www.letelegramme.fr
    Auteur : Rédaction
    Date : 11/07/2018
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  • MBS ET SES ÉTUDIANTS CONTRIBUENT AU FINANCEMENT D’UNE BIBLIOTHÈQUE AU VIETNAM

    MBS ET SES ÉTUDIANTS CONTRIBUENT AU FINANCEMENT D’UNE BIBLIOTHÈQUE AU VIETNAM

    Soutenu activement par MBS et ses étudiants cette année, un projet de bibliothèque au Vietnam a pu se concrétiser il y a quelques mois dans le village de Hieu Thuan, permettant à des enfants défavorisés d’accéder à la lecture. Portant le nom « Library Montpellier Business School », elle a été inaugurée en mars dernier en présence de l’association porteuse du projet Une Ecole pour Xich Tho, et d’une professeure de MBS très investie.

     

    Contribuer à l’égalité des chances

    Afin d’aider des actions solidaires à voir le jour, la Direction des Ressources Humaines, de la Diversité et de la RSE de MBS a mis en place depuis plusieurs années un soutien aux associations locales, nationales ou internationales via des projets pédagogiques obligatoires en 2e année de Bachelor et 1ère année de Programme Grande Ecole, appelés Projets Prométhée & Alpha. Depuis 2016, « Une école pour Xich Tho » y participe et cette année, ce sont deux groupes d’étudiants qui ont accompagné l’association afin de rassembler les fonds nécessaires au financement d’une bibliothèque au nord du Vietnam.

     

    Actions croisées

    Pour aider l’association « Une Ecole pour Xich Tho » à financer la restauration et l’aménagement d’un lieu dédié à la lecture dans un village défavorisé du Vietnam, les étudiants de MBS se sont beaucoup investis en organisant diverses opérations sur le campus et en dehors, ainsi qu’une campagne de crowdfunding sur internet. Parallèlement, MBS avait lancé début 2017 un appel à projet de solidarité internationale en interne, permettant ainsi au projet de bibliothèque, proposé par la professeure de MBS Thi Hong Van HOANG, de recevoir une aide financière. Un engagement global qui a porté ses fruits.

    « Grâce à ces actions, les enfants du village de Hieu Thuan peuvent désormais profiter de ce nouvel espace pour s’évader à travers des livres et des activités proposées par cette nouvelle bibliothèque » commente Thi Hong Van HOANG, professeure à Montpellier Business School investie dans le projet. « Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à l’ouverture de cette bibliothèque. Nous en sommes très heureux car au Vietnam, il n’existe pas de bibliothèques ou de centres de documentation dans les villages. Les élèves de l’école primaire, du collège et du lycée sont très demandeurs et sont extrêmement heureux de pouvoir consulter ou emprunter des ouvrages. Une grande salle de lecture est à la leur disposition. L’association continuera ce projet avec l’installation d’équipements informatiques »ajoute Solange MICHEL, Présidente de l’association « Une école pour Xich Tho » qui œuvre pour apporter une aide éducative aux enfants pauvres de certaines régions du Vietnam.

    Plus d’informations sur l’association : http://www.uneecolepourxichtho.com/

     

    Source : https://www.montpellier-bs.com
    Auteur: Rédaction
    Date: 11/07/2018

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  • La cathédrale de Reims imprimée en 3D

    La cathédrale de Reims imprimée en 3D

    Le FabLab de la Bibliothèque départementale de la Marne a imprimé la cathédrale de Reims en 3D.

    Cette reproduction serte de démonstration pour le FabLab de la Bibliothèque départementale.

    Source:  https://www.lunion.fr/
    Auteur: Rédaction
    Date: 01/07/2018

    Cette reproduction serte de démonstration pour le FabLab de la Bibliothèque départementale.

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  • Des capsules audio réalisées par la Bibliothèque du Cégep

    Des capsules audio réalisées par la Bibliothèque du Cégep

     Des capsules audio réalisées par la Bibliothèque du Cégep

    Louis Lachance, agent de soutien administratif, et Stéphan Garneau, professionnel responsable de la Bibliothèque

    Crédit photo : Gracieuseté

    La Bibliothèque du Cégep de Thetford réalisera des capsules audio (podcasts) dans le but de mieux faire connaître ses collections et services à ses utilisateurs. Animées par le personnel, celles-ci traiteront également des diverses activités proposées tout au long de l’année.

    Les capsules seront enregistrées un samedi matin tous les deux mois et il est prévu, dans un futur rapproché, de convier des invités à y participer. Elles seront diffusées via les réseaux sociaux de la Bibliothèque et disponibles à l’adresse suivante : https://www.cegepthetford.ca/bibliotheque/balados/


    Source: https://www.courrierfrontenac.qc.ca
    Auteur: Rédaction 
    Date: 02/07/2018

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  • 3 livres d’une bibliothèque danoise empoisonnaient des lecteurs

    3 livres d’une bibliothèque danoise empoisonnaient des lecteurs

    bouteille d'arsenic

    Crédits : webandi / Pixabay

    On se croirait directement plongé au milieu du récit Le Nom de la Rose. Dans ce roman d’Umberto Eco, un livre empoisonné contaminait quiconque le lisait. Pourtant, il s’agit bien d’une histoire réelle cette fois-ci.

    Ces trois livres ont été trouvés dans la bibliothèque universitaire de l’Université du Danemark du Sud. Leurs couvertures contenaient de grandes concentrations d’arsenic. Ces livres datent du 16e et 17e siècle et ils traitent tous les trois de l’Histoire.

    Les chercheurs ont pu identifier les livres empoisonnés en réalisant une série d’analyses à l’aide de rayons X fluorescents. Ces rayons ont alors pu détecter le poison caché.

    Cette technique est très utilisée dans le milieu de l’archéologie et de l’art pour chercher les éléments chimiques qui composent la peinture ou les couleurs.

    Comment ces livres ont-ils attiré l’attention des scientifiques ?

    Ces livres ont été passés aux rayons X car les bibliothécaires ont découvert que le parchemin utilisé pour la fabrication de la couverture de ces livres provenait directement du Moyen-âge. Et oui, déjà au 16e siècle, on recyclait (il s’agissait surtout d’économiser à l’époque). Ainsi, sur les couvertures, on pouvait lire des extraits de droit romain et de droit canonique.

    Les scientifiques ont donc voulu lire ces témoignages directs vieux de 1 000 ans. Mais une couche de peinture avait été rajoutée par-dessus. Les livres ont donc été passés aux rayons X pour faire ressortir les lettres et enfin pouvoir déchiffrer les inscriptions. Les chercheurs voulaient séparer les composés chimiques de l’encre du reste pour faire ressortir les lettres sur le papier.

    Un pigment vert mortel

    L’analyse a révélé que la peinture contenait de l’arsenic, l’un des éléments les plus toxiques du monde. Une exposition journalière va entraîner divers symptômes et peut causer des cancers. Les scientifiques pensent qu’il a été utilisé sous la forme d’acétate de cuivre.

     

    mains symptome arsenic

    Réaction de la peau des mains à l’arsenic. Crédits : Anita Ghosh/ reachwater (CC 2,0)

    Cet élément a été couramment utilisé à des fins multiples, et surtout comme pigment : la taille des grains influe sur la couleur. Les grains plus gros produisent un vert foncé et les plus petits, un vert plus clair. Le pigment est surtout connu pour son intensité et sa résistance à la décoloration.

    La production industrielle du pigment a débuté en Europe au début du 19e siècle. Les peintres impressionnistes et post-impressionnistes ont utilisé différentes versions de celui-ci pour créer leurs peintures. Cela signifie que de nombreuses pièces exposées dans les musées contiennent  le poison.

    À son apogée, tous les types de matériaux, même les couvertures de livres et les vêtements, pourraient être revêtus de vert de Paris pour des raisons esthétiques. Un contact continu de la peau avec la substance entraînerait des symptômes significatifs.

    Mais au cours de la seconde moitié du 19e siècle, les effets toxiques de la substance étaient plus connus. L’acétate de cuivre cessa d’être utilisé comme pigment. Il fut encore employé comme insecticide et fongicide sur les terres agricoles et dans les jardins jusqu’au milieu du 20e siècle.

    Dans le cas des livres, l’utilisation n’est pas esthétique car le pigment est situé dans les couches inférieures du parchemin. On pense que c’est pour sa capacité à repousser les insectes que l’élément s’est retrouvé sur les couvertures.

    La bibliothèque garde les livres

    Afin de conserver les ouvrages sans risquer d’empoisonner un lecteur, les livres ont été placés dans une armoire aérée (à cause du gaz toxique qui peut se former). De plus, des versions numériques vont être faites pour permettre aux étudiants et aux lecteurs de continuer à consulter les ouvrages.

    Source : https://sciencepost.fr
    Auteur : Par 
    Date : 11/07/2018

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  • Tour de France : les livres indispensables à glisser dans la bibliothèque

    Tour de France : les livres indispensables à glisser dans la bibliothèque

    Tour de France : les livres indispensables à glisser dans la bibliothèque

    LE SCAN SPORT - La rédaction a sélectionné sept ouvrages pour accompagner la Grande Boucle devant la télé ou sur la plage durant tout le mois de juillet.

    «Chroniques du Tour de France», de Jean-Paul Ollivier, Editions Larousse, 29,95€.

     

    Un livre signé Jean-Paul Ollivier sur le Tour de France, c'est forcément la garantie d'en avoir pour son argent. La mémoire du Tour de France signe un ouvrage quasiment indispensable aux amoureux de la Grande Boucle. Le célèbre journaliste revisite un siècle d'exploits sportifs sur les routes avec de nombreuses illustrations et un petit plus qui fait la différence: la présence d'une vingtaine de fac-similés qu'on s'amuse à sortir délicatement de leur poche de papier fin glissée entre deux pages. Des bonus qui rendent la lecture de «Chroniques du Tour de France» très ludique. Le coup de cœur de la rédaction cette année.

    «Roger Pingeon, entre grâce et tourments», de Jean-François Supié, Mareuil Editions, 18€.

     

    Roger Pingeon, le nom de ce cycliste français ne parle pas forcément aux dernières générations. Et pourtant, cet ancien coureur disparu le 19 mars 2017 à 76 ans est l'une des grandes figures de la Grande Boucle avec une victoire en 1967, une époque transitoire entre les règnes de Jacques Anquetil et Eddy Merckx. Dans «Roger Pingeon, entre grâce et tourments», Jean-François Supié rend hommage à ce champion dans une remarquable biographie. Son ascension, ses grandes victoires, ses nombreux ennuis de santé mais aussi les heures sombres du dopage (il a avoué avoir eu recours aux amphétamines), l'auteur n'occulte aucune des nombreuses facettes de celui qui portait les surnoms de «Grand échassier» ou de «Plombier-zingueur.»

    «Miroir du Tour, Voyage sur les étapes de légende du Tour de France», François Paoletti, Editions Tana, 24,95 €.

     

    Tous les passionnés du Tour de France ont rêvé au moins une fois dans leur vie de se glisser dans la peau d'un coureur du peloton, à piocher des épaules dans les ascensions des mythiques cols français. François Paoletti, cycliste et écrivain à qui l'on doit déjà deux remarquables ouvrages («Eddy, ma saison des classiques», chez Rossolis Editions, et «Monuments du cyclisme», chez Tana Editions) revient avec «Miroirs du Tour, Voyage sur les étapes de légende du Tour de France». Une invitation à sauter sur son vélo pour suivre l'auteur à travers douze étapes qu'il a lui-même couvertes. Un savant mélange de souvenirs personnels auxquels viennent se mêler les exploits des grands noms du vélo (Hinault, Bobet, Merckx, Anquetil…) sur ces parcours d'exception comme Marseille-Carpentras, Nice- Pra-Loup ou l'incontournable Briançon - L'Alpe d'Huez. On fait le pari qu'en refermant le livre montera chez vous l'envie folle de monter sur votre bicyclette et partir à l'assaut de ces tracés chrargés d'histoire(s).

    «Secrets de maillots jaunes, ils ont porté les plus prestigieux des maillots, ils racontent», sous la direction de Pierre Carrey et Luca Endruzzi, Hugo Sport, 17,50€.

     

    Avec ce livre, Hugo Sport a eu l'excellente idée de réunir les témoignages de ceux qui ont porté au moins une fois le maillot jaune au cours de leur carrière. Tous n'ont pas gagné le Tour de France mais tous ont forcément vécu une expérience inoubliable en défendant cette tunique qui fait de son porteur un super-héros placé sous le feu des projecteurs pendant un ou plusieurs jours. Lucien Aimar, Claudio Chiappucci, Alberto Contador, Pascal Simon, Richard Virenque, racontent leur histoire de porteur du maillot jaune à travers des anecdotes et sous forme d'interviews. Une mine d'or qui montre que s'il est convoité par tous, le maillot cycliste le plus prestigieux de tous peut aussi se révéler être un poids à porter et même, pour certains, un vrai cauchemar.

    «Ascensions mythiques, les grands tours cyclistes», de Enrico Aiello, Editions Eyrolles, 22,50€.

     

    Alpe d'Huez, Aubisque, Tourmalet, Ventoux, Galibier, Izoard: ces ascensions ont fait tout au long de l'histoire le sel du Tour de France. «Ascensions mythiques, les grands tours cyclistes» est la bible des grandes difficultés de la Grande Boucle mais pas uniquement puisque l'ouvrage nous fait découvrir d'autres hauts lieux du vélo en Belgique, Italie ou encore en Espagne. Chaque difficulté dispose de sa fiche d'identité, sa courbe de dénivellation, d'un kilométrage précis et d'un tracé. Des illustrations viennent accompagner un texte qui revient sur les grandes heures de ces cols, murs ou difficultés. On a apprécié en fin de livre la présence d'un guide très abordable qui permet de comprendre le b.a.-ba du vélo: les rapports, les vêtements et les accessoires, quelques rudiments de technique et des conseils pour bien vous alimenter.

    «Le Tour de France, La bataille des nuages», de Thomas Liera et Didier Ocula, Tome 3, Editions Dupuis, 14,95 €.

     

    De nombreux grands événements sportifs se déclinent désormais en bande dessinée. Comme les 24 Heures du Mans, le Tour de France dispose de sa série avec une licence officielle décernée par les organisateurs à la maison Dupuis. Sorti le 15 juin, le tome 3 revient en images sur les plus grandes épopées de l'épreuve dans les étapes de montagne. Charly Gaul, Eddy Merckx, Lucien Van Impe, Lucho Herrera, Raymond Poulidor, Jacques Anquetil et bien d'autres sont les héros à l'honneur en ce week-end de départ de la 105e édition qui passera notamment par les Pyrénées, le Massif central et les Alpes. Vaste programme.

    «Petites histoires de la Grande Boucle», de Jean-Damien Lesay, Editions Chistera, 10€90.

     

    Le journaliste Jean-Damien Lesay, auteur de l'exellent «Dico savoureux des expressions du cyclisme» en 2013 met de côté l'actualité brûlante du cyclisme pour s'intéresser aux petites et grandes histoires qui ont fait l'histoire du Tour de France. Le livre se compose d'une petite quarantaine d'aventures sur l'épreuve entre 1903 et 1998. Chaque histoire est résumée en quatre ou cinq pages dans un style concis et qui va à l'essentiel. À la lecture de certains récits, on réalise que la plus grande course cycliste du monde n'a pas attendu la deuxième partie du XXe siècle pour se transformer en usine à triche et à scandales. Utilisation de clous, tirages de maillots, sabotage: on en apprend de belles sur les pratiques douteuses des coureurs des temps anciens. À ces épisodes rocambolesques et légers vient s'ajouter la gravité des tragédies qui ont frappé cette course centenaire, secouée par les vicissitudes, parfois chancelante, mais toujours debout.

    Source : http://sport24.lefigaro.fr
    Auteur : Gilles Festor
    Date : 11/07/2018

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  • Lille : RecycLivre propose 400 livres gratuitement ce mercredi 11 juillet !

    Lille : RecycLivre propose 400 livres gratuitement ce mercredi 11 juillet !

    RecycLivre renouvelle une initiative qui a connu un joli un succès en offrant 400 livre ce mercredi 11 juillet 2018 à Lille (Nord). Détails.

    Ce mercredi 11 juillet 2018, Recyclivre offrira 400 livre à Lille (Nord).
    Ce mercredi 11 juillet 2018, Recyclivre offrira 400 livre à Lille (Nord). (©Illustration/Pixabay)

    Vous aimez lire ? Alors l’initiative de Recyclivre va vous plaire. Ce mercredi 11 juillet 2018, l’entreprise sociale et solidaire a décidé d’offrir 400 livres dans ses locaux de Lille (Nord).

    De 13 h à 18 h, le temps d’un après-midi, Johann et Mickaël vous accueilleront ainsi au 99 rue du Jardin des plantes. Vous y découvrirez les 400 livres mis gratuitement à disposition.

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  • Le poète et écrivain Georges-Emmanuel Clancier est mor

    Le poète et écrivain Georges-Emmanuel Clancier est mor

    L\'écrivain Georges-Emmanuel Clancier, en 2005.
    L'écrivain Georges-Emmanuel Clancier, en 2005. (PHILIPPE MATSAS / OPALE / AFP)

    Georges-Emmanuel Clancier était l'auteur d'une œuvre sensible et variée, d'où émergeait Le Pain noir (1956), début d'un cycle romanesque enraciné dans le terroir limousin où il était né voici plus d'un siècle. Né le 3 mai 1914 à Limoges, il était également l'auteur du roman L'Éternité plus un jour. En 2016, à 101 ans, il a fait paraître aux éditions Albin Michel la suite de ses Mémoires, Le Temps d'apprendre à vivre.

    Source : franceinfoFrance Télévisions
    Auteur: rédaction
    Date: 04/07/2018

     

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  • Damiens, régicide pour le bien de la Couronne

    Damiens, régicide pour le bien de la Couronne

    « Ce simple d’esprit, instable, à plusieurs reprises serviteurs de magistrats du parlement, s’est peut-être cru le bras armé de cette institution à ses yeux persécutée par le pouvoir royal » Entrée « Régicide » du Dictionnaire de l’Ancien Régime, sous la direction de Lucien Bely, Puf, Paris, 2010

     

    « Sombre, taciturne, parfois violent, tel était cet effronté laquais, fugueur et inconstant. »Louis XV, Jean-Christian Petitfils, Perrin, Paris, 2014




     

    Voici deux descriptions, que j’ai volontairement souhaitées récentes, qui vont, je le sais, faire bondir Claire Fournier qui vient de faire paraître aux Éditions du Canoë, Tombeau pour Damiens – La journée sera rude, avec 8 peintures de Milos Sobaïc, peintre et sculpteur serbe.
     

    Claire Fourier, le dit, le crie, le hurle dans ce livre : « depuis des années j’éprouve pour Damiens un sentiment très doux », sentiment très doux qui flirte avec l’amour au point, de son aveu même, d’en occulter les gens qui l’entoure.

    Mais au fait qui est Damiens ?

    Damiens est celui qui en cette froide journée de janvier 1757 – le 5 précisément – commit ce que l’on appelle un crime de lèse-majesté en poignardant le roi… enfin plus exactement en l’égratignant, car pour être honnête il n’y avait pas de quoi « casser trois pattes à un canard ». Mais Louis XV, qui craignait énormément Dieu, comme la plupart des grands pêcheurs de l’époque, et qui, surtout, était de nature dépressive, en fût touché en plein cœur. Imaginez, il faillit même renvoyer la Pompadour… je m’égare.

    Donc le 5 janvier 1757, Damiens, avec un petit canif, entaille légèrement la royale peau. Crime de lèse-majesté manifeste, hop on embarque, direction la Conciergerie.

    Pourquoi, étant en possession d’une sorte de couteau suisse – deux lames une courte, une longue –, choisit-il de blesser le monarque plutôt que de l’occire ? Et bien parce qu’il ne voulait pas tuer son bon roi, pardi ! Ce que voulait Damiens s’était « que le roi soit à la hauteur de la Couronne, c’est au nom de la Couronne qu’il frappe le roi. » En gros, il s’agit là d’un avertissement.

    Il faut dire que Damiens à effectivement travailler bien souvent pour le compte de magistrats, magistrats qui se plaignaient, comme de bien entendu, régulièrement du souverain sans faire bien attention aux oreilles dans lesquels tombaient leurs plaintes.

    Damiens écoutait. Loin d’être un simple d’esprit selon Claire Fourier, il prit la mesure de son rôle. Si les magistrats n’avaient pas le courage d’agir, lui, Damiens, avec l’aide de Dieu, ferait comprendre à Louis XV le « Bien-Aimé », qu’il commençait à ne plus être si aimé que ça, qu’il fallait, par conséquent, qu’il se reprenne ! 
     

    5 janvier 1757, griffure, arrestation. « Mon Dieu, que font de nous nos obsessions ? »
     

    Considéré par tous comme un fanatique, un simple d’esprit, il semble alors évident qu’il n’a pu agir seul. Si lui dit être le bras armé de Dieu, pour ses juges, il est surtout le bras armé de quelques comploteurs. Il faut le faire avouer. On lui brûle les pieds, ça ne marche pas ! Il dit et redit, quelles que soient les techniques de torture employées, qu’il a agi seul. 
     

    Que faire ? Louis XV n’est pas pour une mise à mort. Oui, mais… « Messieurs ont craint que Damiens, ancien domestique de nombre d’entre eux et qui les connaissait presque tous, ne les dénonçât, ils ont vu là une occasion de se mettre à couvert. » Et là où le roi pouvait embastiller qui il voulait sur simple lettre de cachet, là le pauvre petit souverain, n’a pas son mot à dire, condition difficile que celle de roi.
     

    Damiens est condamné à mort. À l’énoncé du verdict et des atrocités par lesquelles il devra passer pour expier sa faute, il dira « la journée sera rude ».  
     

    La journée sera rude, voici le leitmotiv de ce livre qui n’est ni un roman, ni une autobiographie, ni un livre d’histoire, il s’approcherait peut-être plus de l’essai, les prises de position et développements y sont nombreux. 

    Nous suivons, pas à pas, Claire Fourier nous parler de son amour pour Damiens, nous expliquer ses (dé) raisonnements tout en admettant assez justement qu’elle peut bien « pousser des cris d’orfraie aujourd’hui, j’aurais peut-être il y a deux cent cinquante ans applaudi à l’écartèlement, on ne comprend rien à la condition humaine si on ne replace pas les mentalités dans leur époque. » 
     

    Pauvre Damiens qui pour une simple égratignure sur son roi se retrouve torturé des heures durant et écartelé pendant plus de deux heures ; même les chevaux n’en pouvaient plus, il fallut en changer deux et un chirurgien conseilla « de couper les gros nerfs […] de donner un coup de tranchant dans les chairs afin que les os puissent se déboîter. »
     

    Tu m’étonnes que la journée ait été rude !
     

    Voici un livre où Victor Hugo n’est jamais loin. Un livre qui nous fait voir différemment la place de l’Hôtel de Ville, je dois avouer j’y ai pensé en la traversant il y a peu. Un livre où la ponctuation manque de plus en plus, nous laissant haletants et un peu plus mal à l’aise (si c’était encore possible) avec la nature humaine. 
     

    Un livre qui m’a aussi, quelques fois, dérangé, surtout quand en parallèle je lis Le Lambeau de Philippe Lançon, alors non, personnellement, je ne suis pas d’accord avec « ah, si on savait ce qui motive les gens et même les plus grands assassins, on leur pardonnerait ! on les prendrait dans nos bras ! », il faut dire aussi que je ne suis pas une bonne catholique, ceci explique peut-être cela… 

     

    Claire Fournier – Tombeau pour Damiens – Editions du Canoë – 9782490251001 – 21 €

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur: Claire Fournier
    Date: 25/06/2018

     

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  • L’autoédition : un secteur en transformation

    L’autoédition : un secteur en transformation

    Autoédition

    Si le phénomène de l’autoédition n’est pas neuf, il connaît, ces dernières années, un succès grandissant. Ceci s’explique, entre autres, par le développement du marché du livre numérique, particulièrement adapté à cette démarche, et par la forte croissance d’une communauté d’auteurs active et organisée. Cette croissance éveille un intérêt particulier chez les éditeurs et distributeurs, et entraîne des changements au sein même de la structure de l’autoédition. Alors que celle-ci est basée, à l’origine, sur la suppression d’intermédiaires entre l’auteur et le lecteur, de nouvelles modalités voient le jour, telles que des formes hybrides de publication, l’apparition de prestataires techniques et commerciaux spécialisés ou des associations d’auteurs autoédités.

    Dans la forme « classique » de l’autoédition, l’écrivain se doit de prendre en charge toutes les fonctions dévolues aux intermédiaires. Il devient donc auteur-entrepreneur et se livre à un double travail : la prise en charge de la fabrication (mise en page du livre, de la couverture, etc.) et le marketing visant à assurer la promotion et la diffusion du livre. Ces derniers temps, néanmoins, certaines entreprises de distribution ont eu à cœur de proposer aux autoéditeurs des outils destinés à créer et à diffuser des livres, sous une forme imprimée ou numérique.

    Un investissement financier important

    L’investissement financier exigé par l’autoédition demeure souvent important. De plus, les tarifs pratiqués par ces auteurs sont souvent bas dans le but d’inciter à l’achat et à la découverte (le prix d’un ebook est généralement compris entre 1 et 6 euros). Une redevance conséquente, pouvant atteindre jusqu’à 70 %, vient néanmoins contrebalancer cette politique de prix.

    Une volonté d’indépendance

    Les auteurs autoédités se revendiquent parfois de l’appellation « indés » (c’est, par exemple, le nom de ce mouvement). Ce terme incarne leur volonté d’indépendance et de liberté créative, en réaction aux faiblesses du système éditorial qu’ils pointent volontiers : ses pratiques inadaptées à l’univers numérique, les perspectives de ventes et de mises en avant pas toujours à la hauteur des espérances, la frilosité des grands éditeurs à publier des livres d’auteurs jusque-là méconnus ou encore l’absence d’autonomie dans les choix éditoriaux.

    Un tremplin vers l’édition traditionnelle

    D’autres auteurs désirent simplement voir leur livre publié dans la perspective de s’adresser à leur entourage, ou encore de se créer un tremplin vers l’édition traditionnelle. C’est le cas de beaucoup de grands succès de l’autoédition, parmi lesquels Hugh Howey et Anna Todd du côté anglo-américain ou Agnès Martin-Lugand et Amélie Antoine en langue française, pour ne citer que les plus notables. Leurs œuvres sont alors souvent repérées par des maisons d’édition traditionnelles qui décident de les publier. L’autoédition peut ainsi devenir un moyen de sélection de potentiels succès, ceux-ci étant assurés par la communauté des lecteurs.

    De nouveaux intermédiaires

    En outre, pour répondre aux besoins des écrivains qui font le choix de ce type de publication, une économie de l’autoédition s’est développée tandis que de nouveaux intermédiaires apparaissent entre l’auteur et le lecteur.

    Citons d’abord les principales plateformes d’autoédition, qui sont liées aux géants de la distribution numérique, comme Kobo Writing Life, Google Play, Tolino Publishing, iBooks Author (Apple), et Kindle Direct Publishing (Amazon). L’autoédition leur permet d’augmenter leur offre de livres numériques.

    De nombreux opérateurs spécialisés dans ce domaine existent également. Leur domaine d’activité varie : prise en charge de certaines tâches (relecture, mise en page, illustration, promotion), financement participatif, mise en lien avec une communauté de lecteurs ou même avec des maisons d’édition traditionnelles. Parmi les plus connus, nous retrouvons Wattpad, Books On Demand, Iggybook, dont nous vous parlions ici, ou encore Librinova, que nous évoquions dans cet article. Par ailleurs, de nouvelles plateformes voient régulièrement le jour, comme Stories by Fyctia, qui a récemment adopté un modèle économique innovant. Pour entrer sur la plateforme, les auteurs doivent, en effet, se soumettre à un concours d’écriture. Plus un manuscrit obtient de « likes » lors de la compétition, moins le coût pour l’auteur est élevé.

    Un MOOC gratuit

    À ce large panel d’intermédiaires, d’autres projets s’ajoutent. Reedsy, par exemple, est un autre type de plateforme, qui met en relation des auteurs avec plusieurs corps de métiers (graphistes, marketeurs, fabricants, diffuseurs, etc.). De plus, la start-up a lancé un MOOC (un cours en ligne ouvert et massif) gratuit qui permettra aux auteurs de mieux maîtriser la chaîne de publication. Plusieurs leçons sont ainsi proposées, allant de l’écriture d’un roman à la rédaction d’un livre pratique en passant par le marketing et les algorithmes d’Amazon. Ce genre de consultance prolifère : des spécialistes proposent leurs services et délivrent leur expertise, parfois sous la forme de livres qui font office de guides.

    Des associations d’auteurs autoédités

    Enfin, les auteurs qui ont recours à ce type de publication ont parfois tendance à se rassembler en organisations. Ainsi, le groupe des Auteurs Indépendants a récemment été créé, suivant un modèle déjà existant dans les pays anglophones. L’association vise à soutenir les auteurs autoédités par plusieurs moyens. Elle tente, par exemple, de leur donner plus de visibilité, d’encourager les initiatives innovantes et d’offrir une assistance administrative ainsi que des ressources documentaires à ces écrivains.

    Le marché de l’autoédition serait donc en pleine croissance, mais la facilité d’accès au marché qui a entraîné une augmentation importante de la production a également engendré un écart entre l’offre et la demande. De plus, la multiplication de nouveaux intermédiaires qui donne lieu à une professionnalisation de la pratique pourrait à terme limiter la liberté et l’indépendance initialement revendiquées par certains de ces auteurs.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date :  01/06/2018 

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  • Des livres jeunesse adaptés à l’enceinte Echo d’Amazon

    Des livres jeunesse adaptés à l’enceinte Echo d’Amazon

    Hachette et Amazon_A la une

    Le 13 juin dernier, l’enceinte Echo et son assistant vocal Alexa ont débarqué en France, deux ans après leur commercialisation aux États-Unis. Entièrement repensé pour l’Hexagone, ce nouvel assistant s’exprime en français, a des connaissances locales et dispose d’un système d’aide en français. Amazon propose via ses enceintes d’intelligence artificielle près de 40 000 applications vocales en anglais, dont 200 sont à présent disponibles en français. Dans une volonté de s’adapter aux nouveaux canaux de diffusion offerts par le développement du numérique, le groupe Hachette a procédé à plusieurs innovations en collaboration avec l’enceinte d’Amazon. Focus sur les nouvelles applications de l’enceinte liées à la lecture !

    Hachette Livre a annoncé la mise à disposition gratuite des deux skills sur l’enceinte Amazon (une skill est une compétence dont dispose Echo Dot, une tâche que l’enceinte est capable d’effectuer sur demande de l’utilisateur). La première application gratuite, « Le mot du jour Larousse », met quotidiennement en lumière un mot de la langue française (désuet, comique, scientifique ou littéraire) et en propose une définition succincte. La seconde application, « L’idée lecture du jour avec Audiolib », offre chaque jour à l’utilisateur un extrait de livre audio en vue de l’orienter dans ses prochaines lectures.

    Comme nous vous en parlions dans un article précédent, les applications et outils numériques destinés à aider les parents à prendre soin de leurs enfants se multiplient et connaissent un succès grandissant. Surfant sur cette tendance, la filiale américaine du groupe Hachette a adapté un livre à l’enceinte d’assistance artificielle Echo. Il s’agit d’un roman jeunesse, Classroom 13 skills, livrant l’histoire d’un professeur qui, après avoir découvert une lampe magique, fait cadeau d’un vœu à chacun de ses élèves. Il ne s’agit ni d’une nouvelle version du livre ni d’une version audio du roman, mais d’une forme de narration plus immersive qui permet à l’enfant de parcourir l’histoire à sa manière. Cette version adaptée est disponible sur l’enceinte Echo Dot Kids, la variante de l’enceinte repensée pour être utilisée par des enfants (censure de propos obscènes dans la musique, impossibilité de faire des achats en ligne via l’enceinte, accès à des radios et playlists adaptées et exemptes de publicités, etc.).

    Source :  http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Emilie de Sousa Oliveira
    Date : 15/06/2018

     

     

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  • La technologie des cryptomonnaies appliquée au livre numérique ?

    La technologie des cryptomonnaies appliquée au livre numérique ?

    cryptomonnaie

     

    Le récent engouement autour des cryptomonnaies a révélé au grand jour la technologie à la base de ces nouveaux moyens de paiement : la blockchain. Un rapport du Ministère de la Culture et de la Communication français et du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique s’est intéressé à ce nouvel outil et à ses applications dans le domaine de la lecture numérique.

    Technologie transformatrice, voire créatrice, de nouveaux usages ou modèles d’affaires, la blockchain permet de créer des titres de propriété numérique et de se les échanger sans recourir à une autorité centrale. Ce que recouvrent exactement ces titres de propriété est au choix des utilisateurs, qui peuvent dès lors inventer leurs propres usages et leurs propres modèles d’affaires.

    blockchain

    Des usages innovants

    Dépassant le cadre de sa première application, la création des monnaies numériques, cette nouvelle technologie permet ainsi le développement de services, d’outils et d’usages innovants. De nombreux acteurs s’y intéressent en effet, des industries aux start-ups, et le domaine de la culture ne fait pas exception. Cet engouement enrichit progressivement la technologie et les concepts y attenants, mais pousse aussi à découvrir dans la blockchain des usages pertinents pour diverses activités et projets innovants.

    Ce rapport très riche du Ministère de la Culture et de la Communication français et du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (que vous pouvez consulter à cette adresse) comporte des explications sur le fonctionnement de la blockchain, explore les évolutions de la relation entre éditeurs et auteurs à la lumière de cette nouvelle technologie, mais lance également des pistes de réflexion concernant les usages potentiels de cet outil dans le secteur culturel.

    Acheter un livre numérique d’occasion ?

    L’étude insiste en effet sur son utilité en tant que support de transaction, et plus spécifiquement pour le marché d’occasion des ebooks. Quand on sait que la technologie permet à des individus de s’échanger des titres de propriété numérique, on comprend vite l’application qu’elle peut connaître pour des produits culturels digitaux de seconde main. Dans une perspective éloignée, le rapport explique ainsi que la blockchain pourrait ainsi favoriser « le développement d’un marché du livre numérique d’occasion en garantissant que le même livre n’est pas à la fois vendu et conservé par son premier propriétaire ».

    Preuve d’origine et traçabilité

    L’autre grande utilité de la blockchain concerne la traçabilité et la vérifiabilité de l’origine d’un contenu numérique. Le rapport souligne ainsi que cette technologie pourra être utilisée « comme registre permettant à une personne d’établir l’antériorité de ses droits ou de son action sur un objet et de suivre ensuite l’évolution de celui-ci ». Il serait donc  possible de garantir une primauté de droit sur une œuvre, ou de s’assurer de l’originalité d’un manuscrit.

    Le smart contract, l’avenir des droits d’auteur ?

    Dans le domaine culturel et plus précisément de la propriété littéraire et artistique, l’application de la blockchain qui est sans doute la plus citée est le smart contract. Le concept vise à automatiser la collecte et le reversement des droits d’auteur et des droits voisins. La start-up Ujo Music projette par exemple de permettre aux musiciens de percevoir directement et immédiatement les droits sur leurs œuvres lorsque celles-ci sont jouées, via un dispositif qui identifierait dans la blockchain les ayants droit.

    ujo_music

    Si cette technologie n’en est aujourd’hui qu’à un stade d’appropriation précoce, elle évolue rapidement et pourrait bien apporter de nombreux avantages. Avant d’insister sur le rôle de l’État comme régulateur des usages de la blockchain, le rapport se conclut par des encouragements adressés aux acteurs du monde culturel ; il les invitent à s’y intéresser et à développer de premiers projets pour mieux maîtriser la technologie et lui trouver de nouvelles applications.

    Retrouvez Lettres Numériques sur Twitter et Facebook

     

    Source :  http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date : 

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  • Dans la Vienne, les livres numériques arrivent dans les bibliothèques

    Dans la Vienne, les livres numériques arrivent dans les bibliothèques

    La Bibliothèque départementale propose plus de 1.000 ebooks.

    La Bibliothèque départementale propose plus de 1.000 ebooks.
    © Photo NR

    La Bibliothèque départementale a lancé le prêt de livres numériques gratuit. Un bon moyen de lire sur la plage plus léger.

    Les amateurs de lecture et de voyage vont enfin pouvoir conjuguer leurs deux passions : après avoir longtemps attendu un accord avec les éditeurs, les bibliothèques peuvent désormais prêter des livres numériques. Jusque-là, elles n’avaient que la possibilité de prêter des liseuses sur lesquelles étaient téléchargés des livres numériques, sans que le lecteur n’ait pu faire le choix. Lancé en septembre dernier, le service de prêt de la bibliothèque est étendu à tout le département, hormis Poitiers qui a son propre système de location.
    Deux livres pour quatre semaines 1. Via un ordinateur, il faut se rendre sur la page https ://lireenvienne.fr et cliquer sur l’onglet « s’inscrire » en haut à droite de l’écran. Il faut remplir le formulaire et indiquer sa bibliothèque de rattachement (elles sont prérenseignées dans une liste). Il est en effet impératif d’être inscrit au préalable dans une bibliothèque qui propose le service.
    2. Un mail vous est renvoyé dans les trois jours indiquant la validation ou la non-validation de votre inscription. Attention toutefois, le mail peut atterrir dans les spams. Ne pas hésiter à tester l’inscription sur le site en cas de non-réponse.
    3. Prendre un rendez-vous avec une bibliothécaire de votre bibliothèque pour activer le service, valable sur liseuse, tablette, smartphone ou ordinateur. Attention, les liseuses Kindle d’Amazon ne fonctionneront pas.
    Pour ceux déjà habitués aux services de lecture numérique, il suffit (pour une liseuse) de télécharger le logiciel Adobe digital edition et de créer un compte Adobe. Des tutoriels sont à disposition sur la page lireenvienne.fr
    4. Une fois le compte Adobe créé, il faut retourner sur la page lireenvienne.fr et s’identifier en haut à droite. Vous avez désormais accès au catalogue des ebooks, en y accédant par l’onglet correspondant. Vous pouvez emprunter deux livres à la fois pendant 28 jours, pour un maximum de dix livres par mois.
    5. Une fois le livre terminé, vous pouvez attendre la fin du délai de 28 jours pour accéder à un nouveau ou activer le retour anticipé depuis l’application de lecture. A noter que durant l’été, en juillet-août, le nombre de prêts par personne passera de deux à cinq. En cas de livre indisponible (les livres sont limités en prêts simultanés), vous pouvez le réserver.
    6. Si vous ne trouvez pas le livre que vous voulez emprunter, vous pouvez faire une suggestion d’achat. La Bibliothèque départementale compte déjà plus de 1.000 titres pour une trentaine de bibliothèques et en propose 40 à 50 supplémentaires chaque mois. Beaucoup de romans, les meilleures ventes, sont à disposition. Mais pas de Marc Lévy : certains éditeurs, comme le sien, refusent le prêt en numérique.

    Source : https://www.lanouvellerepublique.fr
    Auteur : Rédaction
    Date : 

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  • Les joueurs de poker invités à se désintoxiquer en bibliothèque

    Les joueurs de poker invités à se désintoxiquer en bibliothèque

    Les joueurs de poker australiens pourront désormais se rendre en bibliothèque pour des soirées spéciales. À Melbourne, quatre établissements se sont inscrits dans un programme pour organiser des activités nocturnes, jusqu’à 22 heures. 

    Poker
    Yohann Legrand, CC BY SA 2.0

    Les bibliothèques de Preston, Mill Park, Glenroy et Broadmeadows prendront désormais part au programme Libraries After Dark. Démarré voilà sept mois, ce dernier propose aux personnes amatrices de machines à sous et jeux de poker de se retrouver dans un endroit moins incitatif.

    Ouvrant leurs portes jusqu’à 22 h, les bibliothèques proposent différentes activités comme la projection de films, des jeux de société (avec ou sans argent...) ainsi que des séances de cuisine type apprendre à faire des pâtes.

    Plutôt que de céder à l’attrait des jeux de cartes, indique Susan Rennie, conseillère principale en politique pour la Victorian Local Governance Association, l’idée est d’offrir un moment pour rompre avec la solitude. « Nous avons réfléchi au rôle des bibliothèques et nous pouvons les rendre vivantes en nocturne », souligne-t-elle.

    Une subvention de 300.000 $ aura permis de mettre ce programme sur pied. Car, à la différence des lieux qui accueillent traditionnellement les joueurs, ces derniers sont totalement anonymes dans l'enceinte des bibliothèques : ils vont et viennent à l’envi, et choisissent leurs activités, suivant les goûts du moment.

    Le choix des établissements était d’autant plus stratégique que les bibliothèques sont situées à proximité de casinos – comme le Plough Hotel de Mill Park, où les joueurs ont perdu plus de 18 millions $ en 2015-2016. 

    Après des recherches pour un roman, l'auteure devient accro au poker

    « C’est en particulier le soir que les gens se sentent spécifiquement seuls, et que les lieux pour joueurs deviennent le plus attrayants », poursuit Susan Rennie. Et pour comble, le financement du programme est opéré par la taxation des revenus sur les jeux de hasard.

    Depuis son lancement, Libraries After Dark a élargi son périmètre d’action, bien au-delà du champ originel. Ainsi, un groupe d’artisans à Preston propose chaque mois d’apprendre le tricot, ou la couture plus largement, en apportant ses propres fournitures....

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Clément Solym
    Date : 20/06/2018

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  • La plus grande bibliothèque de Turquie s'ouvrira en 2020

    La plus grande bibliothèque de Turquie s'ouvrira en 2020

    En 2020, c’est la plus grande bibliothèque de Turquie qui ouvrira ses portes à Istanbul dans l’ancienne caserne d’artillerie Rami. Le bâtiment ottoman construit dans les années 1770, une fois transformé en bibliothèque, pourra accueillir plus de sept millions de livres.

    Istanbul
    B Lucava, CC, BY NC ND 2.0
     

    C’est le président Recep Tayyip Erdoğan qui avait évoqué ce projet résolument tourné vers la lecture. Dans le cadre de sa campagne électorale, il a d’ailleurs déclaré : « Nous faisons des efforts pour encourager notre génération à lire des livres ». Cette future bibliothèque en sera donc la concrétisation, aux côtés de l'autre projet de grande bibliothèque démarré en 2016 à Ankara.

    D’importants travaux de restauration de la caserne ottomane ont déjà commencé. Engagés par le ministère turc de la Culture et du Tourisme, ces travaux sont faits dans le respect du patrimoine pour conserver cette architecture historique. L'implantation d'une telle structure a pour but de transformer Istanbul en « vallée des livres et des bibliothèques », la plus grande au monde.

    « La Vallée des livres et des bibliothèques entrera en service dans près de deux ans. Cependant, mener ce projet à pleine maturité nécessitera plus de temps », a insisté Coşkun Yilmaz, directeur du département de la Culture et du Tourisme de la mairie d’Istanbul. La bibliothèque Rami comprendra des salles de lecture, mais aussi des salles d’exposition, des cafés, des cinémas et même des magasins.

    Le but est d’inciter les gens à passer plus de temps dans les bibliothèques et ainsi à lire davantage.

    « Il est prévu que le fonds de cette bibliothèque comporte sept millions de livres, dans un premier temps. Ce chiffre est appelé à être revu à la hausse lorsque d’autres bibliothèques plus spécialisées s'implanteront dans la Vallée. On attend par exemple une bibliothèque dédiée aux enfants et une autre aux arts qui sera spécialement aménagée pour accueillir des activités culturelles, sociales et artistiques en continu » précise Yilmaz dans son interview avec l'Anadolu Agency.

    Source :  https://www.actualitte.com
    Auteur : Fasseur Barbara
    Date :  18/06/2018

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  • 10 livres pour commencer la philo

    10 livres pour commencer la philo

    La philosophie ayant plus de 2000 ans de tradition écrite, il est malaisé de savoir par où commencer. Voici 10 livres pour mettre le pied à l’étrier, en douceur. 




     

    À noter : tous les ouvrages cités sont disponibles en format poche, à un prix raisonnable donc (autour de 10 €).
     

    Platon : L’apologie de Socrate 

    Un des plus courts dialogues de Platon, mais aussi un des plus simples : L’apologie relate les dernières heures du sage grec, et travers lui c’est la question de la mort, de l’immortalité de l’âme, du corps qui est abordé. Des conceptions qui enracineront toute la tradition philosophique, jusqu’à nos jours et structureront le débat entre les monistes et les dualistes.
     

    Aristote : L’éthique à Nicomaque 

    Plus axé sur la question de la Polis que son maître Platon, Aristote tente de répondre aux deux questions fondamentales de l’équipe : que doit-on faire ? Comment vivre ensemble ? Il en conclut que c’est le Bien, posé comme but suprême de la vie, qui doit être l’objet de la politique.
     

    Descartes : Le discours de la méthode

    Modeste en apparence, ce livre fonde en réalité la philosophie moderne, en posant le sujet pensant au centre, à la place de Dieu dans la métaphysique classique. Le fameux « je pense, donc je suis » fera date et sera considéré comme un acquis de la philosophie, de Kant à Sartre, même si Freud remettra en question la primauté du sujet pensant.
     

    Voltaire : Candide ou L’Optimisme

    Voltaire a été raillé par bon nombre de philosophes, accusé de faire le jeu des athéistes, Rousseau en tête. C’est se méprendre sur la portée philosophique de ses contes. Candide constitue un récit de conquête du bonheur, qu’on ne doit selon lui plus chercher dans un au-delà, mais ici et maintenant (le célèbre « Il faut cultiver son jardin »). Candide est aussi un brûlot politique sur son époque, dans lequel les systèmes autoritaires sont brocardés.
     

    Nietzsche : Par-delà le bien et le mal 

    Dans cet ouvrage, plus simple que le très poétique, Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche livre une charge très violence contre tout ce qui, selon lui, abaisse l’homme moderne (l’instinct grégaire, le nationalisme, la moralité chrétienne…), autrement dit ce qui l’empêche de devenir lui-même. Une charge d’une grande actualité, dont les addictions contemporaines, jeux en ligne tels que Candy Crush ou Wearebettors, achats compulsifs, désinvestissement de l’espace public, constituent les prolongements.
     

    Proust : Le temps retrouvé

    La vision du temps et de l’amour ne sont plus les mêmes depuis Proust. Sur le temps, il nous apprend le fonctionnement de la mémoire (via la fameuse madeleine), sur l’amour, à revers du Banquet de Platon qui faisait de l’incomplétude l’objet de l’amour, il fera la jalousie le centre névralgique de toute relation, irrémédiablement malheureuse. 
     

    Dostoievski : Crime et Châtiments 

    Crime et Châtiments est sans doute l’un des plus importants romans modernes. La complexité et le nombre des personnages rendent sa lecture peu aisée, mais vraiment intéressante pour celui qui saura patienter. Philosophiquement, les questions de la responsabilité, de la nature humaine sont traitées avec finesse au travers du personnage principal, Raskolnikov. Dostoïevski préfigure aussi bon nombre de concepts psychanalytiques qui inspireront la théorie freudienne.
     

    Sartre : L’existentialisme est un humanisme

    Texte de conférence orale, l’existentialisme est un humanisme est un grand texte, trop souvent réduit à un texte de vulgarisation. Certes, Jean-Paul Sartre déroule les grands concepts de l’Être et le Néant, mais la pensée développée, selon laquelle l’homme est condamné à être libre, se suffit à elle-même.
     

    Camus : La Chute

    Camus, avec une très belle plume, aborde la question de l’inaction et de ses conséquences. Clamence, le personnage principal, n’a rien fait pour sauver une personne de la noyade. Rongé par le remords, il ne se supporte plus. Camus y livre un beau plaidoyer pour l’action (sa passion pour les clubs de Saint-Etienne et de l’Excelsior était connue), mais surtout pour la responsabilité de tout à face à tous. 

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  • 3 000 bandes dessinées et dérivés donnés à la Bibliothèque du Congrès

    3 000 bandes dessinées et dérivés donnés à la Bibliothèque du Congrès

    Le collectionneur et entrepreneur américain Stephen A. Geppi a fait don de quelque 3 000 bandes dessinées, œuvres d’art originales, photos, affiches, journaux, pins et encore d’autres documents à la Bibliothèque du Congrès. Parmi ces planches rares ou objets, six storyboards détaillant l’action du premier dessin animé de Mickey Mouse, Plane Crazy, datant de 1938. 



    Steve Geppi est un éditeur-distributeur américain de comics. Il est le propriétaire et PDG de Diamond Comic Distributors à Baltimore, dans le Maryland. L’ensemble des documents qu’il a donné à la Bibliothèque du Congrès valent plusieurs millions de dollars. 

    Sa collection avait déjà été exposée au public, dans sa ville d’origine. Elle rassemble des bandes dessinées depuis 1938 jusqu’à 1985. Les styles ainsi que les contenus sont extrêmement variés. 

    La collection comprend également des affiches cinématographiques et des objets illustrant comment la musique, les personnages de bandes dessinées, les icônes culturelles et les politiciens ont été popularisés au sein de la société de consommation. Parmi ceux-ci figurent des souvenirs des Beatles, une collection de bagues représentants différents personnages de comics ou des figures politiques comme Martin Luther King Jr.
     

    À la croisée des mondes,
    Batman Ninja aura son manga


    Six storyboards précieux sont également présentés : ceux du premier film d’animation de Mickey Mouse par Walt Disney, en 1928. Ce don à la Bibliothèque du Congrès n’est pas anodin : elle abrite la plus grande collection de bandes dessinées du pays. « L'attrait de la bande dessinée est universel, et nous sommes ravis que ces nouveaux ajouts aux collections les rendra encore plus accessibles aux gens du monde entier » indique Carla Hayden, bibliothécaire. 


    Compléter une collection déjà existante


    La Bibliothèque contient plus de 140.000 numéros d'environ 13.000 titres de bandes dessinées remontant aux années 1930. On y trouve de nombreuses bandes dessinées parmi les plus importantes de l'histoire, y compris la première bande dessinée vendue dans les kiosques à journaux, la première série mettant en vedette Batman et d'autres personnages emblématiques ou encore All Star Comics #8 avec Wonder Woman. 

    La bibliothèque détient également un exemplaire d'Amazing Fantasy #15, qui raconte l'histoire de Spider-Man, ainsi que le travail original de Steve Ditko pour ce numéro. La collection Geppi vient donc enrichir cette base solide. 

    De son côté, Steve Geppi exprime son ravissement : « Quand j'ai commencé à collectionner des bandes dessinées quand j'étais petit, puis, plus sérieusement, à partir de 1972, je n'aurais jamais imaginé qu'une grande partie de ma collection trouverait un foyer à la Bibliothèque du Congrès, à côté des journaux de 23 présidents, de la Bible de Gutenberg et la bibliothèque de Thomas Jefferson. Ce don aidera à célébrer l'histoire de la bande dessinée et de la culture pop et leur rôle dans la promotion de l'alphabétisation. »
     

    La Bibliothèque du Congrès et la BnF
    partenaires pour raconter l'Histoire


    Et, à entendre Steve Geppi, ce ne sera pas son dernier don. 

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Laure Besnier
    Date : 31/05/2018


     

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  • Calligraphie. Les mots s’exposent à la bibliothèque

    Calligraphie. Les mots s’exposent à la bibliothèque

    Quelques-unes des stagiaires de la calligraphe Yvelyne Abernot (deuxième à gauche) exposent actuellement leurs travaux à la bibliothèque Saint-Pol-Roux.
    Quelques-unes des stagiaires de la calligraphe Yvelyne Abernot (deuxième à gauche) exposent actuellement leurs travaux à la bibliothèque Saint-Pol-Roux.

    Jusqu’au 13 juillet, à la bibliothèque Saint-Pol-Roux, treize stagiaires de l’atelier de calligraphie « La couleur des mots » exposent une cinquantaine de leurs créations réalisées dans le cadre des stages animés par Yveline Abernot. « J’ai invité les stagiaires de cette année à présenter leurs travaux. Certaines d’entre elles travaillent avec moi depuis plusieurs années, précise Yveline Abernot. C’est Marie, l’une de mes plus anciennes élèves qui m’a incitée à exposer à la bibliothèque. La bibliothèque, lieu privilégié de l’écrit, nous a paru un endroit approprié pour exposer les différents types d’écritures illustrant des poésies choisies par les stagiaires, présenté sur différents supports ».

    Yveline Abernot précise : « J’accueille des participants au stage pour deux jours au minimum et jusqu’à une semaine. Certains viennent de loin et logent dans les hôtels de la commune. Les journées sont intenses. On peut travailler une écriture pendant un week-end ou sur un thème proposé, comme le travail avec des pigments ou la gravure sur lino. Pour permettre au public de découvrir la qualité de la progression dans leur apprentissage, j’ai regroupé des essais ou des études sur les différents types d’alphabet dans un grand livre visible à l’entrée de la bibliothèque », conclut Yveline Abernot, très heureuse de l’accueil que lui a réservé la bibliothécaire, toujours prête à mettre en avant les talents locaux.

     

    Source : https://www.letelegramme.fr
    Auteur: La rédaction
    Date: 04/06/2018

     

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  • Arch Mission, on va envoyer une bibliothèque sur la Lune

    Arch Mission, on va envoyer une bibliothèque sur la Lune

    Arch Mission bibliothèque sur la lune
    C’est un projet incroyable qu’est en train de mener The Arch Mission Foundation.

    L’organisme est en train de construire une bibliothèque qui enfermera des millions d’informations sur notre civilisation. Celle-ci sera envoyée sur la Lune en 2020. 

    La lune a toujours été un fantasme pour l’humanité, avec la technologie, certains rêves les plus fous se réalisent.

    C’est le cas du projet en cours de préparation par The Arch Mission Foundation.

    L’Arch Mission Foundation est un organisme à but non lucratif qui cherche à développer ce qu’ils appellent des «Archs», capables de durer des milliards d’années et capables d’exister dans une myriade d’environnements différents, terrestres et extraterrestres. 

    Leur dernière initiative est menée  en partenariat avec Astrobotic.

     

    L’objectif est de lancer en 2020 une «bibliothèque lunaire» sur la Lune qui inclurait l’intégralité de Wikipédia, le projet Rosetta, celui  de la Long Now Foundation (une bibliothèque numérique de langues) et d’autres contenus.

    Nova Spivack, cofondateur et président de Arch Mission, a expliqué à l’Observer, que ce concept est né de l’idée qu’il avait, enfant, d’archiver tout le savoir humain et la sagesse dans un livre géant. 

    « En tant qu’adulte, j’ai réalisé que cela pouvait être fait en utilisant de nouveaux matériaux, et les archives pourraient être placées partout dans le système solaire. Les matériaux utilisés  pourraient rendre ces archives durables ».

    Arch Mission  – La bibliothèque sur la lune comment ça marche ?

    La bibliothèque lunaire fonctionnera comme ceci: des dizaines de millions de pages de texte et d’images seront stockées sous forme de microfiches (microfiches fines) en nickel. 

    Le nickel est imperméable aux rayonnements ainsi qu’aux changements de température sur la Lune et peut durer des millions d’années dans l’espace.

    Chaque page serait gravée au laser, grâce à une technologie appelée nanolithographie brevetée par l’Arch Mission. 

    Toutes les informations pourront être lues en utilisant un grossissement de 1 000 fois à l’aide d’un microscope ou d’une autre technologie optique, le tout sans avoir besoin d’un ordinateur. 

    La bibliothèque lunaire faisant partie de The Arch Mission utilisera également d’autres technologies de stockage, notamment la technologie de stockage d’ADN et un quartz de données 5D, comme celui utilisé pour stocker la trilogie de science-fiction de la Fondation Isaac Asimov lancée par SpaceX lors du lancement inaugural de Falcon Heavy.

    Nova Spivack explique pourquoi Wikipedia a été choisi. Pour lui, ce n’est pas une source parfaite mais c’est la meilleure qu’on puisse trouver. L’encyclopédie en ligne peut être corrigée en temps réel, elle reflète parfaitement la civilisation d’aujourd’hui et il n’y a pas de problème avec le droit d’auteur.

    Il explique également le but ultime de la bibliothèque : « Nous pouvons définitivement préserver notre patrimoine culturel et notre patrimoine biologique de manière à survivre pendant des millions d’années, et cela n’a jamais été possible auparavant. Nous considérons la bibliothèque lunaire comme le lieu de stockage à froid par excellence pour la civilisation humaine. »

    Comment envoyer la bibliothèque lunaire sur la Lune ?

    Lorsque la bibliothèque sera prête à être lancée en 2020, Astrobotic, une société de robotique spatiale basée à Pittsburgh transportera la bibliothèque vers la Lune avec son vaisseau spatial Peregrine Lunar Lander. 

    L’Arche sera ensuite déposée à Lacus Mortis (en latin « Lac de la Mort »), une plaine de roche ignée formée par un refroidissement rapide de lave lors de la formation de la lune. 

    Cette bibliothèque ne serait qu’une première étape. Arch Mission est en pourparlers avec de nombreuses autres entreprises de vols spatiaux afin d’étendre son travail pour amener ces Arches à d’autres endroits du système solaire. 

    La mission de 2020, n’est qu’un point de départ….

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date:  14/06/2018

     

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  • Eiffel, Napoléon, Egypte : les trésors exhumés de la bibliothèque d'Ajaccio

    Eiffel, Napoléon, Egypte : les trésors exhumés de la bibliothèque d'Ajaccio

    Les trésors cachés de la bibliothèque d'Ajaccio / © France 3 / Culturebox

    C'est un lieu magique pour tous les amoureux d'histoire et de livres, la bibliothèque municipale d'Ajaccio recèle de nombreux trésors. La nouvelle équipe n'est pas au bout de ses surprises, elle vient de découvrir des ouvrages anciens très rares : des lettres inédites de Napoléon et de sa mère et un ouvrage de "La tour des 300 mètres" signé Gustave Eiffel.

    La Corse serait-elle la meilleure conservatrice de ses secrets ? L'île de Beauté est assurément détentrice de nombreux trésors mis au jour au gré de la volonté des chercheurs. Longtemps délaissée, la bibliothèque Fesch d'Ajaccio est une véritable caverne d'Ali Baba. Menée par Vannina Schirinsky et Élisabeth Perié, la nouvelle direction de la bibliothèque vient tout juste de faire une nouvelle découverte exaltante. Un ouvrage en deux tomes de Gustave Eiffel intitulé "La tour des 300 mètres". Il n'en existe que 500 exemplaires au monde et celui-ci est dédicacé par l'auteur. 
     

    L'exemplaire de Colbert 

    Vannina Schirinsky se souvient avec émotion lorsqu'en 2015 elle tombe sur cet ouvrage qui date de 1610. Plié entre les Pages jaunes de Corse et un roman de gare, elle tient entre ses mains le tout premier livre au monde d'Egyptologie daté de 1610. "C'est un ouvrage vraiment exceptionnel, car c'est la première représentation des vases canopes et c'est celui de Colbert !", déclare-t-elle avec fierté. L'ouvrage a été restauré page par page grâce à l'expertise d'un spécialiste venu de Florence. 
    Livre egyptologie bibliothèque ajaccio
    © France 3 / Culturebox

    Des lettres inédites de Napoléon

    Du sommeil à la lumière, la bibliothèque d'Ajaccio attire désormais les plus grands chercheurs en histoire. A force de fouiller les réserves de la bibliothèque, Vannina Schirinsky a aussi découvert des lettres inédites de Napoléon et Joséphine, de Madame Mère et de sa seconde épouse Marie-Louise. Philippe Perfettini, historien spécialiste de l'histoire napoléonienne savoure cette découverte. "On a dit et redit que tout avait été dit sur Napoléon, eh bien non ! Il y a des lettres de Napoléon relatives à la guerre qu'il va perdre, donc c'est très dense et très sec".
    lettre napoléon
    © France 3 / Culturebox D'autres trésors sont certainement encore cachés sur les rayons de la bibliothèque d'Ajaccio. Vannina Schirinsky et Élisabeth Perié n'ont pu explorer que 5% du fonds. 

    La bibliothèque FESCH d'Ajaccio

    Le fonds ancien compte 40 000 ouvrages, et notamment :
    - 30 incunables imprimés pour la plupart en Italie entre 1455 et 1500. La Cité de Dieu de Saint-Augustin est l’incunable le plus ancien. Il date de 1475.
    - 200 manuscrits. Les manuscrits datent du XVIIe et XVIIIe siècle et sont relatifs à l’histoire ecclésiastique, la jurisprudence, la théologie. Certains sont de simples cahiers. Le roman des déduits de Gace de la Bigne est le manuscrit le plus vieux que possède la Bibliothèque (1359). C’est un poème didactique sur la chasse aux oiseaux et aux bêtes fauves.
    La Bibliothèque Fesch possède de nombreuses éditions rares d’éditeurs prestigieux : Aldes, Estienne, Elzevier, Plantin.
    A noter également plus de 300 reliures armoriées.
    Le fonds local, qui s’élève aujourd'hui à 4000 livres, a été constitué à partir du fonds Campi. 

    Source : https://culturebox.francetvinfo.fr
    Auteur: Odile Morain
    Date: 14/06/2018

     

     

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  • Bibliothèque : le catalogage à l'ancienne, version Lego

    Bibliothèque : le catalogage à l'ancienne, version Lego

    La société Lego, qui décline à peu près tous les univers et licences possibles en petites briques de construction, ne propose toujours pas de boîte officielle pour construire sa propre bibliothèque. Qu'à cela ne tienne, des passionnés proposent régulièrement leurs propres plans et idées pour y parvenir. Un projet Kickstarter propose désormais de s'offrir un catalogue old school et une boîte de retours, pour agrémenter un peu son établissement en modèle réduit...




     

    Ces kits pour les amateurs de bibliothèques pourront trouver leur place dans une construction Lego, mais aussi sur un bureau, ou, qui sait, à l'accueil d'un véritable établissement de prêt... Gene Ambaum et Chris Hallbeck, qui animent le site Library Comic et y publient de petites bandes dessinées humoristiques sur le quotidien des bibliothécaires, se sont lancés dans ce projet autour des Lego.

     

    Le meuble de catalogage, particulièrement vintage, dispose de 6 tiroirs, qui peuvent chacun s'ouvrir, tandis que la boîte de retours pourra accueillir des livres (Lego, bien sûr) : deux portes à l'arrière permettront de les récupérer, avant de les remettre en rayons.

     

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    Avec 20 jours devant lui, le projet a le champ nécessaire pour prendre un peu plus d'ampleur : l'objectif initial de 3000 $ est en tout cas largement dépassé, avec plus de 27.000 $ collectés à ce jour.

    via Book Riot

    Source : Actualitté
    Auteur : Antoine Oury
    Date : 05/06/2018

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  • Bibliothèque : Les enfants découvrent le folioscope

    Bibliothèque : Les enfants découvrent le folioscope

    Les enfants ont découvert des jouets optiques jusqu’alors inconnus pour eux.
    Les enfants ont découvert des jouets optiques jusqu’alors inconnus pour eux.

    Une séance d’animation, très créative, a été proposée, samedi 9 juin dernier, à la bibliothèque. Le thème était le flip-book (ou folioscope en français), livre que l’on feuillette à toute vitesse pour en animer le contenu. Cette technique à la croisée du livre et du cinéma permet de s’initier à l’animation image par image, et est basée sur le principe de la persistance rétinienne : si l’on fait défiler très rapidement une séquence d’images, au rythme de 24 par seconde, l’œil a en permanence en mémoire les images et ne peut en séparer deux successives. Pour cette séance découverte, une trentaine de flip-book très variés avait été prêtée par la Bibliothèque du Finistère dans une flipothèque en chêne. Et pour cette occasion, des jouets optiques, créés au XIXsiècle et qui sont aussi à l’origine du dessin animé et du cinéma, étaient également proposés ont pu être manipulés par les enfants : zootrope, praxinoscope (avec des miroirs), stroboscope (jeu de lumière), albums avec des filtres optiques qui donnent de drôles d’effets. Les enfants ont pu créer leurs propres flip-books qu’ils pourront continuer à la maison. Les flip-books prêtés par la Bibliothèque du Finistère restent, eux, visibles dans l’établissement jusqu’à lundi 18 juin.

    Source : Le télégramme
    Auteur: Rédaction
    Date: 14/06/2018


     

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  • Les jeunes copistes à la bibliothèque

    Les jeunes copistes à la bibliothèque

    L’atelier calligraphie a passionné la douzaine de jeunes.

    L’atelier calligraphie a passionné la douzaine de jeunes.

    A l’initiative de la bibliothèque toujours soucieuse d’organiser de nouvelles activités, Fabien Pandraud, stagiaire à l’Institut supérieur européen de l’enluminure et du manuscrit d’Angers, a proposé à douze jeunes âgés de 9 à 13 ans un atelier de découverte de calligraphie et de dorure. Les enfants ont pu s’essayer au travail de scribe avec l’écriture caroline de l’époque de Charlemagne, le tout avec une plume métallique. Ils ont ensuite pu poser de la feuille d’or sur mordant à la détrempe médiévale. Attentifs et ravis, les enfants sont repartis très satisfaits avec leurs travaux. Une belle récompense pour une après-midi studieuse et intense.

    Source : lanouvellerepublique.fr
    Auteur: inconnu
    Date: 

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  • iBooks devient Apple Books : iOS 12 et ses nouveautés !

    iBooks devient Apple Books : iOS 12 et ses nouveautés !

    iBooks

    Formats/supports de lecture Innovations 

    Les aficionados de la marque à la pomme l’attendaient avec impatience, le voilà : le nouveau système d’exploitation mobile d’Apple a été présenté ce lundi 4 juin 2018 lors de la conférence annuelle des développeurs de la marque, la WWDC. Disponible en septembre prochain, iOS 12 promet de nombreux changements visant une performance toujours plus grande des logiciels iPhone et iPad. Quelles modifications seront apportées à la lecture numérique sur supports Apple ?

    Parmi les nombreuses améliorations du software Apple annoncées par Craig Federighi, vice-président de l’ingénierie logicielle de la marque, nous pouvons retenir, entre autres, une optimisation de la vitesse d’utilisation des appareils, un Siri plus intelligent qui tiendra encore davantage compte des habitudes de son utilisateur pour lui proposer d’utiliser certaines applications à des moments-clés de sa journée, un groupement des notifications par application, un élargissement de FaceTime à plusieurs interlocuteurs, ou encore un mode « nuit » qui permettra à l’utilisateur de consulter l’heure sur son smartphone sans voir ses notifications manquées.

    Évidemment, bien d’autres changements ont été présentés, notamment une nouvelle application intéressante : « Screen Time ». Celle-ci permettra à l’utilisateur de garder un œil sur l’utilisation de son smartphone. L’app indiquera à l’usager combien de temps il a passé sur son appareil, mais aussi le nombre de fois où il a vérifié ses éventuelles notifications en allumant l’écran. De plus, Screen Time sera attentif à l’utilisation des applications en indiquant celles qui se révèlent désuètes au vu de l’usage qu’en fait le propriétaire de l’appareil et en permettant à ce dernier de fixer une limite d’utilisation de certaines applications.

    Du côté de la lecture numérique, rien de révolutionnaire, mais quelques changements notoires tout de même ! L’application autrefois baptisée iBooks se nommera désormais Apple Books et, de manière générale, Apple a veillé à l’amélioration de son design et de son ergonomie. De plus, les audiobooks et ebooks seront à présent rassemblés sur la même application. Apple a également ajouté une section intitulée « Reading now » qui apparaît à l’ouverture de l’application et affiche un extrait de l’ouvrage en cours de lecture. Enfin, Apple proposera une version améliorée de la librairie, qui mettra en avant de façon plus efficace les suggestions ainsi que les promotions (tant au niveau des ebooks que des audiobooks), et indiquera la progression de lecture pour chaque ouvrage.

    Vous trouverez ici un rapport complet reprenant les nouveautés d’iOS 12 !

     

    Source : Lettres numériques.be
    Auteur : Emilie de Sousa Oliveira
    Date : 08/06/2018 

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  • Une bibliothèque dont vous ne lirez jamais les livres... ou pas avant 2114

    Une bibliothèque dont vous ne lirez jamais les livres... ou pas avant 2114

    En Norvège près d’Oslo sont conservés des manuscrits d'auteurs que leurs fans ne liront jamais : ils ne seront sortis de la bibliothèque qui les abrite qu’en 2114. La romancière turque Elif Shafak a confié le sien à la "Future Library" le 2 juin 2018.


    Premier étage de la bibliothèque nationale de Norvège à Oslo / Rémi Mathis [GFDL (https://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) /Wikimedia Commons 

    Premier étage de la bibliothèque nationale de Norvège à Oslo / Rémi Mathis [GFDL (https://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) 

    Début juin, la romancière turque Elif Shafak a apporté en Norvège le manuscrit qu’elle a fini de rédiger, l’a déposé dans une boîte qu'elle a refermée et l’a soumis au jugement des générations futures. Le texte va en effet rester secret jusqu’en 2114.  Son œuvre suit celles déjà déposées par trois écrivains depuis 2014 et fait partie des cent qui formeront à terme la "Bibliothèque du futur"

    À l’initiative de cette étonnante idée, une artiste écossaise, Katie Paterson. En 2011, la municipalité d’Oslo, qui recherche une œuvre culturelle dans le cadre du réaménagement d’un quartier portuaire, la contacte.  Le concept prend forme et en 2014, Katie Paterson obtient l’autorisation de planter mille épicéas dans la forêt de Nordmarka près d’Oslo. Dans un but bien précis : ils serviront cent ans plus de tard de matière première à l'impression des manuscrits.
     

    Un nouveau livre par an

    Depuis, chaque année, un auteur est contacté par les soins de l'artiste. Il ou elle a quelques mois pour rédiger un manuscrit inédit dont il se séparera l’année suivante, pour le remettre pour 100 ans - au grand dam de ses fans actuels - à Anne Beate Hovind, responsable du projet et du comité de sélection des écrivains. Tous les styles et toutes les langues sont acceptés.

    Ainsi, pour l’année 2017, c’est la romancière turque Elif Shafak qui a été sélectionnée et qui a déposé son ouvrage le 2 juin 2018. Elle succède aux trois autres auteurs déjà choisis pour participer au projet. Margaret Atwood, l’auteure de la Servante écarlate, a été la première à participer avec un manuscrit intitulé Scribbler Moon. L’auteur anglais David Mitchell, qui a notamment écrit Cloud atlas, a suivi avec From Me Flows What You Call Time.  Finalement, c’est l’artiste et écrivain islandais Sjòn, qui a remis le troisième futur livre de la bibliothèque.
     

    Un pari sur l’avenir

    Mais ces arbres seront-ils toujours debout dans 100 ans ? Et lira-t-on encore des livres imprimés ?

    Ceux qui en sont sûrs peuvent déjà acheter, contre la modique somme de 800 livres sterling, un certificat leur donnant droit à l’un des exemplaires des premiers ouvrages qui verront le jour.
     
    Les manuscrits sont conservés depuis cette année, selon Wired, dans une salle dédiée de la "Deichman Public Library" d’Oslo.

    Source : https://www.wedemain.fr
    Auteur : Séverine Mermilliod
    Date : 8/06/2018

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  • Petit guide pour éviter qu'un élu ne ferme votre bibliothèque

    Petit guide pour éviter qu'un élu ne ferme votre bibliothèque


    Les bibliothécaires à Livre Paris

    (photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


    L'advocacy, ou plaidoyer, « est une notion peu utilisée en France, contrairement aux États-Unis ou au Canada », explique Anne Verneuil, présidente sortante de la commission. « Elle consiste en une défense des bibliothèques pas seulement pour leur rôle dans la vie culturelle, mais dans de nombreux secteurs de la vie. »

    Impact social, impact économique, valeur aux yeux du public, les bibliothèques ont de nombreux atouts à faire valoir et peuvent transformer un territoire. « La bibliothèque n'est pas un coût, c'est un investissement », aiment répéter les quelque 12 membres de la commission advocacy de l'ABF. Car « l'advocacy est devenue nécessaire, pas seulement dans une posture défensive, mais il faut bien reconnaitre que lorsque des choix financiers sont faits, les bibliothèques sont parfois des variables d'ajustement », souligne Anne Verneuil.

    Après un nouveau pacte de stabilité entre les collectivités et le gouvernement, qui fait suite à des restrictions de dotations, des élus se montrent parfois enclins à diminuer les budgets des établissements en prétextant des difficultés économiques, comme à Belfort, un choix de l'administration que l'ABF a déjà dénoncé. 

    Pour éviter de telles situations, la commission recommande de travailler en amont et d'assurer une argumentation constante pour la bibliothèque et ses services. « Les bibliothécaires doivent identifier des personnes influentes : les élus, bien sûr, mais aussi des personnes qui vivent au sein de la communauté depuis longtemps, à la tête d'associations, par exemple... Il faut arriver dans une position de bienveillance et se faire accepter dans ce réseau », explique Anne Verneuil.

    De la bibliothèque aux relations publiques
    Un investissement général, que tous les bibliothécaires peuvent assumer, au cas par cas, selon les territoires : « Il faut vraiment s'inscrire dans les calendriers, aller dans les assemblées générales ou directement à la rencontre du ou de la maire, dans le respect de la hiérarchie. » Un travail de relations publiques qui apparaît nécessaire pour capter l'attention des décideurs, avec ses codes et ses exigences : « Il faudra être clair, direct et identifier au préalable ce que peut apporter la bibliothèque pour aller dans le sens de ce que ces personnes recherchent. »

    Par exemple, si un élu s'investit dans la baisse du chômage sur son territoire, insister sur les formations ou les aides administratives au sein de l'établissement. « Les décideurs ont aussi besoin de ces professionnels qui viennent à leur rencontre, contrairement à ce que l'on pourrait croire », insiste Anne Verneuil.

    D'après la commission, « plus l'advocacy est faite en amont, moins l'on risque de se retrouver dans des situations où l'on essaye de sauver les meubles face à l'incompréhension d'un élu. » Raphaëlle Bats, également membre de la commission, fournit de son côté des clés et des idées d'actions en faveur du développement durable et des territoires, comme la lutte contre la faim, l'éradication de la pauvreté, l'élévation du niveau de connaissances, la réduction des inégalités ou... la protection de la vie aquatique.

    Des objectifs qui peuvent faire sourire, mais qui font partie de l'agenda 2030 de l'Organisation des Nations Unies, et qui peuvent être mis en avant pour mettre en oeuvre, faire perdurer ou valoriser des actions au sein de la bibliothèque. À ce titre, l'ABF a lancé un site internet recensant des actions, pour donner des idées, ainsi qu'un jeu pédagogique pour former les personnels et, peut-être, susciter de nouveaux projets.

    Comment les bibliothèques peuvent agir pour le développement durable

    Des infographies permettent aussi de visualiser l'action des bibliothèques dans certains domaines : l'ABF envisage d'ailleurs de proposer des kits de communication à destination des professionnels pour leur permettre de valoriser plus facilement les actions de leur établissement auprès de toute la population.

    Enfin, l'Association des Bibliothécaires de France, avec le ministère de la Culture, la Bibliothèque publique d'information et l'institut d'études TMO Régions, mêne actuellement plusieurs recherches qui visent à évaluer les impacts sociaux et économiques des bibliothèques, mais aussi la valeur qu'elles ont aux yeux de ceux qui ne les fréquentent pas.

    Un travail de longue haleine, dont les résultats ne seront pas connus avant 2 ans, au moins.

     

    Source : Actualitté
    Auteur : Antoine Oury
    Date : 09/06/2018

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  • Lille: Et si la médiathèque du futur se trouvait à Lomme?

    Lille: Et si la médiathèque du futur se trouvait à Lomme?

    CULTURE Un pôle des Arts et Cultures numériques doit voir le jour à Lomme, près de Lille, d’ici à 2020…

    Image de synthèse du futur pôle des Arts et Cultures numériques.

    Image de synthèse du futur pôle des Arts et Cultures numériques. — JACOB+MACFARLANE
    • L’objectif de ce nouveau centre culturel médiathèque est de démocratiser l’usage des nouvelles technologies avec la collaboration de l’université de Lille.
    • La médiathèque – qui fut une des premières à ouvrir le dimanche – va étendre ses horaires d’ouverture jusqu’à 20h le jeudi avant peut-être de proposer un accès libre pour retirer des ouvrages tous les jours jusqu’à 22h.

    Le nouveau lieu s’appellera pôle des Arts et Cultures numériques. La ville de Lomme, commune associée à Lille, a annoncé, ce mercredi, la construction prochaine d’un lieu culturel qui va intégrer la médiathèque L'Odyssée. Début du chantier en fin d’année 2018 pour une livraison prévue en septembre 2020.

    Ce projet de 12 millions d’euros a pour objectif de mettre les nouvelles technologies au service du citoyen via la médiathèque, une nouvelle salle de spectacle de 500 places, mais aussi un laboratoire ouvert d’innovation numérique.

    Quand Lilliad rencontre L’Odyssée

    « La médiathèque offrira de nouveaux espaces de vie, [notamment] un espace équipé de nouvelles technologies innovantes, [consacré] au monde des données informatiques. Il sera possible de voir la ville sous toutes les coutures grâce à l’analyse de ces données », explique Roger Vicot, maire (PS) de Lomme.

    Intérieur du futur Pôle des arts et cultures numériques de Lomme (Images de synthèse).
    Intérieur du futur Pôle des arts et cultures numériques de Lomme (Images de synthèse). - JACOB+MACFARLANE

    L’objectif est avant tout de créer un pont entre la recherche et le grand public avec la collaboration de Lilliad, la bibliothèque universitaire du campus de Villeneuve-d’Ascq. « Chercheurs ou artistes pourront développer leurs projets numériques dans ce lieu en interaction avec le public », précise Roger Vicot.

    Horaires d’ouverture étendus

    Premières préfigurations, en septembre, avec la présentation d’un chercheur et d’une technologie, un jeudi par mois, à la médiathèque. Cette dernière doit également faire peau presque neuve avec une petite salle de projection, un espace de musique conçu comme un réseau social et l’intégration d’offres numériques. « Par exemple, une personne qui viendra chercher un livre de voyage pourra avoir accès à des services pour réserver l’avion en ligne », annonce sa directrice, Emmanuelle Kalfa.

    D’ici là, la médiathèque lommoise – qui fut une des premières à ouvrir le dimanche, il y a seize ans – va étendre ses horaires d’ouverture jusqu’à 20 h, le jeudi, à partir du 31 mai. « Il est question aussi de permettre bientôt un accès libre pour retirer des ouvrages tous les jours jusqu’à 22 h, signale Emmanuelle Kalfa. Mais il y a des aménagements techniques à effectuer auparavant. »

    Source : 20mn
    Auteur : Gilles Durand
    Date: 30/05/2018

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  • Taclé par Télérama, l’auteur natif d’Annecy Franck Thilliez ne se laisse pas faire

    Taclé par Télérama, l’auteur natif d’Annecy Franck Thilliez ne se laisse pas faire

    Franck Thilliez. Archives photo Philippe MATSAS
    Franck Thilliez. Archives photo Philippe MATSAS

    Malmené par un étrange article de Télérama, qui ironisait sur le fait que les Français s’adonnent à la lecture de ses romans pendant les vacances, l’auteur Franck Thilliez, installé dans le nord, mais natif d’Annecy (ce qui lui vaut au passage d’être affublé, avec une pointe de condescendance pour lui -et sûrement pour tous les habitants de la ville- du surnom de « Frankie d’Annecy »), ne s’est pas démonté et a rétorqué sur Twitter :

    « Je remercie du fond du cœur  cette journaliste qui démontre que le combat pour la défense de la littérature dite populaire est bel et bien toujours d’actualité ».

    Dans son article, notre consœur parisienne regrette notamment que les Français boudent les lectures «élévatrices » et persifle sur le nom d’un des personnages de Thilliez (Sharko) pour sa proximité avec le nom de l’ex-président de la République (Sarko).

    Dans cette joute verbale, relayée par Twitter et également par nos confrères du quotidien régional La Voix du Nord, le romancier s’est rapidement attiré la sympathie de nombreux internautes et a également reçu le soutien d’un autre auteur de romans policiers et fantastiques à succès, Maxime Chattam, qui a tweeté : « Heureusement qu’il y a des livres comme Sharko pour populariser la lecture, pour rassembler, pour divertir, pour apprendre, pour s’évader ».

    Source : https://www.ledauphine.com
    Auteur : inconnu
    Date: 30/05/2018

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  • Logiciels pour bibliothèques : pas de rebond en 2018

    Logiciels pour bibliothèques : pas de rebond en 2018

    bibliotheque-ordinateur

    Les bibliothèques municipales et assimilées (bibliothèques d’EPCI) ont acquis 1 048 produits en 2017 contre 1 023 en 2016. Plus d’un tiers de ces produits sont des logiciels open source. (DR)

    En 2017, le marché des logiciels pour bibliothèques reste dans ses plus bas niveaux observés ces dernières années. Chiffre d’affaires stable, volumes en berne, perspectives de cession : la concentration se poursuit au profit d’une poignée d’éditeurs dans un contexte de rigueur budgétaire.

    1. Le chiffre d’affaires est stable à 37 millions d’euros

    Le marché 2017 des logiciels pour bibliothèque représente un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros, égal à celui de l’an passé. Parmi les 49 fournisseurs recensés, dix réalisent un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros dans le secteur des bibliothèques. Par ordre décroissant de ce chiffre d’affaires, il s’agit de :

    • Archimed,
    • C3RB Informatique,
    • Decalog,
    • Réseau Canopé,
    • groupement AFI - BibLibre,
    • Infor France,
    • PMB Services,
    • Ex Libris France,
    • Cadic Services
    • BiblioMondo France.

    Troisième en 2016, C3RB occupe cette année la deuxième place.

    Temps difficiles pour une grande partie des fournisseurs

    Ces dix fournisseurs détiennent 80 % des parts de marché. L’an passé le chiffre d’affaires des 10 premiers fournisseurs représentait 77 % du total, le marché poursuit donc sa concentration. Les temps semblent particulièrement difficiles pour une grande partie des 39 autres fournisseurs qui se partagent un chiffre d’affaires inférieur à 7,4 millions euros, soit une moyenne de 190 000 euros par entreprise.

     

    2. Les ventes reculent de 3 % en volume

    Hors Réseau Canopé et Ebsco Information Service qui comptabilisent leurs ventes en nombre d’abonnements, les fournisseurs déclarent avoir vendu un total de 1 326 produits en 2017 contre 1 365 en 2016. Cette baisse (moins 39 produits) est principalement due à la faiblesse des ventes réalisées auprès des bibliothèques spécialisées. Notons également que les ventes aux bibliothèques départementales ne représentent plus qu’une dizaine de produits.

    Logiciels de bibliothèques : Evolution des ventes en volumes entre 2012 et 2017

    3. Des projets de cession, une filialisation et une radiation

    Plusieurs entreprises, y compris parmi les plus grandes du secteur, ont engagé des pourparlers sur des projets de cession de leur activité bibliothèque. Ces tractations sont longues, mais ont quelques chances d’aboutir en 2018, car, d’un côté, de grands acteurs historiques peinent à dégager des ressources suffisantes de leur activité et, de l’autre, de nouveaux entrants sur le marché ont besoin d’acquérir un parc de clients qui se verra bientôt proposer une migration sur leurs produits.

    L’entreprise italienne Data Management PA, dont le système de gestion de bibliothèque Sebina OpenLibrary est diffusé en France par Decalog, a créé pour son activité bibliothèque une filiale au nom de DM Cultural. Suite à la cession de son fonds de commerce à ELP, la société Assistere été radiée du registre des sociétés le 11 septembre 2017.

    Source : https://www.archimag.com
    Auteur:  M. Maisonneuve et E. Asselin
    Date: 28/05/2018

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  • L’histoire cachée des albums les plus recherchés de Tintin

    L’histoire cachée des albums les plus recherchés de Tintin

    L’histoire cachée des albums les plus recherchés de Tintin

    Avec 24 albums publiés sur 50 ans, il est difficile de savoir lequel est le plus convoité parmi les collectionneurs. Certains albums ont fait polémique, d’autres sont signés par George Rémi (Hergé) ou bien contiennent un moment décisif dans l’histoire de Tintin. Toujours est-il que certains albums valent leur paquet de sous aux enchères. Rik Lok, expert en bandes dessinées pour Catawiki, la plateforme en ligne d’enchères, nous raconte l’histoire cachée pour les cinq albums de Tintin les plus recherchés !

    Le crabe aux pinces d’or, 1941
    « Mille milliards de mille sabords ! » Le Capitaine Haddock est pour beaucoup le compagnon inséparable de Tintin. Pourtant, ce n’est que dans le 9e album, Le crabe aux pinces d’or, que Tintin fait sa connaissance à bord du Karaboudjan. Cet album, ainsi rendu unique, est sorti en 1941. La Belgique était alors occupée par les nazis, ce qui obligea Hergé à garder ses opinions politiques et à se restreindre à des histoires qui ne prêtaient pas à la polémique. Cet album fut le dernier album publié en noir et blanc. Il fut redessiné en 1944 et publié avec 62 pages en couleurs, ce qui en fait l’album le plus recherché parmi les premières éditions en couleurs. Les albums de Tintin publiés pendant la guerre, en noir et blanc ou en couleurs, peuvent atteindre jusqu’à 6 000 euros dans les enchères de Catawiki.



    Tintin au Tibet, 1960
    Cet album est jugé par beaucoup d’amateurs comme le meilleur d’Hergé. L’histoire de sa création est en plus fascinante. En effet, vers la fin des années 50,
    suite à son divorce Hergé soufra de dépression. Il consulta un psychiatre à qui il décrivit ses visions d’espaces blancs et infinis. Celui-ci lui conseilla d’arrêter de travailler. À la place, Hergé lutta contre ses démons intérieurs en dessinant Tintin au Tibet. Ce n’est donc pas une coïncidence si dans cet album Tintin se trouve confronté à la solitude lors de son périple au Tibet, avant de retrouver un équilibre salutaire. Lors de la sortie de l’album, en 1960, 100 exemplaires du tirage de tête furent signés par Hergé. Un de ces albums s’est vendu sur Catawiki en 2015 pour 13 000 euros.



    Tintin au Congo, 1931

    Probablement l’album le plus controversé de Tintin, il a été critiqué aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suède et en Belgique pour son contenu supposément raciste : selon certains, les Congolais y sont représentés comme des personnages infantiles et primitifs. Les dessins ont été repris plusieurs fois afin de d’amincir les lèvres des personnages congolais et leur faire une chevelure bouclée moins abondante ; de plus, l’album est souvent vendu dans les magasins avec un avertissement sur la couverture. La participation de Tintin au massacre des animaux africains ne correspond pas non plus à l’état d’esprit d'aujourd’hui. Aujourd’hui, Tintin au Congo est probablement plus célèbre pour son contenu controversé que pour son histoire divertissante et cet album est devenu un objet très convoité par les collectionneurs. En 2016, un des sept présumés prototype de cet album avec des bulles vierges et sans titre sur la couverture, s’est vendu pour 39 000 € sur Catawiki.



    On a marché sur la Lune, 1954
    Parfois, la valeur d’une bande dessinée ne tient pas à son histoire ou à son processus de création, mais à sa dédicace. Les dédicaces sont bien cotées, surtout si elles sont en rapport avec l’histoire, comme par exemple cet exemplaire en français de On a marché sur la Lune, signé par Hergé, Buzz Aldrin, Neil Armstrong et bien d’autres. Publié 15 ans avant le premier alunissage, Hergé s’est largement documenté sur la possibilité de vol habité dans l’espace pour écrire l’histoire. Avec des dédicaces telles que « Premier astronaute après Tintin » (Buzz Aldrin) et « Plus longue marche sur la Lune après Tintin » (Edgar Mitchell), il n’est pas étonnant que cet album ait atteint 132 400 dollars aux enchères.



    Tintin au pays des Soviets, 1930
    Cette histoire fit entrer Tintin dans la légende. Publié pour la première fois en 1929 dans le magazine hebdomadaire Le Petit Vingtième, elle connut un succès immédiat. L’album, sorti en 1930, fait aujourd'hui figure de mythe. Au total, 10 000 exemplaires furent imprimés (10 éditions de 1 000 exemplaires), mais peu d’albums ont survécu. Les 500 premiers exemplaires sont numérotés. Un exemplaire numéroté et signé par Hergé et sa femme (signé en fait, « Tintin et Milou » !) s’est vendu sur Catawiki pour 30 000 euros.



    Source : Catawiki
    Auteur : Inconnu
    Date: 28/05/2018

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  • Qui sont les auteurs de piratage ebook ?

    Qui sont les auteurs de piratage ebook ?

    Piratage ebooks

    À l’instar d’autres secteurs culturels et créatifs, le secteur du livre numérique n’est pas épargné par le phénomène de téléchargement illégal. Le piratage ebook était en hausse en 2017 et certains pays affichaient des chiffres inquiétants. Cependant, le plus surprenant n’est pas ce constat, mais bien le profil des pirates ebook : ceux-ci sont issus de la génération Y. Il s’agit d’universitaires et membres de la classe moyenne à aisée, majoritairement âgés de plus de 30 ans. Le prix ne serait donc pas à l’origine de leur comportement ? Analysons ensemble la situation actuelle pour tenter d’y voir plus clair sur ce problème global.

    En 2017, les sites proposant des ebooks piratés ont reçu plus de 50 millions de visites. Cela reste minime par rapport aux sites proposant illégalement des films ou de la musique qui, eux, en comptabilisent plusieurs milliards. Cependant, ces chiffres ne doivent pas être pris à la légère : le piratage culturel est un problème qui touche le monde entier. Alors que les trois pays qui téléchargent illégalement le plus de contenus culturels sont les États-Unis, la Russie et l’Inde, l’Europe n’est pas en reste puisque la France arrive en sixième position du classement réalisé par MUSO, spécialiste des données sur le piratage.

    Des pirates inattendus

    Une étude sur la psychologie des pirates ebooks, menée par la société de contre-piratage Digimarc et l’institut Nielsen, révèle que la majorité des lecteurs téléchargeant des ebooks de manière illégale sont éduqués et financièrement aisés. En effet, plus de 70 % d’entre eux disposent d’un diplôme universitaire ou postuniversitaire. Ils sont situés dans une tranche d’âge de 18 à 45 ans (près de la moitié ont entre 30 et 44 ans) et appartiennent à des ménages dont le revenu mensuel est compris entre 5 000 et 8 000 US dollars.

    Dès lors, comment expliquer un tel comportement de la part de ce type de lecteurs ? Les principales raisons avancées sont la facilité, la rapidité et la gratuité. 17 % des répondants à l’étude de Digimarc et de l’institut Nielsen estiment qu’ils ne devraient pas payer pour obtenir ce type de contenu. La production culturelle apparaît encore une fois trop peu valorisée.

    Un problème européen

    Une étude du Bureau de la Propriété Intellectuelle (IPO) sur la violation des droits d’auteur illustre le cas européen avec quelques chiffres. En Allemagne et aux Pays-Bas, seuls 10 % des ebooks seraient achetés légalement, un chiffre inquiétant pour la propriété culturelle. Le reste des ebooks téléchargés le seraient illégalement, à partir de sites de partage de fichiers ou de Torrent.

    Au Royaume-Uni, la situation diffère : moins d’un quart des livres numériques lus sont piratés, mais cette part représente environ 4 millions d’ebooks. Stephan Lotinga, Directeur général de l’Association anglaise des éditeurs, estime que le piratage ebook est un problème majeur pour le milieu de l’édition : « Nous n’avons pas traversé la même situation que les industries de la musique et du cinéma […] mais c’est tout de même 4 millions de livres pour lesquels les auteurs et les éditeurs ne sont pas payés, et qui devraient être payés. C’est une inquiétude particulière pour les éditeurs à un moment où les ventes de livres numériques sont en légère baisse. »

    Comment combattre ce phénomène ?

    Afin de contrer le téléchargement illégal, la ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, a impulsé l’établissement d’une « liste noire » des sites illégaux de téléchargement, encore en cours de développement. Établie par la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), cette liste serait mise à jour régulièrement afin de permettre aux fournisseurs d’accès, aux annonceurs et aux moteurs de recherche de supprimer le référencement ou de bloquer l’accès aux sites répertoriés.

    Par ailleurs, les ebooks actuels sont protégés par des verrous appelés DRM (Digital Rights Management) et ceux-ci compliquent leur accès pour des lecteurs novices. De nouvelles formes de sécurité pour les livres numériques plus performantes ont été développées, dont le watermarking. Il s’agit d’un tatouage numérique ajouté dans le fichier et traçable en cas de piratage, ce qui permet de dissuader les pirates, sans impacter le confort de lecture.

    Malheureusement, il n’existe pas encore d’étude sur l’impact réel de ce genre de mesures sur les ventes ebooks et la diminution du téléchargement illégal. Toutefois, les internautes avouent que, lorsqu’ils ne trouvent pas illégalement ce qu’ils cherchent, ils pensent majoritairement à l’achat comme deuxième solution. La solution d’une « liste noire » et la désindexation des sites de téléchargement sur les moteurs de recherche formeraient donc de bonnes pistes pour enrayer ce problème.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 25/05/2018

     

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  • Les 6es Rencontres de l’Édition numérique : quel bilan pour la BD numérique ?

    Les 6es Rencontres de l’Édition numérique : quel bilan pour la BD numérique ?

    Rencontres de l'édition numérique

    Ce jeudi 17 mai se tenaient à la Plaine Images de Tourcoing les Rencontres de l’Édition numérique. Pour cette sixième édition, les différents exposés, tables rondes et workshops se focalisaient sur la numérisation du neuvième art puisque le thème de cette année était « BD numérique, hors des cases ? ». Le sujet vous intéresse, mais vous n’avez pas eu l’occasion de participer à l’événement ? Bonne nouvelle : Lettres numériques y était et vous propose un compte-rendu de cette intéressante journée !

    Les Rencontres de l’Édition numérique résultent de la collaboration de différents acteurs importants du secteur du livre en France et en Belgique : elles sont proposées par l’Agence régionale du Livre et de la Lecture Hauts-de-France, l’Association des éditeurs Hauts-de-France, le Partenariat interprofessionnel du Livre et de l’Édition numérique en Belgique et la Plaine Images. Après s’être consacrée à divers aspects du livre et de l’édition numériques de manière globale, mais également à des types d’éditions plus spécifiques comme l’édition touristique, cette journée d’étude s’est, cette année, penchée sur l’impact de la révolution digitale sur la BD. Revenons sur les grandes tendances et idées qui se sont dégagées de ces rencontres !

    Des formats dédiés

    Actuellement, dans le domaine de l’édition BD franco-belge, les versions numériques des albums résultent souvent d’une transposition de leurs versions papier. Dans ce cas, l’expérience de lecture ne se révèle pas toujours très confortable pour le lecteur qui se retrouve devant un fichier de type PDF. Mais il existe d’autres formats, plus innovants, adaptés et permettant une lecture interactive. Lors des Rencontres de l’Édition numérique 2018, deux de ces formats ont été particulièrement mis en avant :

    • Le webtoon. Originaires de Corée du Sud, les webtoons sont des webcomics offrant des histoires courtes (sous forme d’épisodes) dans lesquelles le suspense est particulièrement développé. Destinés à être lus sur smartphones principalement, ils incitent le lecteur à « scroller » verticalement. Ainsi, il s’agit d’un format particulièrement adapté aux jeunes internautes, habitués à jongler avec leur téléphone pour découvrir le contenu qui les intéresse. Comme l’a expliqué Anne-Lise Combeaud, illustratrice pour des magazines jeunesse et adulte, le webtoon représente la possibilité de raconter une histoire via un autre mode de narration, de transmettre son message autrement.
    • Le turbomedia. À la fois dynamique et interactif, ce format offre un nouveau mode de lecture de BD sur écran. En effet, le turbomedia allie technologie et narration puisqu’il mêle animations, BD et même jeu vidéo. Dès lors, le turbomedia repousse les limites de la création : il est évolutif et permet aux auteurs de concrétiser une infinité d’idées. Cependant, comme l’a notamment signalé François Boucq, auteur emblématique de BD lillois, il est nécessaire de rester prudent face à ce format en n’abusant pas d’animations. En effet, l’expérience proposée par une BD doit rester celle de la lecture active, et ne pas devenir similaire au visionnage d’un dessin animé.

    Avec ces nouveaux formats pleins de potentiel, les possibilités de création se multiplient à l’infini. Créer les albums de demain en les pensant à partir de ceux-ci (et non en adaptant les versions papier) permettrait de faire évoluer la BD et de développer l’attrait des lecteurs pour leur version numérique.

    Les difficultés de financement

    Un problème récurrent a pourtant été mentionné dans les témoignages de plusieurs intervenants : la difficulté, voire l’impossibilité, pour les auteurs de BD numériques de vivre de cette activité dans le domaine franco-belge. La grande majorité des auteurs présents publient également des BD papier ou exercent une activité autre, leur permettant de gagner leur vie. Cette difficulté financière met en exergue le décalage séparant le marché français des marchés américain ou coréen.

    Bien plus, Mast, auteur et story boarder travaillant pour Marvel Comics, a par ailleurs souligné l’avancée du marché américain sur le marché français en matière de BD numérique. Il a en effet expliqué que, chez Marvel Comics, les BD sont d’abord pensées en version numérique avant d’être éventuellement adaptées sur papier. En France, la démarche est inverse, et il est encore nécessaire de créer le marché de la BD numérique : les grands éditeurs restent frileux quant à investir dans le numérique. De même, en Corée, la BD numérique représente un marché florissant, notamment grâce aux webtoons qui sont très populaires et constituent un enjeu économique important.

    Le futur de la BD numérique

    Quel futur envisager pour la BD numérique ? Au terme de cette journée sont apparus plusieurs défis pour l’édition BD numérique. Parmi ceux-ci, trois nous semblent être primordiaux :

    • La nécessité de se détacher des habitudes du format papier et de l’objet livre. Les habitudes de lecture changent, les possibilités d’interaction entre le lecteur et la BD deviennent infinies (grâce aux nouveaux formats). Dès lors, il est important d’adapter le contenu et la narration à ces nouveautés, dès la création. Il est également nécessaire d’adapter les prix des albums de BD numériques. Le marché de la BD papier se referme progressivement sur un public qui évolue peu : les personnes ayant les moyens de dépenser de l’argent dans des produits papier. Pour se développer, la BD numérique doit tendre à cibler un nouveau public, plus jeune et connecté, notamment via l’offre de streaming qui connaît un grand succès dans d’autres domaines de divertissement (pensons à Netflix et Spotify, par exemple).
    • La création de formations en BD numérique. Actuellement, l’offre pour ce type de formations est assez restreinte, et souvent intégrée à la formation à la BD papier. En Belgique, comme l’a expliqué Sacha Goerg, professeur dans le master Bande dessinée-Éditions à l’ESA Saint-Luc, les outils permettant la création de BD numérique sont présentés aux étudiants dans le cadre d’un cours relatif à la BD générale, mais leur utilisation est peu approfondie ensuite.
    • La lutte contre le téléchargement illégal. Le marché de la BD numérique est souvent qualifié de « confidentiel ». Lors de ces 6es Rencontres de l’Édition numérique, certains intervenants ont nuancé cette idée largement répandue. Ainsi, Luc Bourcier, dirigeant d’Izneo (une plateforme de bandes dessinées en ligne) a expliqué que le nombre d’albums BD téléchargés sur Internet est énorme, mais qu’il s’agit majoritairement de téléchargements illégaux. Dès lors, un des défis de l’édition BD numérique est de convertir ces usagers illégaux et de les séduire pour les inciter à acheter de manière légale des albums numériques. Vidu, auteur de turbomedia, réalisateur et infographiste 3D, a, quant à lui, soulevé un autre point interpellant : les BD disponibles sur Instagram ne sont pas considérées comme de vraies BD, alors qu’elles sont vues par des millions de lecteurs. En bref, la BD numérique attire bien plus de lecteurs que l’on pourrait croire !

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Emilie de Sousa Oliveira
    Date : 28/05/2018

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  • Baobab, une nouvelle application de lecture

    Baobab, une nouvelle application de lecture

    baoba_AlaUne

    Dilicom, le spécialiste des solutions numériques destinées aux acteurs de la chaîne du livre, a récemment annoncé le lancement de l’application de lecture Baobab. Offrant une solution qui se veut plus proche des lecteurs et de leurs exigences, cette dernière est compatible avec les nouvelles interfaces du prêt numérique en bibliothèque, dont la solution Readium LCP.

    C’est en ce début de mois de mai que Dilicom, gestionnaire du projet PNB en France, a annoncé le lancement d’une nouvelle application de lecture appelée Baobab. Ce projet a été financé en partie par le Centre National du Livre (CNL) et développé via une solution d’Art Book Magazine, créateur de l’application de lecture universelle Lisa dont nous vous parlions dans cet article.

    Trois principaux apports

    Dilicom explique que ce projet de nouvelle interface de lecture est motivé par la nécessité de se rapprocher des attentes des lecteurs ainsi que par la volonté de faciliter l’accès au livre numérique. Cela s’illustre à travers deux éléments. Premièrement, l’intégration de la solution Readium LCP à l’application permet de faciliter le prêt numérique en bibliothèque, entre autres en rendant possibles le prolongement de la durée d’un prêt ou son retour anticipé. Cette innovation accompagne le développement des nouvelles interfaces PNB et HUB, destinées à la vente grand public. Deuxièmement, l’application permettra de mieux maîtriser les problèmes de service après-vente et de simplifier les rapports entre les différents intervenants de la chaîne du livre.

    Finalement, Baobab est avant tout une solution simple et gratuite pour les lecteurs, qu’ils soient usagers des bibliothèques ou clients de librairies. Particulièrement adaptée aux ouvrages visuels tels que les livres d’arts, les albums et les bandes dessinées, l’application favorise également l’accès à la lecture pour les personnes en difficulté de lecture grâce à la police « Open dyslexic ». Pour l’instant, l’application n’est disponible que sur l’Apple Store, mais elle le sera sur Google Play dans le courant du mois, et à l’automne pour les appareils fonctionnant sous l’environnement Windows.

    Une nouvelle avancée qui aidera certainement les bibliothécaires et libraires, mais aussi les lecteurs, en améliorant leur confort de lecture et en facilitant leur utilisation des supports numériques.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 28/05/2018

     

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  • Capteo, l’application qui enrichit les journaux en numérique

    Capteo, l’application qui enrichit les journaux en numérique

    Capteo, l’application qui enrichit les journaux en numérique

    Avec le temps et les avancées technologiques, les journaux belges ont fortement évolué et réfléchissent sans cesse à enrichir l’expérience de lecture de son audience. En ce sens, le journal VLAN a développé depuis peu un nouveau service : l’application Capteo. Celle-ci permet d’aller plus loin dans la lecture, de visualiser ou bien de revivre un événement, ainsi que de le partager sur les réseaux sociaux. Innovante, cette évolution bouscule les codes actuellement proposés par les autres journaux belges.  

    Qu’ils soient nationaux ou locaux, les journaux belges ont connu une nette évolution ces dernières années puisqu’ils ont élargi leur offre en proposant des versions numériques de leurs publications. Les groupes médias ont dû s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation médiatique.

    Capteo - Logo

    En ce qui concerne le numérique, trois tendances peuvent être dégagées au niveau de l’offre presse. Premièrement, la majorité des journaux belges offre à ses lecteurs une copie numérique du contenu papier, moyennant généralement un abonnement ou la possibilité d’un achat unique lorsque le quotidien est payant. C’est le cas de la DH et de l’Avenir. Deuxièmement, la lecture est enrichie via des liens hypertextes et des contenus multimédias cliquables qui accompagnent le format numérique afin de prolonger l’expérience de lecture. Les offres comme la Libre Journal + et Le Soir + proposent ainsi des interfaces spécifiques et adaptées pour une lecture optimale. Enfin, chez Vlan Media, c’est avec l’application Capteo que le lecteur peut accéder à du contenu enrichi en lisant son journal papier. Basée sur une technologie de reconnaissance d’image, l’application donne accès à du contenu supplémentaire grâce à un petit logo Capteo disposé dans le journal, et que le lecteur doit « flasher » à l’aide de son smartphone ou de sa tablette. Il pourra ensuite partager l’information sur les réseaux sociaux.

    Les Belges, grands consommateurs d’information, sont également friands de contenus web. Selon une étude du Centre d’information sur les médias (CIM) de 2017, 19 % des lecteurs s’informent uniquement sur internet et 58 % lisent un journal papier ou son équivalent PDF. L’inclusion de ces nouveaux contenus est dès lors une adaptation nécessaire qui comblera sans doute les lecteurs en quête d’innovation.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 28/05/2018

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  • La plateforme équitable 1D Lab proposera bientôt des ebooks

    La plateforme équitable 1D Lab proposera bientôt des ebooks

    Dibook

    La plateforme coopérative 1D Lab, qui entend renforcer la diffusion et la rémunération des créations numériques indépendantes, a annoncé une nouvelle extension de ses offres. Aux côtés des références musicales, des jeux vidéo et des images animées déjà proposées, 1D Lab développe également une offre de livres et de bandes dessinées numériques indépendants, qui devrait être disponible en septembre via une nouvelle plateforme : diBook.

    Depuis 2013, l’équipe d’1D Lab s’est donnée pour objectif de mettre en avant le travail de créateurs indépendants au travers de services et de ressources numériques. La coopérative s’adresse donc à trois types d’acteurs. Aux artistes et producteurs de contenus, elle propose des modèles plus équitables de rémunération. Au grand public, elle offre des solutions innovantes pour découvrir des créations indépendantes. Enfin, elle accompagne également les lieux culturels et les territoires dans leurs politiques de transition numérique.

    Un modèle économique innovant

    L’ambition de 1D Lab était également de retrouver un consentement de la part du public à payer pour du contenu digital, à l’heure où la gratuité règne dans les nouveaux usages numériques. Le projet 1D touch, qui rassemble la musique et les jeux vidéo du portail, se définit par exemple comme la première plateforme de streaming équitable. L’initiative, qui a connu un succès certain, s’adresse à des lieux culturels (bibliothèques, salles de spectacles ou encore comités d’entreprise). Lorsque ceux-ci deviennent partenaires du projet, ils souscrivent un abonnement à ses services, qu’ils offriront ensuite à leurs usagers.

    Divercities, un kiosque de ressources culturelles

    Les différentes offres d’1D Lab sont rassemblées sous un « kiosque de ressources culturelles », appelé Divercities. Le portail réunira tous les contenus numériques de la coopérative, ceux du projet 1D touch, les livres numériques avec diBook, les albums jeunesse avec munki, et les guides culturels avec Divercities app.

    Forte de ses accords avec un certain nombre de distributeurs, la plateforme propose déjà près d’un million de références musicales et développe progressivement son offre de jeux vidéo. Pour le livre numérique, 1D Lab s’est également trouvé un partenaire, le distributeur digital Primento, qui lui permet de se constituer un catalogue de lancement de 4000 titres. L’objectif à terme est d’étoffer le catalogue de diBook pour atteindre 20 à 30 000 ouvrages.

    L’accent sur la lecture augmentée

    La plateforme disposera donc d’un catalogue d’ebooks assez riche dès son lancement prévu en septembre 2018, couvrant ainsi une large gamme de genres littéraires pour contenter tous les goûts et tous les âges. Mais le projet entend également proposer une expérience de lecture en ligne innovante et inédite. L’accent sera en effet mis sur le livre augmenté, il sera donc possible d’interagir avec le texte.

    Via l’application de lecture de diBook, le lecteur pourra ainsi ajouter des commentaires, lier des contenus multimédias à certains passages, faire des recherches sur Internet depuis le texte ou encore taguer certains passages à l’aide d’un smiley représentant une émotion. Il sera également possible, pour les lecteurs, mais aussi pour les libraires, bibliothécaires, auteurs ou influenceurs, de créer des capsules. Celles-ci consisteront en des textes de présentation destinés à accompagner des sélections thématiques d’ouvrages et de contenus multimédias. Le but de ces fonctionnalités est de faciliter le partage entre les lecteurs, mais aussi de rendre les textes plus vivants.

    Concrètement, on sait déjà que le service diBook proposera des abonnements à partir de 5 euros. L’offre de contenus numériques sera disponible sur plusieurs formats, et accessibles depuis différents appareils (ordinateur, tablette et smartphone) depuis l’application dédiée. L’arrivée de ce nouveau venu dans le monde du livre numérique indépendant ne manquera donc sûrement pas d’être intéressante à suivre.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur :  Raphaël Dahl
    Date : 28/05/2018

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  • Solutions numériques destinées à la petite enfance

    Solutions numériques destinées à la petite enfance

    Rémi

    L’annonce de la nouvelle fonctionnalité de Remi, le réveil connecté qui raconte maintenant des histoires aux enfants, a fait grand bruit sur les réseaux sociaux. De nombreux parents s’inquiètent de la disparition du moment privilégié que représente la lecture du coucher, mais aussi de l’impact que peuvent avoir les ondes émises par un tel dispositif sur les enfants. Nous nous sommes penchés sur ces objets connectés au service des parents et sur leurs potentielles répercussions sur les plus petits.

    Créés dans le but d’aider les parents à prendre soin de leurs enfants, mais aussi de rassurer ceux-ci au quotidien, les outils numériques destinés à la petite enfance sont de plus en plus nombreux. Début avril, un article paru sur le site Actualitté a provoqué les réactions de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Celui-ci expliquait que la start-up UrbanHello s’est associée à l’éditeur Bayard Jeunesse afin de proposer aux acquéreurs du réveil connecté Remi une nouvelle fonctionnalité : la lecture d’histoires. Ce service fonctionne via une application payante (2 ou 5 € mensuels suivant la formule choisie) qui offre aux parents la possibilité de piloter Rémi à distance (programmation de lectures, réglage du volume).

    Cette application représente une aberration pour certains parents, qui considèrent la lecture du soir comme un moment essentiel et privilégié de la relation parent-enfant. En effet, ce rituel est synonyme de partage, de câlin, ainsi que d’échange puisque l’enfant peut poser des questions en cas d’incompréhension. De plus, les interactions comportementales et affectives sont essentielles au développement des enfants en bas âge, qui ont donc besoin qu’un parent soit à proximité. Les travaux du psychiatre et psychanalyste américain René Spitz réalisés dans les années 40 ont d’ailleurs tristement démontré qu’en ne prenant soin de l’enfant que sur un aspect physique, sans établir de contact affectif, celui-ci se laisse dépérir. Outre l’aspect social et émotionnel, les parents s’inquiètent également des ondes émises par ce type d’objets, surtout lorsqu’ils sont placés durant de longues périodes auprès de l’enfant.

    Des objets connectés proposés dès la grossesse

    Pourtant, il existe de nombreux objets destinés à rassurer les futurs ou jeunes parents, certains étant même à utiliser durant la grossesse. Le Ritmo Beats, par exemple, est une ceinture qui se place sur le ventre de la femme enceinte et qui permet aux futurs parents d’écouter le rythme cardiaque de leur futur bébé, mais aussi de le calmer et de le stimuler via de la musique et des sons. Après la naissance, Mimo – un body connecté pour bébé entre 0 et 12 mois – permet aux parents de détecter les mouvements, la température corporelle ou encore la respiration de leur enfant via une application compatible avec les systèmes IOS et Android.

    Actuellement, on ne connaît pas encore les effets réels sur les nourrissons et enfants en bas âge d’expositions multiples aux ondes. Il apparaît que ces dernières pourraient avoir un effet sur les fonctions cognitives de ceux-ci, notamment sur la mémoire, l’attention et la coordination. En effet, le cerveau des enfants n’est pas mature avant une douzaine d’années, et certaines zones s’avéreraient plus sensibles aux ondes qui nous entourent quotidiennement : WiFi, micro-ondes, téléphones. L’entreprise Belly Armor, spécialisée dans les produits anti-ondes, a d’ailleurs récemment lancé un bonnet destiné à protéger des ondes la tête des bébés de moins de 2 ans. Les fréquences utilisées dans les objets connectés sont néanmoins majoritairement élaborées en fréquence basse pour limiter leur impact sur les enfants. Il faut toutefois être vigilant au temps d’exposition ainsi qu’à l’effet cumulatif des ondes émanant de tous les appareils connectés de la maison.

    Aide aux handicaps

    La création d’objets connectés poursuit un objectif principal : faciliter la vie des parents. Ceux-ci peuvent donc s’avérer d’autant plus utiles dans certains cas spécifiques comme, par exemple, celui du handicap. Le Moneual SW Baby Monitor permet, par exemple, aux parents sourds ou malentendants de surveiller le sommeil de leur bébé grâce à deux objets : un ovoïde posé dans le lit de bébé et un bracelet connecté porté par le parent. Outre cette aide précieuse pour les personnes en difficulté, ces outils peuvent également répondre à des problèmes plus universels, comme la célèbre perte du doudou ! Ainsi, Patxi est un objet intelligemment connecté qui s’attache à la peluche préférée de l’enfant et qui ne s’active que lorsqu’il est susceptible d’être perdu. Numidou est un doudou sans émission d’ondes qui fonctionne avec un QR code unique. Ce dernier permet à celui qui le trouve d’obtenir le numéro de téléphone des parents et de donner sa géolocalisation. Il existe donc des objets connectés qui aident et accompagnent les parents dans tous les domaines.

    Un apprentissage en évolution

    La narration à l’ère du numérique est en pleine mutation grâce au développement de technologies comme la réalité augmentée, la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle qui plongent les lecteurs de façon immersive dans l’histoire et offrent de nouvelles possibilités d’apprentissage à l’enfant. De nombreuses applications ludo-éducatives proposent aux parents d’aider les enfants à apprendre autrement, notamment en combinant les jouets classiques aux applications, comme les smart letters de Marbotic.

    Que ce soit dans un contexte d’apprentissage ou de détente, il est préférable d’accompagner l’enfant et de veiller à ne pas le laisser seul face aux outils technologiques. Ainsi, la vigilance reste de mise tant pour les parents que pour les fabricants d’objets connectés. Cette prudence concerne également l’exposition aux ondes puisqu’on ne dispose à ce jour toujours pas de supports et d’analyses scientifiques relatifs aux effets néfastes que pourraient avoir les appareils connectés sur les plus petits.

     

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 28/05/2018

     

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  • Lys lez Lannoy - Pourquoi la médiathèque est-elle actuellement fermée au public?

    Lys lez Lannoy - Pourquoi la médiathèque est-elle actuellement fermée au public?

    Résultat de recherche d'images pour "bibliothèque lys lez lannoy"

    Lys Lez-Lannoy.

    Les codes-barres, c'est terminé. Dès le 19 juin, jour de réouverture de la médiathèque municipale, les lecteurs ne passeront plus par la case «guichet». Les six salariés pilotés par le directeur du site, Stéphane Tywonick, proposeront aux adhérents d'enregistrer leurs livres ou leurs CD eux-mêmes via deux automates de prêt.

    De nouveaux services 

    Pour cela, plus de 30000 documents ont tous été équipés de puces. Un boulot monstre qui explique, en partie, la fermeture de la structure au grand public depuis mardi. Grâce à ces automates de prêt, employés et lecteurs devraient y trouver leur compte.

    Les premiers pourront se concentrer sur l'accueil, le conseil mais également la mise en place d'animations.

    Les seconds, eux, devraient gagner du temps. «Cela ne fait aucun doute, on va diminuer le temps d'attente. Certains jours, et en particulier le samedi, il fallait parfois faire preuve de patience avant de pouvoir enregistrer ses livres.», a pu constater Stéphane Tywonick.

    Financé à la fois par la Mel (Métropole européenne de Lille), la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) mais aussi la ville, le dispositif devrait logiquement faciliter la vie des adhérents.

    Enfin, autre petite révolution : la création de nouveaux services accessibles sur le futur site internet de la médiathèque. Ainsi, depuis votre ordinateur, vous pourrez feuilleter le catalogue, réserver un document en ligne, prolonger votre prêt mais également interroger les employés. 

    Source : La voix du nord
    Auteur : Aurélie Jobard
    Date :  25/05/2018

     

    Lys-lez-Lannoy / Médiathèque municipale

    Lys-lez-Lannoy / Médiathèque municipale

    Espace Agora
    199 Avenue Paul Bert
    59390 Lys lez Lannoy
    03 20 66 13 70
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  • L’auteur de romans policiers historiques Jean-François Parot est mort

    L’auteur de romans policiers historiques Jean-François Parot est mort

    Ancien diplomate, Jean-François Parot avait créé le personnage de Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet du temps de Louis XV et de Louis XVI.

    Jean-Francois Parot, ici en novembre 2014.

    L’auteur de romans policiers historiques Jean-François Parot est mort mercredi 23 mai. Il était âgé de 71 ans. Ancien diplomate, il avait créé le personnage de Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet sous les règnes de Louis XV et Louis XVI.

    Les livres de cette série mêlent intrigues policières, intrigues tout court (et de cour), reconstitutions historiques, notamment du Paris d’époque. Ils comportent également toujours des digressions culinaires, avec des recettes d’époque. Cette série d’enquêtes de Nicolas Le Floch avait été adaptée à la télévision.

    « L’époque est riche de destins comme celui de Nicolas. J’ai beaucoup consulté les archives du Quai d’Orsay. J’y ai trouvé des histoires que je n’oserai jamais écrire : elles sont beaucoup trop invraisemblables », expliquait l’écrivain au Monde en 2009.

    Né en 1946 à Paris, Jean-François Parot avait commencé sa carrière comme diplomate en 1974, à Kinshasa d’abord, comme vice-consul, puis à Djibouti, Ho Chi Minh-Ville, Ouagadougou, Athènes, Tunis et la Guinée-Bissau, où il a été ambassadeur de 2006 jusqu’à sa retraite, en 2010. « Je ne cache pas de clés dans mes romans, je m’y refuse. Mais ce que je vis m’influence forcément un peu. Par exemple, depuis que je vis ici, il fait plus chaud dans mes romans », disait alors Jean-François Parot.

    Un héros imaginé à Sofia

    « La vie m’a conduit à passer les concours du Quai d’Orsay mais j’ai toujours continué à m’intéresser au XVIIIe siècle », confiait il y a quelques années à l’Agence France-Presse l’écrivain qui a imaginé son héros lors d’un rude hiver, alors qu’il était en poste à Sofia à la fin des années 90.

    « Je me suis toujours senti, au fond, historien : en tant que diplomate, on est aussi quelqu’un qui s’intéresse à la culture, au passé des pays », soulignait le diplômé d’histoire et d’ethnologie, qui avait publié le premier volume des aventures du commissaire en 2000.

    La série des Nicolas Le Floch a été traduite en une dizaine de langues. « Les 14 volumes de cette passionnante série qui embrasse les règnes de Louis XV et Louis XVI ont touché des millions de lecteurs et de téléspectateurs en France et dans le monde entier », ont rappelé les éditions Lattès dans un communiqué.

    « Homme de culture, de sensibilité et d’humanisme, il incarnait lui-même le panache et le courage de son héros, jusque dans la souffrance », ont-elles ajouté.

    Source : Le Monde
    Auteur : inconnu
    Date : 24/05/2018
     
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  • Philip Roth : les trois romans qu'il faut avoir lus

    Philip Roth : les trois romans qu'il faut avoir lus

    Le géant de la littérature américaine Philip Roth est mort à l'âge de 85 ans le mardi 22 mai.
    Redécouvrez celui qui envisageait l'écriture comme un règlement de comptes, à travers trois œuvres majeures : "Portnoy et son complexe", "Pastorale américaine" et "La Tache".

    Philip Roth fait une pause, alors qu'il travaille sur un manuscrit.
    Philip Roth fait une pause, alors qu'il travaille sur un manuscrit. • Crédits : Bob Peterson - Getty

    Il était l'auteur d'une oeuvre essentiellement autobiographique, dans laquelle il réglait ses comptes avec "les femmes, les rabbins, les hommes politiques, les psychanalystes et les critiques littéraires", selon ses propres mots. L'écrivain Philip Roth, qui était entré dans la prestigieuse collection de la Pléiade en 2017, plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature sans jamais le recevoir, est mort le mardi 22 mai à Manhattan.

     

    Nous vous proposons de (re)découvrir son oeuvre en nous attardant sur trois titres phares : Portnoy et son complexe, le roman qui lui valut une notoriété internationale, La Pastorale américaine, qui lui fit quitter le registre de l'autofiction en 1997, et La Tache, dernier volume de sa célèbre trilogie américaine publié en 2000, et revenant sur le scandale "Monica Lewinsky". 

    "Portnoy et son complexe" (1969) : une satire de l'éducation juive

    "Portnoy's complaint", affiche de l'adaptation cinématographique du roman de Roth par Ernest Lehman, en 1972
    "Portnoy's complaint", affiche de l'adaptation cinématographique du roman de Roth par Ernest Lehman, en 1972

    C'est le troisième roman de Philip Roth, paru aux Etats-Unis sous le titre Portnoy's complaint.L'écrivain y imagine le discours qu'un patient très complexé de trente-trois ans, fils d'immigrés juifs, tient à l'intention de son analyste, avant même que débute son analyse. Il lui relate son enfance et sa vie dans sa famille.

    Figurant dans la liste des cent meilleurs romans du siècle de la Modern Library de 1998, ce roman, traduit en France sous le titre Portony et son complexe, a apporté une notoriété internationale à l'écrivain. Les polémiques qui accompagnèrent sa publication, engendrées par la présence de scènes sexuelles explicites dans le livre - qui fut même censuré en Australie - ne furent certainement pas étrangères à cet énorme succès de librairie : 420 000 exemplaires s'étaient déjà arrachés comme des petits pains aux Etats-Unis trois semaines après sa parution.

    En juillet 1970, l'écrivain Alain Clerval était venu livrer ses impressions sur Portnoy et son complexesur France Culture. Il s'attardait d'abord sur le titre anglais, Portnoy's complaint : "La lamentation c'est à la fois la prière et l'imploration de Dieu dans la religion juive, et c'est le ton, sur un mode ironique, qu'a choisi Philip Roth pour traiter un sujet qui n'a rien de religieux."

    Portnoy et son complexe, de Philip Roth_ La littérature, 30/07/1970

    Dans cette émission, Alain Clerval replaçait ce roman dans le courant très fécond de la littérature juive de New York, dans la lignée de J.D. Salinger, Saul Bellow... autant d'écrivains ayant émergé après la guerre. Pour lui, l'accent très neuf de cette littérature résidait dans sa dimension burlesque. Il voyait en Portnoy et son complexe un tableau de mœurs très drôle et grinçant, mais d'un très grand lyrisme malgré la délicatesse du sujet, les obsessions d'Alexander Portnoy tournant essentiellement autour de la sexualité : "Il se réfugie dans une quête féminine extraordinaire, interminable. Jamais la société ne vient à bout de cette fièvre avide qui le précipite auprès de toutes les femmes qui, il faut le préciser, sont toutes des aryennes. [...] Il y a des portraits de femmes extrêmement amusants, mais tout ça avec une certaine tendresse. Ce n'est pas du tout vulgaire malgré la crudité des scènes."

    Il soulignait aussi la dimension satirique de la peinture faite par Roth de l'éducation juive dans ce milieu d'immigrants d'Europe centrale établis depuis peu aux Etats-Unis - le récit se déroule notamment dans le quartier de Newark, à la périphérie de New-York, où vivent beaucoup de Juifs :

    Philip Roth s'en prend à l'éducation archaïque qu'il a reçue de parents à la fois charmants, mais tellement inquiets héréditairement qu'ils traumatisent à leur tour leurs enfants. Les vieilles terreurs juives, la mémoire des pogroms et des immigrations, ne s'expriment pas de façon religieuse, mais de façon laïque, dans la vie quotidienne, par des peurs, des appréhensions, des inquiétudes. La mère notamment est étouffante. A la fois, elle adore son fils, mais elle le couve sans cesse pour le protéger. [...] Et son père par ailleurs, qui est un inquiet, projette sa névrose dans une constipation chronique. Il y a des passages dignes de Rabelais où le père est sans cesse enfermé où vous pensez... C'est assez drôle, mais ce n'est pas du tout une farce scatologique.

     

    Enfin, pour Alain Clerval, la forme narrative choisie, un monologue, confère au récit une très grande liberté : "Il peut passer du coq à l'âne, mais en fait il y a une très grande continuité. Du reste il est impossible de ne pas admirer la très grande virtuosité de l'écrivain, qui arrive avec beaucoup d'élégance à donner à son récit une allure extrêmement primesautière, parfois tragique, parfois cocasse. C'est très burlesque."

    "Pastorale américaine" (1997) : le prolongement de l'American Dream, mais sans le goût de l'industrie

    Jusqu'à ce roman, qui rafla le prix Pulitzer en 1998, Philip Roth passait pour le maître de l'autofiction. Ses héros lui ressemblaient, et il s'était même forgé un alter ego littéraire, Nathan Zuckerman, qu'il mettait en scène depuis L'Ecrivain des ombres en 1979. Mais voilà qu'avec ce sixième volume du cycle Nathan Zuckerman, l'écrivain perd le premier rôle, et l'alter ego s'efface. Dans Pastorale américaine, le protagoniste est en effet Seymour Levov, directeur à Newark d'une fabrique de gants, et que l'on appelle "Le Suédois". Et si Zuckerman apparaît toujours, c'est pour mieux s'effacer : retiré dans le Connecticut et rendu invalide par une opération de la prostate, il ne pense plus qu'à son art.

    En juin 1999, l'émission Répliques d'Alain Finkielkraut était consacrée à "La Pastorale américaine : un grand roman de notre temps". Lucile Laveggi, professeur de philosophie à l'université de Columbia à Paris y débattait avec Lazare Bitoun, traducteur et professeur de littérature américaine. 

     

    La Pastorale américaine, de Philip Roth_ Répliques, 19/06/1999

    Tous deux décryptaient dans La Pastorale américaine un prolongement de l'American Dream des années 1950, mais sans le rêve d'abondance ; avec un désir de bonheur tributaire d'un véritable investissement dans les choses terrestres ; un rêve américain sans le goût de l'industrie en somme, qui se dilue au grand air de la campagne. Lazare Bitoun :

    Pour moi c'est le rêve éternel de l'Amérique, le désir éternel lui aussi, mais plus récent dans l'histoire des Juifs américains, de s'intégrer dans la pastorale américaine. C'est le rêve que réalise le Suédois, le héros du roman, qui est grand, blond, merveilleusement américain ; qui est, comme le dit Zuckerman dans le livre, "aussi près du goy que nous ne le serons jamais". [...] Et ce Suédois qui continue à faire fortune après son père dans la fabrication des gants, qui va s'installer à la campagne dans ce qu'on n'appelle plus les "suburbs", mais les "exburbs", et qui y recrée une ferme. Sa femme élève des moutons...

    "La Tache" (2000) : un roman sur l'affaire Lewinsky, révélateur de l'état de la nation américaine

    C'est l'un des romans les plus appréciés par les lecteurs de Philip Roth, l'aboutissement de la trilogie américaine débutée en 1997. Un récit qui revient sur le fameux été de l'affaire Monica Lewinsky, qui défraya la chronique et conduisit à une procédure d'impeachment contre le président Bill Clinton. Pierre-Yves Petillon, auteur d'une Histoire de la littérature américaine et chroniqueur littéraire au journal Le Point, livrait en août 2002 sur France Culture ses impressions de lecture sur ce roman, paru sous le titre original de The Human Stain - littéralement "La Tache humaine" :

    C'est l'éclaboussure de sperme présidentiel qui a taché la petite robe bleue de Monica, qu'elle a pris tant de soin à ne pas faire nettoyer, et qui est restée en suspens dans le procès. C'est sur ce fond d'actualité-là, lorsqu'on réclamait la destitution du président de l'époque, Bill Clinton, et un peu plus que sa destitution d'ailleurs, puisqu'on demandait en fait son émasculation définitive afin qu'il cesse de nuire et de corrompre la jeunesse. Roth est parti de là. Mais en réalité, c'est tout le spectre de ce mot "stain" en anglais, qui va jusqu'à la souillure primitive, comme dirait Calvin, originelle, au fait que l'homme a été créé impur. Ça joue sur tout cela, et aussi un petit peu sur le fait que "stain" en anglais, est aussi la couleur. Être un homme de couleur, ou ne pas l'être. 

    La Tache, de Philip Roth_Quartiers d'été, 23/08/2002

    D'après Pierre-Yves Petillon, si Philip Roth avait choisi de consacrer un roman à l'affaire Lewinski, c'est qu'elle révélait selon lui l'état de la nation américaine "mieux que n'importe quoi depuis la trilogie américaine de Dos Passos". L'idée de trilogie serait donc, d'après le chroniqueur, revendiquée par Roth : "Et comme le personnage principal, Coleman Silk, est professeur d'université dans l'Ouest de la Nouvelle Angleterre, et qu'il parle de Sophocle, d'Achille, d'Euripide, il y a aussi cet aspect de la trilogie. L'université s'appelle Athena. Les noms sont parfois un peu trop explicites...  Dans sa trilogie, Roth a pris trois moments de folie de l'histoire américaine, des moments où sa nation a "pris un coup de lune", comme il dit, a été prise d'une espèce de fièvre."

    Enfin, dans La Tache, Zuckerman, l'alter ego littéraire de Roth, retrouve une épaisseur qu'il avait perdue dans les deux autres volumes. Il est convoqué par Coleman Silk, le personnage du professeur, pour raconter son histoire. Un retour qui signe, d'après Pierre-Yves Petillon, celui de Roth sur son terrain natal, qu'il avait quitté sous Nixon : "Démocrate dans l'âme, il a mal supporté le règne républicain. [...] Pour ces raisons-là, dans les années 73-74, il a quasiment quitté l'Amérique. Il est venu vivre en Europe, il a épousé Claire Bloom, l'actrice anglaise de 'Limelight' ['Les Feux de la rampe', 1952 NDR] de Charlie Chaplin, avec laquelle il a vécu à Chelsea et à Londres pendant quelques temps. Il s'est occupé de littérature européenne etc."

    Source : France culture
    Auteur : Hélène Combis-Schlumberger
    Date : 24/05/2018

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  • Où télécharger un ebook gratuit ?

    Où télécharger un ebook gratuit ?

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     Les bibliothèques numériques en ligne

    À l’ère du dématérialisé, de nouvelles perspectives s’ouvrent en termes d’accès à la culture. Le numérique permet en effet aux lecteurs de lire des ouvrages libres de droits sans débourser un seul euro. Certaines de ces œuvres posent néanmoins problème, car elles ne tombent pas dans le domaine public simultanément dans chaque pays. Cette semaine, Lettres Numériques vous propose une sélection de sites où télécharger ces ebooks gratuits.

    Encourager et favoriser la lecture, cela passe aussi par la gratuité. Élaborés pour la plupart par des contributeurs bénévoles, certains sites fournissent ainsi un travail considérable pour mettre à disposition des lecteurs un grand nombre d’ouvrages libres de droits. Sur ces plateformes, des livres gratuits en français sont proposés en de multiples formats, qui permettent de lire les ebooks en question sur la totalité des smartphones, tablettes, liseuses et ordinateurs, via des logiciels qui sont eux aussi gratuits.

    Une sélection de sites pour télécharger ses ebooks

    • EbooksGratuits : derrière cette plateforme qui regroupe près de 3 000 titres, un groupe de bénévoles s’est donné pour but la création et la publication d’ebooks gratuits, à partir de textes libres de droits. Les formats privilégiés sont l’ePpub, le Mobi et le PDF.
    • Gallica : en ligne depuis 1997, Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France et de ses partenaires. Elle s’enrichit chaque semaine et donne aujourd’hui accès à un grand nombre d’ebooks sous différents formats.
    • Wikisource : cette bibliothèque numérique de 242 010 textes libres et gratuits est l’un des projets de la Wikimedia Foundation, à l’origine de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia.
    • Gutenberg Project : parmi les 54 000 livres numériques en accès libre disponibles sur cette plateforme américaine, de nombreux titres sont en français. Le lecteur a le choix du format : ePub, Mobi, PDF ou même lecture en ligne.

    En Belgique, la plateforme Lirtuel propose des prêts numériques de livres provenant d’un ensemble de bibliothèques publiques de Wallonie et de Bruxelles. Il suffit alors à l’internaute d’être membre d’un de ces lieux de culture pour accéder gratuitement aux titres disponibles. 

    La réaction des maisons d’édition

    Les éditeurs peuvent avoir tendance à voir d’un mauvais œil cette concurrence d’un nouveau genre. En Allemagne, la maison d’édition S. Fischer Verlag a ainsi décidé de déposer une plainte contre le Gutenberg Project. La Cour de Justice de Francfort a rendu sa décision le mois passé, et celle-ci est catégorique : la plateforme doit retirer certaines œuvres d’auteurs allemands disponibles gratuitement sur le site, sous peine d’une amende pouvant s’élever à 250 000 € ou d’une peine de prison allant jusqu’à 6 mois. En attendant, l’accès au Gutenberg Project est bloqué dans tout le pays.

    Une législation différente

    Ce problème s’explique par les différences de législations en matière de droits d’auteur dans le monde. Basé aux États-Unis, le Gutenberg Project se réfère à la loi américaine, qui s’appuie sur la date de parution de l’œuvre pour son entrée dans le domaine public. A contrario, en Allemagne, tout comme en Belgique ou en France, l’ouvrage n’est libre de droits que 70 ans après la mort de son auteur. Une approche différente qui pose de réels problèmes. En effet, les 18 livres incriminés étaient bien libres de droits aux États-Unis, mais pas en Allemagne.

    Du côté du Gutenberg Project, on s’insurge de la décision de justice, déclarant que la Cour allemande a outrepassé sa juridiction. Selon l’équipe du projet, « il existe des milliers de livres numériques dans les collections du Project Gutenberg qui pourraient faire l’objet d’actions similaires et illégitimes ». Ils rappellent également que le site stipule par ailleurs qu’il appartient aux lecteurs de vérifier la législation de leur pays avant de télécharger l’ouvrage, mais cette précaution ne semble pas avoir été jugée suffisante par la Cour.

    Une affaire complexe donc, qui soulève une nouvelle fois les problèmes liés au numérique et aux droits d’auteur. Aucun risque toutefois si vous téléchargez des ebooks sur les plateformes françaises, où la législation en matière de droits d’auteur est similaire à la nôtre. N’hésitez donc pas à vous plonger dans ces bibliothèques numériques gratuites, idéales pour (re)découvrir les classiques de la littérature ou d’autres œuvres moins connues.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date : 23/05/2018

     

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  • Bibliothèques Sans Frontières déploie une médiathèque en kit en Italie

    Bibliothèques Sans Frontières déploie une médiathèque en kit en Italie

    Ce week-end, Bibliothèques Sans Frontières a présenté un nouveau projet pour l'Italie : l'ONG implante l'une de ses « Ideas Box » à Palerme. Samedi 24 mars au Bottega 3 du Zisa Cultural Yards, le directeur général de BSF, Jérémy Lachal, a inauguré la médiathèque mobile déployée pour venir en aide aux mineurs étrangers non accompagnés dans leur recherche d’autonomie.

     

     © Bibliothèques Sans Frontières

     
     

    Le but de ce projet est de suivre les mineurs non accompagnés pour les aider à gagner en autonomie grâce à un soutien continu et un accès simplifié aux activités éducatives. Les Ideas box ou « boîtes à idées », déjà utilisées dans une dizaine de pays, offrent un service de bibliothèque numérique, multilingue et multiculturelle, accessible à tous, gratuitement, dans toute la ville.

     

    Bibliothèques Sans Frontières entend travailler en étroite collaboration avec les associations de Palerme afin de créer un véritable réseau et d’élargir au maximum son champ d’action. À terme, les Ideas Box offriront des ressources culturelles, mais aussi des services « pour les citoyens en devenir » qu’ils espèrent accueillir.

     

    L'Ideas Box sera déployée dans l’un des espaces (Bottega 3) du Cantieri Culturali Della Zisa aux côtés d’autres institutions culturelles internationales tels que l’institut Goethe et l’institut français, mais aussi nationales avec l’Académie des Beaux-Arts et l’École de Cinéma de Palerme.

     

    Pour l'occasion, le président de Bibliothèque Sans Frontières, Patrick Weil, a déclaré : « Il nous a semblé naturel de lancer nos activités à Palerme, en Sicile, terre qui fait honneur à son histoire en accueillant des milliers d’exilés. La ville, la population, ces multiples initiatives humaines qui en font sa richesse nous ont permis de concrétiser ce projet. »


    Les Ideas Box de Bibliothèques Sans Frontières
    à Calais, Stains et Sarcelles


    Créée par Philippe Starck en collaboration avec le Haut Commissariat aux réfugiés, la médiathèque en kit tient sur deux palettes et se transforme en 20 minutes en un espace culturel de 100 m2. Autonome énergiquement, elle est dotée d’une connexion internet satellitaire, 4G ou wifi.

    Avec un fonds de plus de 28.000 documents disponibles sur une multitude de supports et en 20 langues différentes, l’Ideas Box permet de s’adapter aux contextes dans lesquels elle est déployée.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Fasseur Barbara 
    Date : 26/03/2018

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  • Des ouvrages anciens chinois restaurés à Bordeaux

    Des ouvrages anciens chinois restaurés à Bordeaux

    Relire livre ancien

    Le saviez-vous ? La bibliothèque LE-LEA possède un important fonds d’ouvrages anciens en langue chinoise… Plusieurs opérations ont été menées ces dernières années pour mettre en valeur ces livres, dont une restauration 2017.

     

    Un ensemble original : le fonds patrimonial d’études chinoises

    Avant même l’installation de la faculté des lettres sur le campus de Pessac, les enseignants de la « section chinoise » de l’université bordelaise se sont attachés à constituer un fonds d’ouvrages anciens en langue chinoise : des documents achetés à l’occasion de voyages d’études, dans les librairies de la Chine ou du Japon. Le fonds a été transféré à la bibliothèque LE-LEA il y a une vingtaine d’années et y est conservé depuis.

    Ainsi peut-on trouver dans les magasins de la bibliothèque LE-LEA plus de 200 ouvrages d’avant 1900, pour la plupart en langue chinoise, dont une cinquantaine date d’avant 1800 (les plus anciens remontent même au début du XVIIe siècle). Ils constituent une mémoire de l’enseignement du chinois à Bordeaux, ainsi qu’un ensemble plutôt rare de documents patrimoniaux étrangers.

     

    De la rétroconversion et la restauration

    Une première opération menée entre 2013 et 2015 avait déjà permis de mieux cataloguer les livres pour les rendre plus visibles dans Babord + et dans le SUDOC. Une opération complexe puisque certains de ces ouvrages sont rédigés dans une langue archaïque qui n’est plus parlée actuellement, et que le catalogage reproduit les caractères asiatiques ; un financement de l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur et l’aide d’une étudiante et d’une lectrice ont permis de terminer ce chantier.

    Toutefois, l’état de certains fascicules ne permettait ni une conservation ni une consultation optimale. En 2017, à la faveur d’un financement interuniversitaire proposé et piloté par le Service de Coopération Documentaire (Université de Bordeaux), trois ouvrages ont été confiés à la restauration au restaurateur bordelais Didier Eininger : Santaishi bikō taisei (1675) et Eikei ritsuzui (1671), deux ouvrages de poésie chinoise, et Sesetsu shingo ho (1694), un ouvrage sur l’histoire de la Chine. Tous trois ont comme particularités d’avoir été édités au Japon à la fin du XVIIe siècle, ce qui explique la présence de caractères et annotations japonaises.

     À la chinoise

    Ces ouvrages anciens sont reliés « à la chinoise », c’est-à-dire sans colle, en utilisant deux feuilles plus épaisses et colorées enserrant les feuillets par un simple fil cousu. Le papier est extrêmement fin et l’impression délicate. Les travaux de restauration ont consisté en la reprise des coutures en plusieurs endroits, et le comblage de plusieurs lacunes dans le papier, au papier japon, notamment des galeries creusées par des insectes et des déchirures. Un dépoussiérage systématique a également été appliqué.

    Par ailleurs, une partie de la collection est contenue dans des « boîtes » au format à l’italienne réalisées sur mesure pour contenir les différents fascicules d’un même titre. Ces boîtes manquaient pour nos trois ouvrages, et le restaurateur les a conçues avec soin. Ces boîtes, recouvertes de toile de lin écru, permettront une conservation optimale des documents.

    Pour en savoir plus sur cette collection, rendez-vous à la bibliothèque LE-LEA. Crédits photographiques : Pierrette Langlais ; Didier Eininger pour la dernière image. Merci à Claire-Lise Gauvain et Romain Wenz de l’Université de Bordeaux pour le suivi de la restauration.

    Source : https://www.u-bordeaux-montaigne.fr
    Auteur : Inconnu
    Date : 23/05/2018

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  • Quelles solutions de lecture numérique pour les personnes malvoyantes ?

    Quelles solutions de lecture numérique pour les personnes malvoyantes ?

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     Si l’espace public demeure trop souvent mal adapté aux personnes souffrant de handicaps physiques, les développeurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la façon de faciliter leur vie quotidienne. Lettres Numériques vous propose un tour d’horizon des différentes applications et innovations numériques mises au point pour permettre un meilleur accès à la lecture des personnes atteintes de déficience visuelle.

    Parfois encombrants et souvent coûteux, les outils d’assistance traditionnels destinés aux personnes malvoyantes n’apportent pas toujours l’aide pratique immédiate dont ont besoin leurs utilisateurs. L’ère de l’intelligence artificielle voit cependant émerger des solutions plus simples pour les aider à accéder à la lecture d’informations en tout genre et faciliter leurs interactions avec le monde qui les entoure.

    Aipoly et Seeing Al, des applications de reconnaissance visuelle

    Tous deux lancés en 2017, ces outils de description audio s’avèrent à la fois semblables et complémentaires. Déjà utilisée dans le cadre de spectacles ou de films, l’audiodescription est ici destinée à un emploi pratique quotidien et permet de reconnaître un nombre varié d’éléments présents dans l’environnement de la personne aveugle ou malvoyante. Comme le montre cette vidéo de promotion pour Seeing Al, le dispositif est simple : à l’aide de la caméra du smartphone, ces applications se chargent de reconnaître et de décrire en temps réel des objets, des visages, des couleurs, des devises et dans le cas d’Aipoly, les produits alimentaires et les différentes espèces d’animaux et de plantes. En ce qui concerne la lecture en tant que telle, les deux solutions possèdent une autre fonctionnalité non négligeable : un système de reconnaissance des caractères qui permet la lecture de documents imprimés variés, qu’il s’agisse d’un menu, d’une pancarte ou d’un billet de train. Petit détail en faveur de Seeing Al : l’application développée par Microsoft reconnaît non seulement les textes dactylographiés, mais également l’écriture manuscrite, rendant possible la lecture de notes rédigées par les proches.

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    Quels outils pour la lecture ludique ?

    Nous avions déjà évoqué ces supports de lecture ici et ici. Leur point commun : améliorer le confort de lecture, mais aussi l’accessibilité des ouvrages aux personnes aveugles et malvoyantes.

    DAISY, le livre audio numérique plébiscité par les lecteurs

    DAISY (Digital Accessible Information System), un format de livre audio adapté au numérique et constitué d’un fichier MP3, a été mis au point en 1996 et présente différents avantages : plus compact et offrant un son d’une meilleure qualité que les cassettes, il est également pourvu d’un système de navigation permettant de se déplacer facilement dans le texte et de régler la vitesse de débit. Son usage s’est progressivement étendu, à mesure que les éditeurs et les bibliothèques, de plus en plus nombreux, ont fait le pari d’intégrer DAISY à leur catalogue. La bibliothèque sonore en ligne la plus complète reste celle mise à disposition par le GIAA (Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes).

    FingerReader, future alternative aux livres en braille ?

    Simple gadget en apparence, le FingerReader peut quant à lui s’avérer extrêmement pratique pour les voyants comme pour les malvoyants. À l’instar des applications précédemment évoquées, cette bague connectée équipée d’une caméra haute définition s’appuie sur la reconnaissance de texte : le lecteur enfile l’objet sur son doigt et fait défiler celui-ci le long de la page. La bague scanne alors les mots pour les restituer à haute voix. Le petit plus : un signal sonore accompagné de vibrations signale à l’utilisateur un saut de ligne ou l’absence de texte.

    FingerReader-Reading-Kindle

    Cette technologie n’en est encore qu’au stade de prototype mais, au même titre que les autres innovations citées plus haut, elle incarne la nouvelle impulsion donnée à l’assistance des personnes handicapées grâce au développement du numérique et de l’intelligence artificielle.

    Et si elles restent à parfaire, ces solutions constituent sans nul doute un pas supplémentaire dans leur intégration au sein de notre société.

    Source : Lettres numériques
    Auteur : Elisabeth Mol
    Date : 09/03/2018

     

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  • Nanterre : les trésors de l’histoire contemporaine se dévoilent au public

    Nanterre : les trésors de l’histoire contemporaine se dévoilent au public

    Nanterre. Visuel du futur bâtiment qui abritera la bibliothèque de documentation La contemporaine, ancienne BDIC, en construction sur le campus de l’université Paris Nanterre. Atelier Bruno Gaudin @IDEA

    Centenaire, la bibliothèque interuniversitaire va changer d’écrin. Elle propose un fond unique de 4,5 millions de documents des XXe et XXIe siècles et veut attirer le grand public.

    L’une de ses missions premières était l’éducation populaire. Pourtant, malgré ses cent ans d’existence, la bibliothèque La contemporaine (ex-BDIC), dont les trésors sont conservés sur le campus de l’université de Nanterre et à l’hôtel des Invalides, est davantage connue des chercheurs et des étudiants que du grand public. Ce mardi, la communauté universitaire était réunie pour découvrir les images du nouveau bâtiment qui sera construit d’ici 2021 à l’entrée du campus, face à la gare RER-Transilien Nanterre-Université, et qui abritera toutes les collections, mais offrira également des espaces de consultation, de musée, de rencontre et de formation.

    « Aujourd’hui, nous ne disposons que d’une salle de lecture, d’étude et de recherche sur le campus de Nanterre, les expositions temporaires se font aux Invalides, où on est peu visible », explique Cécile Tardy, directrice adjointe de cette bibliothèque interuniversitaire (Paris Nanterre, Paris I, II et VIII) qui n’a pas d’équivalent en France. La contemporaine propose à la consultation 4,5 millions de documents (dont 150 000 numérisés) des XXe et XXIe siècles de toute nature : affiches, archives imprimées ou manuscrites, dessins, photos, cartes postales, tracts…

     

    « Elle conserve de la presse militante, des tracts et affiches, notamment de 1968... »

    « Depuis son origine en 1917, quand l’Etat a reçu en donation la collection des époux Leblanc, la BDIC a eu pour vocation de collecter les dons des particuliers, en plus des achats de livres et périodiques, rappelle Cécile Tardy. Elle conserve ainsi de la presse militante, des tracts et affiches, notamment de 1968. » Ces collections ne sont pas réservées aux étudiants et aux chercheurs. « Toute personne de 18 ans et plus peut venir aux heures de consultation et faire une demande de consultation, sans inscription, assure la responsable. Nous aurons un petit entretien pour nous assurer que la personne a bien orienté sa recherche. »

    Au moment de la cession de la collection Leblanc en août 1917, les peintures et dessins sont déjà au nombre de 1087, les estampes et imageries de 5 772. Leurs auteurs sont majoritairement des artistes de l’arrière, qui apportent leur contribution à l’effort de guerre en illustrant journaux et revues, ou en fournissant leurs productions aux bureaux de propagande. La bibliothèque est également très riche en archives concernant la guerre d’indépendance algérienne. Elle a ainsi collecté des documents de militants (tracts, brochures…) diffusés à l’époque sous le manteau, ou des ouvrages saisis réédités depuis 2000.

    A l’occasion des commémorations autour de mai 1968, les services de la bibliothèque sont évidemment très sollicités. Si la consultation se fait sans rendez-vous, il est évidemment conseillé de préparer sa demande en consultant le catalogue (www.bdic.fr/pdf/2007_annees_68_liste.pdf).

    Source : Le parisien
    Auteur : Florence Hubin
    Date : 23/05/2018

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  • L'écrivain américain Philip Roth est décédé

    L'écrivain américain Philip Roth est décédé

     

    Philip Roth, à New York, en 2010.

    DISPARITION - L'auteur, entre autres, de Portnoy et son complexe et Pastorale américaine (prix Pulitzer en 1998) s'est éteint à l'âge de 85 ans, annoncent le New York Times et le New Yorker.

    L'écrivain Philip Roth, géant de la littérature américaine, est mort mardi à 85 ans, selon plusieurs médias américains, dont le New York Times et le magazine The New Yorker . Contacté par l'AFP, son agence littéraire, The Wylie Agency, n'a pas donné suite dans l'immédiat.

    Observateur lucide de la société américaine et de ses travers, le natif de Newark (New Jersey), le 19 mars 1933, avait été régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature, sans jamais l'obtenir. Il est notamment l'auteur de La Tache ; Le complot contre l'Amérique ou Pastorale américaine, qui lui vaudra le prix Pulitzer en 1998.

    C'est le livre Portnoy et son complexe qui l'avait révélé au grand public en 1969. Un ouvrage qui avait fait scandale, à la fois pour ses descriptions sexuelles très crues et sa façon d'aborder la judaïté. Outre le Pulitzer, Philip Roth a également obtenu le National Book Award en 1960 (Goodbye, Columbus) et 1995 (Le théâtre de Sabbath).

    Régulièrement salué comme le plus grand écrivain américain vivant, il avait annoncé sa décision d'arrêter d'écrire en 2012. «Raconter des histoires, cette chose qui m'a été si précieuse durant toute mon existence, n'est plus au coeur de ma vie, expliquait-il à Libération. C'est étrange. Jamais je n'aurais imaginé qu'une chose pareille puisse m'arriver».

    En 2014, il raconte au quotidien suédois Svenska Dagbladet avoir relu ses 31 livres pour «savoir si j'avais perdu mon temps. On ne peut jamais être sûr, vous savez».

    Les livres de Philip Roth disponibles sur le portail des bibliothèques à suivre : https://asuivre.lillemetropole.fr/recherche/simple/expressionRecherche/philip+roth/tri/%2A

    Source : lefigaro
    Auteur : Inconnu
    Date : 23/05/2018

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  • Tournai: les bibliothèques ont le blues

    Tournai: les bibliothèques ont le blues

     

    Le manque de bénévoles dans les bibliothèques empêche de larges heures d’ouverture.

    Le groupe Ecolo s’interroge sur le fonctionnement des bibliothèques, et surtout sur le réseau des bibliothèques libres. Certaines ont été reprises par la Ville de Tournai.

    "Le réseau des bibliothèques libres a subi une réforme en termes de financement par la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce qui met à mal leur fonctionnement", explique la cheffe de file Ecolo Coralie Ladavid. "Or, il s’agit d’un véritable outil d’accès à la culture et de rencontres intergénérationnelles. C’est également un outil pédagogique important pour les écoles des villages et Tournai ayant de nombreux villages, elle ne peut pas se contenter d’une bibliothèque centralisée."

    De moins en moins de bénévoles
    Coralie Ladavid s’interroge ainsi, par exemple, sur les nouveaux horaires d’ouverture de la bibliothèque de Kain, transférée temporairement dans les locaux du district avant de repartir sur le site de la piscine de Kain, après la réalisation de travaux. "Elle a le taux de fréquentation le plus élevé mais on passe de quatre jours d’ouverture à un seul jour, le mercredi après-midi."

    Et la cheffe de file Ecolo de poser quelques questions au collège. "S’il est peut-être difficile de garder l’offre de service initiale étant donné la diminution des subsides, n’est-il pas judicieux de penser à d’autres solutions pour certains villages, comme faire appel au bibliobus, à des bénévoles ? Ne pourrait-on pas détacher du personnel de la bibliothèque centrale dans les villages ?"

    La réponse émane de l’échevin de la Culture, Tarik Bouziane (PS). "Le collège communal a décidé, même s’il pouvait aussi ne pas le faire, de reprendre cinq des sept bibliothèques du réseau libre. La majorité de ces infrastructures sont aujourd’hui logées dans des structures communales. Beaucoup de bibliothèques fonctionnaient grâce à des bénévoles et nous en avons de moins en moins. Nous avons onze bibliothécaires de la Ville qui doivent assurer l’ouverture de neuf bibliothèques, avec l’aide de sept bénévoles." 

    Source : Lalibre.be
    Auteur : Laurent Dupuis
    Date : 22/05/2018

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  • Un concours pour imaginer la future boîte à livres

    Un concours pour imaginer la future boîte à livres

    Les boîtes à livres fleurissent, Gramat veut la sienne ; ici, un exemple installé à Foix, dans l'Ariège./ Photo DDM archives

    Les boîtes à livres fleurissent, Gramat veut la sienne ; ici, un exemple installé à Foix, dans l'Ariège./ Photo DDM archives

     

    La ville de Gramat et la bibliothèque municipale souhaitent proposer prochainement aux habitants une boîte à livres. À cette occasion, elles lancent un concours ouvert à tous, afin de créer et dessiner le modèle de la boîte à livres.

    Les animatrices de la bibliothèque expliquent : «N'avez-vous jamais eu envie de partager vos lectures, ou d'adopter un livre abandonné dans un coin de rue, dans un parc, sur un banc ? La municipalité de Gramat devrait vous en donner l'occasion bientôt. Une boîte à livres verra le jour à l'automne. Elle sera située à terme dans un jardin sec situé à proximité du cinéma et de la bibliothèque. Le principe est simple et l'idée généreuse. La création d'une boîte donnera lieu à une bibliothèque de plein air. Vous pourrez y déposer des livres ou revues que vous souhaitez donner et si vous le souhaitez en prendre de nouveaux. L'achalandage initial sera effectué sur les fonds inemployés de la bibliothèque de Gramat. Dans le but de favoriser l'accès à la lecture et à la culture pour tous, ce partage de livres sera libre et gratuit.»

    Le concours récompensera la meilleure proposition en fonction de la définition d'un cahier des charges. Les candidats pourront proposer plusieurs modèles par dossier d'inscription. Ils devront par ailleurs fournir, en plus de leur dessin, toutes informations nécessaires à la réalisation de la boîte et de son support. La mairie se chargera de confectionner la boîte. Le gagnant recevra un abonnement gratuit à la bibliothèque et des entrées au cinéma.

    Le dossier de candidature et le règlement sont disponibles sur bibliotheque.gramat.fr ou www.gramat.fr. Il doit être renvoyé par mail à bibliotheque@gramat.fr ou par courrier à Mairie de Gramat, Bibliothèque, 3 place du Four, 46 500 Gramat.

    Source : La Dépêche du Midi
    Auteur : Inconnu
    Date : 21/05/2018

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  • Dans la métropole de Rouen, les bibliothèques font leur mue en s’adaptant aux nouvelles pratiques

    Dans la métropole de Rouen, les bibliothèques font leur mue en s’adaptant aux nouvelles pratiques

    Pour diversifier leurs offres la plupart des médiathèques, comme ici celle de Simone-de-Beauvoir, prêtent des jeux (photo archives)

     

    Lecture publique. Face au déferlement numérique, aux nouveaux usages culturels, les bibliothèques publiques de la Métropole ont subi des baisses de fréquentation qui les ont obligées à se mettre à la page.

    Multiplication de la mise à disposition de livres numériques, prêt d’ustensiles de cuisine et de liseuses électroniques, ordinateurs réservés au « gaming », animations liées à un projet culturel ou scolaire... Depuis quelques années, les bibliothèques municipales de la Métropole font leur mue, sortent de leurs murs, avec un enjeu fort : la lecture publique, son maintien, son développement.

    « C’est vrai qu’il y a quelques années, on a connu une baisse de la fréquentation de nos bibliothèques de 10 % par an », constate Jérôme Gosselin, adjoint au maire notamment chargé de la culture à Saint-Étienne-du-Rouvray et qui vient de réinaugurer la bibliothèque Louis-Aragon. « Mais on est repartis en phase ascendante en termes de fréquentation, c’est aussi lié à la politique de la ville, à la repopulation. Les bibliothèques sont gratuites, on s’est battus pour ça. »

    Des lieux du « vivre ensemble »

    D’après les derniers chiffres de l’Observatoire du livre et de la lecture publique, 11,7 % de la population métropolitaine étaient inscrits dans une bibliothèque (contre 11,3 % en moyenne en France). Ce chiffre cache de fortes disparités : le taux d’emprunteurs actifs rapporté à la population varie de 5,8 % à Franqueville-Saint-Pierre à 63 % à Saint-Pierre-de-Varengeville (Rouen comme Saint-Étienne étant très proches de la moyenne nationale avec 11,4 %). Elbeuf, qui vient de réactualiser son contrat de lecture, affiche un taux de 20 %.

    Mais cette aridité statistique cache un autre constat : la bibliothèque n’est plus forcément le lieu où l’on vient emprunter des livres, mais on la « fréquente », on y travaille, on y bouquine, on y crée du lien, comme au Séquoia de Maromme avec ses hamacs accueillants.

    Signe de ces nouveaux usages : la médiathèque Anne-Frank de Déville-lès-Rouen. « Le nombre d’emprunteurs et le nombre de prêts tendent à se stabiliser », mais globalement le nombre de prêts diminue (de 5,92 %). En revanche, la consultation du catalogue via internet progresse et la création d’un espace multimédia a boosté la fréquentation, notamment pour les personnes en demande de bureautique et de jeux.

    « On a perdu environ 1 000 inscrits en 2016 », regrette Sophie Noël, directrice à la mairie de Rouen notamment de la culture. « Il y a eu des fermetures temporaires pour travaux (Saint-Sever, Villon, Grand-Mare) mais globalement, on constate une progression de la fréquentation avec 285 000 visites en 2017 (+7 %). Les bibliothèques n’ont plus le monopole de l’information comme il y a vingt ans, mais on y vient pour connaître d’autres façons d’accéder au savoir, pour expérimenter, pour étudier et cela ne se traduit pas forcément par des emprunts de documents. »

    Pour favoriser la lecture publique, les bibliothèques de Rouen, organisées en réseau, permettent aux lecteurs de réserver des documents sur n’importe quel site même si chaque médiathèque a un catalogue spécifique. « La plupart de nos documents sont nomades, peuvent être commandés depuis la rive gauche, par exemple, pour être retirés à la Grand-Mare. Mais on constate surtout que ceux qui fréquentent les bibliothèques viennent chercher du vivre ensemble », et pas forcément le dernier Musso ou la traduction la plus pointue de La Divine Comédie.

    Et si elles étaient ouvertes le dimanche ?

    « À tout le moins, au moins une bibliothèque devrait être ouverte le dimanche dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. » Cette petite phrase, tirée du rapport d’Érik Orsenna remis à Emmanuel Macron le 20 février dernier, a mis le feu aux poudres et l’inquiétude dans les rayonnages. L’exemple est aussi local puisque depuis 2015, la nouvelle bibliothèque du Havre, installée dans les profondeurs du Volcan d’Oscar Niemeyer (photo), connaît un énorme succès, avec plus de 300 000 visiteurs qui viennent autant pour le cadre que pour la culture. C’est, le dimanche au Havre, « the place to be » après la promenade sur la plage si le soleil est de sortie. Le Havre n’est pas isolé : Dieppe, Évreux et Caen font de même, parfois depuis vingt ans, en Normandie.

    Mais ailleurs, avec les rythmes trépidants d’aujourd’hui, pas facile d’accéder à une médiathèque aux heures de bureau. « L’aménagement des horaires d’ouverture adaptés aux contraintes d’un public adulte actif, pourrait être déterminant dans l’attractivité de notre établissement », note-t-on à la médiathèque Anne-Frank de Déville-lès-Rouen. « On est en réflexion sur la nécessité d’élargir nos horaires mais le dimanche reste un fort enjeu de dialogue social, prévient Sophie Noël, pour la ville de Rouen. Cela dépendra aussi des aides que prévoit le gouvernement pour ces ouvertures car il nous faut contenir nos dépenses de fonctionnement. Pour l’instant, ce n’est pas un sujet central, il faut renforcer nos horaires méridiens et tardifs. »

    « Le dimanche, pourquoi pas ?, détaille Jérôme Gosselin, deSaint-Étienne-du-Rouvray. On est certains que des personnes ne viennent pas dans les bibliothèques parce qu’elles ne peuvent venir en semaine. C’est une réflexion que nous menons. »

     

    Diversification

    Depuis des années, les bibliothèques ne sont plus simplement les lieux où des livres patientent sur les rayonnages. C’est aussi le constat de l’Observatoire du livre et de la lecture publique qui pointe, dans son dernier rapport, le constat suivant : « 12 % de la population desservie (certaines communes en France n’ont pas de point d’accès aux livres en prêt) a effectué au moins un emprunt en bibliothèque. Ce chiffre, globalement stable depuis cinq ans, connaît une légère baisse par rapport à 2014. Cette évolution est à mettre en regard avec les autres données d’usage des bibliothèques, qui, quant à elles, sont en hausse, au premier rang desquels la fréquentation des équipements. Plutôt qu’une baisse des usages en bibliothèque, l’érosion continue des emprunts associée à une progression de la fréquentation traduit donc plutôt leur grande diversification. »

     

    Source : https://www.paris-normandie.fr/

    Auteur : Benoît MARIN-CURTOUD

    Date : 22/05/2018

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  • Les bibliothèques, à la jonction entre monde numérique et livres papier

    Les bibliothèques, à la jonction entre monde numérique et livres papier

    #SalTo18 – L’Associazione Italiana Biblioteche a répondu présente au Salon du livre de Turin avec un vaste stand mêlant tablettes et livres. Une adéquation qui montre l’interconnexion entre les deux univers : le premier permet une exploration thématique, quand le second offre une présence plus chaleureuse et une série de recommandations spécifiques. 

    La biblioteca nel Salone - AIB
    ActuaLitté, CC BY SA 2.0
     

     

    « Nous avons fait développer une arborescence qui part des cinq thématiques que le Salon a choisies cette année. Pour chacune, nos équipes ont procédé à une sélection de livres et de sous-thématiques, que l’on explore ainsi du bout des doigts », explique une des bibliothécaires de la région piémontaise. 

     

    Le projet résulte d’une collaboration entre le réseau des établissements de Turin, celui de la région et nombre d’autres acteurs – bibliothèques universitaires, Coordinamento delle Biblioteche Speciali e Specialistiche de Turin, les bibliothèques de Polo del'  900 et la Biblioteca ISIA d’Urbino.

     

    Les cinq approches thématiques sont les suivantes : Qui je veux être ? Pourquoi ai-je besoin d’un ennemi ? À qui appartient le monde ? Où m’emmènent la spiritualité et la science ? Qu’est-ce que j’attends de l’art : liberté ou révolution ? 

     

    En plus, cinq anniversaires célébrés à l’occasion du Salon : Aldo Moro (homme d’État et professeur de droit pénal, assassiné par les brigades rouges en 1978), Peppino Impastato (journaliste engagé dans la lutte contre la mafia, qui l’aura assassiné – voir le film Les Cent Pas de Marco Tullio Giordana), Franco Basaglia (fondateur du mouvement de la psychiatrie démocratique), les Lois raciales de 1938 (instaurées par Mussolini, principalement portées contre les juifs), Frankenstein et le fantastique (2018 marque le 200e anniversaire de la publication du roman de Mary Shelley) et les événements de 68 en Italie.

     


    La biblioteca nel Salone - AIB
    ActuaLitté CC BY SA 2.0
     


    L’ensemble des liens découlant de ces thèmes et anniversaires porte vers des contenus issus de Wikisource, permettant de télécharger des ouvrages du domaine public. « Chaque jour du Salon, un ouvrage est mis en avant, en relation avec un des thèmes : pour la question a qui appartient le monde, nous avons par exemple choisi le livre de HG Wells, Quand le dormeur s’éveillera. » (liste des livres ici)

     

    En outre, les visiteurs sont invités à prendre part à la révision de la version numérique des livres, une forme de crowsourcing qui permet par ailleurs de comprendre les enjeux tant du domaine public que de l’édition numérique. C’est également en travaillant à partir de données de Wikipedia que cette bibliothèque numérique établit le parcours des lecteurs. 

     

    Le tout placé sous le regard bienveillant de David R. Lankes, directeur de l’école de bibliothèque de l’université de Caroline du Sud : « La mission des bibliothécaires consiste à améliorer la société en facilitant la création d’une connaissance à l’intérieur d’une communauté propre. »


    La biblioteca nel Salone - AIB
    ActuaLitté CC BY SA 2.0
     

    On peut retrouver en ligne l’arborescence, qui guidera de l’un à l’autre vers des contenus textes, audio et vidéo.

     

    Source : Actualitté
    Date : 18/05/2018
    Auteur : Nicolas Gary 

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  • De la réalité virtuelle dans votre bibliothèque

    De la réalité virtuelle dans votre bibliothèque

     

    Personne avec un casque de réalité virtuelleDes casques de réalité virtuelle seront mis à la disposition des usagers dans les bibliothèques du Réseau BIBLIO du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Photo : Radio-Canada/Julie Tremblay

    Dès l'automne, des casques de réalité virtuelle et des caméras 3D pouvant filmer à 360 degrés seront mis à la disposition de la population dans les bibliothèques membres du réseau.

    Chaque sujet abordé dans les expériences de réalité virtuelle sera accompagné d'une sélection de livres. C'est une autre façon d'amener les gens vers la lecture.

    Jacques Côté, directeur général du Réseau BIBLIO du Bas-Saint-Laurent

    Pour la première année du projet, les équipements de réalité virtuelle seront disponibles dans trois bibliothèques simultanément. Une rotation sera faite chaque trois semaines afin de permettre à l'ensemble des établissements du Réseau BIBLIO de les mettre à la disposition de leur clientèle.

    « Les abonnements sont assez stables d'année en année, mais on essaie d'avoir de nouvelles offres pour aller chercher les jeunes familles, les adolescents, entre autres, et pour continuer de satisfaire nos personnes du troisième âge. La bibliothèque évolue », explique la directrice générale du Réseau BIBLIO de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Julie Blais.

    lors de la conférence de presse
    Les directeurs généraux du Réseau BIBLIO de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent, Julie Blais et Jacques Côté Photo : Radio-Canada/Julie Tremblay

    « Avec cette technologie-là, on pense qu'on pourrait aussi réussir à attirer davantage de bénévoles, de jeunes, de personnes “ techno ” », ajoute M. Côté, qui rappelle que la majorité des bibliothèques en milieu rural sont soutenues par des bénévoles. « Ça va créer un nouveau vent de fraîcheur dans la bibliothèque », affirme-t-il.

    Au total, 166 000 $ sont investis dans ce projet, dont 50 000 $ proviennent du ministère de la Culture et des Communications.

    Source : https://ici.radio-canada.ca
    Date : 15/05/2018
    Auteur :  Julie Tremblay

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  • Le Qatar se dote d’une bibliothèque dingue à Doha !

    Le Qatar se dote d’une bibliothèque dingue à Doha !

    Conçue par l’archistar Rem Koolhaas de l’agence d’architecture OMA, auteur de la Casa da Música de Porto ou encore du quartier d’affaire Euralille à Lille, une bibliothèque tout en losange est sortie de terre à Doha, au Qatar. L’inauguration de cette librairie nationale a eu lieu à la fin du mois d’Avril 2018.

    En une seule et unique salle, le lieu culturel dévoile un grand panorama d’ouvrage de part et d’autre du bâtiment. La large baie vitrée donnant sur l’extérieur a la forme d’un grand losange étiré, s’étirant sur toute la longueur de la bibliothèque. Le sol à l’intérieur quant à lui, suit la forme de cette ouverture lumineuse et les gradins de livres dominent le centre de la pièce blanche, ponctuée de hauts poteaux soutenant le plafond. Ce dernier respecte également la forme de la fenêtre et rejoint le haut des gradins culturels aux extrémités du bâtiment.

    La surface de la bibliothèque nationale atteint 42 000 mètres carrés et permet aux ouvrages culturels, historiques et les autres, de se retrouver dans une pièce commune en présence de toutes les personnes présentes. Au centre de l’œuvre architecturale toutefois, est excavée une grande pièce beige dans laquelle se trouve la collection patrimoniale, 6 mètres sous le niveau du plancher de la bibliothèque. Cette collection peut par ailleurs être isolée du reste du bâtiment et être accessible depuis l’extérieur.

    Nous n’avons pas pu résister à l’envie de vous partager quelques photos de ce bâtiment épuré qui permet d’apporter un maximum de culture au cœur de Doha !






     

    Source : https://lumieresdelaville.net
    Date : 15/05/2018
    Auteur : inconnu

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