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La Fondation de Lille

La Fondation de Lille se présente comme un outil au service au service de la solidarité dans la région Nord-Pas-de-Calais. Créée par Pierre MAUROY, Ancien Premier Ministre et Ancien Maire de Lille, la Fondation a été reconnue d’utilité publique le 08 août 1997 par décret du Premier Ministre après avis du Conseil d’Etat.

LES DECOUVERTES

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10 livres pour commencer la philo

La philosophie ayant plus de 2000 ans de tradition écrite, il est malaisé de savoir par où commencer. Voici 10 livres pour mettre le pied à l’étrier, en douceur. 




 

À noter : tous les ouvrages cités sont disponibles en format poche, à un prix raisonnable donc (autour de 10 €).
 

Platon : L’apologie de Socrate 

Un des plus courts dialogues de Platon, mais aussi un des plus simples : L’apologie relate les dernières heures du sage grec, et travers lui c’est la question de la mort, de l’immortalité de l’âme, du corps qui est abordé. Des conceptions qui enracineront toute la tradition philosophique, jusqu’à nos jours et structureront le débat entre les monistes et les dualistes.
 

Aristote : L’éthique à Nicomaque 

Plus axé sur la question de la Polis que son maître Platon, Aristote tente de répondre aux deux questions fondamentales de l’équipe : que doit-on faire ? Comment vivre ensemble ? Il en conclut que c’est le Bien, posé comme but suprême de la vie, qui doit être l’objet de la politique.
 

Descartes : Le discours de la méthode

Modeste en apparence, ce livre fonde en réalité la philosophie moderne, en posant le sujet pensant au centre, à la place de Dieu dans la métaphysique classique. Le fameux « je pense, donc je suis » fera date et sera considéré comme un acquis de la philosophie, de Kant à Sartre, même si Freud remettra en question la primauté du sujet pensant.
 

Voltaire : Candide ou L’Optimisme

Voltaire a été raillé par bon nombre de philosophes, accusé de faire le jeu des athéistes, Rousseau en tête. C’est se méprendre sur la portée philosophique de ses contes. Candide constitue un récit de conquête du bonheur, qu’on ne doit selon lui plus chercher dans un au-delà, mais ici et maintenant (le célèbre « Il faut cultiver son jardin »). Candide est aussi un brûlot politique sur son époque, dans lequel les systèmes autoritaires sont brocardés.
 

Nietzsche : Par-delà le bien et le mal 

Dans cet ouvrage, plus simple que le très poétique, Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche livre une charge très violence contre tout ce qui, selon lui, abaisse l’homme moderne (l’instinct grégaire, le nationalisme, la moralité chrétienne…), autrement dit ce qui l’empêche de devenir lui-même. Une charge d’une grande actualité, dont les addictions contemporaines, jeux en ligne tels que Candy Crush ou Wearebettors, achats compulsifs, désinvestissement de l’espace public, constituent les prolongements.
 

Proust : Le temps retrouvé

La vision du temps et de l’amour ne sont plus les mêmes depuis Proust. Sur le temps, il nous apprend le fonctionnement de la mémoire (via la fameuse madeleine), sur l’amour, à revers du Banquet de Platon qui faisait de l’incomplétude l’objet de l’amour, il fera la jalousie le centre névralgique de toute relation, irrémédiablement malheureuse. 
 

Dostoievski : Crime et Châtiments 

Crime et Châtiments est sans doute l’un des plus importants romans modernes. La complexité et le nombre des personnages rendent sa lecture peu aisée, mais vraiment intéressante pour celui qui saura patienter. Philosophiquement, les questions de la responsabilité, de la nature humaine sont traitées avec finesse au travers du personnage principal, Raskolnikov. Dostoïevski préfigure aussi bon nombre de concepts psychanalytiques qui inspireront la théorie freudienne.
 

Sartre : L’existentialisme est un humanisme

Texte de conférence orale, l’existentialisme est un humanisme est un grand texte, trop souvent réduit à un texte de vulgarisation. Certes, Jean-Paul Sartre déroule les grands concepts de l’Être et le Néant, mais la pensée développée, selon laquelle l’homme est condamné à être libre, se suffit à elle-même.
 

Camus : La Chute

Camus, avec une très belle plume, aborde la question de l’inaction et de ses conséquences. Clamence, le personnage principal, n’a rien fait pour sauver une personne de la noyade. Rongé par le remords, il ne se supporte plus. Camus y livre un beau plaidoyer pour l’action (sa passion pour les clubs de Saint-Etienne et de l’Excelsior était connue), mais surtout pour la responsabilité de tout à face à tous. 

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Un des premiers essais d’impression en couleurs

Un des premiers essais d’impression en couleurs

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Cours d’anatomie publié à Nancy en 1773. Les planches en couleurs et de style néo-classique ont été imprimées au moyen de quatre plaques en noir, bleu, jaune et rouge. Ce procédé d’impression mécanique des illustrations, en couleurs, a été conçu par Jacques Gautier d’Agoty et il est appliqué ici par son fils Arnauld-Eloi.

Claude Sorgeloos

Pour en savoir plus (pdf)

Description bibliographique

N. Jadelot, A.E. Gautier d’Agoty
Cours complet d’anatomie.
Nancy, Jean Baptiste Hyacinthe Leclerc e.a., 1773

Description complète

 

Bibliographie

  • Journal des Sçavans, janvier 1773, p. 55-56, souscription.
  • Catalogue de la bibliothèque de feu M. Louis Vercruysse, bibliophile distingué à Courtrai, première partie, Bruxelles, Ferdinand Heussner, 6-16 février 1865, lot 731.
  •  
  • H.W. Singer, « Der Vierfarbendruck in der Gefolgschaft Jacob Christoffel le Blons, mit Œuvre-Verzeichnissen der Familie Gautier-Dagoty, J. Roberts, J. Ladmirals und C. Lasinos », Monatshefte für Kunstwissenschaft, 10, 1917, p. 177-99, 281-292, 301-314, en particulier 301-302.
  • C. & Ch. Franklin, Early Colour Printing from Chiaroscuro to Aquatint, Oxford, 1977, p. 49-50.
  • A. Gautier (dir.), Les trois révolutions du livre, Paris, 2002.

 

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Tout garni, une BD transmedia numérique très originale

tout-garni-bd-transmedia

Avec le numérique, l’important est de créer et d’inventer de nouveaux modèles économiques et de nouvelles façon de lire. 

Les éditions La Pastèque et Télé Québec lancent un projet de grande envergure et très original.

L’éditeur a convaincu 12 illustrateurs de BD à participer au projet intitulé « Tout Garni ! »
Depuis le 11 janvier, les amateurs de bande dessinée et d’humour sont invités à découvrir un épisode de l’histoire sur le site dédié. 12 auteurs vont ainsi se succéder jusqu’à la fin de l’année, à raison d’un épisode par mois.

Chacun d’entre eux, poursuivra l’histoire entamée par Pascal Girard autour de « Tout Garni ».

Tout Garni c’est l’histoire d’un livreur qui délivre de délicieuses pizzas à domicile. Le premier épisode est drôle, très drôle, et surtout il est interactif et animé.

Au fil de l’histoire, le lecteur est invité à interagir sur l’aventure pour découvrir la suite. Des petites zones vertes s’affichent sur l’écran, on clique pour déclencher des événements.

Mais ce projet de BD 100% numérique ne s’arrêtera pas là, lorsque tous les épisodes seront prêts, cette BD pas comme les autres prendra d’autres formes.

Elle sera proposée en jeu vidéo, en réalité virtuelle, et un terrain de jeu bien réel celui-ci sera ouvert à Montréal !

Alors pour découvrir ce projet transmédia très sympa cliquez ici !

 

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Plus besoin d’encre voici le papier qui peut être imprimé avec la lumière

papier sans encre

Dans un souci de contribuer à la réduction des impacts environnementaux négatifs de la production de papier, des chercheurs ont mis au point une encre qui peut être imprimée avec une lumière UV. 

Selon les scientifiques, cette encre pourrait permettre d’imprimer 80 fois sur une même feuille de papier.

Des chercheurs de l’Université Shandong en Chine; l’Université de Californie, à Riverside; et Lawrence Berkeley du National Laboratory, ont publié un document sur la lumière imprimable pour créer du papier réinscriptible . En effet, ce papier peut être imprimé et effacé sans ajouter d’encre.

Techniquement c’est un peu complexe, mais voici comment ça marche.

Dans un premier temps, il faut mélanger deux types de nanoparticules, un pigment de bleu de Prusse qui s’efface au contact de particules chargées, et du dioxyde de titane appelé TiO2.

Ces nanoparticules assemblées libèrent des électrons qui sont captés par les nanoparticules bleu de Prusse adjacentes, qui tournent du bleu à l’ incolore.

Ensuite, il faut enduire une feuille de papier du produit. Puis, il faut l’exposer à une lampe UV pour imprimer le texte ou les dessins.

Une fois imprimé, le papier conserve sa configuration pendant au moins cinq jours.

« Le papier léger imprimable est à un prix compétitif par rapport au papier conventionnel », a déclaré l’un des chercheurs. « Les matériaux sont peu coûteux, et il est également prévu que le coût de production soit faible ».

Toujours selon les chercheurs, « le produit peut être aussi appliqué sur la surface du papier classique par des procédés simples, tels que le trempage ou la pulvérisation. Le procédé d’impression est également plus rentable que le processus conventionnel, plus important encore, le papier léger imprimable peut être réutilisé plus de 80 fois, ce qui réduit considérablement le coût global « .

L’étape suivante va consister à inventer une imprimante laser compatible avec ce papier magique !

 

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DES INFORMATIONS SUR LES BIBLIOTHEQUES, LES LIVRES, LA LECTURE ...

  • 10 livres pour commencer la philo

    10 livres pour commencer la philo

    La philosophie ayant plus de 2000 ans de tradition écrite, il est malaisé de savoir par où commencer. Voici 10 livres pour mettre le pied à l’étrier, en douceur. 




     

    À noter : tous les ouvrages cités sont disponibles en format poche, à un prix raisonnable donc (autour de 10 €).
     

    Platon : L’apologie de Socrate 

    Un des plus courts dialogues de Platon, mais aussi un des plus simples : L’apologie relate les dernières heures du sage grec, et travers lui c’est la question de la mort, de l’immortalité de l’âme, du corps qui est abordé. Des conceptions qui enracineront toute la tradition philosophique, jusqu’à nos jours et structureront le débat entre les monistes et les dualistes.
     

    Aristote : L’éthique à Nicomaque 

    Plus axé sur la question de la Polis que son maître Platon, Aristote tente de répondre aux deux questions fondamentales de l’équipe : que doit-on faire ? Comment vivre ensemble ? Il en conclut que c’est le Bien, posé comme but suprême de la vie, qui doit être l’objet de la politique.
     

    Descartes : Le discours de la méthode

    Modeste en apparence, ce livre fonde en réalité la philosophie moderne, en posant le sujet pensant au centre, à la place de Dieu dans la métaphysique classique. Le fameux « je pense, donc je suis » fera date et sera considéré comme un acquis de la philosophie, de Kant à Sartre, même si Freud remettra en question la primauté du sujet pensant.
     

    Voltaire : Candide ou L’Optimisme

    Voltaire a été raillé par bon nombre de philosophes, accusé de faire le jeu des athéistes, Rousseau en tête. C’est se méprendre sur la portée philosophique de ses contes. Candide constitue un récit de conquête du bonheur, qu’on ne doit selon lui plus chercher dans un au-delà, mais ici et maintenant (le célèbre « Il faut cultiver son jardin »). Candide est aussi un brûlot politique sur son époque, dans lequel les systèmes autoritaires sont brocardés.
     

    Nietzsche : Par-delà le bien et le mal 

    Dans cet ouvrage, plus simple que le très poétique, Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche livre une charge très violence contre tout ce qui, selon lui, abaisse l’homme moderne (l’instinct grégaire, le nationalisme, la moralité chrétienne…), autrement dit ce qui l’empêche de devenir lui-même. Une charge d’une grande actualité, dont les addictions contemporaines, jeux en ligne tels que Candy Crush ou Wearebettors, achats compulsifs, désinvestissement de l’espace public, constituent les prolongements.
     

    Proust : Le temps retrouvé

    La vision du temps et de l’amour ne sont plus les mêmes depuis Proust. Sur le temps, il nous apprend le fonctionnement de la mémoire (via la fameuse madeleine), sur l’amour, à revers du Banquet de Platon qui faisait de l’incomplétude l’objet de l’amour, il fera la jalousie le centre névralgique de toute relation, irrémédiablement malheureuse. 
     

    Dostoievski : Crime et Châtiments 

    Crime et Châtiments est sans doute l’un des plus importants romans modernes. La complexité et le nombre des personnages rendent sa lecture peu aisée, mais vraiment intéressante pour celui qui saura patienter. Philosophiquement, les questions de la responsabilité, de la nature humaine sont traitées avec finesse au travers du personnage principal, Raskolnikov. Dostoïevski préfigure aussi bon nombre de concepts psychanalytiques qui inspireront la théorie freudienne.
     

    Sartre : L’existentialisme est un humanisme

    Texte de conférence orale, l’existentialisme est un humanisme est un grand texte, trop souvent réduit à un texte de vulgarisation. Certes, Jean-Paul Sartre déroule les grands concepts de l’Être et le Néant, mais la pensée développée, selon laquelle l’homme est condamné à être libre, se suffit à elle-même.
     

    Camus : La Chute

    Camus, avec une très belle plume, aborde la question de l’inaction et de ses conséquences. Clamence, le personnage principal, n’a rien fait pour sauver une personne de la noyade. Rongé par le remords, il ne se supporte plus. Camus y livre un beau plaidoyer pour l’action (sa passion pour les clubs de Saint-Etienne et de l’Excelsior était connue), mais surtout pour la responsabilité de tout à face à tous. 

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  • 3 000 bandes dessinées et dérivés donnés à la Bibliothèque du Congrès

    3 000 bandes dessinées et dérivés donnés à la Bibliothèque du Congrès

    Le collectionneur et entrepreneur américain Stephen A. Geppi a fait don de quelque 3 000 bandes dessinées, œuvres d’art originales, photos, affiches, journaux, pins et encore d’autres documents à la Bibliothèque du Congrès. Parmi ces planches rares ou objets, six storyboards détaillant l’action du premier dessin animé de Mickey Mouse, Plane Crazy, datant de 1938. 



    Steve Geppi est un éditeur-distributeur américain de comics. Il est le propriétaire et PDG de Diamond Comic Distributors à Baltimore, dans le Maryland. L’ensemble des documents qu’il a donné à la Bibliothèque du Congrès valent plusieurs millions de dollars. 

    Sa collection avait déjà été exposée au public, dans sa ville d’origine. Elle rassemble des bandes dessinées depuis 1938 jusqu’à 1985. Les styles ainsi que les contenus sont extrêmement variés. 

    La collection comprend également des affiches cinématographiques et des objets illustrant comment la musique, les personnages de bandes dessinées, les icônes culturelles et les politiciens ont été popularisés au sein de la société de consommation. Parmi ceux-ci figurent des souvenirs des Beatles, une collection de bagues représentants différents personnages de comics ou des figures politiques comme Martin Luther King Jr.
     

    À la croisée des mondes,
    Batman Ninja aura son manga


    Six storyboards précieux sont également présentés : ceux du premier film d’animation de Mickey Mouse par Walt Disney, en 1928. Ce don à la Bibliothèque du Congrès n’est pas anodin : elle abrite la plus grande collection de bandes dessinées du pays. « L'attrait de la bande dessinée est universel, et nous sommes ravis que ces nouveaux ajouts aux collections les rendra encore plus accessibles aux gens du monde entier » indique Carla Hayden, bibliothécaire. 


    Compléter une collection déjà existante


    La Bibliothèque contient plus de 140.000 numéros d'environ 13.000 titres de bandes dessinées remontant aux années 1930. On y trouve de nombreuses bandes dessinées parmi les plus importantes de l'histoire, y compris la première bande dessinée vendue dans les kiosques à journaux, la première série mettant en vedette Batman et d'autres personnages emblématiques ou encore All Star Comics #8 avec Wonder Woman. 

    La bibliothèque détient également un exemplaire d'Amazing Fantasy #15, qui raconte l'histoire de Spider-Man, ainsi que le travail original de Steve Ditko pour ce numéro. La collection Geppi vient donc enrichir cette base solide. 

    De son côté, Steve Geppi exprime son ravissement : « Quand j'ai commencé à collectionner des bandes dessinées quand j'étais petit, puis, plus sérieusement, à partir de 1972, je n'aurais jamais imaginé qu'une grande partie de ma collection trouverait un foyer à la Bibliothèque du Congrès, à côté des journaux de 23 présidents, de la Bible de Gutenberg et la bibliothèque de Thomas Jefferson. Ce don aidera à célébrer l'histoire de la bande dessinée et de la culture pop et leur rôle dans la promotion de l'alphabétisation. »
     

    La Bibliothèque du Congrès et la BnF
    partenaires pour raconter l'Histoire


    Et, à entendre Steve Geppi, ce ne sera pas son dernier don. 

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Laure Besnier
    Date : 31/05/2018


     

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  • Eiffel, Napoléon, Egypte : les trésors exhumés de la bibliothèque d'Ajaccio

    Eiffel, Napoléon, Egypte : les trésors exhumés de la bibliothèque d'Ajaccio

    Les trésors cachés de la bibliothèque d'Ajaccio / © France 3 / Culturebox

    C'est un lieu magique pour tous les amoureux d'histoire et de livres, la bibliothèque municipale d'Ajaccio recèle de nombreux trésors. La nouvelle équipe n'est pas au bout de ses surprises, elle vient de découvrir des ouvrages anciens très rares : des lettres inédites de Napoléon et de sa mère et un ouvrage de "La tour des 300 mètres" signé Gustave Eiffel.

    La Corse serait-elle la meilleure conservatrice de ses secrets ? L'île de Beauté est assurément détentrice de nombreux trésors mis au jour au gré de la volonté des chercheurs. Longtemps délaissée, la bibliothèque Fesch d'Ajaccio est une véritable caverne d'Ali Baba. Menée par Vannina Schirinsky et Élisabeth Perié, la nouvelle direction de la bibliothèque vient tout juste de faire une nouvelle découverte exaltante. Un ouvrage en deux tomes de Gustave Eiffel intitulé "La tour des 300 mètres". Il n'en existe que 500 exemplaires au monde et celui-ci est dédicacé par l'auteur. 
     

    L'exemplaire de Colbert 

    Vannina Schirinsky se souvient avec émotion lorsqu'en 2015 elle tombe sur cet ouvrage qui date de 1610. Plié entre les Pages jaunes de Corse et un roman de gare, elle tient entre ses mains le tout premier livre au monde d'Egyptologie daté de 1610. "C'est un ouvrage vraiment exceptionnel, car c'est la première représentation des vases canopes et c'est celui de Colbert !", déclare-t-elle avec fierté. L'ouvrage a été restauré page par page grâce à l'expertise d'un spécialiste venu de Florence. 
    Livre egyptologie bibliothèque ajaccio
    © France 3 / Culturebox

    Des lettres inédites de Napoléon

    Du sommeil à la lumière, la bibliothèque d'Ajaccio attire désormais les plus grands chercheurs en histoire. A force de fouiller les réserves de la bibliothèque, Vannina Schirinsky a aussi découvert des lettres inédites de Napoléon et Joséphine, de Madame Mère et de sa seconde épouse Marie-Louise. Philippe Perfettini, historien spécialiste de l'histoire napoléonienne savoure cette découverte. "On a dit et redit que tout avait été dit sur Napoléon, eh bien non ! Il y a des lettres de Napoléon relatives à la guerre qu'il va perdre, donc c'est très dense et très sec".
    lettre napoléon
    © France 3 / Culturebox D'autres trésors sont certainement encore cachés sur les rayons de la bibliothèque d'Ajaccio. Vannina Schirinsky et Élisabeth Perié n'ont pu explorer que 5% du fonds. 

    La bibliothèque FESCH d'Ajaccio

    Le fonds ancien compte 40 000 ouvrages, et notamment :
    - 30 incunables imprimés pour la plupart en Italie entre 1455 et 1500. La Cité de Dieu de Saint-Augustin est l’incunable le plus ancien. Il date de 1475.
    - 200 manuscrits. Les manuscrits datent du XVIIe et XVIIIe siècle et sont relatifs à l’histoire ecclésiastique, la jurisprudence, la théologie. Certains sont de simples cahiers. Le roman des déduits de Gace de la Bigne est le manuscrit le plus vieux que possède la Bibliothèque (1359). C’est un poème didactique sur la chasse aux oiseaux et aux bêtes fauves.
    La Bibliothèque Fesch possède de nombreuses éditions rares d’éditeurs prestigieux : Aldes, Estienne, Elzevier, Plantin.
    A noter également plus de 300 reliures armoriées.
    Le fonds local, qui s’élève aujourd'hui à 4000 livres, a été constitué à partir du fonds Campi. 

    Source : https://culturebox.francetvinfo.fr
    Auteur: Odile Morain
    Date: 14/06/2018

     

     

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  • Les jeunes copistes à la bibliothèque

    Les jeunes copistes à la bibliothèque

    L’atelier calligraphie a passionné la douzaine de jeunes.

    L’atelier calligraphie a passionné la douzaine de jeunes.

    A l’initiative de la bibliothèque toujours soucieuse d’organiser de nouvelles activités, Fabien Pandraud, stagiaire à l’Institut supérieur européen de l’enluminure et du manuscrit d’Angers, a proposé à douze jeunes âgés de 9 à 13 ans un atelier de découverte de calligraphie et de dorure. Les enfants ont pu s’essayer au travail de scribe avec l’écriture caroline de l’époque de Charlemagne, le tout avec une plume métallique. Ils ont ensuite pu poser de la feuille d’or sur mordant à la détrempe médiévale. Attentifs et ravis, les enfants sont repartis très satisfaits avec leurs travaux. Une belle récompense pour une après-midi studieuse et intense.

    Source : lanouvellerepublique.fr
    Auteur: inconnu
    Date: 

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  • iBooks devient Apple Books : iOS 12 et ses nouveautés !

    iBooks devient Apple Books : iOS 12 et ses nouveautés !

    iBooks

    Formats/supports de lecture Innovations 

    Les aficionados de la marque à la pomme l’attendaient avec impatience, le voilà : le nouveau système d’exploitation mobile d’Apple a été présenté ce lundi 4 juin 2018 lors de la conférence annuelle des développeurs de la marque, la WWDC. Disponible en septembre prochain, iOS 12 promet de nombreux changements visant une performance toujours plus grande des logiciels iPhone et iPad. Quelles modifications seront apportées à la lecture numérique sur supports Apple ?

    Parmi les nombreuses améliorations du software Apple annoncées par Craig Federighi, vice-président de l’ingénierie logicielle de la marque, nous pouvons retenir, entre autres, une optimisation de la vitesse d’utilisation des appareils, un Siri plus intelligent qui tiendra encore davantage compte des habitudes de son utilisateur pour lui proposer d’utiliser certaines applications à des moments-clés de sa journée, un groupement des notifications par application, un élargissement de FaceTime à plusieurs interlocuteurs, ou encore un mode « nuit » qui permettra à l’utilisateur de consulter l’heure sur son smartphone sans voir ses notifications manquées.

    Évidemment, bien d’autres changements ont été présentés, notamment une nouvelle application intéressante : « Screen Time ». Celle-ci permettra à l’utilisateur de garder un œil sur l’utilisation de son smartphone. L’app indiquera à l’usager combien de temps il a passé sur son appareil, mais aussi le nombre de fois où il a vérifié ses éventuelles notifications en allumant l’écran. De plus, Screen Time sera attentif à l’utilisation des applications en indiquant celles qui se révèlent désuètes au vu de l’usage qu’en fait le propriétaire de l’appareil et en permettant à ce dernier de fixer une limite d’utilisation de certaines applications.

    Du côté de la lecture numérique, rien de révolutionnaire, mais quelques changements notoires tout de même ! L’application autrefois baptisée iBooks se nommera désormais Apple Books et, de manière générale, Apple a veillé à l’amélioration de son design et de son ergonomie. De plus, les audiobooks et ebooks seront à présent rassemblés sur la même application. Apple a également ajouté une section intitulée « Reading now » qui apparaît à l’ouverture de l’application et affiche un extrait de l’ouvrage en cours de lecture. Enfin, Apple proposera une version améliorée de la librairie, qui mettra en avant de façon plus efficace les suggestions ainsi que les promotions (tant au niveau des ebooks que des audiobooks), et indiquera la progression de lecture pour chaque ouvrage.

    Vous trouverez ici un rapport complet reprenant les nouveautés d’iOS 12 !

     

    Source : Lettres numériques.be
    Auteur : Emilie de Sousa Oliveira
    Date : 08/06/2018 

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  • Une bibliothèque dont vous ne lirez jamais les livres... ou pas avant 2114

    Une bibliothèque dont vous ne lirez jamais les livres... ou pas avant 2114

    En Norvège près d’Oslo sont conservés des manuscrits d'auteurs que leurs fans ne liront jamais : ils ne seront sortis de la bibliothèque qui les abrite qu’en 2114. La romancière turque Elif Shafak a confié le sien à la "Future Library" le 2 juin 2018.


    Premier étage de la bibliothèque nationale de Norvège à Oslo / Rémi Mathis [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) /Wikimedia Commons 

    Premier étage de la bibliothèque nationale de Norvège à Oslo / Rémi Mathis [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) 

    Début juin, la romancière turque Elif Shafak a apporté en Norvège le manuscrit qu’elle a fini de rédiger, l’a déposé dans une boîte qu'elle a refermée et l’a soumis au jugement des générations futures. Le texte va en effet rester secret jusqu’en 2114.  Son œuvre suit celles déjà déposées par trois écrivains depuis 2014 et fait partie des cent qui formeront à terme la "Bibliothèque du futur"

    À l’initiative de cette étonnante idée, une artiste écossaise, Katie Paterson. En 2011, la municipalité d’Oslo, qui recherche une œuvre culturelle dans le cadre du réaménagement d’un quartier portuaire, la contacte.  Le concept prend forme et en 2014, Katie Paterson obtient l’autorisation de planter mille épicéas dans la forêt de Nordmarka près d’Oslo. Dans un but bien précis : ils serviront cent ans plus de tard de matière première à l'impression des manuscrits.
     

    Un nouveau livre par an

    Depuis, chaque année, un auteur est contacté par les soins de l'artiste. Il ou elle a quelques mois pour rédiger un manuscrit inédit dont il se séparera l’année suivante, pour le remettre pour 100 ans - au grand dam de ses fans actuels - à Anne Beate Hovind, responsable du projet et du comité de sélection des écrivains. Tous les styles et toutes les langues sont acceptés.

    Ainsi, pour l’année 2017, c’est la romancière turque Elif Shafak qui a été sélectionnée et qui a déposé son ouvrage le 2 juin 2018. Elle succède aux trois autres auteurs déjà choisis pour participer au projet. Margaret Atwood, l’auteure de la Servante écarlate, a été la première à participer avec un manuscrit intitulé Scribbler Moon. L’auteur anglais David Mitchell, qui a notamment écrit Cloud atlas, a suivi avec From Me Flows What You Call Time.  Finalement, c’est l’artiste et écrivain islandais Sjòn, qui a remis le troisième futur livre de la bibliothèque.
     

    Un pari sur l’avenir

    Mais ces arbres seront-ils toujours debout dans 100 ans ? Et lira-t-on encore des livres imprimés ?

    Ceux qui en sont sûrs peuvent déjà acheter, contre la modique somme de 800 livres sterling, un certificat leur donnant droit à l’un des exemplaires des premiers ouvrages qui verront le jour.
     
    Les manuscrits sont conservés depuis cette année, selon Wired, dans une salle dédiée de la "Deichman Public Library" d’Oslo.

    Source : https://www.wedemain.fr
    Auteur : Séverine Mermilliod
    Date : 8/06/2018

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  • Petit guide pour éviter qu'un élu ne ferme votre bibliothèque

    Petit guide pour éviter qu'un élu ne ferme votre bibliothèque


    Les bibliothécaires à Livre Paris

    (photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


    L'advocacy, ou plaidoyer, « est une notion peu utilisée en France, contrairement aux États-Unis ou au Canada », explique Anne Verneuil, présidente sortante de la commission. « Elle consiste en une défense des bibliothèques pas seulement pour leur rôle dans la vie culturelle, mais dans de nombreux secteurs de la vie. »

    Impact social, impact économique, valeur aux yeux du public, les bibliothèques ont de nombreux atouts à faire valoir et peuvent transformer un territoire. « La bibliothèque n'est pas un coût, c'est un investissement », aiment répéter les quelque 12 membres de la commission advocacy de l'ABF. Car « l'advocacy est devenue nécessaire, pas seulement dans une posture défensive, mais il faut bien reconnaitre que lorsque des choix financiers sont faits, les bibliothèques sont parfois des variables d'ajustement », souligne Anne Verneuil.

    Après un nouveau pacte de stabilité entre les collectivités et le gouvernement, qui fait suite à des restrictions de dotations, des élus se montrent parfois enclins à diminuer les budgets des établissements en prétextant des difficultés économiques, comme à Belfort, un choix de l'administration que l'ABF a déjà dénoncé. 

    Pour éviter de telles situations, la commission recommande de travailler en amont et d'assurer une argumentation constante pour la bibliothèque et ses services. « Les bibliothécaires doivent identifier des personnes influentes : les élus, bien sûr, mais aussi des personnes qui vivent au sein de la communauté depuis longtemps, à la tête d'associations, par exemple... Il faut arriver dans une position de bienveillance et se faire accepter dans ce réseau », explique Anne Verneuil.

    De la bibliothèque aux relations publiques
    Un investissement général, que tous les bibliothécaires peuvent assumer, au cas par cas, selon les territoires : « Il faut vraiment s'inscrire dans les calendriers, aller dans les assemblées générales ou directement à la rencontre du ou de la maire, dans le respect de la hiérarchie. » Un travail de relations publiques qui apparaît nécessaire pour capter l'attention des décideurs, avec ses codes et ses exigences : « Il faudra être clair, direct et identifier au préalable ce que peut apporter la bibliothèque pour aller dans le sens de ce que ces personnes recherchent. »

    Par exemple, si un élu s'investit dans la baisse du chômage sur son territoire, insister sur les formations ou les aides administratives au sein de l'établissement. « Les décideurs ont aussi besoin de ces professionnels qui viennent à leur rencontre, contrairement à ce que l'on pourrait croire », insiste Anne Verneuil.

    D'après la commission, « plus l'advocacy est faite en amont, moins l'on risque de se retrouver dans des situations où l'on essaye de sauver les meubles face à l'incompréhension d'un élu. » Raphaëlle Bats, également membre de la commission, fournit de son côté des clés et des idées d'actions en faveur du développement durable et des territoires, comme la lutte contre la faim, l'éradication de la pauvreté, l'élévation du niveau de connaissances, la réduction des inégalités ou... la protection de la vie aquatique.

    Des objectifs qui peuvent faire sourire, mais qui font partie de l'agenda 2030 de l'Organisation des Nations Unies, et qui peuvent être mis en avant pour mettre en oeuvre, faire perdurer ou valoriser des actions au sein de la bibliothèque. À ce titre, l'ABF a lancé un site internet recensant des actions, pour donner des idées, ainsi qu'un jeu pédagogique pour former les personnels et, peut-être, susciter de nouveaux projets.

    Comment les bibliothèques peuvent agir pour le développement durable

    Des infographies permettent aussi de visualiser l'action des bibliothèques dans certains domaines : l'ABF envisage d'ailleurs de proposer des kits de communication à destination des professionnels pour leur permettre de valoriser plus facilement les actions de leur établissement auprès de toute la population.

    Enfin, l'Association des Bibliothécaires de France, avec le ministère de la Culture, la Bibliothèque publique d'information et l'institut d'études TMO Régions, mêne actuellement plusieurs recherches qui visent à évaluer les impacts sociaux et économiques des bibliothèques, mais aussi la valeur qu'elles ont aux yeux de ceux qui ne les fréquentent pas.

    Un travail de longue haleine, dont les résultats ne seront pas connus avant 2 ans, au moins.

     

    Source : Actualitté
    Auteur : Antoine Oury
    Date : 09/06/2018

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  • Lille: Et si la médiathèque du futur se trouvait à Lomme?

    Lille: Et si la médiathèque du futur se trouvait à Lomme?

    CULTURE Un pôle des Arts et Cultures numériques doit voir le jour à Lomme, près de Lille, d’ici à 2020…

    Image de synthèse du futur pôle des Arts et Cultures numériques.

    Image de synthèse du futur pôle des Arts et Cultures numériques. — JACOB+MACFARLANE
    • L’objectif de ce nouveau centre culturel médiathèque est de démocratiser l’usage des nouvelles technologies avec la collaboration de l’université de Lille.
    • La médiathèque – qui fut une des premières à ouvrir le dimanche – va étendre ses horaires d’ouverture jusqu’à 20h le jeudi avant peut-être de proposer un accès libre pour retirer des ouvrages tous les jours jusqu’à 22h.

    Le nouveau lieu s’appellera pôle des Arts et Cultures numériques. La ville de Lomme, commune associée à Lille, a annoncé, ce mercredi, la construction prochaine d’un lieu culturel qui va intégrer la médiathèque L'Odyssée. Début du chantier en fin d’année 2018 pour une livraison prévue en septembre 2020.

    Ce projet de 12 millions d’euros a pour objectif de mettre les nouvelles technologies au service du citoyen via la médiathèque, une nouvelle salle de spectacle de 500 places, mais aussi un laboratoire ouvert d’innovation numérique.

    Quand Lilliad rencontre L’Odyssée

    « La médiathèque offrira de nouveaux espaces de vie, [notamment] un espace équipé de nouvelles technologies innovantes, [consacré] au monde des données informatiques. Il sera possible de voir la ville sous toutes les coutures grâce à l’analyse de ces données », explique Roger Vicot, maire (PS) de Lomme.

    Intérieur du futur Pôle des arts et cultures numériques de Lomme (Images de synthèse).
    Intérieur du futur Pôle des arts et cultures numériques de Lomme (Images de synthèse). - JACOB+MACFARLANE

    L’objectif est avant tout de créer un pont entre la recherche et le grand public avec la collaboration de Lilliad, la bibliothèque universitaire du campus de Villeneuve-d’Ascq. « Chercheurs ou artistes pourront développer leurs projets numériques dans ce lieu en interaction avec le public », précise Roger Vicot.

    Horaires d’ouverture étendus

    Premières préfigurations, en septembre, avec la présentation d’un chercheur et d’une technologie, un jeudi par mois, à la médiathèque. Cette dernière doit également faire peau presque neuve avec une petite salle de projection, un espace de musique conçu comme un réseau social et l’intégration d’offres numériques. « Par exemple, une personne qui viendra chercher un livre de voyage pourra avoir accès à des services pour réserver l’avion en ligne », annonce sa directrice, Emmanuelle Kalfa.

    D’ici là, la médiathèque lommoise – qui fut une des premières à ouvrir le dimanche, il y a seize ans – va étendre ses horaires d’ouverture jusqu’à 20 h, le jeudi, à partir du 31 mai. « Il est question aussi de permettre bientôt un accès libre pour retirer des ouvrages tous les jours jusqu’à 22 h, signale Emmanuelle Kalfa. Mais il y a des aménagements techniques à effectuer auparavant. »

    Source : 20mn
    Auteur : Gilles Durand
    Date: 30/05/2018

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  • Taclé par Télérama, l’auteur natif d’Annecy Franck Thilliez ne se laisse pas faire

    Taclé par Télérama, l’auteur natif d’Annecy Franck Thilliez ne se laisse pas faire

    Franck Thilliez. Archives photo Philippe MATSAS
    Franck Thilliez. Archives photo Philippe MATSAS

    Malmené par un étrange article de Télérama, qui ironisait sur le fait que les Français s’adonnent à la lecture de ses romans pendant les vacances, l’auteur Franck Thilliez, installé dans le nord, mais natif d’Annecy (ce qui lui vaut au passage d’être affublé, avec une pointe de condescendance pour lui -et sûrement pour tous les habitants de la ville- du surnom de « Frankie d’Annecy »), ne s’est pas démonté et a rétorqué sur Twitter :

    « Je remercie du fond du cœur  cette journaliste qui démontre que le combat pour la défense de la littérature dite populaire est bel et bien toujours d’actualité ».

    Dans son article, notre consœur parisienne regrette notamment que les Français boudent les lectures «élévatrices » et persifle sur le nom d’un des personnages de Thilliez (Sharko) pour sa proximité avec le nom de l’ex-président de la République (Sarko).

    Dans cette joute verbale, relayée par Twitter et également par nos confrères du quotidien régional La Voix du Nord, le romancier s’est rapidement attiré la sympathie de nombreux internautes et a également reçu le soutien d’un autre auteur de romans policiers et fantastiques à succès, Maxime Chattam, qui a tweeté : « Heureusement qu’il y a des livres comme Sharko pour populariser la lecture, pour rassembler, pour divertir, pour apprendre, pour s’évader ».

    Source : https://www.ledauphine.com
    Auteur : inconnu
    Date: 30/05/2018

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  • Logiciels pour bibliothèques : pas de rebond en 2018

    Logiciels pour bibliothèques : pas de rebond en 2018

    bibliotheque-ordinateur

    Les bibliothèques municipales et assimilées (bibliothèques d’EPCI) ont acquis 1 048 produits en 2017 contre 1 023 en 2016. Plus d’un tiers de ces produits sont des logiciels open source. (DR)

    En 2017, le marché des logiciels pour bibliothèques reste dans ses plus bas niveaux observés ces dernières années. Chiffre d’affaires stable, volumes en berne, perspectives de cession : la concentration se poursuit au profit d’une poignée d’éditeurs dans un contexte de rigueur budgétaire.

    1. Le chiffre d’affaires est stable à 37 millions d’euros

    Le marché 2017 des logiciels pour bibliothèque représente un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros, égal à celui de l’an passé. Parmi les 49 fournisseurs recensés, dix réalisent un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros dans le secteur des bibliothèques. Par ordre décroissant de ce chiffre d’affaires, il s’agit de :

    • Archimed,
    • C3RB Informatique,
    • Decalog,
    • Réseau Canopé,
    • groupement AFI - BibLibre,
    • Infor France,
    • PMB Services,
    • Ex Libris France,
    • Cadic Services
    • BiblioMondo France.

    Troisième en 2016, C3RB occupe cette année la deuxième place.

    Temps difficiles pour une grande partie des fournisseurs

    Ces dix fournisseurs détiennent 80 % des parts de marché. L’an passé le chiffre d’affaires des 10 premiers fournisseurs représentait 77 % du total, le marché poursuit donc sa concentration. Les temps semblent particulièrement difficiles pour une grande partie des 39 autres fournisseurs qui se partagent un chiffre d’affaires inférieur à 7,4 millions euros, soit une moyenne de 190 000 euros par entreprise.

     

    2. Les ventes reculent de 3 % en volume

    Hors Réseau Canopé et Ebsco Information Service qui comptabilisent leurs ventes en nombre d’abonnements, les fournisseurs déclarent avoir vendu un total de 1 326 produits en 2017 contre 1 365 en 2016. Cette baisse (moins 39 produits) est principalement due à la faiblesse des ventes réalisées auprès des bibliothèques spécialisées. Notons également que les ventes aux bibliothèques départementales ne représentent plus qu’une dizaine de produits.

    Logiciels de bibliothèques : Evolution des ventes en volumes entre 2012 et 2017

    3. Des projets de cession, une filialisation et une radiation

    Plusieurs entreprises, y compris parmi les plus grandes du secteur, ont engagé des pourparlers sur des projets de cession de leur activité bibliothèque. Ces tractations sont longues, mais ont quelques chances d’aboutir en 2018, car, d’un côté, de grands acteurs historiques peinent à dégager des ressources suffisantes de leur activité et, de l’autre, de nouveaux entrants sur le marché ont besoin d’acquérir un parc de clients qui se verra bientôt proposer une migration sur leurs produits.

    L’entreprise italienne Data Management PA, dont le système de gestion de bibliothèque Sebina OpenLibrary est diffusé en France par Decalog, a créé pour son activité bibliothèque une filiale au nom de DM Cultural. Suite à la cession de son fonds de commerce à ELP, la société Assistere été radiée du registre des sociétés le 11 septembre 2017.

    Source : http://www.archimag.com
    Auteur:  M. Maisonneuve et E. Asselin
    Date: 28/05/2018

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  • L’histoire cachée des albums les plus recherchés de Tintin

    L’histoire cachée des albums les plus recherchés de Tintin

    L’histoire cachée des albums les plus recherchés de Tintin

    Avec 24 albums publiés sur 50 ans, il est difficile de savoir lequel est le plus convoité parmi les collectionneurs. Certains albums ont fait polémique, d’autres sont signés par George Rémi (Hergé) ou bien contiennent un moment décisif dans l’histoire de Tintin. Toujours est-il que certains albums valent leur paquet de sous aux enchères. Rik Lok, expert en bandes dessinées pour Catawiki, la plateforme en ligne d’enchères, nous raconte l’histoire cachée pour les cinq albums de Tintin les plus recherchés !

    Le crabe aux pinces d’or, 1941
    « Mille milliards de mille sabords ! » Le Capitaine Haddock est pour beaucoup le compagnon inséparable de Tintin. Pourtant, ce n’est que dans le 9e album, Le crabe aux pinces d’or, que Tintin fait sa connaissance à bord du Karaboudjan. Cet album, ainsi rendu unique, est sorti en 1941. La Belgique était alors occupée par les nazis, ce qui obligea Hergé à garder ses opinions politiques et à se restreindre à des histoires qui ne prêtaient pas à la polémique. Cet album fut le dernier album publié en noir et blanc. Il fut redessiné en 1944 et publié avec 62 pages en couleurs, ce qui en fait l’album le plus recherché parmi les premières éditions en couleurs. Les albums de Tintin publiés pendant la guerre, en noir et blanc ou en couleurs, peuvent atteindre jusqu’à 6 000 euros dans les enchères de Catawiki.



    Tintin au Tibet, 1960
    Cet album est jugé par beaucoup d’amateurs comme le meilleur d’Hergé. L’histoire de sa création est en plus fascinante. En effet, vers la fin des années 50,
    suite à son divorce Hergé soufra de dépression. Il consulta un psychiatre à qui il décrivit ses visions d’espaces blancs et infinis. Celui-ci lui conseilla d’arrêter de travailler. À la place, Hergé lutta contre ses démons intérieurs en dessinant Tintin au Tibet. Ce n’est donc pas une coïncidence si dans cet album Tintin se trouve confronté à la solitude lors de son périple au Tibet, avant de retrouver un équilibre salutaire. Lors de la sortie de l’album, en 1960, 100 exemplaires du tirage de tête furent signés par Hergé. Un de ces albums s’est vendu sur Catawiki en 2015 pour 13 000 euros.



    Tintin au Congo, 1931

    Probablement l’album le plus controversé de Tintin, il a été critiqué aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suède et en Belgique pour son contenu supposément raciste : selon certains, les Congolais y sont représentés comme des personnages infantiles et primitifs. Les dessins ont été repris plusieurs fois afin de d’amincir les lèvres des personnages congolais et leur faire une chevelure bouclée moins abondante ; de plus, l’album est souvent vendu dans les magasins avec un avertissement sur la couverture. La participation de Tintin au massacre des animaux africains ne correspond pas non plus à l’état d’esprit d'aujourd’hui. Aujourd’hui, Tintin au Congo est probablement plus célèbre pour son contenu controversé que pour son histoire divertissante et cet album est devenu un objet très convoité par les collectionneurs. En 2016, un des sept présumés prototype de cet album avec des bulles vierges et sans titre sur la couverture, s’est vendu pour 39 000 € sur Catawiki.



    On a marché sur la Lune, 1954
    Parfois, la valeur d’une bande dessinée ne tient pas à son histoire ou à son processus de création, mais à sa dédicace. Les dédicaces sont bien cotées, surtout si elles sont en rapport avec l’histoire, comme par exemple cet exemplaire en français de On a marché sur la Lune, signé par Hergé, Buzz Aldrin, Neil Armstrong et bien d’autres. Publié 15 ans avant le premier alunissage, Hergé s’est largement documenté sur la possibilité de vol habité dans l’espace pour écrire l’histoire. Avec des dédicaces telles que « Premier astronaute après Tintin » (Buzz Aldrin) et « Plus longue marche sur la Lune après Tintin » (Edgar Mitchell), il n’est pas étonnant que cet album ait atteint 132 400 dollars aux enchères.



    Tintin au pays des Soviets, 1930
    Cette histoire fit entrer Tintin dans la légende. Publié pour la première fois en 1929 dans le magazine hebdomadaire Le Petit Vingtième, elle connut un succès immédiat. L’album, sorti en 1930, fait aujourd'hui figure de mythe. Au total, 10 000 exemplaires furent imprimés (10 éditions de 1 000 exemplaires), mais peu d’albums ont survécu. Les 500 premiers exemplaires sont numérotés. Un exemplaire numéroté et signé par Hergé et sa femme (signé en fait, « Tintin et Milou » !) s’est vendu sur Catawiki pour 30 000 euros.



    Source : Catawiki
    Auteur : Inconnu
    Date: 28/05/2018

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  • Qui sont les auteurs de piratage ebook ?

    Qui sont les auteurs de piratage ebook ?

    Piratage ebooks

    À l’instar d’autres secteurs culturels et créatifs, le secteur du livre numérique n’est pas épargné par le phénomène de téléchargement illégal. Le piratage ebook était en hausse en 2017 et certains pays affichaient des chiffres inquiétants. Cependant, le plus surprenant n’est pas ce constat, mais bien le profil des pirates ebook : ceux-ci sont issus de la génération Y. Il s’agit d’universitaires et membres de la classe moyenne à aisée, majoritairement âgés de plus de 30 ans. Le prix ne serait donc pas à l’origine de leur comportement ? Analysons ensemble la situation actuelle pour tenter d’y voir plus clair sur ce problème global.

    En 2017, les sites proposant des ebooks piratés ont reçu plus de 50 millions de visites. Cela reste minime par rapport aux sites proposant illégalement des films ou de la musique qui, eux, en comptabilisent plusieurs milliards. Cependant, ces chiffres ne doivent pas être pris à la légère : le piratage culturel est un problème qui touche le monde entier. Alors que les trois pays qui téléchargent illégalement le plus de contenus culturels sont les États-Unis, la Russie et l’Inde, l’Europe n’est pas en reste puisque la France arrive en sixième position du classement réalisé par MUSO, spécialiste des données sur le piratage.

    Des pirates inattendus

    Une étude sur la psychologie des pirates ebooks, menée par la société de contre-piratage Digimarc et l’institut Nielsen, révèle que la majorité des lecteurs téléchargeant des ebooks de manière illégale sont éduqués et financièrement aisés. En effet, plus de 70 % d’entre eux disposent d’un diplôme universitaire ou postuniversitaire. Ils sont situés dans une tranche d’âge de 18 à 45 ans (près de la moitié ont entre 30 et 44 ans) et appartiennent à des ménages dont le revenu mensuel est compris entre 5 000 et 8 000 US dollars.

    Dès lors, comment expliquer un tel comportement de la part de ce type de lecteurs ? Les principales raisons avancées sont la facilité, la rapidité et la gratuité. 17 % des répondants à l’étude de Digimarc et de l’institut Nielsen estiment qu’ils ne devraient pas payer pour obtenir ce type de contenu. La production culturelle apparaît encore une fois trop peu valorisée.

    Un problème européen

    Une étude du Bureau de la Propriété Intellectuelle (IPO) sur la violation des droits d’auteur illustre le cas européen avec quelques chiffres. En Allemagne et aux Pays-Bas, seuls 10 % des ebooks seraient achetés légalement, un chiffre inquiétant pour la propriété culturelle. Le reste des ebooks téléchargés le seraient illégalement, à partir de sites de partage de fichiers ou de Torrent.

    Au Royaume-Uni, la situation diffère : moins d’un quart des livres numériques lus sont piratés, mais cette part représente environ 4 millions d’ebooks. Stephan Lotinga, Directeur général de l’Association anglaise des éditeurs, estime que le piratage ebook est un problème majeur pour le milieu de l’édition : « Nous n’avons pas traversé la même situation que les industries de la musique et du cinéma […] mais c’est tout de même 4 millions de livres pour lesquels les auteurs et les éditeurs ne sont pas payés, et qui devraient être payés. C’est une inquiétude particulière pour les éditeurs à un moment où les ventes de livres numériques sont en légère baisse. »

    Comment combattre ce phénomène ?

    Afin de contrer le téléchargement illégal, la ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, a impulsé l’établissement d’une « liste noire » des sites illégaux de téléchargement, encore en cours de développement. Établie par la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), cette liste serait mise à jour régulièrement afin de permettre aux fournisseurs d’accès, aux annonceurs et aux moteurs de recherche de supprimer le référencement ou de bloquer l’accès aux sites répertoriés.

    Par ailleurs, les ebooks actuels sont protégés par des verrous appelés DRM (Digital Rights Management) et ceux-ci compliquent leur accès pour des lecteurs novices. De nouvelles formes de sécurité pour les livres numériques plus performantes ont été développées, dont le watermarking. Il s’agit d’un tatouage numérique ajouté dans le fichier et traçable en cas de piratage, ce qui permet de dissuader les pirates, sans impacter le confort de lecture.

    Malheureusement, il n’existe pas encore d’étude sur l’impact réel de ce genre de mesures sur les ventes ebooks et la diminution du téléchargement illégal. Toutefois, les internautes avouent que, lorsqu’ils ne trouvent pas illégalement ce qu’ils cherchent, ils pensent majoritairement à l’achat comme deuxième solution. La solution d’une « liste noire » et la désindexation des sites de téléchargement sur les moteurs de recherche formeraient donc de bonnes pistes pour enrayer ce problème.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 25/05/2018

     

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  • Les 6es Rencontres de l’Édition numérique : quel bilan pour la BD numérique ?

    Les 6es Rencontres de l’Édition numérique : quel bilan pour la BD numérique ?

    Rencontres de l'édition numérique

    Ce jeudi 17 mai se tenaient à la Plaine Images de Tourcoing les Rencontres de l’Édition numérique. Pour cette sixième édition, les différents exposés, tables rondes et workshops se focalisaient sur la numérisation du neuvième art puisque le thème de cette année était « BD numérique, hors des cases ? ». Le sujet vous intéresse, mais vous n’avez pas eu l’occasion de participer à l’événement ? Bonne nouvelle : Lettres numériques y était et vous propose un compte-rendu de cette intéressante journée !

    Les Rencontres de l’Édition numérique résultent de la collaboration de différents acteurs importants du secteur du livre en France et en Belgique : elles sont proposées par l’Agence régionale du Livre et de la Lecture Hauts-de-France, l’Association des éditeurs Hauts-de-France, le Partenariat interprofessionnel du Livre et de l’Édition numérique en Belgique et la Plaine Images. Après s’être consacrée à divers aspects du livre et de l’édition numériques de manière globale, mais également à des types d’éditions plus spécifiques comme l’édition touristique, cette journée d’étude s’est, cette année, penchée sur l’impact de la révolution digitale sur la BD. Revenons sur les grandes tendances et idées qui se sont dégagées de ces rencontres !

    Des formats dédiés

    Actuellement, dans le domaine de l’édition BD franco-belge, les versions numériques des albums résultent souvent d’une transposition de leurs versions papier. Dans ce cas, l’expérience de lecture ne se révèle pas toujours très confortable pour le lecteur qui se retrouve devant un fichier de type PDF. Mais il existe d’autres formats, plus innovants, adaptés et permettant une lecture interactive. Lors des Rencontres de l’Édition numérique 2018, deux de ces formats ont été particulièrement mis en avant :

    • Le webtoon. Originaires de Corée du Sud, les webtoons sont des webcomics offrant des histoires courtes (sous forme d’épisodes) dans lesquelles le suspense est particulièrement développé. Destinés à être lus sur smartphones principalement, ils incitent le lecteur à « scroller » verticalement. Ainsi, il s’agit d’un format particulièrement adapté aux jeunes internautes, habitués à jongler avec leur téléphone pour découvrir le contenu qui les intéresse. Comme l’a expliqué Anne-Lise Combeaud, illustratrice pour des magazines jeunesse et adulte, le webtoon représente la possibilité de raconter une histoire via un autre mode de narration, de transmettre son message autrement.
    • Le turbomedia. À la fois dynamique et interactif, ce format offre un nouveau mode de lecture de BD sur écran. En effet, le turbomedia allie technologie et narration puisqu’il mêle animations, BD et même jeu vidéo. Dès lors, le turbomedia repousse les limites de la création : il est évolutif et permet aux auteurs de concrétiser une infinité d’idées. Cependant, comme l’a notamment signalé François Boucq, auteur emblématique de BD lillois, il est nécessaire de rester prudent face à ce format en n’abusant pas d’animations. En effet, l’expérience proposée par une BD doit rester celle de la lecture active, et ne pas devenir similaire au visionnage d’un dessin animé.

    Avec ces nouveaux formats pleins de potentiel, les possibilités de création se multiplient à l’infini. Créer les albums de demain en les pensant à partir de ceux-ci (et non en adaptant les versions papier) permettrait de faire évoluer la BD et de développer l’attrait des lecteurs pour leur version numérique.

    Les difficultés de financement

    Un problème récurrent a pourtant été mentionné dans les témoignages de plusieurs intervenants : la difficulté, voire l’impossibilité, pour les auteurs de BD numériques de vivre de cette activité dans le domaine franco-belge. La grande majorité des auteurs présents publient également des BD papier ou exercent une activité autre, leur permettant de gagner leur vie. Cette difficulté financière met en exergue le décalage séparant le marché français des marchés américain ou coréen.

    Bien plus, Mast, auteur et story boarder travaillant pour Marvel Comics, a par ailleurs souligné l’avancée du marché américain sur le marché français en matière de BD numérique. Il a en effet expliqué que, chez Marvel Comics, les BD sont d’abord pensées en version numérique avant d’être éventuellement adaptées sur papier. En France, la démarche est inverse, et il est encore nécessaire de créer le marché de la BD numérique : les grands éditeurs restent frileux quant à investir dans le numérique. De même, en Corée, la BD numérique représente un marché florissant, notamment grâce aux webtoons qui sont très populaires et constituent un enjeu économique important.

    Le futur de la BD numérique

    Quel futur envisager pour la BD numérique ? Au terme de cette journée sont apparus plusieurs défis pour l’édition BD numérique. Parmi ceux-ci, trois nous semblent être primordiaux :

    • La nécessité de se détacher des habitudes du format papier et de l’objet livre. Les habitudes de lecture changent, les possibilités d’interaction entre le lecteur et la BD deviennent infinies (grâce aux nouveaux formats). Dès lors, il est important d’adapter le contenu et la narration à ces nouveautés, dès la création. Il est également nécessaire d’adapter les prix des albums de BD numériques. Le marché de la BD papier se referme progressivement sur un public qui évolue peu : les personnes ayant les moyens de dépenser de l’argent dans des produits papier. Pour se développer, la BD numérique doit tendre à cibler un nouveau public, plus jeune et connecté, notamment via l’offre de streaming qui connaît un grand succès dans d’autres domaines de divertissement (pensons à Netflix et Spotify, par exemple).
    • La création de formations en BD numérique. Actuellement, l’offre pour ce type de formations est assez restreinte, et souvent intégrée à la formation à la BD papier. En Belgique, comme l’a expliqué Sacha Goerg, professeur dans le master Bande dessinée-Éditions à l’ESA Saint-Luc, les outils permettant la création de BD numérique sont présentés aux étudiants dans le cadre d’un cours relatif à la BD générale, mais leur utilisation est peu approfondie ensuite.
    • La lutte contre le téléchargement illégal. Le marché de la BD numérique est souvent qualifié de « confidentiel ». Lors de ces 6es Rencontres de l’Édition numérique, certains intervenants ont nuancé cette idée largement répandue. Ainsi, Luc Bourcier, dirigeant d’Izneo (une plateforme de bandes dessinées en ligne) a expliqué que le nombre d’albums BD téléchargés sur Internet est énorme, mais qu’il s’agit majoritairement de téléchargements illégaux. Dès lors, un des défis de l’édition BD numérique est de convertir ces usagers illégaux et de les séduire pour les inciter à acheter de manière légale des albums numériques. Vidu, auteur de turbomedia, réalisateur et infographiste 3D, a, quant à lui, soulevé un autre point interpellant : les BD disponibles sur Instagram ne sont pas considérées comme de vraies BD, alors qu’elles sont vues par des millions de lecteurs. En bref, la BD numérique attire bien plus de lecteurs que l’on pourrait croire !

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Emilie de Sousa Oliveira
    Date : 28/05/2018

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  • Baobab, une nouvelle application de lecture

    Baobab, une nouvelle application de lecture

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    Dilicom, le spécialiste des solutions numériques destinées aux acteurs de la chaîne du livre, a récemment annoncé le lancement de l’application de lecture Baobab. Offrant une solution qui se veut plus proche des lecteurs et de leurs exigences, cette dernière est compatible avec les nouvelles interfaces du prêt numérique en bibliothèque, dont la solution Readium LCP.

    C’est en ce début de mois de mai que Dilicom, gestionnaire du projet PNB en France, a annoncé le lancement d’une nouvelle application de lecture appelée Baobab. Ce projet a été financé en partie par le Centre National du Livre (CNL) et développé via une solution d’Art Book Magazine, créateur de l’application de lecture universelle Lisa dont nous vous parlions dans cet article.

    Trois principaux apports

    Dilicom explique que ce projet de nouvelle interface de lecture est motivé par la nécessité de se rapprocher des attentes des lecteurs ainsi que par la volonté de faciliter l’accès au livre numérique. Cela s’illustre à travers deux éléments. Premièrement, l’intégration de la solution Readium LCP à l’application permet de faciliter le prêt numérique en bibliothèque, entre autres en rendant possibles le prolongement de la durée d’un prêt ou son retour anticipé. Cette innovation accompagne le développement des nouvelles interfaces PNB et HUB, destinées à la vente grand public. Deuxièmement, l’application permettra de mieux maîtriser les problèmes de service après-vente et de simplifier les rapports entre les différents intervenants de la chaîne du livre.

    Finalement, Baobab est avant tout une solution simple et gratuite pour les lecteurs, qu’ils soient usagers des bibliothèques ou clients de librairies. Particulièrement adaptée aux ouvrages visuels tels que les livres d’arts, les albums et les bandes dessinées, l’application favorise également l’accès à la lecture pour les personnes en difficulté de lecture grâce à la police « Open dyslexic ». Pour l’instant, l’application n’est disponible que sur l’Apple Store, mais elle le sera sur Google Play dans le courant du mois, et à l’automne pour les appareils fonctionnant sous l’environnement Windows.

    Une nouvelle avancée qui aidera certainement les bibliothécaires et libraires, mais aussi les lecteurs, en améliorant leur confort de lecture et en facilitant leur utilisation des supports numériques.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 28/05/2018

     

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  • Capteo, l’application qui enrichit les journaux en numérique

    Capteo, l’application qui enrichit les journaux en numérique

    Capteo, l’application qui enrichit les journaux en numérique

    Avec le temps et les avancées technologiques, les journaux belges ont fortement évolué et réfléchissent sans cesse à enrichir l’expérience de lecture de son audience. En ce sens, le journal VLAN a développé depuis peu un nouveau service : l’application Capteo. Celle-ci permet d’aller plus loin dans la lecture, de visualiser ou bien de revivre un événement, ainsi que de le partager sur les réseaux sociaux. Innovante, cette évolution bouscule les codes actuellement proposés par les autres journaux belges.  

    Qu’ils soient nationaux ou locaux, les journaux belges ont connu une nette évolution ces dernières années puisqu’ils ont élargi leur offre en proposant des versions numériques de leurs publications. Les groupes médias ont dû s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation médiatique.

    Capteo - Logo

    En ce qui concerne le numérique, trois tendances peuvent être dégagées au niveau de l’offre presse. Premièrement, la majorité des journaux belges offre à ses lecteurs une copie numérique du contenu papier, moyennant généralement un abonnement ou la possibilité d’un achat unique lorsque le quotidien est payant. C’est le cas de la DH et de l’Avenir. Deuxièmement, la lecture est enrichie via des liens hypertextes et des contenus multimédias cliquables qui accompagnent le format numérique afin de prolonger l’expérience de lecture. Les offres comme la Libre Journal + et Le Soir + proposent ainsi des interfaces spécifiques et adaptées pour une lecture optimale. Enfin, chez Vlan Media, c’est avec l’application Capteo que le lecteur peut accéder à du contenu enrichi en lisant son journal papier. Basée sur une technologie de reconnaissance d’image, l’application donne accès à du contenu supplémentaire grâce à un petit logo Capteo disposé dans le journal, et que le lecteur doit « flasher » à l’aide de son smartphone ou de sa tablette. Il pourra ensuite partager l’information sur les réseaux sociaux.

    Les Belges, grands consommateurs d’information, sont également friands de contenus web. Selon une étude du Centre d’information sur les médias (CIM) de 2017, 19 % des lecteurs s’informent uniquement sur internet et 58 % lisent un journal papier ou son équivalent PDF. L’inclusion de ces nouveaux contenus est dès lors une adaptation nécessaire qui comblera sans doute les lecteurs en quête d’innovation.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 28/05/2018

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  • La plateforme équitable 1D Lab proposera bientôt des ebooks

    La plateforme équitable 1D Lab proposera bientôt des ebooks

    Dibook

    La plateforme coopérative 1D Lab, qui entend renforcer la diffusion et la rémunération des créations numériques indépendantes, a annoncé une nouvelle extension de ses offres. Aux côtés des références musicales, des jeux vidéo et des images animées déjà proposées, 1D Lab développe également une offre de livres et de bandes dessinées numériques indépendants, qui devrait être disponible en septembre via une nouvelle plateforme : diBook.

    Depuis 2013, l’équipe d’1D Lab s’est donnée pour objectif de mettre en avant le travail de créateurs indépendants au travers de services et de ressources numériques. La coopérative s’adresse donc à trois types d’acteurs. Aux artistes et producteurs de contenus, elle propose des modèles plus équitables de rémunération. Au grand public, elle offre des solutions innovantes pour découvrir des créations indépendantes. Enfin, elle accompagne également les lieux culturels et les territoires dans leurs politiques de transition numérique.

    Un modèle économique innovant

    L’ambition de 1D Lab était également de retrouver un consentement de la part du public à payer pour du contenu digital, à l’heure où la gratuité règne dans les nouveaux usages numériques. Le projet 1D touch, qui rassemble la musique et les jeux vidéo du portail, se définit par exemple comme la première plateforme de streaming équitable. L’initiative, qui a connu un succès certain, s’adresse à des lieux culturels (bibliothèques, salles de spectacles ou encore comités d’entreprise). Lorsque ceux-ci deviennent partenaires du projet, ils souscrivent un abonnement à ses services, qu’ils offriront ensuite à leurs usagers.

    Divercities, un kiosque de ressources culturelles

    Les différentes offres d’1D Lab sont rassemblées sous un « kiosque de ressources culturelles », appelé Divercities. Le portail réunira tous les contenus numériques de la coopérative, ceux du projet 1D touch, les livres numériques avec diBook, les albums jeunesse avec munki, et les guides culturels avec Divercities app.

    Forte de ses accords avec un certain nombre de distributeurs, la plateforme propose déjà près d’un million de références musicales et développe progressivement son offre de jeux vidéo. Pour le livre numérique, 1D Lab s’est également trouvé un partenaire, le distributeur digital Primento, qui lui permet de se constituer un catalogue de lancement de 4000 titres. L’objectif à terme est d’étoffer le catalogue de diBook pour atteindre 20 à 30 000 ouvrages.

    L’accent sur la lecture augmentée

    La plateforme disposera donc d’un catalogue d’ebooks assez riche dès son lancement prévu en septembre 2018, couvrant ainsi une large gamme de genres littéraires pour contenter tous les goûts et tous les âges. Mais le projet entend également proposer une expérience de lecture en ligne innovante et inédite. L’accent sera en effet mis sur le livre augmenté, il sera donc possible d’interagir avec le texte.

    Via l’application de lecture de diBook, le lecteur pourra ainsi ajouter des commentaires, lier des contenus multimédias à certains passages, faire des recherches sur Internet depuis le texte ou encore taguer certains passages à l’aide d’un smiley représentant une émotion. Il sera également possible, pour les lecteurs, mais aussi pour les libraires, bibliothécaires, auteurs ou influenceurs, de créer des capsules. Celles-ci consisteront en des textes de présentation destinés à accompagner des sélections thématiques d’ouvrages et de contenus multimédias. Le but de ces fonctionnalités est de faciliter le partage entre les lecteurs, mais aussi de rendre les textes plus vivants.

    Concrètement, on sait déjà que le service diBook proposera des abonnements à partir de 5 euros. L’offre de contenus numériques sera disponible sur plusieurs formats, et accessibles depuis différents appareils (ordinateur, tablette et smartphone) depuis l’application dédiée. L’arrivée de ce nouveau venu dans le monde du livre numérique indépendant ne manquera donc sûrement pas d’être intéressante à suivre.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur :  Raphaël Dahl
    Date : 28/05/2018

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  • Solutions numériques destinées à la petite enfance

    Solutions numériques destinées à la petite enfance

    Rémi

    L’annonce de la nouvelle fonctionnalité de Remi, le réveil connecté qui raconte maintenant des histoires aux enfants, a fait grand bruit sur les réseaux sociaux. De nombreux parents s’inquiètent de la disparition du moment privilégié que représente la lecture du coucher, mais aussi de l’impact que peuvent avoir les ondes émises par un tel dispositif sur les enfants. Nous nous sommes penchés sur ces objets connectés au service des parents et sur leurs potentielles répercussions sur les plus petits.

    Créés dans le but d’aider les parents à prendre soin de leurs enfants, mais aussi de rassurer ceux-ci au quotidien, les outils numériques destinés à la petite enfance sont de plus en plus nombreux. Début avril, un article paru sur le site Actualitté a provoqué les réactions de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Celui-ci expliquait que la start-up UrbanHello s’est associée à l’éditeur Bayard Jeunesse afin de proposer aux acquéreurs du réveil connecté Remi une nouvelle fonctionnalité : la lecture d’histoires. Ce service fonctionne via une application payante (2 ou 5 € mensuels suivant la formule choisie) qui offre aux parents la possibilité de piloter Rémi à distance (programmation de lectures, réglage du volume).

    Cette application représente une aberration pour certains parents, qui considèrent la lecture du soir comme un moment essentiel et privilégié de la relation parent-enfant. En effet, ce rituel est synonyme de partage, de câlin, ainsi que d’échange puisque l’enfant peut poser des questions en cas d’incompréhension. De plus, les interactions comportementales et affectives sont essentielles au développement des enfants en bas âge, qui ont donc besoin qu’un parent soit à proximité. Les travaux du psychiatre et psychanalyste américain René Spitz réalisés dans les années 40 ont d’ailleurs tristement démontré qu’en ne prenant soin de l’enfant que sur un aspect physique, sans établir de contact affectif, celui-ci se laisse dépérir. Outre l’aspect social et émotionnel, les parents s’inquiètent également des ondes émises par ce type d’objets, surtout lorsqu’ils sont placés durant de longues périodes auprès de l’enfant.

    Des objets connectés proposés dès la grossesse

    Pourtant, il existe de nombreux objets destinés à rassurer les futurs ou jeunes parents, certains étant même à utiliser durant la grossesse. Le Ritmo Beats, par exemple, est une ceinture qui se place sur le ventre de la femme enceinte et qui permet aux futurs parents d’écouter le rythme cardiaque de leur futur bébé, mais aussi de le calmer et de le stimuler via de la musique et des sons. Après la naissance, Mimo – un body connecté pour bébé entre 0 et 12 mois – permet aux parents de détecter les mouvements, la température corporelle ou encore la respiration de leur enfant via une application compatible avec les systèmes IOS et Android.

    Actuellement, on ne connaît pas encore les effets réels sur les nourrissons et enfants en bas âge d’expositions multiples aux ondes. Il apparaît que ces dernières pourraient avoir un effet sur les fonctions cognitives de ceux-ci, notamment sur la mémoire, l’attention et la coordination. En effet, le cerveau des enfants n’est pas mature avant une douzaine d’années, et certaines zones s’avéreraient plus sensibles aux ondes qui nous entourent quotidiennement : WiFi, micro-ondes, téléphones. L’entreprise Belly Armor, spécialisée dans les produits anti-ondes, a d’ailleurs récemment lancé un bonnet destiné à protéger des ondes la tête des bébés de moins de 2 ans. Les fréquences utilisées dans les objets connectés sont néanmoins majoritairement élaborées en fréquence basse pour limiter leur impact sur les enfants. Il faut toutefois être vigilant au temps d’exposition ainsi qu’à l’effet cumulatif des ondes émanant de tous les appareils connectés de la maison.

    Aide aux handicaps

    La création d’objets connectés poursuit un objectif principal : faciliter la vie des parents. Ceux-ci peuvent donc s’avérer d’autant plus utiles dans certains cas spécifiques comme, par exemple, celui du handicap. Le Moneual SW Baby Monitor permet, par exemple, aux parents sourds ou malentendants de surveiller le sommeil de leur bébé grâce à deux objets : un ovoïde posé dans le lit de bébé et un bracelet connecté porté par le parent. Outre cette aide précieuse pour les personnes en difficulté, ces outils peuvent également répondre à des problèmes plus universels, comme la célèbre perte du doudou ! Ainsi, Patxi est un objet intelligemment connecté qui s’attache à la peluche préférée de l’enfant et qui ne s’active que lorsqu’il est susceptible d’être perdu. Numidou est un doudou sans émission d’ondes qui fonctionne avec un QR code unique. Ce dernier permet à celui qui le trouve d’obtenir le numéro de téléphone des parents et de donner sa géolocalisation. Il existe donc des objets connectés qui aident et accompagnent les parents dans tous les domaines.

    Un apprentissage en évolution

    La narration à l’ère du numérique est en pleine mutation grâce au développement de technologies comme la réalité augmentée, la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle qui plongent les lecteurs de façon immersive dans l’histoire et offrent de nouvelles possibilités d’apprentissage à l’enfant. De nombreuses applications ludo-éducatives proposent aux parents d’aider les enfants à apprendre autrement, notamment en combinant les jouets classiques aux applications, comme les smart letters de Marbotic.

    Que ce soit dans un contexte d’apprentissage ou de détente, il est préférable d’accompagner l’enfant et de veiller à ne pas le laisser seul face aux outils technologiques. Ainsi, la vigilance reste de mise tant pour les parents que pour les fabricants d’objets connectés. Cette prudence concerne également l’exposition aux ondes puisqu’on ne dispose à ce jour toujours pas de supports et d’analyses scientifiques relatifs aux effets néfastes que pourraient avoir les appareils connectés sur les plus petits.

     

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Aude Luyckx
    Date : 28/05/2018

     

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  • Lys lez Lannoy - Pourquoi la médiathèque est-elle actuellement fermée au public?

    Lys lez Lannoy - Pourquoi la médiathèque est-elle actuellement fermée au public?

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    Lys Lez-Lannoy.

    Les codes-barres, c'est terminé. Dès le 19 juin, jour de réouverture de la médiathèque municipale, les lecteurs ne passeront plus par la case «guichet». Les six salariés pilotés par le directeur du site, Stéphane Tywonick, proposeront aux adhérents d'enregistrer leurs livres ou leurs CD eux-mêmes via deux automates de prêt.

    De nouveaux services 

    Pour cela, plus de 30000 documents ont tous été équipés de puces. Un boulot monstre qui explique, en partie, la fermeture de la structure au grand public depuis mardi. Grâce à ces automates de prêt, employés et lecteurs devraient y trouver leur compte.

    Les premiers pourront se concentrer sur l'accueil, le conseil mais également la mise en place d'animations.

    Les seconds, eux, devraient gagner du temps. «Cela ne fait aucun doute, on va diminuer le temps d'attente. Certains jours, et en particulier le samedi, il fallait parfois faire preuve de patience avant de pouvoir enregistrer ses livres.», a pu constater Stéphane Tywonick.

    Financé à la fois par la Mel (Métropole européenne de Lille), la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) mais aussi la ville, le dispositif devrait logiquement faciliter la vie des adhérents.

    Enfin, autre petite révolution : la création de nouveaux services accessibles sur le futur site internet de la médiathèque. Ainsi, depuis votre ordinateur, vous pourrez feuilleter le catalogue, réserver un document en ligne, prolonger votre prêt mais également interroger les employés. 

    Source : La voix du nord
    Auteur : Aurélie Jobard
    Date :  25/05/2018

     

    Lys-lez-Lannoy / Médiathèque municipale

    Lys-lez-Lannoy / Médiathèque municipale

    Espace Agora
    199 Avenue Paul Bert
    59390 Lys lez Lannoy
    03 20 66 13 70
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  • L’auteur de romans policiers historiques Jean-François Parot est mort

    L’auteur de romans policiers historiques Jean-François Parot est mort

    Ancien diplomate, Jean-François Parot avait créé le personnage de Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet du temps de Louis XV et de Louis XVI.

    Jean-Francois Parot, ici en novembre 2014.

    L’auteur de romans policiers historiques Jean-François Parot est mort mercredi 23 mai. Il était âgé de 71 ans. Ancien diplomate, il avait créé le personnage de Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet sous les règnes de Louis XV et Louis XVI.

    Les livres de cette série mêlent intrigues policières, intrigues tout court (et de cour), reconstitutions historiques, notamment du Paris d’époque. Ils comportent également toujours des digressions culinaires, avec des recettes d’époque. Cette série d’enquêtes de Nicolas Le Floch avait été adaptée à la télévision.

    « L’époque est riche de destins comme celui de Nicolas. J’ai beaucoup consulté les archives du Quai d’Orsay. J’y ai trouvé des histoires que je n’oserai jamais écrire : elles sont beaucoup trop invraisemblables », expliquait l’écrivain au Monde en 2009.

    Né en 1946 à Paris, Jean-François Parot avait commencé sa carrière comme diplomate en 1974, à Kinshasa d’abord, comme vice-consul, puis à Djibouti, Ho Chi Minh-Ville, Ouagadougou, Athènes, Tunis et la Guinée-Bissau, où il a été ambassadeur de 2006 jusqu’à sa retraite, en 2010. « Je ne cache pas de clés dans mes romans, je m’y refuse. Mais ce que je vis m’influence forcément un peu. Par exemple, depuis que je vis ici, il fait plus chaud dans mes romans », disait alors Jean-François Parot.

    Un héros imaginé à Sofia

    « La vie m’a conduit à passer les concours du Quai d’Orsay mais j’ai toujours continué à m’intéresser au XVIIIe siècle », confiait il y a quelques années à l’Agence France-Presse l’écrivain qui a imaginé son héros lors d’un rude hiver, alors qu’il était en poste à Sofia à la fin des années 90.

    « Je me suis toujours senti, au fond, historien : en tant que diplomate, on est aussi quelqu’un qui s’intéresse à la culture, au passé des pays », soulignait le diplômé d’histoire et d’ethnologie, qui avait publié le premier volume des aventures du commissaire en 2000.

    La série des Nicolas Le Floch a été traduite en une dizaine de langues. « Les 14 volumes de cette passionnante série qui embrasse les règnes de Louis XV et Louis XVI ont touché des millions de lecteurs et de téléspectateurs en France et dans le monde entier », ont rappelé les éditions Lattès dans un communiqué.

    « Homme de culture, de sensibilité et d’humanisme, il incarnait lui-même le panache et le courage de son héros, jusque dans la souffrance », ont-elles ajouté.

    Source : Le Monde
    Auteur : inconnu
    Date : 24/05/2018
     
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  • Philip Roth : les trois romans qu'il faut avoir lus

    Philip Roth : les trois romans qu'il faut avoir lus

    Le géant de la littérature américaine Philip Roth est mort à l'âge de 85 ans le mardi 22 mai.
    Redécouvrez celui qui envisageait l'écriture comme un règlement de comptes, à travers trois œuvres majeures : "Portnoy et son complexe", "Pastorale américaine" et "La Tache".

    Philip Roth fait une pause, alors qu'il travaille sur un manuscrit.
    Philip Roth fait une pause, alors qu'il travaille sur un manuscrit. • Crédits : Bob Peterson - Getty

    Il était l'auteur d'une oeuvre essentiellement autobiographique, dans laquelle il réglait ses comptes avec "les femmes, les rabbins, les hommes politiques, les psychanalystes et les critiques littéraires", selon ses propres mots. L'écrivain Philip Roth, qui était entré dans la prestigieuse collection de la Pléiade en 2017, plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature sans jamais le recevoir, est mort le mardi 22 mai à Manhattan.

     

    Nous vous proposons de (re)découvrir son oeuvre en nous attardant sur trois titres phares : Portnoy et son complexe, le roman qui lui valut une notoriété internationale, La Pastorale américaine, qui lui fit quitter le registre de l'autofiction en 1997, et La Tache, dernier volume de sa célèbre trilogie américaine publié en 2000, et revenant sur le scandale "Monica Lewinsky". 

    "Portnoy et son complexe" (1969) : une satire de l'éducation juive

    "Portnoy's complaint", affiche de l'adaptation cinématographique du roman de Roth par Ernest Lehman, en 1972
    "Portnoy's complaint", affiche de l'adaptation cinématographique du roman de Roth par Ernest Lehman, en 1972

    C'est le troisième roman de Philip Roth, paru aux Etats-Unis sous le titre Portnoy's complaint.L'écrivain y imagine le discours qu'un patient très complexé de trente-trois ans, fils d'immigrés juifs, tient à l'intention de son analyste, avant même que débute son analyse. Il lui relate son enfance et sa vie dans sa famille.

    Figurant dans la liste des cent meilleurs romans du siècle de la Modern Library de 1998, ce roman, traduit en France sous le titre Portony et son complexe, a apporté une notoriété internationale à l'écrivain. Les polémiques qui accompagnèrent sa publication, engendrées par la présence de scènes sexuelles explicites dans le livre - qui fut même censuré en Australie - ne furent certainement pas étrangères à cet énorme succès de librairie : 420 000 exemplaires s'étaient déjà arrachés comme des petits pains aux Etats-Unis trois semaines après sa parution.

    En juillet 1970, l'écrivain Alain Clerval était venu livrer ses impressions sur Portnoy et son complexesur France Culture. Il s'attardait d'abord sur le titre anglais, Portnoy's complaint : "La lamentation c'est à la fois la prière et l'imploration de Dieu dans la religion juive, et c'est le ton, sur un mode ironique, qu'a choisi Philip Roth pour traiter un sujet qui n'a rien de religieux."

    Portnoy et son complexe, de Philip Roth_ La littérature, 30/07/1970

    Dans cette émission, Alain Clerval replaçait ce roman dans le courant très fécond de la littérature juive de New York, dans la lignée de J.D. Salinger, Saul Bellow... autant d'écrivains ayant émergé après la guerre. Pour lui, l'accent très neuf de cette littérature résidait dans sa dimension burlesque. Il voyait en Portnoy et son complexe un tableau de mœurs très drôle et grinçant, mais d'un très grand lyrisme malgré la délicatesse du sujet, les obsessions d'Alexander Portnoy tournant essentiellement autour de la sexualité : "Il se réfugie dans une quête féminine extraordinaire, interminable. Jamais la société ne vient à bout de cette fièvre avide qui le précipite auprès de toutes les femmes qui, il faut le préciser, sont toutes des aryennes. [...] Il y a des portraits de femmes extrêmement amusants, mais tout ça avec une certaine tendresse. Ce n'est pas du tout vulgaire malgré la crudité des scènes."

    Il soulignait aussi la dimension satirique de la peinture faite par Roth de l'éducation juive dans ce milieu d'immigrants d'Europe centrale établis depuis peu aux Etats-Unis - le récit se déroule notamment dans le quartier de Newark, à la périphérie de New-York, où vivent beaucoup de Juifs :

    Philip Roth s'en prend à l'éducation archaïque qu'il a reçue de parents à la fois charmants, mais tellement inquiets héréditairement qu'ils traumatisent à leur tour leurs enfants. Les vieilles terreurs juives, la mémoire des pogroms et des immigrations, ne s'expriment pas de façon religieuse, mais de façon laïque, dans la vie quotidienne, par des peurs, des appréhensions, des inquiétudes. La mère notamment est étouffante. A la fois, elle adore son fils, mais elle le couve sans cesse pour le protéger. [...] Et son père par ailleurs, qui est un inquiet, projette sa névrose dans une constipation chronique. Il y a des passages dignes de Rabelais où le père est sans cesse enfermé où vous pensez... C'est assez drôle, mais ce n'est pas du tout une farce scatologique.

     

    Enfin, pour Alain Clerval, la forme narrative choisie, un monologue, confère au récit une très grande liberté : "Il peut passer du coq à l'âne, mais en fait il y a une très grande continuité. Du reste il est impossible de ne pas admirer la très grande virtuosité de l'écrivain, qui arrive avec beaucoup d'élégance à donner à son récit une allure extrêmement primesautière, parfois tragique, parfois cocasse. C'est très burlesque."

    "Pastorale américaine" (1997) : le prolongement de l'American Dream, mais sans le goût de l'industrie

    Jusqu'à ce roman, qui rafla le prix Pulitzer en 1998, Philip Roth passait pour le maître de l'autofiction. Ses héros lui ressemblaient, et il s'était même forgé un alter ego littéraire, Nathan Zuckerman, qu'il mettait en scène depuis L'Ecrivain des ombres en 1979. Mais voilà qu'avec ce sixième volume du cycle Nathan Zuckerman, l'écrivain perd le premier rôle, et l'alter ego s'efface. Dans Pastorale américaine, le protagoniste est en effet Seymour Levov, directeur à Newark d'une fabrique de gants, et que l'on appelle "Le Suédois". Et si Zuckerman apparaît toujours, c'est pour mieux s'effacer : retiré dans le Connecticut et rendu invalide par une opération de la prostate, il ne pense plus qu'à son art.

    En juin 1999, l'émission Répliques d'Alain Finkielkraut était consacrée à "La Pastorale américaine : un grand roman de notre temps". Lucile Laveggi, professeur de philosophie à l'université de Columbia à Paris y débattait avec Lazare Bitoun, traducteur et professeur de littérature américaine. 

     

    La Pastorale américaine, de Philip Roth_ Répliques, 19/06/1999

    Tous deux décryptaient dans La Pastorale américaine un prolongement de l'American Dream des années 1950, mais sans le rêve d'abondance ; avec un désir de bonheur tributaire d'un véritable investissement dans les choses terrestres ; un rêve américain sans le goût de l'industrie en somme, qui se dilue au grand air de la campagne. Lazare Bitoun :

    Pour moi c'est le rêve éternel de l'Amérique, le désir éternel lui aussi, mais plus récent dans l'histoire des Juifs américains, de s'intégrer dans la pastorale américaine. C'est le rêve que réalise le Suédois, le héros du roman, qui est grand, blond, merveilleusement américain ; qui est, comme le dit Zuckerman dans le livre, "aussi près du goy que nous ne le serons jamais". [...] Et ce Suédois qui continue à faire fortune après son père dans la fabrication des gants, qui va s'installer à la campagne dans ce qu'on n'appelle plus les "suburbs", mais les "exburbs", et qui y recrée une ferme. Sa femme élève des moutons...

    "La Tache" (2000) : un roman sur l'affaire Lewinsky, révélateur de l'état de la nation américaine

    C'est l'un des romans les plus appréciés par les lecteurs de Philip Roth, l'aboutissement de la trilogie américaine débutée en 1997. Un récit qui revient sur le fameux été de l'affaire Monica Lewinsky, qui défraya la chronique et conduisit à une procédure d'impeachment contre le président Bill Clinton. Pierre-Yves Petillon, auteur d'une Histoire de la littérature américaine et chroniqueur littéraire au journal Le Point, livrait en août 2002 sur France Culture ses impressions de lecture sur ce roman, paru sous le titre original de The Human Stain - littéralement "La Tache humaine" :

    C'est l'éclaboussure de sperme présidentiel qui a taché la petite robe bleue de Monica, qu'elle a pris tant de soin à ne pas faire nettoyer, et qui est restée en suspens dans le procès. C'est sur ce fond d'actualité-là, lorsqu'on réclamait la destitution du président de l'époque, Bill Clinton, et un peu plus que sa destitution d'ailleurs, puisqu'on demandait en fait son émasculation définitive afin qu'il cesse de nuire et de corrompre la jeunesse. Roth est parti de là. Mais en réalité, c'est tout le spectre de ce mot "stain" en anglais, qui va jusqu'à la souillure primitive, comme dirait Calvin, originelle, au fait que l'homme a été créé impur. Ça joue sur tout cela, et aussi un petit peu sur le fait que "stain" en anglais, est aussi la couleur. Être un homme de couleur, ou ne pas l'être. 

    La Tache, de Philip Roth_Quartiers d'été, 23/08/2002

    D'après Pierre-Yves Petillon, si Philip Roth avait choisi de consacrer un roman à l'affaire Lewinski, c'est qu'elle révélait selon lui l'état de la nation américaine "mieux que n'importe quoi depuis la trilogie américaine de Dos Passos". L'idée de trilogie serait donc, d'après le chroniqueur, revendiquée par Roth : "Et comme le personnage principal, Coleman Silk, est professeur d'université dans l'Ouest de la Nouvelle Angleterre, et qu'il parle de Sophocle, d'Achille, d'Euripide, il y a aussi cet aspect de la trilogie. L'université s'appelle Athena. Les noms sont parfois un peu trop explicites...  Dans sa trilogie, Roth a pris trois moments de folie de l'histoire américaine, des moments où sa nation a "pris un coup de lune", comme il dit, a été prise d'une espèce de fièvre."

    Enfin, dans La Tache, Zuckerman, l'alter ego littéraire de Roth, retrouve une épaisseur qu'il avait perdue dans les deux autres volumes. Il est convoqué par Coleman Silk, le personnage du professeur, pour raconter son histoire. Un retour qui signe, d'après Pierre-Yves Petillon, celui de Roth sur son terrain natal, qu'il avait quitté sous Nixon : "Démocrate dans l'âme, il a mal supporté le règne républicain. [...] Pour ces raisons-là, dans les années 73-74, il a quasiment quitté l'Amérique. Il est venu vivre en Europe, il a épousé Claire Bloom, l'actrice anglaise de 'Limelight' ['Les Feux de la rampe', 1952 NDR] de Charlie Chaplin, avec laquelle il a vécu à Chelsea et à Londres pendant quelques temps. Il s'est occupé de littérature européenne etc."

    Source : France culture
    Auteur : Hélène Combis-Schlumberger
    Date : 24/05/2018

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  • Où télécharger un ebook gratuit ?

    Où télécharger un ebook gratuit ?

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     Les bibliothèques numériques en ligne

    À l’ère du dématérialisé, de nouvelles perspectives s’ouvrent en termes d’accès à la culture. Le numérique permet en effet aux lecteurs de lire des ouvrages libres de droits sans débourser un seul euro. Certaines de ces œuvres posent néanmoins problème, car elles ne tombent pas dans le domaine public simultanément dans chaque pays. Cette semaine, Lettres Numériques vous propose une sélection de sites où télécharger ces ebooks gratuits.

    Encourager et favoriser la lecture, cela passe aussi par la gratuité. Élaborés pour la plupart par des contributeurs bénévoles, certains sites fournissent ainsi un travail considérable pour mettre à disposition des lecteurs un grand nombre d’ouvrages libres de droits. Sur ces plateformes, des livres gratuits en français sont proposés en de multiples formats, qui permettent de lire les ebooks en question sur la totalité des smartphones, tablettes, liseuses et ordinateurs, via des logiciels qui sont eux aussi gratuits.

    Une sélection de sites pour télécharger ses ebooks

    • EbooksGratuits : derrière cette plateforme qui regroupe près de 3 000 titres, un groupe de bénévoles s’est donné pour but la création et la publication d’ebooks gratuits, à partir de textes libres de droits. Les formats privilégiés sont l’ePpub, le Mobi et le PDF.
    • Gallica : en ligne depuis 1997, Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France et de ses partenaires. Elle s’enrichit chaque semaine et donne aujourd’hui accès à un grand nombre d’ebooks sous différents formats.
    • Wikisource : cette bibliothèque numérique de 242 010 textes libres et gratuits est l’un des projets de la Wikimedia Foundation, à l’origine de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia.
    • Gutenberg Project : parmi les 54 000 livres numériques en accès libre disponibles sur cette plateforme américaine, de nombreux titres sont en français. Le lecteur a le choix du format : ePub, Mobi, PDF ou même lecture en ligne.

    En Belgique, la plateforme Lirtuel propose des prêts numériques de livres provenant d’un ensemble de bibliothèques publiques de Wallonie et de Bruxelles. Il suffit alors à l’internaute d’être membre d’un de ces lieux de culture pour accéder gratuitement aux titres disponibles. 

    La réaction des maisons d’édition

    Les éditeurs peuvent avoir tendance à voir d’un mauvais œil cette concurrence d’un nouveau genre. En Allemagne, la maison d’édition S. Fischer Verlag a ainsi décidé de déposer une plainte contre le Gutenberg Project. La Cour de Justice de Francfort a rendu sa décision le mois passé, et celle-ci est catégorique : la plateforme doit retirer certaines œuvres d’auteurs allemands disponibles gratuitement sur le site, sous peine d’une amende pouvant s’élever à 250 000 € ou d’une peine de prison allant jusqu’à 6 mois. En attendant, l’accès au Gutenberg Project est bloqué dans tout le pays.

    Une législation différente

    Ce problème s’explique par les différences de législations en matière de droits d’auteur dans le monde. Basé aux États-Unis, le Gutenberg Project se réfère à la loi américaine, qui s’appuie sur la date de parution de l’œuvre pour son entrée dans le domaine public. A contrario, en Allemagne, tout comme en Belgique ou en France, l’ouvrage n’est libre de droits que 70 ans après la mort de son auteur. Une approche différente qui pose de réels problèmes. En effet, les 18 livres incriminés étaient bien libres de droits aux États-Unis, mais pas en Allemagne.

    Du côté du Gutenberg Project, on s’insurge de la décision de justice, déclarant que la Cour allemande a outrepassé sa juridiction. Selon l’équipe du projet, « il existe des milliers de livres numériques dans les collections du Project Gutenberg qui pourraient faire l’objet d’actions similaires et illégitimes ». Ils rappellent également que le site stipule par ailleurs qu’il appartient aux lecteurs de vérifier la législation de leur pays avant de télécharger l’ouvrage, mais cette précaution ne semble pas avoir été jugée suffisante par la Cour.

    Une affaire complexe donc, qui soulève une nouvelle fois les problèmes liés au numérique et aux droits d’auteur. Aucun risque toutefois si vous téléchargez des ebooks sur les plateformes françaises, où la législation en matière de droits d’auteur est similaire à la nôtre. N’hésitez donc pas à vous plonger dans ces bibliothèques numériques gratuites, idéales pour (re)découvrir les classiques de la littérature ou d’autres œuvres moins connues.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date : 23/05/2018

     

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  • Bibliothèques Sans Frontières déploie une médiathèque en kit en Italie

    Bibliothèques Sans Frontières déploie une médiathèque en kit en Italie

    Ce week-end, Bibliothèques Sans Frontières a présenté un nouveau projet pour l'Italie : l'ONG implante l'une de ses « Ideas Box » à Palerme. Samedi 24 mars au Bottega 3 du Zisa Cultural Yards, le directeur général de BSF, Jérémy Lachal, a inauguré la médiathèque mobile déployée pour venir en aide aux mineurs étrangers non accompagnés dans leur recherche d’autonomie.

     

     © Bibliothèques Sans Frontières

     
     

    Le but de ce projet est de suivre les mineurs non accompagnés pour les aider à gagner en autonomie grâce à un soutien continu et un accès simplifié aux activités éducatives. Les Ideas box ou « boîtes à idées », déjà utilisées dans une dizaine de pays, offrent un service de bibliothèque numérique, multilingue et multiculturelle, accessible à tous, gratuitement, dans toute la ville.

     

    Bibliothèques Sans Frontières entend travailler en étroite collaboration avec les associations de Palerme afin de créer un véritable réseau et d’élargir au maximum son champ d’action. À terme, les Ideas Box offriront des ressources culturelles, mais aussi des services « pour les citoyens en devenir » qu’ils espèrent accueillir.

     

    L'Ideas Box sera déployée dans l’un des espaces (Bottega 3) du Cantieri Culturali Della Zisa aux côtés d’autres institutions culturelles internationales tels que l’institut Goethe et l’institut français, mais aussi nationales avec l’Académie des Beaux-Arts et l’École de Cinéma de Palerme.

     

    Pour l'occasion, le président de Bibliothèque Sans Frontières, Patrick Weil, a déclaré : « Il nous a semblé naturel de lancer nos activités à Palerme, en Sicile, terre qui fait honneur à son histoire en accueillant des milliers d’exilés. La ville, la population, ces multiples initiatives humaines qui en font sa richesse nous ont permis de concrétiser ce projet. »


    Les Ideas Box de Bibliothèques Sans Frontières
    à Calais, Stains et Sarcelles


    Créée par Philippe Starck en collaboration avec le Haut Commissariat aux réfugiés, la médiathèque en kit tient sur deux palettes et se transforme en 20 minutes en un espace culturel de 100 m2. Autonome énergiquement, elle est dotée d’une connexion internet satellitaire, 4G ou wifi.

    Avec un fonds de plus de 28.000 documents disponibles sur une multitude de supports et en 20 langues différentes, l’Ideas Box permet de s’adapter aux contextes dans lesquels elle est déployée.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Fasseur Barbara 
    Date : 26/03/2018

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  • Des ouvrages anciens chinois restaurés à Bordeaux

    Des ouvrages anciens chinois restaurés à Bordeaux

    Relire livre ancien

    Le saviez-vous ? La bibliothèque LE-LEA possède un important fonds d’ouvrages anciens en langue chinoise… Plusieurs opérations ont été menées ces dernières années pour mettre en valeur ces livres, dont une restauration 2017.

     

    Un ensemble original : le fonds patrimonial d’études chinoises

    Avant même l’installation de la faculté des lettres sur le campus de Pessac, les enseignants de la « section chinoise » de l’université bordelaise se sont attachés à constituer un fonds d’ouvrages anciens en langue chinoise : des documents achetés à l’occasion de voyages d’études, dans les librairies de la Chine ou du Japon. Le fonds a été transféré à la bibliothèque LE-LEA il y a une vingtaine d’années et y est conservé depuis.

    Ainsi peut-on trouver dans les magasins de la bibliothèque LE-LEA plus de 200 ouvrages d’avant 1900, pour la plupart en langue chinoise, dont une cinquantaine date d’avant 1800 (les plus anciens remontent même au début du XVIIe siècle). Ils constituent une mémoire de l’enseignement du chinois à Bordeaux, ainsi qu’un ensemble plutôt rare de documents patrimoniaux étrangers.

     

    De la rétroconversion et la restauration

    Une première opération menée entre 2013 et 2015 avait déjà permis de mieux cataloguer les livres pour les rendre plus visibles dans Babord + et dans le SUDOC. Une opération complexe puisque certains de ces ouvrages sont rédigés dans une langue archaïque qui n’est plus parlée actuellement, et que le catalogage reproduit les caractères asiatiques ; un financement de l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur et l’aide d’une étudiante et d’une lectrice ont permis de terminer ce chantier.

    Toutefois, l’état de certains fascicules ne permettait ni une conservation ni une consultation optimale. En 2017, à la faveur d’un financement interuniversitaire proposé et piloté par le Service de Coopération Documentaire (Université de Bordeaux), trois ouvrages ont été confiés à la restauration au restaurateur bordelais Didier Eininger : Santaishi bikō taisei (1675) et Eikei ritsuzui (1671), deux ouvrages de poésie chinoise, et Sesetsu shingo ho (1694), un ouvrage sur l’histoire de la Chine. Tous trois ont comme particularités d’avoir été édités au Japon à la fin du XVIIe siècle, ce qui explique la présence de caractères et annotations japonaises.

     À la chinoise

    Ces ouvrages anciens sont reliés « à la chinoise », c’est-à-dire sans colle, en utilisant deux feuilles plus épaisses et colorées enserrant les feuillets par un simple fil cousu. Le papier est extrêmement fin et l’impression délicate. Les travaux de restauration ont consisté en la reprise des coutures en plusieurs endroits, et le comblage de plusieurs lacunes dans le papier, au papier japon, notamment des galeries creusées par des insectes et des déchirures. Un dépoussiérage systématique a également été appliqué.

    Par ailleurs, une partie de la collection est contenue dans des « boîtes » au format à l’italienne réalisées sur mesure pour contenir les différents fascicules d’un même titre. Ces boîtes manquaient pour nos trois ouvrages, et le restaurateur les a conçues avec soin. Ces boîtes, recouvertes de toile de lin écru, permettront une conservation optimale des documents.

    Pour en savoir plus sur cette collection, rendez-vous à la bibliothèque LE-LEA. Crédits photographiques : Pierrette Langlais ; Didier Eininger pour la dernière image. Merci à Claire-Lise Gauvain et Romain Wenz de l’Université de Bordeaux pour le suivi de la restauration.

    Source : http://www.u-bordeaux-montaigne.fr
    Auteur : Inconnu
    Date : 23/05/2018

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  • Quelles solutions de lecture numérique pour les personnes malvoyantes ?

    Quelles solutions de lecture numérique pour les personnes malvoyantes ?

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     Si l’espace public demeure trop souvent mal adapté aux personnes souffrant de handicaps physiques, les développeurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la façon de faciliter leur vie quotidienne. Lettres Numériques vous propose un tour d’horizon des différentes applications et innovations numériques mises au point pour permettre un meilleur accès à la lecture des personnes atteintes de déficience visuelle.

    Parfois encombrants et souvent coûteux, les outils d’assistance traditionnels destinés aux personnes malvoyantes n’apportent pas toujours l’aide pratique immédiate dont ont besoin leurs utilisateurs. L’ère de l’intelligence artificielle voit cependant émerger des solutions plus simples pour les aider à accéder à la lecture d’informations en tout genre et faciliter leurs interactions avec le monde qui les entoure.

    Aipoly et Seeing Al, des applications de reconnaissance visuelle

    Tous deux lancés en 2017, ces outils de description audio s’avèrent à la fois semblables et complémentaires. Déjà utilisée dans le cadre de spectacles ou de films, l’audiodescription est ici destinée à un emploi pratique quotidien et permet de reconnaître un nombre varié d’éléments présents dans l’environnement de la personne aveugle ou malvoyante. Comme le montre cette vidéo de promotion pour Seeing Al, le dispositif est simple : à l’aide de la caméra du smartphone, ces applications se chargent de reconnaître et de décrire en temps réel des objets, des visages, des couleurs, des devises et dans le cas d’Aipoly, les produits alimentaires et les différentes espèces d’animaux et de plantes. En ce qui concerne la lecture en tant que telle, les deux solutions possèdent une autre fonctionnalité non négligeable : un système de reconnaissance des caractères qui permet la lecture de documents imprimés variés, qu’il s’agisse d’un menu, d’une pancarte ou d’un billet de train. Petit détail en faveur de Seeing Al : l’application développée par Microsoft reconnaît non seulement les textes dactylographiés, mais également l’écriture manuscrite, rendant possible la lecture de notes rédigées par les proches.

    Aipoly_logo_largeseeing-ai-logo

    Quels outils pour la lecture ludique ?

    Nous avions déjà évoqué ces supports de lecture ici et ici. Leur point commun : améliorer le confort de lecture, mais aussi l’accessibilité des ouvrages aux personnes aveugles et malvoyantes.

    DAISY, le livre audio numérique plébiscité par les lecteurs

    DAISY (Digital Accessible Information System), un format de livre audio adapté au numérique et constitué d’un fichier MP3, a été mis au point en 1996 et présente différents avantages : plus compact et offrant un son d’une meilleure qualité que les cassettes, il est également pourvu d’un système de navigation permettant de se déplacer facilement dans le texte et de régler la vitesse de débit. Son usage s’est progressivement étendu, à mesure que les éditeurs et les bibliothèques, de plus en plus nombreux, ont fait le pari d’intégrer DAISY à leur catalogue. La bibliothèque sonore en ligne la plus complète reste celle mise à disposition par le GIAA (Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes).

    FingerReader, future alternative aux livres en braille ?

    Simple gadget en apparence, le FingerReader peut quant à lui s’avérer extrêmement pratique pour les voyants comme pour les malvoyants. À l’instar des applications précédemment évoquées, cette bague connectée équipée d’une caméra haute définition s’appuie sur la reconnaissance de texte : le lecteur enfile l’objet sur son doigt et fait défiler celui-ci le long de la page. La bague scanne alors les mots pour les restituer à haute voix. Le petit plus : un signal sonore accompagné de vibrations signale à l’utilisateur un saut de ligne ou l’absence de texte.

    FingerReader-Reading-Kindle

    Cette technologie n’en est encore qu’au stade de prototype mais, au même titre que les autres innovations citées plus haut, elle incarne la nouvelle impulsion donnée à l’assistance des personnes handicapées grâce au développement du numérique et de l’intelligence artificielle.

    Et si elles restent à parfaire, ces solutions constituent sans nul doute un pas supplémentaire dans leur intégration au sein de notre société.

    Source : Lettres numériques
    Auteur : Elisabeth Mol
    Date : 09/03/2018

     

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  • Nanterre : les trésors de l’histoire contemporaine se dévoilent au public

    Nanterre : les trésors de l’histoire contemporaine se dévoilent au public

    Nanterre. Visuel du futur bâtiment qui abritera la bibliothèque de documentation La contemporaine, ancienne BDIC, en construction sur le campus de l’université Paris Nanterre. Atelier Bruno Gaudin @IDEA

    Centenaire, la bibliothèque interuniversitaire va changer d’écrin. Elle propose un fond unique de 4,5 millions de documents des XXe et XXIe siècles et veut attirer le grand public.

    L’une de ses missions premières était l’éducation populaire. Pourtant, malgré ses cent ans d’existence, la bibliothèque La contemporaine (ex-BDIC), dont les trésors sont conservés sur le campus de l’université de Nanterre et à l’hôtel des Invalides, est davantage connue des chercheurs et des étudiants que du grand public. Ce mardi, la communauté universitaire était réunie pour découvrir les images du nouveau bâtiment qui sera construit d’ici 2021 à l’entrée du campus, face à la gare RER-Transilien Nanterre-Université, et qui abritera toutes les collections, mais offrira également des espaces de consultation, de musée, de rencontre et de formation.

    « Aujourd’hui, nous ne disposons que d’une salle de lecture, d’étude et de recherche sur le campus de Nanterre, les expositions temporaires se font aux Invalides, où on est peu visible », explique Cécile Tardy, directrice adjointe de cette bibliothèque interuniversitaire (Paris Nanterre, Paris I, II et VIII) qui n’a pas d’équivalent en France. La contemporaine propose à la consultation 4,5 millions de documents (dont 150 000 numérisés) des XXe et XXIe siècles de toute nature : affiches, archives imprimées ou manuscrites, dessins, photos, cartes postales, tracts…

     

    « Elle conserve de la presse militante, des tracts et affiches, notamment de 1968... »

    « Depuis son origine en 1917, quand l’Etat a reçu en donation la collection des époux Leblanc, la BDIC a eu pour vocation de collecter les dons des particuliers, en plus des achats de livres et périodiques, rappelle Cécile Tardy. Elle conserve ainsi de la presse militante, des tracts et affiches, notamment de 1968. » Ces collections ne sont pas réservées aux étudiants et aux chercheurs. « Toute personne de 18 ans et plus peut venir aux heures de consultation et faire une demande de consultation, sans inscription, assure la responsable. Nous aurons un petit entretien pour nous assurer que la personne a bien orienté sa recherche. »

    Au moment de la cession de la collection Leblanc en août 1917, les peintures et dessins sont déjà au nombre de 1087, les estampes et imageries de 5 772. Leurs auteurs sont majoritairement des artistes de l’arrière, qui apportent leur contribution à l’effort de guerre en illustrant journaux et revues, ou en fournissant leurs productions aux bureaux de propagande. La bibliothèque est également très riche en archives concernant la guerre d’indépendance algérienne. Elle a ainsi collecté des documents de militants (tracts, brochures…) diffusés à l’époque sous le manteau, ou des ouvrages saisis réédités depuis 2000.

    A l’occasion des commémorations autour de mai 1968, les services de la bibliothèque sont évidemment très sollicités. Si la consultation se fait sans rendez-vous, il est évidemment conseillé de préparer sa demande en consultant le catalogue (www.bdic.fr/pdf/2007_annees_68_liste.pdf).

    Source : Le parisien
    Auteur : Florence Hubin
    Date : 23/05/2018

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  • L'écrivain américain Philip Roth est décédé

    L'écrivain américain Philip Roth est décédé

     

    Philip Roth, à New York, en 2010.

    DISPARITION - L'auteur, entre autres, de Portnoy et son complexe et Pastorale américaine (prix Pulitzer en 1998) s'est éteint à l'âge de 85 ans, annoncent le New York Times et le New Yorker.

    L'écrivain Philip Roth, géant de la littérature américaine, est mort mardi à 85 ans, selon plusieurs médias américains, dont le New York Times et le magazine The New Yorker . Contacté par l'AFP, son agence littéraire, The Wylie Agency, n'a pas donné suite dans l'immédiat.

    Observateur lucide de la société américaine et de ses travers, le natif de Newark (New Jersey), le 19 mars 1933, avait été régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature, sans jamais l'obtenir. Il est notamment l'auteur de La Tache ; Le complot contre l'Amérique ou Pastorale américaine, qui lui vaudra le prix Pulitzer en 1998.

    C'est le livre Portnoy et son complexe qui l'avait révélé au grand public en 1969. Un ouvrage qui avait fait scandale, à la fois pour ses descriptions sexuelles très crues et sa façon d'aborder la judaïté. Outre le Pulitzer, Philip Roth a également obtenu le National Book Award en 1960 (Goodbye, Columbus) et 1995 (Le théâtre de Sabbath).

    Régulièrement salué comme le plus grand écrivain américain vivant, il avait annoncé sa décision d'arrêter d'écrire en 2012. «Raconter des histoires, cette chose qui m'a été si précieuse durant toute mon existence, n'est plus au coeur de ma vie, expliquait-il à Libération. C'est étrange. Jamais je n'aurais imaginé qu'une chose pareille puisse m'arriver».

    En 2014, il raconte au quotidien suédois Svenska Dagbladet avoir relu ses 31 livres pour «savoir si j'avais perdu mon temps. On ne peut jamais être sûr, vous savez».

    Les livres de Philip Roth disponibles sur le portail des bibliothèques à suivre : https://asuivre.lillemetropole.fr/recherche/simple/expressionRecherche/philip+roth/tri/%2A

    Source : lefigaro
    Auteur : Inconnu
    Date : 23/05/2018

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  • Tournai: les bibliothèques ont le blues

    Tournai: les bibliothèques ont le blues

     

    Le manque de bénévoles dans les bibliothèques empêche de larges heures d’ouverture.

    Le groupe Ecolo s’interroge sur le fonctionnement des bibliothèques, et surtout sur le réseau des bibliothèques libres. Certaines ont été reprises par la Ville de Tournai.

    "Le réseau des bibliothèques libres a subi une réforme en termes de financement par la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce qui met à mal leur fonctionnement", explique la cheffe de file Ecolo Coralie Ladavid. "Or, il s’agit d’un véritable outil d’accès à la culture et de rencontres intergénérationnelles. C’est également un outil pédagogique important pour les écoles des villages et Tournai ayant de nombreux villages, elle ne peut pas se contenter d’une bibliothèque centralisée."

    De moins en moins de bénévoles
    Coralie Ladavid s’interroge ainsi, par exemple, sur les nouveaux horaires d’ouverture de la bibliothèque de Kain, transférée temporairement dans les locaux du district avant de repartir sur le site de la piscine de Kain, après la réalisation de travaux. "Elle a le taux de fréquentation le plus élevé mais on passe de quatre jours d’ouverture à un seul jour, le mercredi après-midi."

    Et la cheffe de file Ecolo de poser quelques questions au collège. "S’il est peut-être difficile de garder l’offre de service initiale étant donné la diminution des subsides, n’est-il pas judicieux de penser à d’autres solutions pour certains villages, comme faire appel au bibliobus, à des bénévoles ? Ne pourrait-on pas détacher du personnel de la bibliothèque centrale dans les villages ?"

    La réponse émane de l’échevin de la Culture, Tarik Bouziane (PS). "Le collège communal a décidé, même s’il pouvait aussi ne pas le faire, de reprendre cinq des sept bibliothèques du réseau libre. La majorité de ces infrastructures sont aujourd’hui logées dans des structures communales. Beaucoup de bibliothèques fonctionnaient grâce à des bénévoles et nous en avons de moins en moins. Nous avons onze bibliothécaires de la Ville qui doivent assurer l’ouverture de neuf bibliothèques, avec l’aide de sept bénévoles." 

    Source : Lalibre.be
    Auteur : Laurent Dupuis
    Date : 22/05/2018

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  • Un concours pour imaginer la future boîte à livres

    Un concours pour imaginer la future boîte à livres

    Les boîtes à livres fleurissent, Gramat veut la sienne ; ici, un exemple installé à Foix, dans l'Ariège./ Photo DDM archives

    Les boîtes à livres fleurissent, Gramat veut la sienne ; ici, un exemple installé à Foix, dans l'Ariège./ Photo DDM archives

     

    La ville de Gramat et la bibliothèque municipale souhaitent proposer prochainement aux habitants une boîte à livres. À cette occasion, elles lancent un concours ouvert à tous, afin de créer et dessiner le modèle de la boîte à livres.

    Les animatrices de la bibliothèque expliquent : «N'avez-vous jamais eu envie de partager vos lectures, ou d'adopter un livre abandonné dans un coin de rue, dans un parc, sur un banc ? La municipalité de Gramat devrait vous en donner l'occasion bientôt. Une boîte à livres verra le jour à l'automne. Elle sera située à terme dans un jardin sec situé à proximité du cinéma et de la bibliothèque. Le principe est simple et l'idée généreuse. La création d'une boîte donnera lieu à une bibliothèque de plein air. Vous pourrez y déposer des livres ou revues que vous souhaitez donner et si vous le souhaitez en prendre de nouveaux. L'achalandage initial sera effectué sur les fonds inemployés de la bibliothèque de Gramat. Dans le but de favoriser l'accès à la lecture et à la culture pour tous, ce partage de livres sera libre et gratuit.»

    Le concours récompensera la meilleure proposition en fonction de la définition d'un cahier des charges. Les candidats pourront proposer plusieurs modèles par dossier d'inscription. Ils devront par ailleurs fournir, en plus de leur dessin, toutes informations nécessaires à la réalisation de la boîte et de son support. La mairie se chargera de confectionner la boîte. Le gagnant recevra un abonnement gratuit à la bibliothèque et des entrées au cinéma.

    Le dossier de candidature et le règlement sont disponibles sur bibliotheque.gramat.fr ou www.gramat.fr. Il doit être renvoyé par mail à bibliotheque@gramat.fr ou par courrier à Mairie de Gramat, Bibliothèque, 3 place du Four, 46 500 Gramat.

    Source : La Dépêche du Midi
    Auteur : Inconnu
    Date : 21/05/2018

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  • Dans la métropole de Rouen, les bibliothèques font leur mue en s’adaptant aux nouvelles pratiques

    Dans la métropole de Rouen, les bibliothèques font leur mue en s’adaptant aux nouvelles pratiques

    Pour diversifier leurs offres la plupart des médiathèques, comme ici celle de Simone-de-Beauvoir, prêtent des jeux (photo archives)

     

    Lecture publique. Face au déferlement numérique, aux nouveaux usages culturels, les bibliothèques publiques de la Métropole ont subi des baisses de fréquentation qui les ont obligées à se mettre à la page.

    Multiplication de la mise à disposition de livres numériques, prêt d’ustensiles de cuisine et de liseuses électroniques, ordinateurs réservés au « gaming », animations liées à un projet culturel ou scolaire... Depuis quelques années, les bibliothèques municipales de la Métropole font leur mue, sortent de leurs murs, avec un enjeu fort : la lecture publique, son maintien, son développement.

    « C’est vrai qu’il y a quelques années, on a connu une baisse de la fréquentation de nos bibliothèques de 10 % par an », constate Jérôme Gosselin, adjoint au maire notamment chargé de la culture à Saint-Étienne-du-Rouvray et qui vient de réinaugurer la bibliothèque Louis-Aragon. « Mais on est repartis en phase ascendante en termes de fréquentation, c’est aussi lié à la politique de la ville, à la repopulation. Les bibliothèques sont gratuites, on s’est battus pour ça. »

    Des lieux du « vivre ensemble »

    D’après les derniers chiffres de l’Observatoire du livre et de la lecture publique, 11,7 % de la population métropolitaine étaient inscrits dans une bibliothèque (contre 11,3 % en moyenne en France). Ce chiffre cache de fortes disparités : le taux d’emprunteurs actifs rapporté à la population varie de 5,8 % à Franqueville-Saint-Pierre à 63 % à Saint-Pierre-de-Varengeville (Rouen comme Saint-Étienne étant très proches de la moyenne nationale avec 11,4 %). Elbeuf, qui vient de réactualiser son contrat de lecture, affiche un taux de 20 %.

    Mais cette aridité statistique cache un autre constat : la bibliothèque n’est plus forcément le lieu où l’on vient emprunter des livres, mais on la « fréquente », on y travaille, on y bouquine, on y crée du lien, comme au Séquoia de Maromme avec ses hamacs accueillants.

    Signe de ces nouveaux usages : la médiathèque Anne-Frank de Déville-lès-Rouen. « Le nombre d’emprunteurs et le nombre de prêts tendent à se stabiliser », mais globalement le nombre de prêts diminue (de 5,92 %). En revanche, la consultation du catalogue via internet progresse et la création d’un espace multimédia a boosté la fréquentation, notamment pour les personnes en demande de bureautique et de jeux.

    « On a perdu environ 1 000 inscrits en 2016 », regrette Sophie Noël, directrice à la mairie de Rouen notamment de la culture. « Il y a eu des fermetures temporaires pour travaux (Saint-Sever, Villon, Grand-Mare) mais globalement, on constate une progression de la fréquentation avec 285 000 visites en 2017 (+7 %). Les bibliothèques n’ont plus le monopole de l’information comme il y a vingt ans, mais on y vient pour connaître d’autres façons d’accéder au savoir, pour expérimenter, pour étudier et cela ne se traduit pas forcément par des emprunts de documents. »

    Pour favoriser la lecture publique, les bibliothèques de Rouen, organisées en réseau, permettent aux lecteurs de réserver des documents sur n’importe quel site même si chaque médiathèque a un catalogue spécifique. « La plupart de nos documents sont nomades, peuvent être commandés depuis la rive gauche, par exemple, pour être retirés à la Grand-Mare. Mais on constate surtout que ceux qui fréquentent les bibliothèques viennent chercher du vivre ensemble », et pas forcément le dernier Musso ou la traduction la plus pointue de La Divine Comédie.

    Et si elles étaient ouvertes le dimanche ?

    « À tout le moins, au moins une bibliothèque devrait être ouverte le dimanche dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. » Cette petite phrase, tirée du rapport d’Érik Orsenna remis à Emmanuel Macron le 20 février dernier, a mis le feu aux poudres et l’inquiétude dans les rayonnages. L’exemple est aussi local puisque depuis 2015, la nouvelle bibliothèque du Havre, installée dans les profondeurs du Volcan d’Oscar Niemeyer (photo), connaît un énorme succès, avec plus de 300 000 visiteurs qui viennent autant pour le cadre que pour la culture. C’est, le dimanche au Havre, « the place to be » après la promenade sur la plage si le soleil est de sortie. Le Havre n’est pas isolé : Dieppe, Évreux et Caen font de même, parfois depuis vingt ans, en Normandie.

    Mais ailleurs, avec les rythmes trépidants d’aujourd’hui, pas facile d’accéder à une médiathèque aux heures de bureau. « L’aménagement des horaires d’ouverture adaptés aux contraintes d’un public adulte actif, pourrait être déterminant dans l’attractivité de notre établissement », note-t-on à la médiathèque Anne-Frank de Déville-lès-Rouen. « On est en réflexion sur la nécessité d’élargir nos horaires mais le dimanche reste un fort enjeu de dialogue social, prévient Sophie Noël, pour la ville de Rouen. Cela dépendra aussi des aides que prévoit le gouvernement pour ces ouvertures car il nous faut contenir nos dépenses de fonctionnement. Pour l’instant, ce n’est pas un sujet central, il faut renforcer nos horaires méridiens et tardifs. »

    « Le dimanche, pourquoi pas ?, détaille Jérôme Gosselin, deSaint-Étienne-du-Rouvray. On est certains que des personnes ne viennent pas dans les bibliothèques parce qu’elles ne peuvent venir en semaine. C’est une réflexion que nous menons. »

     

    Diversification

    Depuis des années, les bibliothèques ne sont plus simplement les lieux où des livres patientent sur les rayonnages. C’est aussi le constat de l’Observatoire du livre et de la lecture publique qui pointe, dans son dernier rapport, le constat suivant : « 12 % de la population desservie (certaines communes en France n’ont pas de point d’accès aux livres en prêt) a effectué au moins un emprunt en bibliothèque. Ce chiffre, globalement stable depuis cinq ans, connaît une légère baisse par rapport à 2014. Cette évolution est à mettre en regard avec les autres données d’usage des bibliothèques, qui, quant à elles, sont en hausse, au premier rang desquels la fréquentation des équipements. Plutôt qu’une baisse des usages en bibliothèque, l’érosion continue des emprunts associée à une progression de la fréquentation traduit donc plutôt leur grande diversification. »

     

    Source : http://www.paris-normandie.fr/

    Auteur : Benoît MARIN-CURTOUD

    Date : 22/05/2018

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  • Les bibliothèques, à la jonction entre monde numérique et livres papier

    Les bibliothèques, à la jonction entre monde numérique et livres papier

    #SalTo18 – L’Associazione Italiana Biblioteche a répondu présente au Salon du livre de Turin avec un vaste stand mêlant tablettes et livres. Une adéquation qui montre l’interconnexion entre les deux univers : le premier permet une exploration thématique, quand le second offre une présence plus chaleureuse et une série de recommandations spécifiques. 

    La biblioteca nel Salone - AIB
    ActuaLitté, CC BY SA 2.0
     

     

    « Nous avons fait développer une arborescence qui part des cinq thématiques que le Salon a choisies cette année. Pour chacune, nos équipes ont procédé à une sélection de livres et de sous-thématiques, que l’on explore ainsi du bout des doigts », explique une des bibliothécaires de la région piémontaise. 

     

    Le projet résulte d’une collaboration entre le réseau des établissements de Turin, celui de la région et nombre d’autres acteurs – bibliothèques universitaires, Coordinamento delle Biblioteche Speciali e Specialistiche de Turin, les bibliothèques de Polo del'  900 et la Biblioteca ISIA d’Urbino.

     

    Les cinq approches thématiques sont les suivantes : Qui je veux être ? Pourquoi ai-je besoin d’un ennemi ? À qui appartient le monde ? Où m’emmènent la spiritualité et la science ? Qu’est-ce que j’attends de l’art : liberté ou révolution ? 

     

    En plus, cinq anniversaires célébrés à l’occasion du Salon : Aldo Moro (homme d’État et professeur de droit pénal, assassiné par les brigades rouges en 1978), Peppino Impastato (journaliste engagé dans la lutte contre la mafia, qui l’aura assassiné – voir le film Les Cent Pas de Marco Tullio Giordana), Franco Basaglia (fondateur du mouvement de la psychiatrie démocratique), les Lois raciales de 1938 (instaurées par Mussolini, principalement portées contre les juifs), Frankenstein et le fantastique (2018 marque le 200e anniversaire de la publication du roman de Mary Shelley) et les événements de 68 en Italie.

     


    La biblioteca nel Salone - AIB
    ActuaLitté CC BY SA 2.0
     


    L’ensemble des liens découlant de ces thèmes et anniversaires porte vers des contenus issus de Wikisource, permettant de télécharger des ouvrages du domaine public. « Chaque jour du Salon, un ouvrage est mis en avant, en relation avec un des thèmes : pour la question a qui appartient le monde, nous avons par exemple choisi le livre de HG Wells, Quand le dormeur s’éveillera. » (liste des livres ici)

     

    En outre, les visiteurs sont invités à prendre part à la révision de la version numérique des livres, une forme de crowsourcing qui permet par ailleurs de comprendre les enjeux tant du domaine public que de l’édition numérique. C’est également en travaillant à partir de données de Wikipedia que cette bibliothèque numérique établit le parcours des lecteurs. 

     

    Le tout placé sous le regard bienveillant de David R. Lankes, directeur de l’école de bibliothèque de l’université de Caroline du Sud : « La mission des bibliothécaires consiste à améliorer la société en facilitant la création d’une connaissance à l’intérieur d’une communauté propre. »


    La biblioteca nel Salone - AIB
    ActuaLitté CC BY SA 2.0
     

    On peut retrouver en ligne l’arborescence, qui guidera de l’un à l’autre vers des contenus textes, audio et vidéo.

     

    Source : Actualitté
    Date : 18/05/2018
    Auteur : Nicolas Gary 

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  • De la réalité virtuelle dans votre bibliothèque

    De la réalité virtuelle dans votre bibliothèque

     

    Personne avec un casque de réalité virtuelleDes casques de réalité virtuelle seront mis à la disposition des usagers dans les bibliothèques du Réseau BIBLIO du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Photo : Radio-Canada/Julie Tremblay

    Dès l'automne, des casques de réalité virtuelle et des caméras 3D pouvant filmer à 360 degrés seront mis à la disposition de la population dans les bibliothèques membres du réseau.

    Chaque sujet abordé dans les expériences de réalité virtuelle sera accompagné d'une sélection de livres. C'est une autre façon d'amener les gens vers la lecture.

    Jacques Côté, directeur général du Réseau BIBLIO du Bas-Saint-Laurent

    Pour la première année du projet, les équipements de réalité virtuelle seront disponibles dans trois bibliothèques simultanément. Une rotation sera faite chaque trois semaines afin de permettre à l'ensemble des établissements du Réseau BIBLIO de les mettre à la disposition de leur clientèle.

    « Les abonnements sont assez stables d'année en année, mais on essaie d'avoir de nouvelles offres pour aller chercher les jeunes familles, les adolescents, entre autres, et pour continuer de satisfaire nos personnes du troisième âge. La bibliothèque évolue », explique la directrice générale du Réseau BIBLIO de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Julie Blais.

    lors de la conférence de presse
    Les directeurs généraux du Réseau BIBLIO de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent, Julie Blais et Jacques Côté Photo : Radio-Canada/Julie Tremblay

    « Avec cette technologie-là, on pense qu'on pourrait aussi réussir à attirer davantage de bénévoles, de jeunes, de personnes “ techno ” », ajoute M. Côté, qui rappelle que la majorité des bibliothèques en milieu rural sont soutenues par des bénévoles. « Ça va créer un nouveau vent de fraîcheur dans la bibliothèque », affirme-t-il.

    Au total, 166 000 $ sont investis dans ce projet, dont 50 000 $ proviennent du ministère de la Culture et des Communications.

    Source : https://ici.radio-canada.ca
    Date : 15/05/2018
    Auteur :  Julie Tremblay

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  • Le Qatar se dote d’une bibliothèque dingue à Doha !

    Le Qatar se dote d’une bibliothèque dingue à Doha !

    Conçue par l’archistar Rem Koolhaas de l’agence d’architecture OMA, auteur de la Casa da Música de Porto ou encore du quartier d’affaire Euralille à Lille, une bibliothèque tout en losange est sortie de terre à Doha, au Qatar. L’inauguration de cette librairie nationale a eu lieu à la fin du mois d’Avril 2018.

    En une seule et unique salle, le lieu culturel dévoile un grand panorama d’ouvrage de part et d’autre du bâtiment. La large baie vitrée donnant sur l’extérieur a la forme d’un grand losange étiré, s’étirant sur toute la longueur de la bibliothèque. Le sol à l’intérieur quant à lui, suit la forme de cette ouverture lumineuse et les gradins de livres dominent le centre de la pièce blanche, ponctuée de hauts poteaux soutenant le plafond. Ce dernier respecte également la forme de la fenêtre et rejoint le haut des gradins culturels aux extrémités du bâtiment.

    La surface de la bibliothèque nationale atteint 42 000 mètres carrés et permet aux ouvrages culturels, historiques et les autres, de se retrouver dans une pièce commune en présence de toutes les personnes présentes. Au centre de l’œuvre architecturale toutefois, est excavée une grande pièce beige dans laquelle se trouve la collection patrimoniale, 6 mètres sous le niveau du plancher de la bibliothèque. Cette collection peut par ailleurs être isolée du reste du bâtiment et être accessible depuis l’extérieur.

    Nous n’avons pas pu résister à l’envie de vous partager quelques photos de ce bâtiment épuré qui permet d’apporter un maximum de culture au cœur de Doha !






     

    Source : https://lumieresdelaville.net
    Date : 15/05/2018
    Auteur : inconnu

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  • Participer aux Journées nationales d'action contre l'illettrisme

    Participer aux Journées nationales d'action contre l'illettrisme

    Participer aux Journées nationales d'action contre l'illettrisme

    Les Journées nationales d’action contre l’illettrisme (JNAI), qui se tiendront du 8 au 15 septembre 2018, auront pour thématique "Face à l’illettrisme, vous n’êtes pas seuls !" L’ANLCI invite les acteurs de la lutte contre l’illettrisme à organiser une action pendant ces journées et à la promouvoir en faisant labelliser leur projet sur la plateforme dédiée. Un livret mode d’emploi contient des exemples d’actions dont les porteurs  de projets peuvent s’inspirer.

    || Télécharger le livret Mode d'emploi des JNAI 
    || Déposer un projet sur la plateforme JNAI 2018 avant le 30 juin 2018.

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  • Les grands axes du plan bibliothèques

    Les grands axes du plan bibliothèques

    La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a présenté lors de la journée "Ouvrir plus, ouvrir mieux", le 10 avril 2018, les 4 grands axes du Plan bibliothèques : renforcer l’accès en adaptant les horaires aux temps de vie et en favorisant l’accès aux personnes en situation de handicap ; élargir les missions des bibliothèques, en particulier par l'accompagnement citoyen ; développer les bibliothèques hors les murs ; renouveler le partenariat avec les collectivités territoriales et faire des bibliothèques des maisons de service aux publics.

    || Lire le discours de Françoise Nyssen et le compte rendu de la journée par le ministère de la Culture.
    || Télécharger la note de présentation du Plan Bibliothèques parue dans Livres Hebdo le 10 avril 2018.

     

     

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  • Dans les années 1880, un menuisier avait laissé ses mémoires sous le plancher d'un château qu'il rénovait, livrant un témoignage rare et caustique sur ses contemporains

    Dans les années 1880, un menuisier avait laissé ses mémoires sous le plancher d'un château qu'il rénovait, livrant un témoignage rare et caustique sur ses contemporains

    Au beau milieu des années 1880, un menuisier est engagé pour refaire le plancher d'un château dans les Hautes-Alpes. Sur les lattes qu'il va mettre en place, il s'amuse alors à raconter sa vie, ses déboires, les ragots du village, mais aussi à faire état de ses réflexions politiques. Près de 120 ans plus tard, des travaux de rénovation mettent au jour jour ce véritable trésor. Un témoignage parfois grivois, parfois émouvant, qui révèle de nombreuses choses sur les mœurs de cette époque.

    « Enfant du malheur, né libre, âgé de 38 ans. Être chétif, malade et sourd. Une sœur qui a une jambe de bois, âgée de 32 ans, mariée à un fou cafetier à Embrun : voilà ce qui reste de mes douze frères. » Ces quelques mots désabusés, ce sont ceux que Joachim Martin, menuisier né en 1842 à Crots, dans les Hautes-Alpes, a choisi pour se décrire pour la postérité.

    Il y a 120 ans de cela, cet artisan avait été engagé pour refaire le plancher du château de Picomtal, situé à proximité de la ville d'Embrun, dans la vallée de la Durance, non loin du lac de Serre Ponçon. Sauf qu'il a profité de l'occasion pour laisser, à sa façon une trace de son passage sur Terre. Au crayon à mine, derrière les planches, il s'est alors mis à griffonner son histoire, à raconter son quotidien, ses pensées, ainsi que quelques réflexions politiques sur son époque...
     

    « Heureux mortel, quand tu me liras, je ne serai plus »

    Ce qu'il aura laissé, plus que tout, c'est la vision d'un homme du peuple sur la société de son époque : une véritable mine d'or pour les historiens, puisque la vaste majorité des textes qui leur parviennent proviennent de personnes disposant d'un certain niveau d'instruction et d'alphabétisation, et qui appartiennent donc en général à un secteur bien spécifique de la société. Ce témoignage rare et précieux, Jacques-Olivier Boudon, professeur d’histoire contemporaine, l'a découvert par hasard, alors qu'il passait une nuit dans ce château aujourd'hui transformé en chambres d'hôtes.

    Révélé au grand jour au début des années 2000 par les nouveaux propriétaires des lieux, le témoignage, long de plus de 4 000 mots,  s'étale sur au moins 72 morceaux de bois dissimulés sous les lattes des parquets. L'historien a décidé de lancer une véritable enquête, afin d'en savoir plus sur cette histoire et surtout, sur le personnage étonnant qui en est l'auteur. Il raconte le résultat de cette enquête dans un livre : « Le Plancher de Joachim », L'histoire retrouvée d'un village français (24 € aux éditions Belin, 264 pages).

    « Les écrits laissés par les gens du peuple sont rares, d’où l’intérêt de cette source totalement inédite », explique Jacques-Olivier Boudon, lors d'une conférence donnée le 19 mars 2018 au sein de l'école des chartes.

    Et pour cause : se servant du plancher du château comme d'un livre pour recueillir ses mémoires et ses confidences, le menuisier aura laissé un précieux témoignage sur les mœurs de son temps. Car dans ses réflexions diverses, Joachim Martin se révèle être un homme cultivé, passionné de faits divers et friand d'anecdotes en tous genres. Surtout, il se montre obsédé des chiffres et des dates, et semble vouloir s'inscrire lui-même dans une démarche d'historien, de rapporteur des faits de son temps. 

    Le fait qu'un modeste menuisier puisse être aussi instruit, à cette époque, pourra surprendre. Et pourtant, ce n'est pas si incongru que cela lorsqu'on connaît l'histoire du département des Hautes-Alpes, qui eut très tôt un très fort taux d'alphabétisation, et dans lequel la culture et l'enseignement étaient fortement valorisés, même dans les vallées les plus reculées.

    Fils d'un père catholique et d'une mère protestante, ses réflexions ont des accents anticléricaux, ou en tout cas très républicains : « La république a fait de belles choses en 1881 : janvier et février ont fait fermer 200 couvents, diminué les curés et évêques d'un tiers. [...] Les religieuses ont été retirées des écoles publiques ».
     

     La vie dans les années 1880 : entre réflexions politiques et potins croustillants de village

    Mais si Joachim Martin se plaît à donner son avis sur la politique, il raconte aussi des aspects beaucoup plus triviaux de sa vie, se plaint de sa faible rémunération ( « 0,75 franc le mètre carré de plancher »), de l'inflation des prix du vin, évoque le bout de lard qu'il a mangé à midi... Il critique aussi l'analphabétisme de certains membres de l'équipe municipale, ou les agissements du curé du village qui lui semble un peu trop porté sur les femmes des autres.

    Surtout, il prend un malin plaisir à déballer tous les petits secrets des habitants du village, les coucheries, les mesquineries en tous genres commises par ses contemporains. Il en sait long, et pour cause : pour arrondir ses fins de mois, il exerce également la profession de « ménétrier », c'est-à-dire qu'il joue du violon dans les bals, ce qui lui donne une position privilégiée pour observer les dessous de la vie du village !

    Capture vidéo

    « Heureux mortel, quand tu me liras, je ne serai plus, » annonce-t-il théâtralement à son lecteur au détour d'une planche. Il sait pertinemment que ses mots ne seraient pas découverts avant que le plancher soit à nouveau rénové par un nouveau menuisier, et donc après plus d'une centaine d'années. « Mon histoire est courte et sincère et franche, car nul que toi ne verra mon écriture, c'est une consolation pour s'obliger d'être lu » a-t-il inscrit sur un autre morceau de bois à l'attention de son futur lecteur.

    Le détail a toute son importance : car l'artisan, s'adressant à la postérité,  va pouvoir « balancer » à loisir sur les autres habitants du village, sachant que ses paroles ne seraient lues que longtemps après sa mort. Il se livre aussi à des confessions plus sombres, comme une histoire sordide d'adultère et de quadruple infanticide dont il aurait été le témoin. Dans les inscriptions qu'il a laissé, on le comprend à demi-mot : il ne veut rien dire, car le criminel est son ami d'enfance, et que sa mère est la maîtresse de son père. « Je parlerai après sa mort, si je survis. »
     

    « Qu'on le pende, ce cochon ! »

    Un personnage revient fréquemment dans ses messages : le prêtre du village, l'abbé Lagier, qu'il semble particulièrement détester. Il le décrit comme un « grand maigre couleur de pourriture jaune », et lui trouve « un air de crânerie insolente avec son tricorne sur la nuque ».

    Selon lui, cet homme d'église se montre beaucoup trop curieux dans ses interrogations lorsque les femmes se rendent au confessionnal : « D'abord je lui trouve un grand défaut de trop s'occuper des ménages, de la manière que l'on baise sa femme. Combien de fois par mois, si on la saute, si on fait levrette, si on l'encule, enfin je ne sais combien de choses qu'il a demandées et défendu à toutes les femmes du quartier. De quel droit misérable. Qu'on le pende, ce cochon ! »

    Jacques-Olivier Boudon a mené l'enquête en cherchant des traces de ces personnages dans les archives municipales, et a découvert ce qui semble être la cause de cette animosité : dans une lettre écrite par Joachim Martin, adressée sous forme de pétition au préfet et signée par une vingtaine d'autres villageois, on apprend qu'il accuse le prêtre d'avoir fait des avances à son épouse. Également médecin, le père Lagier lui aurait aussi estropié la main à cause de son incompétence, et serait également selon lui responsable de la mort de son père. Finalement,  il aura obtenu, semble-t-il, gain de cause : l'abbé sera nommé dans une autre paroisse.
     

    Une bouteille à la mer, jetée à la face de l'Histoire

    « Cette découverte est exceptionnelle parce qu'elle repose sur un support tout à fait inédit, et parce que le menuisier, sachant qu'il ne sera pas lu, livre des secrets qu'il n'aurait pas confié à un journal intime susceptible d'être lu par ses contemporains, apprécie Jacques-Olivier Boudon.  Il sait qu'il lance une sorte de bouteille à la mer qui ne sera pas découverte avant longtemps ». 

    Ce qui est le plus fascinant, c'est que Joachim Martin s'inscrit lui-même dans une démarche d'historien, dans une conscience de transmission de son témoignage à travers les âges.

    « Contrairement à ce qu'on nous dit souvent des hommes du peuple à cette époque-là, il a une conscience du temps qui passe, et il veut s'inscrire lui-même dans l'histoire », explique Jacques-Olivier Boudon. « On peut dire qu'à cet égard, il s'agit d'un personnage assez exceptionnel : c'est incontestablement un homme du peuple, mais c'est aussi un homme qui a un sens de l'Histoire, et qui veut laisser une marque. »

    Cette conscience de la valeur du témoignage historique, ce souci de transmission imprègne une bonne partie des messages laissés par Joachim Martin. Comme cette réflexion laissée par l'artisan, trouvée sur une cale en bois, et qui semble directement adressée aux menuisiers des générations futures  : « Depuis 55 ans que nous travaillons ici, nous n'avons rien trouvé qui indique l'Histoire. Ne fais pas comme eux, écris toujours ta date. 1880. Et l'ouvrier de regretter :  J'ai retourné le château et fouillé partout, je n'ai pas trouvé une lettre, pas un chiffre de menuisier ».

    Source : https://www.demotivateur.fr
    Auteur : Nathan Weber
    Date : 19/04/2018

     

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  • Retour sur la journée nationale des bibliothèques

    Retour sur la journée nationale des bibliothèques

     

    rapport orsenna bibliothèques
    Suite à la présentation du rapport Orsenna sur l’avenir des bibliothèques, et à la concertation nationale, les professionnels se sont réunis mardi pour la journée nationale sur les bibliothèques. 

    Ce rendez-vous pour parler des prochaines étapes concernant l’avenir des bibliothèques a rassemblé quelques 300 participants au Grand Palais.

    L’avenir des bibliothèques en question

    Françoise Nyssen, ministre de la Culture, est d’ailleurs venue présenter son plan pour les bibliothèques.

    La ministre a notamment déclaré : « Les bibliothèques font partie des lieux où s’écrira l’avenir. Mais pour accompagner les transformations de la société, les bibliothèques doivent se transformer elles-mêmes et l’Etat va accompagner ces transformations» .

    Françoise Nyssen a expliqué les objectifs proposés aux collectivités territoriales comme par exemple, disposer d’une bibliothèque ouverte au moins 50 heures par semaine dans les villes de plus de 100000 habitants, ou encore une bibliothèque par département référente en matière d’offres pour les usagers empêchés de lire.

    La ministre a aussi axé son discours sur le numérique en expliquant que « 80 millions d’euros de Dotation générale de décentralisation: pour la transformation numérique, la mutualisation des services, le développement des prêts automatiques, les aménagements liés à l’accessibilité. » seront débloqués.

    Avenir des bibliothèques la réaction de l’ABF

    l’Association des bibliothécaires de France (ABF) a réagi par communiqué à ces propositions.

    L’ABF a alerté sur les difficultés financières rencontrées par les villes. « De nombreuses collectivités concernées par le pacte financier sont prises entre l’enthousiasme provoqué par le rapport Orsenna et l’impact néfaste de ce pacte sur leurs territoires. Si les médiathèques sont invitées au voyage, c’est davantage en direction du Styx plutôt que du grand large« .

    « Si les médiathèques peuvent être de formidables laboratoires pour les politiques sociales, elles sont de plus en plus nombreuses à ne plus avoir les moyens d’assurer le simple fonctionnement courant« explique l’association.

    L’ABF appelle enfin à un plan ambitieux en faveur des bibliothèques, « à condition que tous les signaux soient cohérents et que les moyens soient mis en place pour sa réalisation ».

    Elle demande donc « une ambition porteuse de sens pour les habitants qui s’accompagne de moyens concrets. Une ambition qui s’appuie surtout sur des volontés politiques claires tant au niveau de l’Etat que des collectivités territoriales ».

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur: Elizabeth Sutton
    Date: 11/04/2018

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  • Le manuscrit de Vonyich décrypté par une intelligence artificielle

    Le manuscrit de Vonyich décrypté par une intelligence artificielle

    IA pour comprendre manuscrit de Vonyich
    Une intelligence artificielle a réussi à déchiffrer une partie du mystérieux manuscrit de Vonyich. Il livre son premier secret depuis sa découverte. 

    Le célèbre manuscrit de Vonyich livre son premier secret grâce à une intelligence artificielle.

    Le manuscrit de Vonyich a été écrit au 15ème siècle. Il a été découvert au 19ème siècle et depuis cette époque il a tenu en échec tous les historiens et les cryptographes de la planète.

    Il a été rédigé dans une langue incompréhensible et personne n’a jamais pu le traduire.

    C’était un mystère jusqu’à aujourd’hui. Des chercheurs de l’Université d’Alberta au Canada ont eu l’idée de demander de l’aide à une intelligence artificielle.

    Le professeur Krondrak expert du langage et Bradley Hauer, un de ses étudiants, ont soumis le texte à un ordinateur et une IA.

    Manuscrit de Vonyich – l’IA le nouvel espoir de la recherche

    La première étape a été de déterminer l’origine de la langue utilisée.

    Ils ont comparé le manuscrit avec des extraits de 400 langues différentes contenues dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Ils pensaient dans un premier temps que le manuscrit de Vonyich était écrit en arabe.

    L’intelligence artificielle leur a donné tort. Le livre est en hébreu. 80% des mots du manuscrit proviennent de l’hébreu.

    L’équipe s’est alors tournée vers des professeurs d’hébreu pour traduire le texte mais ils n’ont pas réussi.

    Manuscrit de Vonyich – Une première phrase

    Les chercheurs ont alors eu l’idée d’utiliser tout simplement Google Translate.

    Contre toute attente le traducteur automatique a du mal à passer du français à l’anglais mais dans ce cas il a réussi à traduire une phrase grammaticalement correcte.

    La phrase exacte est : « She made recommendations to the priest, man of the house and me and people ». 

    C’est une avancée capitale mais les chercheurs modèrent leur enthousiasme.

    Sans des historiens et des spécialistes de l’hébreu ancien l’ensemble du manuscrit de Vonyich ne pourra pas être traduit.

    Le professeur Krondrak n’abandonne pas pour autant. Son équipe va maintenant essayer d’adapter et de faire évoluer les algorithmes utilisés pour traduire d’autres manuscrits anciens.

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur: 
    Date: 04/04/2018

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  • Relay abandonne la presse et les livres numériques

    Relay abandonne la presse et les livres numériques

    relay zinio presse numerique

    Alors que Google annonce son entrée dans le livre audio, deux acteurs majeurs du livre numérique en France vont disparaître. Nolim / Carrefour (article à venir) et Relay .com.

    Relay .com (groupe Lagardère) est un pionner dans la diffusion auprès des lecteurs d’ebooks et de presse digitale.

    Dans un communiqué sibyllin Relay annonce l’arrêt total de la vente d’ebooks et de presse le 25 février.

    Relay .com disparaît

    Le libraire explique : « Après plusieurs évolutions technologiques (lecture sur tablette et smartphone, etc.) et éditoriales (enrichissement de nouveaux magazines internationaux, etc.), le contexte du marché de la presse au format numérique nous amène aujourd’hui à arrêter notre offre de téléchargement de presse et de livres au format numérique. »

    Dans un mois, Relay abandonnera ses clients purement et simplement.

    Ils invitent les lecteurs ayant téléchargé des ebooks sur leur plateforme à se rapprocher de Bookeen, leur partenaire historique.

    Bookeen, a d’ailleurs créé une page à destination des clients Relay, avec le message suivant : « Pour pouvoir retrouver l’intégralité de votre bibliothèque de livres numériques Relay et être tenu(e) informé(e) de la continuité de service, vous pouvez enregistrer votre email »

    Concernant les clients presse, ils recevront prochainement des informations relatives à la lecture de leurs magazines.

    Avec la disparition de Relay. com et de Nolim, d’autres acteurs doivent être en train de se frotter les mains, si un boulevard leur été déjà offert, c’est une planète entière qui s’ouvre à eux !

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date : 24/01/2018

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  • Des livres et bandes dessinées numériques gratuites sur l’application SNCF e-LIVRE

    Des livres et bandes dessinées numériques gratuites sur l’application SNCF e-LIVRE

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    La société nationale des chemins de fer français a lancé sa 18e édition du Prix SNCF du Polar, qui récompense, comme son nom l’indique, le meilleur polar de l’année. Les lecteurs sont invités à voter pour leurs œuvres favorites via l’application SNCF e-LIVRE, qui propose gratuitement les ebooks et bandes dessinées en compétition depuis le mois de novembre et jusque fin mars 2018.

    Les usagers, jurés du concours

    Dans le cadre de son action culturelle, la SNCF organise pour la 18e année consécutive un concours visant à récompenser le meilleur polar. Les jurés de cette compétition ne sont autres que les usagers des chemins de fer français, qui ont voté au nombre de 35 000 en 2017. Une nouveauté de taille intervient cette année, puisque toutes les œuvres en lice (bandes dessinées et livres) sont disponibles gratuitement au format numérique sur l’application SNCF e-LIVRE. La sélection de ces 10 polars a été faite au préalable par un comité d’experts du genre.

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    Un livre et une BD numérique gratuits par mois   

    Depuis le mois de novembre et ce jusqu’au mois de mars 2018, un roman et une bande dessinée sont donc accessibles gratuitement sur l’application de la SNCF, disponible sur Android et iOS. Les usagers auront donc l’occasion de lire ces œuvres sur leur Smartphone ou tablette et de voter pour leurs ouvrages préférés, directement depuis l’application.

    Voici un aperçu des œuvres disponibles à partir du mois de décembre :

    • En décembre : le roman Il reste de la poussière, de Sandrine Colette (éditions Le Livre de Poche) et la BD La Forêt des Renards Perdus, de Nicolas Dumontheuil (chez Futuropolis).
    • En janvier : le roman Six Jours, de Ryan Gattis (aussi aux éditions Le Livre de Poche) et la BD Police lunaire, de Tom Gauld (aux éditions 2024).
    • En février : le roman Le Moineau rouge, de Jason Matthews (éditions Points) et la BD La Loterie, de Miles Hyman (chez Casterman).
    • En mars : le roman Un fond de vérité, de Zygmunt Miloszewski (éditions Pocket) et la BD Bâtard, de Max de Radiguès (également chez Casterman).

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    Comme le rapportent nos confrères d’Actualitté, Mathias Vicherat, directeur général adjoint de SNCF, explique : « [c]’est une formidable vitrine des actions SNCF visant à favoriser l’accès à la lecture pour le plus grand nombre. En choisissant de mettre à disposition en format numérique et gratuitement les œuvres en compétition, le Groupe SNCF entend souligner son engagement en faveur d’une culture de qualité, via le polar notamment, genre littéraire préféré des Français. »

    Les usagers des chemins de fer français se réjouiront en tout cas certainement de cette initiative, qui donnera peut-être envie à certains d’entre eux de se mettre à la lecture numérique !

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date : 30/11/2017

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  • Le livre enrichi et les enfants : une grande histoire d’amitié

    Le livre enrichi et les enfants : une grande histoire d’amitié

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    À l’approche des fêtes de fin d’année, nous avons décidé de mettre les enfants à l’honneur dans Lettres Numériques. C’est pourquoi nous vous présentons deux nouveautés dans le secteur du livre enrichi pour les petits, Novel Effect et Laplikili. L’heure du coucher n’aura jamais été aussi enfantine qu’en 2018 !

    Les petiots sont particulièrement gâtés ces derniers mois. Effectivement, nombreuses sont les applications et innovations qui leur sont dédiées. Nous vous en présentions dernièrement dans cet article consacré à Lunii, la fabrique à histoires pour enfants, mais également en 2016 avec les pyjalivres de La Moretaine, les pyjamas qui racontent des histoires, exposés dans cet article. Continuons avec deux autres nouveautés du genre.

    Novel Effect : la lecture enrichie à l’attention des petits

    La mission des créateurs américains de Novel Effect, Matt et Melissa Hammersley, est de proposer à toute personne qui prend en charge des enfants de faciliter la réunion autour de l’histoire que ce soit pour le lecteur adulte ou pour l’enfant, grâce à la lecture enrichie. La lecture s’effectue à la base d’un ouvrage papier ou directement dans l’application grâce à un ebook. Tout au long de l’activité, l’histoire est agrémentée de musiques, d’effets sonores et des voix des personnages. Cette particularité fonctionne à l’aide de la reconnaissance vocale afin d’assurer une synchronisation entre les passages lus par le lecteur qui accompagne l’enfant et ceux lus par l’application. De ce fait, la relecture d’un passage amusant ou le saut d’une partie moins intéressante n’altèrent pas le récit. D’après les fondateurs, cette manière de raconter l’histoire permet à l’enfant d’être parfaitement intégré à l’univers et de prendre plaisir à la lecture.

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    Novel Effect est partenaire de nombreuses maisons d’édition influentes, comme Hachette Book Group, mais aussi d’auteurs connus dans la littérature jeunesse, à savoir Todd Parr, Ame Dyckman ou R. L. Stine. De cette manière, la bibliothèque de l’application compte déjà plus d’une centaine d’ouvrages. L’application est gratuite et disponible depuis octobre sur iOS. La version Android devrait être disponible rapidement. Une participation payante au Book Club donne droit à une box mensuelle composée de 2 ouvrages brochés et de 3 livres souples. À l’heure actuelle, Novel Effect ne propose que des ouvrages en anglais. Espérons qu’ils s’ouvrent rapidement à la littérature jeunesse francophone.

    Laplikili : une expérience ludique et pédagogique

    Fondée en janvier 2017, Laplikili est une maison d’édition jeunesse française créée à l’initiative de Christina Lumineau, Yohan Reversat et Vicky Lumineau. L’équipe a pour volonté de démultiplier le goût de la lecture tout en s’amusant, mais aussi de favoriser une utilisation mesurée et intelligente d’une application mobile. L’ambition de la maison d’édition est d’éveiller les enfants à l’écologie de demain par le biais d’un usage réfléchi du numérique pour apprendre et ainsi développer son esprit critique. À l’instar de celle de Novel Effect, l’application mobile est complémentaire au livre papier. Un passage du téléphone ou de la tablette au-dessus des illustrations leur permet de s’animer et de transformer l’histoire en une véritable aventure numérique. De cette façon, de multiples interactions et ambiances sonores accompagnent la lecture du livre papier. L’innovation numérique est le résultat d’une collaboration entre les auteurs, les illustrateurs et les pédagogues.

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    Aujourd’hui, Laplikili présente Ulysse et le Grimoire de l’Univers, album pionnier d’une trilogie consacrée aux 6-10 ans. L’accroche est attrayante : « Dans son cocon de papier, le jeune panda bleu lutte pour déjouer les maléfices de la Sorcière de l’Univers, la terrible Cupida. Mais il n’est pas seul : à ses côtés, les jeunes lecteurs l’aident à triompher grâce à leurs tablettes ou leurs smartphones. » Les mystères du système solaire n’auront plus aucun secret pour les plus jeunes. D’après les fondateurs, l’engagement lié à cette activité favorise l’impression des connaissances dans la mémoire de l’enfant. L’application est également gratuite et disponible sur iOS et Android.

    Nous l’observons, les applications destinées à la jeunesse sont de plus en plus nombreuses. L’avantage de celles présentées dans cet article est sans aucun doute qu’elles accompagnent le lecteur naissant sans l’obliger à rester uniquement concentré sur l’écran. Voilà deux idées d’applications ludiques qui raviront certainement les plus petits. Néanmoins, les animations proposées ne seront peut-être pas le moyen le plus efficace pour endormir les enfants.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Iris Thunus
    Date : 04/04/2018

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  • Deux études pour comprendre l’évolution du marché de l’ebook en France

    Deux études pour comprendre l’évolution du marché de l’ebook en France

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    Le Syndicat National de l’Édition (SNE) a récemment divulgué deux rapports éclairants sur le secteur littéraire en France. À l’occasion des Assises du livre numérique, l’organisme a en effet publié un bilan de son baromètre annuel sur les usages de l’ebook. De plus, le SNE a également profité du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse pour communiquer les résultats d’une autre étude, spécifiquement dédiée à la littérature jeunesse.

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    L’évolution des usages sur 5 ans

    Conduite en collaboration avec la Sofia et la Société des Gens de lettres (SGDL), l’étude récemment publiée par le SNE est une synthèse des baromètres menés depuis cinq ans par OpinionWay sur les usages de l’ebook. Son objectif est d’apporter un éclairage nouveau sur les profils, les pratiques, les motivations et les intentions des lecteurs de livres numériques. L’analyse de l’évolution de ces facteurs dans le temps permet de mettre en évidence les mutations des usages autour de l’ebook.

    Les lecteurs d’ebook de plus en plus nombreux

    Le bilan de ces cinq dernières années souligne plusieurs faits intéressants. Tout d’abord, il apparaît que les lecteurs de livres numériques sont toujours plus nombreux, leur nombre a en effet quadruplé en France depuis 2012. Ils étaient ainsi 5 % à l’époque contre 21 % en 2017.

    En ce qui concerne les pratiques d’achat, on observe qu’une minorité de lecteurs de livres numériques (7 % seulement) ont recours à des solutions d’abonnement, le paiement individuel demeurant, malgré une légère baisse, le moyen d’achat privilégié des Français (63 % l’utilisent contre 67 % en 2012).

    Le profil des lecteurs

    Le profil des lecteurs de livres numériques connaît une tendance à l’homogénéisation. Si les femmes étaient généralement moins nombreuses à lire des ebooks en 2012, une Française sur 5 s’adonne aujourd’hui à cette pratique, ce chiffre s’élevant à 24 % pour les hommes. Concernant l’âge des lecteurs, il ressort que 35 % d’entre eux sont âgés de moins de 35 ans. Généralement, le lecteur d’ebooks est encore adepte des livres au format traditionnel. 62 % d’entre eux ont ainsi lu un ouvrage imprimé au cours du dernier mois et 21 % d’entre eux en lisent au moins 20 par an.

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    La liseuse en recul, au profit du smartphone

    Ce baromètre contient également des informations intéressantes en termes de support de lecture. Il apparaît ainsi que, si la liseuse reste le support privilégié pour les ebooks, son usage est en diminution (92 % des lecteurs français d’ebooks la plébiscitaient en 2012 contre 83 % aujourd’hui). L’utilisation de la tablette, qui arrive en deuxième position des supports les plus utilisés, tend également à baisser depuis cinq ans. Le grand gagnant de ces évolutions est ainsi le smartphone, utilisé par 34 % des lecteurs de livres numériques, soit une augmentation de 7 points.

    La jeunesse lit peu en numérique

    Le second rapport récemment publié par le SNE nous fournit des détails sur une catégorie précise de lecteurs : la jeunesse. Le secteur est l’un des plus dynamiques de l’édition en France, avec 5,2 % de croissance en 2016. Il représente aujourd’hui 13,5 % de parts de marché global. Pourtant, si l’on s’en tient au seul secteur du livre numérique, ce chiffre chute drastiquement. En 2016, le marché de l’édition numérique, tous supports et toutes catégories éditoriales confondus, a généré un chiffre d’affaires de 204 millions d’euros. Or les ventes de livres numériques dédiés à la jeunesse représentent un chiffre d’affaire de 3,297 millions, soit seulement 1,5 % du total des ventes numériques. D’autres études le montrent (comme cette enquête de l’Hadopi) : les jeunes semblent donc lire peu d’ebooks.

    Ces études sont donc riches en enseignements, elles permettent en effet de mettre en évidence le nombre croissant de lecteurs de livres numériques en France ainsi que l’homogénéisation du profil de ceux-ci. D’autres faits intéressants mis en lumière par ces rapports sont la tendance du mobile à gagner du terrain en tant que support de lecture et les difficultés que connaissent l’édition jeunesse pour se faire une place sur le marché du numérique. Pour plus d’informations, retrouvez les résultats du baromètre et les repères statistiques livre jeunesse sur les pages dédiées du site du SNE.

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date: 15/12/2017

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  • Après Chasseurs de livres, Pokémon Go inspire une autre adaptation numérique liée à la lecture : Harry Potter Wizards

    Après Chasseurs de livres, Pokémon Go inspire une autre adaptation numérique liée à la lecture : Harry Potter Wizards

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    La réalité augmentée est l’une des innovations les plus impressionnantes en termes de support pour le livre. C’est ainsi que la saga littéraire la plus célèbre de ces dernières années connaît une adaptation qui promet de faire parler d’elle : Harry Potter : Wizards Unite, un jeu en réalité augmentée inspiré de l’univers de J.K. Rowling et développé par Niantic, le studio à l’origine de Pokémon Go. Une autre adaptation vidéoludique du monde des sorciers est également prévue, mais le projet est encore assez flou.

    Des rumeurs circulaient depuis quelques mois, elles ont récemment été confirmées. Le 8 novembre dernier, deux communiqués étaient en effet publiés sur Pottermore, annonçant l’adaptation numérique de la saga littéraire au succès mondial. En août 2016, une directrice d’école belge avait déjà eu l’idée de s’inspirer du succès de Pokémon Go pour lancer une initiative similaire, Chasseurs de livres, qui cumule près de 64 000 membres sur sa page Facebook (relire notre article pour plus d’informations).

    Une série de jeux sur mobiles et consoles

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    Le premier communiqué annonçait le lancement du label Portkey Games, qui développera une série de jeux sur mobiles et consoles dans le monde des sorciers. Portkey se traduit en français par « Portoloin ». Si ce terme ne vous dit peut-être rien, les fans du sorcier à lunettes le reconnaîtront certainement ! Il s’agit d’un objet magique qui téléporte les sorciers d’un endroit à un autre. Le label est ainsi nommé car il donnera justement l’opportunité aux fans d’Harry Potter d’être transportés dans l’univers qui leur est cher. Les supports de ces jeux à venir seront les mobiles, mais aussi les consoles, et « ils feront figurer tant des nouveaux personnages que des personnages familiers, à différents moments de leur vie, des histoires d’Harry Potter. »

    C’est la Warner Bros. Interactive Entertainment, la filiale du célèbre studio américain spécialisée dans l’édition de jeux vidéo, qui est à l’origine du projet. Son président David Haddad a déclaré être ravi de ce nouveau lancement et des jeux à venir. « Avec Portkey Games, nous sommes ravis de répondre aux demandes des fans pour plus de jeux inspirés du monde des sorciers de J.K. Rowling. »

    Déjà deux projets lancés

    Outre Harry Potter : Wizards Unite, le label a ainsi annoncé un second jeu vidéo sur mobile, développé par le studio Jam City. Peu d’informations sont déjà disponibles, mais le joueur devrait pouvoir incarner un étudiant à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie de l’univers de J.K. Rowling. Au vu du titre, Harry Potter : Hogwarts Mystery, on peut également supposer que le scénario mettra en scène un mystère à élucider. Pour ceux qui souhaiteraient plus d’informations, il est possible de s’inscrire sur le site du jeu pour se préenregistrer et être tenu au courant des news liées à son développement.

    Explorer son environnement

    En ce qui concerne le premier projet du label, le développement de Harry Potter : Wizards Unite, qui utilisera la technologie de réalité augmentée sur smartphone, des précisions ont par contre rapidement été apportées. Selon le deuxième communiqué publié sur Pottermore, « [l]e jeu encourage le joueur à explorer son environnement et à prendre part à une série d’aventures, comme chercher des créatures magiques et tomber sur des personnages iconiques du monde des sorciers sur le chemin. Vous pourrez aussi jeter des sorts, découvrir des artefacts mystérieux et construire votre propre carrière de sorcier. »

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    Sur son blog officielNiantic, le studio responsable du développement du jeu, a aussi apporté des précisions sur la dimension multijoueur de son projet, en indiquant que les joueurs pourront s’associer à d’autres pour combattre de puissants ennemis.

    Afficher des éléments virtuels dans le monde réel

    David Haddad s’est par ailleurs réjoui de pouvoir profiter de l’expertise remarquable de Niantic dans le domaine de la réalité augmentée. Avec son succès hors du commun, Pokémon GO a en effet servi de catalyseur pour le studio en ce qui concerne l’évolution de la réalité augmentée dans le divertissement sur mobile. Comme dans Pokémon GoHarry Potter : Wizards Unite afficherait également des éléments virtuels dans le monde réel à travers la caméra du smartphone. Le jeu sera d’autre part l’occasion pour le studio d’expérimenter de nouvelles technologies et de nouvelles mécaniques de gameplay.

    Alors que le riche univers de l’œuvre littéraire J.K. Rowling s’étend toujours plus, avec notamment quatre films qui feront suite aux Animaux fantastiques, les adaptations numériques sont une nouvelle manière de prolonger l’histoire. Elles offrent des possibilités inédites permettant au livre de s’exporter sur d’autres supports, de manière de plus en plus immersive.

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    Harry Potter : Wizards Unite devrait sortir en 2018. La date exacte, avec son lot de nouvelles informations sur le jeu, sera précisée dans les mois qui viennent.

    Source;  http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date: 30/12/2017

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  • Lilliad, Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones 2017

    Lilliad, Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones 2017

     

    Le parvis de Lilliad au cœur du campus. 

    Le 8e grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones a été attribué au learning center de l’université de Lille pour son projet innovant, fondé en particulier sur la volonté d’inscrire les sciences dans l’ensemble du territoire local et de toucher toutes les catégories de la population.
     

    Le jury du 8e Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones, présidé cette année par l’écrivaine Maylis de Kerangal, a distingué sept établissements. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée jeudi 7 décembre à la Bibliothèque de l’INHA (Institut national d’histoire de l’art) et à la Bibliothèque nationale de France, sur le site Richelieu, à Paris.
     

    Proclamation du 8e GPLHBF par Maylis de Kerangal - CÉCILIA LACOUR

    Le grand prix a été décerné à l’unanimité à Lilliad, le learning center de l’université de Lille qui a impressionné le jury pour la dimension très innovante de son projet, fondé en particulier sur la volonté d’inscrire les sciences dans l’ensemble du territoire local et de toucher toutes les catégories de la population.
     
    Le prix de l’Accueil a été remis à la médiathèque de Royère-de-Vassivière, petit établissement qui a placé la bienveillance et la qualité de l’accueil au cœur de son projet et qui constitue depuis son ouverture le foyer de vie de sa commune de 586 habitants située dans la Creuse.
     
    Le prix de l’Animation a été remporté par la bibliothèque municipale de Lyon pour son programme Démocratie, élaboré au lendemain des attentats de 2015, et dont la cohérence, l’ampleur ainsi que les initiatives originales telles que les "livres vivants" et les "porteurs de paroles" ont conquis le jury.
     
    Le prix de l’Espace intérieur a été remis à la médiathèque François-Mitterrand Les Capucins de Brest pour la très belle réhabilitation du bâtiment industriel dans lequel elle a ouvert en janvier 2017, qui a réussi à préserver l’identité du lieu tout en se mettant au service d’un programme moderne de lecture publique.
     
    Le prix de l’Innovation a été attribué à Bibliothèque et archives Canada, site de Gatineau, pour son beau programme "Un visage, un nom" qui invite les populations autochtones à participer à l’identification d’un fonds de photos historiques prises dans les communautés inuits et numérisées.
     
    Le prix de la Diffusion scientifique, doté par la Sofia (Société française des intérêts des auteurs de l’écrit) de 5000 euros pour l’achat de livres de sciences, a été remis à la médiathèque de Saint-Nazaire (Loire Atlantique) pour son programme "Partage ta sciences"qui propose de faire dialoguer les experts du territoire avec les habitants, au gré de rencontres ouvertes à toutes les catégories de public.
     
    Le jury a également décerné cette année un coup de cœur à la médiathèque de Mouscron, en Belgique, pour son opération "le Biblioroule", véritable "bibliothèque 3e lieu ambulante".
     
    La 8e édition du grand prix Livres Hebdo des bibliothèques francophones, organisée avec la participation de Bibliotheca, Infor, la Sofia et le soutien de l’INHA et de la Bibliothèque nationale de France, a reçu 63 dossiers, envoyés par 38 établissements. La catégorie Accueil a attiré 9 candidatures, la catégorie Animation, toujours la plus représentée, en a totalisé 24. Espace intérieur a reçu 12 dossiers et Innovation, 8. Dix dossiers ont été envoyés pour la diffusion scientifique, soit le double de l’année dernière. Il est à noter cette année la présence significative des bibliothèques universitaires qui ont déposé 17 dossiers au total. Pour la première fois depuis la création de cette manifestation, le grand prix a été attribué à une bibliothèque universitaire, Lilliad, le learning center de Lille.
     

    Tout le jury du 8e GPLHBF - CÉCILIA LACOUR

    Maylis de Kerangal, présidente du jury
     
    "J’ai été impressionnée par la qualité et l’intelligence des initiatives présentées, y compris dans les toutes petites structures, relevait Maylis de Kerangal, présidente du jury 2017, à l’issue de la délibération. J’ai découvert un monde d’une grande créativité, mais aussi en pleine métamorphose, que l’on sent en tension car il doit répondre à des injonctions multiples".
     
    Autour de Maylis de Kerangal, le jury était constitué cette année d’Amaël Dumoulin, directrice du réseau des bibliothèques de Dunkerque (lauréat du grand prix Livres Hebdo en 2016), Alain Duperrier, directeur de la bibliothèque départementale de Gironde, Barbara Lison, directrice de la bibliothèque municipale de Brême et présidente fédérale de l’Association des bibliothécaires allemands, de Gauthier van Meerbeeck, directeur éditorial des éditions du Lombard. Le jury compte également trois membres permanents : le sociologue Claude Poissenot ainsi que Véronique Heurtematte, journaliste, et Fabrice Piault, rédacteur en chef  de Livres Hebdo.
     

    Le Grand Prix Livres Hebdo des bibliothèques francophones

    Depuis 2010, le grand prix Livres Hebdo des bibliothèques francophones contribue à valoriser, au sein de la communauté professionnelle mais également auprès des élus et du grand public, l’important travail accompli par les bibliothécaires. Il est ouvert aux bibliothèques du monde francophone de tous types – territoriales, universitaires, spécialisées, et de toutes tailles. Il est organisé en quatre catégories : Accueil, Animation, Espace intérieur et Innovation. Le grand prix est décerné à une bibliothèque particulièrement performante dans les quatre catégories. Depuis 2016, les bibliothèques ont également la possibilité de concourir pour le prix de la Diffusion scientifique qui fera l’objet d’une donation par la Sofia de 5000 euros destinée à l’acquisition d’ouvrages de sciences.

    Source: http://www.livreshebdo.fr
    Auteur : Véronique Heurtematte
    Date: 07/12/2017 

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  • LABOréal, des œuvres littéraires d’un nouveau genre

    LABOréal, des œuvres littéraires d’un nouveau genre

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    LABOréal, des œuvres littéraires d’un nouveau genre

    Les éditions Comme une orange ont récemment lancé une nouvelle plateforme de streaming : le studio LABOréal. Elle permettra de découvrir les dernières réalisations du département de création numérique de la maison d’édition, comme les volumens numériques. Focus sur ces œuvres littéraires d’un nouveau genre.

    Basé à Angoulême, LABOréal, le département numérique et audiovisuel des éditions Comme une orange, développe depuis quelques temps des œuvres littéraires et des œuvres d’art sous d’autres formes : tableaux multimédias, courts métrages mais également volumens numériques. Le tout est accessible en streaming depuis n’importe quel appareil connecté via une plateforme de streaming récemment lancée : studio LABOréal.

    Un catalogue fréquemment enrichi

    Le contenu est fréquemment enrichi par les créations d’artistes, ce qui permet de faire évoluer constamment le catalogue afin de multiplier les découvertes. L’intégralité des livres desquels ces œuvres ont été inspirées est disponible sur le site des éditions Comme une orange, ou dans n’importe quelle librairie.

    La dernière création de LABOréal est le roman graphique Le Printemps d’Oan, publié en 2015. L’œuvre imaginée par Eric Wantiez et dessinée par Marie Deschamps raconte la rencontre d’un jeune soldat et d’une petite fille durant la Première Guerre mondiale. LABOréal a adapté ce roman graphique en court-métrage et en volumen numérique, pour lesquels Phillippe Guerrieri a composé une musique originale qui accompagne la voix d’Eric Wantiez, narrateur de l’histoire. Ce dernier avait déjà collaboré avec Marie Deschamps pour Pierre et Lou, un roman graphique publié en 2012 et également adapté en film et volumen.

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    Marie Deschamps a par ailleurs récemment pris la barre d’un nouveau projet, qu’elle réalise, écrit et dessine toute seule. Sur une musique de Philippe Guerrieri, Drôles d’Oiseaux arrivera ainsi sur nos écrans et volumens en fin d’année.

    Le volumen, une forme inédite d’ebook

    Historiquement, le volumen est l’un des ancêtres du livre. Créé en Égypte vers 3000 avant notre ère, il était composé de feuilles de papyrus collées les unes aux autres. Le tout était enroulé sur lui-même pour former un volumen. Ce format, premier support de texte de l’Égypte ancienne, a été adapté en numérique par LABORéal, sous la forme d’un écran que l’on peut faire défiler de gauche à droite, révélant ainsi de nouvelles images qui font évoluer l’histoire. Il offre plusieurs avantages au lecteur, comme la possibilité de choisir son cadrage et la vitesse de défilement du livre ou de revenir en arrière pour revivre un moment. La lecture est agrémentée d’une musique spécialement composée pour l’œuvre. Comme les tableaux audiovisuels et les adaptations en court-métrage de romans graphiques, le volumen constitue donc une nouvelle exploration artistique de l’œuvre.

    Une expérience complète et immersive

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    LABOréal mise sur la multiplication des supports de lecture pour offrir au lecteur une expérience complète et immersive. Comme la rapportent nos confrères d’Actualitté, Philippe Guerrieri, cofondateur, a ainsi déclaré : « [t]ableaux numériques, films et volumens sont des supports pédagogiques indépendants et complémentaires. Ils sont conçus pour amener à la lecture, à la lecture d’images, à la découverte de l’art numérique et de la dimension narrative de la musique, des gens qui en sont éloignés. De plus, « [f]ilms et volumens sont le plus souvent proposés en version anglaise et peuvent être utilisés dans l’apprentissage des langues ».

    Ces œuvres à lire, à regarder, à écouter et/ou à explorer sont accessibles sur la plateforme Studio LABOréal au prix de 5 euros par mois pour les particuliers. Une formule particulière existe par ailleurs pour les collectivités comme les bibliothèques, les écoles ou les médiathèques sous la forme d’un abonnement annuel, qui s’élève à 60 euros. Ces nouveaux supports de lecture font donc non seulement évoluer les formes d’explorations artistiques mais ils peuvent également devenir de véritables outils pédagogiques et de sensibilisation à la lecture.

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date: 04/04/2018

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  • TEA renforce son partenariat avec Bayard et lance des Box Ebook

    TEA renforce son partenariat avec Bayard et lance des Box Ebook

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    Active depuis 2011, TEA (The Ebook Alternative) est une entreprise qui compte de plus en plus dans le secteur du livre numérique en France et en Europe. Conçue à l’origine comme une solution pour permettre aux professionnels de vendre des ebooks, la plateforme s’est diversifiée en proposant des liseuses, en renforçant ses partenariats et dernièrement en proposant une offre innovante pour les fêtes : la Box Ebook.

    L’idée de base de TEA est simple : permettre aux éditeurs, libraires et distributeurs culturels de vendre leurs livres numériques sans passer par les plateformes d’Amazon ou d’Apple. En se constituant en alternative française aux géants internationaux du secteur, la start-up lyonnaise affiche sa volonté de démocratiser le livre numérique et de développer l’interopérabilité des contenus (nous vous en parlions dans cet article). La plateforme a récemment annoncé deux nouveautés : le lancement du concept de Box Ebook, permettant de fournir un support tangible aux livres numériques afin de les vendre en librairie, et le renforcement de son partenariat avec Bayard.

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    Des ebooks surprises pendant six mois

    À l’approche des fêtes de fin d’année, TEA complète son offre en magasin. Aux côtés des liseuses que la firme développe depuis quelques années, viennent s’ajouter trois coffrets, dédiés respectivement aux thèmes de la romance, du polar ou des romans pour adolescents. Chacune de ces box donne droit à six livres numériques, qui arriveront au rythme d’un par mois après l’activation de la Box Ebook.

    S’il ne choisit pas ses livres numériques, le lecteur a tout de même l’opportunité d’indiquer ses préférences. Il est également prévu, si l’ebook surprise a déjà été lu par le client, que TEA lui en fournisse un autre. À noter aussi qu’une fois le livre téléchargé, il est acquis et ne disparaît pas au bout d’un certain temps, le lecteur peut donc le lire quand bon lui semble sur le support de son choix (tablette, smartphone, mobile ou liseuse). En plus de ces six livres numériques, les coffrets thématiques proposent également quelques bonus comme des interviews de l’auteur ou des nouvelles inédites.

    Le partenariat avec Bayard se renforce  

    Pour proposer ces Box Ebook, TEA a par ailleurs noué des partenariats avec différents éditeurs français. La maison d’édition Harlequin a ainsi participé à la conception de la Box Romance, les éditions Albin Michel à la Box dédiée aux Polars et Bayard Jeunesse a collaboré avec la start-up pour la Box thématique Romans Ado.

    À propos du groupe Bayard, un communiqué publié récemment sur le site de TEA nous apprend justement que la plateforme étend son partenariat avec la maison d’édition, afin de développer son offre de livres numériques pour la jeunesse. Pour Damien Giard, le directeur digital Bayard jeunessecette collaboration « vient appuyer [une] volonté de diffusion de contenus de qualité vers le plus grand nombre tout en enrichissant de manière pertinente nos e-librairies et nos offres numériques d’une technologie innovante. » Si le groupe utilise déjà la solution TEA depuis 2013 pour la vente d’ebooks, ce partenariat sera à l’avenir renforcé autour de 3 axes :

    1. Tout d’abord, il est prévu que les livres numériques proposés dans les applications jeunesse du groupe (BayamJ’aime Lire Store et Je Bouquine Store) soient désormais fournis par la plateforme TEA.
    2. Dans le but de démocratiser et de rendre le livre numérique plus accessible au grand public, Bayard et TEA vont aussi travailler ensemble pour concevoir des offres innovantes pour la jeunesse. La Box Ebook Romans Ado est ainsi le premier fruit de cette collaboration.
    3. Le troisième axe de ce partenariat sera centré sur le volet technologique, en particulier dans le domaine de l’accessibilité des contenus enrichis. Les applications de lecture Bayard utiliseront dans un premier temps la solution CARE (Content & Author Right Environment). Développée en 2015 par TEA, cette DRM permet la protection et la lecture de formats enrichis (nous vous en parlions l’année passée dans cet article dédié à la start-up).

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    Cette collaboration orientée littérature jeunesse permet donc à Bayard de profiter de l’expertise de TEA et à la plateforme d’étendre son offre de livres numériques ainsi que de proposer des concepts innovants comme la Box Ebook. David Dupré, directeur général de la start-up, se félicite ainsi de ce « partenariat qui va rayonner sur l’ensemble de nos clients et de nos utilisateurs. »

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date: 04/04/2018

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  • Shelley : l’IA qui raconte des histoires d’horreur

    Shelley : l’IA qui raconte des histoires d’horreur

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    Des chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (MIT) ont développé Shelley, une intelligence artificielle qui raconte des histoires d’horreur. Nommée en hommage à Mary Shelley, l’auteure de Frankenstein, cette IA génère des récits terrifiants sur Twitter, en collaboration avec les internautes.

    L’année dernière, les chercheurs du Media Lab, l’un des laboratoires du célèbre MIT, avaient déjà développé la « Nightmare Machine », une intelligence artificielle qui générait des images terrifiantes à partir de photos déjà existantes. À l’occasion d’Halloween, la même équipe revient avec une idée similaire pour lancer une nouvelle façon de raconter des histoires. Le Media Lab a en effet mis au point Shelley, une IA collaborative auteure de nouvelles d’horreur. Une première mondiale.

    L’IA se nourrit d’histoires déjà existantes

    Pour donner à Shelley les bases nécessaires à son fonctionnement, les scientifiques américains lui ont fait lire des centaines d’histoires effrayantes recueillies auprès d’utilisateurs de Reddit, le site web communautaire de partage de signets (concrètement, du contenu est partagé sous forme de liens sur le réseau par ses utilisateurs, ceux-ci pouvant également voter pour les liens proposés par d’autres afin de les rendre populaires). L’intelligence artificielle a donc mémorisé et enregistré ces textes pour être en mesure de générer ses propres créations. Grâce à un algorithme d’apprentissage en ligne, l’imagination de Shelley se nourrit donc des histoires publiées par les internautes, mais aussi de ses interactions avec eux, qui l’enrichissent chaque jour.

    Tweet

    La contribution des internautes

    Si Shelley est en effet capable de créer de toute pièce ses propres histoires, l’intelligence artificielle fonctionne bien mieux lorsqu’elle est inspirée par des contributeurs humains. Chacun peut ainsi participer à ce projet, à condition d’avoir un compte Twitter, des connaissances en anglais (l’IA ne reconnaît pas d’autre langue) et un peu d’imagination.

    Concrètement, comment cela se passe-t-il ? Shelley tweete une nouvelle histoire toutes les heures sur son compte. Les twittos qui désirent contribuer à son récit peuvent y répondre par un, deux ou trois tweets, qu’ils termineront par #yourturn s’ils désirent voir Shelley ou d’autres utilisateurs du réseau social poursuivre le fil de l’histoire. Si leur tweet est destiné à terminer une histoire, il s’achèvera par le hashtag #theend. Shelley répond ainsi de façon sélective aux cent histoires les plus populaires de chaque journée, cette popularité étant mesurée en combinant les « j’aime » et les retweets. Les règles sont expliquées plus largement sur la page dédiée.

    Une anthologie de nouvelles d’horreur

    Le projet des chercheurs du MIT est donc de rassembler toutes les publications de Shelley pour en faire la première anthologie de nouvelles d’horreur composées en collaboration par une intelligence artificielle et des humains. Un grand nombre de récits terrifiants sont déjà disponibles via cette page du site, on y découvre des nouvelles écrites tour à tour à par les twittos et l’IA, dont les propositions apparaissent en gras dans le texte.

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    Si la plupart des récits demeurent assez cohérents, on peut parfois s’interroger sur le sens de certains tweets de Shelley, comme celui repris ci-dessus. De plus, le style assez léger et le langage parfois familier de l’IA peuvent paraître surprenants. Sa capacité à rebondir sur les changements d’orientation du récit induits par les contributeurs humains est toutefois impressionnante. De plus, l’intelligence artificielle est conçue pour s’enrichir et apprendre de ses interactions, et il ne fait nul doute que ces histoires si particulières, écrites à tour de rôle par la machine et les internautes, ne feront que s’améliorer.

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Raphaël Dahl
    Date: 04/04/2018

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  • Les innovations dans le monde du livre : l’avis de Paola Stévenne, présidente de la Scam

    Les innovations dans le monde du livre : l’avis de Paola Stévenne, présidente de la Scam

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    En Fédération Wallonie-Bruxelles Portraits de lecteurs et professionnels 

    Rencontre avec Paola Stévenne, présidente de la Scam Belgique, afin de revenir avec elle sur les révolutions actuelles dans le monde du livre.

    Un métier désormais accessible à tou(te)s

    Pour commencer, Paola Stévenne insiste sur une citation d’Elsa Dorlin, philosophe française : « Au 19e siècle, dans le contexte esclavagiste états-unien, Elijah Green, ancien esclave né en 1843 en Louisiane, rapporte qu’il était strictement interdit à un noir d’être en possession d’un crayon ou d’un stylo sous peine d’être condamné pour tentative de meurtre et pendu. »

    Mettre en regard « livre et innovation » signifie revenir sur une évolution dont toutes les conséquences n’ont pas encore été mesurées. Effectivement, aujourd’hui, le métier d’autrice et d’auteur est devenu accessible à tou(te)s. En voilà une formidable innovation qui fait du livre un véritable vivier !

    Des innovations aussi numériques

    Nous vous en parlions dans cet article consacré aux diverses études réalisées par l’ADEB sur les chiffres-clés de l’édition numérique en Fédération Wallonie-Bruxelles, les innovations dans le monde du livre sont toujours plus nombreuses. Pour Paola Stévenne, le numérique est évidemment aussi une révolution qui a bouleversé et qui bouleverse encore les métiers artistiques. Chacun est amené à se réinventer et à imaginer de nouvelles formes de création. Les métiers se restructurent et les durées de fabrication se modifient. Les conséquences de ces bouleversements commencent à se ressentir de sorte que les métiers œuvrent davantage dans ce sens. « L’innovation numérique nous ouvre d’autres voies possibles d’expression, de manière de faire. »

    En radio, la révolution numérique a permis l’émergence et la multiplication de nouveaux publics. « Comme auditrice, je peux, dans le train, dans le métro… plonger dans l’univers de Brice Canavo, Clara Alloing, Muriel Aliot, Carine Demange, Rémi Pons ou tant d’autres grâce à mon téléphone et au podcast. J’ai juste besoin d’un bon casque pour le confort de mon immersion. » Il est évidemment trop tôt pour affirmer que le numérique a révolutionné l’art radiophonique. Néanmoins, cette nouvelle accessibilité qui multiplie les publics réjouit sensiblement la Présidente de la Scam.

    En outre, Paola Stévenne s’interroge sur la question des prescripteurs culturels des podcasts. De fait, comment l’auditeur sélectionne-t-il ce qu’il écoute parmi l’ensemble de l’offre numérique ? « Personnellement, je ne vais que sur quelques sites. Je suis les émissions de 5 producteurs de radio pour en découvrir d’autres. En général, ils diffusent le travail d’autrices, d’auteurs qui m’intéressent, m’interpellent. J’ai besoin d’eux comme guides. D’une ligne éditoriale à suivre. »

    Un sujet préoccupant, celui de la diffusion des œuvres littéraires

    Scam_LOGO_couleurSelon la Présidente de la Scam, la Belgique devrait porter davantage d’attention au rôle des prescripteurs culturels pour la littérature belge. Citons Les Midis de la poésie qui mettent tout en œuvre afin de favoriser la rencontre avec le public. Cette manière de travailler n’est pas comparable à ce que permet Internet étant donné que la rencontre physique est mise en avant par Les Midis de la poésie.

    D’après Paola Stévenne, la télévision et la radio de service public pourraient mettre davantage en œuvre pour faire connaître au public le formidable vivier d’autrices et d’auteurs présent dans notre pays. Naturellement, des moyens sont indispensables pour ce faire. Et le secteur du livre en manque cruellement… La Présidente de la Scam insiste sur la moyenne salariale des créateurs qui est un peu près équivalente à celle du secteur du documentaire de création, soit environ 300€ par mois. Le constat est clair : pour l’heure, en Belgique, excepté quelques exceptions, on ne peut pas vivre de sa plume… à moins d’être nanti(e)s. « Est-ce que ce qui serait réellement innovant, ce ne serait pas d’investir dans la création en finançant le travail des créateurs quel que soit le support qu’ils choisissent d’utiliser ? »

    Le rôle de la Scam

    La Scam est une société de gestion collective de droit d’auteur. Un lieu où les ressources sont mutualisées pour défendre le droit des autrices et des auteurs à une juste rémunération au même titre que les exploitant(e)s des œuvres proposées.

    Un certain budget est dédié à l’action culturelle par la Scam. Ce budget est alloué à la promotion des œuvres, mais encore au soutien ou à l’organisation des formations sur divers sujets, comme le rôle de l’auto-édition, la manière de travailler d’un éditeur, la publication d’un second roman, la création de barèmes, etc.

    D’après Paola Stévenne, il est évident que de nouveaux modèles économiques sont à inventer. Ceux que nous avons aujourd’hui ne nous permettent pas de soutenir et de développer tout le potentiel d’innovation que nous avons. De nombreuses questions restent donc en suspens. 

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Iris Thunus
    Date: 17/11/2017

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  • Lunii : des histoires sur mesure pour les enfants

    Lunii : des histoires sur mesure pour les enfants

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    Entre livre audio et histoire interactive, la « Fabrique à histoires » de Lunii propose des récits sur mesure pour les plus jeunes. En fonction de leurs choix, une histoire parmi les 48 disponibles sur l’appareil est racontée aux enfants. Focus sur ce projet innovateur !

    Sorte de radio interactive, Lunii est née de l’imagination de Maëlle Chassard, co-fondatrice de la start-up. Après avoir présenté le projet lors de plusieurs festivals, elle a lancé une campagne de crowdfunding sur Ulule en 2016. Celle-ci a été rapidement bouclée, et Lunii dispose aujourd’hui d’une distribution assez large et d’une bonne place sur le marché du loisir en France. La firme était récemment présente à la Foire du Livre de Francfort, dans le cadre de la mise à l’honneur de la France à l’événement, où le projet a été salué par une distinction pour le « meilleur pitch ». De plus, Marine Baudoin, responsable des contenus chez Lunii, était récemment présente au colloque annuel du PILEn le 21 novembre dernier.

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    Une nouvelle façon de raconter des histoires

    Le rituel de l’histoire avant d’aller dormir connait actuellement une petite révolution. Il y a quelques mois, Castorama l’avait déjà réinventé en commercialisant un papier peint qui raconte des histoires. Avec Lunii, les enfants peuvent choisir, sur le même principe, le héros de l’histoire, l’univers, l’un des personnages et l’un des objets qui prendront place dans le récit. À partir de cela, une histoire assez courte (3 à 6 minutes) parmi les 48 disponibles sera racontée. Les auteurs sont deux écrivains professionnels et spécialisés dans la littérature jeunesse, Claude et Jeanne Delafosse. La start-up a également fait appel à deux jeunes talents, Charles Deinausard et Mikaël Ndongo, afin d’aider ces débutants à vivre de leur passion.

    La Luniithèque

    La radio interactive dispose d’une entrée jack, pour écouter ses histoires via un casque ou des écouteurs – pratique pour les trajets en voiture – ainsi que d’une entrée mini-USB, pour recharger l’appareil ou le connecter à un ordinateur Mac ou PC. Grâce à cette connexion, la fabrique d’histoires pourra être enrichie de nouvelles histoires, disponibles sur une sorte de librairie numérique appelée la Luniithèque. Sur ce magasin en ligne, différents packs de récits classés par thème et contenant entre 18 et 36 histoires peuvent être achetés, s’ajoutant ainsi aux 48 déjà présentes sur l’appareil.

    À noter aussi que la fabrique d’histoire n’est pas équipée de connexion Wi-fi ou Bluetooth, et n’émet donc aucune onde.

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    Des projets pour l’avenir

    Dans une interview accordée à nos confrères d’Actualitté, Marine Baudoin a confirmé l’arrivée prochaine d’une nouvelle version de l’appareil. « Il y aura un Lunii v.2, avec des améliorations matérielles, surtout, relatives à la mémoire ou à la batterie. Nous avons aussi été approchés pour des appareils conçus pour les personnes âgées ou empêchées de lire à cause de problèmes de vue, mais nous nous concentrons sur Lunii pour le moment. »

    Envisageant une potentielle expansion vers d’autres pays d’Europe, Lunii pourrait s’exporter en proposant de nouvelles histoires dans plusieurs langues. De plus, d’ici la fin de l’année, la start-up proposera des histoires personnalisables en partenariat avec l’éditeur Quelle Histoire. Comme l’explique Marine Baudoin, « [l]e but est de récupérer un contenu existant et de le transformer, mais aussi de créer de nouveaux contenus en partenariat avec un éditeur, par exemple en proposant une histoire inédite mettant en scène un personnage connu. »

    La fabuleuse fabrique à histoires Lunii est vendue à un prix de 59,90 € ; elle comprend également un carnet à dessin destiné à accueillir les créations des enfants inspirées par les récits de Lunii. Il faut par ailleurs compter de 9,90 € à 15,90 € pour les packs d’histoires supplémentaires. De quoi prolonger la durée de vie de cet appareil innovant qui mêle avec brio audiobook et livre interactif.

    Source: http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur :Raphaël Dahl
    Date:  04/04/2018

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  • Biblissima a ouvert ses portes virtuelles il y a presque un an.

    Biblissima a ouvert ses portes virtuelles il y a presque un an.

    biblissima patrimoine culturel generique

    Biblissima a ouvert ses portes virtuelles il y a presque un an. Cette bibliothèque numérique a continué d’alimenter son portail pour proposer toujours plus de trésors aux visiteurs. 

    Désormais, plus de 205 000 enluminures et décors sont disponibles en ligne.

    Ces contenus sont à consulter et à admirer car ils rassemblent des trésors de l’histoire.

    Biblissima est la bibliothèque numérique dédiée au patrimoine écrit du Moyen Age et de la Renaissance en Occident, du VIIIe au XVIIIe siècle.

    Biblissima des siècles d’histoire

    Ce portail vous invite à découvrir l’histoire d’une partie des textes et livres qui ont été écrits, traduits, enluminés, collectionnés ou inventoriés depuis l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle.

    Les internautes y trouveront les manuscrits, incunables et imprimés anciens provenant du consortium Biblissima. le site est en français et en anglais.

    Outre le moteur de recherche, deux fonctionnalités sont particulièrement intéressantes:

    -des visualisations de données : accès par cartes (lieux d’origine, vie d’un livre) et représentations en graphes (vie d’une oeuvre)

    -un visualiseur d’images (« Mirador »), capable d’afficher à distance les documents numérisés provenant de plusieurs bibliothèques numériques à travers le monde.

    Avec Bliblissima, les utilisateurs peuvent constituer leur propre collection de documents, puis composer, sauvegarder et partager son environnement de visualisation personnalisé.

    On y trouve même des cartes géolocalisées des lieux représentés dans les enluminures, des lieux de conservation et des origines de publication.

    Chacun peut aussi interroger la communauté sur Twitter autour du hashtag #medievaltwitter .

    Pour accéder à Biblissima c’est ici

    Source: https://www.idboox.com
    Auteur: 
    Date: 23/03/2018

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  • Overdrive – 1 milliard de prêts numériques en bibliothèque

    Overdrive – 1 milliard de prêts numériques en bibliothèque

    Overdrive ebooks

    Overdrive, la plateforme qui connecte les bibliothèques aux livres numériques a atteint le chiffre phénoménal de 1 milliard de prêts d’ebooks. (lire d’autres articles sur Overdrive) 

    Après avoir dépassé le million de prêts d’ebooks en 2007 et les 100 millions en 2012, la plateforme de lecture numérique OverDrive a annoncé une nouvelle étape importante: les bibliothèques du monde entier ont atteint un milliard de prêts. (voir les chiffres pour la France)

    «Les bibliothèques sont à la pointe d’un monde dans l’ évolution numérique, offrant aux lecteurs de leurs communautés l’accès à des outils innovants pour emprunter des titres de leur collection numérique en quelques secondes», a déclaré Steve Potash , fondateur et PDG d’Overdrive. « Avec plus de 40 000 bibliothèques et écoles, OverDrive permet à des lecteurs du monde entier d’emprunter des titres populaires dans toutes les disciplines à tout moment et n’importe où. »

    Comment s’explique cet engouement selon Overdrive ?

    Pour Overdrive, il y a plusieurs facteurs qui expliquent cette explosion des emprunts numériques.

    Le décollage rapide de la lecture numérique peut être attribué à une variété de facteurs, y compris l’adoption généralisée des applications mobiles et des formats de fichiers ebook et audiobook standard de l’industrie.

    En outre, OverDrive a développé un certain nombre d’outils supplémentaires pour les bibliothèques pour augmenter cette croissance, comme,  l’intégration API avec les sites Web et les catalogues des bibliothèques, les clubs de livres numériques , et Libby récemment lancé.

    Donc, grâce à ces outils, il est plus facile pour les lecteurs de rechercher dans la collection numérique de leur bibliothèque locale et d’utiliser n’importe quel appareil, y compris le Kindle, pour emprunter des livres électroniques et des livres audio.

    Et autre facteur non négligeable, les contenus proposés par Overdrive sont multilingues.

    100 langues différentes sont représentées dans le catalogue, 44000 bibliothèques et écoles sont abonnées le tout dans 70 pays.

    Source: https://www.idboox.com
    Auteur: 
    Date: 22/03/2018

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  • L’Université Concordia achève l’audacieuse transformation numérique de la bibliothèque Webster

    L’Université Concordia achève l’audacieuse transformation numérique de la bibliothèque Webster

    Axé sur une technologie de pointe et comptant 22 types d’espaces d’étude, le projet novateur favorise l’apprentissage actif et collaboratif.

    L’œuvre d’art interactive Proteus présentée dans le nouveau studio de visualisation de la bibliothèque Webster.
    L’œuvre d’art interactive Proteus présentée dans le nouveau studio de visualisation de la bibliothèque Webster.


    Montréal, le 23 mars 2018 – Après trois ans de rénovations et de travaux d’agrandissement, la bibliothèque Webster entre de plain-pied dans le 21e siècle et devient un important point d’intérêt du campus Sir-George-Williams de Concordia, au centre-ville de Montréal.

    L’inauguration de la bibliothèque modernisée a eu lieu aujourd’hui en présence d’Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur et ministre de la Condition féminine, ainsi que de François Croteau, maire de l’arrondissement Rosemont­−La-Petite-Patrie, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable de la ville intelligente, des technologies de l’information et de l’innovation, et responsable de l’enseignement supérieur.
     

    Espaces, collections et services pour donner aux étudiants les rênes de leur éducation

    « La bibliothèque Webster nouvellement transformée illustre à merveille le rôle essentiel des bibliothèques universitaires comme ressource dans l’enseignement, l’apprentissage et la recherche de calibre mondial, déclare le recteur de Concordia, Alan Shepard. Elle offre aux étudiants les espaces, les collections et les services dont ils ont besoin pour prendre en main leur éducation et adopter la vision en grand-angle qui fera progresser la société. »
     

    La bibliothèque modernisée compte :

    • un bac à sable technologique permettant l’exploration numérique;
    • un studio de visualisation où est présentée l’œuvre d’art interactive Proteus :
    • Jeremy Segal (chef de projet), Michel Didier (chef technique), Roxanne Sirois (direction artistique), Joseph Browne (concepteur du son);
    • 3 300 places assises – soit une augmentation de 113 pour cent;
    • 22 types d’espaces d’étude;
    • des murs verts pour améliorer la qualité de l’air ambiant;
    • 21 kilomètres de rayons de livres;
    • des salles pour la rédaction de mémoires et de thèses.
       

    Espaces et technologies à couper le souffle

    Les visiteurs sont maintenant accueillis par des clips audio commissariés lorsqu’ils montent le nouvel escalier transitionnel de la bibliothèque. Celui-ci les amène dans une aire baignée de lumière naturelle offrant des milliers de sièges, un programme technologique captivant et des espaces réservés aux étudiants des cycles supérieurs.

    « C’est une bibliothèque nouvelle génération, et elle suscite un vif enthousiasme chez les étudiants tant du 1er cycle que des cycles supérieurs », affirme Graham Carr, vice-recteur exécutif aux affaires académiques. « Les membres de la communauté universitaire y profitent maintenant de vastes salles de lecture en silence, de salles zéro bruit, de salles de répétition d’exposés ainsi que d’un bac à sable technologique où ils peuvent mener des expériences au moyen d’appareils d’impression 3D et de réalité virtuelle ainsi que d’autres technologies de pointe. »

    « À chaque étape de prise de décision, ajoute-t-il, la directrice et bibliothécaire en chef de l’Université, Guylaine Beaudry, et son équipe ont consulté avec soin la communauté, en particulier les étudiants, pour s’assurer de faire de la bibliothèque Webster le cadre idéal pour leurs activités de recherche, d’étude et d’érudition. »
     

    Un très ambitieux projet élaboré avec soin en consultation avec les étudiants  

    « La bibliothèque Webster combine désormais les aspects essentiels d’une bibliothèque universitaire à une immersion complète dans des environnements numériques riches et diversifiés », explique Guylaine Beaudry, qui est également vice-rectrice exécutive adjointe à la stratégie numérique. « Dans ce cadre accueillant, chaleureux et d’un grand esthétisme, étudiants et étudiantes peuvent prendre en main leur apprentissage. La bibliothèque renforce une culture de recherche, d’innovation et de collaboration, favorisant ainsi la réussite des étudiants, de leur première année à l’obtention de leur diplôme. »

    La transformation de la bibliothèque Webster a été réalisée en quatre phases. Elle se caractérise par une augmentation des espaces d’étude de 27 pour cent, ce dont l’Université avait besoin depuis longtemps vu la croissance exceptionnelle qu’elle a connue ces dernières années. À l’inauguration de la bibliothèque en 1992, Concordia comptait 25 000 étudiants. Elle en accueille aujourd’hui plus de 46 000.

    La bibliothèque présente en outre un aménagement paysager vertical avec murs verts vivants à chaque étage. Ceux-ci améliorent la qualité de l’air intérieur, absorbent le bruit et procurent un sentiment de bien-être aux usagers.

    « Dans ce très ambitieux projet, tout a été mis en œuvre pour créer une bibliothèque pensée par les étudiants, pour les étudiants, souligne Mme Beaudry. Les consultations étaient la pierre angulaire du processus. Elles nous ont donné la confiance voulue pour sortir des sentiers battus et imaginer une bibliothèque nouvelle génération. »
     

    La réussite étudiante, une priorité pour la ministre Hélène David

    Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur et ministre de la Condition féminine, félicite Concordia d’avoir accordé la priorité à la transformation de la bibliothèque en y consacrant 37 millions de dollars des fonds que l’Université administre dans le cadre du Plan quinquennal d’investissements universitaires du gouvernement du Québec.

     « Investir temps et argent pour la réussite de nos étudiants, c’est ce que notre gouvernement fait et c’est la raison pour laquelle nous sommes réunis aujourd’hui. Nous avons la ferme volonté d’offrir à nos étudiants les meilleurs environnements d’étude possible. Avec cet investissement à la bibliothèque Webster de l’Université Concordia, c’est exactement ce que nous faisons. Les étudiants et étudiantes pourront bénéficier d’un lieu d’apprentissage à la fine pointe de la technologie, ce qui, j’en suis certaine, favorisera leur réussite », conclut-elle.
     

    Source: http://www.concordia.ca
    Auteur: Par: James Roach
    Date: 23/03/2018

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  • UN PHOTOGRAPHE PARTAGE LES PLUS BELLES BIBLIOTHÈQUES DU MONDE

    UN PHOTOGRAPHE PARTAGE LES PLUS BELLES BIBLIOTHÈQUES DU MONDE

    Un photographe partage les plus belles bibliothèques du monde

    La conservation et la lecture des livres sont très importantes, afin de nourrir et transmettre des connaissances. Ce compte Instagram partage les plus belles bibliothèques, dont les architectures mêlent modernisme et passé historique.

    LA COMBINAISON DE DEUX PASSIONS

    Les bibliothèques monumentales associent culture et architecture avec des résultats fascinants. C’est dans ce cadre que le bibliothécaire et photographe Thomas Guignard capture des photos des plus belles bibliothèques du monde. Cela est un vrai passe-temps unique pour le photographe.

    Une bibliothèque est un endroit où tout le monde est le bienvenu. Des architectes célèbres déposent leur marque dans ces bibliothèques où l’intellect et la pensée trouvent un foyer physique.

    Les bâtiments ont un air avant-gardiste et ultramoderne, tandis que d’autres sont retranchés dans l’histoire.

    Thomas Guignard est basé à Toronto, Canada. Il pratique la photographie depuis 2006, et récemment il s’est concentré sur l’architecture et la photographie de paysage. Dans les photos de ce photographe, les bibliothèques grandes et petites offrent des visuels uniques.

    DES CONSTRUCTIONS HORS NORMES ET MAGNIFIQUES

    Le bibliothécaire et photographe suisse a voyagé pour capturer certaines de ces magnifiques monuments. Thomas Giugnard met en valeur l’excellence architecturale et les prouesses culturelles. Découvrez les innombrables bibliothèques entre l’encre, le papier, le verre et le ciment.

    La bibliothèque George Peabody à Baltimore. Cette merveille du Maryland, a été achevée en 1878 par l’architecte Baltimora Edmund G. Lind. Nichés parmi les étagères néoclassiques noires et dorées, les livres reposent au-dessus de la salle de lecture centrale. La bibliothèque est pavée de marbre noir et blanc. 

    En Angleterre, la Radcliffe Science Library, bibliothèques bodléienne, Université d’Oxford. C’est la principale bibliothèque de recherche de l’université d’Oxford. Fondée en 1602, cette bibliothèque est l’une des plus grandes d’Angleterre. Elle compte cinq bâtiments principaux, ainsi que plusieurs salles en sous-sol. 

    La bibliothèque philologique, au sein de l’université libre de Berlin, en Allemagne. Conçue en 2005, la bibliothèque possède une forme étrange, puisqu’elle se veut rappeler celle d’un cerveau humain. D’ailleurs elle est surnommée le cerveau de Berlin. 

    La Bibliothèque Scott, Université York, à Toronto, Canada. C’est un lieu extraordinaire datant de 1968 et représente un parfait brutalisme moderne. Une grille sophistiquée de puits de lumière permet à la lumière de couler, adoucissant les effets durs du béton. Le résultat est un équilibre parfait d’élégance robuste. 

    Il y a encore de nombreuses bibliothèques à visiter, aux architectures époustouflantes, que nous vous laissons découvrir dans la série suivante 

    Source: https://www.tuxboard.com
    Auteur:Ambre Leclerc
    Date: 25/03/2018

     

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  • BIBLIOTHEQUE VIVANTE : Les livres sont des humains et les histoires des parcours de vie

    BIBLIOTHEQUE VIVANTE : Les livres sont des humains et les histoires des parcours de vie

    «Briser le masque»…

    C’est le principe de la Bibliothèque vivante, portée sur le territoire par le Conseil local de santé mentale en partenariat avec le Centre hospitalier La Chartreuse et l’Union nationale des familles et amis des malades mentaux. Des personnes ayant surmonté des troubles psychiques parlent de leurs parcours, contre les idées reçues.

    Le rendez-vous était donné samedi après-midi à la bibliothèque de Fontaine-d’Ouche.
    Présentés à l’entrée, les livres de six personnes étaient à disposition et pouvaient être empruntés. Mais ce n’était qu’un support comme clin d’oeil à la bibliothèque. Car le contenu des ouvrages, les histoires autrement dit, n’étaient pas écrites sur des pages noir sur blanc, mais bien racontées en direct.
     

    Ne pas avoir peur des troubles psychiques


    Coordonnatrice de ces échanges en tant qu'animatrice au CLSM, Caroline Sangouard explique : «L’idée est de faire témoigner des personnes ayant souffert de troubles psychiques, mais qui les ont dépassés. Le souhait est de faire changer le regard des personnes qui ne connaissent pas forcément les troubles psychiques et qui en auraient des idées reçues».
    Le concept vient du Danemark, lancé en 2000 par l’ONG «Stop the Violence». Dans la région dijonnaise, c’est la quatrième fois ce samedi que la Bibliothèque vivante était mise en place, à Fontaine-d’Ouche donc, après Longvic, Chenôve et Talant. L’initiative portée par le Conseil local de santé mentale, en partenariat avec le CHS La Chartreuse et l’UNAFAM, prend du sens et demande à être développée dans d’autres lieux du genre. «Ça se met plutôt bien en place. Les gens ont souvent des images des troubles psychiques jusqu’à en avoir peur. En venant, ils se rendent compte que ce n’est pas ça», ajoute Caroline Sangouard, psychologue de formation.
    L’accueil à l’entrée de la bibliothèque est déjà très convivial, et les témoignages des personnes sont livrés avec une certaine fierté, celle de pouvoir parler librement de leurs maladies ou bien de leurs souffrances passées, en se livrant naturellement mais aussi en démontrant qu’elles sont aujourd’hui plus fortes que ces troubles.
     


    Grégoire, 27 ans, a été diagnostiqué autiste Asperger il y a seulement quatre ans, en 2014.
    A sa naissance dans les années 90, l’autisme n’était pour lui pas assez connu par le milieu médical, mais les signes étaient là… «Je ne savais pas parler jusqu’à l’âge de 5-6 ans, je ne jouais pas avec les autres enfants… La maîtresse de l’époque me disait simplement que j’avais un comportement bizarre...», dit le principal concerné.
    La rencontre d’une magnétiseuse lui a fait du bien, mais les psychologues en revanche le considéraient comme hyperactif… «Ce n’était pas le cas. J’étais en perdition médicale», poursuit Grégoire, qui pouvait alors compter sur ses parents, «véritables appuis» à l’écoute face aux troubles non identifiés mais évidents de leur fils.
    C’est finalement un psychiatre qui a décelé l’autisme, sans pouvoir en préciser sa nature dans un premier temps. Humainement, ce sont les voyages en famille qui l’ont fait évoluer spirituellement, au Népal, au Bhoutan et en Inde. Il insiste : «Avec mes parents, on a même fondé une association en lien avec le bouddhisme, le Centre bouddhiste tibétain de Côte-d'Or. Je reste laïque mais ces voyages m’ont permis de comprendre qui j’étais vraiment. Avant, j’utilisais un masque pour cacher ma vraie nature». Son ouvrage ce samedi s’intitulait «Briser le masque»…
     

    «On peut toujours rebondir»


    Aujourd’hui, Grégoire est titulaire d’un baccalauréat dans l’hôtellerie-restauration et d’un BTS Tourisme. «L’insertion professionnelle, c’est un autre problème…», regrette-t-il, sentant qu’«il y a un blocage et quelque chose qui cloche dans le regard des employeurs».
    Mais Grégoire ne s’est pas découragé. Reconnu par la MDPH (travailleur handicapé) depuis 2017, il a tout de même trouvé une formation de technicien d’assistance en informatique à l’AFPA du Creusot.
    «Je veux montrer à travers mon témoignage que les problèmes peuvent arriver à tout le monde, et qu’on peut toujours rebondir». C’est pourquoi Nicolas s’est livré à la bibliothèque de Fontaine d’Ouche.
    Durant son adolescence, il est tombé dans le cercle vertueux des mauvaises fréquentations et des addictions aux produits ainsi qu’à la consommation illicites. Les menaces pesant sur lui lorsqu’il voulait arrêter l’ont fait plonger dans le stress, l’angoisse, jusqu’à l’agoraphobie. «J’étais devenu très anxieux, renfermé, je ne voulais plus voir personne ni mettre un pied dehors», se rappelle-t-il, «durant un an et demi voire deux ans».
    Après des années à s’en remettre, son entrée en février 2013 à l'animation du Groupe d’Entraide Mutuelle de Chenôve lui a ouvert de nouvelles portes. Avec une poursuite dans le métier d’animateur, auprès d’enfants cette fois-ci. A l’IRFA de Chenôve, en alternance au Centre social Bachelard à Marsannay-la-Côte, il passe actuellement un BAPAAT et devrait être diplômé dans trois mois. On peut par ailleurs lui souhaiter le bonheur en famille puisqu’il est papa, à 35 ans, d’un petit Gabriel depuis ce début d’année.
     

    «Etre touché par un trouble psychique m’a rendu meilleur humainement»


    Samedi après-midi, on pouvait aussi écouter Vidda, hyperactive sachant se maîtriser, ou encore Etienne, adopté à l’âge de trois ans puis touché par un trouble psychique suite à une dépression dans le tourbillon de questionnements existentiels… Il l’assure dans le résumé de son histoire : «Etre touché par un trouble psychique m’a rendu meilleur humainement, plus sensible aux handicaps notamment».
    Il était également proposé à la bibliothèque les témoignages d’une mère et d’un père, permettant d’aborder les troubles ou maladies par un autre angle, avec des regards extérieurs mais aussi par des personnes touchées, pour mieux comprendre ce que ces troubles peuvent engendrer comme souffrances, directes ou collatérales.
    A l’entrée à la bibliothèque vivante ce samedi, un petit quizz sur la santé mentale, «pour lutter contre les idées reçues», était distribué, et les plus jeunes avaient la possibilité de décorer un arbre visant à contredire celles-ci. Ces idées reçues, elles étaient on le répète réfutées de belle manière par les témoignages.
    Présidente du CLSM, Catherine Gozzi a rendu visite aux organisatrices ainsi qu’aux «livres vivants», contenant des parcours de vie respectables car très forts humainement et marqués d'évolutions positives au-delà des problèmes rencontrés.
    Le CLSM est une plateforme de concertation et de coordination entre les élus locaux d’un territoire, le service de psychiatrie publique, et des acteurs du champ de la santé mentale au sens large (professionnels du social, du médico-social, des forces de l’ordre, de l’éducation, des associations d’usagers, de pairs ou d’aidants…).
     

    Alix Berthier

     

     

     

     

    Source : http://www.infos-dijon.com
    Auteur: Alix Berthier
    Date: 27/03/2018


     

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  • Planning Biblio et BibLibre s'associent

    Planning Biblio et BibLibre s'associent

     
     

    Planning Biblio et BibLibre s'associent

    Planning Biblio c’est un logiciel libre de planification du service public que vous utilisez ou envisagez d’utiliser.

    BibLibre, c’est le leader des logiciels libres pour les bibliothèques.

    Il était donc logique que BibLibre et Jérôme Combes, l’auteur du logiciel, envisagent un partenariat pour :

    • proposer des services étendus de maintenance et d’hébergement
    • proposer des services étendus en matière de formation
    • permettre au produit de poursuivre son développement fonctionnel et technique

    Nous avons le plaisir de vous annoncer que ce partenariat prend forme dès aujourd'hui.

    • Jérôme Combes apporte son expertise et son expérience du logiciel.
    • BibLibre apporte son expertise dans le logiciel libre en général, et une structure d’une vingtaine de personne à même d’accélérer le développement du produit, la sécurisation du dispositif de maintenance, une plate-forme d’hébergement éprouvée.

    Nous vous proposons d’ores et déjà :

    • un contrat de maintenance, incluant support et mises à jour régulière
    • un contrat d’hébergement, qui vous soulagera de la gestion de votre infrastructure
    • des prestations de développement, qui seront intégrés dans la version officielle de Planning Biblio chaque fois que cela sera pertinent.

    Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez contacter

    Cordialement


    PS: bien entendu, le projet Planning Biblio reste et restera un logiciel libre, entièrement publié et partagé.

     

     

     

     
     
     
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  • UNE BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE POUR LES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

    UNE BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE POUR LES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

    UNE BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE POUR LES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
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    La numérisation du patrimoine écrit contribue à la fois à sa conservation et à sa plus large diffusion. En effet, elle garantit la préservation des documents originaux contre les risques occasionnés par leur manipulation et permet de valoriser leur contenu en les faisant connaître.

     

    http://bibliotheque-numerique.diplomatie.gouv.fr/MEAE/?mode=desktop

     

    Les Archives diplomatiques proposent à leurs usagers un détour vers des pièces importantes, remarquables ou étonnantes.

    Huit rubriques présentent les collections et l’histoire des Archives diplomatiques de manière sérieuse ou plus anecdotique :

     

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  • Lille métropole. Salon du livre de Bondues : Interview de l’auteur François d’Epenoux

    Lille métropole. Salon du livre de Bondues : Interview de l’auteur François d’Epenoux

    François d'Epenoux est un habitué du Salon du livre de Bondues (Nord). Entretien avec l'auteur, qui vient présenter samedi 24 et dimanche 25 mars son dernier ouvrage : Le Presque.

    François d’Epenoux vient régulièrement au Salon du livre de Bondues (Nord). (©DR)

    Culture – Lille métropole. Entretien avec l’auteur François d’Epenoux, qui présentera son ouvrage, Le Presque, au Salon du livre de Bondues, qui a lieu samedi 24 et dimanche 25 mars 2018 dans la métropole de Lille. Ce nouveau roman de cet habitué de ce salon présente l’histoire de Marc, un homme qui ressent, à la cinquantaine, cette impression de vivre sa vie presque comme il l’avait imaginé, mais pas tout à fait. En bref, celle d’un homme qui se sent inaccompli.

    Lille Actu : D’où vous est venue cette idée de récit ?

    François d’Epenoux : Sans doute du bilan assez classique que l’on fait en avançant dans la cinquantaine… Cette idée que le temps passe vite et que l’on n’a pas accompli tout ce que l’on souhaitait, que la réalité ne correspond pas à nos rêves, qu’on est un velléitaire qui ne va pas au bout des choses.

    Depuis quand travaillez-vous sur ce roman ?

    Ce texte a cheminé en moi pendant des mois avant de prendre corps il y a un an et demi ; une fois que j’en ai tiré le fil, la pelote s’est dévidée très naturellement. C’était le moment, le livre était mûr.

    C’est un hommage que je rends aux femmes, car je trouve qu’elles sont souvent plus courageuses que les hommes.

    Marc fait sa « crise de la quarantaine » dix ans plus tard en quelque sorte. Pourquoi cet âge ?

    J’ai l’impression que la crise de la cinquantaine d’aujourd’hui correspond à celle de la quarantaine il y a quelques années… À 40 ans, de nos jours, on est incroyablement jeune – la force de l’expérience en plus. La cinquantaine, c’est différent – du moins est-ce mon vécu : j’ai vraiment eu l’impression d’avoir passé un cap, que la « pente descendante » était entamée. J’ai exorcisé cette peur en en faisant ce roman.

    Le choix de sa femme de le laisser face à lui-même est courageux. Était-ce important pour vous que ce soit sa démarche, et non lui qui s’émancipe seul ?

    C’est un hommage que je rends aux femmes, car je trouve qu’elles sont souvent plus courageuses que les hommes, qui ont tendance à ne pas faire de choix, à « composer », à se contenter de situations bancales, donc médiocres. Les femmes, souvent du moins, ne se contentent pas de ce trouble des eaux. Elles veulent des choix tranchés, assumés, quitte à souffrir. Mais que ce soit honnête. Ici, Chloé met son mari au pied du mur : en gros, elle fait le travail à sa place car il est incapable de voir clair en lui. C’est un risque qu’elle prend, mais aussi un beau témoignage d’amour.

    LIRE AUSSI : LILLE MÉTROPOLE. SALON DU LIVRE DE BONDUES : INTERVIEW D’ADRIEN PAUCHET, AUTEUR DE PILLS NATION

    Vous êtes-vous inspiré d’une expérience personnelle, de l’histoire de quelqu’un ?

    Marc, comme Antoine, sont mes frères jumeaux. Mes porte-paroles. Je puise toujours dans un vécu personnel pour bâtir une fiction. « Le Presque », c’est moi à beaucoup de points de vue !

    Peut-on dire selon vous que le sujet de ce roman fait aussi écho à cette tendance du « zapping » de la société actuelle hyperconnectée où l’on se lasse très vite de tout ?

    Oui, dans la mesure où l’hyper-connexion, sur les réseaux sociaux notamment, donne à voir une vision surévaluée du réel : chacun y fait la promotion de sa propre vie en en donnant une image ultra flatteuse, à travers voyages, maisons merveilleuses et expériences multiples… Pour qui n’est pas dans cette surenchère, pour qui a une vie « ordinaire » au regard de ces modèles un peu fabriqués, le risque de désenchantement est grand. On se dit qu’on passe à côté de son destin, qu’on ne s’accomplit pas comme on le devrait, qu’on gâche sa chance.

    « Le Presque », c’est moi à beaucoup de points de vue !

    Cette épreuve paraît nécessaire pour Marc, afin qu’il trouve la sérénité. Pensez-vous que ce risque est nécessaire pour chacun ?

    Certains ont besoin d’épreuves pour mesurer la chance qu’ils avaient auparavant – on dit souvent qu’on réalise son bonheur une fois qu’il n’est plus là. D’autres ont une disposition à prendre le meilleur de ce que la vie leur offre, dans son absolu, et non pas relativement à d’autres modèles : ceux-là, je les envie !

    Quels sont vos projets d’écriture ? Avez-vous des pistes pour la suite ? »

    Je travaille actuellement à un projet qui remonte les années jusqu’à mon enfance. Quelque chose de tendre, d’un peu nostalgique, mais surtout, de beaucoup plus ensoleillé !

    Source: Lille actu
    Auteur: Amandine Vachez
    Date: 21/03/2018

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  • La bibliothèque Beinecke acquiert un manuscrit médiéval d'Alain Chartier

    La bibliothèque Beinecke acquiert un manuscrit médiéval d'Alain Chartier

    L’une des bibliothèques de la célèbre université de Yale dans le Connecticut, la bibliothèque Beinecke de livres rares et de manuscrits a annoncé l’acquisition d’un nouveau manuscrit médiéval venant enrichir ses collections. Le Clumber Park Chartier est considéré comme le plus beau manuscrit illustré des œuvres d’Alain Chartier (1386-1430).

     

     


    Poète, diplomate, orateur et écrivain français, Alain Chartier était l’une des personnalités les plus éminentes de la fin du Moyen Âge. On apprend sur le site de l’université, que l’exemplaire acquis aurait été réalisé en France entre 1455-1460 et 1475 environ. Il sera mis à la disposition des chercheurs et des étudiants pour consultation à la bibliothèque.

    L’œuvre a été réalisée sur du parchemin et on y distingue le travail d’au moins deux scribes. On y retrouve certains travaux de Chartier tels que « Le quadrilogue invectif », « Le livre des quatre dames », « Le lay de paix, Le livre d’esperance », « Le bréviaire des nobles », « Le debat du reveille-matin », « Le lay de plaisance », « La belle dame sans mercy » avec « La requeste baillee aux dames contra l’acteur » et « Lettres envoyées par les dames à l’auteur », « L’excusation aux dames », « Le débat des deux fortunés d’amour », mais aussi « La complainte contre la mort ».

    On y découvre également certains poèmes d’autres auteurs comme Michault Taillevent, Boton de Grandson, Achille Caulier, ou encore Simon Greban. La maison Christie’s, qui a orchestré la vente du manuscrit a précisé que les enluminures ont été réalisées par le Maître Dunois, successeur du Maître de Bedford en temps que principal peintre de Pairs.

    Découvrir la Bibliothèque Beinecke
    de livres rares et manuscrits


    L’intégralité du manuscrit a également été numérisée et rendue librement accessible via la plateforme numérique de la bibliothèque Beinecke. Elle rejoint ainsi les presque 1 400 titres déjà disponibles, en partie ou en intégralité, sur le site. Certains d’entre eux sont en latin, d’autres en italien, en anglais, en grec, en français, en allemand et dans bien d’autres langues.
     

    Source: Actualitté
    Auteur: Fasseur Barbara
    Date: 21/03/2018

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  • Comment est-il encore possible que New York ouvre ses bibliothèques 88 heures par semaine et Paris seulement 38 ?

    Comment est-il encore possible que New York ouvre ses bibliothèques 88 heures par semaine et Paris seulement 38 ?

    Paris ne peut se satisfaire de quelques timides avancées, elle doit montrer l’exemple de la transformation du pays en matière d’accès au livre et à la culture.

    GETTY IMAGES

    Comment est-il encore possible que New York ouvre ses bibliothèques 88 heures par semaine et Paris seulement 38?

    "Voyage au pays des bibliothèques". Le rapport de l'académicien Erik Orsenna porte un titre poétique et évocateur de la richesse des 16.500 équipements de lecture publique que compte notre pays. Suite à la mission confiée par la ministre de la Culture, il invite à une modernisation des bibliothèques à travers 19 recommandations pratiques. C'est un enjeu majeur de l'accès pour tous à la lecture, à la culture, au savoir et à la transmission des valeurs de la République. Dans ce travail de modernisation, le Président de la République et le Premier ministre ont identifié l'ouverture des bibliothèques le dimanche et en soirée comme un axe fondamental. Le rapport d'Erik Orsenna propose des solutions pour agir.

    A ce titre, Paris porte une responsabilité particulière dans cette ambition culturelle. Par sa dimension de "ville-monde", en tant que capitale accueillant des millions de visiteurs, à l'aune de son histoire et de son patrimoine, elle se doit de montrer un temps d'avance et d'ouvrir la voie de cette modernisation.

    Il est indispensable d'adapter l'ouverture des services publics municipaux en général, et des bibliothèques en particulier, aux nouveaux rythmes de vie des Parisiens. C'est un besoin pour les étudiants qui veulent plus d'espace de travail le week-end, c'est une demande des familles qui souhaitent partager des moments privilégiés de découverte, c'est le vœu de nombreux actifs qui ne peuvent évidemment s'y rendre en journée... À Paris plus qu'ailleurs dans notre pays, il y a une grande diversité des rythmes de vie dans une "ville où la vie va plus vite".

    Notre capitale doit aujourd'hui rattraper son retard vis-à-vis de ses homologues des grandes villes internationales. L'amplitude horaire d'ouverture des bibliothèques est en effet d'une durée moyenne de 88 heures à New-York, 78 heures à Londres, 84 heures à Amsterdam, 98 heures à Copenhague, contre seulement 38 heures hebdomadaires à Paris.

    Le dimanche à Paris, seules 7 bibliothèques municipales sont ouvertes, tandis qu'une seule bibliothèque universitaire est disponible (BU de Cochin).

    Ouvrir les bibliothèques le dimanche et en soirée n'est pas une simple question de modernité, c'est un enjeu d'égalité des chances. La modernisation des bibliothèques s'inscrit dans la continuité des réformes de l'école du ministre de l'Education nationale pour l'apprentissage des fondamentaux et l'accès à la culture. La lecture est l'opportunité de s'ouvrir à un autre monde, de découvrir des horizons que l'on ne soupçonnait pas, de s'affranchir de son quotidien et de nourrir des rêves sans limite. Dans une bibliothèque se rencontrent tous ces possibles. Comme l'écrit Julien Green "une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité".

    Dans une ville où la taille des logements est particulièrement contrainte par le niveau élevé des loyers, il y a la nécessité de proposer un lieu apaisé de lecture et de travail pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'en disposer à domicile. Une bibliothèque est la maison de service public où l'on vient trouver un refuge, un silence, une énergie différente. C'est là que s'éveillent et s'épanouissent tous les imaginaires.

    La modernisation des bibliothèques et médiathèques passe également par la numérisation des services (prolongation et réservation de documents, VOD, e.book). Elle participe à la fois de l'innovation de la gestion d'un service public et de la réduction de la fracture numérique. Faire de Paris une "smart city" à la pointe, c'est aussi accélérer la mutation vers des "e.services" dans nos bibliothèques.

    Il convient aujourd'hui d'accélérer le rythme à Paris par un plan ambitieux et des solutions concrètes et pragmatiques, tant pour l'ouverture des bibliothèques municipales que pour les bibliothèques universitaires. Ces deux chantiers sont urgents et prioritaires.

    L'humain doit être au cœur de ce processus de modernisation. Ainsi, comme le préconise le rapport Orsenna, le recours davantage généralisé à des étudiants et des volontaires du service civique représente une solution efficace. Il y a là un système où chacun s'y retrouve: les usagers qui disposeraient d'une amélioration du service public, les étudiants et volontaires rémunérés qui valoriseraient utilement cette expérience, les professionnels dont les conditions d'activités seraient préservées et la municipalité qui bénéficierait d'un dispositif souple.

    Paris ne peut se satisfaire de quelques timides avancées, elle doit montrer l'exemple de la transformation du pays en matière d'accès au livre et à la culture. Notre capitale a les moyens de cette ambition.

    Si le fantasme d'une "ville-musée" est un risque que Paris ne peut pas se permettre, suivons et concrétisons le rêve d'une "ville-bibliothèque".

    Source : https://www.huffingtonpost.fr
    Auteur : Par Pierre-Yves Bournazel / Anne-Christine Lang
    Date : 16/03/2018 

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  • Une bibliothèque dans une maison des jeunes

    Une bibliothèque dans une maison des jeunes

    Le travailleur social et auteur David Goudreault, l’intervenant Raphaël Bérubé, et la coordonnatrice de la Maison des jeunes Le Spot Jeunesse de Sherbrooke, Roxanne Beaudet, ont dévoilé la nouvelle bibliothèque.

    Il y a un an, des jeunes de la maison des jeunes Spot jeunesse de Sherbrooke ont exprimé leur besoin de lire des livres. Les jeunes ont donc eu l’idée de créer une bibliothèque qui porte maintenant le nom de David Goudreault.

    La directrice de la maison des jeunes, Roxanne Beaudet, est heureuse de voir le projet démarrer après un an de travail. « Les jeunes avaient besoin de quelque chose de chaleureux avec un coin "indien" et un foyer pour pouvoir lire et se relaxer », indique-t-elle.

    La demande des jeunes a été une surprise pour Mme Beaudet. « Il y a des préjugés qui disent que les jeunes sont toujours sur les réseaux sociaux ou encore écoutent des séries télé. On a vu que des jeunes venaient avec des mangas. Avant même le système d’emprunt, les jeunes voulaient déjà partir avec des livres. Il y en a déjà une vingtaine en circulation », explique-t-elle.

    Celui qui prête son nom à la bibliothèque, David Goudreault, est conscient que les jeunes aiment toujours lire. « Je me promène dans les écoles et les jeunes sont intelligents, allumés et ont le goût de lire. Ils lisent beaucoup de textos, beaucoup de statuts Facebook, mais ont de l’intérêt pour les livres quand on leur présente des bouquins intéressants », assure-t-il.

    « Au cœur de ma vie »

    De plus, David Goudreault a contacté plusieurs maisons d’édition afin de donner de bons livres neufs à cette nouvelle bibliothèque. Il a réussi à en récolter quelques dizaines. « C’est un grand honneur, affirme-t-il. La lecture est au cœur de ma vie. Ça a été très signifiant dans mon adolescence également, donc le fait que ce soit une bibliothèque pour les jeunes dans une maison de jeunes, c’est génial. »

    Roxanne Beaudet pense que les jeunes vont apprécier l’aspect de proximité de cette nouvelle bibliothèque. « C’est effrayant pour les jeunes d’aller dans un endroit où ils ne sont jamais allés. De plus, à leur âge, ils ne peuvent pas trop sortir du quartier. De plus, les intervenants présentent les livres et ceux-ci sont spécifiquement pour les adolescents », ajoutant que toute la communauté s’est impliquée. Les adultes pourront également emprunter des livres. « Ce qui est spécial, c’est que la bibliothèque ne sera pas seulement pour les jeunes, ajoute-t-elle. On a décidé d’ouvrir pour tout le monde. Comme on est un organisme communautaire, on veut faire de la transformation sociale, on veut amener une qualité de vie et l’on veut rendre le quartier vivant. »

    Source : La tribune
    Auteur: Tommy Brochu
    Date: 21/03/2018

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  • Les meilleures campagnes de communication en bibliothèque en 2017

    Les meilleures campagnes de communication en bibliothèque en 2017

    La Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (International Federation of Library Associations and Institutions, IFLA) a décerné ses prix internationaux des meilleures campagnes de communication en bibliothèque. La Bibliothèque publique de New York, la célèbre NYPL, s'offre la première place, devant une bibliothèque de Nouvelle-Zélande et un établissement croate.


    Bibliothèque municipale de Lyon (Part Dieu)

    (photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

    À la première place des campagnes de communication de l'année 2017, la New York Public Library se distingue avec l'opération « 2017 NYC Youth Fine Amnesty ». Comme son nom l'indique, cette amnistie d'amendes, qui s'est déroulée le 19 octobre 2017, permettait aux enfants, adolescents et autres étudiants de voir leurs pénalités levées et leurs accès aux services de la bibliothèque rétablis. 

    L'opération, menée avec la Brooklyn Public Library et la Queens Library, s'adressait aux 20 % d'usagers inscrits dont les cartes étaient bloquées, après avoir constaté que la moitié de ses inscrits vivaient dans des quartiers en difficulté. Plutôt que d'appliquer la double peine, rétablir l'accès à la bibliothèque semblait la solution la plus adaptée dans une logique accès aux savoirs et à la connaissance.

    À la seconde place sur le podium, l'hilarante campagne des bibliothécaires d'Invercargill, en Nouvelle-Zélande. « Keeping up the Librarians » recréait une photographie de la famille Kardashian pour le magazine The Hollywood Reporter, avec des bibliothécaires bien sûr. Devenue virale, la photographie a sans doute rappelé à certains que l'on pouvait troquer les Kardashian et la télé-réalité pour un bon livre...

    L'hilarante imitation par des bibliothécaires
    de la famille Kardashian

    Pour terminer, la troisième place revient au projet « Greetings from Zagreb, Croatia », organisé par la bibliothèque nationale et universitaire de Zagreb, en Croatie, qui proposait au public de s'emparer du patrimoine à travers des cartes postales numérisées à personnaliser. Cette campagne a permis à l'établissement de proposer une application mobile, la première du genre par une bibliothèque en Croatie.

    Les trois lauréats ont respectivement reçu 2000 €, 1000 € et 500 €. 56 campagnes ont participé au concours proposé par l'IFLA et sponsorisé par BibLibre.

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Antoine Oury
    Date : 19/03/2018

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  • Lille métropole. Salon du livre de Bondues : Interview d’Adrien Pauchet, auteur de Pills Nation

    Lille métropole. Salon du livre de Bondues : Interview d’Adrien Pauchet, auteur de Pills Nation

    L'auteur lillois Adrien Pauchet sera au Salon du livre de Bondues, qui a lieu les samedi 24 et dimanche 25 mars 2018. Interview de l'auteur, qui présente son récit : Pills Nation.

    Le Lillois Adrien Pauchet sort, avec Pills Nation, son premier roman. (©DR)

    Culture – Lille. Récit de science-fiction et policier se joignent dans le premier ouvrage d’Adrien Pauchet Pills Nation. L’auteur Lillois de 30 ans, qui sera présent au Salon du livre de Bondues (Nord) samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, y dresse le portrait d’une société de demain, marquée par l’Orphée, une drogue étrange, hors de prix et qui permet… D’entrer en contact avec les morts. Interview de l’auteur – aussi fondateur de la société de production l’Orange verte à Lille (Nord) – qui présente son récit.

    Lille Actu : Pouvez-vous revenir sur la création de « Pills Nation » ?

    Adrien Pauchet : Au tout début, le projet était de réaliser une web-série d’une dizaine d’épisodes. Mais dans le monde de la production, il faut que beaucoup de projets échouent avant de parvenir à en faire aboutir un seul. Lorsque David des Éditions Aux Forges de Vulcain m’a proposé de raconter cette histoire dans un roman, ça s’est imposé comme une évidence. C’est immédiatement devenu la façon évidente de raconter l’intégralité de l’histoire. Aujourd’hui, Pills Nation est pour moi un roman et uniquement un roman.

    Pourquoi à Paris et pas à Lille ?

    Paris est un véritable personnage du livre et l’histoire nécessite une ampleur et une diversité que Lille ne possède peut-être pas. Il faut aussi une ville que les gens puissent facilement identifier et visualiser. Qui brasse un imaginaire complet. Il y a quelque chose de jouissif à traiter des endroits méconnus de la capitale, à jouer avec son histoire. Et j’aime peut-être trop Lille pour la maltraiter de la façon dont je parle de Paris dans le roman.

    Il y a un péché capital qu’il faut éviter à tout prix : l’ennui.

    Avec des chapitres courts et un récit très vivant, avez-vous tenté de garder un rythme similaire celui de la série ?

    Pour un premier livre, je pense qu’il y a un péché capital qu’il faut éviter à tout prix : l’ennui. Je pense donc que quelque part et d’une façon inconsciente, le roman se rapproche du rythme d’une série télévisé. Mais ce que l’on considère être un rythme de « série » aujourd’hui, vient de la tradition du feuilleton dans les journaux et des romans épisodique. C’est un retour à l’envoyeur logique quelque part !

    Pourquoi avoir choisi ce « pouvoir » de revoir les morts ?

    C’est une idée qui permet d’avoir un effet miroir chez les personnages. De les obliger à se positionner face à leur passé et une chose aussi sensible et universelle que la mort. C’est aussi un ressort narratif intéressant : Les morts disparaissent avec leurs secrets. Si il est possible d’accéder à eux de nouveau, est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Doit-on toujours connaître la vérité ?

    Une personne, évoquant les visions de la pilule, m’a demandé si « j’y croyais vraiment ».

    Selon vous, la drogue est-elle toujours une échappatoire quand il s’agit de retrouver une part de son passé ?

    C’est toute la question que pose le livre. Est-ce toujours un échappatoire lorsque l’on s’enferme en soit même ? Est-ce une bonne chose de regarder en arrière constamment, d’être en permanence attaché aux personnes que l’on a perdu et donc, à ce qui n’est plus ? Comment parvenir à se tourner vers le présent et le futur ? Ce sont des questions très universelles bien entendu, qui sont ici mélangées dans la forme classique et codifiée du Polar.

    Avez-vous eu des retours de lecteurs qui vous ont particulièrement touché/surpris ?

    J’ai été très surpris lorsqu’une personne, évoquant les visions de la pilule, m’a demandé si « j’y croyais vraiment ». J’ai décidé de prendre ça pour un signe positif. Si elle s’est posée cette question, voilà au moins une chose de réussie dans le livre.

    Pensez-vous que vous vous laisseriez tenter par cette drogue, si vous étiez dans Pills Nation ?

    Je pense qu’il serait difficile de résister. Comme tout le monde, il y a plusieurs personnes à qui j’aimerais avoir l’occasion de dire au revoir.

    Retrouvera-t-on les personnages et le contexte du 1er livre dans la suite ?

    Il s’agira d’une suite directe, avec les mêmes personnages, qui continuera d’explorer les mêmes thématiques, tout en élargissant l’ampleur de l’histoire. Mais il faut que chacun des volumes puissent se lire indépendamment de l’autre, qu’ils disposent d’un véritable début et d’une véritable fin. C’est donc une continuation et un nouveau commencement.

    Source  : https://actu.fr/hauts-de-france/
    Auteur : Amandine Vachez
    Date  : 19/03/2018

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  • Manuscrits médiévaux numérisés d'Albi

    Manuscrits médiévaux numérisés d'Albi

    Manuscrits médiévaux

    Manuscrits médiévaux

    La médiathèque Pierre-Amalric d'Albi conserve plus de 50 manuscrits médiévaux dans ses réserves, datant du VIIIe au XVe siècle. Certains sont exceptionnels, comme la Mappa Mundi d'Albi, (ms 29) ; d'autres sont remarquables comme le De situ orbis geographia de Strabon, (ms 77). De nombreux manuscrits issus des collections sont numérisés et accessibles librement dans la bibliothèque numérique Cécilia.

     

    Consulter les manuscrits médiévaux

     

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  • Le métier d’agent littéraire : une journée avec Andrea, de Librinova

    Le métier d’agent littéraire : une journée avec Andrea, de Librinova

    Le mot « agent » vous évoque sûrement un tas de choses : peut-être 007 ou Jason Bourne ? Ou plutôt un homme aux cheveux grisonnant qui rôde, cigare à la main, dans les studios hollywoodiens ? Ou bien encore celui ou celle qui vous a aidé à trouver votre dernier appartement ?

     Mais en matière d’agent littéraire, il y a sûrement moins d’images qui vous viennent à l’esprit ! Véritable institution dans les pays anglo-saxons, le rôle d’agent littéraire est encore peu connu et même parfois méconnu en France. Quel est le rôle d’un agent littéraire et comment accompagne-t-il les auteurs ? Andrea, agent littéraire de Librinova, a travaillé plus de 10 ans chez des éditeurs traditionnels et maîtrise tous les aspects de ce métier. Découvrez son quotidien.

     

    Quel est le premier réflexe de l’agent littéraire ?

    Dès le matin, le métier d’agent littéraire nécessite de se plonger dans l’actualité.

     

    8h20 : La journée de travail commence dans le métro

    Je sors ma liseuse pour me plonger dans la lecture, soit du roman d’une étoile naissante de Librinova, soit d’un livre qui m’a été recommandé par un éditeur ce qui me permet d’être toujours au fait de l’offre littéraire actuelle.

    9h : Un regard sur l’intérêt des lecteurs

    J’arrive dans nos bureaux du 24 rue de l’Échiquier et m’installe devant mon ordinateur avec un bon petit café. On est lundi et ma première tâche est donc de faire un point sur les ouvrages que nous représentons : je parcours les sites libraires et note pour chaque livre le nombre d’exemplaires vendus, la teneur et le nombre de nouveaux commentaires et la notation moyenne des lecteurs. Je demande également à Anaïs si nous avons reçu des chroniques intéressantes de blogueurs. Tous ces éléments m’aident à suivre l’intérêt des lecteurs pour les livres et me donnent matière à relancer les éditeurs qui ont ces livres en lecture.

     

    Agent littéraire, un lien entre les maisons d’édition et les auteurs

    Contrats, négociations, échanges… Au quotidien dans son métier, l’agent littéraire fait de son mieux pour satisfaire auteurs et éditeurs.

    10h : Des dialogues de confiance avec les auteurs

    Mon suivi terminé, je m’occupe justement d’envoyer des messages de relance. Mon téléphone vibre. Un auteur Librinova m’appelle suite au message que je lui ai laissé, dans lequel je détaillais les différents points de sa première offre d’édition par une grande maison d’édition. Nous discutons de l’échelle de droits, de l’avance proposée par l’éditeur, du droit de préférence que l’éditeur pourrait avoir sur ses futurs écrits. Comme la plupart de nos auteurs, il apprécie de pouvoir parler d’argent aisément avec son agent… et non avec son éditeur, avec qui les échanges sont centrés sur l’écriture. Je lui explique les points du contrat que je veux améliorer ainsi que les points sur lesquels je sais que cet éditeur ne bougera pas. J’en profite pour parcourir le contrat avec lui et répondre à ses questions sur les différentes clauses. J’explique, par exemple, ce que sont les droits secondaires et dérivés prévus dans le contrat d’édition : les éditions club, poche, gros caractères, les traductions en langue étrangère… Il me fait part de ses craintes à l’idée de retravailler son texte et je lui explique à quel point l’accompagnement d’un éditeur est une richesse et une étape très importante dans la vie d’un écrivain.

    11h : Des négociations bien abouties

    Charlotte et Laure arrivent après une réunion importante avec la direction d’un grand groupe d’édition, le courrier à la main. Il y a un pli pour moi : un jeu de contrats pour contresignature. La négociation de ce contrat a été longue et un peu difficile avec beaucoup d’allers-retours sur les clauses, de nettes améliorations pour l’auteur et quelques concessions à faire. Mais je suis très fière du résultat car l’éditeur et l’auteur sont tous deux heureux à l’issue de ces discussions et comme je le dis souvent : une négociation réussie est celle donc chaque partie repart satisfait !

    En tant qu’agent, je relis chaque page du contrat d’édition (20 pages – heureusement que j’ai l’habitude des contrats et sais m’y retrouver !) et du contrat d’adaptation audiovisuelle (3 pages seulement – ouf !) pour vérifier que tous les différents points négociés y sont bien intégrés, avant de l’envoyer à l’auteur.

    À lire aussi : La minute conseil – L’autoédition et l’édition traditionnelle sont-elles compatibles ?

     

    L’agent littéraire est présent sur le terrain

    Dans sa journée chargée, l’agent littéraire multiplie les rencontres avec les acteurs du monde de l’édition.

     

    12h30 : Même le midi, le travail n’attend pas

    C’est l’heure de déjeuner !  Je file à St Germain des Prés pour retrouver une copine éditrice qui vient de changer de maison d’édition. L’édition, tout comme l’écriture, reste un domaine très humain. Chaque éditeur a ses propres goûts, sa propre vision littéraire. Certes, une maison d’édition aura toujours son image, sa ligne éditoriale mais elles fluctuent toujours en fonction des personnes qui composent l’équipe éditoriale.

    Je profite de ce déjeuner mi-amical, mi-professionnel (telle est la nature du monde de l’édition !) pour obtenir plus de détails sur son nouveau rôle et les types d’ouvrages qu’elle recherche. Sans oublier, bien sûr, de lui demander les nouvelles du petit dernier et de l’avancement des travaux dans sa maison de vacances. Autour du café, je lui parle de deux romans que Librinova représente en tant qu’agent et qui me semblent correspondre parfaitement à la ligne éditoriale qu’elle développe. Elle est toute ouïe et me demande de lui envoyer les fichiers dès que possible pour lecture.

    14h30 : Rencontre groupée avec des éditeurs

    Je traverse le 6e arrondissement pour participer à un comité de lecture. J’assiste tous les trois mois environ au comité de lecture de cet éditeur pour lui présenter en détail tous nos nouveaux ouvrages représentés. Il s’agit d’un groupe d’édition avec des marques à la fois littéraire et populaire et les différents éditeurs rassemblés m’indiquent, suite à ma présentation, les ouvrages qu’ils souhaitent lire.

    16h : Echanges virtuels avec les auteurs et les éditeurs

    De retour au bureau, je me pose sur le canapé à l’écart de l’open space pour lancer un appel Skype entre l’une de nos auteurs, qui habite en Normandie, et un éditeur parisien intéressé par son dernier roman. Il s’agit du 4e roman de l’auteure et du deuxième qui a dépassé le fameux seuil de 1000 exemplaires qui permet d’intégrer le programme d’agent Librinova. Après quelques mois de prospection, ce n’est pas un éditeur qui a manifesté son intérêt, mais deux ! Aujourd’hui, elle rencontre (virtuellement en tout cas) le deuxième éditeur. Deux personnalités très différentes, deux images du même livre, deux pistes possibles de re-travail. Je rappelle l’auteur immédiatement après la fin de la conférence pour que nous débriefions. Elle est enthousiaste, mais un peu perdue.

    Je l’écoute et lui redonne des détails sur les profils de chaque maison et de chacun des éditeurs, pas les informations que l’on trouve sur le net mais celles que l’on a quand on passe du temps dans les coulisses. On pèse le pour et le contre ensemble. Je lui conseille de prendre son temps, lui rappelle certains commentaires faits par chaque éditeur qu’elle n’avait pas forcément notés. Je pense qu’elle apprécie le regard neutre et bienveillant que je lui offre, car il peut être difficile pour un auteur, comme pour tout créatif, de se distancier du rapport chargé d’émotions qu’il a avec son œuvre. Elle raccroche pour se replonger dans son texte et réfléchir à son choix.

     

    Avoir un agent littéraire est indispensable pour être publié

    Bientôt la fin de journée. Mais il reste du temps à l’agent littéraire pour échanger avec de nouveaux auteurs… et lire, évidemment !

    17h : Une nouvelle aventure humaine

    Je me glisse à nouveau derrière mon écran. J’écris à une toute nouvelle étoile pour la féliciter de son entrée dans le programme d’agent et lui propose d’organiser un rendez-vous téléphonique pour faire connaissance.

    Ce que j’aime dans mon métier d’agent, au-delà de la découverte de magnifiques textes, c’est avant tout l’aventure humaine : échanger avec les auteurs, connaître leur lieu de vie, leur métier, leur rapport à l’écriture et leurs projets en cours, s’ils ont des maisons d’édition dont ils rêvent, leur vision pour leur livre… Dans la foulée, je commence à rédiger un argumentaire de son ouvrage qui mêle des informations sur le titre en tant que tel et des informations commerciales.

    19h : Un dernier mot aux éditeurs

    Pour clôturer ma journée, j’envoie aux éditeurs rencontrés aujourd’hui les différents ouvrages qu’ils m’ont demandés, accompagnés d’un petit mot les incitant à se plonger rapidement dans les textes.

    Et hop, de retour dans le métro, liseuse à la main. Un agent lit tout le temps. 

    Source : https://www.librinova.com
    Auteur: inconnu 
    Date: 15/03/2018

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  • Comment faire publier son livre par un éditeur ?

    Comment faire publier son livre par un éditeur ?

    L’écriture d’un livre achevée laisse souvent place au désir de le voir publié. S’il existe de nombreuses maisons d’édition, les chances de voir son manuscrit transformé en livre vendu dans les rayonnages des librairies sont minces. Comment faire pour mettre toutes les chances de son côté et réussir cette tâche de prime abord compliquée ? Quels sont les moyens mis à votre disposition pour y arriver ?

    Envoyer son manuscrit à des maisons d’édition ciblées : le réflexe de tous les auteurs en herbe

    Une fois l’écriture terminée et le manuscrit relu et peaufiné, les auteurs ont souvent comme premier réflexe de le soumettre aux services de manuscrits des éditeurs. Le processus étant long et extrêmement sélectif, certains auteurs décident de forcer le destin pour faire publier leur livre en envoyant leur œuvre à une multitude d’éditeurs – malheureusement choisis trop souvent au hasard. D’autres, plus réfléchis, préfèrent sélectionner méticuleusement les maisons qu’ils visent.

    Cette seconde option est évidemment préférable car il est important d’envoyer votre manuscrit à des éidteurs publiant le même genre de livre que le vôtre. En effet, si vous adressez un roman d’anticipation à une maison d’édition spécialisée dans la littérature jeunesse, vous perdrez du temps (et de l’argent) à envoyer votre manuscrit, qui ne probablement éliminé immédiatement. Au moment de cibler les maisons d’édition, prenez notamment en compte :

    • Le genre des livres déjà publiés ;
    • L’image que dégage la maison d’édition, sa réputation auprès des auteurs ;
    • La visibilité de l’éditeur en librairie ;
    • Le nombre de nouveaux auteurs français publiés chaque année (inutile d’envoyer votre manuscrit à une maison d’édition qui ne publie que des auteurs étrangers).

    Une fois que vous aurez la liste des maisons d’édition susceptibles d’être intéressées par votre manuscrit, élaborez un tableau de suivi indiquant le nom de la maison, les contacts, la ligne éditoriale, les dates d’envois et de réponses, etc. Cela vous permettra de vous organiser et d’éviter les doublons.

    Se lancer dans l’auto-édition pour se faire repérer : un nouveau moyen efficace d’être publié

    Vous êtes lassés d’attendre les réponses des éditeurs et vous avez envie d’agir et de soumettre votre livre aux lecteurs ? L’auto-édition est faite pour vous ! C’est en effet la bonne solution pour publier son livre sans passer par une maison d’édition… mais sans non plus abandonner ses rêves d’édition pour autant. En effet, ces deux formes de publications ne sont pas incompatibles. Mieux : l’auto-édition est un tremplin qui peut vous permettre d’être repéré par une maison d’édition.

    C’est une étape de plus avant d’atteindre le Graal de la publication mais qui a l’avantage de vous faire enfiler plusieurs casquettes et de vous permettre de contrôler toutes les étapes du processus. Correction, mise en page, communication, distribution : vous touchez à tous les métiers de l’édition. Si besoin, il est également possible de confier certaines de ces tâches des professionnels comme Librinova. Mise en page, relecture, conception de couverture d’un livre, impression à la demande, promotion du livre etc. : n’hésitez pas à faire appel aux services à la carte de Librinova afin d’être bien accompagné et de publier un livre de qualité professionnelle.

    Par la suite, si vous entrez en contact avec un éditeur, vous pourrez mettre en avant les ventes déjà réalisées en auto-édition qui montrent que vous avez séduit les lecteurs, votre capacité à communiquer autour de votre livre et à rassembler une communauté. Ce sont de précieux atouts pour les maisons d’édition ! Dans cette démarche, Librinova vous accompagne grâce à son Programme Agent littéraire, et joue l’intermédiaire entre les éditeurs et vous pour faciliter les relations…

    À lire aussi : De l’auto-édition d’un livre chez Librinova à l’édition chez Michel Lafon, l’extraordinaire aventure de Carène Ponte

     

    Faire appel aux services d’un agent littéraire : une fonction méconnue et pourtant très utile

    Écrire un livre est un travail de longue haleine et le faire publier par un éditeur est une grande satisfaction pour chaque auteur. Pour y arriver, il est possible de faire appel aux services d’un agent littéraire. Ce professionnel est un facilitateur entre l’auteur et l’éditeur. Pourquoi ? Car il évolue dans ce secteur depuis plusieurs années et a des relations que les auteurs n’ont pas. Il connaît les éditeurs, leurs goûts, le type de livres qu’ils publient, etc. C’est donc un moyen supplémentaire de trouver un éditeur pour son livre par l’intermédiaire de ce professionnel capable de garantir des résultats pour l’auteur en quête d’une maison d’édition.

    Toutefois, ce rôle d’agent n’est pas encore très répandu en France. C’est pourquoi Librinova a développé son Programme Agent littéraire à destination des auteurs autoédités. Intégrer ce programme est possible pour tous ceux qui vendent plus de 1 000 exemplaires numériques dans les 18 mois suivant le jour de la mise en vente via Librinova. Une fois ce seuil dépassé, si les auteurs acceptent d’intégrer le programme, notre agent littéraire Andrea les contacte pour connaître leurs souhaits et démarche ensuite les maisons d’éditions susceptibles d’être intéressées par la publication de l’ouvrage en fonction de leur ligne éditoriale. Si un éditeur formule une réponse positive, elle entame alors les négociations du contrat d’édition qui sera ensuite  signé par l’auteur. Aujourd’hui, déjà 36 auteurs ont signé un contrat d’édition grâce à Librinova et son Programme Agent… Pour être le prochain et voir votre rêve aboutir, lancez-vous !

    Source : https://www.librinova.com
    Auteur: Inconnu
    Date: 15/03/2018

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  • Switch Book – Une appli permet de lire des ebooks en deux langues

    Switch Book – Une appli permet de lire des ebooks en deux langues

    switch book appli bilingue ebook
    Switch Book est une application qui va plaire aux personnes désirant améliorer leur maîtrise de la langue française, anglaise ou espagnole. 

    Vous avez envie de lire en anglais dans le texte mais vous n’êtes pas sûr de comprendre l’intégralité de votre lecture. Switch Book est capable de vous aider.

    Cette application a été conçue en France. Elle permet d’acheter dans une librairie encapsulée dans une appli des ebooks bilingues.

    Switch Book comment ça marche ?

    L’application propose de télécharger des ebooks, généralement issus des grands classiques de la littérature.

    Une fois le livre choisi, et sa version, français/anglais par exemple, vous pouvez commencer à le lire.

    Dès que vous butez sur un passage, un mot, une expression, vous avez la possibilité de Switcher en français puis de revenir au texte d’origine. Il suffit de toucher l’écran et le passage de l’un à l’autre s’effectue.

    Toute la difficulté dans le développement de cette appli réside dans le fait que les développeurs ont fait un gros travail de synchronisation pour que le lecteur puisse passer d’un passage du livre à un autre en changeant de langue, sans jamais tâtonner.

    De plus, les traductions ont été révisées pour proposer aux lecteurs un texte parfaitement à jour.

    La start-up propose également quelques titres en français/ espagnol et bientôt en allemand.

    L’objectif de Switch Book est d’inciter le lecteur à lire de façon fluide et de parfaire ses connaissances dans une langue.

    Switch Book est bien conçue, facile d’accès. Une quinzaine d’eboks français/anglais sont actuellement disponibles dans différentes thématiques : aventure, classique, contes pour enfants, essais littéraires, fantastique, horreur, humour, nouvelles, passion, policier, science-fiction…

    Chaque fiche ouvrage est présentée avec un résumé et vous indique les niveaux de difficulté : moyen, intermédiaire ou confirmé.

    Switch Book est un bon concept. Il mixe parfaitement lecture numérique et acquisition des connaissances et conviendra notamment aux lycéens et étudiants voulant améliorer leurs connaissances dans une langue.

    En 2013, Bragelonne avait également tenté ce genre de lecture bilingue avec Les lames du cardinal.

    Téléchargez l’application sur iPad ou iPhone Cliquez ici

    Source: https://www.idboox.com
    Auteur : 
    Date: 15/03/2018

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  • Un monde à l’autre – Les Chroniques de St Mary

    Un monde à l’autre – Les Chroniques de St Mary

    Un monde à l’autre – Les Chroniques de St Mary

    Le livre Un monde après l’autre est le tome 1 de la grande saga « Les Chroniques de St Mary » écrite par Jodi Taylor.

    Auto-éditée, elle a rencontré un très vif succès dès la parution du livre avec plus de 60 000 lecteurs.

     

    Le livre a ensuite été édité au format papier en 2013 en Angleterre puis publié en 2016 aux USA où il rencontre encore un énorme succès.

    La série « Les Chroniques de St Mary » est composée aujourd’hui de 9 tomes.

    C’est la première fois qu’un des romans de Jodi Taylor est traduit en français pour notre plus grand plaisir. Il est édité par HC Editions.

    Madeleine Maxwell est une jeune et brillante historienne. On lui propose de rejoindre l’Institut St Mary.

    Elle va vite découvrir que ce centre n’est pas comme les autres. Ici les chercheurs en histoire ne se contentent pas de plonger le nez dans des livres.

    Ils étudient et ils vivent l’histoire en temps réel grâce à des capsules pour remonter le temps.

    Elle ne réfléchira pas longtemps avant de signer pour l’aventure de sa vie. Et nous non plus.

    On plonge dans cette histoire avec délectation. Le livre rassemble tous les ingrédients pour qu’on ne le lâche pas jusqu’à la dernière ligne.

    Les sauts dans le temps rendent les possibilités infinies et les catastrophes aussi.

    On passe de la seconde guerre mondiale, à la période des dinosaures ou à la grande bibliothèque d’Alexandrie.

    Un monde à l’autre – Les Chroniques de St Mary : impossible de lâcher le livre

    Un monde après l’autre est absolument captivant. L’auteur a pris le temps de fouiller ses personnages.

    On s’attache vite à Madeleine Maxwell cette risque-tout passionnée et un peu maladroite que rien ne peut effrayer.

    Elle nous entraîne dans un tourbillon d’action, de sensations, d’humour et de sentiments ininterrompus.

    L’histoire va à 100 à l’heure. On verrait bien d’ailleurs les « Les Chroniques de St Mary » adaptées en film.

    La force du livre tient également au style d’écriture. Comme l’indique le sous-titre, il s’agit de chroniques.

    On vit donc le livre à la première personne. Cela renforce encore son intensité. Et il n’en manque pas.

    Ces historiens ont l’art de s’attirer des ennuis. Leurs voyages dans le temps ne sont pas de tout repos d’autant plus qu’ils ne sont pas les seuls à visiter le passé.

    Leurs homologues n’ont pas des intentions aussi vertueuses que les leurs. Vous vous en doutez rien ne se passe jamais comme prévu.

    La tension monte à chaque nouvelle expédition.

    Vous l’aurez compris, on a adoré le livre. On s’est délecté jusqu’à la dernière ligne…qui réserve encore des surprises.

    Un monde après l’autre plaira aux adultes et aux grands adolescents (histoire d’amour oblige).

    On attend avec impatience la traduction du tome 2. Dépêchez-vous SVP!

    Source: https://www.idboox.com
    Auteur: FREDERIC DANILEWSKY
    Date: 15/03/2018

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  • Les usages de lecture des américains – Papier, Ebook, livres audio

    Les usages de lecture des américains – Papier, Ebook, livres audio

    livres audio pew 2018

    Les américains n’hésitent pas à multiplier les formats de lecture (papier, ebook…), et l’utilisation des livres audio est en hausse. 

    Environ trois quarts (74%) des Américains ont lu un livre au cours des 12 derniers mois dans n’importe quel format, un chiffre qui est resté largement inchangé depuis 2012, selon un sondage Pew Research Center réalisé en Janvier.

    Les livres imprimés demeurent le format de lecture le plus populaire, 67% des américains ayant lu un livre imprimé au cours des 12 mois écoulés.

    Toutefois, la part des lecteurs de livres imprimés et de livres numériques reste similaire à l’enquête menée par Pew en 2016.

    Livres audio – Hausse de 4 points

    En effet, il y a eu une augmentation modeste mais statistiquement significative du nombre d’américains qui lisent des livres audio, de 14% à 18%.

    Dans l’ensemble, les américains lisent une moyenne de 12 livres par an, alors que l’américain moyen a lu quatre livres au cours des 12 derniers mois.

    Chacun de ces chiffres est en grande partie inchangée depuis 2011, depuis que le Centre de recherches a commencé à mener des enquêtes sur les habitudes de lecture des livres des américains.

    Malgré une certaine croissance dans certains formats numériques, les américains consomment relativement peu de livres numériques (Pew inclut livres audio + livres électroniques) à l’exclusion de l’imprimé.

    Lecture, les usages

    Quelque 39% des Américains déclarent ne lire que des livres imprimés, tandis que 29% lisent des formats numériques et lisent également des livres imprimés.

    Seulement 7% des américains déclarent ne lire que des livres au format numérique et n’ont lu aucun livre imprimé au cours des 12 derniers mois.

    Certains groupes démographiques sont plus susceptibles que d’autres d’être des lecteurs de livres numériques mais en général, ce comportement est relativement rare dans un large éventail de données démographiques note Pew.

    Par exemple, 10% des 18 à 29 ans ne lisent que des ebooks, contre 5% des 50-64 ans et 4% des 65 ans et plus.

    Fait intéressant, il n’y a pas de différences significatives sur cette question liée au niveau de scolarité ou au revenu annuel du ménage.

    Environ 7% des diplômés des collèges sont des lecteurs de livres numériques, comparativement à 5% de ceux qui n’ont pas terminé leurs études secondaires.

    Les différences démographiques dans la lecture des livres en 2018 sont similaires à celles observées dans les enquêtes précédentes du Pew Research Center.

    Par exemple, les diplômés des collèges sont plus susceptibles d’être des lecteurs de livres que ceux qui n’ont pas fréquenté l’université, et les jeunes adultes sont plus susceptibles de lire des livres que ceux de 65 ans et plus.

    En même temps, certains groupes sont devenus plus susceptibles de lire des livres dans certains formats que ce qui était observé en 2016.

    Quelques exemples par typologie de lecteurs

    Jeunes adultes – Près du quart (23%) des 18 à 29 ans ont écouté un livre audio au cours des 12 derniers mois, comparativement à 16% en 2016.

    Diplômés – La proportion de diplômés universitaires qui ont lu un livre imprimé ou écouté un livre audio au cours des 12 derniers mois a augmenté de 6 et 7 points, respectivement, depuis 2016.

    La proportion de diplômés du secondaire qui ont écouté un audiobook au cours des 12 derniers mois a presque doublé au cours de cette même période, passant de 9% en 2016 à 16% aujourd’hui.

    Adultes vivant en milieu rural – Les adultes vivant dans divers types de collectivités sont tout aussi susceptibles d’écouter des livres audio.

    17% des habitants des zones rurales ont écouté un livre audio au cours des 12 derniers mois, contre 10% en 2016.

    Source: https://www.idboox.com
    Auteur: 
    Date: 15/03/2018

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  • Rapport très critique du WWF sur le livre jeunesse

    Rapport très critique du WWF sur le livre jeunesse

    wwf les livres de la jungle

    Le WWF France a publié un rapport très critique à l’encontre des éditeurs de livres jeunesse.

    Ce rapport intitulé « Les livres de la jungle » a pour objectif d’évaluer les pratiques environnementales de l’édition Jeunesse, secteur particulièrement à risques car plus de la moitié des impressions en volume sont réalisées en Asie.

    Un panel de 164 livres a été passé au crible par l’organisation mondiale pour la protection de la nature.

    Voici quelques chiffres clés publiés par le WWF

     
    -pour plus de 90 % des titres, la qualité du papier et des encres est inconnue

    -pour plus de 90 % des titres, l’incitation au recyclage est absente, le sujet étant tabou dans l’édition, même pour les livres dont la durée de vie est faible (cas du segment étudié)

    -les imprimeurs sont dans 63 % des titres, soit inconnus soit sans certification (ISO, FSC)

    -seuls 43 % des titres satisfont à l’obligation légale d’indiquer le nom de l’imprimeur (en plus du pays d’impression).

    -une grande majorité des livres sont composés exclusivement de fibres vierges et aucun d’entre eux n’est composé à 100% de papier/carton recyclé.

    Le WWF a enfin analysé les fibres issus de livres ce plusieurs maisons phares : Auzou, Fleurus, Gallimard Jeunesse, Hachette Jeunesse, Milan, Nathan, Pi.kids, Piccolia

    La conclusion est la suivante : « Ces analyses montrent que les papiers sont composés presque exclusivement de fibres vierges, la plupart étant issues de plantations industrielles. Or, les plantations industrielles ont généralement été installées dans les trente dernières années en lieu et place de forêts primaires tropicales, après déforestation ou dégradation des tourbières et peuvent représenter des menaces pour l’environnement si elles ne sont pas certifiées FSC (utilisation massive d’intrants, monocultures, perte de biodiversité etc.).« 

    Pour pallier à ces manques, le WWF a publié plusieurs recommandations à consulter dans le rapport complet.

    L’organisation donne quelques conseils aux éditeurs et aux imprimeurs comme par exemple l’utilisation d’outils : book chain project, paper profile, check your paper, environmental paper company index, certification FSC…)

    Edition jeunesse : Non ce n’est pas la jungle !

    Il aura fallu moins de 48 h au Syndicat national de l’Edition pour réagir à ce rapport plutôt ennuyeux à quelques jours de l’ouverture du salon Livre Paris.

    Dans un communiqué, le SNE déclare  : Le rapport publié par WWF et intitulé « Les livres de la jungle », prend acte des résultats obtenus par les éditeurs français en matière de production respectueuse de l’environnement. En particulier, contrairement à ce que peut laisser entendre le titre, il reconnaît qu’aucun d’entre eux n’imprime ses ouvrages sur du papier issu de la déforestation tropicale. 
    Ce rapport est clair : le livre pour la jeunesse ne contribue en aucune manière à abîmer les forêts : « (…) les papiers graphiques analysés par cette étude semblent exempts de liens directs avec la déforestation (…) » (cf.p.84)
    Les éditeurs sont dans un axe de progrès. Ainsi, 93% des livres publiés par des éditeurs français sont certifiés FSC, PEFC ou sont imprimés sur des papiers recyclés mais les éditeurs ne le mentionnent pas systématiquement (cf. étude SNE 2017)
    Le SNE regrette que WWF ne considère comme certification valable que le label FSC dont ils sont partenaires.
    Par ailleurs, le rapport lui-même constate que les imprimeurs chinois choisis par les éditeurs français sont très majoritairement certifiés FSC (71%) cf. page 65. Rappelons que les imprimeurs chinois sont les producteurs principaux de livres pour enfants dans le monde entier.
    Pour ce qui concerne le papier recyclé, tous les éditeurs français souhaitent en augmenter les quantités dans leur production mais l’offre en papier recyclé ne répond pas aujourd’hui suffisamment aux besoins des éditeurs en termes de quantités, caractéristiques, formats et prix pour les tirages importants.
    Quant à la recommandation de WWF de signaler que les livres sont recyclables et donc jetables dans la « bonne » poubelle, en considérant le livre comme un déchet potentiel, elle va à l’encontre de la valeur affective et symbolique que les auteurs et les lecteurs accordent à l’objet-livre.

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur: ELIZABETH SUTTON
    Date: 15/03/2018

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  • Autoédition – Bernard Werber est le parrain des Plumes francophones 2018

    Autoédition – Bernard Werber est le parrain des Plumes francophones 2018

    bernard werber plumes francophones

    Amazon a dévoilé mercredi, le nom du parrain et président du jury 2018 du concours d’écriture dédié aux auteurs autoédités, les Plumes Francophones. 

    C’est le sémillant Bernard Werber qui parrainera l’édition 2018 du concours d’écriture dédié à toute la francophonie.

    Il sera le président des Plumes Francophones 2018 organisé par Amazon Kindle Direct Publishing (KDP) et désignera avec les autres membres du comité de lecture, l’un des deux vainqueurs du concours.

    Les lecteurs auront également un rôle à jouer, comme l’année précédente, ils voteront pour leur manuscrit préféré. (nous reviendrons sur les détails du concours ultérieurement)

    Les Plumes francophones et Bernard Werber, une évidence

    Lors de la présentation de l’édition 2018, Bernard Werber toujours plein d’humour et de finesse a expliqué qu’il comprenait tout à fait que des auteurs veuillent s’autoéditer.

    « J’ai eu beaucoup de difficultés à être édité. J’ai commencé à écrire Les Fourmis (Albin Michel) à 16 ans, j’ai commencé à le présenter à 22 ans et j’ai mis 6 ans à trouver un éditeur » a-t-il expliqué.

    Il poursuit, « Le sujet qui bloquait tout le monde c’était le thème de mon livre, Les Fourmis. Pour moi, les gens qui écrivent et qui sont sensés n’entrer dans aucune case, ont tout intérêt à s’autoéditer. Pour moi Amazon offre une visibilité pour tout le monde est c’est bien pour ouvrir le champ des possibles pour la lecture ».

    D’ailleurs, Bernard Werber est plutôt bienveillant avec les auteurs en devenir, il a donné l’an dernier une MasterClass d’initiation à l’écriture et continue cette année.

    La présence de Bernard Werber à la tête du jury 2018 apparaît donc comme une évidence dont chacun peut se réjouir !

    Date du lancement du concours KDP

    Le concours d’écriture à l’attention des auteurs indépendants ouvrira le 1er mai.

    Les auteurs pourront publier leur manuscrit sur KDP jusqu’au 31 août 2018.

    A partir de cette date, les lecteurs pourront commencer à lire les œuvres en lice et les évalueront.

    Un jury de professionnels présidé par Bernard Werber se réunira pour déterminer le gagnant ou la gagnante du grand prix du jury.

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur : Elizabeth Sutton
    Date : 15/03/2018

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  • Ebooks – Au Japon les ventes de mangas numériques dépassent le papier

    Ebooks – Au Japon les ventes de mangas numériques dépassent le papier

     japon mangas ebook
    C’est une première pour le Japon. Pour la première fois la vente de mangas au format livre numérique a dépassé les ventes de livres imprimés. 

    Selon une étude réalisée par Research Institute for Publications pour la All Japan Magazine and Book Publisher’s and Editor’s Association, regroupant 95 éditeurs japonais, les ventes de mangas numériques ont dépassé de beaucoup les ventes de mangas papier.

    Les ventes de mangas numériques auraient progressé de 17,2% l’an dernier pour s’établir à 171,1 milliards de yens, tandis que les ventes de mangas imprimés ont chuté de 14,4% et ont généré 166,6 milliards de yens.

    Selon les éditeurs cette hausse s’explique d’abord par l’adoption massive des smartphones dans le pays et l’appétence pour lire en ligne, mais aussi par les politiques de prix agressives pratiquées par les éditeurs japonais sur ce segment.

    Par ailleurs, l’absence de nouveaux blockbusters seraient à l’origine de la chute des ventes physiques, selon l’organisme de recherche basé à Tokyo.

    Les ventes combinées (papier et numériques) restent toutefois pratiquement inchangées en 2017, reculant de 0,9% par rapport à l’année précédente.

    Source : https://www.idboox.com
    Auteur: Elizabeth Sutton
    Date: 15/03/2018

     

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  • La bibliothèque du château de Menthon-Saint-Bernard

    La bibliothèque du château de Menthon-Saint-Bernard

    Magnétique et singulier, le château de Menthon est un joyau d'architecture savoyarde. Depuis bientôt mille ans, ses cent cinq pièces sont occupées par la même famille.

    En poussant l'important portail, on est d'abord saisi par la majesté du cadre. Le sol pavé de l'immense cour qui résonne sous le claquement des pas et la palette de tons vert dégradé des sommets alentour, Dents de Lanfon et autres mont Veyrier. Plus bas, le lac d'Annecy, en toile de fond, semble figé dans l'espace et le temps. Les regards s'élèvent sur d'épais remparts, de hautes tourelles, des toits typiques de l'architecture savoyarde. Lové dans son parc, à mi-chemin entre lac et montagne, le château de Menthon-Saint-Bernard semble tout droit sorti d'un livre de contes.

    Château de Menthon-Saint-Bernard au dessus du lac d'Annecy © Savoie Mont Blanc / Lansard


    Une histoire de famille

    Les débuts de son incroyable histoire remontent à la fin du XIIe siècle. Le nom de Menthon, d'origine celtique, signifie "maison sur le rocher". Au commencement étaient trois hautes tours carrées, reliées par des chemins de ronde. Elles abritaient une grande cour où les villageois trouvaient refuge dans les périodes de troubles. Le château commença à prendre son visage actuel en 1880. René de Menthon, arrière-grand-père du propriétaire, fit alors construire les tourelles si caractéristiques de l'édifice. 

    Le Comte Olivier de Menthon reste très attaché au caractère familial de son château : "C'est une demeure qui a vécu et qui vit aujourd'hui encore. Nous n'avons jamais souhaité en faire un musée." L'homme connaît par coeur chacune des 105 pièces de sa "maison", de la cuisine à la chambre d'amis, "où dorment encore nos invités de marque, ceux que l'on sait sensibles à ce genre d'attentions".


    Aux amoureux des lettres, il aime faire visiter la bibliothèque aux 12000 volumes dont quelques pièces rarissimes comme un exemplaire de l'Encyclopédie de Diderot.

    Il raconte volontiers la légende de Saint-Bernard-de-Menthon, patron des habitants des montagnes, né au château en l'an 1008. Destiné à épouser la riche et noble Marguerite de Miolans, l'homme aurait fui la veille de son mariage pour devenir archidiacre. Témoin des dangers de la montagne, il donna son nom aux célèbres chiens sauveteurs utilisés du XVe au XVIIIe siècle par les chanoines pour secourir les voyageurs perdus dans la neige.

    Aujourd'hui encore, de nombreuses pièces portent les traces de son passage : la chapelle, entièrement restaurée, les boiseries de la bibliothèque, finement sculptés, l'oratoire, d'où Saint-Bernard se serait échappé.

    La bibliothèque du château © Guillaume Ribot


    La chapelle du château © Guillaume Ribot

    Assis sur un banc du grand salon, le propriétaire se remémore son enfance. "Vous n'imaginez pas combien nous avons pu courir dans ces pièces, ces cours, ces salons". Aux mus, plusieurs portraits de ses ancêtres, notamment de son père François, ministre de la Justice sous le général de Gaulle et grande figure de la résistance. "Tous se sont battus pour ce château. J'aimerais faire en sorte que cette tradition familiale se perpétue. Malheureusement, je ne suis pas sûr d'y parvenir. Pour les jeunes générations, un endroit comme celui-ci représente beaucoup de temps et des sacrifices". Chaque année, de début mai à fin septembre, près de 200 visiteurs se pressent chaque jour pour assister aux visites guidées. 


    "Cet endroit est unique, il est important pour nous de continuer à partager son histoire".
    Comte Olivier de Menthon


    Le saviez-vous ?

    La légende raconte qu'un certain Walt Disney, en villégiature dans la région, se serait inspiré de l'architecture du château de Menthon-Saint-Bernard pour construire son fameux château de La Belle au bois dormant.

    Source : http://www.savoie-mont-blanc.com
    Auteur: inconnu 
    Date: 15/03/2018

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  • Quelles solutions de lecture numérique pour les personnes malvoyantes ?

    Quelles solutions de lecture numérique pour les personnes malvoyantes ?

    Si l’espace public demeure trop souvent mal adapté aux personnes souffrant de handicaps physiques, les développeurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la façon de faciliter leur vie quotidienne. Lettres Numériques vous propose un tour d’horizon des différentes applications et innovations numériques mises au point pour permettre un meilleur accès à la lecture des personnes atteintes de déficience visuelle.

    Parfois encombrants et souvent coûteux, les outils d’assistance traditionnels destinés aux personnes malvoyantes n’apportent pas toujours l’aide pratique immédiate dont ont besoin leurs utilisateurs. L’ère de l’intelligence artificielle voit cependant émerger des solutions plus simples pour les aider à accéder à la lecture d’informations en tout genre et faciliter leurs interactions avec le monde qui les entoure.

    Aipoly et Seeing Al, des applications de reconnaissance visuelle

    Tous deux lancés en 2017, ces outils de description audio s’avèrent à la fois semblables et complémentaires. Déjà utilisée dans le cadre de spectacles ou de films, l’audiodescription est ici destinée à un emploi pratique quotidien et permet de reconnaître un nombre varié d’éléments présents dans l’environnement de la personne aveugle ou malvoyante. Comme le montre cette vidéo de promotion pour Seeing Al, le dispositif est simple : à l’aide de la caméra du smartphone, ces applications se chargent de reconnaître et de décrire en temps réel des objets, des visages, des couleurs, des devises et dans le cas d’Aipoly, les produits alimentaires et les différentes espèces d’animaux et de plantes. En ce qui concerne la lecture en tant que telle, les deux solutions possèdent une autre fonctionnalité non négligeable : un système de reconnaissance des caractères qui permet la lecture de documents imprimés variés, qu’il s’agisse d’un menu, d’une pancarte ou d’un billet de train. Petit détail en faveur de Seeing Al : l’application développée par Microsoft reconnaît non seulement les textes dactylographiés, mais également l’écriture manuscrite, rendant possible la lecture de notes rédigées par les proches.

    Aipoly_logo_largeseeing-ai-logo

    Quels outils pour la lecture ludique ?

    Nous avions déjà évoqué ces supports de lecture ici et ici. Leur point commun : améliorer le confort de lecture, mais aussi l’accessibilité des ouvrages aux personnes aveugles et malvoyantes.

    DAISY, le livre audio numérique plébiscité par les lecteurs

    DAISY (Digital Accessible Information System), un format de livre audio adapté au numérique et constitué d’un fichier MP3, a été mis au point en 1996 et présente différents avantages : plus compact et offrant un son d’une meilleure qualité que les cassettes, il est également pourvu d’un système de navigation permettant de se déplacer facilement dans le texte et de régler la vitesse de débit. Son usage s’est progressivement étendu, à mesure que les éditeurs et les bibliothèques, de plus en plus nombreux, ont fait le pari d’intégrer DAISY à leur catalogue. La bibliothèque sonore en ligne la plus complète reste celle mise à disposition par le GIAA (Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes).

    FingerReader, future alternative aux livres en braille ?

    Simple gadget en apparence, le FingerReader peut quant à lui s’avérer extrêmement pratique pour les voyants comme pour les malvoyants. À l’instar des applications précédemment évoquées, cette bague connectée équipée d’une caméra haute définition s’appuie sur la reconnaissance de texte : le lecteur enfile l’objet sur son doigt et fait défiler celui-ci le long de la page. La bague scanne alors les mots pour les restituer à haute voix. Le petit plus : un signal sonore accompagné de vibrations signale à l’utilisateur un saut de ligne ou l’absence de texte.

    FingerReader-Reading-Kindle

    Cette technologie n’en est encore qu’au stade de prototype mais, au même titre que les autres innovations citées plus haut, elle incarne la nouvelle impulsion donnée à l’assistance des personnes handicapées grâce au développement du numérique et de l’intelligence artificielle.

    Et si elles restent à parfaire, ces solutions constituent sans nul doute un pas supplémentaire dans leur intégration au sein de notre société.

     

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Elisabeth Mol
    Date : 28/05/2018

     

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  • Girlyboox, l’application dédiée à toutes les fans de romance

    Girlyboox, l’application dédiée à toutes les fans de romance

    Depuis peu, les amateurs et surtout les amatrices de romance ont dû se réjouir de l’arrivée d’une application totalement liée à leur passion. Girlyboox propose une bibliothèque entièrement constituée d’ouvrages romantiques disponibles au format numérique. Cette semaine, Lettres Numériques s’est plongé dans cette nouveauté, toute de rose vêtue.

    L’application Apple des romantiques

    « Plutôt fleur bleue ? Romantique ? Décomplexée ou coquine ? Quelle que soit votre sensibilité, l’application Girlyboox est faite pour vous ! » L’accroche est unanime, toutes les fans du genre se retrouveront dans cette nouvelle application girly. La romance est sans conteste un des genres littéraires qui fonctionne le mieux en numérique, comme nous vous l’expliquions dans cet article. Regrouper des livres sur cette thématique dans une seule et même application semble être un bon moyen de surfer sur la vague.

    Uniquement disponible sur iOS (iPhone, iPod et iPad), Girlyboox permet d’acheter un ouvrage directement dans l’application grâce à son compte iTunes. Il n’est donc pas nécessaire de disposer d’un compte personnel dans l’appli ou d’un compte Adobe pour obtenir un livre : l’opération d’achat est facilitée et très simplement réalisée.

    profilLes fondateurs de Girlyboox ont pris le parti de financer la taxe Apple sur les in-App Purchase. Cette fonctionnalité d’Apple doit absolument être considérée par les créateurs d’applications proposant un « achat intégré » au risque de se voir refuser l’accès à la vente sur l’AppStore. Effectivement, il faut savoir qu’inclure un système de vente dans une application permet à Apple de souscrire 30 % sur la vente du produit intégré. La marge est donc réduite pour le créateur. C’est pourquoi les applications proposant des ventes d’ouvrages numériques sont rares.

    De la romance, mais sans DRM

    La particularité de cette application est de proposer des ouvrages qui ne sont pas protégés par des DRM. Ces verrous numériques qui empêchent le piratage des ouvrages sont devenus indispensables face au développement de l’ebook. Néanmoins, bien qu’essentiels, les DRM semblent avoir parfois des effets très négatifs sur l’expérience utilisateur. Nous vous en parlions dans cet article en prenant l’exemple d’Adobe. Jugées trop compliquées par le lecteur, les DRM l’amènent souvent à abandonner l’achat d’ouvrages numériques.

    Les ouvrages de Girlyboox sont uniquement disponibles grâce à l’ouverture de l’application et ne sont donc pas enregistrés dans la mémoire du téléphone. De cette manière, ils ne peuvent être ni partagés, ni copiés. C’est la raison pour laquelle les DRM ne sont pas nécessaires.

    Une large offre de romance au bout des doigts

    Les éditeurs disponibles sur Girlyboox sont principalement ceux distribués numériquement par Numilog, le diffuseur-distributeur de livres numériques français qui a l’application. De cette manière, les maisons d’édition disponibles sur Girlyboox sont, entre autres, les suivantes : Harlequin HQN, HarperCollinsBMRÉditions AddictivesAlbin MichelJC Lattès avec la collection Emoi, ou encore Marabout. Au total, une quinzaine d’éditeurs y sont visibles. Chaque maison propose un catalogue réduit d’ouvrages correspondant à la thématique romantique. D’autres ouvrages, plus décalés, mais toujours présentés dans un esprit girly et décomplexé, sont également disponibles. En tout, un millier de livres sont donc à disposition des lecteurs.

    catalogue

    Afin de faciliter la recherche, l’ensemble des ouvrages présents sur Girlyboox sont classés dans plusieurs thématiques, comme la littérature sentimentale, la comédie romantique, la Romance New Adult ou la Dark Romance. Les lectrices retrouvent donc des auteurs phares de ces différents genres, à l’instar de Jay Crownover, d’Emma Green ou de Kristan Higgins.

    La simplicité au rendez-vous

    L’ergonomie de l’application vise la simplicité avant tout. Girlyboox est très intuitive. Pour chaque ouvrage, Girlyboox propose une fiche de présentation, un extrait à feuilleter ainsi que les ebooks du même auteur ou de la même thématique. Les futurs livres à paraître sont également mis en avant, afin de ne manquer aucune sortie. Une rubrique promo est également créée. L’application utilise aussi un système de recommandation personnalisée proche de celui de Collibris dont nous vous parlions dans cet article. Pour faciliter la lecture, les livres sont évidemment disponibles hors-ligne.

    Girlyboox s’inscrit dans une vision romantique de plus en plus recherchée par les lectrices. La simplicité de cette application au look girly en satisfera certainement plus d’une. Reste à voir si l’application se déclinera également sur d’autres stores qu’iTunes.

    Source : http://www.lettresnumeriques.be
    Auteur : Iris Thunus
    Date : 13/03/208

     

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  • Lyon: Plus de documents, de services et une offre culturelle repensée pour les bibliothèques de la métropole

    Lyon: Plus de documents, de services et une offre culturelle repensée pour les bibliothèques de la métropole

    La métropole de Lyon a dévoilé ce mardi son programme d’actions destiné à améliorer les services et l’offre culturelle proposés aux usagers de ces quarante établissements…

    La métropole de Lyon a mis en place plusieurs actions pour renforcer les collections, les services et les offres culturelles proposés dans les bibliothèques des villes de moins de 12.000 habitants.

    • La bibliothèque municipale de Lyon est chargée d’assurer des prêts de ses collections pour enrichir les documents proposés aux usagers dans ces plus petits établissements culturels.
    • Tous les usagers inscrits peuvent accéder gratuitement à une grande partie du fond numérique de la bibliothèque de Lyon.

    Des collections enrichies et des services aux usagers développés. La métropole de Lyona dévoilé ce mardi les grands axes de sa politique de lecture publique, destinée à soutenir le développement des quarante bibliothèques des petites et moyennes communes de l’agglomération.

    Une compétence nouvelle pour le Grand Lyon qui, dans le cadre de la création de la métropole, a hérité de cette obligation d’aider ces établissements, jusqu’alors soutenus par le département. L’objectif affiché est double. « Il y a un volet social évidemment, avec le souhait de ne délaisser personne et de s’adresser aux gens qui n’ont pas accès aux livres ou au numérique. Et puis, nous avons la volonté de réduire la fracture territoriale », a indiqué ce mardi le président du Grand Lyon David Kimelfeld.

    Le 6 mars 2018. A la bibliothèque municipale de Lyon, le public ne vient pas uniquement pour lire, mais également pour découvrir des titres musicaux, emprunter des oeuvres d'art ou participer à des animations culturelles.
    Le 6 mars 2018. A la bibliothèque municipale de Lyon, le public ne vient pas uniquement pour lire, mais également pour découvrir des titres musicaux, emprunter des oeuvres d'art ou participer à des animations culturelles. - E. Frisullo / 20 Minutes

    La BM de Lyon chargée de prêter des documents

    En clair, quelle que soit leur commune de résidence, les habitants de la métropole devraient pouvoir bénéficier d’une offre et de services similaires dans toutes les bibliothèques. D’un accès aux ouvrages, aux CD ou encore aux DVD mais également aux nombreuses activités artistiques (expos, lectures, ateliers, projections…), aujourd’hui proposées dans ces établissements, premiers lieux d’accès la culture.

    Pour y parvenir, depuis le 1er janvier, la bibliothèque municipale (BM) de Lyon – la seconde de France avec 3,8 millions de documents disponibles – a été chargée par la métropole de participer au développement de ces 40 établissements des communes de moins de 12.000 habitants. Elle a notamment pour mission de leur prêter des documents et différents supports d’animations pour enrichir leurs collections. Et elle met à disposition de tous les usagers inscrits de ces bibliothèques ses fonds numériques.

    Des millions de documents, journaux et titres musicaux accessibles en ligne

    Le public peut désormais retrouver en ligne tous les ouvrages nécessaires pour se former à domicile (révision du bac, du Code de la route, apprentissage des langues…). Il a également accès à 1.600 titres de presse et à 2,5 millions de titres musicaux disponibles en streaming sur la plateforme 1D Touch. Les grands événements culturels se déroulant dans la métropole, à l’instar des biennales, du festival de cinéma Lumière ou encore de Quais du polar, « auront également un écho dans ces bibliothèques », a précisé Myriam Picot, vice-présidente de la métropole chargée de la culture. Si elles le souhaitent, elles pourront proposer à leurs usagers une offre culturelle en lien avec ces rendez-vous.

    Voir l'image sur Twitter

    Conférence de presse du @grandlyon lancement de la politique métropolitaine de lecture publique en présence de Myriam Picot, @DavidKimelfeld et Loïc Graber

    Des personnels mieux formés

    Un effort important sera également réalisé par les services de la métropole à la formation des personnels, professionnels ou bénévoles, de ces établissements et à l’acquisition de nouveaux ouvrages. Plus de 300.000 euros seront consacrés d’ici à 2022 à ces achats.

    Un plan jugé ambitieux par les personnels des établissements culturels concernés. « Il y a des attentes fortes de nos usagers et de nous-mêmes pour renforcer le prêt de documents et améliorer nos stocks et nos fonds, comme notre fond de DVD par exemple », a souligné la directrice de la bibliothèque de Neuville-sur-Saône, Nathalie Bondetti.

    « Ces opportunités d’offres culturelles, de développement de nos ressources numériques et de formation de nos personnels sont essentielles pour nos petites bibliothèques », a-t-elle ajouté, soucieuse que ce plan « tienne toutes ses promesses ».

    Source : https://www.20minutes.fr
    Auteur : Elisa Frisullo
    Date : 06/03/2018

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  • Découvrir la cosmétique verte à la bibliothèque

    Découvrir la cosmétique verte à la bibliothèque


    Cela ressemblait à un atelier de cuisine, mais les recettes étaient dédiées à la cosmétique.

    Il flottait un délicieux parfum fruité et fleuri, presque un avant-goût de printemps, à la médiathèque communautaire de Saint-Nicolas-d’Aliermont. Le lieu a accueilli, pendant ces vacances, Émeline Le Goff, une esthéticienne originaire du Calvados, venue animer un atelier créatif de cosmétique verte. Une animation qu’elle avait déjà tenue à la médiathèque Guy-de-Maupassant de Petit Caux pour initier enfants et adultes au maquillage.

    Les participants étaient invités à découvrir les vertus de produits naturels dans le domaine de la cosmétique et à fabriquer un masque hydratant à base de kiwi, de miel, de citron et de yaourt. Ou encore un produit de gommage à partir de marc de café, d’huile d’olives et de poudre d’amandes. Autant d’idées pour réaliser des produits cosmétiques 100 % naturels. « Depuis deux ou trois ans, nous rencontrons une demande de plus en plus forte pour ce genre de préparation. Il est question dans cette tendance actuelle de la réaliser des économies, de consommer local et de recycler, avec la récupération de fruits mûrs ou de restes de salades de fruits par exemple... », explique Émeline Le Goff.

    À la bibliothèque : pas que les livres...

    À ses côtés, une des stagiaires du jour ajoute, convaincue : « On se méfie des perturbateurs endocriniens et autres constituants. On est dans une tendance nouvelle, mais aussi dans le partage et le souci du bien-être ».

    Pour Isabelle Lebreton, directrice des médiathèques communautaire, à l’origine de cette initiative, l’objectif de ces ateliers, après celui dédié à la sophrologie l’an dernier, est de proposer un autre visage de la bibliothèque, « un lieu où il y a des livres mais aussi un lieu où on transmet le savoir sous une autre forme, un espace vivant, un lieu d’échanges ».

    Elle aimerait d’ailleurs développer cet esprit d’échanges en multipliant ce type d’ateliers, en invitant des professionnels ou des particuliers désireux de partager une passion : les plantes médicinales, les trucs et astuces du quotidien...

    Outre la volonté de donner un autre éclairage sur la bibliothèque, cette initiative était aussi une amorce pour la mise en réseau des médiathèques communautaires, destinées à accueillir un public élargi sur un territoire agrandi.

    Source : http://www.paris-normandie.fr
    Auteur : inconnu
    Date : 05/03/2018

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  • Travail dominical en bibliothèque municipale

    Travail dominical en bibliothèque municipale

    Date de la question:  04 mars 2018
    Date de la réponse: 06 mars 2018

    Question: 

    Une commune peut-elle demander à un adjoint territorial du patrimoine de travailler un dimanche par mois, sans compensation (ni salariale ni sous forme de récupération d'heures) arguant d'une continuité de service de même type que dans les musées ?

    Quel est le positionnement actuel de la profession sur le travail le dimanche ?

     

    Réponse: 

    Vous souhaitez savoir si une commune peut demander à un adjoint territorial du patrimoine de travailler un dimanche par mois dans une bibliothèque sans compensation salariale ni récupération d'heures en invoquant le principe de continuité du service public. Par ailleurs, vous souhaitez connaître le positionnement des professionnels des bibliothèques sur la question du travail dominical.

    Travailler le dimanche

    Tout d'abord, nous vous invitons si vous ne l'avez pas déjà fait à consulter une réponse de notre service à une question proche de la vôtre :

    Rémunération du travail le dimanche (mai 2015)

    Dans l'ouvrage Ouvrir plus, ouvrir mieux : un défi pour les bibliothèques, un encadré sur la rémunération du travail dominical indique (p.113) :

    «Si l’accord local sur les 35 heures ne prévoit pas la possibilité d’heures supplémentaires, le temps de travail dominical est nécessairement inclus dans le rythme de travail. On organise en alternance des semaines « longues » alternant avec des semaines « courtes » incluant la ou les journées non travaillées entraînées par un dimanche travaillé (il ne s’agit pas là de « récupération » au sens propre, mais de planning).

    Il n’est pas nécessaire de figer le règlement (ex. « tous ceux qui ont travaillé un dimanche ne travaillent pas le samedi qui suit ») : l’expérience montre que l’organisation du service gagne à de la souplesse.

    La compensation de la contrainte du travail dominical peut se faire en temps de repos supplémentaire (ex. : pour un dimanche travaillé, deux jours non travaillés en semaine, consécutifs ou pas: pas de réglementation, pas de délibération, une simple note du directeur général des services suffit dans ce cas). Les contraintes sur le service sont lourdes.

    La compensation peut consister en une rémunération supplémentaire spécifique, souvent appelée « prime ». La prime peut être prise sur une des « enveloppes » prévues pour les collectivités territoriales (IFTS, IAT) ou faire l’objet d’une décision spécifique, ce qui semble avoir été toléré. Rappelons que le taux d’IAT peut aller de 1 à 8.**

    Si les accords locaux autorisent les heures supplémentaires, on se réfère aux textes en vigueur au moment de la négociation. Des décrets prévoient pour l’ensemble des catégories B et C un taux d’IHTS majoré pour les premières heures, suivi d’une majoration pour le travail dominical. Ces IHTS sont cumulables avec l’IAT et les IFTS, mais pas avec un repos compensateur ni avec l’indemnité précédente.
    Pour les agents de catégorie A, rien n’est prévu spécifiquement : il faut alors négocier dans le cadre des indemnités existantes ou tenter un ré-gime indemnitaire spécifique. La création d’indemnités spécifiques n’est pas impossible ; la situation peut donc différer suivant les collectivités. »

    Source : Ouvrir plus, ouvrir mieux : un défi pour les bibliothèques. Sous la dir. de Georges Perrin. Presses de l'Enssib, 2014. Présentation.

    Dans le blog territorial du site emploi-collectivités.fr un article est consacré à l'ITD -indemnité pour travail dominical (agents du patrimoine) que nous vous invitons à consulter :

    "Les agents des échelles 3 à 6 de la filière culturelle en charge du patrimoine peuvent prétendre à une prime pour compenser leurs sujétions horaires les dimanches, sous conditions. Cette indemnité est l'ITD - indemnité pour travail dominical.
    CHAMP D'ATTRIBUTION DE L'INDEMNITE POUR TRAVAIL DOMINICAL (ITD)
    C'est le décret 2002-857 du 3 mai 2002 relatif à l'indemnité pour travail dominical régulier susceptible d'être allouée à certains personnels du ministère de la culture et de la communication qui est transposable à la filière culturelle territoriale en faveur de catégorie C du cadre d'emploi adjoints territoriaux du patrimoine pour les grades suivants :
    - Adjoint territorial de 2ème classe
    - Adjoint territorial de 1ère classe
    - Adjoint territorial principal de 2ème classe
    - Adjoint territorial principal de 1ère classe
    Le régime indemnitaire ne peut être attribué que pour les agents exerçant au minimum 10 dimanches par an.
    Les agents concernés sont affectés soit au service d'accueil, de surveillance de la sécurité des salles et des publics ou du petit entretien des locaux.
    Les sites principalement concernés sont les musées ou tout autre établissement ouvert le dimanche au public.
    [...]
    Des majorations des indemnités peuvent être accordées entre le 11ème et le 18èmedimanche travaillées et une majoration supplémentaire à partir du 19ème dimanche inclus.
    Cette possibilité doit être confirmée par une délibération du conseil de la collectivité qui précisera, en outre, les critères individuels d'attribution en fonction des grades, en référence aux montants plafonds précisés par les différents arrêtés ministériels, avec possibilité de modulations individuelles.
    Les agents non titulaires peuvent prétendre à ces indemnités si la délibération le prévoit.
    Un arrêté individuel d'attribution est établi pour chacun des bénéficiaires."

    Nous vous invitons enfin à consulter un document intitulé La gestion du temps de travail dans la fonction publique territoriale publié par le CDG 01 en septembre 2017. Voici ce qu'il indique concernant le travail dominical :

    "Le travail de dimanche et jours fériés concerne le cas où l’agent accomplit son service normal (hors astreintes et interventions) le dimanche ou un jour férié. Une indemnité horaire pour travail normal du dimanche et jours fériés peut être versée. Celle-ci doit être instaurée dans la collectivité par délibération, et son montant est de 0,74€ par heure de travail. Cette indemnité n’est pas cumulable pour une même période avec l’indemnité horaire pour travaux supplémentaires. Elle peut être attribuée aux agents bénéficiant d’une concession de logement. Arrêté du 19 août 1975 instituant une indemnité pour travail du dimanche et des jours fériés en faveur des agents communaux.(4,85 francs=0,74€!)."

    Dans toutes les sources que nous citons ici, vous remarquerez que les compensations en rémunération ou en temps de repos supplémentaire sont diversement organisées et négociées avec la collectivité.

    Positionnement des professionnels des bibliothèques

    L'ABF (Association des bibliothécaires de France) indiquait dans un communiqué diffusé en juin 2017 :

    "L'Association des Bibliothécaires de France se réjouit que le président de la République souligne l'intérêt de la lecture publique en annonçant le soutien financier de l’État aux communes pour augmenter les horaires d'ouverture de leurs bibliothèques.
    Néanmoins elle regrette que le dimanche soit la seule journée concernée par ce futur dispositif, quand les besoins se font sentir sur l'ensemble de la semaine dans bien des cas."

    Vous pourrez consulter aussi un article récent disponible sur le site archimag.com qui indique  :

    " 750 bibliothécaires ont répondu à notre enquête en ligne lancée mardi dernier. Celle-ci révèle qu'un bibliothécaire sur trois ne souhaite pas étendre ses horaires de travail (33 %). Pire, près d'un bibliothécaire sur deux (43 %) refuse catégoriquement de travailler le dimanche. Des chiffres qui ne semblent pas inquiéter l'Association des bibliothécaires de France (ABF), qui se montre optimiste.  [...]
    Si l'ABF se dit favorable à un élargissement des horaires d'ouverture des bibliothèques, elle admet que l'effort fourni par les agents pour s'adapter à cet élargissement devra être récompensé. Loin d'être pessimiste, Xavier Galaup conclut : "il faudra étudier, sur chaque territoire, quels moyens seront prêts à mettre les collectivités et comment s'adapteront les services de ressources humaines. C'est généralement quand on prend le temps de bien échanger que l'on voit émerger des volontaires".

    Source : Un tiers des bibliothécaires refuse de travailler plus tard le soir et le dimanche.Clémence Jost.archimag.com, 22 février 2018.

    Source : http://www.enssib.fr
    Auteur : inconnu 
    Date : 08/03/2018

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  • Construction en terre : une bibliothèque au Ghana

    Construction en terre : une bibliothèque au Ghana

    Depuis Mars 2017, une nouvelle école est en construction et accueillera bientôt les enfants d’Abetenim, un petit village situé dans la région Ashanti au Ghana. Dessinée par les architectes françaises Maude Canna et Rachel Méau, sa bibliothèque d’une surface de 164m2 a été réalisée à partir de matériaux locaux tels que la terre et le bois.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Toutes les deux passionnées par la terre, elles ont fondé ensemble l’association Eskaapi. Leur sensibilité commune pour ce matériau, mais également pour l’écologie et le patrimoine, les a poussé à réinsuffler des méthodes de construction d’une pratique ancestrale dans un projet contemporain.

    « Il y a quelque chose de séduisant dans l’usage de la terre. Elle est déjà là, elle appartient au lieu, elle habille l’espace naturel par sa couleur, sa souplesse et son grain avant même de voir la naissance d’une architecture. Le plaisir de devoir simplement déplacer et modeler pour voir la construction émerger est irremplaçable. »

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Avec un petit budget de 9000€, il a donc fallu beaucoup d’imagination à cette équipe pour mettre en oeuvre une architecture intelligente et respectueuse de son environnement, tout en économisant les ressources mais aussi en s’adaptant à l’absence d’électricité sur le site. Un projet ingénieux, riche d’échanges et de savoirs-faire, ayant remporté le 1er prix de la 4th earth Architecture Compétition en 2016, un concours lancé par la Fondation Nka. Développée en 2005, la Fondation NKA promeut le développement social par le biais des arts. Ainsi, par les arts visuels, les arts littéraires, l’art du spectacle, le design, les films, l’histoire des arts, la critique et l’enseignement des arts, depuis 2007, la Fondation a rassemblé des équipes pour s’engager auprès d’actions humanitaires locales et mondiales. La Fondation est à l’initiative de différents projets en rapport direct avec l’Art que ce soient des projets proprement artistiques, ou humanitaires ou éducatifs, toujours dans l’objectif de créer en lien entre l’Afrique et le reste du monde.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Soutenue par la fondation la bibliothèque est avant tout un puits de savoir. Elle unit diverses activités en offrant à tout moment de la journée un temps de pause, le fruit d’une recherche, la dynamique d’un travail de groupe, le calme d’une lecture. Module simple, le bâtiment offre un premier lieu de sérénité et de concentration pour les prémices de l’école secondaire.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Ses murs réalisés en pisé sont relativement épais et permettent ainsi d’isoler l’espace sans dévoiler ce que cache l’intérieur grâce à d’étroites fenêtres. En pénétrant dans le volume, on découvre dans une ambiance aérée et lumineuse, deux espaces articulés autour d’un patio paysager. L’un, de plain-pied depuis l’entrée est propice au travail et à la recherche, l’autre dans un renfoncement sculpté par des marches en gradins, invite le visiteur à s’asseoir pour une lecture.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    « Le pisé est une technique de construction de murs en terre crue, compacté dans un coffrage (également appelé banches) en couches successives à l’aide d’un pilon. Les banches des murs sont le plus couramment réalisées en bois. Mais il existe également au village des banches métalliques, ayant servi à construire les deux derniers bâtiments en pisé d’Abetenim. L’avantage pour nous d’utiliser ces banches métalliques est le gain de temps : n’ayant pas à les construire, nous économisons cinq jours de travail que nous pouvons consacrer à d’autres tâches. »

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    L’inertie des murs en terre apporte une fraîcheur à l’intérieur du bâtiment complétée par la toiture décollée et les fenêtres verticales assurant la ventilation. La bibliothèque et son mobilier ne font qu’une seule et même entité. Les étagères en bois sont directement intégrées dans les murs, l’embrasure évasée des fenêtres fait aussi office d’assise et une longue table de travail longe le mur du patio, prête à accueillir les futurs écoliers.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Tout a été minutieusement pensé pour économiser les ressources : la terre excavée pour les fondations est compactée dans les murs à l’aide de banches métalliques, le bois des coffrages est réutilisé pour le plancher, et des matériaux de récupération ont permis de réaliser les portes et toutes les finitions bois de la bibliothèque.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Les architectes responsables de l’association eskaapi qui encadre le projet ont réuni une équipe d’une trentaine de volontaires internationaux et d’une dizaine d’ouvriers locaux pour travailler ensemble sur le projet. La construction de la bibliothèque était le premier workshop mené au village pour la nouvelle école. Depuis, trois classes supplémentaires réalisées par trois autres équipes internationales ont vu le jour à côté du bâtiment d’eskaapi.

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    Véritable travail d’équipe et source d’apprentissage, ce projet est aussi une expérience humaine propice aux échanges où chaque participant a pu apporter ses connaissances.

    « Être bénévole international c’est d’abord une rencontre avec l’autre, avec une culture différente, un nouveau pays, une langue inconnue. On apprend et on découvre auprès des populations locales, on échange avec le maçon ou la cuisinière, l’instituteur ou les enfants. C’est aussi la rencontre des bénévoles venant d’autres coins du monde et partageant les mêmes envies et motivations que nous. (…) Ensemble, nous construisons la bibliothèque. Nous cherchons le meilleur mélange de terre, nous réfléchissons aux détails d’assemblage, nous imaginons le mobilier intérieur, nous creusons le sol, nous tassons la terre, nous coupons le bois. L’activité est autant intellectuelle que physique. »

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    Une bibliothèque au Ghana ©Eskaapi

    La fondation Nka vient de retenir une nouvelle proposition destinée à construire une école d’Art et d’Artisanat à Kassi Kunda, dans le district de Kantora en Gambie. Floran Martineau et Marie Gilliard cherchent à développer une architecture durable avec pour but initial de revaloriser la terre crue dans la culture constructive africaine grâce a leur projet A Sheltering Roof. Si vous êtes volontaires, enthousiastes et que vous souhaitez vous impliquer dans un projet concret! Etudiants, jeunes diplômés ou bien professionnels en quête de nouvelles expériences constructives et culturelles. N’hésitez pas à contacter l’équipe pour participer à cette nouvelle aventure qui se déroulera du 6 Août au 2 Décembre 2018.

    Source : https://archicree.com
    Auteur : Inconnu
    Date : 1 mars 2018

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  • Fabricabrac – L’appli créative pour enfants est sur Android

    Fabricabrac – L’appli créative pour enfants est sur Android

    Fabricabrac
    La Bibliothèque nationale de France a lancé au mois de décembre l’application Fabricabrac sur iPad et iPhone.

    Cette appli qui plait aux petits comme aux grands et maintenant disponible pour tablettes et smartphones Android.

    L’objectif est de découvrir les contenus jeunesse de la bibliothèque numérique Gallica autrement.

     

    Après l’appli Gallicadabra, les juniors ont Fabricabrac, une appli signée BnF pour les enfants de 3 à 77 ans.

    Avec l’application Fabricabracles enfants ont la possibilité de créer un animal fantastique, le façonner, le bichonner, tout cela grâce au numérique et aux collections numérisées de la Bibliothèque nationale de France.

    Fabricabrac la fabrique à images

    L’application Fabricabrac permet aux enfants de créer des animaux fantastiques et d’apprendre de nouvelles choses grâce aux explications intégrées pour chaque image.

    J.K. Rowling n’a qu’à bien se tenir car les petits Gallicanautes vont pouvoir s’adonner à la création de bébêtes incroyables : tête de cerf, corps de cygne, queue de poisson ou ailes de dragon sont autant de briques issues des collections de la BnF que l’enfant pourra assembler pour satisfaire sa curiosité et son imagination.

    En Plus de la création de bêtes venues d’ailleurs, les juniors pourront également inventer leur pays imaginaire.

    Basé sur le même principe, ils pourront composer des paysages en plaçant montagnes, îles, fleuves, villes et habitants sur le fond de carte ancienne de leur choix.

    Ludique, ergonomique et gratuite, Fabricabrac  est adoptée par IDBOOX ! 

    Pour télécharger l’application Fabricabrac  sur iPad et iPhone  Cliquez ici

    Et maintenant sur Google Play c’est ici

    Source : 
    Auteur : Inconnu
    Date : 4/03/2018

     

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  • Concevoir les services de bibliothèque à l’échelle des bassins de vie

    Concevoir les services de bibliothèque à l’échelle des bassins de vie

    bibliotheques-metiers
    Domaine public
    Une commune des Alpes-Maritimes a décidé de limiter l'accès gratuit aux locaux de sa médiathèque à ses seuls habitants, avant de revenir sur sa décision. Les personnes résidant aux alentours devront s'acquitter de 30 euros. Cette décision a suscité un tollé dans la profession. Dominique Lahary, ancien directeur de bibliothèque départementale explique pourquoi cette décision constitue une erreur d'analyse.

    Dominique Lahary

    Dominique Lahary

    ancien directeur de bibliothèque départementale

    Le conseil municipal de La Trinité, limitrophe de Nice, avait décidé le 14 décembre dernier de conditionner l’accès aux locaux de sa médiathèque aux seules personnes inscrites et concomitamment d’exiger désormais un tarif annuel de 30 € des habitants des autres communes, la proportion de ces derniers étant, pour des raisons géographiques, très importante.

    Discrimination territoriale

    Ils avaient ainsi créé un précédent national en mettant en place d’une discrimination territoriale à l’entrée d’une bibliothèque. On sait que ces établissements sont de plus en plus fréquentés par des personnes non inscrites. Elles ne sont pas seulement des endroits où l’on vient emprunter des ouvrages mais  de véritables lieux d’animation et de vie, où tout un chacun peut entrer et séjourner seul ou en groupe, et notamment travailler en toute tranquillité : un atout maître pour les adolescents et les jeunes, un espace de liberté individuelle et collective. Comment imaginer filtrer l’entrée à de tels espaces publics ?

    Logique de proximité, logique d’attractivité

    Cette décision choquante, dont l’application a été heureusement suspendue à l’heure où nous écrivons, avait pourtant toutes les apparences d’une parfaite logique politique : au nom de quoi un équipement payé par les contribuables d’une commune profiterait-il aux voisins ? C’est donc que le cadre dans lequel il avait été pris n’était pas le plus pertinent.

    Les gens ne vivent pas claquemurés dans les frontières communales : ils circulent, étudient, travaillent, consomment, se distraient, se cultivent, se rencontrent à l’échelle de bassins de vie. Les bibliothèques illustrent, parmi d’autres services, cette réalité. Il y a la logique de proximité : on se rend à celle qui est la plus proche de son domicile ou bien encore de son lieu d’étude ou de travail, de loisir ou encore d’achalandage commercial. Et celle de l’attractivité : une partie des gens vont se rendre expressément là où ils savent trouver de la place, des services, des ressources qui leurs conviennent.

    Pour satisfaire tous ces besoins et être au plus près de toutes les populations, on sait bien qu’il faut assurer un maillage territorial combinant bibliothèques de proximité et médiathèques attractives. Leur mise en réseau permet par une libre circulation des usagers et une mise en commun des ressources une égalité d’accès à celles ci tout en facilitant leur bonne gestion.

    Partage des efforts

    Dans cette perspective, les tarifications différentielles par commune, y compris si elles ne concernent que l’emprunt d’ouvrages, constituent autant de barrières d’octroi d’un autre âge.

    C’est pourquoi il faut se réjouir que, dans un nombre croissant de périmètres intercommunaux, une coopération en matière de bibliothèques se développe. Il ne faut pas s’obnubiler sur un modèle unique de transfert global de compétence : les formules possibles sont nombreuses, souples et évolutives, comme en témoigne le site dédié mis en place par l’Association des bibliothécaires de France : www.bibenreseau.abf.asso.fr. Elles ouvrent à un juste partage des efforts entre collectivités sur un même territoire.

    Rechercher la bonne échelle pour concevoir et mettre en place des services à la population plus proches de leur périmètre de vie tout en en visant une meilleure gestion : n’est-ce pas là un objectif vertueux d’action publique ? L’exemple de La Trinité a le mérite d’inviter à cette réflexion (1).

    Auteur : inconnus
    Date : 26/02/2018 
    Source : http://www.lagazettedescommunes.com

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  • À Lille bientôt, un «Bed & Books»

    À Lille bientôt, un «Bed & Books»


    Le 21 Mars 2018, Place Ronde, une nouvelle librairie ouvrira ses portes, où les auteurs auront droit, en plus de l’étagère, à une place dans une chambre à coucher.

    Fabienne Van Hulle en autoportrait dans le miroir de l’une des pièces de son hôtel particulier-librairie.


    Nom : Van Hulle, prénom : Fabienne. Cette native d’Aquitaine, installée dans le Nord depuis tout juste vingt ans, a été «  débarquée  » de son job en 2014. Comprendre, virée de son job de directrice des achats dans une grande entreprise du Nord.

    Conséquence  : le 21 mars, sur la place de Strasbourg à Lille, une placette au croisement des rues Nationale et Jacquemars Giélée, cette Armentiéroise de 54 ans amorcera sa nouvelle ligne droite professionnelle en inaugurant un antre à livres un peu particulier. On connaissait déjà le B and B (pour Bed and Breakfast), voici le B and B and… B, pour Books.

    Niché dans un hôtel particulier très chic, le nouveau commerce accueillera dans des pièces riches en cachet des rayons à livres, une salle d’exposition et, surtout, un appartement douillet pouvant servir de nid à touristes ou… à écrivains. Les contacts sont visiblement déjà pris avec les milieux culturels pour qu’une résidence d’artiste puisse voir le jour sous ces moulures. « J’aimerais porter le livre comme lui m’a portée, sourit Fabienne Van Hulle. Certaines librairies ferment. D’autres ouvrent. Il faut les penser différemment. » Rendez-vous au printemps.

    Auteur : Lakhdar Belaïd
    Date : 20/02/2018
    Source : http://lavdn.lavoixdunord.fr

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  • Insolite : la bibliothèque universitaire de Vienne se joue des lignes et des contrastes

    Insolite : la bibliothèque universitaire de Vienne se joue des lignes et des contrastes

    Les 42 000 m² de la bibliothèque de Vienne, conçue par Zaha Hadid Architects s’élève tel un bloc octogonal au sein du campus dédié aux sciences sociales et économiques. Le campus peut accueillir 25 000 étudiants, 15 000 professeurs, sans compter le personnel administratif et les chercheurs. 

    Bibliothèque de Vienne : vue extérieure du bâtiment

     

    Photo n° 1/10

    © Roland Halbe

    Bibliothèque de Vienne : vue extérieure du bâtiment

     

     
    • Bibliothèque de Vienne : vue extérieure du bâtiment
    • Bibliothèque de Vienne : vue de côté, mettant en avant les deux parties contrastées du bâtiment
    • Bibliothèque de Vienne : vue de nuit
    • Bibliothèque de Vienne : détail de la façade
    • Bibliothèque de Vienne : salle d'études
    • Bibliothèque de Vienne : les courbes intérieures sont pensées pour orienter le visiteur
    • Bibliothèque de Vienne : une grande importance a été accordée à la lumière naturelle
    • Bibliothèque de Vienne : les différents niveaux sont connectés par des plateformes, des ponts, des terrasses et des galeries
    • Bibliothèque de Vienne : alors que l'extérieur montre des lignes droites, l'intérieur devient curviligne et fluide
    • Bibliothèque de Vienne : l'auditorium central fait également office d'atrium
     

    Les lignes droites à l’extérieur du bâtiment deviennent courbes à mesure que l’on entre dans la bibliothèque. Ainsi, elles servent de signal à l’intérieur, afin que le visiteur puisse mieux s’orienter et retrouver facilement la place centrale, et les corridors et ponts qui assurent des transitions douces entre les niveaux. 

    La partie principale du bâtiment est consacrée aux services, au centre d’apprentissage et à la bibliothèque consacrée aux sciences économiques. Les services administratifs sont situés quant à eux dans la partie la plus petite. 

    Les visiteurs peuvent accéder directement à l’auditorium central, qui fait également office de large atrium, baigné de lumière naturelle. La bibliothèque et les bureaux sont accessibles via des rampes et des escaliers qui forment spirales depuis le rez-de-chaussée. Les différents niveaux sont connectés par des plateformes, des ponts, des terrasses et des galeries. 

    Enfin, la façade est composée de deux éléments aux couleurs contrastées et sont séparés par un joint de verre. Ainsi, elles permettent une meilleure compréhension depuis l’extérieur des deux aires principales.

    Auteur : Stéphanie Fefeu
    Source : https://www.lemoniteur.fr
    Date : 27/02/2018

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  • La Celle-Saint-Cloud : la bibliothèque multiplie les cabanes à livres

    La Celle-Saint-Cloud : la bibliothèque multiplie les cabanes à livres

    Chantal Wloseck, directrice de la bibliothèque municipale de La Celle-Saint-Cloud, remplit les cabanes à livres. LP/Maïwenn Bordron

    Série. Dans d’anciennes cabines téléphoniques, des vitrines spécialement conçues ou les gares, les bornes de livres en libre-service fleurissent dans le département. A La Celle-Saint-Cloud, deux ont déjà été installées depuis le mois de juin et six autres devraient l’être d’ici mai.

    Chantal Wloseck ne sait plus où donner de la tête. « On a rempli quatre caisses en une semaine avec les dons. Les gens nous donnent de très beaux livres », se réjouit la directrice de la bibliothèque municipale, située un peu en retrait sur une place bordée d’immeubles à trois étages. Au total, onze caisses bleues pleines de livres sont empilées à l’entrée de l’établissement. Comme chaque mois, elle s’apprête à achalander les deux cabanes à livres, installées dans la commune en juin puis en septembre.

    Dans un grand cabas, elle range les romans, des « succès de lecture » comme elle les appelle. On y trouve Paulo Coelho, Anna Gavalda mais aussi Harlan Coben. Dans un autre, des livres pour enfants. Chantal Wloseck les trie rapidement, elle sait ce qui marche avec les lecteurs.

    La première cabane à livre a été installée en juin dernier, dans le parc de la Grande Terre, près d’une aire de jeux. La bibliothécaire ouvre la petite porte vitrée et inspecte les deux étagères d’un œil aguerri. « Ca, c’est vieux, ça ne donne pas envie », lâche-t-elle, en s’emparant d’un livre aux pages jaunies. Même verdict pour L’instinct de l’instruction ou Le livre des cocktails. « Il faut passer régulièrement pour mettre des livres propres et attrayants qui puissent inciter les gens à s’y intéresser », confie Chantal Wloseck. Elle sort ensuite de son cabas des romans, neufs en apparence, pour garnir les rangées désormais clairsemées. Une dizaine de minutes plus tard, l’opération nettoyage est terminée.

    Direction place Berthet pour la deuxième cabane. Cette fois, la directrice de la bibliothèque municipale enlève un « roman à l’eau de rose », des magazines pour hommes « Musclez-vous » et « La cellulite et son traitement ». Cette Celloise à la cinquantaine bien entamée tient au bon état des cabanes. C’est la réputation de la bibliothèque municipale qui est en jeu. « Ca donne une image dynamique. A la moindre action que l’on mène, il y a des répercussions sur les inscriptions. On n’est pas gâté avec notre bâtiment, on nous voit à peine, alors il faut que l’on montre qu’on est présent », insiste-t-elle. Un projet peu coûteux - 150 € de matériaux pour deux cabanes - qui marche si bien que six nouvelles cabanes à livres doivent voir le jour au printemps.

    Auteur : Maïwenn Bordron
    Date : 26/02/2018
    Source : http://www.leparisien.fr

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  • Erik Orsenna : "L'ouverture des bibliothèques, c'est d'abord la responsabilité de l'État"

    Erik Orsenna : "L'ouverture des bibliothèques, c'est d'abord la responsabilité de l'État"

    Erik Orsenna, écrivain et académicien, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

    Erik Orsenna, écrivain et académicien, a remis un rapport sur une ouverture plus large des bibliothèques au public. Car, précise-t-il au micro de France Inter, "depuis des décennies, on sait que nous sommes très en retard""Elles sont en général ouvertes quand on n’a pas la possibilité d’y aller."

    La lecture, c’est l’émancipation, c’est l’école de la citoyenneté. Et tout ce qui peut permettre d’accéder à la lecture doit être encouragé.

    Problème, rappelle Erik Orsenna, "en sixième, 1 élève sur 5 ne maîtrise pas la langue. Et 2,5 millions de Français ne sont pas à l’aise avec la lecture".

    Autant de bibliothèques que de bureaux de poste

    Pourtant "il y a presque autant de bibliothèques en France que de bureaux de poste. 16 500. Il y 38 000 bibliothécaires. La moitié de leurs visiteurs ne viennent pas pour lire un livre. Mais les bibliothèques ont étendu leur offre à ce qui correspond à la demande des gens, et ça les rapproche du livre".

    Erik Orsenna : "La bibliothèque, c'est le lieu de présence culturelle. Et il y en a autant que de bureaux de poste" 

    L'académicien veut changer le "c’est pas pour nous" [le livre] en "pourquoi pas ?" En changeant, notamment, la façon dont le plus grand nombre perçoivent la bibliothèque. 

    "Si la bibliothèque était vue uniquement comme la cité du livre, on ne pousserait pas la porte. Si l’on découvre que c’est un lieu de vie, un centre de service public culturel, une maison de l’humain, alors on pousse la porte."

    8 millions d'euros mobilisés

    "Pour ouvrir les bibliothèques le dimanche, la première responsabilité est celle de l’État", rappelle Erik Orsenna. Les bibliothèques universitaires, par exemple.

    L’effort est aussi porté par les municipalités. Nous avons obtenu 8 millions de l’État pour les soutenir.

    Alors comment ça va marcher ? On ne peut pas donner une règle commune de Dunkerque à Nice. Ce sont les élus qui décident. Mais plusieurs dizaines de projets sont déjà lancés.

    Et un projet d'ouverture plus large des bibliothèques, plusieurs catégories de personnels sont mobilisées : "Les fonctionnaires, les emplois aidants – les moniteurs étudiants, par exemple, il n’y en a que 4 000. Et les bénévoles, ils sont plus de 80 000. En prison, certains n’ont pas accès aux livres faute de bénévoles."

    Les invités : Erik Orsenna / Economiste, écrivain, membre de l’Académie française

    Source : France inter
    Auteur : Nicolas Demorand
    Date : 23/02/2018

     

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  • Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Ce superbe ouvrage présente l'évolution de la représentation botanique, depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours, à partir d'illustrations de la Bibliothèque Nationale de France.

    On y découvre comment cet art de l'observation et de la transcription picturale a évolué, depuis des observations rigoureuses parfois ponctuées de tâtonnements jusqu'à une expression artistique moderne. C'est l'occasion d'ouvrir de splendides herbiers qui font rêver par leur beauté, quelles que soient les périodes. Les commentaires et les textes éclairés nous permettent de saisir l'importance de cette évolution, qui est le reflet de notre culture générale.

    Je vous explique pourquoi j'aime ce livre...

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Introduction : une chronologie expliquée

    Les dix sept premières pages de l'ouvrage nous instruisent sur l'évolution de ce qui est à la convergence de l'histoire de la botanique, de l'histoire de l'art et de l'histoire de l'édition.
    Autrefois confidentiels, les manuscrits qui étaient commandités par les rois, les princes, les riches marchands étaient des pièces très onéreuses, qui étaient réservées à des collections privées.
    Certaines planches sont témoins d'espèces qui ont maintenant disparu.
    Les herbiers sont manuscrits au Moyen Age ; au XVIème siècle, grâce à l'imprimerie, les planches sont reproduites mécaniquement. Mais comme elles ont un coût élevé, elles servent plusieurs fois, souvent pour des auteurs différents. Si bien que lorsqu'elles présentent des erreurs, celles ci sont démultipliées.
    Au XVIIème, siècle de Louis XIV, le jardin est le symbole de la représentation. Il prend une importance considérable, sociale, même. C'est l'engouement pour certaines espèces botaniques (les tulipes notamment) qui est la cause de la première bulle spéculative de l'Histoire. Les botanistes font partie des expéditions menées à travers le monde et dessinent les plantes extraordinaires qu'ils découvrent. Les premiers catalogues horticoles font part des arrivages...
    Le siècle de l'Encyclopédie est l'age d'or de l'histoire naturelle avec la création de sociétés savantes.
    Le XIXème siècle est l'ère de la science. avec en parallèle les progrès de l'Edition, tandis que l'art de la photographie, au XXème siècle, n'évince en rien la passion pour les planches botaniques. L'art s'en mêle, les préoccupations environnementales aussi.

    Flora Allegoria nous conte cette évolution dans le détail dans un style agréable, fluide, où la botanique rejoint la grande Histoire.

    Suivent six chapitres, chacun lié à un siècle, et illustré de ses plus belles images...

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Chacun de ces chapitres est ouvert  avec une double page illustrée, qui résume la période. Ci dessus le Moyen Age, avec des fleurs de bourrache ci dessous le XVIIème siècle, avec des tournesols flamboyants qui chantent la gloire du Roi Soleil.

    Les planches sont magnifiques, c'est une chance de pouvoir les observer dans de telles proportions.

    D'ailleurs la question est posée par les auteurs : "Les images illustrent elles le texte ou le texte décrit il les images ?"...

    J'aime ce livre pour ces splendides double pages qui nous rassasient de beauté horticole !

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    A l'intérieur, les planches sont présentées en grands formats, souvent sur une double page, qui présente le titre, un ou deux zooms, et la planche elle même.

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Les textes racontent les circonstances de création des planches, ici par exemple, l'Hortus Eystettensis fait partie de 367 illustrations grandeur nature, commandées par le prince évêque d'Eichstätt qui voulait garder un souvenir des plantes de son jardin. Elles sont classées par saison, une planche par jour, plus une pour l'année bissextile et une en double page.

    Sous le nom, la plante est déclinée avec sa famille, en latin, avec ses date et lieu de création, et son classement dans les archives de la BNF.

    Les explications artistiques sont précieuses, délicieusement nourries d'anecdotes ou de passages historiques.

    Ici par exemple, ce plantain daté de 1440 1460 est une émouvante représentation fantaisiste et très personnelle de son auteur, comme c'était souvent le cas avec les espèces exotiques...

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    On se régale de chaque illustration, qu'il s'agisse des planches de l'album Vilmorin, ou de dessins art déco de Maurice Pillard Verneuil, qui a inspiré des modèles de papiers peints, carrelages ou vitraux...

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    J'aime cet ouvrage pour les choix, magnifiques, des cent trente illustrations ainsi mises à notre disposition. Les herbiers du Moyen Age annotés en latin, enrichis d'enluminures sont superbes, les chefs d'oeuvre botaniques exposés dans des cabinets de curiosité sont captivants, les double pages sont encore plus charmeuses...

    Comme ci dessous l'extrait du Livre des simples médecines, ou Herboriste, qui présente un Canapa (chanvre), Caules (chou) et Cameleunta nigra (chardon) du XVIème siècle par Matthaeus Platearus (médecin de l'Ecole de Salerme), et Robinet Testard (artiste enlumineur).

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Un ouvrage qui se distingue

    C'est avant tout un livre imposant par sa taille, il fallait bien cela pour rendre hommage à ces illustrations exceptionnelles, qui font partie de notre patrimoine. quelle beauté, quel charme, ce livre est un bijou !

     

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Les auteurs qui ont fait un choix remarquable sont Luc Menapace, est conservateur des bibliothèques, chargé de collections en biologie et paléontologie à la Bibliothèque Nationale de France, et Colette Blatrix, bibliothécaire honoraire, qui a longtemps été chargée de collections en agronomie, médecine vétérinaire et environnement à la Bibliothèque Nationale de France.

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Ce livre est pour :

    Les amoureux de botanique
    Les amoureux de jardinage, qui retrouveront leurs espèces préférées et des plantes moins connues aussi
    Les artistes, les peintres
    Les historiens
    Les curieux et amateurs d'illustrations
    Les aimants des beaux ouvrages de qualité

    Flora Allegoria, Editions de la Bibliothèque Nationale de France

    Flora Allegoria
    Colette Blatrix et Luc Menapace
    24 cm x 30 cm
    192 pages
    Relié
    120 illustrations
    Novembre 2017
    ISBN 9 782717 727562
    Editions de la BNF

    Source : http://www.grelinettecassolettes.com
    Auteur : Isa-Marie
    Date : 22/02/2018

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  • Ouverture à Lille de la librairie Place ronde – Bed, Books & Breakfast

    Ouverture à Lille de la librairie Place ronde – Bed, Books & Breakfast

    Le 21 mars prochain ouvrira à Lille la librairie « Place Ronde ». Imaginée et créée par Fabienne van Hulle, cette librairie proposera, outre un salon de lecture ou encore une section dédiée aux personnes éloignées de la lecture, la location d’un petit appartement.

    Place Ronde
    Librairie Bed, Books and Breakfast
    8 place de Strasbourg à Lille.

    Accéder à la page Facebook de Place Ronde

    Source : http://culturables.fr
    Auteur : Inconnu
    Date : 

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  • "Voyage au pays des bibliothèques", le rapport de la mission Orsenna

    "Voyage au pays des bibliothèques", le rapport de la mission Orsenna

    Françoise Nyssen, Noël Corbin, Erik Orsenna et Emmanuel Macron - VÉRONIQUE HEURTEMATTE


    Rapports à télécharger :


    Mardi 20 février, le rapport de la mission Orsenna "Voyage au pays des bibliothèques" a été remis au Président de la République, lors d'un déplacement avec la ministre de la Culture aux Mureaux, dans les Yvelines.

    Le Président de la République a fait de l’ouverture des bibliothèques le dimanche et en soirée l’une de ses priorités en matière culturelle. Il s’agit d’élargir encore la fréquentation du premier réseau culturel français (16 500 points d’accès au livre et à la culture, qui ont accueilli en 2016 27 millions de personnes) à des moments où nos concitoyens disposent de temps libre. Pour porter cette ambition et sensibiliser les acteurs au rôle fondamental des bibliothèques dans notre société, Françoise Nyssen a confié le 31 juillet 2017 à Erik Orsenna, de l’Académie française, une mission d’ambassadeur de la lecture.

    Accompagné par Noël Corbin, inspecteur général des affaires culturelles, Erik Orsenna a sillonné la France de septembre à décembre 2017, lors d’un « tour de France » qui lui a permis de recueillir les attentes des parties prenantes (élus, professionnels des bibliothèques et usagers) et de mesurer le dynamisme des bibliothèques, en ville comme dans les territoires ruraux. Cette ambition présidentielle d’ouvrir plus les bibliothèques s’est traduite, dès la loi de finances 2018, par une augmentation de 8 M€ de l’aide qu’apporte l’État aux collectivités territoriales pour soutenir l’extension des horaires d’ouverture de leur bibliothèque.

    La journée professionnelle, qu’organise la Ministre de la culture le 9 avril prochain, permettra de mettre en œuvre les préconisations d’Erik Orsenna pour transformer les bibliothèques en maisons de service public culturel de proximité, au service de la culture, de l’éducation, de l’inclusion numérique, de la lutte contre les inégalités et de l’égalité des territoires. Le projet de transformation des bibliothèques est en cours avec les collectivités territoriales.

    Source : http://www.culturecommunication.gouv.fr
    Date : 20/02/2018

     

     

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  • 3,5 millions d'euros : le leg miraculeux d'un prêtre à la bibliothèque municipale de Lyon

    3,5 millions d'euros : le leg miraculeux d'un prêtre à la bibliothèque municipale de Lyon

    Un leg bienvenu pour la bibliothèque municipale de Lyon (Pixabay / pixel2013)

    L'abbé Louis Perrin a légué une partie important de ses biens à la bibliothèque municipale de Lyon.

    Cela ressemble à un don du ciel. L'abbé Louis Perrin a légué la somme de 3,5 millions d'euros "pour que ces biens ou le produit de ces biens servent à la Bibliothèque Municipale de Lyon". Dans son testament, le prêtre a désigné l'établissement culturel comme principal légataire de sa fortune. 

    Totalement inconnu des bibliothécaires lyonnais, Louis Gerrin est pourtant l'auteur d'un ouvrage intitulé "Guérir et sauver" publié par les Editions du Cerf. Mais personne ne se souvient l'avoir vu dans l'établissement. Tout juste sait-on qu'il habitait à deux pas d'une bibliothèque du réseau lyonnais.

    Pour autant, les bibliothécaires se réjouissent de ce leg exceptionnel : "en 7 ans de direction je n’ai jamais rencontré cette situation" explique Gilles Eboli, le directeur de la BM de Lyon à l'hebdomadaire Lyon Mag ; "il arrive que l’on nous lègue des collections de livres - précieuses ou pas - mais une somme pareille, ça n’est jamais arrivé !"

    Que faire de ce leg ?

    A ce jour, les responsables de la bibliothèque n'ont pas encore décidé comment sera dépensée cette somme. Avant même l'annonce de ce leg, la BM de Lyon avait décidé de procéder à d'importants travaux de désamiantage et de mise aux normes. Le coût de cette réhabilitation est estimé à 14 millions d'euros.

    Mais le leg de Louis Perrin pourrait également servir à acquérir de nouvelles collections documentaires ou à créer de nouveaux services aux usagers.

    Source : http://www.archimag.com
    Auteur : Bruno Texier
    Date : 20/02/2018  

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  • Des reliures médiévales d’exception de la BnF exposées au Louvre

    Des reliures médiévales d’exception de la BnF exposées au Louvre

    Patrimoine et éducation - Patrimoine - exposition BNF Louvre - Reliures precieuses louvre - Medieval Treasure Bindings

     

    En lien avec l’exposition de la Petite Galerie, Théâtre du pouvoir, où sont actuellement présentés les regalia, les instruments du sacre des rois de France, la Bibliothèque nationale de France a accepté le prêt de cinq de ses reliures les plus précieuses, conservées au département des Manuscrits.  Durant huit mois, elles prennent ainsi provisoirement place dans les vitrines des salles médiévales du département des Objets d’art du Louvre. 

    Ces reliures forment un ensemble exceptionnel par leur somptuosité et leur histoire, du siècle de Charlemagne à la fin du Moyen Âge. A elles cinq, elles laissent entrevoir, chacune à leur manière, la richesse de l’art médiéval et, par-delà, celle de l’histoire culturelle et politique des différentes régions qui ont participé à la genèse de l’histoire de la France et des pays voisins. 
     

    Conservés par la BnF depuis la Révolution et le Consulat, ces livres dialoguent, dans un parcours inédit, avec les Objets d’art des collections médiévales du Louvre et s’offrent sous un nouveau jour, en particulier pour les deux reliures restaurées grâce au mécénat de la Fondation Polonsky. 
     

    Au Moyen Âge, les livres liturgiques utilisés pour la célébration du service divin faisaient partie des trésors des églises aux côtés d’autres objets sacrés comme les reliques. Ils revêtaient, pour l’établissement religieux qui les conservait, une fonction mémorielle essentielle : le trésor servait à perpétuer le glorieux souvenir de la fondation du lieu comme à incarner son histoire vivante et la puissance de son assise spirituelle et temporelle. 
     

    Une exceptionnelle exposition de reliures,
    trésor de la Morgan Library

    Le statut d’unica des livres qui en faisaient partie et leur valeur hautement commémorative justifiait l’ornementation luxueuse qui était la leur et qui rivalisait sans peine avec les plus riches pièces d’orfèvrerie dans course à la glorification de Dieu. 
    Tous ont pour point commun d’avoir reçu une riche décoration enluminée et, en guise de couverture, de véritables joyaux dont la splendeur et l’iconographie élaborée sont à la mesure de la dimension spirituelle et symbolique de leur contenu. 

    L'État veut acheter le livre d'heures de François Ier
    pour le Musée du Louvre

    Si l’exécution de ces manuscrits et de leurs enluminures est bien identifiée dans l’espace et le temps, il n’en va pas toujours de même de leurs reliures, dont certaines présentent un aspect composite. Leur décor est formé à l’aide de matériaux aussi précieux que variés : or, argent, cuivre, ivoire, gemmes, perles... Ceux-ci, comme les techniques raffinées avec lesquelles ils étaient travaillés, avaient pour fonction d’accroître la valeur esthétique et spirituelle des livres.

    Ces manuscrits proviennent de divers lieux : Metz pour les deux livres d’Évangiles présentés dans la première et dernière vitrine, Saint-Vaast d’Arras pour le Missel de Saint-Denis dans la vitrine de la salle 4 et Paris pour les deux Évangéliaires de la Sainte-Chapelle dans la vitrine centrale de la salle 2. 
     

    image Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    image Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    image Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    image Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    image Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à  filigrane avec perles et pierres, XIe s

    Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à filigrane avec perles et pierres, XIe s

    image Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à  filigrane avec perles et pierres, XIe s

    Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à filigrane avec perles et pierres, XIe s

    image Manuscrit de Denys l’Aréopagite © RMN - GP (Musée du Louvre)  JG Berizzi / Ivoire : Paris, vers 1360-1380, manuscrit 1403-1405

    Manuscrit de Denys l’Aréopagite © RMN - GP (Musée du Louvre) JG Berizzi / Ivoire : Paris, vers 1360-1380, manuscrit 1403-1405

    image Boîte-reliure de Maastricht - Allemagne, vers 1020-1040 / Âme de bois, or, émaux cloisonnés, nielle, cabochons

    Boîte-reliure de Maastricht - Allemagne, vers 1020-1040 / Âme de bois, or, émaux cloisonnés, nielle, cabochons

    image Psautier de Dagulf © RMN - GP (Musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola - Plaques de reliure en ivoire, IXe-Xe s.

    Psautier de Dagulf © RMN - GP (Musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola - Plaques de reliure en ivoire, IXe-Xe s.

    image Évangiles de la collégiale Saint-Louis de Metz © BnF - Ivoire, Constantinople, XIe s. Encadrement de plaques d'argent et plaques émaillées, cabochons de cristal de roche XIIIe-XIVe s

    Évangiles de la collégiale Saint-Louis de Metz © BnF - Ivoire, Constantinople, XIe s. Encadrement de plaques d'argent et plaques émaillées, cabochons de cristal de roche XIIIe-XIVe s

    image Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    image Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    image Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    image Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    Premier Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré et niellé / Paris, 1230-1248

    image Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    image Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    Missel à l'usage de Saint-Denis © BnF - Figurines d’ivoire de morse, vers 870 / feuille d’or du XIe s., bordure d’orfèvrerie du XIIIe s.

    image Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à  filigrane avec perles et pierres, XIe s

    Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à filigrane avec perles et pierres, XIe s

    image Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à  filigrane avec perles et pierres, XIe s

    Évangiles de Drogon © BnF -Plaque d'ivoire d'éléphant, Metz, vers 850 / Bordure d’orfèvrerie à filigrane avec perles et pierres, XIe s

    image Manuscrit de Denys l’Aréopagite © RMN - GP (Musée du Louvre)  JG Berizzi / Ivoire : Paris, vers 1360-1380, manuscrit 1403-1405

    Manuscrit de Denys l’Aréopagite © RMN - GP (Musée du Louvre) JG Berizzi / Ivoire : Paris, vers 1360-1380, manuscrit 1403-1405

    image Boîte-reliure de Maastricht - Allemagne, vers 1020-1040 / Âme de bois, or, émaux cloisonnés, nielle, cabochons

    Boîte-reliure de Maastricht - Allemagne, vers 1020-1040 / Âme de bois, or, émaux cloisonnés, nielle, cabochons

    image Psautier de Dagulf © RMN - GP (Musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola - Plaques de reliure en ivoire, IXe-Xe s.

    Psautier de Dagulf © RMN - GP (Musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola - Plaques de reliure en ivoire, IXe-Xe s.

    image Évangiles de la collégiale Saint-Louis de Metz © BnF - Ivoire, Constantinople, XIe s. Encadrement de plaques d'argent et plaques émaillées, cabochons de cristal de roche XIIIe-XIVe s

    Évangiles de la collégiale Saint-Louis de Metz © BnF - Ivoire, Constantinople, XIe s. Encadrement de plaques d'argent et plaques émaillées, cabochons de cristal de roche XIIIe-XIVe s

    image Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    image Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    Deuxième Évangéliaire de la Sainte-Chapelle © BnF - Argent doré, cabochons de verre et de pâte de verre / vers 1240, bordures extérieures du XVIe siècle

    Musée du Louvre : Exposition du 1er novembre 2017 au 2 juillet 2018,  Département des Objets d’art, aile Richelieu, 1er étage, salles 1 à 4 

    Horaires : de 9h à 18h, sauf le mardi. Nocturne mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarif unique d’entrée au musée : 15 € 

     

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Béatrice Courau 
    Date : 20/02/2018

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  • Iran : une bibliothèque de la taille de Téhéran

    Iran : une bibliothèque de la taille de Téhéran

    Et si la capitale de l'Iran devenait une gigantesque bibliothèque ? C'est le pari d'une start-up spécialisée dans la vente de livres numériques et audio, Fidibo, associée avec la société de transport de la ville Tehran Urban & Suburban Railway Operation Co. Elles offrent, dans le métro, une lecture gratuite d'ebooks, pendant une heure.  

    Fidibo possède 16 000 titres, fournis par 400 éditeurs iraniens tels Amirkabir, Qoqnoos, Niloofar, Negah, Ghatreh, Mahi, Agah, Ney... L'application éponyme de la start-up aurait été téléchargée 1,5 million de fois depuis son lancement, en 2014. 

    En s'associant avec le métro de Téhéran, Fidibo offre une heure de lecture gratuite aux usagers. Et si ces derniers souhaitent finir le livre qu'ils ont commencé, ils peuvent l'acheter sur l'application, avec une réduction de 20 %. 

    Pour réaliser cette opération, la start-up a installé dans vingt-deux stations de métro des panneaux à écran tactile, des « fidiboxes ». Ceux-ci affichent des QR Code à partir desquels les usagers peuvent télécharger un ouvrage. Au bout d'une heure, ce dernier est verrouillé, laissant deux possibilités au lecteur : aller scanner un autre QR Code ou l'acheter. 
    À Téhéran s'ouvre le Book Garden,
    avec la plus belle terrasse pour lire

    L'objectif de Téhéran ? Ouvrir « une bibliothèque aussi étendue qu’une ville ». Selon le responsable de Fidibo, Majid Ghasemi, « les fidiboxes peuvent être installés dans d’autres lieux publics, où les gens passent des heures à attendre, comme les gares routières, les hôpitaux et les cliniques ».

    Iran : un marché de l'édition diversifié,
    mené par des passionnés

    Une opportunité de taille pour les Iraniens, souvent confrontés à des livres imprimés chers du fait de l'important besoin d'importation de papier. En tout cas, l'idée de Fidibo — en plus de l'intérêt commercial — complète, ce mois-ci, le lancement annuel par le président Hassan Rouhani du Book of the Year Award (qui récompense, lui, un livre imprimé).
     

    Source : https://www.actualitte.com
    Auteur : Laure Besnier
    Date : 19/02/2018

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  • Une princesse italienne à la cour de France

    Une princesse italienne à la cour de France


    Nicole Dupont-Pierrart, membre du cercle de lecture de la bibliothèque de Bondues, vient d’obtenir une mention spéciale au Prix de la Fondation Stéphane Bern pour l’Histoire et le Patrimoine, 
    pour son ouvrage sur Claire de Gonzague. 
    Elle a reçu ce Prix le 11 janvier à l’Institut de Paris.

    Une distinction bien méritée par la grande qualité de son écriture et l’originalité du sujet. 
    Nous avions reçu Nicole à la sortie de son livre que vous pourrez trouver à la bibliothèque.
    Nicole prépare maintenant un roman… A suivre !
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  • Le kiosque de prêt, premier élément du dispositif "Livre Service"

    Le kiosque de prêt, premier élément du dispositif "Livre Service"

    UN PREMIER KIOSQUE DE PRÊT DE LIVRES EN LIBRE SERVICE

    © Claire Delfino / Plaine Commune

    À l'occasion de la Journée nationale des Bibliothèques Numériques de Référence, un kiosque de prêt de livres en libre service a fait son apparition à Plaine Commune...

    Le kiosque "Livre Service", une innovation technologique au service des habitants.
    Installé pour la première fois en France, ce dispositif  consiste en une étagère « intelligente », capable de générer son propre inventaire et d’enregistrer des prêts sur le compte d’un usager.

    D'abord implanté dans le hall de Plaine Commune à destination des agents de la collectivité qui le testeront, il sera ensuite déployé dans des sites partenaires des médiathèques (centres sociaux et maisons de quartier, centres de santé...).

    Ce kiosque permet de proposer une offre de découverte à destination d’habitants non familiers des médiathèques et durant toute l’amplitude d’ouverture du site partenaire. De quoi inciter  le public à se rendre ensuite dans une médiathèque pour davantage de services.

    Le kiosque "Livre Service", mode d'emploi...
    Chacun peut emprunter 2 titres pour une durée de 4 semaines.

    Il suffit pour cela de posséder déjà une carte du réseau des médiathèques. Pour ceux qui n’en ont pas, le kiosque délivre une carte spécifique, gratuite ; la seule condition est d’avoir un téléphone portable sur soi pour recevoir par texto le code permettant de valider son inscription.

    Les 200 livres mis à disposition sont des nouveautés romanesques ; d’autres types d’ouvrages pourront être proposés par la suite. Une période d’observation de trois mois permettra d’ajuster les fonctionnalités avant de déployer d’autres kiosques sur le territoire.

    Et après ?
    Début 2018, le Livre Service implanté au siège de Plaine Commune s'enrichira d'un casier de réservations. Il permettra de choisir sur le site Internet des médiathèques un titre parmi le million d’exemplaires que possède le réseau, et de le faire acheminer dans le casier...

    LE SAVIEZ-VOUS ?
    Le Livre Service est développé avec le réseau des médiathèques de Plaine Commune par les sociétés Nedap France (technologie RFID et étagères intelligentes adaptées et transformées) et Infor France (logiciel de bibliothèque V-Smart et création du module d’auto-inscription).

    Source : http://www.mediatheques-plainecommune.fr
    Auteur : Claire Delfino
    Date : 14/02/2018

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  • L'écrivaine Françoise Xenakis est morte à 87 ans

    L'écrivaine Françoise Xenakis est morte à 87 ans

    Journaliste et écrivaine, la veuve du compositeur Iannis Xenakis est décédée à Courbevoie lundi. Elle laisse une vingtaine d'ouvrages, essais ou romans, dont Attends-moi, prix des libraires en 1993.

    L'écrivaine et journaliste Françoise Xenakis, auteure d'une vingtaine de romans et d'essais, est morte lundi à Courbevoie d'une longue maladie à l'âge de 87 ans, a-t-on appris auprès de sa fille Mâkhi.

    Veuve du compositeur et architecte Iannis Xenakis, chroniqueuse littéraire de l'émission Télématin sur France 2 pendant une vingtaine d'années, elle avait publié son premier roman, Le Petit Caillou, en 1963 et a remporté le Prix des libraires en 1993 pour Attends-moi chez Grasset.

    Source : Lefigaro.fr
    Date : 13/02/2018

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  • Le fablab en bibliothèque

    Le fablab en bibliothèque

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    Depuis plusieurs années, le phénomène Fab Lab s’est emparé du territoire français. Au cœur de nombreuses journées d’études et d’événements autour de la culture du « Faire » (Make), le Fab Lab et ses équipements envahissent peu à peu les bibliothèques à l’occasion d’animations ponctuelles mais aussi en tant que service innovant et souhaité pérenne. Face à ces nouveaux usages, les bibliothécaires s’interrogent.

    PORTRAIT DU FAB LAB

    Inspiré du cours « How to make (almost) everything », dispensé au sein du MIT, Massachusetts Institute of Technology, par Neil Gershenfeld dans les années 1990, le « Fabrication Laboratory » est un lieu physique permettant la fabrication numérique. Régulièrement défini comme une plateforme de prototypage d’objets grâce à des machines à commande numérique et machines-outils, le Fab Lab s’apparente à un lieu d’expérimentation, ouvert et accessible à tous. L’essor des Fab Labs se précise dans les années 2000 et le phénomène s’ancre en France dès 2011, de nombreux citoyens s’impliquant dans des structures de cette nature.

    Si certains rapprochent l’émergence du phénomène des Fab Labs d’une lutte contre la société de consommation et l’obsolescence programmée, il s’agit avant tout de permettre à toute personne de fabriquer un objet répondant à un besoin individuel grâce à l’utilisation de machines habituellement présentes dans l’industrie. Vu par d’autres comme une nouvelle révolution industrielle à l’initiative des « makers », le Fab Lab est également une donnée à prendre en compte dans la sphère économique puisqu’il fait appel au partage et à la participation de ses différents utilisateurs (y compris le crowdfunding ou financement participatif) pour assurer sa pérennité.

    L’essor des Fab Labs s’inscrit également dans la mise en commun des savoirs permise par le web et les réseaux sociaux, le cœur même du Fab Lab étant l’idée de partager les connaissances et compétences tout en favorisant la sérendipité, la découverte par hasard de nouvelles idées. Rapproché des phénomènes du DIY – « Do It Yourself » – et DIWO – « Do It With Others » –, le Fab Lab met en avant la collaboration entre utilisateurs pour le bénéfice de tous. Ce partage doit également être assuré par la diffusion facile et quasi automatique des savoirs au moyen de documents sous Creative Commons permettant à chacun de s’informer et de reproduire les projets, souvent réalisés avec des logiciels Open Source. À ce titre, internet est perçu comme l’outil d’interconnexion des Fab Labs dans le monde entier, permettant que les idées soient documentées et propagées.

    Enfin, le Fab Lab est avant tout un lieu d’expérimentation ouvert à tout individu, qu’il soit artiste, entrepreneur, retraité ou simple curieux. Conçu pour favoriser l’innovation, le Fab Lab n’est pas contraint par un cadre fixe, ce sont ses usagers qui le construisent au quotidien et le font évoluer. Lieu de rencontres et de partage, le Fab Lab fait partie des espaces « HOMAGO », terme utilisé pour désigner les trois usages principaux envisagés mais non exclusifs : Hang-Out, le fait de traîner, source de lien social qu’il soit physique ou virtuel ; Mess Around, le fait de bricoler et de « dé-ranger » ; et Geek Out, le fait de chercher de l’information et des compétences dans un domaine d’intérêt spécifique 1. La caractéristique principale des usagers du Fab Lab est la volonté de « hacker » ou bidouiller, c’est-à-dire de comprendre le fonctionnement des dispositifs dans le but de les reproduire et de les détourner afin de créer de nouveaux objets ou de nouvelles idées. En cela, les Fab Labs sont à rapprocher du mouvement libriste qui vise non seulement à développer des initiatives en Open Source permettant de redistribuer les contenus, d’accéder à leur code et de les faire évoluer, mais aussi et surtout à explorer les logiciels afin de les améliorer et de les diffuser librement dans de nouvelles versions répondant aux besoins de certains utilisateurs. Le Fab Lab contribue également à l’« empowerment » ou capacitation, rendant les individus capables de davantage d’actions et d’autonomie 2.

    Pour garantir l’harmonie des services placés sous l’étiquette Fab Lab, le MIT a mis en place une charte que toute structure souhaitant bénéficier du label Fab Lab doit respecter (voir encadré ci-dessous). Cette charte, disponible sur le site du MIT, est reprise par de nombreux pays à travers le monde.

     

    La charte du Fab Lab selon le MIT

    Disponible sur :http://www.labfab.fr/charte-Fab Lab

    – Qu’est-ce qu’un Fab Lab ?

    Les Fab Labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui dopent l’inventivité en donnant accès à des outils de fabrication numérique.

    – Que trouve-t-on dans un Fab Lab ?

    Les Fab Labs partagent le catalogue évolutif d’un noyau de capacités pour fabriquer (presque) n’importe quel objet, permettant aux personnes et aux projets d’être partagés.

    – Que fournit le réseau des Fab Labs ?

    Une assistance opérationnelle, d’éducation, technique, financière et logistique au-delà de ce qui est disponible dans un seul lab.

    – Qui peut utiliser un Fab Lab ?

    Les Fab Labs sont disponibles comme une ressource communautaire, qui propose un accès libre aux individus autant qu’un accès sur inscription dans le cadre de programmes spécifiques.

    – Quelles sont vos responsabilités ?

     Sécurité : ne blesser personne et ne pas endommager l’équipement.

     Fonctionnement : aider à nettoyer, maintenir et améliorer le Lab.

     Connaissances : contribuer à la documentation et aux connaissances des autres

    – Qui possède les inventions faites dans un Fab Lab ?

    Les designs et les procédés développés dans les Fab Labs peuvent être protégés et vendus comme le souhaite leur inventeur, mais doivent rester disponibles de manière à ce que les individus puissent les utiliser et en apprendre.

    – Comment les entreprises peuvent-elles utiliser un Fab Lab ?

    Les activités commerciales peuvent être prototypées et incubées dans un Fab Lab, mais elles ne doivent pas entrer en conflit avec les autres usages, elles doivent croître au-delà du Lab plutôt qu’en son sein, et il est attendu qu’elles bénéficient à leurs inventeurs, aux Labs, et aux réseaux qui ont contribué à leur succès.

    La charte originelle en anglais : http://fab.cba.mit.edu/about/charter/

     

    À ce jour, 542 Fab Labs dans le monde sont « d’appellation MIT », dont 56 en France 3. Les Fab Labs d’appellation MIT sont porteurs de quatre valeurs principales, à savoir : l’ouverture, le respect de la charte, le partage et l’implication dans le réseau des Fab Labs afin d’échanger, par exemple par des vidéos conférences. Si à ce jour il n’existe aucun contrôle de l’usage de l’appellation Fab Lab, certaines structures ont fait le choix de s’auto-évaluer afin de définir leur respect actuel de la charte et les points d’amélioration à envisager 4.

    En pratique, un Fab Lab 5 sera donc un lieu accueillant des machines-outils et des équipements informatiques permettant de dialoguer avec ces machines, mais aussi l’équipement de base de tout bricoleur (perceuse, fer à souder…). La liste des machines à mettre à disposition des utilisateurs n’est pas exhaustive et peut très bien être adaptée à chaque Fab Lab, à son public et/ou à sa spécialisation le cas échéant 6. Toutefois, il est utile de rappeler ici que l’imprimante 3D, souvent perçue comme l’élément central et emblématique du Fab Lab, n’est pas l’outil le plus intéressant pour la création numérique et que seulement 20 % du temps d’usage constaté dans un Fab Lab relève de l’imprimante 3D, le reste des projets s’appuyant sur d’autres machines. Une liste des machines recommandées est disponible sur le site du MIT et peut inspirer les établissements tentés par l’aventure Fab Lab.

     

    Points de repère : l’univers des Labs

    – Hackerspace (atelier des bricoleurs) : lieu où l’on cherche à comprendre comment fonctionne un système, à produire des idées nouvelles grâce à des cours et à des ateliers. Pas de matériel type à prévoir, ce sont les usagers qui font la spécificité du lieu. Il faut adhérer à l’association pour faire usage des espaces.

    – Makerspace (atelier de bricolage) : hackerspace pour bricoleurs où le « Faire » prédomine, basé sur un modèle d’autofinancement.

    – Living Lab (laboratoire citoyen) : espace où chacun fait ce qu’il veut, basé sur les échanges et les nouvelles situations d’apprentissage. Lieu de co-création, d’exploration, d’expérimentation et d’évaluation.

    – Techshop (Fab Lab privé) : structure privée, souvent dotée d’un grand espace dont l’accès est possible après s’être acquitté d’un forfait (mensuel, trimestriel, annuel). Le lieu est caractérisé par une large amplitude horaire.

     

    Toutefois, un Fab Lab ne saurait exister sans personnel dédié, le rôle de ces personnes étant non pas d’animer des ateliers, mais de participer avec les usagers aux expérimentations et de faciliter l’usage des outils disponibles. Dans cette optique, de nouveaux métiers  7 sont apparus pour désigner ces médiateurs aux multiples compétences et fonctions, capables d’aider les usagers mais aussi d’être à l’écoute de leurs projets et de leurs besoins. Ces personnels sont également des éléments clefs pour l’animation du réseau des Fab Labs au niveau national et à l’international.

    Enfin, le Fab Lab est caractérisé par son ouverture au public, le but étant de s’adapter aux besoins de la communauté utilisatrice. Ainsi, il n’existe pas d’amplitude horaire type ou de consignes strictes, l’essentiel étant d’être ouvert afin de favoriser les usages et les échanges.

     

    Un Fab Lab, deux métiers

    – Fab Manager (responsable de laboratoire de fabrication numérique) : coordonne le Fab Lab et organise en particulier l’échange de compétences et de savoirs.

    – Forgeur numérique : assure l’assistance technique du Fab Lab, notamment en préparant l’espace pour accueillir du public. Métier éligible aux emplois d’avenir.

     

    FAB LAB ET BIBLIOTHÈQUES : UN MARIAGE DE RAISON ?

    Si les Fab Labs semblent avoir proliféré sur le territoire, les bibliothèques se sont encore peu emparées du phénomène, leurs initiatives en ce sens restant à la marge. À l’inverse, de nombreux bénévoles et associations se sont largement impliqués pour créer et faire vivre leur Fab Lab. En conséquence, les professionnels s’interrogent activement sur la raison d’être d’un Fab Lab dans une bibliothèque, au-delà du phénomène de mode 8. En effet, avant de mettre en place ce type de structure, il apparaît nécessaire de vérifier si les missions traditionnelles de la bibliothèque s’expriment dans un service de Fab Lab et comment les bibliothécaires peuvent développer des projets de Fab Labs ou s’y associer 9.

    DES INTÉRÊTS COMMUNS

    Selon le Manifeste de l’Unesco pour la bibliothèque publique (1994), l’institution doit être la porte locale d’accès à la connaissance et à même de diffuser au mieux savoirs et compétences. Dans cette idée, les bibliothèques peuvent trouver dans un Fab Lab une nouvelle expression de la diffusion des connaissances au sens large et de la culture scientifique en particulier. En créant un espace d’échanges ouvert à tous, selon les préconisations du MIT, et gratuit, la bibliothèque remplit sa mission d’ouverture tout en s’adaptant à son temps.

    De même, les bibliothécaires ont généralement le souhait de voir un socle de savoirs communs partagé par les personnes, les collections et services visant à sa mise en place. Le Fab Lab a pour principe de faire échanger ses utilisateurs afin que les savoirs de l’un servent à l’autre et que chacun participe au processus d’expérimentation. Chaque projet abouti est le résultat d’une co-construction, réutilisable à l’infini grâce au réseau des Fab Labs. La bibliothèque a toute légitimité pour s’associer à ce mouvement et co-construire avec ses usagers : en mettant à disposition des collections, des savoirs et une expertise professionnelle, les personnels peuvent être partie intégrante des projets initiés au sein du Fab Lab et aider à la mise en place d’un autre outil de la capitalisation des savoirs. Il peut être spécifié ici que la gratuité habituellement prônée en bibliothèque, si elle est étendue au Fab Lab, permet également une transmission non marchande des savoirs technologiques dans un contexte où de nombreux Fab Labs, privés et/ou associatifs, sont contraints de demander une participation financière (temps d’utilisation des machines ou abonnement/forfait) afin de faire face à leurs frais de fonctionnement.

    LA BIBLIOTHÈQUE TROISIÈME, VOIRE QUATRIÈME LIEU

    En proposant un Fab Lab en bibliothèque, l’institution suit le mouvement, perçu depuis plusieurs années, de migration du lieu bibliothèque vers le concept de troisième, voire quatrième lieu. N’appartenant ni à la sphère du foyer (premier lieu) ni à celle du travail (deuxième lieu), la bibliothèque a été décrite par Mathilde Servet comme un lieu de vie sociale, propre aux échanges d’une communauté, sans que ces interactions ne soient formalisées. Si cette dimension a largement été investie par de nombreux établissements qui s’y reconnaissent, d’autres vont aujourd’hui plus loin en évoquant la bibliothèque comme un quatrième lieu, celui de l’apprentissage, qu’il soit physique ou en ligne 10. Le Fab Lab étant conçu comme un espace d’échanges et d’expérimentation et s’inscrivant dans la culture du « Faire », il pourrait participer à l’entrée significative de la bibliothèque dans cette dimension de quatrième lieu. En permettant aux usagers d’en faire usage à la fois par curiosité pour leurs loisirs et aussi par nécessité dans le cadre d’un projet professionnel, le Fab Lab incarne un troisième lieu enrichi dans lequel l’apprentissage et l’échange de compétences sont valorisés et encouragés, la participation et la création étant le quotidien. La diversité des utilisateurs, allant de l’adolescent au retraité en passant par l’entrepreneur ou l’artiste, garantit la co-construction tout en favorisant l’émulation et l’expérimentation.

    Le fait de mettre en place un Fab Lab en bibliothèque permet également de donner de la légitimité à cette nouvelle structure atypique grâce à celle, depuis longtemps acquise, des bibliothèques. En faisant d’un tel service un outil visible et reconnu, la bibliothèque encourage les citoyens à s’approprier la culture scientifique et à la faire eux-mêmes évoluer au quotidien.

    UNE EXPERTISE À PARTAGER

    La bibliothèque peut également faire valoir son expertise sur l’un des points essentiels aux projets développés dans les Fab Labs, la documentation 11. Source d’inspiration pour tous les makers à travers le monde, des projets bien documentés sont une ressource essentielle pour la reproduction des projets et leur évolution future. Fortes de leur expertise en matière de documentation ainsi que de conservation et d’archivage, les bibliothèques peuvent facilement mettre en avant leurs compétences et les partager avec les utilisateurs du Fab Lab.

    DES PEURS À DÉPASSER

    Le fait de voir les frontières du domaine d’exercice des bibliothèques être repoussées pourrait cependant constituer un frein à l’ouverture de Fab Lab en bibliothèques.

    En premier lieu, la culture scientifique – et par extension, technologique – est une dimension peu explorée par les bibliothèques en dehors d’établissements spécialisés. Centrée sur la culture livresque, l’institution bibliothèque peine souvent à s’approprier les nouveaux codes de l’information ainsi que les technologies innovantes. Dans ce cadre, l’ouverture d’un Fab Lab pourrait générer des craintes de la part des agents qui ne se jugeraient pas aptes à assurer ce service, faute de connaissances et de compétences suffisantes. Si l’on ne peut nier que disposer d’un ou plusieurs personnels ayant une appétence pour le numérique et la « bidouille » soit un atout certain pour la mise en place d’un Fab Lab, la curiosité du bibliothécaire doit lui permettre de s’adapter à ces nouveaux usages et surtout aux nouveaux besoins des publics afin de les satisfaire.

    En second lieu, en misant sur l’innovation « bottom up » ou innovation qui vient d’en bas, développée par l’usager pour ses propres besoins, la bibliothèque pourrait craindre de voir le Fab Lab détourné à deux niveaux. Dans un premier temps, l’ouverture d’un tel espace pourrait attirer ce que la littérature dénomme les « pro-ams » soit des amateurs professionnels, experts des techniques et outils disponibles et dont les usages sont en conséquence éloignés de la découverte et de l’expérimentation. Toutefois, la venue de tels usagers constitue un atout et non une difficulté puisque leur expérience est une ressource profitable à l’ensemble des utilisateurs. Dans un second temps, et comme cela a été évoqué lors de la journée d’étude du 12 mai 2015 à la BPI sur les « Nouveaux usages et espaces collaboratifs et créatifs », certains professionnels redoutent l’utilisation intensive des machines dans un but commercial ou la récupération de possibilités induites par le Fab Lab par des associations ou des partis politiques. Si ces craintes sont légitimes et, dans certains cas, avérées, la majorité des Fab Labs n’ont pas eu à ce jour à gérer ce type de difficultés, leurs machines n’étant pas obligatoirement dimensionnées pour accueillir un tel public, la régulation se fait naturellement.

    Enfin, dans un contexte de crise économique et de moyens financiers restreints, les bibliothèques et leurs tutelles pourraient refuser d’envisager ou repousser l’ouverture d’un Fab Lab en arguant des coûts induits. Pourtant, les machines-outils à acquérir ne constituent pas une dépense impossible à supporter pour une collectivité, l’investissement initial pouvant être limité. Ainsi, le Fab Lab mobile des Ulis 12, financé grâce à un appel à projets de la région Ile-de-France, a démarré grâce à un investissement d’environ 5 000/6 000 € et poursuit aujourd’hui son activité sans difficulté majeure. Pareillement, le Fab Lab de Pontivy, le Lab Bro Pondi 13, a été lancé grâce à la réaffectation de certains crédits de la médiathèque Kénéré sans affecter le fonctionnement de l’établissement. Il s’agit donc avant tout d’une orientation à donner à une structure, le Fab Lab constituant un développement de l’offre de services au même titre que d’autres initiatives, comme le prêt de liseuses et/ou de tablettes. Les pistes de financement envisageables seront évoquées plus loin afin de proposer aux établissements tentés par l’expérience Fab Lab des solutions concrètes.

    FAB LAB ET BIBLIOTHÈQUES EN PRATIQUE

    Les bibliothèques semblent réellement pouvoir s’associer au phénomène Fab Lab, leurs missions et objectifs étant proches, voire similaires. Plusieurs établissements se sont déja lancés, souvent sur la base d’une imprimante 3D et de quelques outils de programmation, le développement de leur offre de machines restant à venir. Dans ce cadre, nous exposerons ici des pistes de développement d’un Fab Lab en bibliothèque, pistes inspirées des expériences existantes.

    PARTIR DE LA BASE « NUMÉRIQUE » QUE CONSTITUE L’EPN

    Proposer un Fab Lab en bibliothèque, c’est proposer un nouveau service qui doit s’inscrire dans la continuité de l’offre de l’établissement. Ainsi, le Fab Lab apparaît dans de nombreuses structures comme la suite logique de l’EPN, Espace public numérique, qui était la porte d’entrée vers le numérique pour la population. Proposant depuis leur création des ateliers d’initiation à l’informatique (ateliers de bureautique et découverte du web principalement), on peut se demander quel est à ce jour le rôle d’un EPN et si cette offre correspond toujours aux besoins de la population 14. En effet, la fracture numérique primaire, c’est-à-dire les personnes ne disposant pas d’un accès internet dans leur foyer, s’est considérablement réduite, seul 1 foyer sur 5 étant à ce jour dans ce cas. À l’inverse, plus nombreuses sont les personnes victimes de fracture secondaire ou tertiaire, qui ont un contact avec l’informatique et internet, mais soit de façon éloignée, soit sans en maîtriser pleinement les codes et les usages. L’EPN apparaît donc aujourd’hui comme une voie de familiarisation avec les technologies numériques tout en encourageant la création et la participation des utilisateurs 15. Il s’agirait désormais selon certains professionnels de faire des EPN des « Espaces de pratiques numériques 16 », le Fab Lab en incarnant un volet.

    Par ailleurs, en utilisant l’EPN comme tremplin vers le Fab Lab, la bibliothèque profite d’une communauté préexistante qu’elle peut amener vers de nouvelles technologies de l’information et vers de nouvelles idées créatives, y compris au moyen des animateurs. Les personnels présents dans les EPN sont en effet une ressource toute désignée pour endosser la fonction de facilitateurs, leur rôle d’animateurs multimédias en faisant des agents aptes à assurer des ateliers et à répondre aux questions des usagers, tout en étant proches des questions numériques et de culture scientifique. Ainsi, le Fab Lab des Ulis ainsi que celui de Pontivy ont en partie émergé grâce à l’implication du ou des animateurs EPN qui, du fait de leur appétence pour ces technologies, étaient volontaires et prêts à se former pour échanger avec leurs usagers. Toutefois, cela ne dispense aucunement les personnels des bibliothèques de s’intéresser au phénomène et de se l’approprier, les compétences de chacun étant assurément utiles au projet.

    REMODELER L’IMAGE ET LE PROFIL DU BIBLIOTHÉCAIRE

    Personne ne naît Fab Manager ou forgeur numérique, la connaissance des machines et des logiciels nécessitant un temps de formation tout autant que la gestion du Fab Lab qui va au-delà de l’animation des ateliers, pratique déjà courante dans les bibliothèques et EPN.

    Ainsi, pour mener à bien l’expérience Fab Lab, il apparaît nécessaire que le bibliothécaire s’investisse dans les technologies numériques via l’auto-formation afin d’expérimenter lui-même ce qu’il mettra ensuite à la disposition de la communauté utilisatrice. Pour s’auto-former sont indispensables la veille sur internet et en particulier sur les réseaux sociaux mais aussi le côtoiement de Fab Labs existants, que ceux-ci soient privés ou publics. En apprenant sur le terrain auprès de Fab Managers aguerris mais aussi au contact d’usagers exprimant des besoins et travaillant sur leurs projets, le bibliothécaire pourra mieux appréhender sa future fonction et la façon dont il peut l’investir. En parallèle de ces actions individuelles, l’ouverture de formations professionnelles et/ou diplômantes peut constituer une base solide pour toute personne souhaitant s’investir dans un Fab Lab. Sont ainsi apparus une formation du CNFPT, « Créez le Fab Lab de votre collectivité », ainsi que des diplômes universitaires portant sur la fabrication numérique ou le métier de facilitateur 17. Ces formations courtes et concrètes pourraient totalement s’intégrer au parcours de formation continue d’un bibliothécaire et être, à ce titre, assumées par sa tutelle en vue d’ouvrir un Fab Lab.

    Au-delà de la question essentielle de la formation, le Fab Lab suppose également que le bibliothécaire quitte sa posture habituelle de « sachant » pour ne plus animer mais pour faciliter les usages du Fab Lab. Traditionnellement, le bibliothécaire est vu comme une référence dans son institution, maître des lieux, des collections et des services. En choisissant la co-construction autour des technologies numériques, celui-ci doit accepter une certaine horizontalité des rapports, condition sine qua non pour que l’usager se sente légitime dans l’échange et participe aux projets sur un pied d’égalité. Cet aspect nécessite très certainement un effort de la part des personnels afin de changer de posture. De même, l’expérimentation suppose l’apprentissage par l’erreur, voire par l’échec, et d’accepter que la réalisation d’un projet n’est pas une fin en soi, le parcours de réalisation étant la phase la plus enrichissante car source de dialogue et de découvertes. L’ouverture d’un Fab Lab induit donc une redéfinition du métier de bibliothécaire, progressive mais essentielle pour réaliser pleinement l’expérience.

    Toutefois, il s’agit ici de rester vigilants sur les orientations données à un Fab Lab, celles-ci étant très liées aux personnes qui en sont responsables. Si l’appétence pour les technologies numériques et l’implication d’un professionnel constituent deux atouts certains pour la réussite d’un Fab Lab, il est nécessaire de veiller à ce que ceux qui animent ces lieux restent des médiateurs avant même d’être des passionnés ou des experts sur les questions numériques. En effet, animer une communauté et donner des orientations à la structure suppose d’en avoir une vue d’ensemble et de se projeter dans son évolution en sortant du quotidien et des aspects purement pratiques, bien qu’ils soient captivants.

    Enfin, le Fab Lab nécessite de constituer puis de faire vivre une communauté d’utilisateurs autour des projets. Pour cela, les usagers doivent peu à peu s’approprier le lieu et les usages, ce qui ne semble possible qu’en proposant différents niveaux d’usages et en incitant le public à l’échange. En effet, certains utilisateurs pourraient venir avec un projet précis et être dans une « démarche projet » aboutie, poursuivie sans faire appel à la communauté. Le rôle du Fab Manager et/ou forgeur numérique sera de faire vivre la communauté afin de mélanger les niveaux dans le but de faire progresser l’ensemble des acteurs. L’exemple du Fab Lab de la Cité des sciences est instructif sur ce point car il propose une offre en trois parties 18 : démonstration/sensibilisation ; participation/appropriation et conception/contribution. La segmentation de cette offre contribue à la création d’une communauté diversifiée possédant différentes compétences et diverses expertises, à même d’être échangées par la suite.

    FONCTIONNER EN MODE PROJET POUR PERMETTRE ÉVOLUTION ET FLEXIBILITÉ

    Comme cela a été établi plus haut, un Fab Lab se définit comme un laboratoire d’expérimentation, en constante mutation au gré des projets de ses utilisateurs. Mais, en réalité, c’est le projet même de Fab Lab qui doit suivre ce mode de fonctionnement afin de permettre des ajustements réguliers, voire des changements de cap. Contrairement aux habitudes des bibliothécaires, un projet de Fab Lab ne semble pas pouvoir être fourni clef en main car c’est la réception du projet par le public qui détermine son avenir. Ainsi, il paraît raisonnable d’envisager un lancement modeste et de réaliser, au fur et à mesure des réussites et des difficultés engendrées, les ajustements nécessaires, refusant de tenir ce qui a été fait comme irréversible. Si ce mode de fonctionnement constitue une évolution significative pour les professionnels des bibliothèques, il assurera le succès et la pérennité des Fab Labs, ne serait-ce qu’en permettant d’adapter les dépenses et les modes de financement. Un projet de Fab Lab pourrait ainsi être initié de façon très progressive en testant peu à peu le projet lors d’animations éphémères, premier pas vers la création d’un Fab Lab. À titre d’exemple, le réseau des médiathèques de Cergy a organisé le 6 juin 2015 une journée « Espace Lab éphémère » en collaboration avec le Fab Lab voisin, Vorobotics. Ponctuée de divers ateliers à l’initiative de l’association et de la médiathèque Visages du Monde accueillant l’événement, cette journée a permis de constater qu’un public de près de 60 personnes a été attiré par l’opération, tous âges confondus. À l’issue de cette animation particulière et réussie, la création d’un Fab Lab est à l’étude. Pareillement, le lancement du Fab Lab de Pontivy, le Lab Bro Pondi, a été prétexte à une Semaine de la fabrication numérique sur l’ensemble du territoire afin de faire découvrir à l’ensemble de la population les possibilités et outils numériques. En proposant aux personnes de faire une première rencontre avec le laboratoire et ses technologies, les établissements se donnent du champ pour faire évoluer leurs pratiques en fonction des attentes du public.

    En parallèle, cette évolutivité du Fab Lab permettra également d’augmenter progressivement l’implication des utilisateurs dans le lieu puisqu’ils en sont acteurs et contributeurs. Si l’institution bibliothèque peut initier le projet, la façon dont les usagers vont le percevoir et se l’approprier définira sa pérennisation et sa forme future. Ainsi, le Lab Bro Pondi de Pontivy, lancé dans une médiathèque alors que les comités de pilotage sont encore en cours, ne sait pas encore sous quelle forme il existera dans le futur, toutes les possibilités étant envisagées : service de la médiathèque, association indépendante et partenaire… Si la bibliothèque peut apporter à la naissance du Fab Lab une certaine légitimité ainsi qu’une visibilité accrue, il paraît nécessaire de faire du Fab Lab une instance participative dont la forme juridique permettra aussi à terme l’implication officielle des usagers.

    PROPOSER UN ÉQUIPEMENT MOBILE POUR NE PAS ENTRER EN CONCURRENCE AVEC LES AUTRES SERVICES DE LA BIBLIOTHÈQUE

    Au-delà des équipements, les bibliothèques candidates doivent avoir à l’esprit la nécessité de dédier un espace aux activités du Fab Lab. En effet, l’utilisation des machines implique un impératif de sécurité, en particulier en présence d’un jeune public. Certains outils étant source de bruit ou de poussière, l’espace du Fab Lab ne doit pas entrer en concurrence avec les usages habituels de la bibliothèque afin de ne pas faire fuir ses habitués. Peu d’établissements étant à ce jour à même d’obtenir des crédits pour agrandir leurs locaux, certains pourraient prendre le parti de la mobilité, sur le modèle du bibliobus. En choisissant une structure mobile, un plus grand territoire peut être touché et la culture scientifique diffusée largement 19.

    Cette vision du Fab Lab pourrait trouver une expression toute particulière dans les zones rurales dans lesquelles la culture scientifique est peu développée afin de faire connaître les possibilités numériques. Toutefois, la mobilité peut rendre plus complexe la constitution d’une communauté et susciter en conséquence moins de partage et de projets.

    PROFITER DES RÉSEAUX PROFESSIONNELS DES BIBLIOTHÈQUES ET DES COMMUNAUTÉS

    Le monde des bibliothèques a pour avantage d’être animé par de nombreuses associations professionnelles ainsi que par des groupes de travail actifs, à même de faire évoluer les pratiques. Compte tenu du petit nombre de Fab Labs existant actuellement en bibliothèque, aucune fédération n’est encore réellement possible, les expériences en cours étant très diverses et éclatées sur le territoire. Cependant, le dynamisme du groupe Facebook « Fablab, Makerspace en bibliothèque », lieu d’échanges et de questionnements, montre tout l’intérêt des bibliothécaires pour ce mouvement et la nécessité de faire connaître les initiatives et les réussites récentes. Dans le même ordre d’idées, l’existence d’une commission Fablab à l’ABF démontre l’actualité de ce sujet, les membres de Labenbib assurant une veille active sur le sujet et participant à de nombreuses journées d’étude. À terme, les bibliothécaires pourraient s’emparer du phénomène et créer une charte des Fab Labs en bibliothèque, adaptée à l’institution et fédérant le réseau des professionnels impliqués.

    De plus, les bibliothèques doivent choisir leur positionnement en termes de réseau, à savoir s’associer aux initiatives de fédération des Fab Labs en général, sans distinction du type de structure institutionnelle ou juridique inhérente, ou bien créer (et animer) un réseau propre aux Fab Labs dans les bibliothèques. Si la structuration d’un réseau spécifique peut demander une grande implication des professionnels ainsi qu’un temps conséquent de mise en place, le rattachement avec d’autres laboratoires de fabrication numérique pourrait permettre de partager rapidement des connaissances et des compétences, voire même d’échanger des matériels, certains étant mieux dotés que d’autres. Il sera toutefois nécessaire de choisir le réseau dans lequel s’impliquer car il en existe plusieurs : Fablab.fr 20 au niveau national, la Fing – Fondation internet nouvelle génération 21 –, FabWiki 22 à l’international, ainsi que les différents événements comme le Festival des Fab Labs de Toulouse 23 ainsi que le festival international ayant lieu chaque année dans une ville différente 24. Le choix opéré en matière de réseau et de partage pourra se révéler signe d’ouverture et de plus larges échanges avec la communauté des Fab Labs, ou bien signe de spécifité des laboratoires de fabrication numérique en bibliothèques.

    Enfin, les bibliothécaires ne devraient pas négliger leur territoire et les communautés qui pourraient devenir des partenaires du Fab Lab. En effet, un Fab Lab s’inscrit avant tout dans une logique de territoire car il répond aux besoins d’un public local ayant des préoccupations propres dans un contexte défini. Dans ce cadre, un Fab Lab devrait être amené à fonctionner en synergie avec les différents acteurs en présence (éducation, culture, tourisme, recherche, économie, collectivité et médias en particulier). Cette question trouve une expression toute particulière dans le cadre des Fab Labs ouverts en milieu universitaire 25. Visant en premier lieu les membres de la communauté éducative, ces Fab Labs permettent l’expérimentation mais aussi la diffusion de nouvelles pratiques pédagogiques dont chaque acteur de l’université peut tirer profit 26. Le Fac Lab de l’université de Cergy-Pontoise constitue une expérience intéressante car sa tutelle ne lui a pas donné d’objectifs précis et ne l’a pas intégré officiellement dans les enseignements. Les utilisateurs du lieu, qui peuvent être membres de la communauté universitaire ou extérieurs, sont donc libres d’en user selon leurs besoins et projets 27. Décrit par certains comme un « objet pédagogique non identifié », le Fac Lab possède néanmoins une communauté d’habitués et porte des projets dans et hors cadre universitaire. Si les liens entre bibliothèque, Fab Lab et universités ne se font pas encore naturellement, il est vraisemblable que le Fab Lab trouve un nouveau moyen d’expression dans les différents projets de Learning Center qui remettent la pédagogie par projets au cœur de l’enseignement universitaire et peuvent induire leur accompagnement par la bibliothèque dont l’offre de services est considérablement étoffée. Ainsi, la bibliothèque de l’université Lille-3, engagée dans un projet de Learning Center, a mis en place depuis 2014 le programme d’ateliers « LABibliothèque » dans le but de préfigurer les futurs usages numériques du lieu 28. S’il s’agit à ce jour d’une expérimentation globale autour du concept de Lab, le programme intègre les différentes dimensions du numérique ainsi que des questions de pédagogie.

    FINANCER SON FAB LAB

    Si l’investissement initial pour lancer un Fab Lab peut être limité, des moyens financiers contraints peuvent néanmoins constituer un frein important. En conséquence, les bibliothèques doivent s’enquérir d’autres moyens de financement pour ces initiatives. S’il n’existe à ce jour pas de fonds dédiés exclusivement à la création de Fab Lab en bibliothèques au sein du ministère de la Culture et de la Communication (MCC), les Fab Labs peuvent être intégrés à des projets numériques plus larges. L’appel à projets « Services culturels numériques innovants 29 », lancé à trois reprises depuis 2010, pourrait ainsi vraisemblablement accueillir une initiative de Fab Lab même si le cas ne s’est jamais présenté jusqu’à ce jour. De même, dans le cadre de l’appel à projets des BNR (bibliothèques numériques de référence), le MCC est à même de financer des initiatives portant sur le numérique telles des opérations de numérisation, la RFID ou l’ouverture d’un Fab Lab en tant que service innovant. De même, certaines initiatives en région encouragent la création de Fab Lab en bibliothèques tel l’appel à projet de la Drac PACA. Ces deux opérations sont financées par le MCC via la DGD (dotation générale de décentralisation). D’autres institutions proposent également périodiquement des financements pour des projets autour du numérique, c’est le cas de la Caisse des dépôts avec les PIA (Programme d’investissement d’avenir), ou du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec le programme PEPITE 30 (Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) en direction des universités. La médiathèque de Saint-Raphaël dans le Var a quant à elle reçu une subvention grâce à un projet Erasmus+ portant sur la lecture numérique et comportant un Fab Lab ainsi que d’autres espaces innovants. Il semble donc plus que possible de bénéficier d’un soutien public local, national ou européen pour ouvrir et/ou pérenniser un Fab Lab en bibliothèque.

    Il est également possible de faire appel au fonds de soutien du MIT, ce fonds permettant d’attribuer des bourses de 1 000 $ aux établissements respectant strictement la Charte du Fab Lab 31, en particulier sur l’aspect documentaire. L’expertise des bibliothèques en la matière pourrait très certainement leur permettre de prétendre à ces bourses à condition d’avoir une communauté d’utilisateurs actifs et des projets à présenter et documenter.

    Par ailleurs, certains Fab Lab ont fait le choix de rechercher des partenariats privés acceptant de les financer pendant des périodes plus ou moins longues. C’est le cas du Fac Lab de Cergy qui bénéficie du soutien d’Orange et de la RATP, démarchés par la Fondation de l’université Cergy-Pontoise. Si la majorité des bibliothèques ne disposent pas de fondation pour assurer cette partie du travail, cette démarche de financement reste cependant une initiative intéressante, les partenaires économiques pouvant être sollicités sur le territoire du Fab Lab et s’associer de façon pérenne au projet. Un point de vigilance est néanmoins à souligner dans ce cas précis, à savoir le risque de devenir une vitrine de démonstration au détriment du volet central du Fab Lab, l’expérimentation.

    En dernier recours et pour accentuer le côté participatif et contributif du Fab Lab, certains établissements ont pensé faire appel au crowdfunding ou financement participatif, fédérant dès l’amorce du projet une communauté active et impliquée autour du Fab Lab. Si ce type de financement constitue une alternative intéressante aux subventions publiques, il ouvre cependant le débat autour de la gratuité des établissements et de leurs services, certains usagers et professionnels désapprouvant cette mesure.

    DES ÉCUEILS À ÉVITER

    Si l’expérience apparaît comme tentante car novatrice, ouvrir un Fab Lab en bibliothèque ne doit toutefois pas être assimilé à une solution toute faite pour répondre à la crise des publics rencontrée dans l’ensemble des établissements. En effet, si une imprimante 3D peut constituer un « produit d’appel » permettant d’aiguiser la curiosité du public lors d’un événement particulier, la simple détention de cette machine ne saurait constituer un usage pérenne du Fab Lab et de la bibliothèque chez des personnes ne la fréquentant pas auparavant. Si certaines médiathèques comme celle des Ulis reconnaissent que des usagers ont découvert la bibliothèque et ses services par le biais de leur intérêt pour le Fab Lab mobile, les établissements ne peuvent se satisfaire de cet effet d’annonce et de ce service innovant comme réponse à leurs préoccupations professionnelles autour du public et de sa disparition progressive. Il paraît utile de rappeler ici que l’innovation en bibliothèque ne saurait se limiter à l’acquisition de matériels mais qu’il s’agit davantage de refonder le rapport à l’usager 32, ce qu’un Fab Lab réussi peut permettre de faire.

    Dans cette même optique, le lancement d’un Fab Lab ne doit être envisagé que dans une logique de territoire et de réponse aux besoins perçus ou estimés sur ce territoire. Ainsi, les aspects de culture scientifique et de développement économique inhérents au concept doivent être présents dans le contexte du Fab Lab afin de s’y intégrer de façon logique et quasi naturelle. L’exemple des Ulis est ici instructif dans la mesure où le Fab Lab s’inscrit dans la continuité des ateliers existants sur la commune autour de la robotique et des Lego, mais aussi dans un territoire marqué par une culture scientifique forte du fait de sa proximité avec le campus scientifique du plateau de Saclay hébergeant des grandes écoles ainsi que l’université Paris Sud-11. Dans ce cadre, les partenaires proches de la culture scientifique sont nombreux (associations diverses, maison de quartier, étudiants, entreprises…) et permettent à la fois de justifier l’existence du Fab Lab et d’assurer sa pérennité, car il existe un, voire des publics, pour la structure.

    CONCLUSION

    Les expériences réussies de Fab Lab en bibliothèques commencent à être connues et sont à même d’inspirer bien des établissements sur le territoire. Réel renouveau des missions de l’EPN et continuité de celle de diffusion des savoirs de l’institution, le Fab Lab interpelle les professionnels, à raison. Lieu de tous les possibles, il renouvelle les usages et les publics, mais requalifie surtout le bibliothécaire en tant qu’acteur du savoir disposé au partage et à l’échange. Réinvestis dans ce rôle de médiateur, les personnels devraient trouver avec le Fab Lab un nouveau souffle pour leur métier et transformer leurs établissements en quatrièmes lieux. Si les freins existent, les échanges des professionnels, dans et hors des réseaux des bibliothèques, doivent mettre en avant les atouts d’un tel service avant même de se fixer sur les difficultés et les freins. En abordant leurs projets de Fab Labs comme des expérimentations, éventuellement vouées à l’échec, les bibliothécaires démontreront qu’ils ont pleinement intégré et réalisé le concept même du Fab Lab.

     

    1. (retour)↑  Consulter sur ce sujet la présentation de Coline Blanpain dans le cadre de la journée d’études Bibdoc du 16 avril 2015 à Tours : « La bibliothèque augmentée : regards croisés sur la co-construction des savoirs », disponible sur Slideshare.
    2. (retour)↑  Fabien Eychenne, Fab Lab : l’avant-garde de la nouvelle révolution industrielle, FYP éditions, collection « La fabrique des possibles », n° 3, 2012.
    3. (retour)↑  Données au 16 juin 2015. Pour consulter la carte actualisée des Fab Labs à travers le monde, voir : https://www.Fab Labs.io/labs
    4. (retour)↑  Voir à ce titre l’initiative du Fab Lab de l’INSA Strasbourg sur : https://ideaslab.insa-strasbourg.fr/Fab Lab/acces-au-lab
    5. (retour)↑  Par souci de simplification, dans cet article l’expression Fab Lab désigne un laboratoire de fabrication numérique, qu’il bénéficie ou non de l’appellation MIT, le respect de la Charte MIT étant un modèle vers lequel tendre et non une obligation.

     

    Source : MARJOLAINE SIMON / ARTICLE PUBLIÉ DANS LE BBF N° 6 DE JUILLET 2015

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  • Bibliothèques et festivals littéraires : les réformes envisagées par le Centre national du livre

    Bibliothèques et festivals littéraires : les réformes envisagées par le Centre national du livre

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    CC0 via Pixabay
    Le Centre national du livre (CNL) entame 2018 avec de nouvelles pistes de travail. L’établissement public prépare des mesures pour les bibliothèques et les manifestations littéraires. Objectif : livrer « un combat acharné » en faveur de la lecture.

    Vincent Monadé, président du Centre national du livre (CNL), démarre l’année sur  un  constat sans appel : « la nation de lecteurs reste très largement à construire. Nous avons un problème structurel à résoudre, celui de la lecture et de la place du livre dans notre société. Depuis des années, elle diminue. »

    Inégalités des bibliothèques familiales

    Or « le rôle de la lecture publique dans notre pays demeure vital. Car « elle reste le seul moyen, avec l’école, de compenser l’inégalité des bibliothèques familiales ».

    Le CNL compte donc redoubler d’effort et « retrousser [ses] manches » pour « aller convaincre les lecteurs et les non-lecteurs. » Et son président d’assurer aux  professionnels  « qui sont sur le champ de bataille, ceux qui, au quotidien, mènent en première ligne le combat pour la lecture », qu’ils seront soutenus « plus et mieux ».

    En matière de lecture publique et de développement des manifestations littéraires en région, le CNL a d’ores et déjà quelques idées de projets  dans ses cartons,  qui restent à construire au cours des prochains mois. En présentant ses vœux le 22 janvier, Vincent Monadé les a cependant esquissés.

    Bibliothèques : réformer le dispositif d’aides

    L’idée avait déjà été évoquée dans son rapport annuel publié l’été dernier  : le dispositif d’aides aux bibliothèques, réformé en 2015 et dont les résultats n’ont pas totalement satisfait le CNL – notamment par un manque de notoriété, devrait être modifié à l’avenir.

    Il reviendra à la commission « diffusion » du CNL, présidée par Mélanie Villenet-Hamel, par ailleurs cheffe de projet de la future grande bibliothèque de Clermont Auvergne Métropole, de constituer un comité chargé d’y  réfléchir. D’ici à  quelques mois, ce comité reviendra vers Vincent Monadé avec des propositions « pour déployer de nouvelles politiques » en faveur des équipements de lecture publique.

    EAC : impliquer les manifestations littéraires

    Par ailleurs, le CNL compte être plus présent sur le terrain de l’éducation artistique et culturelle (EAC). Le bras séculier du ministère de la Culture en matière de politique du livre avancera, au cours des prochains mois, des propositions articulées sur les conventions qu’il signe avec les régions et sur les manifestations littéraires qu’il soutient financièrement. « Chaque enfant devrait, au cours de sa scolarité, avoir le droit de découvrir un album, une BD, un roman, de le lire et de rencontrer son auteur », a martelé Vincent  Monadé.

    Festivals littéraires : vers des conventions triennales

    Pour Vincent  Monadé, l’urgence est de sécuriser les financements des festivals littéraires soutenus par le CNL.   Il est donc question d’élaborer des conventions triennales d’objectifs et de moyens sur la période 2019-2021, liant, « pour certains festivals », le CNL, et les collectivités organisatrices.

    Demandes d’aides : « démat » à  tous les étages

    En 2018, toutes les demandes d’aides seront dématérialisées et passeront par un nouveau portail intulé « DUMAS », avec l’objectif  de simplifier les procédures.

    Source : La gazette
    Auteur : Hélène Girard 
    Date : 31/01/2018 

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  • Daniel Pennac : “Si vous croyez un enfant qui vous dit qu’il n’aime pas lire, alors il est foutu”

    Daniel Pennac : “Si vous croyez un enfant qui vous dit qu’il n’aime pas lire, alors il est foutu”

    Daniel Pennac

    L’auteur de la célèbre saga “Malaussène” est le parrain de la 2e “Nuit de la lecture” qui se déroule ce samedi partout en France. Pour “Télérama”, il revient sur les livres de son enfance et le plaisir de la lecture… à voix haute, évidemment. 

    Qui mieux que Daniel Pennac pour parrainer la deuxième Nuit de la lecture, ce samedi 20 janvier partout en France ? L’auteur de la célèbre saga Malaussène s’est fait depuis longtemps l’apôtre des livres et du plaisir de la lecture, dont il a défini les dix droits imprescriptibles dans son essai Comme un roman, en 1992. Du Bonheur des ogres aux aventures de Kamo, de Cabot-Caboche à L’Œil du loup, il a ravi des centaines de milliers de lecteurs, toutes générations confondues. Il nous reçoit chez lui, à Paris, bien enfoncé dans un énorme fauteuil club tout élimé, armé de ses éternelles petites lunettes rondes, d’un thermos de thé brûlant et entouré des livres qu’il aime tant. On ne l’imaginait pas autrement.

    En décembre dernier, des études fustigeaient encore la baisse du niveau de lecture chez les écoliers français. Il paraît qu’ils sont de moins en moins bons et qu’ils ne lisent plus. C’est une vieille marotte ou une réalité ?

    Je suis un vieux professeur à la retraite, j’ai enseigné le français pendant trente ans. En 1969, quand j’ai fait ma première rentrée, à Soissons, la première chose que j’ai entendue de la part de mes collègues dans la salle des profs c’était : « les élèves ne lisent plus » et « le niveau baisse ». Voilà plus de cinquante ans ! On rabâchait déjà cette antienne, on a toujours dit cela. Mais qui est « on » ? Les adultes évidemment. La réalité, c’est que les enfants ne lisent pas autant que les parents voudraient qu’ils lisent. Ils répètent sans cesse « J’aimerais tellement que mon fils soit cultivé ». C’est une phrase toute faite, ce que les adultes désirent vraiment, c’est que leurs enfants aient le Bac, puis, si possible, un diplôme et un emploi. Tout ça n’a rien à voir avec la culture, ni avec la lecture. Donc je propose de clore ce débat.

    “J’ai volé mes premières lectures, quel délice !”

    Vous dites « La Nuit de la lecture, c’est la fête de cette libre et gratuite transmission de tous les livres que nous avons aimés ». Que lisiez-vous quand vous étiez enfant ?

    On ne me faisait pas la lecture quand j’étais petit. Ma mère avait quatre garçons, elle avait beaucoup de boulot et peu de temps... Ce qui a fait de moi un lecteur, c’est onze ans de prison : j’ai été mis en pension de la cinquième à la terminale, en redoublant un certain nombre de classes. Pensionnaire, j’avais parfois un besoin de retrait, d’un monde à moi, et ce monde, c’est la lecture qui me l’a fourni très tôt. En plus de cela, il était interdit de lire, à l’étude on devait faire nos devoirs et rien d’autre, donc on se planquait. J’ai volé mes premières lectures, quel délice ! En cinquième, j’ai lu Alexandre Dumas, Les Trois MousquetairesLe Vicomte de Bragelonne… J’ai lu beaucoup de classiques russes aussi, Dostoïevski, Tchekhov, Tolstoï, par pur esprit de contradiction, pour ne pas lire les classiques français, qui, eux, étaient des exigences scolaires. Je m’évadais alors chez les Russes, et chez Dickens.

    Mes toutes premières émotions de lecture m’ont été apportées par des textes très tristes. D’abord Andersen et Le Vilain Petit Canard, parce que j'avais beaucoup de complexes, j’étais nul à l’école et je m'identifiais à ce canard. Ensuite, ça a été La Chèvre de Monsieur Seguin, cette espèce de combat pour la liberté, incarné par le personnage de cette adorable petite chèvre, tellement vaillante, déterminée, bien que sans espoir. L’idée que les choses étaient perdues d’avance me bouleversait. J’adorais cette histoire !

    “Les petits enfants sont naturellement métaphysiciens”

    Pourquoi les enfants aiment-ils autant les histoires tristes ?

    Parce qu’ils ont le sens de la mort ! Les petits enfants sont naturellement métaphysiciens. Liés à leur naissance, qui n’est pas très loin d'eux, il y a l'idée de la mort et le risque que leurs parents meurent. Après, avec la puberté et le début de l’adolescence, ils deviennent psychologues et moralistes : ils trouvent que leurs parents sont des cons. Ils les ont idéalisés et ils les ramènent à leurs justes proportions. Et ensuite il y a nous, les adultes, qui devenons épistémologues, logiciens et comptables.

    “On peut tout lire à un enfant, pour lui faire comprendre qu’il peut tout lire”

     

     

    Quels livres vous ont transmis vos parents ?

    Je suis né dans une bibliothèque, mon père était un grand lecteur. Ensemble, on avait lu tout Thomas Hardy et on en discutait. Je lui faisais remarquer que, pour que ses livres soient aussi sinistres, Hardy devait avoir un humour fou. Dans Tess d’Urberville, par exemple, chaque chapitre est une catastrophe supplémentaire par rapport au chapitre précédent. Je suis sûr qu’il faut être drôle pour écrire un truc pareil !

    “Ne jamais demander à qui que ce soit s’il a lu le livre que vous lui avez offert”

    Dans ce même élan de transmission, que lisiez-vous à votre fille ?

    Ma fille lit beaucoup, mais c’est quelque chose de naturel chez elle. Quand elle était petite, je lui racontais Ernest et Célestine, évidemment ! J’étais Ernest, le gros ours, et elle était la petite souris.

    Dans les droits imprescriptibles du lecteur que vous définissez dans Comme un roman, le neuvième est celui de la lecture à voix haute. Vous en parlez comme d’un rituel essentiel pour les plus jeunes. Vous écrivez qu’à chaque fois que vous faisiez la lecture à votre fille, entre vous « l’amour y gagnait une peau neuve. C’était gratuit ».

    Ah oui ! La notion de gratuité est essentielle. Si je vous offre un livre un jour, en vous disant : « lis-le, c’est vachement bien », une fois que j’ai fait cet acte-là, je ne vous demanderai jamais si vous l’avez lu. Jamais ! « Dis donc, tu as lu le bouquin que je t’ai donné ? » Ça, c’est un éteignoir de la lecture, une dissuasion terrible. Ne jamais demander à qui que ce soit s’il a lu le livre que vous lui avez offert. Et c’est pareil pour les enfants à qui vous lisez une histoire : ne jamais leur demander s’ils ont compris — ce n’est pas votre problème —, ni s’ils ont aimé. « Tu as aimé ? Je t’ai lu une livre, t’as aimé ? » C’est tellement agressif !

    “Lire la fin, l’agonie de ce pauvre père Goriot, et vous avez une classe de caïds qui chiale”

    Vous avez fait beaucoup de lectures à voix haute, pour vos élèves d’abord, et puis plusieurs fois sur scène, avec notamment Bartleby,d’Herman Melville, au Festival d’Avignon. En quoi est-ce un mode de lecture primordial ?

    J’avais des élèves réputés nuls, déglingués... Ce n’était pas de leur faute, mais ils étaient dans un désarroi scolaire total et, surtout, ils affirmaient ne pas aimer lire. Si vous croyez un enfant qui vous dit qu’il n’aime pas lire, alors il est foutu. Et vous, en tant que professeur vous êtes foutu aussi. Il ne faut surtout pas le croire ! En réalité, ce qu’il vous dit c’est : « j’ai peur de la question que tu vas me poser inévitablement une fois que j’aurais lu ». Donc, pour réconcilier cet enfant avec la lecture, il faut lui en faire cadeau et lui lire quelque chose à voix haute. Le procédé rencontre d’abord une résistance, ils vous disent : « on a passé l’âge ». Evidemment, vous les piégez en cinq petites minutes avec les textes les plus merveilleux de la littérature. Ils disent : « Le Père Goriot, non c’est chiant, c’est au programme ! » Là vous leur lisez la fin, l’agonie de ce pauvre père Goriot, et vous avez une classe de caïds qui chiale ! Et à la mort d’Emma Bovary, ils pleurent !

     

    Quel plaisir prenez-vous à faire la lecture comme cela ?

    Avec les élèves, le plaisir c’est de voir le texte s’incarner dans les visages. C’est merveilleux l’incarnation du texte dans un regard : le gosse au début, il affecte de s’emmerder, il affecte de ne pas aimer ça, et puis, petit à petit, il y a cette transformation météorologique, le ciel qui devient bleu dans ses yeux. Ça ne rate presque jamais. Les réfractaires absolus à la lecture sont très rares, j’ai dû en rencontrer un ou deux en trente ans d’enseignement.

    “La bibliothèque est un lieu gratuit et doit le rester”

    La Société civile des éditeurs de langue française (Scelf) envisage de faire payer en droits d’auteur toutes les lectures effectuées dans un lieu public, quel qu’il soit, y compris les bibliothèques…

    Et puis quoi encore ? La bibliothèque est un lieu gratuit et doit le rester. Cette idée est scandaleuse, inimaginable. Quand les éditeurs veulent faire payer trente euros la lecture, ils ne disent pas quel pourcentage reviendra à l’auteur. Jamais ! C’est une arnaque, il faut lutter contre. Point final. J’ai d’ailleurs signé la pétition qui circule.

    Les aventures de Kamo, Ernest et CélestineCabot-Caboche… Vous avez beaucoup écrit pour la jeunesse, mais vous dites qu’on peut faire tout lire ou presque à un enfant (vous-même avez lu Guerre et Paix à 12 ans) ?

    On peut tout lire à un enfant, pour lui faire comprendre qu’il peut tout lire. Prenez Joyce, par exemple : on se dit qu’on ne peut pas faire lire la totalité d’Ulysse à un enfant, et c’est vrai, il faut savoir choisir les bons passages. Dans Dedalus, Joyce raconte comment le jésuite qui le prépare à sa communion solennelle présente l’enfer. Cette description de l’enfer, sur une vingtaine de pages, est absolument sublime et terrifiante, c’est pire que tout ce qu’on peut imaginer de plus gore, c’est inouï ! 

    C’est un texte que j’ai très souvent lu à des ados, bien qu’il soit très ambitieux. Ça dit, en résumé : « Tu es en enfer, tu brûles, tu es en feu l’éternité durant. Si ces flammes faisaient de la lumière, ça serait une consolation, mais non ! Tu es aveugle ! Tu pourrais à la rigueur être seul et pouvoir te soulager en bougeant un peu, mais non ! Vous êtes des millions et des millions dans un espace extraordinairement serré. Tout cela développe un sentiment de haine absolue à l’égard des autres pêcheurs qui sont là ». C’est terrible. Ce texte est extraordinaire.

    C’est comme cela qu’on donne le goût de la lecture ?

    Nuit de la lecture, le 20 janvier 2018, dans les bibliothèques et les librairies, infos et programme détaillé ici.

    Exactement ! Il faut raconter des histoires aux plus jeunes : les romans se racontent, Madame Bovary se raconte. Mon frère m’avait résumé Guerre et Paix de Tolstoï en me disant : « C’est l’histoire d’une fille qui aime un mec et qui en épouse un troisième ». Formidable. Si avec ça vous n’avez pas envie d’aller voir par vous-même…

    Source : Télérama
    Auteur :  Julia Vergely
    Date : 24/01/22018 

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  • La romancière Ursula K. Le Guin est morte

    La romancière Ursula K. Le Guin est morte

    Ursula K. Le Guin, romancière de Science-Fiction et fantastique

    Ursula K. Le Guin, romancière de Science-Fiction et fantastique

     © Michael Buckner / Getty Images North America / AFP

      • L’une des romancières les plus importantes de science-fiction et de fantasy, l’Américaine Ursula K. Le Guin, est décédée lundi à 88 ans, a annoncé mardi sa famille sur son compte officiel Twitter.

    L'annonce du décès d'Ursula K. Le Guin sur son compte Tweeter par sa famille

    L'annonce du décès d'Ursula K. Le Guin sur son compte Tweeter par sa famille

     © DR

    "Icône de la littérature"

    Prolifique, elle a publié des recueils de nouvelles, de poésie ainsi que plusieurs livres pour enfants mais ce sont ses ouvrages de "fantasy" qui lui ont valu sa renommée et la vente de millions d'exemplaires de ses écrits. L’écrivaine est notamment connue pour sa trilogie "Terremer".

    Le maître du fantastique Stephen King a salué sur Twitter une auteure "parmi les grands". Pour lui, Ursula K. Le Guin n'était "pas seulement une écrivaine de science-fiction" mais "une icône de la littérature".
    Stephen King : réaction au décès d'Ursula K. Le Guin surTwitter 

    Stephen King : réaction au décès d'Ursula K. Le Guin surTwitter 

     © DRNée à Berkeley (Californie) le 21 octobre 1929, elle s'est très tôt intéressée à la science-fiction avant de délaisser le genre à l'adolescence, estimant qu'il était trop masculin et stéréotypé. Elle y reviendra au milieu des années 1960 et publiera "La main gauche de la nuit", devenu un classique de la science-fiction qui lui a ouvert la porte du succès signant vingt romans parmi tous ses écrits qui explorent la nature humaine en plaçant l'homme dans des situations et des univers différents.
    Ursula K. Le Guin"La Main gauche de la nuit", 1re de couverture

    Ursula K. Le Guin"La Main gauche de la nuit", 1re de couverture

     © Le Livre de PocheElle aura aussi marqué par son engagement, très marqué à gauche. En février 2017, dans une lettre au quotidien "The Oregonian", elle s'en prenait à la comparaison entre les "faits alternatifs", terme utilisé par la conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, et la science-fiction.

    "Nous, auteurs de fiction, inventons des choses", écrivait-elle. "Nous pouvons appeler cela une histoire alternative ou un univers alternatif, mais nous ne prétendons pas que nos histoires sont des ‘faits alternatifs’". "Le test ultime pour un fait est qu'il n'a pas d'alternative", avait-elle ajouté.

    Annonciatrice d’Harry Potter

    L’écrivaine est notamment connue pour sa trilogie "Terremer", où un apprenti sorcier se bat contre les forces du mal, comme le fera, beaucoup plus tard, un certain Harry Potter.
    Ursula K. Le Guin : "Terremer", 1re de couverture

    Ursula K. Le Guin : "Terremer", 1re de couverture

     © Le Livre de PocheAnthropologue de formation, comme son père, Alfred Louis Kroeber, un ethnologue connu pour ses travaux sur les Amérindiens, Ursula K. Le Guin, est certainement la femme la plus célèbre de la science-fiction avec Catherine L. Moore ("Shambleau"). Elle a toujours considéré son genre littéraire, souvent décrié, au même rang que les autres.

    Après avoir étudié à l'université de Columbia à New York, puis à Paris (où elle a rencontré son mari, l'historien français Charles Le Guin), Ursula K. Le Guin publie son premier roman, "Le monde de Rocannon" en 1966. Ce roman, début d'un cycle intitulé "Le cycle de l'Ekumen", qui comporte six autres ouvrages, brise les schémas classiques de la science-fiction de l'âge d'or.

    "L'histoire humaine : une succession de crises et d'affrontements"

    La planète où se situe l'histoire de "La Main gauche de la nuit" diffère peu de la Terre, sauf par son climat glaciaire, mais les êtres qui la peuplent sont radicalement étranges : ils n'ont qu'un seul sexe et assument tour à tour les rôles masculin et féminin. C'est l'occasion de se poser des questions sur l'identité sexuelle, de se demander quelles règles sociales, quelle culture, quelle vie intérieure peut sécréter un tel univers.

    De sa formation d'ethnologue, elle a axé son travail sur "l'histoire humaine, succession de crises et d'affrontements, qui sont chacun l'occasion d'un apprentissage collectif", a dit d'elle Gérard Klein, spécialiste français de la science-fiction qui a fait connaître l'oeuvre d'Ursula K. Le Guin au public francophone en publiant une partie de ses ouvrages au Livre de Poche.
     

    Anarchiste et taoïste

    Dans l'histoire des sociétés galactiques qu'elle décrit, et qui se retrouve, dans ses nouvelles comme dans ses romans, groupée en cycles, Ursula Le Guin, qui se dit influencée par la pensée anarchiste et taoïste, tente de prouver qu'il n'existe aucune solution totale et définitive ni dans la théologie, ni dans la politique, ni dans aucune science humaine, passée ou future.

    Engagée, elle a toujours soutenu les thèses de Murray Bookchin, militant écologiste libertaire américain (disparu en 2006), considéré aux Etats-Unis comme l'un des grands penseurs de la "nouvelle gauche" radicale

    Bien avant que cela ne devienne un sujet en vogue, la romancière, établie depuis la fin des années 1950 à Portland dans l'Oregon (nord-ouest des Etats-Unis), s'est beaucoup intéressée aux questions environnementales. Certaines de ses œuvres comme "Planète d'exil" ou "Le Nom du monde est forêt" appartiennent au genre "écofiction" très prolifique depuis quelques années. Elle a abordé des questions comme le clonage dès la fin des années 1960 avec son roman "Neuf vies".

    Elle avait arrêté d’écrire depuis plusieurs années, estimant ne plus avoir l'énergie suffisante. Mais elle se manifestait encore régulièrement sur son blog.

    Source : Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
    Auteur : inconnu
    Date : 24/01/2018

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  • La maison de l'écrivain Michel Butor bientôt ouverte au public et aux artistes en Haute-Savoie

    La maison de l'écrivain Michel Butor bientôt ouverte au public et aux artistes en Haute-Savoie

    Un an et demi après la mort de Michel Butor, sa maison de Lucinges va bientôt reprendre vie. Annemasse Agglo a racheté la demeure où le romancier a vécu et écrit pendant presque 30 ans. Une opération de financement participatif est lancée pour racheter ses livres.

    Le public pourra bientôt découvrir l'univers intime et artistique de Michel Butor
    Le public pourra bientôt découvrir l'univers intime et artistique de Michel Butor - Aurélie Laruelle

     

    Lucinges, France

    A l'automne 2017, Annemasse Agglo a acheté la maison de Michel Butor à ses quatre filles, très impliquées dans ce projet de transmission de l'oeuvre de leur père et de perpétuation de son ouverture au monde et aux arts. 

    La maison "A l'écart " de Michel Butor à Lucinges - Aucun(e)
    La maison "A l'écart " de Michel Butor à Lucinges - Aurélie Laruelle

    Un projet qui s'inscrit dans la continuité, et en cohérence, avec le Manoir des Livres, la bibliothèque patrimoniale initiée par Michel Butor de son vivant, et qui est en cours de construction dans les murs de l'ancien château de Lucinges.

    A l'écart"

    C'est le nom que Michel Butor avait donné à sa maison de Lucinges, achetée en 1989. C'est là, dans son bureau-bibliothèque que pendant presque trente ans, l'auteur de La Modification a vécu, écrit, dessiné, collectionné, et reçu ses amis artistes du monde entier, avec lesquels il a crée quelques deux mille livres d'artistes.

    "Plus qu'une bibliothèque, c'est un cabinet de curiosités". Aurélie Laruelle  - Aucun(e)
    "Plus qu'une bibliothèque, c'est un cabinet de curiosités". Aurélie Laruelle - Aurélie Laruelle

    C'est une extraordinaire caverne d'Ali-Baba, où chaque jour d'inventaire révèle des trésors" Aurélie Laruelle, responsable du Manoir des Livres et de ce projet de Maison Michel Butor.

    "Dans ce bureau, au milieu de tous ses objets, On voit vivre Michel Butor". Nadine Jacquier, vice-présidente d'Annemasse Agglo

    A l'intérieur de ce bureau-bibliothèque, se côtoient pêle-mêle des livres de toutes formes, de tous styles, romans et poésie, des gravures, des dessins, des sculptures, des objets rapportés des innombrables voyages du romancier à la salopette . Autant de matières à lire, à toucher, à explorer, et à partager. 

    Un bureau atelier où Michel butor faisait cohabiter tous les arts - Maxppp
    Un bureau atelier où Michel butor faisait cohabiter tous les arts © Maxppp - Serge Assier
    Des livres, des dessins, des crayons et des pinceaux... - Aucun(e)
    Des livres, des dessins, des crayons et des pinceaux... - Aurélie Laruelle

    Si tout va bien, fin 2019, en même que l'ouverture du Manoir des Livres, la maison ouvrira ses portes au public, aux scolaires, et abritera également une résidence d'artistes. 

    Sur Dartagnans.fr, habitants et amoureux des Arts et des lettres invités à participer à cette aventure

    Pour permettre l'accès du grand public au fonds littéraire de Michel Butor, l'objectif aujourd'hui est de le racheter intégralement. Afin d'y parvenir, mais aussi d'impliquer les habitants de Genevois dans ce projet, Annemasse Agglo  en appelle à leur contribution. Ce mardi 9 janvier, débute une campagne de financement participatif, via la plateforme de crowdfunding, https://dartagnans\.fr/fr/projects/collection\-de\-michel\-butor/campaign   Objectif: collecter quinze mille euros d'ici le 10 mars.

    Auto-portrait du "célèbre inconnu" comme s'était surnommé Michel Butor - Aucun(e)

    Auto-portrait du "célèbre inconnu" comme s'était surnommé Michel Butor - Aurélie Laruelle

    Source : France Bleu Pays de Savoie 
    Auteur : Marie Ameline
    Date : 13/02/2018

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  • La « bibliothèque la plus solitaire du monde », une oasis de sérénité en bord de mer

    La « bibliothèque la plus solitaire du monde », une oasis de sérénité en bord de mer

    La bibliothèque de bord de mer de Sanlian, construite sur une plage de la province du Hebei (nord de la Chine), vise à offrir une expérience révélatrice.

    Posé seul sur la plage avec une silhouette simple et une façade en béton nu, le bâtiment est surnommé la « bibliothèque la plus solitaire du monde ».

    « Au cours de notre processus de conception, j'ai vu un tableau d'Andrew Wyeth dans un livre : c'était un vieil homme assis sur un rocher, regardant la mer. Il y avait un sentiment de solitude dans cette peinture. Je pense qu'elle a contribué à nous inspirer pour la conception de la bibliothèque », a déclaré Dong Gong, l'architecte du bâtiment.

    L'architecte a dit qu'il espérait que la bibliothèque puisse être un espace où les gens profitent d'une connexion avec la mer.

    Le décor intérieur est en bois, pour correspondre à la sensation de nature, et les grandes portes en verre amènent la mer, avec ses vues et ses sons apaisants, jusqu'aux lecteurs.

    L'intérieur du bâtiment est en forme d'escalier, ce qui fait que les gens assis près de la mer ne bloquent pas ceux qui sont derrière eux et que tout le monde peut profiter de la vue magnifique.

    Ouverte en 2015, la bibliothèque a jusqu'à présent accueilli 160 000 visiteurs.

    S'étendant sur une superficie de 500 mètres carrés, la bibliothèque compte plus de 10 millions d'ouvrages, couvrant tous les genres. Les deux cinquièmes ont été donnés par des amateurs de livres.

    Le célèbre écrivain Jorge Luis Borges a dit un jour : « J'ai toujours imaginé que le paradis serait une sorte de bibliothèque ».

    Et avec cette bibliothèque en bord de mer où les gens peuvent s'imprégner du soleil, des vues et des sons de la plage, tout en lisant un livre, ce qu'il a imaginé est en effet devenu une réalité...

    L'emplacement de la bibliothèque, située au nord, signifie également qu'il y a une variation saisonnière du nombre de visiteurs.

    « Le bâtiment est proche de la mer, ce qui fait qu'il y a beaucoup de visiteurs en été, entre 600 à 700 par jour environ, parfois plus de 1 000 personnes, mais en hiver, il n'y a que 70 à 80 personnes par jour et environ 300 le week-end », a précisé Wang Xin, un membre du personnel de la bibliothèque de bord de mer de Sanlian.

    De nos jours, les gens ont différentes façons d'obtenir des livres et de lire, comme les acheter en ligne ou simplement télécharger des livres électroniques. Les bibliothèques ne sont donc plus des lieux seulement réservés à la lecture, mais ce sont aussi des endroits permettant aux gens de s'immerger dans une atmosphère culturelle.

    De nombreuses activités ont eu lieu dans cette bibliothèque du bord de mer, offrant une fête culturelle aux résidents tout comme aux voyageurs.

    « Nous organisons diverses activités communautaires tout au long de l'année, comme des lectures de livres et de poésies, des concerts de musique de chambre, des chœurs, de la danse moderne et des pièces de théâtre, tant pour les résidents que pour les touristes. Nous le faisons une fois, voire deux fois par semaine tout au long de l'année, ce qui va bien au-delà de nos attentes lorsque nous avons construit l'endroit », a déclaré Wang Tianye, membre du personnel du bureau communautaire d'Aranya.

    Sa surface de plancher n'est peut-être pas énorme, mais qu'importe : la bibliothèque « la plus solitaire du monde » offre certainement aux gens une expérience de lecture à nulle autre pareille.

    Source : French.china.org.cn
    Auteur : inconnu
    Date : 13/02/2018

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  • BULGARIE / Cette bibliothèque de rue est unique en son genre

    BULGARIE / Cette bibliothèque de rue est unique en son genre

    En Bulgarie, la majorité des jeunes sont très peu intéressés par les livres. Une équipe de jeunes architectes a décidé de construire une bibliothèque de rue très particulière pour contribuer à ce que les choses changent. Construite à Varna, grande ville côtière du pays, la bibliothèque à la forme d’une coquille d’escargot. Elle a été baptisée « Rapana ».

    La construction a été entièrement réalisée avec des pièces de bois, 240 pièces pour être exact. Les plans ont été conçus avec les logiciels Rhinoceros 3D et Grasshopper. Les architectes ont testé une vingtaine de formes et de possibilités avant de parvenir au résultat final.

    Rapana

    La bibliothèque peut contenir jusqu’à 1 500 livres, bien que pour l’instant, elle ne propose encore qu’une petite centaine d’ouvrages.

    Une construction originale et moderne

    Pour attirer les jeunes, l’équipe d’architectes composée d’Yuzdzhan Turgaev, Boyan Simeonov, Ibrim Asanov et Mariya Aleksieva, a misé sur une construction mixant avec brio culture, originalité et modernité.

    La bibliothèque prend la forme d’une coquille d’escargot de mer, un clin d’œil au fait que Varna est la « capitale maritime de la Bulgarie ».

    Sa modernité réside dans le fait que ses plans ont été réalisés à l’aide d’outils 3D. À cela s’ajoute le fait que les pièces de bois qui ont servi à sa construction ont été fabriquées par une machine CNC. Le résultat donne lieu à un édifice ouvert et pour le moins original.

    La toute première bibliothèque de rue en Bulgarie

    Outre son design singulièrement à part, la particularité de Rapana vient également du fait que c’est la première bibliothèque ouverte qui existe en Bulgarie. Bien plus qu’un simple espace de lecture avec des espaces de repos, elle a également été aménagée de manière à accueillir une petite scène dédiée aux artistes de rue tout comme l’organisation de salons.

    Les auteurs du projet espèrent que Rapana réussira à attirer des jeunes sur le long terme. L’objectif est de les détourner le temps de quelques minutes, voire quelques heures de la technologie et attiser en eux l’amour de la lecture.

    En tout cas, le succès de ce projet permettra de l’étendre ailleurs, ce qui est bénéfique pour la jeunesse.

    Source : http://www.fredzone.org
    Auteur :
    Date : 23/01/2018

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  • Un siècle d’animation japonaise : une bible incontournable

    Un siècle d’animation japonaise : une bible incontournable

    Chronique Livre Un siècle d'animation japonaise

    Un siècle d’animation japonaise est un magnifique livre de Mathieu Pinon co-écrit avec Philippe Bunel, édité chez Ynnis Editions.

    C’est un voyage didactique dans le temps qui va vous éclairer et raviver vos souvenirs d’enfants. 

    « Un siècle d’animation japonaise » est bien plus qu’un simple beau livre avec de belles illustrations.

    C’est une véritable bible. Il offre un panorama complet de cette industrie qui a su séduire la planète. 

    L’évolution de l’animation japonaise est détaillée depuis le premier film en 1917 jusqu’à nos jours.

    Le livre ne fait pas dans la facilité. Il ne mise pas tout sur la nostalgique. C’est une analyse en profondeur du secteur sur 100 ans.

    C’est un voyage à travers le temps qui passionnera les fans tout en restant accessible aux profanes.

    Le livre retrace chronologiquement chaque mutation de l’animation japonaise à travers les médias, les goûts, les modes ou encore les technologies.

    Elle connait des hauts et des bas mais elle a su se renouveler pour devenir incontournable.

    Au départ réservée à l’archipel japonais, elle déborde des frontières dans les années 70.

    On se rend vite compte que l’animation japonaise a marqué plusieurs générations d’enfants à travers le monde sans qu’ils s’en aperçoivent. 

    L’animation japonaise a bercé des générations d’enfants

    Le catalogue est gigantesque. Le roi Leo, Heidi, Tom Sawyer, Remi sans famille, Candy, Signé Cat’s Eyes, Les Mystérieuses Cités d’Or, Lamu, Dr Slump, La Bataille des Planètes, Goldorak, Cobra, Embrasse-moi Lucile, La Bataille des Planètes, Ulysse 31, Albator 78, Capitaine Flam, tous ces dessins animés évoqueront certainement des souvenirs à la plupart d’entre vous.

    Ils sont trop nombreux pour tous les citer mais rien que pour le plaisir n’oublions pas non plus Olive et Tom, Ranma ½, Juliette je t’aime, Sailor Moon, Gundam, Patlabor, Nicky Larson ou encore Jeanne et Serge.

    Un grand merci en passant à Récré A2 et au Club Dorothée pour nous avoir fait connaître tous ces aminés à une période de chasse aux sorcières.

    Plus proche de nous, d’autres titres sont devenus des monuments de la culture Pop comme Dragon Ball, Ken le Survivant ou encore Les Chevaliers du Zodiaque.

    Le livre les replacent tous dans leur époque et dans leur contexte de création.

    Un siècle d’animation japonaise n’oublie pas non plus les films d’animation.

    Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Le Château Ambulant, Ghost In The Shell, La Coline Aux Coquelicots, Lou et l’Ile Aux Sirènes, ou encore le phénomène Your Name, symbolisent la consécration à l’international. 

    Vous l’aurez compris Un siècle d’animation japonaise c’est 208 pages de pur bonheur.

    C’est un livre riche et intelligent qui nous éclaire sur l’histoire tumultueuse de ce pilier de la Pop Culture.  

    Pour découvrir ce livre Cliquez ici ou Cliquez ici

    Source : IDBOOX
    Auteur : 
    Date : 02/02/2018

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