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L'alchimie et ses livres

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Brandt - la découverte du phosphore

Qu'est-ce que l'Alchimie ?

L'alchimie est une discipline qui peut se définir comme « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ». L'un des objectifs de l'alchimie est le grand œuvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, principalement des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l'argent ou l'or. Un autre objectif classique de l'alchimie est la recherche de la panacée (médecine universelle) et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie. La pratique de l'alchimie et les théories de la matière sur lesquelles elle se fonde, sont parfois accompagnées, notamment à partir de la Renaissance, de spéculations philosophiques, mystiques ou spirituelles.

A l'aube du XXIème siècle, l'alchimie renoue avec la science officielle pour ses affinités avec la physique quantique, l'infiniment petit était déjà perçu avant l'apparition de cette nouvelle science et vient casser les dogmes de la physique et de la chimie traditionnelle. L'alchimie est ondulatoire et corpusculaire et vient s'opposer aux  théories d'Einstein. 

Des pensées et des pratiques de type alchimique ont existé en Chine dès le ive siècle av. J.-C. et en Inde dès le vie siècle. L'alchimie occidentale, quant à elle, commence dans l'Égypte gréco-romaine au début de notre ère, puis dans le monde arabo-musulman, d'où elle se transmet au Moyen Âge à l'Occident latin, où elle se développe à la Renaissance et jusqu'au début de l'époque moderne. Jusqu'à la fin du xviie siècle les mots alchimie et chimie sont synonymes et utilisés indifféremment. Ce n'est qu'au cours du xviiie siècle qu'ils se distinguent et que l'alchimie connaît une phase de déclin, sans toutefois disparaître totalement, alors que la chimie moderne s'impose avec les travaux d'Antoine Lavoisier.


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Alchimie au xviie siècle

Avec Gérard Dorn (Clavis totius philosophiae chymisticae, 1566), Jacques Gohory (Compendium, 1568), Cesare Della Riviera (Le monde magique des héros, 1603) naît une alchimie spéculative, sans pratique opératoire. Elle se prolonge par certaines œuvres de Giordano Bruno ou de Jean d'Espagnet. Une correspondance s'établit entre les stades du Grand Œuvre et les étapes d’une transmutation spirituelle.

De grands alchimistes marquent encore cette époque dont le Basile Valentin, le Cosmopolite (Alexandre Seton ? Michel Sendivogius ?), l'Anglais Eyrénée Philalèthe (George Starkey).

1616 : Les noces chymiques de Christian Rosencreutz, de Jean Valentin Andreae. L'alchimie est ici spirituelle, allégorique, et surtout relève de la Rose-Croix. Michael Maier, médecin de l'empereur Rodolphe II du Saint-Empire, donne dans son livre Themis Aurea les règles d'or des médecins alchimistes de l'Ordre de la Rose Croix.

En 1677 paraît à La Rochelle un livre singulier, dû à Jacob Saulat : Mutus liber. Livre muet : « toute la philosophie hermétique est représentée en figures hiéroglyphiques », en fait quinze planches, sans texte, qu'Eugène Canseliet éditera et commentera. Le livre semble tenir la rosée pour un élixir.


Alchimie au xviiie siècle : de l'alchimie à la chimie

Robert Boyle qui croit à la possibilité de la transmutation des métaux, met en doute, dans The Sceptical Chymist (1661), la théorie des quatre éléments ainsi que celle des trois principes paracelsiens (soufre, mercure et sel), et introduits l'idée d'élément chimique comme élément indécomposable, et non transformable en un autre élément.

De 1668 à 1675, Isaac Newton pratique l’alchimie.

Le 31 janvier 1712, l'alchimiste Jean Trouin meurt embastillé sans avoir transformé le plomb en or comme il le prétendait.

En 1722, le médecin et naturaliste français Étienne-François Geoffroy, inventeur du concept d'affinité chimique ne croit pas à la transmutation, mais ne pense pas possible de démontrer son impossibilité :

« L'Art [alchimique] n'a jamais fait un grain [d'or] d'aucun des métaux imparfaits [plomb, étain, fer, cuivre, mercure], qui selon les alchimistes sont de l'or que la Nature a manqués. Il n'a seulement jamais fait un caillou. Selon toutes les apparences, la Nature se réserve toutes les productions. Cependant, on ne démontre pas qu'il soit impossible de faire de l'or, mais on ne démontrera pas non plus qu'il soit impossible qu'un homme ne meure pas. »

En 1781, Sabine Stuart de Chevalier, une des rares femmes alchimistes, publie son Discours Philosophique sur les Trois Principes, Animal, Végétal et Minéral, ou la Clef du Sanctuaire Philosophique.

En 1783, Lavoisier décompose l'eau en oxygène et hydrogène.

Le comte de Saint-Germain, célèbre en France entre 1750 et 1760, prétendait être immortel et capable de produire ou de purifier des pierres précieuses.


Alchimie au xixe siècle et au xxe siècle

Au xixe siècle, les quelques alchimistes résiduels sont considérés comme des curiosités, vestiges d'une époque révolue.

Ceux qui pratiquent l'hyperchimie (Tiffereau, Lucas, Delobel, Jollivet-Castelot) veulent faire de l'alchimie de façon strictement chimique. Théodore Tiffereau (L'or et la transmutation des métaux) fabrique de l'or à Mexico en 1847, et Gustave Itasse, un chimiste, découvre que cet or possède « toutes les propriétés de l'or natif mais diffère de celui-ci par quelques propriétés chimiques n'appartenant pas en propre à un autre métal ».

Certains francs-maçons français, (Jean-Marie Ragon 1781 - 1862, Oswald Wirth 1860-1943), s'inscrivant dans la lignée de certains de leurs prédécesseurs du xviiie siècle (notamment le baron Tschoudy), lient étroitement l'alchimie mystique et la maçonnerie ésotérique.

Le Mystère des Cathédrale

En 1926 paraît un ouvrage intitulé Le mystère des cathédrales, écrit par un inconnu usant d'un pseudonyme, un certain Fulcanelli. Ce même auteur fait publier quelques années après un autre ouvrage, Les Demeures philosophales. Fulcanelli deviendra au cours du xxe siècle une légende. Canseliet (Radisoscopie), qui aurait été son élève, va venir souffler le chaud et le froid sur ce personnage, qui, selon la légende, aurait bénéficié du « don de Dieu », l'immortalité (il aurait été vu en Espagne âgé de 113 ans) : « Eh bien, quand je l'ai revu, il avait 113 ans, c'est-à-dire en 1952. J'avais à cette époque 53 ans. J'ai vu un homme sensiblement de mon âge. Attention, je précise, Fulcanelli en 1922 et même avant, c'était un beau vieillard, mais c'était un vieillard ».

Sont également auteurs contemporains, Roger Caro, fondateur de l'Église universelle de la nouvelle alliance, Kamala Jnana et Jean Clairefontaine, qui d'ailleurs ne constituent peut être qu'une seule et même personne. Il faut préciser de Jean de Clairefontaine n'est pas Roger Caro mais son ami et mécène Maurice Auberger. Richard Caron fait état d'un regain d'intérêt notoire à partir du début xxe siècle. « On voit s'intéresser à l'alchimie non seulement des occultistes de tous horizons, mais également des écrivains, une certaine partie de la bourgeoisie qui fréquentait les salons littéraires, et particulièrement le milieu médical qui depuis la fin du siècle précédent a fait soutenir, dans ses facultés, un grand nombre de thèses en médecine ».

Pour Fulcanelli, l'alchimie est « la science hermétique », « une chimie spiritualiste » qui « tente de pénétrer le mystérieux dynamisme qui préside » à la « transformation » des « corps naturels ». L'archimie poursuit à peu près un des buts de l'alchimie (« la transmutation des métaux les uns dans les autres »), mais elle utilise « uniquement des matériaux et des moyens chimiques », elle se cantonne au « règne minéral ». La spagyrie est « l'aïeule réelle de notre chimie ». « Les souffleurs, eux, étaient de purs empiriques, qui essayaient de fabriquer de l'or en combinant ce qu'ils pouvaient connaître de l'alchimie (bien peu de chose !) et des secrets spagyriques ».

En 1953, René Alleau publia aux éditions de Minuit un ouvrage fondamental, Aspects de l'alchimie traditionnelle, avec une préface d'Eugène Canseliet. C'est d'ailleurs Alleau qui, en 1948, prononça une série de conférences sur l'alchimie auxquelles assista André Breton, et qui eurent un profond retentissement sur le chef de file des surréalistes. On doit au même auteur la collection Bibliotheca Hermetica des Editions Denoël.

En 1956 paraît pour la première fois en édition complète chez Denoël Le Message Retrouvé, du peintre Louis Cattiaux dont le témoignage alchimique, comme celui de sa Physique et métaphysique de la peinture, est plus qu'évident. L'ouvrage sera réédité de très nombreuses fois dans sa langue française originale de même qu'en castillan, catalan, allemand, italien, portugais, anglais (en tout, plus de vingt éditions). Il a donné lieu à bien des commentaires alchimiques.

Dans Ces Hommes qui ont fait l'alchimie au xxe siècle, Geneviève Dubois donne la parole à, ou dresse la liste de nombreux alchimistes contemporains : Louis Cattiaux, Emmanuel d'Hooghvorst, José Gifreda, Henri Coton-Alvart, Henri La Croix Haute, Roger Caro, Alphonse Jobert, Pierre Dujols de Valois, Fulcanelli et Eugène Canseliet.


Quelques alchimistes entre le XIXème et le XXème siècle  

 

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Selon Serge Hutin :

« Les alchimistes (…) étaient des 'philosophes' d'un genre particulier qui se disaient dépositaires de la Science par excellence, contenant les principes de toutes les autres, expliquant la nature, l'origine et la raison d'être de tout ce qui existe, relatant l'origine et la destinée de l'univers entier. »
 

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Selon René Alleau (1953) :

« Il convient surtout de considérer l'alchimie comme une religion expérimentale, concrète, dont la fin était l'illumination de la conscience, la délivrance de l'esprit et du corps (…). Ainsi l'alchimie appartient-elle plutôt à l'histoire des religions qu'à l'histoire des sciences. »

 

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Pierre Dujols de Valois. Libraire, bibliophile et éditeur parisien spécialisé dans les ouvrages hermétiques. - Signa une étude du "Mutus Liber" sous le pseudonyme de Magophon. - Frère d'Antoine Dujols dit de Valois

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Joseph Paul Cyrille Decœur, né le 9 février 1839 à Vienne (Isère) et mort le 6 mai 1923 à Paris 10e, est un ingénieur constructeur français. Orphelin de père, Paul Decœur a eu pour correspondant (tuteur) un ancien ami et voisin de la famille, l'ingénieur Jacques Antoine Charles Bresse, le collaborateur aux constructions de Gustave Eiffel et qu'a côtoyé de près l'architecte Viollet-le-Duc. Il entre à l’École Polytechnique le 1er novembre 1859 (examen à Paris, grade sergent) et est promu élève à l’École des ponts et chaussées le 1er novembre 1861. 
 

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Pierre Aristide Monnier. La Clef de Saint Jean et de Michel de Nostredame est le livre d'un hermétiste, Maître en son sujet, qui dans la pure tradition médiévale et alchimique n'a pas signé son oeuvre de son patronyme.  Que son titre n'égare pas le lecteur. Il s'agit tout au long de cet ouvrage, dont les qualités littéraires ne cèdent en rien à la richesse de l'enseignement, d'un traité doctrinal et opératif d'Alchimie qui suit de très près, en mode analogique, le texte des fables grecques et égyptiennes, afin d'en pénétrer le sens décisif pour la plus grande lumière intérieure du lecteur argonaute.

 

Henri COTON-ALVART

Henri COTON-ALVART disparut en 1988 après avoir vécu près d'un siècle. Ingénieur chimiste, il occupa pendant la première partie de sa vie un poste important dans un laboratoire de recherche et fut à l'origine de plusieurs découvertes dans ce domaine. Il se retira volontairement du monde pour se consacrer entièrement à la philosophie et aux sciences.

Sa passion de la Vérité l'incitait à brûler dans l'athanor les déchets de la matière et les tromperies enseignées, afin d'ouvrir à l'énergie spirituelle l'horizon le plus large. Avant d'abandonner toutes mondanités, il rit partie du petit cercle dans lequel prirent naissance les ouvrages de Fulcanelli. Il fut l'ami de Pierre Dujols, de l'égyptologue René Schwaller de Lubicz, et du poète Milosz. Il fréquenta Jean-Julien Champagne, Eugène Canseliet ainsi que de nombreux peintres, écrivains et hommes politiques. 
 

Radioscopie : Eugène Canseliet / Jacques Chancel

Radioscopie : émission du 23 juin 1978 présentée par Jacques Chancel - Eugène CANSELIET, invité pour parler de son activité d'alchimiste : https://www.youtube.com/watch?v=a9w7SFhYcW0
 


La langue verte ou langues des oiseaux
La langue des oiseaux consiste à donner un sens autre à des mots ou à une phrase, soit par un jeu de sonorités, soit par des jeux de mots (verlan, anagrammes, fragments de mots…), soit enfin par le recours à la symbolique des lettres. Autrement dit, la langue des oiseaux est une langue tenant de la cryptographie, qui se fonde sur trois niveaux :

La correspondance sonore des mots énoncés avec d’autres non dits permet un rapprochement sémantique qui constitue un codage volontaire, soit pour masquer une information, soit pour amplifier le sens du mot premier ;

Les jeux de mots utilisés permettent un codage davantage subtil et ésotérique, les mots se reflètent ad libitum : verlan, anagrammes, fragments de mots, etc. ;
La graphie enfin, fondée sur la symbolique mystique des lettres des mots énoncés, peut renvoyer à un codage iconique renforçant le sens des mots, comme dans les hiéroglyphes.

Les plus anciens documents dont nous disposons aujourd'hui théorisant la langue des oiseaux sont signés Grasset d'Orcet et Fulcanelli, et remontent à la seconde moitié du xixe siècle. Ils attribuent néanmoins à la langue des oiseaux des origines immémoriales : elle aurait longtemps été une langue d’initiés, un système de codage occulte lié à l’alchimie et à la poésie hermétique (de Hermès, dieu patron des phénomènes cachés). Elle acquiert une dimension psychologique au xxe siècle, avec les travaux de Carl Gustav Jung ou de Jacques Lacan, qui y voient un codage inconscient permettant d’amplifier le sens des mots et des idées.

Le Dictionnaire des langues imaginaires recense plusieurs entrées en lien avec la langue des oiseaux : langage des animaux, langue des corbeaux, langage de l'extase (mystique), langage ludique, langage du rossignol, langue secrète... Néanmoins il existe des langues farfelues (comme la langue des corbeaux) sans fondements historiques, sûrement inventions de cas pathologiques1. Il faut ainsi différencier les « langues secrètes » des langues farfelues, des langues inventées (la langue des grenouilles, d'Aristophane), des jargons et dialectes et des imitations (« langue des animaux » dont Mircea Eliade dit qu'elle consiste à « imiter leurs cris, surtout les cris d'oiseaux »). Finalement, c'est l'existence d'un code caché qui permet de départager ces registres et de repérer l'originalité de la langue des oiseaux. 

Grasset d'Orcet (1828-1900) étudie les traces des systèmes cryptographiques de la Grèce archaïque. Fort de cette expérience il publie des articles sur la Langue des Oiseaux parus dans la Revue Britannique. Ami de Fulcanelli, ayant eu une puissante influence sur l'abbé Henri Boudet (voir ci-après), Grasset d'Orcet va se consacrer à l’étude des « Matériaux Cryptographiques » c’est-à-dire aux règles de décodage des textes en langue des oiseaux. Il se focalise surtout sur l’héraldique, autre science aux origines occultes usant du double langage. Les devises hiéroglyphiques du blason obéissent en effet à des règles permettant leur « lecture » (autre qu’iconique) :

1) la devise se compose de vers de six à huit syllabes, terminées par une syllabe où entre la lettre L,
2) Tout dessin blasonné doit se déchiffrer en commençant par les pieds (de bas en haut).

En savoir +

 

Richard Khaitzine (1947-2013)

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Après des études secondaires menées jusqu'en classe de seconde au lycée Turgot à Paris où il est un élève très cultivé, brillant dans le domaine littéraire, mais aux résultats moyens dans les autres domaines, Richard Khaitzine décide de ne pas poursuivre d'études supérieures par la voie universitaire. Gilbert Cesbron l'incite dans sa jeunesse à se lancer dans une carrière littéraire, et parallèlement à ses activités professionnelles comme employé de banqueNote 1, et ensuite au cours de nombreuses années de chômage, Richard Khaitzine se plonge, en autodidacte documenté, dans l’étude des philosophies, des religions, des mythes et du symbolisme sous toutes ses formes1, ainsi que dans la petite histoire. Il tente de vulgariser ces domaines dans ses ouvrages, pour les rendre ludiques et accessibles au grand public dont il a toujours le sentiment de faire partie en raison de son origine sociale modeste.

Son livre, La Langue des oiseaux, est le résultat de trente ans de travail. L’ouvrage affirme que nombre de textes contiennent un discours sous-jacent. Il y étudie donc les écrits de François Villon, de François Rabelais, de Cyrano de Bergerac, comme de ceux de Jules Verne et de Georges Perec. Il établit des passerelles entre les romans de Maurice Leblanc, père d'Arsène Lupin et ceux de Gaston Leroux, créateur de Rouletabille, de Chéri-Bibi et du Fantôme de l’Opéra. Il succède en cela au critique littéraire François Rivière qui rattacha dans les années 1970 certaines singularités des œuvres de ces deux auteurs aux écrits de Raymond Roussel

Richard Khaitzine - La langue des oiseaux
Richard Khaitzine - La langue des oiseaux (Tome 2)

https://www.youtube.com/watch?v=Ar0rsqyK5j4&list=PLzugS0sG7TdEIgMRrM5RJy7hNiH0mpqOT
https://richardkhaitzine.wixsite.com/hermeticae?fbclid=IwAR39u6HdNxhyBactSsJhS0ouSUoVNZ3C6x_QC3UljUAytO2c60M64my9


Alchimie au xxie siècle
Force est de constater que les adeptes contemporains ont disparu des médias afin de respecter la tradition de discrétion.


Pour commencer sa bibliothèque


Chemin de lecture 

Philomène - Entrée alchimique par la voie du milieu
Pauwels et Bergier - Le matin des magiciens
Jollivet Castellot - Comment on devient alchimiste
Jollivet Castellot - Le grand oeuvre alchimique
Albert Poisson - Théories et symboles des alchimistes
Fulcanelli - Le mystère des cathédrales
Fulcanelli - Les demeures philosophales
MA de Nantes - Clef des oeuvres de Saint Jean et de Michel de Nostredame (version augmentée)
Eyrénée Philalèthe ‎ - ‎La moëlle de l'alchimie - Tomes I, II et III .‎
Gallatin - La clef du cabinet hermétique
Altus - Mutus Liber
Basile Valentin - Les 12 clefs de la philosophie
Cyliani - Hermès dévoilé
Nicolas Lémery - Cours de Chymie
Blaise de Vigenère - Traité du feu et du sel
 


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La collection RETZ bibliotheca hermetica 
La collection dirigée par René Alleau recueille une partie des textes anciens fondateurs de l'alchimie. 

‎BELIN Dom - ‎Les Aventures du Philosophe Inconnu en la Recherche et l'Invention de la Pierre Philosophale. Suivies de "Apologie du Grand Oeuvre."‎
COSMOPOLITE - La nouvelle lumière chimique
CRASSELLAME - ‎La lumière sortant par soi-même des ténèbres.
Jean d'ESPAGNET - L'Oeuvre Secret de la Philosophie d'Hermès
Louis FIGUIER - L'alchimie et les alchimistes
Nicolas FLAMEL - Le livre des figures hiéroglyphiques
Abraham Ibn Ezra - Le livre des fondements philosophiques
LAMBSPRINCK - ‎Traité de la pierre philosophale suivi de Le pilote de l'onde vive‎
Limojon de SAINT DIDIER‎ - ‎Le Triomphe hermétique. Introduction et notes d'Eugène Canseliet précédées du MUTUS LIBER avec une hypotypose de Magophon.‎
Marcus Manilius‎ - ‎Les Astrologiques ou La Science sacrée du ciel. 
Sylvain Matton - La magie arabe traditionnelle
Alfred MAURY - La magie et l'astrologie
Jean-Baptiste ‎MORIN ‎ - ‎REMARQUES ASTROLOGIQUES sur le Commentaire du Centriloque de Ptolémée par Nicolas Bourdin ou LE FANAL DE L'ASTROLOGIE.‎
Clovis Hesteau de NUYSEMENT - ‎Les visions hermétiques et autres poèmes alchimiques suivis de Traictez du vray sel secret des philosophes et de l'esprit général du monde.
Dom Antoine-Joseph PERNETY ‎ - ‎Dictionnaire mytho-hermétique dans lequel on trouve les allégories fabuleuses des poëtes, les métaphores, les énigmes et les termes barbares des philosophes hermétiques expliqués.
Eyrénée Philalèthe ‎ - ‎L'entrée ouverte au palais fermé du roi.‎
Ptolémée - ‎La Tétrabible ou les Quatre Livres des Jugements des Astres. - Suivi de: - LE CENTILOQUE ou les Cent Sentences.‎
(Comte de) Saint Germain - La très sainte Trinosophie
Salomon TRISMOSIN - La Toison D'or Ou La Fleur Des Trésors
Basile VALENTIN‎ - ‎Le dernier testament.
Basile VALENTIN‎ - ‎Le char triomphal de l'antimoine.‎
Nicolas VALOIS - ‎Les Cinq livres ou la Clef du Secret des secrets. [Et:]. Le Trésor des trésors de Nicolas GROSPARMY.


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LES OPERATIFS

Atorène - Le laboratoire alchimique
Eugène Canseliet - L'alchimie sur ses textes classiques
Jean Laplace - Rudimentum Alchimiae
Jean-Pascal Percheron - Le livre d'or de l'alchimie
Doc Faust - Le laboratore
Loïc Trehedel - L'alchimie antique science de demain

Solazaref - Ouvrages divers
Les Buchers Du XXe Siecle
L'assation philosophique en voie sèche
Du nettoyage des écuries d'Augias
Tome 1 :
Tome 2 : Le combat des adeptes
Tome 3 :
Métallurgie sacrée
Introitus ad philosophorum lapidem

Solazaref - La somme hermétique
Tome 1 - lntroitus ad Philosophorum Lapidem
Vol. 1, lntroitus ad Philosophorum Lapidem
Vol. 2, lntroitus ad Philosophorum Lapidem
Tome 2 - Voie sèche et contrefaçons
(Diffusion restreinte pour raison de censure éthique, cf. Du Nettoyage des Ecuries d'Augias, tome, II)
Tome 3 - De l'Esprit Universel
Vol. 1, V.I.T.R.I.O.L.V.M.
Vol. 2, Alkaest
Tome 4 - De Natura Metallorum
Vol. 1, Petites opérations minérales
Vol. 2, Soufres, Mercures & Sels canoniques
Vol. 3, Conjonctions métalliques

Tome 5 - De Natura Vegetalorum
Vol. 1, Petites opérations végétales
Vol. 2, Du Mercure Végétal
Vol. 3, Des Pierres Végétales

Tome 6 - Ars Brevis
Vol. 1, Les Feux du Ciel
Vol. 2, L'aube de la matière
Vol. 3, Notions sur l'oeuvre bref
Tome 7 - Nadiéjdovitch, fragments testamentaires
Tome 8 - Le laboratoire, ses vaisseaux & ses ustensiles
Tome 9 - Les Médecines du Chemin
Tome 10 - Notions de transmutations biologiques animales
Tome 11 - Fermentations et multiplications
Tome 12 - La consolation des disciples, l'Egrégore
Tome 13 -  Lexique des termes de la Somme Hermétique


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LES TRES VIEUX TEXTES réédités

Aurea Catena Homeri (La nature dévoilée)
Cabala Mineralis
Donum Dei
La tourbe des philosophes 
Salomon Trismosin - Le splendor solis (version British Museum)


LES HORS CATEGORIES

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Armand Barbault - L'or du millième matin
Henri Coton Alvart - Les deux lumières
Henri La croix Haute - Propos sur les deux lumières
Henri La croix Haute - Du bestiaire des alchimistes
Henri La croix Haute - Corps, Ame, Esprit par un philosophe
Henri La croix Haute - Correspondances astrologiques
Henri La croix Haute - Le manuscrit d'Héliotrope
Henri La croix Haute - Contes philosophiques
Henri La croix Haute - Au gré des jours
Eugène Viollet Leduc  - Encyclopédie du moyen-âge


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LES INTROUVABLES GUTEMBERG REPRINT

Cosmopolite ou Nouvelle lumière chymique, de Michael Sandivogius : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1992, format 12 x 18. 50 exemplaires numérotés. Reliure éditeur pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin et caissons ornés. Reprint de l'édition originale à Paris, chez Laurent d'Houry, 1723.

Discours philosophique sur les trois principes, de Sabine Stuart de Chevalier : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1982, format 12 x 18. 100 exemplaires numérotés. Reliure éditeur pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin et caissons ornés, 2 planches hors texte. Reprint de l'édition originale à Paris chez Quillau, 1781.

Clefs de la philosophie Spagyrique, de Le Breton : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1985, format 13 x 18. 50 exemplaires numérotés. Reliure éditeur pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin. Reprint de l'édition originale à Paris chez Claude Jombert, 1722.

Les Oeuvres, de Louis Grassot : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1981, format 12 x 18. 100 exemplaires numérotés. Reliure éditeur pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin et caissons ornés.

Le Filet d'Ariadne, de Bastdorf : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition,, 1984, format 12 x 19. 100 exemplaires numérotés. Reliure éditeur pleine peau, dos à nerfs, caissons ornés, pièce de titre en maroquin, 1 planche dépliante. Reprint de l'édition originale à Paris chez Laurent d'Houry, 1695.

Traité de chymie, de Glaser : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris,1980. Chez Jean d'Houry, 1668. In-12 relié pleine peau noire, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, tranches mouchetées, 394 pp. 2e édition en fac-similé sur papier vergé. 80 exemplaires, numérotés de 1 à 80, reliés par "La Reliure d'Art à Limoges".

Traité raisonné de la distillation, de DeJean : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1980, format 12 x 18. Rares exemplaires numérotés et reliés pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin et caissons ornés. Reprint de la 3eme édition de 1769. Fort in 12 de 463 pages.

L'enfant hermaphrodite du Soleil et de la Lune : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1985, format 12 x 18. Rares exemplaires numérotés et reliés pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin. Reprint de l'édition originale Chez J.F. Kreps, 1752, précédé de la traduction française.

Commentaire sur le « Trésor des trésors » d'Henri de Linthaut, de Christophe de Gamon : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris, 1985, format 12 x 18. Rares exemplaires numérotés. Reliure éditeur pleine peau, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin et caissons ornés. Reprint de l'édition originale à Paris, chez Claude Morillon, 1610.

IX livres de la distillation, de J.B Porta : Collection J.C Bailly, Gutenberg Reprint édition, Paris,1984. 2 volumes in-8 ( 185 X 130 mm ) de 149 et 174 pages, reliure de l'éditeur plein maroquin acajou, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, coupes filetées d'or pour le fac-similé, cartonnage de fine toile noisette à la bradel pour le volume de traduction et de notes, le tout sous étui. 115 exemplaires numérotés reliés par "La Reliure d'Art à Limoges".


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La Tourbe des Philosophesrevue d'études alchimiques, 39 parutions + 1 HS sur la spagyrie (entre 1977 et 1995).


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LES DECOUVERTES

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Né à Lille en 1955, François Boucq commence sa carrière en 1974, en réalisant des caricatures politiques pour des magazines tels que "Le Point", "L'Expansion" et "Playboy". Tout en se consacrant à la renaissance du carnaval de sa ville natale, il s'essaie ensuite à la bande dessinée et publie ses premières planches dans "Mormoil" en 1975.
 
En 1978, ses "Cornets d'humour", une série de brèves histoires (scénario Philippe Delan), paraissent dans "Pilote". Suivent les aventures humoristiques de Rock Mastard (scénario Delan), dans "Fluide glacial", et "Les Leçons du professeur Bourremou" (scénario Pierre Christin), dans le périodique "Umour et Bandessinées".
 
A partir de 1983, il devient l'un des collaborateurs réguliers du mensuel "(à suivre....)" et l'auteur dessinateur d'une succession de courts récits humoristiques ensuite réunis en albums par les éditions Casterman : "Les pionniers de l'aventure humaine" (1984), "Point de fuite pour les braves" (1986), "La Pédagogie du trottoir" (1987) et "La Dérisoire Effervescence des comprimés" (1991).
Parallèlement, pour le même éditeur et en association avec l'écrivain américain Jérôme Charyn, il met en images "La Femme du magicien" (1984) et "Bouche du diable" (1989), tous deux réédités par le Lombard.
 
François Boucq se lie ansuite avec le romancier et scénariste Alejandro Jodorowsky. Tous deux donnent naissance, chez Casterman, a "Face de Lune" (1991) et, aux Humanoïdes associés, au "Trésor de l'ombre" (1999) au western "Bouncer". Outre ces albums en duo et aux propos ambitieux, Boucq est l'auteur complet - et à la fantaisie totalement débridée - des "Aventures de la Mort et Lao-Tseu" (1996) et de "Jérôme Moucherot" (1998), parus chez Casterman.
 
Son arrivée au Lombard avec "Rock Mastard" a été précédée de quelques signes avant-coureurs, comme la création des dossiers de presse de la collection "Troisième degré" ou l'édition en 2003 d'un "Cocktail transgénique".
 
Signalons que ce grand nom de la BD (Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 1998) est, en outre, l'illustrateur officiel des couvertures des "Nouvelles aventures de San Antonio", publiées au Fleuve noir.
"Le Janitor" (Dargaud), fruit de sa collaboration avec Yves Sente, voit le jour en 2007. En 2011, il signe, avec Alcante, le tome 4 de la collection "XIII mystery" ("Colonel Amos"), Dargaud). La fructueuse collaboration avec Charyn et Boucq a donné naissance à "Little tulip" (Le Lombard, 2014).
 
En 2015, il reprend, avec Marcel Gotlib au scénario, les aventures du plus français de tous les super-héros, Superdupont (Dargaud). Sortira la même année "Le procès Carlton" (avec Pascale Robert-Diard, Le Lombard, 2015).
 
Marc Blanquart (incartade)
Le baiser de l'ange
Le dessin de François Boucq pourrait être sous titré le baiser de l’ange. Le titre officiel est La cathédrale invisible. Son dessin est une des pièces majeures de l’expo Cathédrale d’Amiens et neuvième art «  L’ange est le double de nous-même, la partie la plus pure, la moins empêchée de toutes nos turpitudes  », explique le dessinateur et scénariste lillois, un des auteurs phares de la bande dessinée française.

Il a fait partie en 2 000 des six premiers auteurs auxquels les organisateurs des Rendez-vous de la bande dessinée ont demandé un dessin pour le projet Amiens 2000, les couleurs du monde. Il s’agissait pour les auteurs d’évoquer la dimension colorée de la cathédrale.

Le rendez-vous conseillé par des baguettes de sourcier

Ils ont eu tous droit aussi à une visite guidée de l’édifice. «  Je me souviens que nous revenions, avec mon épouse, d’un séjour au Brésil. Pascal Mériaux (  directeur d’On a marché sur la bulle) était venu nous chercher à l’aéroport. Grimper dans la flèche après 12 heures d’avion reste pour moi une expérience un peu bizarre  », confie François Boucq. L’idée lui vient assez vite «  comme dans une forme de question réponse  ». Le personnage accroupi est le personnage Face de lune qui apparaît pour la première fois dans la bande dessinée La Cathédrale invisible, paru chez Casterman en 1992 et qu’il signe avec Alexandro Jodorowsky. Leur rencontre a eu lieu à Amiens. « Jodorowsky voulait travailler avec moi, mais il était très occupé à l’époque par un film. J’achète un premier billet de train pour le retrouver à Paris. La veille, un coup de téléphone me prévient que le rendez-vous ne pourra pas se faire. J’achète un second billet pour une autre date. Et à nouveau, le rendez-vous ne peut pas se faire  ». François Boucq est en contact avec un sourcier qui lui enseigne le nombre d’or. Il lui parle de tout ça. Le sourcier manie ses baguettes et conseille à François Boucq de convenir d’un rendez-vous à mi-chemin entre Paris et Lille. Ce sera donc Amiens. Les deux hommes se retrouvent dans un restaurant du quai Bélu. Jorodowsky lui parle de son envie d’écrire une histoire sur les cathédrales. Les deux hommes prolongeront leur déjeuner par une visite de la cathédrale. «  Celle d’Amiens est une des plus belles cathédrales que je connaisse  ». Pratiquant d’arts martiaux, François Boucq se montre sensible à la dimension spirituelle, plus que religieuse, du lieu. «  Entrer dans la cathédrale est une invitation à l’éveil spirituel, à la recherche intérieure. La géométrie sacrée est un langage optique et symbolique qui va au delà des anecdotes de la statuaire  ». D’où l’attitude, enflammée, amoureuse de Face de lune.

Estelle Thiébault

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