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La Fondation de Lille

La Fondation de Lille se présente comme un outil au service au service de la solidarité dans la région Nord-Pas-de-Calais. Créée par Pierre MAUROY, Ancien Premier Ministre et Ancien Maire de Lille, la Fondation a été reconnue d’utilité publique le 08 août 1997 par décret du Premier Ministre après avis du Conseil d’Etat.


Les bibliothécaires à Livre Paris

(photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


L'advocacy, ou plaidoyer, « est une notion peu utilisée en France, contrairement aux États-Unis ou au Canada », explique Anne Verneuil, présidente sortante de la commission. « Elle consiste en une défense des bibliothèques pas seulement pour leur rôle dans la vie culturelle, mais dans de nombreux secteurs de la vie. »

Impact social, impact économique, valeur aux yeux du public, les bibliothèques ont de nombreux atouts à faire valoir et peuvent transformer un territoire. « La bibliothèque n'est pas un coût, c'est un investissement », aiment répéter les quelque 12 membres de la commission advocacy de l'ABF. Car « l'advocacy est devenue nécessaire, pas seulement dans une posture défensive, mais il faut bien reconnaitre que lorsque des choix financiers sont faits, les bibliothèques sont parfois des variables d'ajustement », souligne Anne Verneuil.

Après un nouveau pacte de stabilité entre les collectivités et le gouvernement, qui fait suite à des restrictions de dotations, des élus se montrent parfois enclins à diminuer les budgets des établissements en prétextant des difficultés économiques, comme à Belfort, un choix de l'administration que l'ABF a déjà dénoncé. 

Pour éviter de telles situations, la commission recommande de travailler en amont et d'assurer une argumentation constante pour la bibliothèque et ses services. « Les bibliothécaires doivent identifier des personnes influentes : les élus, bien sûr, mais aussi des personnes qui vivent au sein de la communauté depuis longtemps, à la tête d'associations, par exemple... Il faut arriver dans une position de bienveillance et se faire accepter dans ce réseau », explique Anne Verneuil.

De la bibliothèque aux relations publiques
Un investissement général, que tous les bibliothécaires peuvent assumer, au cas par cas, selon les territoires : « Il faut vraiment s'inscrire dans les calendriers, aller dans les assemblées générales ou directement à la rencontre du ou de la maire, dans le respect de la hiérarchie. » Un travail de relations publiques qui apparaît nécessaire pour capter l'attention des décideurs, avec ses codes et ses exigences : « Il faudra être clair, direct et identifier au préalable ce que peut apporter la bibliothèque pour aller dans le sens de ce que ces personnes recherchent. »

Par exemple, si un élu s'investit dans la baisse du chômage sur son territoire, insister sur les formations ou les aides administratives au sein de l'établissement. « Les décideurs ont aussi besoin de ces professionnels qui viennent à leur rencontre, contrairement à ce que l'on pourrait croire », insiste Anne Verneuil.

D'après la commission, « plus l'advocacy est faite en amont, moins l'on risque de se retrouver dans des situations où l'on essaye de sauver les meubles face à l'incompréhension d'un élu. » Raphaëlle Bats, également membre de la commission, fournit de son côté des clés et des idées d'actions en faveur du développement durable et des territoires, comme la lutte contre la faim, l'éradication de la pauvreté, l'élévation du niveau de connaissances, la réduction des inégalités ou... la protection de la vie aquatique.

Des objectifs qui peuvent faire sourire, mais qui font partie de l'agenda 2030 de l'Organisation des Nations Unies, et qui peuvent être mis en avant pour mettre en oeuvre, faire perdurer ou valoriser des actions au sein de la bibliothèque. À ce titre, l'ABF a lancé un site internet recensant des actions, pour donner des idées, ainsi qu'un jeu pédagogique pour former les personnels et, peut-être, susciter de nouveaux projets.

Comment les bibliothèques peuvent agir pour le développement durable

Des infographies permettent aussi de visualiser l'action des bibliothèques dans certains domaines : l'ABF envisage d'ailleurs de proposer des kits de communication à destination des professionnels pour leur permettre de valoriser plus facilement les actions de leur établissement auprès de toute la population.

Enfin, l'Association des Bibliothécaires de France, avec le ministère de la Culture, la Bibliothèque publique d'information et l'institut d'études TMO Régions, mêne actuellement plusieurs recherches qui visent à évaluer les impacts sociaux et économiques des bibliothèques, mais aussi la valeur qu'elles ont aux yeux de ceux qui ne les fréquentent pas.

Un travail de longue haleine, dont les résultats ne seront pas connus avant 2 ans, au moins.

 

Source : Actualitté
Auteur : Antoine Oury
Date : 09/06/2018

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