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VEILLE SUR LE LIVRE ET LA LECTURE

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LES COLLECTIONS


 
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Boite critiques

 

La vie intérieure de Martin Frost (Paul Auster)

note: 4Avec Auster, l'Ecriture n'est jamais loin ! Médiathèque-Vieux Lille - 18 mai 2019


Il s’agit du scénario d’un film réalisé par Paul AUSTER, après bien des rebondissements.
Dans un premier temps (1999), un premier court scénario fut écrit pour les besoins d’un court métrage, puis l’idée abandonnée, faute de moyens financiers.
Les circonstances amèneront Paul AUSTER à intégrer la trame de cette histoire dans "Le livre des illusions" (2002).
Il faudra attendre 2006 pour que ce film voit le jour, sous une forme longue !

…Où il est question d’écriture, et de muse !
Qu’est-ce que l’on perd, qu’est-ce que l’on gagne lorsque l’on écrit ?

Des éléments fantastiques s’insèrent dans le scénario. L’histoire renvoie des lecteurs au mythe d’Orphée.

Lire et le Dire (Médiathèque du Vieux Lille)

La jeune fille à la perle (Tracy Chevalier)

note: 4Quand la peinture inspire la littérature ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


Le tableau « La jeune fille à la perle », aussi célèbre que « La Joconde », fait battre le cœur des Pays-Bas.
Littéralement envoutée par ce tableau très expressif, Tracy CHEVALIER (auteure américaine vivant à Londres) a imaginé les raisons qui auraient poussées Vermeer à le peindre.
Ce roman historique, qui nous transporte à Delft (Hollande), est une invitation à remonter le temps jusqu’au XVIIème siècle.
Les Pays Bas au XVIIème siècle : un lieu et une époque qui ont inspiré les romanciers. Qui sait si ce livre ne donnera pas à certains l’envie de partir à la Haye découvrir de ses propres yeux ce tableau !

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Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Le journal d'Anne Frank (Anne Frank)

note: 4Anne Frank, figure incontournable des Pays-bas ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


Au sortir de la guerre, Otto Frank, seul membre de sa famille rescapé de la shoah, n’était pas prêt à voir paraître, dans son intégralité, le journal de sa fille. Il en extirpa les passages « osés » et en édulcora quelques autres.
Il faudra attendre 1986 pour que l’idée d’une modification du journal puisse être envisagée et entreprise. Les recherches continuent afin de proposer aux lecteurs la version la plus en phase avec l’état d’esprit de l’auteure au moment de sa rédaction.
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La maison dans laquelle s’est cachée la famille Frank est devenue un musée. A Amsterdam, il serait celui le plus visité.
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Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)


Le dîner (Herman Koch)

note: 4Un roman culte au Pays-Bas Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


L’histoire se passe dans un restaurant, où deux couples sont en pleine discussion.

Ce roman semble dénoter le pessimisme ambiant aux Pays-Bas, une névrose hollandaise.
La violence y est feutrée, très différente de la violence française.

Notons le côté artificiel, la construction très mécanique de l’histoire. Si le roman est un peu long, il est bien fabriqué.
Puisqu’il s’agit de dîner, autant de chapitres que d’alinéas dans un menu : hors d’œuvre ; plat principal ; dessert ; un café, un digestif, l’addition. Un roman écrit pour être adapté au théâtre et au cinéma (la règle des 3 unités).

Ce roman se voudrait jeu de massacre : certains le disent jubilatoire, d’autres glauque et malsain.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Un charmant défaut (Arthur Japin)

note: 4Casanova, tel que vous ne le connaissez pas ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


Ce livre relate l’histoire d’amour contrariée entre le jeune Casanova, avant qu’il ne devienne « coureur de jupons » et la belle et jeune Lucia, avant que son visage ne soit défiguré par la vérole.
Promis à un bel avenir mondain et amoureux, le monde s’écroule pour Lucia qui, défigurée, décide de s’enfuir. Pour survivre, visage voilé elle se prostitue. Casanova, qui ne sait rien du drame qui se joue, lui en veut de l’avoir abandonné. C’est ainsi que les années passent…

Laideur/Beauté
Peut-on être soi en vivant caché ?
Vaut-il mieux avoir du cœur ou être raisonnable ?
Voici quelques réflexions philosophiques qui traversent le roman.

Ce roman insiste sur la force de caractère de l’héroïne, son cheminement et sa capacité à faire face à une situation qui pourrait la détruire.
Nous découvrons le milieu de la prostitution à Amsterdam au XVIIIème, et approchons le mythe de Casanova.

L’alternance présent/passé tient le lecteur en haleine. Le suspense est maintenu jusqu’au bout.
Roman à découvrir.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

L'enfant ombre (Pieter Frans Thomése)

note: 4Peut-on dire l'indicible ? Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


Ce livre autobiographique, très court (comment dire avec lyrisme et longuement, l’absence et la mort d’un enfant ?) est en effet paradoxalement (l’auteur se demande comment survivre à ce deuil et comment l’exprimer) une réussite littéraire. C’est un livre sobre, très émouvant. "La littérature est inutile, et pourtant il est nécessaire de dire ! "

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Un Goût d'amandes amères (Hella Serafia Haasse)

note: 4Quand les visions du monde s'affrontent, jusqu'à la mort ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019



Empire romain, 417 après Jésus-Christ : l’adhésion à la religion catholique n’est plus considérée comme une option, mais une obligation.
Hadrianus est le préfet idéal pour éradiquer les mauvaises herbes, jusqu’au jour où le poète Claudianus, réfractaire à toute religion, réapparait alors dans sa vie …

Entre Claudianus, esclave affranchi, et Hadrianus, la relation a de tous temps été ambivalente. Elle ne l’est pas moins aujourd’hui alors que les deux hommes s’affrontent.
Claudianus a été arrêté. Hadrianus arrivera-t-il à le sauver tout en gardant la face ?

Chacun de son côté se remémore… flashback dans des temps et des lieux différents.
Hadrianus se livre un combat intérieur, pendant que Claudianus, de sa prison, campe sur ses positions.

Les monologues intérieurs sont faits de phrases brèves ou longues, les verbes bien souvent absents. Il faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer au style.

Identité, Filiation, Religion : trois thématiques qui donnent du fil à retordre à l’auteure.

Deux êtres, deux visions du monde radicalement différentes. L’histoire entre en résonance avec notre actualité et n’est pas sans interroger le lecteur.
Peut-on espérer que les pièces de puzzle détenues par les deux hommes parviennent à s’encastrer ?

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du vieux Lille)

La maison dans les dunes (Vonne van der Meer)

note: 4Une maison de vacances, d'où l'on ressort revivifié ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


La maison dans les dunes… celle qu’on loue pour quelques jours, voire quelques semaines. Celle qui a été meublée par d’autres goûts que les nôtres, et qui parfois garde trace des locataires précédents…

Duinroos est une maison de vacances où l’on se sent bien, ceux qui y reviennent périodiquement ne diront pas le contraire ! Depuis plusieurs années, la même femme vient nettoyer la maison avant le début de la saison et veille au grain entre deux locations. Non seulement elle travaille bien, mais elle y met tout son cœur. Discrète auprès de locataires, elle les voit vivre, notamment grâce à un livre d’or que chacun peut remplir.
Nous passons un été avec elle et en compagnie des locataires, aussi différents les uns des autres, qui se succèdent.

Ce n’est peut-être pas un pas un grand livre, mais il se révèle attachant. C’est un roman d’une grande pudeur dans les émotions exprimées, qui touche par son humanité et sa délicatesse.
Dans ce livre on apprend pas mal de choses sur le mode de vie de ceux qui vivent aux Pays-Bas et peut-être aussi sur leur tempérament.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Bleu de Delft (Simone van der Vlugt)

note: 4Delft et sa faïence ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019



À la mort de son mari violent, Catrijn est âgée de 21 ans. Les bruits courent qu’elle l’aurait tué. Pour échapper aux ragots et à la justice, Catrijn s’enfuit loin de chez elle. De fuite en fuite, les circonstances l’amènent à rencontrer Rembrandt et Vermeer, puis à devenir peintre sur faïence.

La faïence de Delft, encore appelée Bleu de Delft, en est alors à ses balbutiements. Elle ressemble à de la porcelaine, et peut aisément concurrencer la porcelaine chinoise alors en vogue. Les motifs qui agrémentent ces faïences sont délicatement peints en bleu, d’où l’appellation Bleu de Delft.

Si Catrijn est le personnage central du livre, le Bleu de Delft en est la raison première. Les diverses intrigues sont bien menées et tiennent en haleine du début à la fin, les personnages sont attachants ou inquiétants. Par leur intermédiaire on en apprend beaucoup sur cette époque et le succès grandissant de cette nouvelle technique.

Le contexte historique et culturel (Amsterdam au XVIIème siècle) renforce l’intérêt de la lecture. Pour certains lecteurs, un bémol sur le style qui ne serait pas celui de l’époque et sur la psychologie des personnages, en particulier l’héroïne Catrijn.
D’autres cependant saluent le caractère hors du commun de l’héroïne qui réussit à se faire sa place tout en restant intègre, combattive et déterminée.

Se lit très facilement.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

La tulipe du mal (Jörg Kastner)

note: 4Un thriller incontournable sur Amsterdam au XVIIème siècle ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019



Amsterdam au XVIIème : Le commerce des tulipes florissant est sujet à fortes spéculations. Si certains se sont enrichis, d’autres s’en sont trouvés ruinés.
Des crimes sont commis. Le(s) tueurs en série laissent une signature : un pétale d’une rose inédite et inconnue est posé sur chacun des cadavres…
L’inspecteur Jeremias Katoen mène l’enquête. Pour la résoudre, il devra approfondir l’histoire de cette fleur envoûtante, pour le meilleur ou pour le pire.


Ce thriller, écrit par un auteur allemand, a été plébiscité par ceux qui l’ont découvert. L’intrigue tout autant que la vie à Amsterdam au XVII ème, l’histoire de l’introduction de la tulipe au Pays-Bas et la toute-puissance de son commerce, la précision des lieux tels qu’ils étaient à l’époque, rendent ce roman policier historique incontournable.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Miniaturiste (Jessie Burton)

note: 4Un roman sur Amsterdam au XVIIème, qui a fait grand bruit ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019



Nella, mariée à un riche marchand plus âgé qu’elle, vient s’installer chez lui à Amsterdam.
Comme cadeau de mariage, son mari lui offre une maison de poupée, copie conforme de leur propre maison. Pour s’occuper, elle décide de la meubler. Un miniaturiste l’aide à finaliser…

Pour les amateurs de romans historiques (Amsterdam au XVIIème siècle ). Une intrigue bien conduite, avec de vrais rebondissements. Un grand art de la description (l’auteure aussi est miniaturiste à sa façon). Une pincée de fantastique qui peut dérouter le lecteur. La couleur hollandaise saute aux yeux dans certaines scènes de groupes (on pense à la « Ronde de nuit » de Rembrandt) et surtout, dans l’évocation de ce que mangent les personnages (hareng saur, herenbrood, feuilles d’endives, gouda couleur soleil, bonshommes de pain d’épice – on retrouve le lekkerheid des gens du Nord, leur goût des choses sucrées.) Et puis il y a la question religieuse : calvinistes contre papistes. Cinq cents pages qui se laissent dévorer.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Au premier regard (Margriet de Moor)

note: 4Un roman tout en délicatesse ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


Comment expliquer qu’on aime quelqu’un au premier regard, Comment expliquer que celui qu’on aime se tire une balle dans la tête ? Peut-être faut-il laisser les mystères là où ils sont et se laisser aller à la vie, à la douceur des nouveaux amants, à la sensualité qu’il y a dans la confection d’un gâteau. Comme on patine sur les canaux pris par le gel. Vitesse et légèreté sur une glace qui recouvre pourtant des eaux les plus sombres. Un beau roman où rien n’est appuyé. Une grande réussite.

Une écriture concrète et descriptive. De petites phrases très denses, mais comme une grande phrase musicale, tranquille. Une andante. Elle marche dans la cuisine de telle façon qu’elle puisse penser, rêver.

Les Pays-Bas comme si on y était ! Un beau roman à l’époque contemporaine dans lequel s’introduit une part de mystère, comme dans les peintures hollandaises. Rien n’est appuyé. Une grande réussite.

Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

La découverte du ciel (Harry Mulisch)

note: 4Vous avez dit, Meilleur roman néerlandais de tous les temps ? Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019



L’histoire se déroule aux Pays-Bas, entre Amsterdam, Leyde et La Haye. Deux hommes que tout semble séparer se rencontrent et se lient d’amitié.
Ce roman est un « pavé » au contenu dense et riche, mais à l’écriture légère. Écrit sous le mode de la discussion, tout y passe : l’histoire du pays, la politique, les rapports de classe, la religion, le sexe, le pouvoir, l’éducation. Ça fuse dans tous les sens, mais c’est construit !
Le roman évoque la Hollande de l’après-guerre. Les deux protagonistes s’autorisent à tout dire, sans le moindre tabou. Ils manient l’humour, l’ironie et réussissent à prendre de la distance.


Même s’il n’est plus beaucoup lu de nos jours, Harry MILISCH fait partie des auteurs importants de l’après-deuxième guerre mondiale.
L’auteur a une vue cynique et critique de la société qu’il dépeint. Il nous propose un conte historico-philosophique d’envergure. Avec lui nous voyageons à travers les Pays-Bas. Ce roman a un côté « universel » et humaniste. Il a été élu en 2007 Meilleur roman néerlandais de tous les temps.


Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)

Là-haut, tout est calme (Gerbrand Bakker)

note: 4Peau neuve... dans tous les sens du terme ! Médiathèque-Vieux Lille - 7 mai 2019


C’est l’histoire d’Helmer, un fermier de 55 ans qui vit dans le Waterland (région au Nord de la Hollande). Ce n’était pas lui qui devait prendre les rênes de la ferme mais son frère jumeau, décédé accidentellement à l’âge de 19 ans.
Il vit seul à la ferme avec son père. Un jour, sans raison apparente si ce n’est une colère rentrée, il installe son père grabataire à l’étage, récupère pour son usage personnel la chambre au rez-de chaussée ainsi que le reste de la maison. Il a décidé de faire peau neuve et de rafraîchir la maison.
On suit Helmer dans son quotidien. On l’écoute se souvenir. Pourquoi la fiancée de son frère, à l’origine de sa mort, réapparait-elle ? Qu’a-t-elle à lui demander ? Quel impact cela aura-t-il sur sa vie ?


C’est un roman dont le rythme (lent) et le brouillage étudié des identités sont en parfaite harmonie avec les paysages qu’on imagine (les polders, les watergangs, la présence de l’eau, la brume, les lacs et mers gelés sur lesquels patiner, la platitude de l’horizon et l’usage des moulins !). C’est un roman très contemplatif qui pousse de façon originale une réflexion sur la gemellité, la filiation, l’acceptation de son identité dans son orientation sexuelle.
Beau titre aussi : là-haut, c’est le ciel où le frère jumeau a été emmené, là-haut c’est là où l’on relègue le père mal-aimant, là-haut, c’est le Danemark qu’Helmer finira par rejoindre.


Collectif Pays-Bas (Médiathèque du Vieux Lille)













Dissolution (C. J. Sansom)

note: 4Un roman historique à l'époque de Cromwell ! Médiathèque-Vieux Lille - 23 avril 2019



Il s’agit du 1er tome d’une série de sept romans policiers historiques "Matthew Shardlake".
Si les six premières intrigues se passent pendant le règne d’Henri VIII, la septième se déroule deux ans après la mort du souverain (et n’est pas encore traduite).

Dans ce 1er tome, nous faisons connaissance avec Matthew Shardlake. Cet avocat renommé, par ailleurs bossu, est dépêché dans un monastère pour élucider le crime dont a été victime l’un de ses collègues.
L’enquête se déroule au moment où Cromwell s’applique à faire fermer les monastères. L’assassinat de Robin Singleton ne relèverait donc pas du hasard !

L’intérêt principal du roman ne réside pas dans son suspens, mais dans la façon dont l’auteur aborde cette page historique. Les réactions des personnages sont tout à fait plausibles. Il y a très peu d’erreurs en ce qui concerne la période historique.

Un livre qui se lit avec plaisir !

Lire et le Dire (Médiathèque du Vieux Lille)


La confrérie du corbeau (Peter Tremayne)

note: 4A vous qui vous intéressez à l'histoire celte, ce roman policier est pour vous ! Médiathèque-Vieux Lille - 23 avril 2019



L’auteur est britannique. Spécialisé en histoire celtique, par le biais de romans historiques, il fait profiter de ses connaissances le grand public.

Les intrigues ont lieu au moment où l’Irlande, tout juste christianisé, sort du paganisme. Sœur Fidelma (également le nom de la série) est une juge de haut rang. Ses enquêtes sont pour les lecteurs l’occasion de mesurer l’écart existant (au VII ème siècle) entre l’église romaine et l’église celte.

La série compte 30 tomes (dont 28 sont à ce jour traduits en français). La confrérie du Corbeau est le 26ème)

Lire et le Dire (Médiathèque du Vieux Lille)

La société du spectacle (Guy Debord)

note: 4a découvrir ou redécouvrir ! Médiathèque-Vieux Lille - 23 avril 2019


La Société du Spectacle est un livre passé à la postérité. Edité en 1967, il reste d’une grande actualité et ne cesse de nous interroger.

Lire et le Dire (médiathèque du Vieux Lille)



Je te promets la liberté (Laurent Gounelle)

note: 4Un roman initiatique, à portée de chacun Médiathèque-Vieux Lille - 10 avril 2019


Il s’agit du 6ème livre de l’auteur, dont les lecteurs, férus de développement personnel s’arrachent les livres.

Dans ce roman, Sibylle l’héroïne est à un tournant de sa vie. En passe de perdre son travail et de se faire quitter par son conjoint, elle s’interroge. Comment peut-elle espérer redresser la barre ? …et d’ailleurs, lui faut-il la redresser ?

Devenue artiste lyrique mondialement connue, elle raconte le cheminement qui lui a permis de se trouver.

L’histoire imaginée par Laurent GOUNELLE n’est qu’un prétexte. L’objectif de l’auteur est de proposer à ses lecteurs des pistes de développement personnel adaptées à leur personnalité, apprendre aux lecteurs à s’accepter avec leurs points forts, et travailler leurs points faibles.

Sybille rencontre un hypnotiseur qui lui permet de vivre une expérience étonnante : sous hypnose, elle expérimente ainsi les neuf personnalités constitutives de l’humanité. Elle teste ainsi les revers de médailles !

Ce roman est très facile et agréable à lire, mais également instructif. On pourra cependant regretter le décalage entre l’époque dans laquelle baigne l’histoire (année 60) et les réactions très contemporaines des protagonistes.

A l’instar des livres de Paulo COELHO, Laurent GOUNELLE propose des romans initiatiques facilement accessibles.

Des conférences de Laurent GOUNELLE peuvent être visionnées sur You tube.

Lire et le Dire (Médiathèque du vieux Lille)

L'étranger (Albert Camus)

note: 4Un incontournable, s'il en est ! Médiathèque-Vieux Lille - 10 avril 2019


Meursault vit aux abords d’Alger. Aveuglé par le soleil, anéantit par la chaleur écrasante, il appui sur la gâchette de l’arme confisquée à son ami Raymond, et tue l’arabe qui lui fait face. Si le premier coup de feu semble irréfléchi, comment expliquer le laps de temps qui le sépare des quatre suivants. Ces derniers n’auraient-ils pas été tirés de sang froid ?

L’instruction a lieu, puis le procès. Etonnamment, le meurtre de l’arabe (dont on ne connaîtra jamais le nom) passe au second plan.
Meursault a placé sa mère en maison de retraite et semble s’être montré indifférent, voire irrespectueux, au moment de sa mort. La démonstration en est faite : Meursault n’a pas sa place dans la société, il mérite la mort !

Edité en 1942, L’Étranger, premier roman d’Albert CAMUS, est devenu un incontournable (3ème roman francophone le plus lu dans le monde !)
Il fait partie du Cycle de l’absurde avec Le mythe de Sisyphe, Caligula et Le malentendu.

Paru il y a 75 ans, L’Étranger transcende les générations, de par sa modernité qui jamais ne faiblit. La problématique et le style (utilisation du présent /passé composé, imparfait/plus-que-parfait) y sont certainement pour quelque chose .
Impossible qu’un algorithme puisse créer un état d’esprit comme celui de Meursault, imprévisible et impénétrable.

En lisant L’Étranger, certains lecteurs ont pensé au roman Le rouge et le noir de STENDHAL. Comme lui, Julien Sorel est condamné à mort par la justice des hommes. Comme lui, résilient, il accepte sa mort à venir.

L’Étranger, un roman philosophique facilement accessible dont on peut difficilement rester indemne. Un livre à lire, et à relire. Selon les étapes de la vie où on le lira, il ne sera pas perçu de la même façon.

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Un poisson sur la Lune (David Vann)

note: 4Quand l'enfance colle à la peau ! Médiathèque-Vieux Lille - 10 avril 2019


C’est un livre absolument terrible, proche de l’insupportable. Un roman qui n’en est pas tout à fait un. Une autobiographie qui n’en est pas tout à fait une.

On a beau dire que le temps passe, il y a des évènements dans la vie qui semblent impossible à digérer. Les dysfonctionnements familiaux sont au cœur des romans de David VANN. Dans plusieurs de ses livres l’auteur, marqué enfant par le suicide de son père, créé des environnements dans lequel le père, défaillant, est un danger pour les siens et pour lui-même.

James et le père de David VANN. Après avoir été dentiste en Alaska, gagné beaucoup d’argent et fraudé le fisc, il retourne en Californie.
Sa famille et son ex- femme accueillent un homme hanté par des envies suicidaires. Chacun à leur façon, ils essaient de le remettre en selle. Leur angoisse est perceptible.
La vie / la mort, la peur / le courage ; la détresse / l’aide … tout ne tient que par un fil.

L’auteur revisite l’histoire de son père à partir d’informations reçues et de ses propres souvenirs. Dans ce roman, David qui avait une douzaine d’années au moment de la mort de son père, apparaît sous les traits d’un enfant de 6 ans.

James VANN s’est tué avec son magnum. A 13 ans, son fils hérite de ses armes. Cadeau empoisonné !
Après avoir milité contre la possession libre d’armes à feu et s’y être cassé les dents, David VANN a quitté les Etats-Unis. Il est hors de question pour lui de vivre dans un pays qui n’est autre qu’une véritable poudrière !

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Trouville Casino (Christine Montalbetti)

note: 4La mort au bout du chemin... Médiathèque-Vieux Lille - 21 février 2019


25 août 2011, Trouville – Braquage dans le Casino. Le braqueur, septuagénaire, est tué à l’issue de la course-poursuite.
Qu’est-ce qui a poussé cet homme, apparemment sans histoire, à en venir à cette extrémité ? Un besoin d’argent ? La thèse d’un suicide déguisé est privilégiée.

L’auteure s’est emparée de ce fait divers. Comme on ne sait quasiment rien sur cet homme, elle a imaginé sa vie, a souhaité le sortir de l’ombre. Rien ne le prédisposait à devenir un malfaiteur.
Avec empathie, elle a marché sur ses pas, s’est infiltrée dans les petits riens de son quotidien. Elle a rebroussé le temps quelques années en arrière, au moment où l’ennui et la déprime ont commencé à infiltrer son être.

Pour raconter la vie supposée de cet homme, elle s’adresse à lui à la deuxième personne du singulier. Elle interpelle également et régulièrement le lecteur, nous donne l’impression de faire des digressions qui n’en sont pas.

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Dernier amour (Christian Gailly)

note: 4La vie, jusqu'au bout ! Médiathèque-Vieux Lille - 21 février 2019


Paul est compositeur. Il se rend au festival de Zürich où sera jouée sa dernière composition. De la musique contemporaine prise en sandwich entre des valeurs sûres, Haydn et Beethoven.
Pire qu’un échec, un véritable fiasco ! Sous les huées, le quatuor est obligé de quitter la scène ! Paul était dans la salle incognito. Il quitte la salle sans demander son reste. Il rejoint la solitude de sa maison de vacances. Il a demandé à sa femme de ne pas l’accompagner. Ses jours sont comptés, il veut les passer seul, mais c’est sans compter sans le hasard des circonstances…

Auteur d’une quinzaine de romans, Christian GAILLY est adepte de l’écriture minimaliste. Rien d’étonnant à ce qu’ils soient tous publiés aux éditions de Minuit, friandes de ce type d’écriture !

C’est un livre court qui se lit très facilement, au rythme jazzy, comme un certain nombre de ses autres livres.
Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que l’auteur est joueur de jazz !

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Deux mètres dix (Jean Hatzfeld)

note: 4Plaidoyer pour l'esprit sportif ! Médiathèque-Vieux Lille - 2 février 2019


Le terreau des récits et romans de Jean HATZFELD émane de ses expériences sur le terrain, souvent comme grand reporter et correspondant de guerre, ici comme journaliste sportif.

L’auteur imagine la rencontre de quatre champions lors des Jeux Olympiques de 1980, puis bien plus tard. Deux d’entre eux pratiquent l’haltérophilie, les deux autres le saut en hauteur. Nous sommes en pleine guerre froide, les concurrents ne proviennent pas du même bloc. L’enjeu est de taille.

L’auteur dresse le portrait de chacun des sportifs (gestes, corps, rituels). Il décrit leur quête de performance, l’admiration réciproque qui les anime, la rivalité sans oublier l’amitié qu’ils peuvent éprouver les uns envers les autres.
Ce roman se veut également un plaidoyer contre le dopage.

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Et quelquefois j'ai comme une grande idée (Ken Kesey)

note: 4Par l'auteur de "Vol au dessus d'un nid de coucou" ! Médiathèque-Vieux Lille - 31 janvier 2019



Lors de sa publication aux Etats-Unis, le premier roman de Ken KESEY a connu un succès immédiat. Traduit en français dès l’année suivante (1963), il prit dans un premier temps le titre de "La machine à brouillard" avant d’être immortalisé sous celui de "Vol au-dessus d’un nid de coucou".

La version américaine du roman "Et quelquefois j’ai une grande idée" date de 1964. Il faudra attendre 2013 pour que les lecteurs profitent de sa traduction française. La maison d’édition indépendante Monsieur Toussaint Louverture, dont l’une des spécialités est d’exhumer des textes oubliés, est à l’origine de ce projet ambitieux (12 ans pour le traduire).

L’histoire se passe dans l’Oregon, au début des années 60. L’humidité est constante, la rivière menace de détruire les habitations sur son passage.
Les bûcherons vivent et travaillent sur cette terre inhospitalière. Leur syndicat, très puissant, dirige la ville et impose la grève. Les Stamper, seuls contre tous, continuent à travailler.
Le cadet du Patriarche revient après bien des années d’absence. Il a des comptes à régler avec son frère. Il est bien décidé à se venger…

Ce livre est « un pavé » certes, mais c’est aussi un très grand livre.
Les descriptions très abondantes plantent le décor ; l’ambivalence des sentiments est habilement
amenée.

Réalisé en 1970 par et avec, entre autres acteurs, Paul Newman, la version française du film a
comme titre Le clan des irréductibles.

Lire et le Dire (Médiathèque du Vieux Lille)

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Le bûcher des vanités (Tom Wolfe)

note: 4Une radioscopie féroce de la société américaine ! Médiathèque-Vieux Lille - 31 janvier 2019



Edité en 1987, il s’agit du premier roman de l’auteur, par ailleurs journaliste et essayiste. C’est
l’histoire d’un golden boy de Wall Street, également mari, amant et père de famille à qui tout
semble réussir… mais il suffit parfois de peu pour renverser la tendance !
Lorsqu’il prend sa voiture avec sa maitresse et se trompe de route, Sherman McCoy est loin de se
douter que c’en est fait de lui…
Rien ne le préparait à se retrouver dans le Bronx, à la merci de jeunes noirs. Certes, une
embuscade est déjouée, mais l’un des assaillants, percuté par le véhicule, reste sur le carreau.
Tout au long de ce livre de plus de 900 pages, on assiste impuissant, à la chute inexorable de
Sherman. Il a tout d’un enfant de coeur face à la meute des loups qui se repaissent.
L’auteur aborde l’ambivalence des sentiments. Il décrit avec précision et férocité les mécanismes
de l’acharnement médiatique et judiciaire dont est victime notre golden boy. Les personnages
croqués avec minutie sont les reflets de leur corporation.
N’oublions pas qu’avant d’être romancier, Tom WOLFE était essayiste et journaliste. Largement
documenté ce roman, tout comme ceux qui suivront, radiographie la société américaine.
En 1990, Brian DE PALMA adaptera ce livre pour le cinéma. Le film portera le même titre.

Lire et le Dire (Médiathèque du Vieux Lille)

Corps et âme (Frank Conroy)

note: 4Quand la musique donne le ton ! Médiathèque-Vieux Lille - 30 janvier 2019


Dans les années 40, Claude Rawlings vit seul avec sa mère. Lorsqu’elle part travailler, elle enferme le petit garçon qui ne sait pas quoi faire pour tromper son ennui.
Un jour, en farfouillant, il découvre un vieux piano désaccordé. Si dans un premier temps, l’instrument lui tient compagnie, il découvre bientôt que ce qu’il joue donne un sens à sa vie.

Le talent ne fait pas tout, il y a aussi les opportunités que l’on peut saisir, et un travail acharné.
Dans ce livre, il est question du parcours du jeune garçon qui devient virtuose, des rencontres qui vont sceller son destin, et surtout de musique !

Frank CONROY, en plus d’être romancier et universitaire, était lui-même pianiste de jazz. Cela transparait dans ce roman, dont les lecteurs apprécieront la musicalité.

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Les passeurs de livres de Daraya (Delphine Minoui)

note: 4Un livre dont on ne sort pas indemne ! Médiathèque-Vieux Lille - 25 janvier 2019


"Le livre ne domine pas. Il donne. Il ne castre pas. Il épanouit. "
"Lire pour s'évader. Lire pour se retrouver. Lire pour exister…"

Daraya, ville martyre à proximité de Damas, amène ses habitants apeurés à tout laisser et fuir.
Mais certains décident de rester. Ces rebelles de la première heure (2011), hostiles au régime syrien, ont pour seul objectif de résister à la dictature et à l’injustice. Quand ils ne combattent pas les troupes de Bachar al-Assad, ces jeunes hommes se cachent dans un sous-sol de la ville afin d’échapper aux bombes.
Des centaines de livres sont éparpillés au milieu des décombres. Ils les récupèrent pour les sauver de la destruction, les restituer à leurs propriétaires après la guerre, mais pas seulement. Ces combattants éprouvent le besoin vital de prendre de la distance par rapport à ce qu’ils vivent, se ressourcer grâce aux livres, échanger. De fil en aiguille, se constitue une bibliothèque pas comme les autres…

Les Passeurs de livres de Daraya se lit comme un roman, mais n’en n’est pas un. Delphine MINOUI est grand-reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Ce livre est basé sur sa relation avec les rebelles, via les réseaux sociaux. Nous découvrons, de l’intérieur, la vie à Daraya en temps de guerre et ce que subissent les habitants. Nous découvrons aussi comment ces hommes perçoivent la situation de l’intérieur, et comment les livres leurs permettent de tenir le coup face à tout extrémisme.

Un livre dont on ne sort pas indemne.

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Madame Pylinska et le secret de Chopin (Éric-Emmanuel Schmitt)

note: 4Une rencontre improbable qui impactera le reste de sa vie ! Médiathèque-Vieux Lille - 25 janvier 2019



Eric-Emmanuel SCHMITT garde en mémoire un très beau souvenir : celui du jour où, à 9 ans, sa tante lui fit découvrir Chopin. Subjugué, c’est ainsi qu’il débuta son apprentissage du piano.

Âgé d’une vingtaine d’années, il avait beau s’escrimer, Chopin lui donnait toujours du fil à retordre. Il fit la connaissance de Mme Pylinska, spécialiste de Chopin, auprès de qui il espérait progresser.

Mme Pylinska n’avait rien d’un professeur ordinaire. Extravagante et fantasque, elle invitait son élève à vivre avec bonheur et profondeur. Pour elle, bien faire ses gammes n’était pas suffisant pour ressentir et s’approprier la musique de Chopin…

Femme hors du commun, ce professeur, comme on n’en fait pas, lui aura délivré une magnifique leçon de vie. Il progressera dans sa pratique de Chopin, son objectif premier, mais pas seulement… cette rencontre improbable influencera également sa façon de concevoir l’écriture…

Madame Pylinska et le secret de Chopin est le dernier roman en date du « cycle de l’invisible », mais assurément pas le dernier…

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J'ai couru vers le Nil (°Alâ al- Aswânî)

note: 4Vous avez dit Subversion ? Médiathèque-Vieux Lille - 17 janvier 2019


Ce roman parle du Printemps arabe égyptien, qui a eu lieu entre le 25 janvier et le 11 février 2011. Il évoque aussi bien les Égyptiens transportés par l’Espoir que ceux qui ont soutenu le pouvoir en place. Récit bâti en étoile, tout part de la Place Tahrir, tous y convergent (jeunes révolutionnaires, militaires, frères musulmans, etc…).

L’auteur décrypte de façon détaillée, comment un élan populaire peut être confisqué, et le peuple manipulé.

Il s’agit d’un roman choral aux chapitres courts. À tour de rôle, les personnages donnent leur propre vision des choses, ce qui donne de l’épaisseur à ce qui est relaté.

Si après le départ de Moubarak, les choses ne semblent pas fondamentalement avoir changé, la révolution a-t-elle échoué pour autant ? Les gens semblent avoir changé, et les jeunes auront appris à faire le tri. La culture du héros et la sacralisation de la religion semblent aujourd’hui révolues.

Le roman d’Alaa El ASWANY est interdit en Égypte. Rien d’étonnant à cela : l’auteur décrit des journées pleines d’espoir réprimées violemment. Cela ne l’empêche pas de faire dans l’humour et l’irrévérence !


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L'hiver du mécontentement (Thomas B. Reverdy)

note: 4Une page de l'hisoire du Royaume-Uni à revisiter ! Médiathèque-Vieux Lille - 17 janvier 2019


Le roman de Thomas B. REVERDY est un prétexte pour aborder les circonstances de l’accession au pouvoir de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, suite aux grèves qui ont paralysé l’Angleterre au cours de l’hiver 78-79.
Pour décrire cette période, et en référence à la pièce Richard III de Shakespeare, le journal The Sun utilisa l’expression « L’Hiver du mécontentement ». L’appellation a perduré.

Candice est étudiante en arts dramatiques. Pour financer ses études, elle effectue des livraisons à vélo.
Candice a la rage, l’énergie. Elle respire l’espoir. On vit le mouvement social à travers ses yeux, quand elle traverse Londres, rythmé par le bruit du pédalier. L’histoire individuelle de la jeune femme télescope l’Histoire sociale.
Serait-ce un hasard ? Elle doit très bientôt interpréter le rôle de Richard III, dans la pièce du même nom ! Tout en pédalant, tout en observant, Candice interroge la volonté de pouvoir de Richard III.
À un cours de diction, elle croise Margaret Thatcher, sans imaginer que cette femme inconnue détiendra très bientôt les rênes du pouvoir…
L’Hiver du mécontentement a été récompensé par le Prix Interallié 2018.
Vous êtes invités à découvrir ou redécouvrir cette page de l’histoire.

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Soudain, seuls (Isabelle Autissier)

note: 4Méfiez-vous, la mer ne fait jamais de cadeau ! Médiathèque-Vieux Lille - 17 janvier 2019

Ils ont trente ans et sont sportifs. Il est plutôt mer, elle plutôt montagne. Quoiqu'il en soit ils décident de vivre ensemble un tour du monde en voilier. Ils n'ont malheureusement pas prévu que leur embarcation les lâcherait ! Comment survivre lorsque l'on accoste sur une réserve d'oiseaux interdite au public, au milieu de nulle part ? Est-il prévu que les scientifiques viennent faire un tour à Stromness (Géorgie du Sud)bientôt, et quand ? En attendant, comment faire face à la faim et à une nature inhospitalière ? Comment gérer l'épuisement et le huis-clos ? Ludovic et Louise survivront-ils et à quel prix ?
Isabelle AUTISSIER sait d'expérience que la mer ne fait jamais de cadeau, et que l'on n'est jamais à l'abri d'un accident. Une simple petite erreur peut avoir de très graves conséquences. Les personnages dans cette histoire prennent des risques inconsidérés. En aucun cas, avant de partir, ils n'ont anticipé la moindre difficulté. Ils en subissent les conséquences...

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Le cercle de Dante (Matthew Pearl)

note: 4Très instructif ! Médiathèque-Vieux Lille - 17 janvier 2019



Nous sommes en 1865. Ils font partie de l'Université de Harvard et s'intéressent à l’œuvre de Dante. Ils constituent un cercle en vue de traduire "La Divine Comédie". A la même époque, dans les faits divers, on mentionne deux crimes, qui étonnamment renvoient à deux autres décrits dans "La Divine Comédie".
C'est inquiétant ! Si le tueur s'inspire de cette œuvre il ne s'arrêtera pas là !
Si la trame policière importe finalement peu, on en apprend beaucoup sur le fonctionnement des universités à l'époque.

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L'insoumise de la Porte de Flandre (Fouad Laroui)

note: 4ou comment traiter d’un sujet d’actualité brûlante avec détachement et intelligence. NickCarraway - 21 septembre 2018

C’est toujours un plaisir d’ouvrir un livre écrit par l’un de vos auteurs préférés. La sortie de ce court roman (130 pages seulement) m’avait totalement échappé mais voilà que cette histoire atterrit cette semaine entre mes mains, un peu par hasard.

Fouad Laroui, malicieux auteur maroco-néerlandais, écrit souvent directement en français et c’est une chance, un atout pour notre langue. Cependant, dans le cas présent, pas de jeu avec l’écriture, peu avec le langage. Non, ce pourquoi je voulais rédiger cet avis, c’est son sujet.

Alors, de quoi est-il question ici ? Ne vous enfuyez pas, je veux vous convaincre de lire une histoire d’islamisme, de radicalisation, de fait divers. Fatima, habillée en hijab (voile qui couvre les oreilles, le cou, les cheveux, laissant uniquement voir l’ovale du visage), sort d’un immeuble de Molenbeek. Elle traverse le quartier puis la ville, entre dans un immeuble de Bruxelles pour se débarrasser de sa tenue. Elle en ressort « occidentalisée » et ne s’arrête pas là. Sa transformation sera encore plus surprenante, pour le lecteur comme pour certains habitants…

Habituellement, Laroui a un style amusant et ses propos sont bourrés d’humour, notamment les situations dont le ridicule saute aux yeux. Ici, le sujet ne prête pas à la gaudriole donc il va falloir traiter le lecteur avec intelligence et prudence : il installe ses personnages dans une réalité, des lieux effectifs, un fond d’actualité prégnant. Cette réalité est contrebalancée par l’utilisation d’un point de vue interne des personnages, traités tour à tour. Le lecteur connaît la pensée intime de chacun des personnages (ils sont peu nombreux, c’est donc très simple à suivre), et en additionnant tous ces points de vue, finit par être omniscient.

Croire que tout cela va rester sérieux, c’est mal connaître le sieur Laroui. Il fallait bien que ce brillant auteur ait un but caché : vous voici aux trois-quarts de l’histoire (après 100 pages seulement, rappelons-le) dans une farce qui moque les débats médiatisés, les interprétations de faits-divers par « une éminente brochette de spécialistes ». Après lecture, la chaîne d’info BFMTV vous semblera encore plus risible.

Bref, voici un court récit qui ne prend pas son lectorat pour une masse de crétins, qui l’accompagne et le récompense. Un roman tout sauf plombant, qui laisse une trace dans les esprits. Bon, si vous êtes frileux, ouvrez au hasard L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine : c’est un recueil de nouvelles du même auteur et c’est idéal à mettre dans la valise !

Dans le noir (Daria Bogdanska)

note: 4Enfin la preuve que ça n’est pas toujours celui qui crie le plus fort qui gagne… NickCarraway - 17 septembre 2018

Daria Bogdanska, jeune Polonaise émigrée en Suède pour suivre des études en illustration, sans un sou. Il va falloir trouver un job malgré un détail : être autorisé à séjourner et travailler sont 2 conditions perfidement interdépendantes en Suède, et une manière de décourager l’arrivée d’étrangers. Daria va découvrir une ville, un pays, et un univers : le travail au noir et son esclavagisme moderne.
Rapidement, elle se fait embaucher dans un restaurant indien par un patron qui a l’air bien sympa, en apparence… La réalité apparaît peu à peu, et elle aura de quoi étonner le lecteur. Il y aurait des strates d’employés, classés selon leurs origines. Très peu de Suédois, pour faire bonne figure, payés correctement. Quelques Européens déclassés dont fait partie Daria, peu payés pour des conditions de travail limites. Et le pire, de nombreux Indiens relégués au rang d’esclave, payés une misère voire pas du tout car ils dépendent de leur employeur pour leur logement (misérable) ou leur carte de séjour.

Daria ne va pas oser claquer la porte, et va chercher de l’aide auprès des syndicats… décevants. Alors, un peu par hasard, elle va contacter une journaliste qui a vécu la même chose, pour tenter de faire connaître publiquement la situation.
La suite de cette histoire, je vous laisse la découvrir, mais sachez simplement que Daria, sans s’en rendre compte, s’est engagée dans une lutte héroïque qui comporte de vrais risques…

+ de détails sur le blog littéraire casentlebook.fr

Le Mystère des cathédrales et l'interprétation ésotérique des symboles hermétiques du grand oeuvre (Fulcanelli)

note: 5Très bon livre Yves - 26 juillet 2018

Bonne introduction à l'alchimie même si Eugène Canseliet n'a fait que reprendre les écrits de Pierre Dujols de Valois et de Paul Decoeur à son compte.

Gabriel Dupont (1878-1914) (Simon, Philippe.)

note: 1Ouvrage sur Gabriel Dupont (2001) Phinaert - 25 juillet 2018

Il est dommage que la localisation précise ne soit pas donnée. Pourquoi cette absence de cote?


Le lien entre l'auteur et la notice Wikipédia ne me semble pas tout à fait ... pertinent.
Bien cordialement


Réponse :

Pour géolocaliser un ouvrage : Sous la vignette, cliquer sur voir la notice, la disponibilité affichée est alors :Bibliothèque Till l'espiègle et la BU centrale de l'université de Lille 3 pour Villeneuve d'ascq.

Pour la source wikipédia, la pertinence n'est pas toujours respectée, le travail d'enrichissement des notices est un sujet que nous pensons résoudre dans le temps.

Cordialement,

Webmaster à suivre

LES AS DE L'AVIATION (CLEMENT ADER)

note: 1A propos de Clément Ader Phinaert - 9 décembre 2016

Wikipedia présente une notice détaillée sur C. Ader et signale les deux ouvrages que l'on peut lire ou télécharger à partir du site du CNAM

Une promesse (Sorj Chalandon)

note: 5magique ! sysadm - 10 août 2016

Une histoire d'amour, d'amitié, de croyances, de promesses.
C'est beau, c'est touchant, c'est émouvant.

Il était une ville (Thomas B. Reverdy)

note: 5Pour ceux que Détroit fascine Dhérent - 11 juillet 2016

Dans le Détroit fantôme de la Catastrophe (faillite de cette ville mythique, épuisée par les scandales financiers et le départ des industries automobiles), nous suivons Charlie, un pauvre gosse et ses copains enrôlés par Max le dealer, Eugène, un ingénieur français envoyé ici pour lancer une nouvelle automobile, Candice, la serveuse trop maquillée, et d'autres naufragés. Thomas Reverdy nous plonge avec sensibilité dans cette ville où il n'est plus aucune espérance et où le dernier à partir doit éteindre la lumière.

Femmes de dictateur (Diane Ducret)

note: 4Excellent et facile à lire ! NickCarraway - 1 juillet 2016

Une bonne approche historique, on découvre encore des choses sur les dictateurs les plus connus et l'on en apprend sur des personnages moins connus. Un chapitre sur Salazar assez ennuyeux est largement rattrapé par celui sur Bokassa (bon sang, les excellentes anecdotes sur VGE ! ).
Des personnages féminins terrifiants, futiles, cruels ou soumis que j'ai pris grand plaisir à découvrir !

Un seul but (Patrick Robert)

note: 5Un roman sur le foot dans la région, écrit par le président du LOSC, édité par Airvey Dhérent - 27 juin 2016

Julien vit à Wissant, dans le site magnifique des deux Caps : le Blanc-Nez et le Gris-Nez. Il partage son temps entre la maison, le collège à Calais et le football dans le club local, jusqu'à ce qu'il fasse connaissance avec le football anglais et son intensité. Il devient supporter du club du Kent, à Gillingham, puis de la grande équipe londonienne de Chelsea et de son génial meneur de jeu, Eddy Allard. Un accident va brutalement l'écarter de sa passion. Il faudra du courage, le football et l'aide d'Eddy pour que Julien réapparaisse, plus fort, sur les terrains de Côte d'Opale et du Kent. Une belle histoire d'amitié et de ballon qui roule entre les deux côtes de la Manche.

Avec maman (Alban Orsini)

note: 1Avec maman Claudine - 26 avril 2016

C'est tout simplement une belle réussite dans le genre. Qui ne manque pas de piquant et ne sombre pas dans la monotonie; avec des situations et des répliques qui nous décrochent un sourire.

Le Repas de Renard (Claudette Kraemer)

note: 1Le repas de renard Claudine - 26 avril 2016

Livre très bien conçu pour les enfants malvoyants. Plastiquement parlant très réussi. Il ravit enfants et adultes.

Les aventures de Manon et Lucas (Emmanuelle Kohl)

note: 5Meilleur livre adapté du prix Handi-livres 2016 Dhérent - 14 avril 2016

Les jeunes détectives Manon et Lucas mènent l'enquête sur les drôles de choses qui se passent à la colonie de vacances.

L'école du tonnerre (Sylvie Deshors)

note: 5Meilleur livre Jeunesse enfant du prix Handi-livres 2016 Dhérent - 14 avril 2016

Histoire de Thibo, bon élève de CM1, isolé par la surdité.

Des signes et moi (Cendrine Genin)

note: 5Pour se familiariser avec la langue des signes Dhérent - 14 avril 2016

Chaque mot est accompagné d'une photographie en regard illustrant le mot.

Booming (Mika Biermann)

Le Repas de Renard (Claudette Kraemer)

note: 5Un livre pédagogique et très bien conçu pour les enfants malvoyants Dhérent - 11 avril 2016

7 poulettes grassouillettes, 1 renard qui les mange une à une, mais une histoire qui finit bien. L’enfant apprend à compter en enlevant les poulettes, représentées par 7 plumes. Le renard est représenté par un triangle de fourrure.
Livre très bien conçu pour les enfants malvoyants et plastiquement parlant très réussi.
Il ravit enfants et adultes, tout public confondu.

Annie Sullivan & Helen Keller (Joseph Lambert)

note: 5Une belle histoire sur le handicap par un grand auteur de bandes dessinées américain Dhérent - 11 mars 2016

Née en 1880 dans l'Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l'âge de 19 mois, suite à une maladie. Elle se trouve alors dans l'incapacité de communiquer avec son entourage, si ce n'est avec quelques gestes maladroits...

Sport et vie (Olivier Fabre)

note: 5Un magazine de référence Dhérent - 11 février 2016

Ce magazine ne traite pas de résultat sportif mais du sport sous l'angle de la médecine et ce qu'on peut en tirer au quotidien. Bref, cette revue dynamique, originale, novatrice est un moment de lecture-plaisir et surtout à découvrir !