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17/03/2016 - Éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque

Éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque

Évaluation réalisée sous l’égide du ministère de la Culture et de la Communication (Directiongénérale des médias et des industries culturelles), par un groupe de travail associant :

le Centre national du livre, la société Dilicom, les bibliothèques pilotes (bibliothèque municipale d’Aulnay-sous-Bois, bibliothèque municipale de Grenoble, bibliothèque municipale de Levallois-Perret, réseau de médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole, bibliothèques de la Ville de Paris, service de la lecture publique de la Fédération Wallonie Bruxelles), l’association RéseauCarel, le Syndicat national de l’édition, le Syndicat national de la librairie et les librairies pilotes (librairie Le Divan, librairie Sauramps), la Société des gens de lettres, les prestataires des librairies et bibliothèques pilotes (Archimed, ePagine, Feedbooks).

http://aldus2006.typepad.fr/files/synth%C3%A8se-pnb-mars-2016.pdf

 

 

 

 

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Où se déroulera l'Euro de football 2016 ?

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  • 15/04/2016 - ETATS-UNIS / Les bibliothèques doivent prouver leur efficacité

    15/04/2016 - ETATS-UNIS / Les bibliothèques doivent prouver leur efficacité

    ETATS-UNIS / Les bibliothèques américaines doivent prouver leur efficacité

    Dans son dernier rapport annuel, l’American Library Association souligne que le principal défi des bibliothèques est de démontrer, preuves à l’appui, tous les bénéfices qu’elles apportent à leurs utilisateurs. Cependant de plus en plus d'utilisateurs pensent que certains livres devraient être bannis des bibliothèques.

    Les bibliothèques américaines, qu’elles soient publiques, universitaires ou scolaires, se trouvent toujours face à une grande incertitude économique. Dans ce contexte, il leur est de plus en plus indispensable de prouver leur valeur et leur utilité par des enquêtes et des données chiffrées. C’est ce que met en lumière le dernier rapport annuel de l’American Library Association (ALA), récemment publié.
     
    Pour répondre à ce besoin croissant, l’Association des bibliothèques publiques a créé un groupe de travail qui a élaboré des outils d’évaluation faciles à utiliser. L’Association des bibliothèques universitaires et de recherche a également mis sur pied un programme baptisé "L’évaluation en action" qui vise à démontrer les contributions des bibliothèques à la réussite étudiante.
     
    Les bibliothèques scolaires sont également concernées. Plusieurs enquêtes démontrent leur impact positif et soulignent notamment que l’accès aux livres par la bibliothèque scolaire développe chez les élèves une attitude positive vis-à-vis de la lecture, que les élèves ont de meilleurs résultats aux examens dans les établissements où la bibliothèque bénéficie de la présence d’un bibliothécaire qualifié, d’horaires d’ouverture étendus et d’un budget conséquent.
     
    Changer l’image des bibliothèques

    Les bibliothèques doivent également changer leur image auprès du grand public et des décideurs. En 2015, l’Ala a lancé une grande campagne nommée "Libraries Transform" qui fournit en ligne de nombreux outils et matériels de communication que les bibliothèques peuvent s’approprier pour l’utiliser localement. Le kit propose notamment des phrases percutantes répondant à la question "Pourquoi les bibliothèques sont-elles essentielles ?". Exemple de réponses: "Parce que vous pouvez télécharger un livre numérique à 3 heures du matin sans sortir de votre lit", "Parce que tout le monde n'a pas Internet et un ordinateur chez lui", "Parce que vous pouvez acheter d'autres choses avec l'argent économisé en ayant recours aux ressources de la bibliothèque". Plus de 1500 établissements ont participé à cette opération.
     
    La tentation de la censure progresse

    Comme chaque année, le bureau pour la liberté intellectuelle de l’ALA a publié la liste des dix livres les plus touchés par la censure, basée sur le nombre de plaintes ou demandes de retrait des bibliothèques enregistrées. Arrivent en tête Looking for Alaska de John Green, traduit en France chez Gallimard jeunesse sous le titre Qui es-tu Alaska?, le célébrissime Fifty Shades of Grey de E.L. James publié dans sa version française chez Jean-Claude Lattès et I am Jazz, de Jessica Herthel et Jazz Jennings.
     
    En 2015, un sondage réalisé par Harris Poll a montré que 28 % des participants pensaient que certains livres devraient être bannis des étagères des bibliothèques scolaires; ils n’étaient que 18 % à défendre cette opinion en 2011. 
    Trois Américains sur cinq pensent que les enfants ne devraient pas avoir accès via la bibliothèque à des livres contenant un langage explicite; la moitié pense la même chose des ouvrages au contenu violent.

    Curieusement, 44% des sondés voudraient voir exclus les titres faisant référence à la magie et à la sorcellerie. Ils sont un peu moins, 40%, à souhaiter voir exclus les livres faisant des allusions à la drogue ou à l’alcool. 33% des répondants pensent que les enfants ne devraient pas avoir accès au Coran dans leur bibliothèque scolaire, et 10% disent la même chose de la Torah et du Talmud.

    Par ailleurs, il est à noter que la Bible arrive à la 6eposition dans la liste des livres censurés de l’ALA au motif qu’elle propose un "point de vue religieux". Des résultats qui tendent à montrer une hausse des attitudes conservatrices et qui "soulèvent des inquiétudes concernant l’état de l’éducation civique aux Etats-Unis au regard des droits civils et du 1eramendement, confirmant le besoin de programmes énergiques pour soutenir la liberté intellectuelle", indique l’American Library Association dans son rapport.

     

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  • 31/01/2016 - La mise en espace et la médiation du livre numérique en bibliothèque municipale : comparaison France-Amérique du nord

    31/01/2016 - La mise en espace et la médiation du livre numérique en bibliothèque municipale : comparaison France-Amérique du nord

    Aujourd’hui les bibliothèques de lecture publiques interviennent sur un territoire à la fois physique et numérique. De plus en plus de bibliothèques municipales mettent à disposition de leurs usagers  des ressources numériques comme des tablettes, des liseuses  ou des  livres numériques. En outre, la mise en valeur de ces nouveaux contenus et services doit être pensée de manière à ce que chaque action de médiation touche à la fois l’objet « livre numérique » et le texte dématérialisé. Cependant, le rôle de la bibliothèque n’est pas tant de faire la promotion de l’objet « livre numérique »  que du texte qu’il contient. La difficulté du bibliothécaire est donc de faire la promotion d’un objet hybride. Dans ce contexte, comment valoriser le livre numérique dans les espaces et  faire de la médiation ?

    Le caractère immatériel du livre numérique le fait souffrir d’un manque de visibilité et le prive par conséquent d’un lectorat qui pourrait être beaucoup plus important. Le rôle des bibliothécaires est donc d’innover et de trouver des moyens de mettre en lumière ces nouveaux types de documents. En France, on compte de nombreuses initiatives dans les bibliothèques universitaires. Les bibliothèques municipales ont quand a elles accumulé un retard certain et le livre numérique a longtemps été accusé de ne pas trouver son public dans les bibliothèques pour des raisons de difficultés techniques, faiblesse des offres ou encore l’insuffisance de l’équipement personnel des usagers en liseuses et en tablettes. Aujourd’hui, trois principaux freins sont mentionnés par les bibliothécaires : premièrement, le budget. Les frais à engager sont perçus comme le principal frein au développement de ressources numériques, dont le modèle économique complexe est souvent inadapté aux bibliothèques.  Le deuxième frein le plus cité est l’obsolescence du portail de la médiathèque. Enfin, troisièmement,  le manque de moyens humains, c’est-à-dire de  de personnels formés à ces nouvelles ressources, de leur acquisition à leur médiation.

    On remarque que l’ouverture d’une nouvelle bibliothèque ou la modernisation d’un équipement déjà existant constituent souvent le moment opportun pour le développement de l’offre numérique de la bibliothèque. On peut prendre pour exemple la médiathèque de Grenoble (ouverte en septembre 2014) qui propose des collections numériques via son site internet. Ainsi, en naviguant sur le portail de sa bibliothèque, l’usager prend connaissance de l’offre numérique disponible et fait sa sélection à distance. Ce système correspond aux nouveaux usages de consommation, c’est-à-dire, avoir l’information a porté de main et en un clic. Cependant, cela pose un réel problème pour les usagers qui ne sont pas familiers de l’utilisation des portails de bibliothèque. Comment peuvent-ils avoir connaissance de cette offre ? Parmi les dispositifs de médiation développés pour favoriser l’usage des ressources numériques, de nombreux bibliothécaires soulignent l’importance d’un accompagnement humain, au sein même de la bibliothèque. La valorisation de ces ressources peut également s’exercer au travers d’ateliers de découverte proposés au public. En plus de cet accompagnement sur place, les dispositifs de médiation comportent souvent la mise en ligne d’informations pratiques et de tutoriaux sur le site de la bibliothèque. Il est également primordial de développer une véritable stratégie de communication autour de ces nouvelles ressources par le biais de flyers, de brochures de présentation de l’offre de la bibliothèque, d’annonces dans la presse locale, de diffusion d’une lettre d’information, ou encore de communication en ligne sur le site de la bibliothèque et les réseaux sociaux qu’elle utilise.

    On comprend donc l’importance de la signalisation  des collections numériques non seulement sur le site web de la bibliothèque mais également entre les murs de l’établissement afin de créer une passerelle entre l’objet numérique et l’objet physique. Sur ce point, les bibliothèques nord-américaines ont menées de nombreuses expérimentations.

    En effet, le contenu du livre numérique n’étant pas physiquement présent à la bibliothèque, il est important de le valoriser et le rendre visible aux yeux des lecteurs afin que ceux-ci prennent connaissance de son existence. Ainsi, la bibliothèque publique de Sacramento en Californie a créé des fantômes et les a placés dans ses rayonnages de manière à matérialiser physiquement les documents numériques dans l’espace de la bibliothèque.

    Fantômes pour e-book de la bibliothèque publique de Sacramento (Melissa Marin, 2013)

    Ce procédé fait sens car il rentre dans les pratiques des usagers. Ceux-ci pratiquent encore majoritairement la recherche aléatoire dans les rayonnages de la bibliothèque. Par ailleurs, l’équipe de la bibliothèque de Sacramento a enregistré une hausse significative de  la consultation et de l’emprunt d’ebook suite à cette action. Sur le même principe, de nombreuses bibliothèques mettent en place des QRcode, permettant de signaler une version numérique d’un document papier. Certaines bibliothèques canadiennes ont repris l’idée des « Bookcubes » de l’artiste et éditeur anglais James Bridle.

    Bookcubes élaborés par James Bridle

    Ces cubes en carton ont pour objectif  de « matérialiser nos lectures à la manière de livre papier afin d’en faire des aides mémoire et des quantifiant visuels ». Si le projet de départ est avant tout artistique, il est utilisé pour matérialiser les documents numériques sur les tables thématiques et les présentoirs.

    Enfin, au-delà de la matérialisation dans l’espace des livres numérique, il est nécessaire d’articuler la médiation et donc par conséquent les animations de la bibliothèque autour du livre numérique. On voit donc émerger des initiatives comme celle du réseau de bibliothèques de la ville de Montréal qui a mis en place des ateliers d’écriture et de publication numérique. Ainsi, outre-Atlantique des clubs de lecture numérique ont été créés. Ils sont réservés à ceux que l’on désigne maintenant sous le nom de « eReaders ». Mais ces innovations ne concernent pas que les lecteurs adultes, beaucoup de bibliothécaires jeunesse ont profité de l’interactivité des tablettes pour proposer des heures du conte numérique. Celles-ci rencontrent en général un grand succès. Cependant, il est important d’intégrer ces nouveaux supports et donc cette médiation à des dispositifs touchant tous les publics. En France, certaines bibliothèque ont mis en place l’opération « révise ton bac à la bibliothèque ». Grâce à un dispositif d’offre documentaire papier ou numérique et de services alliant des tablettes thématiques et la mise à disposition du wifi dans la bibliothèque, ces opérations amenaient une vraie valeur ajoutée à la simple mise à disposition des collections. En effet, les bibliothécaires avaient travaillés en amont sur les tablettes thématiques ainsi que sur les documents numériques. Car si  le numérique en tant que document a totalement sa place en bibliothèque, le professionnel doit également trouver sa place face à ce nouvel outil.

    Lors d’enquêtes réalisées auprès de professionnels, nombreux sont ceux qui mettent en avant le rôle central joué par le bibliothécaire en matière de médiation des ressources numériques. Il apparaît donc essentiel de proposer des formations au personnel des bibliothèques. Cette volonté de se former témoigne d’une prise de conscience par les bibliothécaires  de l’évolution de leurs pratiques autour de l’offre numérique proposées dans leurs structures. De plus, il ne s’agit plus de proposer des liseuses et des tablettes de manière brute et sans aucun accompagnement. Le bibliothécaire, dans son rôle de « passeur » doit lui aussi être acteur du contenu numérique qu’il propose. Or c’est évidement en maîtrisant les codes d’utilisation de la lecture numérique que le bibliothécaire sera en mesure de devenir un prescripteur. Il ne s’agira plus pour les professionnels de « subir » les bouquets de livres numériques imposés par les éditeurs mais via des processus de médiation et de valorisation des collections, de faire des sélections argumentés et pertinentes de documents.

    Les solutions et les innovations pour rendre visible le livre numérique sont nombreuses, les exemples d’expériences à travers différents pays sont très riches, et les outils pour les mettre en place sont variés. Mais le plus important concernant le livre numérique, est que le personnel de la bibliothèque en soit le vecteur, le lecteur, et par conséquent le médiateur. Cela nous amène à dire qu’avant  même la mise en place d’une médiation efficace il est donc nécessaire de développer un plan de formation pour les bibliothécaires eux-mêmes car le livre numérique en bibliothèque est à la fois un fonds et un service avec de nombreuses animations qui y sont attachées.

    Océane Chauvet / Master 1 PBD

    Bibliographie

    • Soual, Laurent. Le livre numérique en bibliothèque : état des lieux et perspectives. Editions du cercle de la librairie, 2015.119p
    • Texier, Bruno.Dossier : les débuts difficiles du livre numérique en bibliothèque. Archimag, 2015, n°283, P 13-21.

    Sitographie

     

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  • 08/03/2016 - Antitrust – Les libraires américains montent au créneau contre Amazon

    amazon books librairie

    L’American Booksellers Association (ABA) a monté une vaste campagne pour dénoncer les pratiques jugées monopolistiques d’Amazon. 

    2.000 libraires indépendants sont invités à écrire aux instances politiques pour dénoncer les pratiques déloyales du géant du web.
    Dans un courrier adressé à ses membres, le directeur général de l’ABA, Oren Teicher, déclare que : « l’abus par Amazon de sa position dominante et son monopole croissant ont eu un impact négatif sur la liberté d’expression et la santé de l’industrie du livre aux Etats-Unis ». Cette attitude d’Amazon a selon lui, « un effet paralysant sur la diversité de l’offre, l’accès aux livres et à l’information » , et précise qu’il existe des lois antitrust pour protéger les clients et les entreprises.

    Le script du formulaire pour le test en Anglais...
    //partie HTML pur etc...
    I am young and I... have get am 14 years old. I am not... older younger taller than my father... All my friends... leaves lives live in Annecy
     

     

     

  • 07/03/2016 - La CJUE examine le prêt en bibliothèque d'ebooks avec DRM

    07/03/2016 - La CJUE examine le prêt en bibliothèque d'ebooks avec DRM

    JUSTICE

    Un dossier ouvert aux Pays-Bas pose une question à la fois simple et importante à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) : celle de l'assimilation du droit de prêt de livre numérique au prêt physique.

    En vertu de la directive sur le droit de prêt 2006/115 (article 6), les États membres peuvent déroger au droit exclusif prévu des auteurs afin de permettre le prêt public de leurs œuvres dans les bibliothèques, mais à la condition que ces créateurs « obtiennent une rémunération au titre de ce prêt ».

    Sur ce point, la justice néerlandaise a questionné la Cour de Justice de l’Union européenne pour savoir si la notion de « prêt » visé dans cette directive couvre également le prêt numérique. Dans cette hypothèse, il y a en effet réalisation de deux copies : l’une mise à disposition sur un serveur de la bibliothèque, l’autre sur l’ordinateur de l’utilisateur. Avec les copies numériques, on sort nécessairement du périmètre initial tel qu’envisagé par le législateur européen, à savoir des copies physiques mises à la disposition, un temps durant, d’un utilisateur déterminé.

    L'assimilation du prêt DRMisé au prêt physique

    Le dossier néerlandais met en exergue cependant une forme particulière de prêt numérique : la copie effectuée par l’utilisateur est  chronodatée. Elle n’est plus utilisable après l’écoulement d’une période fixée, et aucun autre utilisateur ne peut télécharger cette reproduction sur les serveurs de la bibliothèque durant ce laps de temps.

    Si la CJUE estime que ces diffusions DRMisées sont comparables à des prêts physiques, les juges veulent savoir si d’autres conditions sont possiblement soumises par les États avant d’ouvrir les vannes du prêt numérique. Par exemple faut-il que la copie de l’œuvre ait été préalablement mise en circulation à l’occasion d’une première vente ? À défaut, faut-il que la copie mise à disposition par la bibliothèque ait été obtenue à partir d’une source légale ? Ce jeudi, la CJUE entendra sur ces points, les plaidoiries des parties. L’arrêt est attendu dans les prochains mois, après la publication des conclusions de l’avocat général.

    En France, Belgique et Suisse, les réponses seront auscultées avec attention. Le dispositif du PNB ou Prêt Numérique en Bibliothèque compte à ce jour 110 000 titres, autour de 60 bibliothèques, regroupant 890 éditeurs et marques éditoriales, selon les derniers chiffres du le réseau du livre Dilicom. Les œuvres sont protégées avec Adobe DRM, mais « ses alternatives sont à l’étude ou en cours de développement » dont le LCP (Light Content Protection) porté par le consortium Readium, censé être plus léger. 

     

  • 04/03/2016 - Bibliothèque numérique du Vatican : 4.415 manuscrits en ligne gratuitement

    04/03/2016 - Bibliothèque numérique du Vatican : 4.415 manuscrits en ligne gratuitement

    ELIZABETH SUTTON

    Depuis 2013, le Vatican a entamé un vaste chantier pour numériser sa bibliothèque. 
    Parmi les documents précieux on recense dans Digita Vaticana : la Bible en latin de Gutenberg, le Sifra en hébreu écrit entre le 9ème et le 10ème siècle, le Code-B, bible grecque datant du 4ème siècle. Ces documents ont été mis en ligne fin 2014. 

    Le Vatican poursuit la numérisation de millions de pages. Désormais ce sont 4415 manuscritsqui sont en ligne et consultables gratuitement. En mars ce sont 100 nouveaux manuscrits qui sont mis à la disponibilité du public. 

    Entamer une telle action nécessite de l’argent, beaucoup d’argent, on parle de 50 millions d’euros pour arriver au bout du projet.

    Le Vatican propose donc au grand public et aux entreprises de devenir les mécènes de la bibliothèque numérique. On peut par exemple choisir la page du manuscrit que l’on veut parrainer pour 5 euros. Bien entendu, tous les dons sont possibles.

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  • 15/04/2016 - Extension des horaires d’ouverture des bibliothèques

    15/04/2016 - Extension des horaires d’ouverture des bibliothèques

    Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, confirme, à Rouen, les nouveaux dispositifs en faveur des librairies et de l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la communication, en déplacement à Rouen pour l’inauguration de l’exposition « Scènes de la vie impressionniste » au musée des Beaux-Arts de Rouen, a rappelé l’action de l’Etat en faveur des librairies et réaffirmé que l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques, y compris le dimanche, serait soutenue financièrement par l’Etat pour faciliter l’accès de la lecture à tous les citoyens.

    En visite à la librairie L’Armitière au cœur de Rouen, la ministre a rappelé l’importance pour les acteurs du livre, libraires et bibliothèques, et pour l’ensemble des citoyens que la lecture demeure une source d’émancipation et de lutte contre toute forme d’inégalité. Elle a ainsi salué la prise en compte dans le décret du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics de la spécificité des marchés de livres non scolaires. Cette mesure technique, obtenue de haute lutte, constitue une avancée qui va contribuer aux objectifs de diversité et de proximité des réseaux de librairies et à la richesse de la production éditoriale, qui sont au cœur de la politique du livre menée par le gouvernement depuis 2012.

    En effet, désormais, en dessous de 90 0000 euros HT soit le montant annuel d’achat de livres d’une bibliothèque couvrant un territoire de 70 000 habitants, les acteurs publics peuvent directement acquérir des ouvrages auprès des librairies. Il s’agit donc d’une mesure ciblée et proportionnée, qui met à la disposition des collectivités territoriales un outil de politique publique pour favoriser, dans les villes petites et moyennes, le maintien d’un tissu culturel dense sur leur territoire, en profitant des complémentarités entre bibliothèques publiques et librairies de proximité, au service du rayonnement du livre et du développement de la lecture.

    A l’occasion de ce déplacement, la ministre a également rappelé que pour permettre à tous d’accéder à la culture sur tous les territoires, l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques, et notamment la possibilité qui leur est offerte d’ouvrir le dimanche, constitue une mesure importante et adaptée aux temps de vie des Français. Pour soutenir les besoins des bibliothèques pour assurer ces nouveaux horaires et ces nouveaux jours d’ouverture, la ministre a rappelé que le décret permettant aux communes ou collectivités locales d’être soutenues financièrement est paru.

    Le décret no 2016-423 du 8 avril 2016 relatif aux dotations de l’Etat, aux collectivités territoriales et à la péréquation des ressources fiscales a, en effet, créé la possibilité d'une prise en charge par l'Etat des coûts de fonctionnement liés à l'extension des horaires d'ouverture des bibliothèques, notamment le dimanche, le soir, ou les jours où la bibliothèque était initialement fermée.

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  • 15/04/2016 - Situation de la concurrence dans le marché du livre numérique

    15/04/2016 - Situation de la concurrence dans le marché du livre numérique

    Situation de la concurrence dans le marché du livre numérique 

    La DGCCRF a conduit une enquête destinée à s’assurer de la loyauté des relations commerciales entre les opérateurs du secteur du livre numérique. Les contrats examinés ne sont globalement pas déséquilibrés, compte tenu du contrepoids réel que constituent les gros éditeurs face à certains géants de la distribution en ligne. Les anomalies constatées portent principalement sur les règles de facturation et les délais de paiement.

    Il est utile de rappeler que le secteur est soumis à la loi n° 2011-590 du 26 mai 2011 sur le prix unique du livre numérique.  

     

    Un marché en développement

    Le livre numérique en France

    • 4 % du marché du livre
    • 30 % moins cher que le livre papier
    • une offre encore limitée par rapport aux pays anglo-saxons
    • 80 % des nouveautés disponibles au format numérique

    La part limitée du livre numérique en France s’explique par son prix jugé excessif par rapport au livre papier, aux contraintes techniques d’utilisation et par le fait que les lecteurs de livres numériques sont également lecteurs de livres papier.

    L’enquête a pour but de déterminer les conditions des relations contractuelles entre les différents opérateurs du livre. Elle vise les éditeurs, diffuseurs/distributeurs et e-libraires, qui se confondent parfois en un seul et unique acteur.

    Les vérifications ont porté sur les aspects de concurrence au sens large : transparence, pratiques restrictives de concurrence et pratiques anticoncurrentielles, notamment passation de marchés publics pour les bibliothèques et les manuels scolaires.

    • Clauses et pratiques abusives des actions de contrôle menées (23 %)
    • Facturation (21 %)
    • Barèmes et conditions générales de vente (13 %)
    • Commande publique (11 %)
    • Convention unique (11 %)
    • Pratiques anticoncurrentielles (11 %)
    • Délais de paiement (6 %)
    • Avantage sans contrepartie (4 %)

    Dans le cadre de sa mission de surveillance de la commande publique, la DGCCRF s’est également intéressée aux marchés passés par les collectivités territoriales. 

    Un secteur où règne un relatif équilibre des forces, qui nécessite un examen des contrats au cas par cas   

    L’examen des contrats fait apparaître des clauses potentiellement abusives  

    Si les contrats, qui sont généralement des contrats de commission, n’apparaissent pas structurellement déséquilibrés, certaines clauses ont retenu l’attention des enquêteurs. Ils ont notamment relevé des clauses rédigées en termes trop vagues et généraux, des clauses encadrant la fixation du prix par l’éditeur, des clauses de retour par les clients susceptibles d’entraîner des conséquences financières pour le cocontractant, des clauses limitatives de responsabilité trop étendues, et des clauses dites « de parité » imposant au cocontractant d’offrir des avantages identiques à ceux accordés aux autres concurrents.  

    Des règles de facturation et des délais de paiement pas toujours respectés  

    Les enquêteurs ont constaté que les opérations de vente et de restitution ne donnaient pas toujours lieu à facturation en dépit de l’obligation qui s’impose au commissionnaire et au commettant.

    La surveillance de la commande publique révèle un indice de pratique anticoncurrentielle

    L’examen des résultats d’un appel d’offres passé par une communauté d’agglomération en vue d’approvisionner une médiathèque en ouvrages numériques a donné lieu à la rédaction d’un indice d’entente transmis à l’administration centrale.

    Si les modèles contractuels semblent établis, les rapports de force entre les opérateurs sont hétérogènes. Chaque relation commerciale nécessite d’être examinée au cas par cas.

    Les enquêteurs ont, cette fois, privilégié l’information des professionnels.

    La DGCCRF poursuivra ses investigations et fera preuve d’une vigilance accrue dans le domaine de la commande publique.   

    Cible Résultats

    76 établissements visités 
    184 actions de contrôle

    15 % environ des établissements en anomalie
    11 avertissements
    6 fiches de signalement
    1 indice de pratique anticoncurrentielle

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  • 07/03/2016 - Autoédition – Ebooks : voyez grand avec la distribution Premium

    07/03/2016 - Autoédition – Ebooks : voyez grand avec la distribution Premium

    bookelis autoedition ebook

    Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles un auteur indépendant devrait systématiquement commercialiser ses livres auprès d’un maximum de revendeurs. 

    La principale est que cela augmente la visibilité des livres et le nombre de lecteurs potentiels. Tout le monde s’accorde sur ce point : mieux vaut être référencé auprès de plusieurs dizaines de librairies plutôt qu’une ou deux.

    Récemment, Kobo, un des grands revendeurs mondiaux avec 26 millions d’utilisateurs, a révéléquelques chiffres sur sa librairie de livres numériques : l’autoédition représenterait 15% de ses ventes, ce qui est considérable.
    Ce qui est vrai pour Kobo l’est aussi pour tous les autres sites libraires, à des échelles différentes.

    Pour permettre aux auteurs d’accéder facilement et rapidement à tout le marché, la plateforme d’autoédition Bookelis a mis en place un service unique de publication d’ebooks : la distribution Premium. Véritable Smashwords francophone, il permet de convertir automatiquement et gratuitement les fichiers Word au format ePub, puis de référencer le livre numérique auprès de 90 librairies, y compris en Belgique, en Suisse et au Québec.

    Ce service est d’accès entièrement gratuit pour les auteurs autoédités : pas d’abonnement, pas de ticket d’entrée. Bookelis se rémunère uniquement en conservant un pourcentage sur les ventes. L’auteur perçoit 50% du prix de vente, un mode de calcul simple et transparent.

    Distribution à la carte : tout à gagner, rien à perdre

    Pour les auteurs expérimentés qui publient en direct sur Amazon, Kobo ou Apple, il est possible d’exclure ces librairies de la distribution Premium, tout en bénéficiant des autres référencements. Le seul risque : vendre plus de livres !

    Parmi les autres avantages de ce service, plus de liberté et de simplicité :
    – gestion de toutes les librairies depuis un compte unique
    – possibilité d’utiliser ses ISBN personnels
    – pas de fourchette de prix de vente à respecter ; l’auteur perçoit 50% quel que soit ce prix
    – possibilité de faire des promotions sur les prix à volonté
    – pas de formulaire fiscal américain complexe à remplir (EIN, ITIN, etc.)
    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Bookelis.

  • 06/03/2016 - Trois applications pour réviser le Bac français intelligemment

    06/03/2016 - Trois applications pour réviser le Bac français intelligemment

    un texte un jour appli revision bac

    Mars, c’est le bon moment de commencer les révisions pour le BAC de français et pourquoi ne pas faire de cette étape un moment de plaisir ? 

    Impossible ? Ce n’est pas vrai. Dominique et Sarah Sauquet (la maman et la fille) se sont mises en quatre pour vous proposer des applications pour parfaire vos connaissances en littérature et vous coacher pour le Bac.

    Ces applications sont disponibles sur iPad, iPhone, Android et Windows et vous aident à travailler et à améliorer votre niveau. Voici un petit tour instructif sur ce que vous proposent ces applications : Un texte un Jour – Un poème un jour – A text a day.

    Avec chacune de ces applis vous découvrez chaque jour un extrait majeur de la littérature française, un poème ou la version en anglais, accompagné de notes et explications.

    Vous avez la possibilité de tester vos connaissances en littérature classique et contemporaine grâce aux défis et au jeu du portrait caché. Plus de 3000 questions vous attendent !

    Vous pouvez archivez, partagez vos textes préférés et faire de votre smartphone le nouveau salon littéraire du XXIème siècle.

    Alors prêts pour travailler ? Allez-y et en plus ces applis sont à un prix mini, entre 0 et 0.99 euros !

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  • 05/02/2016 - La Nouvelle Revue française lance un nouveau site optimisé pour tablettes.

    05/02/2016 - La Nouvelle Revue française lance un nouveau site optimisé pour tablettes.

    NRF archives numeriques

    La Nouvelle Revue française lance un nouveau site optimisé pour tablettes et met en ligne 930 numéros de la prestigieuse revue. 

    Les archives de La NRF remontent à 1908, le premier numéro est daté du 13 novembre 1908. 108 années de documentations émanant de 4200 auteurs sont donc désormais disponibles à partir d’un ordinateur ou d’une tablette.

    Chaque passionné pourra ainsi relire les articles de Marcel Aymé (1927 et 1940), Max Aub (1959), ou plus récemment, les articles de Pierre Assouline.

    L’internaute peut télécharger les articles à l’unité. Certains sont payants (2 à 3€ l’article) d’autres sont gratuits.

    Les éditoriaux de Michel Crépu, ainsi que toutes les notes de lecture depuis avril 2015 sont accessibles gratuitement. Tous ces fichiers sont proposés en plusieurs formats : PDF, ePub et mobi.

    Pour chaque revue, on peut consulter au format Flipbook les premières pages.

    La navigation sur le site La NRF a été optimisée, la recherche améliorée et des rubriques ajoutées.

  • 26/02/2016 - 3e édition de l’opération "Daisy dans vos bibliothèques"

    26/02/2016 - 3e édition de l’opération "Daisy dans vos bibliothèques"

     Pour la 3e année consécutive, l’association Valentin Haüy, avec le soutien du Service du livre et de la lecture (DGMIC, Ministère de la culture et de la communication), lance son opération  "Daisy dans vos bibliothèques", qui a pour but de permettre à 15 bibliothèques de se doter de livres, de matériels et de services adaptés aux besoins des personnes handicapées.
     
    Daisy : le livre accessible
    Les livres Daisy sont des livres audio conçus pour être facilement utilisables par les personnes dites "empêchées de lire". Il s’agit de personnes qui, du fait d’un handicap visuel, physique ou mental, n’ont pas la possibilité de lire des livres imprimés.
    Le format Daisy, "open source" de référence, est utilisé partout dans le monde pour l’accès à l’écrit des publics handicapés.
     
    Accompagner les bibliothèques municipales dans leur ouverture aux personnes handicapées

    Les 15 bibliothèques sélectionnées bénéficieront d’un « Pack Daisy » contenant les éléments nécessaires pour accueillir et desservir les personnes empêchées de lire :
    2 appareils de lecture adaptés ;
    200 livres Daisy sur CD ;
    un accès illimité à plus de 20 000 livres audio Daisy par le biais de la bibliothèque numérique Éole ;
    un service de conseil proposé par les bibliothécaires spécialisés de la Médiathèque Valentin Haüy.

    L’aide financière du Service du livre et de la lecture, conçue comme une incitation, permet de prendre en charge 50% des frais.
    Les bibliothèques intéressées ont jusqu’au 15 avril 2016 pour déposer un dossier de candidature.
    La médiathèque Valentin Haüy compte déjà 58 bibliothèques partenaires pour une lecture accessible à tous.
    Pour nous rejoindre ou pour en savoir plus : daisy.avh.asso.fr

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  • 02/11/2015 - Les 5 tendances du livre numérique en 2015

    02/11/2015 - Les 5 tendances du livre numérique en 2015

    futurebook etude ebook 2015
    Le 4 décembre, se tiendra à Londres un événement qui intéressera les éditeurs et les professionnels du numérique.

    FutureBook est une grand-messe stratégique, à cette occasion, une grande étude intitulée « Digital Census 2015 » sur le numérique et les ebooks sera dévoilée, mais déjà quelques tendances apparaissent. 

    Voici les 5 tendances notables concernant le sujet du livre numérique relevées par Tom Holman.

    Tendance 1 – La lecture sur smartphone dépasse les tablettes et les liseuses

    Le passage à la lecture sur téléphones est peut-être le résultat le plus important de cette étude. Le recensement effectué l’an dernier a révélé que pour la première fois plus de gens lisaient sur iPads que sur Kindle, cette année plus de deux sondés sur cinq (44,6%) déclarent lire couramment sur un téléphone mobile, dépassant ainsi les deux autres appareils.

    Ce résultat vient conforter les chiffres transmis par PEW estimant que les lecteurs s’éloignent de plus en plus des liseuses (lire notre article).

    2 raisons majeures à cet engouement pour les smartphones : ils ont une taille d’écran plus grande qu’auparavant et offrent un confort de lecture qui convient aux lecteurs. L’autre raison réside dans le fait que les gens en ont assez de démultiplier les appareils et choisissent un appareil mobile unique, le smartphone.

    Toutefois, l’étude révèle qu’Amazon reste la source favorite pour télécharger des livres numériques. En effet, plus de ¾ des répondants disent qu’ils achètent les ebooks chez le géant du e-commerce (77.1%).

    Les autres revendeurs sont très loin derrière : iBook- Apple (11,8%), Kobo (6,4%), Google Play (6,1%) et Waterstones (5,7%)

    Tendance 2 – La croissance du marché

    Pour les éditeurs, l’annonce de l’année a été le ralentissement apparent des ventes d’ebooks et le retour à la croissance des livres imprimés. Mais le recensement de Futurebook propose des chiffres plus nuancés.

    Plus de deux tiers (68,2%) des éditeurs déclarent que les formats numériques représentent désormais plus de 10% de leurs ventes totales, contre la moitié (50,0%) l’an dernier. Et pour plus de deux éditeurs sur cinq (41,1%), le numérique représente désormais plus de 20% de leurs ventes.

    Plus impressionnant encore, plus d’un tiers des éditeurs (37,7%) pensent que le livre numérique représentera entre 21% et 50% de leurs ventes à la fin de 2020, tandis qu’un cinquième d’entre eux (21,1%) pensent que le livre numérique va représenter dans 5 ans la moitié du CA.

    Par ailleurs, les applications produites par les éditeurs sont en baisse, mais ils constatent aussi une hausse de tout autre contenu multimédia.

    Le pourcentage des éditeurs produisant des applications a baissé, passant de 50,8% l’an dernier à 46,2%, tandis que ceux qui produisent du contenu audio est allé dans l’autre sens, de 39,3% à 47,5%.

    Les éditeurs ont constaté que la technologie numérique permet la production et la transmission de fichiers audio de façon aisée et cela revient moins cher à produire, beaucoup concluent que les applications ne sont pas assez rentables versus le travail que cela représente.

    isbn generique
    Tendance 3 – L’autoédition

    L’étude note un refroidissement de l’enthousiasme pour l’auto-édition. Sur une échelle de un à 10, les auteurs qui publient leurs livres sans éditeur ont évalué leur satisfaction à 6,7 points.

    Les auteurs publiés chez des éditeurs traditionnels sont à 5.7 sur l’échelle. Les autoédités avaient un taux de satisfaction 7,1 l’an dernier.

    Ils constatent qu’ils ne feront pas fortune dans l’auto-édition. La moitié (50,9%) des répondants ont vendu moins de 1000 livres numériques jusqu’ici, et seulement un sur huit (12,4%) a vendu plus de 50.000.

    Tendance 4 – Les sujets qui fâchent

    Editeurs et auteurs sont en désaccord sur de nombreux sujets et notamment sur les royalties, le prix de vente des ebooks, les DRM.

    Environ deux tiers des personnes interrogées pensent que les livres électroniques devraient être vendus avec une légère décote (35,8%) et 15.5% qu’ils devraient être vendus au même prix que le papier. 
    Et fait étonnant, 52,5% craignent que les ebooks soient vendus à un prix trop bas.

    Sur les droits d’auteur, près de la moitié (48,6%) des répondants pensent que les auteurs devraient toucher les mêmes droit sur le papier que sur le numérique et 37% pensent que la rétribution devrait être plus importante sur les ebooks.

    Concernant le modèle d’agence, de plus en plus adopté par les grands éditeurs, (45.1%) pensent que c’est une bonne façon de maintenir l’économie du livre, 38.2% estiment que les éditeurs vont amèrement le regretter et 16.7% déclarent que le modèle d’agence est un désastre.

    A propos des DRM (les verrous numériques sur les ebooks) 42.7% des personnes interrogées pensent que les éditeurs doivent les retirer, 30% estiment que ce serait une erreur et 27.2% ont du mal à prendre position sur le sujet.

    generique-ebook
    Tendance 5 – De l’incertitude sur l’avenir et de l’optimisme

    L’étude FuturEbook a découvert qu’il y a une réelle inquiétude sur la domination croissante de géants sur le Web, comme Amazon, au détriment des libraires, et Google au détriment des bibliothèques et des éditeurs.

    Les éditeurs sont inquiets sur leur capacité à innover et à s’adapter au changement.

    Près de la moitié (49,7%) pense que le secteur de l’édition n’est pas préparé pour la prochaine étape de la révolution numérique; 14,6% déclarent qu’ils ne sont pas inquiets et 35,7% ne savent pas trop.

    Mais il y a aussi beaucoup de raisons d’être optimiste. Les deux tiers (66,9%) des répondants pensent que la hausse des ventes de livres numériques va croître et élargir le marché. Ils se basent aussi sur les déclarations des consommateurs, près de la moitié (48,4%) disent lire plus depuis qu’ils ont commencé à acheter des ebooks.

    Dans l’ensemble, la tendance globale de cette étude démontre que l’avenir semble prometteur. Plus de la moitié des professionnels du livre (51,4%) sont optimistes sur les perspectives de la lecture et de l’apprentissage pour les générations à venir, et seule une petite fraction (5,7%) sont pessimistes.

    Que ce soit sur papier ou numérique, l’appétit pour la lecture ne diminue pas estime l’étude.

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  • 15/04/2016 - Alessandria, un nouveau SIGB libre pour les bibliothèques

    15/04/2016 - Alessandria, un nouveau SIGB libre pour les bibliothèques

    Alessandria est un logiciel logiciel libre de gestion de bibliothèque. Grâce à cette application, il est possible de gérer les livres, les lecteurs et les emprunts dans une bibliothèque.
    A l'origine, ce logiciel a été développé pour répondre à un besoin bien précis: gérer la bibliothèque d'une petite commune française. Le personnel souhaitait effectuer cette gestion en utilisant un tableur. Étant développeur je me suis dit qu'on pouvait faire beaucoup mieux. Avant de réinventer la roue je me suis penché sur les solutions libres existantes telles que Koha ou encore PMB, très complètes et professionnelles mais nécessitant un temps d'apprentissage important. Du coup j'ai décidé de réaliser moi-même un logiciel facile à prendre en main et adapté aux besoins d'une petite structure.

    NdM : le logiciel est sous licence GPLv3 et est développé avec Django, c'est donc une application web.

    Fonctionnalités principales

    • Gestion des livres avec possibilité d'import ISBN
    • Gestion des auteurs et éditeurs
    • Gestion des lecteurs
    • Gestion des prêts

    Le logiciel est actuellement en version 0.95 qui peut être considérée comme un version beta. Elle est cependant déjà utilisée en "production". La version 1.0 intègrera un module qui permettra aux bibliothécaires d'effectuer toute une série de statistiques sur une période donnée, par exemple: "Quelle est la proportion de romans policiers empruntés sur l'année 2016 ?".
    A noter que l'application a été pensée dès le départ pour être multilingue.

     

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  • 18/03/2016 - Le prêt de livres numériques décolle - doucement - dans les bibliothèques publiques

    18/03/2016 - Le prêt de livres numériques décolle - doucement - dans les bibliothèques publiques

    Trois ans après "l'acte II de l'exception culturelle" impulsé avec le rapport Lescure, et un an après l'ouverture du portail "Prêt numérique en bibliothèque" (PNB), 53 réseaux de bibliothèques municipales, intercommunales et départementales prêtent des livres numériques, touchant potentiellement 8 millions d'habitants. Si le décollage constaté à partir de l'automne 2015 semble très encourageant, il reste encore à améliorer l'attractivité du dispositif.

    Un an après l'ouverture du portail PNB (prêt numérique en bibliothèque) à six bibliothèques pilotes (*), le ministère de la Culture publie un premier bilan encourageant. Au 1er mars 2016, 53 réseaux français de bibliothèques ont souscrit aux offres de prêt et sont donc en mesure de faire des acquisitions auprès d'un libraire, selon l'évaluation réalisée par le groupe réunissant les signataires des "12 Recommandations pour une diffusion du livre numérique par les bibliothèques publiques". 
    Ces "Recommandations" avaient été approuvées en décembre 2014, sous l'égide de la ministre de la Culture de l'époque, Fleur Pellerin, par huit associations professionnelles des métiers du livre (auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires) et la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Fleur Pellerin avait alors qualifié la démarche d' "acte fondateur du prêt numérique en bibliothèque" (voir notre article du 9 décembre 2014).

    Exception européenne

    Sa successeure Audrey Azoulay estime aujourd'hui que "ces résultats encourageants valident pleinement la stratégie promue en la matière par la France auprès des autorités de l'Union européenne, consistant à privilégier les solutions contractuelles à l'élargissement des exceptions et limitations au droit d'auteur pour le développement des offres de ressources culturelles en ligne".
    L'évaluation intervient également trois ans après le rapport de Pierre Lescure "L'acte II de l'exception culturelle : contributions aux politiques culturelles à l'ère numérique", qui dénonçait une offre numérique en bibliothèque "pas à la hauteur" (voir notre article ci-contre du 15 mai 2013).

    27 bibliothèques municipales, 17 intercommunales et 9 départementales

    C'est en tous les cas aujourd'hui près de 8 millions de Français qui peuvent potentiellement accéder à ce service, sachant que certains établissements nouvellement raccordés sont encore en phase de test et n'ont pas encore ouvert le service au public. La liste des bibliothèques raccordées est disponible sur le site de Dilicom.
    Parmi les 53 réseaux français raccordés, on compte 27 bibliothèques municipales, 17 bibliothèques intercommunales et 9 bibliothèques départementales. Huit réseaux municipaux ou intercommunaux desservent une ville centre de plus de 100.000 habitants (Clermont Communauté, Dijon, Grenoble, Montpellier Agglomération, Moulins Communauté, Rouen, Saint-Etienne, Ville de Paris). Quatre de ces bibliothèques, celles de Grenoble, Rouen, Moulins Communauté et Montpellier Agglomération, ont reçu par ailleurs du ministère de la Culture le label de Bibliothèque numérique de référence (BNR). La Ville de Paris a, quant à elle, ouvert sa bibliothèque numérique au public le 13 octobre 2015.

    4 bibliothèques relèvent d'une collectivité de moins de 10.000 habitants

    Des bibliothèques desservant des communes plus petites et plusieurs réseaux ruraux figurent également dans la liste des bibliothèques aujourd'hui en production. Cinq réseaux desservent ainsi entre 10.000 et 20.000 habitants, et quatre bibliothèques relèvent d'une collectivité ou d'un groupement d'un peu moins de 10.000 habitants (Saint-Julien de Concelles, 6.782 habitants ; Pegomas, 7.285 habitants ; Pays de Tarascon-sur-Ariège, 8.796 habitants ; Eybens, 9.440 habitants). Les bibliothèques desservant des communes de moins de 10.000 habitants pourront également bénéficier de leur inscription dans le réseau des bibliothèques départementales de prêt (BDP) dont 9 sont actuellement présentes dans PNB. 
    L'offre PNB est également disponible dans le réseau des Instituts Français à l'étranger situés à Paris (c'est pour cela que l'on parle aussi de "54 réseaux français") et dans le réseau des Instituts Français situés à l'étranger : 5 bibliothèques territoriales suisses expérimentent actuellement PNB, ainsi que les bibliothèques de la communauté française de Belgique (145 réseaux locaux), qui disposent d'un portail unique conçu par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    37 librairies proposent l'offre PNB aux collectivités

    Au 1er mars 2016, 37 librairies sont en mesure de proposer l'offre PNB aux collectivités. La plupart travaille avec une seule librairie (sauf Lille, Lyon, Paris et Rennes qui travaillent avec deux). Onze librairies (**) sont labellisées Librairies indépendantes de référence (LIR) par le ministère de la Culture.
    Car l'une des caractéristiques du projet PNB est bien de permettre l'intégration de la librairie dans la fourniture de livres numériques aux collectivités, répondant ainsi à la deuxième des "12 Recommandations" consistant à "porter les offres de livres numériques destinées aux bibliothèques à la connaissance des libraires afin de leur permettre de les présenter à ces dernières".
    L'offre éditoriale aux collectivités est constituée de 106.200 titres, contre 208.000 proposés aux particuliers. Le rapport en déduit que la première des "Douze recommandations" de 2014, qui était de "donner accès aux bibliothèques publiques à l'intégralité de la production éditoriale numérique" n'a pas encore atteint son objectif.

    La nature des acquisitions encore trop dépendante de l'offre des éditeurs

    Près de la moitié de l'offre est composée de littérature générale. Et le rapport relève la marge limitée dont disposent les bibliothèques en matière de politique de l'offre numérique. En effet, "la nature des acquisitions des bibliothèques est fortement liée à l'offre proposée par les éditeurs, encore en construction et en cours d'enrichissement permanent, plutôt qu'à la seule politique documentaire mise en oeuvre par les établissements". Les bibliothèques françaises ont acquis 12.716 exemplaires numériques sur l'année 2015, dont près de 73% entre octobre et décembre. 41.259 prêts ont été réalisés sur cette même année par les bibliothèques françaises, dont près de 50% entre octobre et décembre. 59,43% ont été réalisés sur des nouveautés, avec là encore une préférence pour la littérature générale. 
    A noter enfin que les conditions de licence - fixées par les éditeurs - apparaissent très disparates. Le rapport d'évaluation explique cette situation "d'abord par la dimension encore expérimentale du dispositif au terme d'une année seulement de fonctionnement, ainsi que par le droit de la concurrence qui interdit toute entente".

    Valérie Liquet et Jean-Noël Escudié

    (*) Les bibliothèques municipales d'Aulnay-sous-Bois, de Grenoble, de Levallois-Perret, le réseau de médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole, les bibliothèques de la Ville de Paris, le service de la lecture publique de la Fédération Wallonie Bruxelles.

    (**) Les librairies Mollat à Bordeaux, Dialogues à Brest, "Au brouillon de culture" à Caen, Grangier à Dijon, Gwalarn à Lannion, Le Furet du Nord à Lille, Sauramps à Montpellier, Durance à Nantes, Le Failler à Rennes, L'Armitière à Rouen et Gaia à Toulon.
     

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  • 17/03/2016 - Bibliothèques : 5 questions pour comprendre l’expérimentation PNB

    17/03/2016 - Bibliothèques : 5 questions pour comprendre l’expérimentation PNB

    Gazette des communes - Publié le 17/03/2016 • Par Hélène Girard • dans : France

    Depuis 2012, le dispositif « Prêt numérique en bibliothèque » (PNB), élaborée sous l’égide du ministère de la Culture, permet aux équipements de lecture publique qui le souhaitent de se lancer dans le prêt de livres numériques. La Rue de Valois a publié le 16 mars 2016 une première évaluation, très attendue par les professionnels. Les bibliothécaires engagés dans les problématiques numériques restent divisés sur ce dispositif.

    CHIFFRES-CLÉS

    • 54 réseaux de lecture publique français expérimentateurs
    • 35 librairies  françaises
    • 106 216 titres disponibles pour les bibliothèques  publiques
    • 67 493 prêts réalisés en 2015

    (Source : ministère de la Culture)

    Le ministère de la Culture a publié le 16 mars 2016 les premiers « éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque » (PNB). La Rue de Valois constate une accélération de la hausse des prêts sur l’année 2015. Elle estime que la stratégie choisie, à savoir la contractualisation éditeur par éditeur, est la bonne.

    1- Qu’est-ce que PNB ?

    Ce dispositif prend la forme d’un portail, mis en œuvre à partir de 2012, pour mettre en relation les bibliothèques publiques avec l’offre numérique des éditeurs, ces derniers proposant leurs ouvrages par l’intermédiaire de leurs distributeurs et des librairies. PNB préserve donc, dans l’univers numérique, la chaîne du livre existant dans l’univers imprimé. Une volonté du ministère de la Culture, qui reste ainsi en cohérence avec sa politique de soutien aux librairies, notamment celles qui portent le label « Librairie indépendante de référence  » (LIR).

    PNB a pour opérateur Dilicom, société d’intermédiation pour les échanges et le partage de données entre acteurs du livre (1).

    2- Comment fonctionne PNB ?

    Chaque éditeur fixe les conditions d’acquisition : prix, durée de la licence, nombre d’utilisateurs simultanés du fichier, nombre de prêts total autorisés, type de fichier (epub, pdf). Chacun élabore aussi son offre éditoriale en direction des bibliothèques publiques : types d’ouvrages (nombre de nouveautés, types d’ouvrages, littérature, documentaire, etc.). Les licences proposées par les éditeurs sont limitées dans le temps et associées à un nombre de prêts (« jetons »). La licence expire à épuisement des jetons ou, lorsque tous les prêts autorisés n’ont pas été consommés, au terme de la durée fixée par l’éditeur. La possibilité de prêts simultanés « constitue l’une des caractéristiques originales du dispositif par rapport aux autres systèmes de prêt par téléchargement qui se sont développés à l’étranger, où s’est imposé un modèle reproduisant les conditions qui président au prêt de livres imprimés », fait valoir le ministère de la Culture. Ce modèle – un seul livre emprunté à la fois – existe aussi au sein des différentes options de PNB.

    3- Dans quel contexte se déroule l’expérimentation ?

    L’expérimentation PNB se déroule sous l’égide du ministère de la Culture. Elle fait l’objet d’une aide financière de 32 000 euros en 2012 apportée par le Centre national du livre (CNL). Hormis cette subvention, Dilicom assure que PNB est « autofinancé ».

    A l’automne 2013, la Rue de Valois a constitué un groupe de travail sur le livre numérique, qui réunit les acteurs de la chaîne du livre. Objectif : trouver un compromis sur une offre « acceptable » pour les bibliothèques et favorable au développement du prêt de livres numériques, encore balbutiant dans la plupart des équipements et insuffisante là où elle existe. Ce qu’a montré une étude réalisée sur la période 2013-2014 par le ministère de la Culture.

    C’est dans ce contexte qu’ont été élaborées, en décembre 2014, les « Douze recommandations pour la diffusion du livre numérique en bibliothèque publique », document cosigné par le ministère, la FNCC, les organisations représentatives des auteurs, des éditeurs, des distributeurs, des libraires et trois associations de bibliothécaires- ABFADBDPADBGV. Aujourd’hui, le ministère de la Culture insiste sur le fait que « PNB met en œuvre plusieurs des douze Recommandations ».

    4- Où en est PNB ?

    54 réseaux français

    PNB comptait au 1er mars 2016, 54 réseaux de bibliothèques françaises, de toute taille et de régions variées. Cinq bibliothèques suisses ont rejoint le dispositif, ainsi que 145 réseaux belges réunit sous un portail unique conçu par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Soit un total de 60 réseaux de bibliothèques « en production » (raccordées au service et en mesure de faire des acquisitions). D’autres sont en cours de test ou de raccordement. On y trouve :

    • de grands réseaux, desservant plus de 100 000 habitants, comme les 14 médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole, les 19 bibliothèques de la ville de Grenoble, ou encore la ville de Paris qui a ouvert en octobre 2015 une bibliothèque numérique pour ses 75 équipements de prêt d’ouvrages;
    • des équipements de petites collectivités, comme Eybens (Isère, 9400 habitants) ou Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique, 7258 hab.).

    L’implication de 9 bibliothèques départementales de prêt (BDP) dans PNB laisse augurer pour ces dernières un rôle de relais dans la desserte des bibliothèques des petites communes, via leurs portails départementaux

    35 librairies

    PNB comptait au 1er mars 35 librairies françaises participantes (sur un total de 37), dont 11 librairies indépendantes de référence (label LIR).

    106 216 titres  et 41259 prêts

    A ce jour, 106 216 titres ont été proposés aux bibliothèques, 41259 prêts ont été réalisés au cours de l’année 2015, avec une poussée de presque 50 % d’octobre à décembre (73% des acquisitions ont été réalisées sur ce dernier trimestre).
    La moitié de l’offre éditoriale est composée d’ouvrages de littérature générale ; plus d’un tiers concerne les documentaires et livres pratiques ; 5% de livre « jeunesse » ; le reste des ouvrages n’étant pas renseigné.

    (Source : ministère de la Culture)

    5- Pourquoi PNB est-il controversé ?

    Depuis plusieurs mois, PNB est au cœur d’une vive polémique au sein de la profession. L’ABF, notamment, est montée au créneau en octobre 2015, pour dénoncer les conditions de l’expérimentation. Elle pointait, entre autres, le fait que PNB était de facto le dispositif « recommandé par le ministère de la Culture », l’absence d’évaluation « indépendante qui puisse faire le point » sur cette offre, la présence de DRM (dispositif de gestion des droits). Une première évaluation est désormais faite et ses résultats rendus publics. Certains pourront penser qu’elle est le fruit du groupe de travail réunissant les parties prenantes du projet. Le collectif Savoircom1, qui milite pour le développement des communs de la connaissance, a, pour sa part, livré une « critique constructive» du dispositif.

    Les expérimentateurs de PNB ont répondu à l’ABF dans un texte commun, pour faire valoir, notamment, que les bibliothèques numériques qu’ils développent sont connectables à d’autres offres et qu’ils ne sont donc pas pieds et mains liés avec les éditeurs participants à PNB. Ils ont aussi mis en avant la diversité des bibliothèques expérimentatrices et justifié le modèle économique du dispositif. Quant au ministère de la Culture, il a répondu à l’ABF, point par point, dans un courrier daté du 8 janvier 2016 signé de l’ex-ministre Fleur Pellerin.

    A lire les tweets échangés par les bibliothécaires à l’occasion d’une journée d’étude sur PNB organisée par le Réseau de coopération pour l’accès aux ressources numériques en bibliothèque (Carel),  le 8 mars 2016 à la médiathèque Gustave Eiffel de Levallois (Hauts-de-Seine), qui fait partie des équipements expérimentateurs, le climat peine à s’apaiser. Même si l’ABF, tout est restant réservée, salue cependant PNB, par la voix de son président, Xavier Galaup, comme  « un moment de concertation interprofessionnelle, qui a permis de faire bouger les choses, même si l’équilibre est plus du côté des éditeurs que du nôtre ». Mais il reste un certain nombre de pommes de discorde, dont les principales sont :

    • la logique de contractualisation avec les éditeurs
    • la présence de DRM
    • l’insuffisance de l’offre, notamment dans la catégorie des nouveautés

    Logique la contractualisation

    Elle  consiste à privilégier les négociations avec les éditeurs. Nombre de bibliothécaires et l’ABF plaident, à l’inverse, pour une extension, à l’univers numérique, du droit de prêt existant pour le livre imprimé. C’est une des principales raisons pour lesquelles les associations de bibliothécaires – ABF, ADBGV et ADBDP, avaient signé les « Douze recommandations» du bout des lèvres.
    Dans une telle configuration, « le principe serait : tout livre numérique est empruntable en bibliothèque », expliquait alors à la Gazette Lionel Dujol, ex-secrétaire général adjoint de l’ABF.
    Sur ce point, la Rue de Valois ne semble pas encline à évoluer. Le communiqué publié concomitamment avec cette première évaluation souligne que

    Ces résultats encourageants valident pleinement la stratégie promue en la matière par la France auprès des autorités de l’Union européenne, consistant à privilégier les solutions contractuelles à l’élargissement des exceptions et limitations au droit d’auteur pour le développement des offres de ressources culturelles en ligne.

    Cependant, pour Xavier Galaup, il est impératif de « faire comprendre notre mission de service public [aux éditeurs], car nous ne pouvons pas être dans une logique économique ».

    DRM

    Dans le dispositif PNB, les éditeurs ont la possibilité d’introduire des DRM (dispositif de gestion des droits), qui limitent l’accès aux fichiers. En l’occurrence, il s’agit de DRM Adobe. La plupart des bibliothécaires ne veulent pas de DRM, et moins encore de système de DRM exclusif. Ils estiment que cela freine la diffusion du livre numérique auprès des lecteurs peu à l’aise avec les technologies numériques. Ce à quoi les partisans de PNB répondent qu’il revient  aux bibliothécaires de jouer leur rôle de médiation auprès des personnes qui ont besoin d’être initiées au numérique.

    Offre insuffisante

    Les bibliothécaires veulent accéder à une offre équivalente à celle dont dispose le grand public. C’est d’ailleurs la première des «Douze recommandations ». Le bilan que vient de publier le ministère de la Culture évalue l’offre PNB à « plus de 50% des titres disponibles pour les particuliers » (66% de l’offre des distributeurs présents dans PNB), avec une nette augmentation les trois derniers mois de l’année 2015 due à l’entrée de nouveaux partenaires. Du côté des lecteurs, ces nouveautés représentent 59,43% des prêts réalisés en 2015. Pour Xavier Galaup, il s’agit, certes, d’un « progrès », mais cela reste « insuffisant ».

    Dans la même logique, les bibliothécaires veulent que leurs équipements accèdent aux nouveautés, comme c’est le cas pour les livres imprimés. A ce jour, selon l’évaluation du ministère de la Culture, les nouveautés représentent 48,18% des acquisitions sur PNB. Jusqu’en octobre 2015, elles ont même devancé les ouvrages de fonds. Pour les auteurs de l’étude, la chute brutale enregistrée à l’automne reflète plus « des politiques documentaires différentes chez les nouveaux entrants qu’une évolution de la stratégie des bibliothèques déjà présentes dans le dispositif. »

    Pour les détracteurs de PNB, comme pour les bibliothécaires expérimentateurs, la diversité de l’offre constitue une question capitale, qu’il faut continuer à travailler. « C’est le rôle de Carel d’aller voir tous les éditeurs pour élargir l’offre disponible », a d’ailleurs souligné Sophie Perrusson, présidente du réseau, lors de la journée d’études organisée à Levallois le 8 mars.

    (Source : ministère de la Culture)

    Les parties prenantes du projet sont d’accord pour estimer que les données publiées le 16 mars ne constituent qu’un premier bilan. «Il convient de le considérer comme tel», précise le ministère de la Culture. D’autres devraient donc suivre, pour affiner la pertinence de l’analyse et prendre en compte l’évolution du  tour de table  (arrivée de nouveaux distributeurs et de nouvelles bibliothèques). Et les professionnels ne manqueront pas de réagir à cette évaluation et de demander des ajustements du dispositif.

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  • 17/03/2016 - Éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque

    17/03/2016 - Éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque

    Éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque

    Évaluation réalisée sous l’égide du ministère de la Culture et de la Communication (Directiongénérale des médias et des industries culturelles), par un groupe de travail associant :

    le Centre national du livre, la société Dilicom, les bibliothèques pilotes (bibliothèque municipale d’Aulnay-sous-Bois, bibliothèque municipale de Grenoble, bibliothèque municipale de Levallois-Perret, réseau de médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole, bibliothèques de la Ville de Paris, service de la lecture publique de la Fédération Wallonie Bruxelles), l’association RéseauCarel, le Syndicat national de l’édition, le Syndicat national de la librairie et les librairies pilotes (librairie Le Divan, librairie Sauramps), la Société des gens de lettres, les prestataires des librairies et bibliothèques pilotes (Archimed, ePagine, Feedbooks).

    http://aldus2006.typepad.fr/files/synth%C3%A8se-pnb-mars-2016.pdf

     

     

     

     

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  • 10/03/2016 - Exploiter les données d'usages en bibliothèque : pourquoi faire ?

    10/03/2016 - Exploiter les données d'usages en bibliothèque : pourquoi faire ?

    UN ENJEU MAJEUR POUR LES BIBLIOTHÈQUES : 
    L’EXPLOITATION DES DONNÉES D’USAGES

    L’essor des outils pour la production de données mis à disposition des bibliothécaires - listes obtenues avec les logiciels SIGB, graphiques issus des enquêtes de satisfaction, tableaux excel générés à partir des systèmes de reconnaissance des fichiers de log - a entraîné une massification des données disponibles. Or, celles-ci sont souvent très difficilement interprétables. Leur utilisation est pourtant un enjeu majeur pour les professionnels des bibliothèques : comment les traiter, les interpréter, les exploiter ? La journée d’étude organisée par l’Enssib le jeudi 14 janvier 2016 a permis à des professionnels des bibliothèques, de l’édition et de la recherche d’échanger sur cette problématique majeure à l’heure du big data.

    La première expérience partagée fut celle du réseau des BU de Franche-Comté. Son projet d'art génératif Village Doc permet de visualiser le réseau des bibliothèques comme la place d'un village où les lecteurs réels se rencontrent dans l'espace virtuel. Deux thèmes ont ensuite été traités par les intervenants.

    L'EXPLOITATION SOCIOLOGIQUE DES DONNÉES RECUEILLIES 
    LORS DES ENQUÊTES DE PUBLIC

    Les interventions de la matinée ont permis de réfléchir à l’exploitation sociologique des données recueillies lors des enquêtes de public. Des expériences intéressantes ont été menées dans plusieurs bibliothèques de la région Rhône-Alpes. Dans le cadre de son doctorat de sociologie à l’Enssib, Mabel Verdi s’est intéressée au rôle de la lecture numérique en bibliothèque municipale. Pour ce faire, elle a conduit 34 entretiens directs avec des usagers actifs dans dix bibliothèques municipales du Rhône. Olivier Zerbib, maître de conférences en sociologie au sein du G2i - IAE de Grenoble, Marie Doga, maître de conférences en sociologie au sein du laboratoire Pacte, et Emmanuel Brandl, docteur en sociologie et ingénieur de recherche à EnssibLab ont conduit une enquête sur Bibook, l'interface de lecture numérique des bibliothèques de Grenoble. De ces différentes enquêtes, plusieurs résultats intéressants ressortent.

    Elles révèlent notamment que la génération des babyboomers est très attentive à l'effervescence de l'industrie culturelle. Un autre résultat instructif est l’existence d’une correspondance entre les emprunteurs de liseuse et les grands lecteurs. Elles montrent également que la pratique de la lecture nomade permet d’élargir l’espace de l’expérience de la lecture.

    Cécile Touitou a ensuite présenté l’enquête Libqual, menée à la Bibliothèque de Sciences Po Paris. Cette évaluation, basée sur les normes ISO 2789 (activité), NF ISO 11620 (performance) et 16439 (impact des bibliothèques sur la collectivité), a été effectuée en collaboration avec le service de marketing de l’institution parisienne, afin d’offrir un cadre d'exploitation de données d'usage pour une meilleure compréhension des attentes des différents publics. En même temps elle répondait aux exigences requises par les donateurs, acteurs importants dans la gestion de la bibliothèque de Sciences Po.

    L’EXPLOITATION NUMÉRIQUE DES DONNÉES DE BIBLIOTHÈQUES

    La deuxième partie de la journée a été consacrée à l'exploitation numérique des données de bibliothèque.

    Le projet Prévu, né de la collaboration entre le laboratoire CiTu (Paragraphe Paris 8), le SCD de Paris 8 et le Labex Arts-H2H en partenariat avec l’EnsadLab et le Campus Condorcet a été présenté par Gaétan Darquié, Isabelle Breuil et Mehdi Bourgeois. Tout en reprenant les notions d'éditorialisation de Marcello Vitali Rosati et de dépassement du clivage contenant/contenu rendu possible avec le numérique, le projet Prévu essaie de structurer la circulation du savoir dans un acte de production du réel. Dans le maelstrom du big data, la visualisation des données obtenue par Prévu participe à leur « redocumentarisation » tout en donnant une lisibilité immédiate par des graphiques et des schémas.

    Les expériences de PNB Dilicom (Véronique Backert), de OpenEdition (Julien Gilet) et EzPaarse (Thomas Porquet et Thomas Jouneau) se focalisent sur le potentiel de l’exploitation des données d’usage des ressources numériques grâce à leur traçabilité. Afin de permettre aux libraires de présenter des offres de livres numériques aux bibliothèques, le projet PNB vise à faciliter les interactions entre les acteurs de la chaine numérique. Devant la masse de données obtenues, la problématique qui doit nous interroger est comment exploiter un corpus pas forcement standardisé tout en le croisant avec des données sensibles telles que les informations personnelles des lecteurs.

    OpenEdition ainsi que le projet Ezpaarse figurent parmi les pionniers de l’analyse des fichiers log des accès distants. Pour Julien Gilet d’OpenEdition, plate-forme qui propose des revues en libre accès, l’enjeu des statistiques de consultation demeure vital car il permet de connaitre les attentes et les besoins réels des usagers et donc de leur fournir un service adéquat. A travers l’analyse des fichiers log, OpenEdition est dans la mesure d’étudier les flux de consultation. Mais cette analyse rencontre de nombreuses difficultés telles que la prolifération de robots qui faussent les données ou la faible fiabilité des données fournies par les outils d’analyse d’usage les plus répandus (Google Analytics par exemple). Pour y pallier, il est donc nécessaire de se tourner vers d’autres outils d’analyse. Le projet EzPaarse né de la collaboration entre le consortium Couperin, le CNRS-Inist et l'université de Lorraine, a élaboré un outil désormais devenu incontournable pour les BU qui ont besoin d’une une meilleure information sur le public de leurs ressources numériques. En effet, cet outil permet d'analyser les connexions aux ressources numériques via le proxy. La première phase du projet qui s’est terminée en décembre a permis d’avoir une lisibilité complète pour la majorité des bases de données scientifiques et pour une grande partie de celles en SHS. Actuellement, les membres du projet EzPaarse étudient la possibilité de donner une forme graphique à la masse de données obtenue chaque mois afin de rendre communicables les chiffres d’accès. Les intervenants ont ainsi présenté les perspectives offertes par plusieurs outils : Omniscope de Visokio pour le traitement des données statistiques ; Ezagimus, le projet de plate-forme qui permet d'utiliser les fichiers de logs afin de produire un entrepôt de données d'utilisation pour leur stockage sur le long terme ; et Kibana pour la visualisation des tableaux.

    Enfin, lors de la dernière intervention, Soledad Beaudon de l’université Jean Monnet de Saint-Etienne a présenté le potentiel offert par l’exploitation des données obtenues grâce au SIGB Koha. L’interrogation de la base de données via des requêtes MySQL, outil précis mais parfois lourd, pose des problèmes de ralentissement et d’engorgement. Pour y faire face, une copie de la base de données d’usage du réseau des BU stéphanoises est sauvegardée à la date j-1 tous les jours : les bibliothécaires peuvent ainsi lancer des requêtes - même très importantes - sans gêner le fonctionnement normal du SIGB en mode production. En l’absence de traitement automatique des données, Mme Beaudon a souligné l'importance du suivi constant des statistiques qui doit anticiper les changements des statuts des usagers d’un mois à l’autre.

    UNE JOURNÉE D’ÉTUDE QUI OUVRE LES CHAMPS DES POSSIBLES

    Tandis que les récentes polémiques liées au financement de la culture pourraient faire penser qu’une évolution possible de notre métier tendrait à exploiter les chiffres seulement dans une logique purement comptable, pour justifier l’existence même des bibliothèques, la journée du 14 janvier a présenté un tout autre panorama. Dans la majorité de cas il y a une réelle volonté de connaître les changements qui interviennent autour des bibliothèques. Les publics changent, les pratiques évoluent, par conséquent les demandes qui sont soumises aux bibliothèques doivent évoluer elles aussi. Aujourd'hui les études affinées par l'usage des nouvelles données mises à disposition par des outils en voie de développement nous montrent le potentiel à notre disposition. L’enjeu commun de toutes les interventions qui se sont succédées est l’élaboration d’un moyen de lire ces chiffres afin de pouvoir les mettre au service de la qualité de l’accueil, du développement des collections et des acquisitions, de l'amélioration de la connaissance des nouveaux publics. Une fois de plus dans leur histoir,e les bibliothèques sont confrontées à des profondes mutations sociales : l’exploitation des données d’usage est aujourd’hui une opportunité pour remettre au centre leur rôle.

    Référence bibliographique :

    Franco, Daniele. Exploiter les données d’usages en bibliothèque : pourquoi faire ?. Bulletin des bibliothèques de France [en ligne], n° 7, 2016 [consulté le 11 mars 2016]. Disponible sur le Web : <http://bbf.enssib.fr/tour-d-horizon/exploiter-les-donnees-d-usages-en-bibliotheque-pourquoi-faire_65839>. ISSN 1292-8399.

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  • 07/03/2016 - Réalité augmentée : Google veut réinventer le livre papier

    07/03/2016 - Réalité augmentée : Google veut réinventer le livre papier

    Google brevet livre papier réalité augmentée

    Google veut faire évoluer les livres papier en leur apportant une touche de numérique. le géant du web a déposé deux brevets pour marier les livres papier et la réalité augmentée. 

    Google s’est toujours intéressé de près aux livres et notamment aux livres numériques. La firme de Mountain View a déposé deux brevets dans l’objectif d’enrichir les livres papier.

    Le premier brevet décrit un livre papier accompagné d’un écran. Chaque page du livre est doublée par une version numérique. Elle s’affiche sur un smartphone ou une tablette placée au dessus du livre.

    Google-brevet-livre-realite-augmenter

    Le deuxième brevet est beaucoup plus futuriste. Il ne risque pas d’être appliqué dès demain mais il pourrait préfigurer de ce que pourront un jour devenir les livres. On est plus ici sur le terrain de la réalité augmentée mais sans lunettes. La firme de Mountain View veut pousser très loin l’interactivité.

    Le livre en question est un pop-up book. Google imagine un livre papier avec des pages bardées de capteurs tactiles. Tourner une page actionne un petit projecteur intégré dans le livre. Il affiche des images en surimpression sur les découpages. L’expérience est enrichie avec du son grâce à un petit haut-parleur dissimulé dans la tranche.

    Il ne reste plus qu’à espérer que ces brevets donnent un jour naissance à ces livres en réalité augmentée.
    Google a d’ailleurs récemment lancé des livres enrichis compatibles Android et iOS en partenariat avec des grands éidteurs, laissant place à la créativité numérique. 

    Google-brevet-livre-realite-augmentee-02

    Cette nouvelle pourrait faire une grand Boom sur la planète Edition. Google vient de publier en collaboration avec un éditeur deux livres numériques interactifs qui revoient entièrement les codes narratifs de l’objet livre.  

    L’objectif de ces publications est de permettre aux écrivains d’écrire des livres qui ne peuvent être imprimés sur papier.

    Un travail utilisant toutes les capacités du web

    Google Creative Lab Sidney et Visual Editions ont publié deux ebooks inédits. Ces livres changent dynamiquement sur votre téléphone ou votre tablette, en utilisant tous les attributs de l’internet mobile pour faire des choses que les livres imprimés ne pourraient pas faire.

    Autrement dit, Google voulait voir s’il était possible de conserver l’intégrité de la lecture, tout en jouant avec l’objet livre numérique.

    Des auteurs connus, des développeurs et des éditeurs

    Pour travailler sur ces deux premiers romans, Google et l’éditeur ont collaboré avec des auteurs connus. Ceux-ci ont créé une synergie avec des développeurs pour proposer des expériences de lectures numériques immersives et inédites. Ils ont inventé ensemble de nouveaux codes narratifs, sublimant le story telling.

    De la Techno compatible iOS et Android et du papier

    Lors de la mise en place du projet, les équipes ont utilisé du bon vieux papier, pour créer les prototypes. L’objectif était de comprendre les différentes phases de création du livre papier pour trouver des solutions optimisées et créer un livre numérique interactif.

    Les livres sont interopérables entre iOS et Android. Donc si vous avez un smartphone Android de type Samsung ou une tablette de type iPad, vous pouvez télécharger et lire ces ebooks. Il n’y a pas besoin de télécharger deux fois le livre, il fonctionne sur les deux OS !

    Par contre, les ouvrages ne sont en vente que sur le site de l’éditeur ou dans Google Play Store, ils ne le sont pas sur iBooks.

    Pour réaliser ce travail, et donner naissance à la collection baptisée Editions At Play, l’équipe s’est fixé trois objectifs: 
    Le livre doit être « Mobile First »
    Le livre doit avoir une notion de pages
    Le livre doit utiliser les qualités dynamiques du web

    Google livre numerique

    Le résultat et la suite

    Résultat, deux livres viennent de voir le jour. Ils sont à un prix abordable puisqu’ils coûtent moins de 5 euros. 
    Entrances & Exits de Reif Larsen et The Truth About Cats & Dogs de Joe Dunthorne et Sam Riviere sont les deux titres déjà disponibles.

    Le premier roman se passe dans Google Street View. L’auteur a construit son histoire autour de différents endroits, au fur et à mesure le lecteur peut naviguer dans ces rues et se placer en tant qu’acteur de l’histoire.

    Le second est d’un autre genre, c’est une « bataille littéraire » entre Joe Dunthorne et Sam Riviere et le lecteur peut choisir « son camp » en fonction des propos des auteurs.

    L’éditeur Penguin Random House participera au prochain livre. Le livre Strata fera entrer le lecteur dans un univers encore différent, il sortira au mois de mars. Un quatrième livre sortira en avril.

    Le livre enrichi que certains voulaient enterrer, entre dans une nouvelle dimension, alliant interopérabilité, créativité et brio !

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  • 07/03/2016 - Ebooks – Accessibilité : la victoire des aveugles sur Amazon

    07/03/2016 - Ebooks – Accessibilité : la victoire des aveugles sur Amazon

    ebooks-generique-04
    En juillet 2015, on apprenait qu’Amazon était sur le point de signer un contrat de 4.5 millions de dollars avec l’Etat de New York pour proposer des manuels scolaires aux écoles à 1800 écoles. 

    En septembre 2015, nous vous révélions la Fédération nationale pour les aveugles (National Federation of the Blind – NFB) s’opposait fermement à ce contrat. L’organisme estimait qu’Amazon n’apportait pas toutes les garanties pour rendre les ebooks accessibles aux personnes aveugles. Suite à cette levée de bouclier, le Département de l’Education de la ville de New York avait suspendu les négociations.

    La situation est restée bloquée et la NFB entendait maintenir un bras de fer avec Amazon jusqu’à obtenir des réponses satisfaisantes.

    Il semblerait qu’un compromis soit maintenant trouvé. En effet, la NFB a annoncé par communiqué qu’elle allait travailler main dans la main avec Amazon.

    Amazon et la Fédération nationale des aveugles collaboreront désormais à l’amélioration des contenus éducatifs, des plateformes et des applications d’Amazon. Ils se réuniront sur une base permanente pour examiner les progrès et échanger des idées. Les premiers résultats de cette collaboration sont attendus cette année.

    Dans un comuniqué, Mark A. Riccobono , président de la Fédération nationale des aveugles a indiqué : «La NFB et Amazon ont cherché une collaboration productive pour améliorer l’ accessibilité, et nous sommes maintenant impatients de travailler en étroite collaboration pour améliorer les technologies qui optimiseront l’ expérience de lecture numérique pour tous les clients. L’engagement qu’Amazon a pris dans cet accord nous rapproche du jour où les étudiants aveugles de tous âges auront la même expérience de lecture numérique et l’ accès au contenu que les autres, et démontre que l’ accès pour les aveugles va de pair avec l’ innovation continue dans la technologie ».

     

    accessibilite generique IDBOOX 2015

    Alors que tout le monde ou presque était en vacances, Amazon a signé un contrat énorme avec l’Etat de New York fin juillet 2015.

    Ce contrat porte sur la fourniture de livres numériques aux 1800 écoles de l’état. Ce marché rapporterait 4,5 millions $ à Amazon, c’est le plus gros deal jamais passé par l’Etat de New York avec une compagnie privée (lire les détails ici). 

    Seulement voilà, la fédération nationale pour les aveugles (National Federation of the Blind – NFB) ne voit pas du tout ce contrat comme une opportunité pour les écoles et les élèves.

    En effet, la fédération considère qu’Amazon possède le pire des formats d’accessibilité pour les personnes aveugles et malvoyantes et considère que la multinationale de Jeff Bezos ne fait aucun effort pour améliorer les choses.

    Pire encore, Whispercast, le système prévu pour dispenser tous les ebooks et documents éducatifs aux écoles participantes n’est selon l’organisation ni adapté aux élèves aveugles ni aux professeurs atteints de cécité.

    NFB s’est donc mobilisé, a envoyé des courriers aux autorités et a organisé des protestations avec le soutien de ses membres. Et ils ont été entendus.

    Contacté par notre rédaction, Chris Danielsen nous a indiqué que le deal entre l’Etat de New York avec Amazon a été suspendu.

    « Le Département de l’Education de la ville de New York (The New York City Department of Education’s Panel on Educational Policy) a suspendu son vote concernant le marché avec Amazon suite à nos différents courriers concernant nos plaintes sur la non accessibilité des contenus » nous a déclaré notre contact.

    L’affaire n’est pas pour autant terminée, la NFB nous a confié que pour le moment l’organisation attendait de nouvelles déclarations de la ville de NYC.

    Gageons aussi que les lobbyistes sont en train de prendre le relais pour aboutir à un compromis, nous en saurons certainement plus prochainement.

  • 07/03/2016 - Autoédition – Ebooks : voyez grand avec la distribution Premium

    07/03/2016 - Autoédition – Ebooks : voyez grand avec la distribution Premium

    bookelis autoedition ebook

    Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles un auteur indépendant devrait systématiquement commercialiser ses livres auprès d’un maximum de revendeurs. 

    La principale est que cela augmente la visibilité des livres et le nombre de lecteurs potentiels. Tout le monde s’accorde sur ce point : mieux vaut être référencé auprès de plusieurs dizaines de librairies plutôt qu’une ou deux.

    Récemment, Kobo, un des grands revendeurs mondiaux avec 26 millions d’utilisateurs, a révéléquelques chiffres sur sa librairie de livres numériques : l’autoédition représenterait 15% de ses ventes, ce qui est considérable.
    Ce qui est vrai pour Kobo l’est aussi pour tous les autres sites libraires, à des échelles différentes.

    Pour permettre aux auteurs d’accéder facilement et rapidement à tout le marché, la plateforme d’autoédition Bookelis a mis en place un service unique de publication d’ebooks : la distribution Premium. Véritable Smashwords francophone, il permet de convertir automatiquement et gratuitement les fichiers Word au format ePub, puis de référencer le livre numérique auprès de 90 librairies, y compris en Belgique, en Suisse et au Québec.

    Ce service est d’accès entièrement gratuit pour les auteurs autoédités : pas d’abonnement, pas de ticket d’entrée. Bookelis se rémunère uniquement en conservant un pourcentage sur les ventes. L’auteur perçoit 50% du prix de vente, un mode de calcul simple et transparent.

    Distribution à la carte : tout à gagner, rien à perdre

    Pour les auteurs expérimentés qui publient en direct sur Amazon, Kobo ou Apple, il est possible d’exclure ces librairies de la distribution Premium, tout en bénéficiant des autres référencements. Le seul risque : vendre plus de livres !

    Parmi les autres avantages de ce service, plus de liberté et de simplicité :
    – gestion de toutes les librairies depuis un compte unique
    – possibilité d’utiliser ses ISBN personnels
    – pas de fourchette de prix de vente à respecter ; l’auteur perçoit 50% quel que soit ce prix
    – possibilité de faire des promotions sur les prix à volonté
    – pas de formulaire fiscal américain complexe à remplir (EIN, ITIN, etc.)
    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Bookelis.

  • 29/02/2016 - 4.000 livres bradés par la bibliothèque vendus

    29/02/2016 - 4.000 livres bradés par la bibliothèque vendus

    Ce samedi, la bibliothèque organisait une opération à 1 € le livre. C'est un gros succès pour cette animation. En effet, 4.000 livres ont été vendus.
    C'est une belle opération de la bibliothèque de Carhaix. Ce samedi, une opération à un euro le livre était lancée afin de se séparer de certains ouvrages.
    Marie-Christine Jaouen, directrice de la bibliothèque de Carhaix : 

    « Il est certain que ce n’est pas sans un pincement au cœur que l’on se sépare de certains ouvrages, mais la bibliothèque n’a pas la vocation d’archiver, de plus, elle n’est pas extensible, alors si les livres ne sortent pas, pendant un an ou plus, on s’en rend compte en un clic avec l’outil informatique dédié au fonctionnement d’une bibliothèque, il faut en proposer d’autres. Nous achetons un millier de livres par an, qu’il faut mettre sur les rayonnages, c’est un volume ! »

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  • 28/02/2016 - On a testé la bibliothèque mobile de la SNCF

    28/02/2016 - On a testé la bibliothèque mobile de la SNCF

    La SNCF propose de lire dans le train, grâce à un site et une application donnant accès à 100 000 ouvrages.

    Dans le train, pourquoi ne pas se laisser tenter par l'offre de la SNCF, qui propose de lire grâce à sa bibliothèque numérique ? Première opération, télécharger l'applicationSNCF e-livre (elle permet de lire un livre même sans connexion Internet), ou aller sur le site e-livre.sncf
    Sans inscription, le site donne accès à 5 000 titres, des classiques de la littérature française : Balzac, Zola, Flaubert, Stendhal...

    La SNCF propose aussi de s'inscrire gratuitement, pour trente jours, et la bibliothèque s'agrandit : 100 000 titres !

    L'offre est fournie en bandes dessinées, ouvrages pratiques, classiques, livres de cuisine, jeunesse... Mais elle pèche du côté des romans. Les titres qui font l'actualité, lesbest-sellers, ne sont pas de la partie. Seuls des petits éditeurs comme Métailié ou Au Diable Vauvert apparaissent au catalogue. C'est que, si des poids lourds comme Dargaud, Dupuis, La Martinière ont joué le jeu, les gros éditeurs de littérature générale s'y refusent encore.

    Au bout de trente jours, il faut débourser 9,90 € par mois. Cela vaut-il le coup ? Tout dépend de ce que l'on aime lire...

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  • 24/02/2016 - Lire ensemble une plateforme d’ebooks pour les enfants sourds

    24/02/2016 - Lire ensemble une plateforme d’ebooks pour les enfants sourds

    lirenesemble enfants sourds ebook
    Lire-ensemble une plateforme web destinée aux enfants sourds (EFPP – Ecole de Formation Psycho Pédagogique).

    Ce projet a été retenu par la Direction du numérique pour l’éducation dans le cadre du dispositif de soutien à projet de la Commission multimédia. 

    Les enfants peuvent ainsi accéder à des livres numériques en ligne adaptés en langue des signes. Plusieurs histoires sont déjà à lire et à écouter.

    Mais ce n’est pas tout, des activités éducatives numériques sont aussi proposées comme : apprendre la LSF, en français ou en anglais. Des rendez-vous ludo-éducatifs sont donnés autour de divers sujets pour tous les enfants.

    Ces petits jeux sont présentés sous forme de vidéo et de son et permettent aux enfants de répondre tout en apprenant et en s’amusant en cliquant sur l’écran.

    Les personnes aveugles ou malvoyantes, peuvent aussi visiter le site, une description des illustrations et une version audio des textes est disponible en cliquant sur l’icône « casque audio ».

    Un module « auteur » est également présenté, il permettra aux enseignants et aux éducateurs de construire leurs propres supports à partir de modèles d’activités bilingues,.d’écrire des histoires pour enfants qui seront ensuite publiées sur le portail.

    http://www.lire-ensemble.com/

     

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