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LES DECOUVERTES

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08/03/2017 - Un des premiers essais d’impression en couleurs

Un des premiers essais d’impression en couleurs

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Cours d’anatomie publié à Nancy en 1773. Les planches en couleurs et de style néo-classique ont été imprimées au moyen de quatre plaques en noir, bleu, jaune et rouge. Ce procédé d’impression mécanique des illustrations, en couleurs, a été conçu par Jacques Gautier d’Agoty et il est appliqué ici par son fils Arnauld-Eloi.

Claude Sorgeloos

Pour en savoir plus (pdf)

Description bibliographique

N. Jadelot, A.E. Gautier d’Agoty
Cours complet d’anatomie.
Nancy, Jean Baptiste Hyacinthe Leclerc e.a., 1773

Description complète

 

Bibliographie

  • Journal des Sçavans, janvier 1773, p. 55-56, souscription.
  • Catalogue de la bibliothèque de feu M. Louis Vercruysse, bibliophile distingué à Courtrai, première partie, Bruxelles, Ferdinand Heussner, 6-16 février 1865, lot 731.
  •  
  • H.W. Singer, « Der Vierfarbendruck in der Gefolgschaft Jacob Christoffel le Blons, mit Œuvre-Verzeichnissen der Familie Gautier-Dagoty, J. Roberts, J. Ladmirals und C. Lasinos », Monatshefte für Kunstwissenschaft, 10, 1917, p. 177-99, 281-292, 301-314, en particulier 301-302.
  • C. & Ch. Franklin, Early Colour Printing from Chiaroscuro to Aquatint, Oxford, 1977, p. 49-50.
  • A. Gautier (dir.), Les trois révolutions du livre, Paris, 2002.

 

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14/02/2017 - Tout garni, une BD transmedia numérique très originale

tout-garni-bd-transmedia

Avec le numérique, l’important est de créer et d’inventer de nouveaux modèles économiques et de nouvelles façon de lire. 

Les éditions La Pastèque et Télé Québec lancent un projet de grande envergure et très original.

L’éditeur a convaincu 12 illustrateurs de BD à participer au projet intitulé « Tout Garni ! »
Depuis le 11 janvier, les amateurs de bande dessinée et d’humour sont invités à découvrir un épisode de l’histoire sur le site dédié. 12 auteurs vont ainsi se succéder jusqu’à la fin de l’année, à raison d’un épisode par mois.

Chacun d’entre eux, poursuivra l’histoire entamée par Pascal Girard autour de « Tout Garni ».

Tout Garni c’est l’histoire d’un livreur qui délivre de délicieuses pizzas à domicile. Le premier épisode est drôle, très drôle, et surtout il est interactif et animé.

Au fil de l’histoire, le lecteur est invité à interagir sur l’aventure pour découvrir la suite. Des petites zones vertes s’affichent sur l’écran, on clique pour déclencher des événements.

Mais ce projet de BD 100% numérique ne s’arrêtera pas là, lorsque tous les épisodes seront prêts, cette BD pas comme les autres prendra d’autres formes.

Elle sera proposée en jeu vidéo, en réalité virtuelle, et un terrain de jeu bien réel celui-ci sera ouvert à Montréal !

Alors pour découvrir ce projet transmédia très sympa cliquez ici !

 

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06/03/2017 - Plus besoin d’encre voici le papier qui peut être imprimé avec la lumière

papier sans encre

Dans un souci de contribuer à la réduction des impacts environnementaux négatifs de la production de papier, des chercheurs ont mis au point une encre qui peut être imprimée avec une lumière UV. 

Selon les scientifiques, cette encre pourrait permettre d’imprimer 80 fois sur une même feuille de papier.

Des chercheurs de l’Université Shandong en Chine; l’Université de Californie, à Riverside; et Lawrence Berkeley du National Laboratory, ont publié un document sur la lumière imprimable pour créer du papier réinscriptible . En effet, ce papier peut être imprimé et effacé sans ajouter d’encre.

Techniquement c’est un peu complexe, mais voici comment ça marche.

Dans un premier temps, il faut mélanger deux types de nanoparticules, un pigment de bleu de Prusse qui s’efface au contact de particules chargées, et du dioxyde de titane appelé TiO2.

Ces nanoparticules assemblées libèrent des électrons qui sont captés par les nanoparticules bleu de Prusse adjacentes, qui tournent du bleu à l’ incolore.

Ensuite, il faut enduire une feuille de papier du produit. Puis, il faut l’exposer à une lampe UV pour imprimer le texte ou les dessins.

Une fois imprimé, le papier conserve sa configuration pendant au moins cinq jours.

« Le papier léger imprimable est à un prix compétitif par rapport au papier conventionnel », a déclaré l’un des chercheurs. « Les matériaux sont peu coûteux, et il est également prévu que le coût de production soit faible ».

Toujours selon les chercheurs, « le produit peut être aussi appliqué sur la surface du papier classique par des procédés simples, tels que le trempage ou la pulvérisation. Le procédé d’impression est également plus rentable que le processus conventionnel, plus important encore, le papier léger imprimable peut être réutilisé plus de 80 fois, ce qui réduit considérablement le coût global « .

L’étape suivante va consister à inventer une imprimante laser compatible avec ce papier magique !

 

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DES INFORMATIONS SUR LES BIBLIOTHEQUES, LES LIVRES, LA LECTURE ...

  • 21/04/2017 - LA CONSTITUTION DES FONDS MUSICAUX DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE. HISTOIRE DES GRANDES COLLECTIONS MUSICALES. 2E PÉRIODE : 1815 À 1914

    21/04/2017 - LA CONSTITUTION DES FONDS MUSICAUX DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE. HISTOIRE DES GRANDES COLLECTIONS MUSICALES. 2E PÉRIODE : 1815 À 1914

    Ce projet a pour ambition de mieux comprendre l’origine des collections musicales de la Bibliothèque nationale de France en tentant de reconstituer et d’appréhender ces grands ensembles réunis par un personnage, une institution, ou formés par la production d’un artiste, qui sont parvenus à la Bibliothèque par des voies diverses tels que dons, dépôts, legs, achats en ventes aux enchères, confiscations révolutionnaires, réunions d’institutions. La genèse de ces sources musicales et le chemin qu’elles ont parcouru depuis leur conception jusqu’à leur lieu de conservation ultime pourront en effet éclairer le chercheur et le musicien et leur permettront d’en expliquer les particularités et les variantes.

    Manuscrit ayant appartenu à A. Farrenc, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8538817n

    Les archives de la Bibliothèque Royale, de la Bibliothèque Impériale et de la Bibliothèque Nationale (conservées notamment au département des Manuscrits), de la bibliothèque du Conservatoire et celles de l’Académie royale de musique (Bibliothèque-Musée de l’Opéra et Archives nationales), les anciens catalogues mis à la disposition des chercheurs, constituent des ressources importantes pour cette recherche sur les collections musicales de la BnF. De même, les archives conservées à la bibliothèque de l’Arsenal comme celles des Archives nationales peuvent fournir de précieuses informations. Par ailleurs, l’informatisation du fichier général du département de la Musique rend maintenant directement accessibles et exploitables de nombreuses marques de provenance auparavant peu visibles dans les fiches papier, que l’examen des reliures, des filigranes et autres informations figurant sur les documents pourront compléter.

    Séminaires

    Les travaux sont menés sous forme de séminaires. Ils ont concerné dans un premier temps la période antérieure à 1815, incluant les collections de la Bibliothèque Royale, les débuts de la Bibliothèque Nationale (puis Impériale), la constitution de la Bibliothèque du Conservatoire et le fonds ancien de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra ainsi que celui de l’Arsenal. Cette première session s’est déroulée de décembre 2014 à décembre 2015.

    Cette année, la deuxième session abordera l’étude de la période qui s’étend de 1815 à 1914. Les séances du séminaire se dérouleront de mars 2017 à février 2018. Les travaux incluront les collections de la Bibliothèque Royale, Impériale et Nationale, de la Bibliothèque du Conservatoire et la constitution de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra.

    Programme

    31 mars 2017 : Collectionner sous l’Empire

    • Introduction (Mathias Auclair, Laurence Decobert, Denis Herlin, Marie-Gabrielle Soret)

    • Charles-Eloi Vial, Alain Pougetoux. Les collections de partitions de l’impératrice Joséphine.

    • Catherine Massip. La collection musicale du duc de Massa.

    28 avril 2017 : Les prémices de la musicologie : fonds et bibliothèques de musicographes

    • Séverine Féron. Les papiers et la bibliothèque de Castil-Blaze à la BnF.

    • Benjamin Frouin. La bibliothèque et les notes d’Aristide Farrenc.

    16 juin 2017 : Collections publiques vs collection privée

    • Marguerite Sablonnière. Les collections musicales entrées par dépôt légal à la Bibliothèque nationale et à la bibliothèque du Conservatoire de Paris au XIXe siècle.

    • Coline Oddon. Jean-Baptiste Weckerlin et le folklorisme parisien de la deuxième moitié du XIXe siècle.

    22 septembre 2017 : Franchomme et Chopin

    • Jean-Jacques Eigeldinger. Présence de Chopin dans (et autour du) fonds Franchomme de la BnF.

    • Frédérick Sendra. Les transcriptions des œuvres de Frédéric Chopin par son ami le violoncelliste Auguste-Joseph Franchomme.

    13 octobre 2017 : Collectionneurs d’autographes musicaux

    • François-Pierre Goy. La collection d’autographes d’Auguste Vincent de la bibliothèque du Conservatoire.

    • Cécile Reynaud. La collection d’autographes réunie par Charles Malherbe à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, conservée à la Bibliothèque-musée de l’Opéra.

    17 novembre 2017 : Fonds de compositeurs

    • Peter Bloom. La collection relative à Berlioz rassemblée par Richard Macnutt.

    • Michela Niccolai. Le fonds Gustave Charpentier : de la conservation à l’importance patrimoniale.

    15 décembre 2017 : Érudits collectionneurs

    • Rosalba Agresta. Le fonds et la bibliothèque d’Alexandre Choron.

    • Dominique Hausfater. Bottée de Toulmon et la bibliothèque du Conservatoire de Paris.

    19 janvier 2018 : À la Bibliothèque-musée de l’Opéra

    • Romain Feist. Les papiers de la ballerine Marie Taglioni.

    • Jean-Michel Vinciguerra. Le fonds Charles Nuitter.

    16 février 2018 : Musique religieuse à la cour et à la ville

    • Laurence Decobert, Catherine Vallet-Collot. Le fonds musical de la Chapelle impériale et royale (1802-1830).

    • Thomas Vernet. Le fonds Plantade de la bibliothèque du Conservatoire.

    • Vincent Rollin. Le fonds de la Madeleine.

    Modalités pratiques

    Lieu du séminaire : UMR IReMus, 2 rue de Louvois, 75002 Paris
    Salle de réunion
    14h30-17h30

    Ce séminaire est ouvert à tous dans la limite des places disponibles. Si vous souhaitez assister à cette séance, merci de bien vouloir prévenir par courrier électronique.

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  • 14/04/2017 - Les bibliothèques de proximité, remparts à la désertification

    14/04/2017 - Les bibliothèques de proximité, remparts à la désertification

    Les bibliothèques de proximité, remparts à la désertification dans le Nord-Loiret

    Une partie des fonds des bibliothèques rurales vient de la médiathèque départementale du Loiret. © Pithiviers AGENCE

    Le Pithiverais compte plusieurs petites bibliothèques rurales, fonctionnant en partie grâce au bénévolat, et qui revêtent une grande importance pour les villages en profitant.

    Dans un Nord-Loiret ne comptant plus qu'une librairie (*), les bibliothèques résistent à la désertification culturelle menaçante. Mieux, les dernières années devaient voir la multiplication des initiatives visant à favoriser l'offre de lecture publique dans les villages les plus reculés, parfois de façon originale : boîtes à livres, cabine téléphonique transformée abritant des bouquins par dizaines, et, pour en venir au sujet du jour, bibliothèques rurales animées en partie par des associations.

    Plus de bouquins que d'habitants

    Auxy, Nibelle, Boiscommun…, autant de petites communes bénéficiant d'une structure de proximité où l'on peut emprunter un ouvrage, un CD, un DVD… Des endroits où l'on recense finalement plus de bouquins que d'habitants. Une chance pour les villages concernés, souligne Marie-José Foulard, chargée de gérer les 6.000 références à retrouver dans un ancien local abandonné de Boiscommun : « Sans cet endroit, nos écoliers n'auraient pas accès à une bibliothèque, puisqu'il s'avérerait compliqué de prendre le car pour se rendre à celle de Beaune-la-Rolande. Pareil pour les anciens non véhiculés. »

    La bibliothèque de Boiscommun, qualifiée d'intercommunale dans le sens où elle couvre aussi les voisins Chemault, Montliard et Montbarrois, devait ouvrir en 2004. Au lendemain de l'arrêt du bibliobus du département, qui sillonna longtemps la campagne loirétaine. Les gens s'étaient habitués à son passage, ils ont regretté sa disparition.

    Un manque comblé par certaines municipalités. À Boiscommun, les élus décidaient ainsi d'investir pour ouvrir un lieu public ouvert sur la culture, et, plus particulièrement, la littérature. « Une volonté politique », insiste Michèle Delin, l'autre gérante des lieux, qui rappelle que toutes les communes ne font pas ce choix. Un choix plutôt payant, puisque ces petites bibliothèques apparaissent de plus en plus comme les derniers bastions de vie d'une campagne touchée par des fermetures en série de services publics et de commerces. « On vient parfois simplement pour discuter, profiter de notre coin café, ou chercher une information sur notre poste ordinateur. »

    Mais dans ces modestes structures qui comptent, en général, seulement un ou deux employés à temps partiel, rien ne serait possible sans l'aide de bénévoles. La centaine d'adhérents des Amis de la bibliothèque de Boiscommun, ou encore ceux de Nibelle, apporte par exemple un soutien financier non négligeable à travers leurs cotisations. Sans parler des coups de main qu'ils peuvent régulièrement donner en matière d'animation.

    « Des a priori sur
    nos bibliothèques »

    Longtemps considérées comme un peu ringardes, peu attrayantes, les bibliothèques rurales rattrapent leur retard en repensant leur offre. Celles du Pithiverais organisaient ponctuellement conférences, séances de lecture avec des comédiens, « apéros-nouveautés », expositions temporaires, voire même concerts et spectacles délocalisés.

    « Les gens de la ville peuvent continuer d'entretenir des a priori. Mais ils se montrent positivement surpris quand ils viennent », assurent les deux bibliothécaires de Boiscommun, qui peuvent se vanter de compter, dans leurs rayons, les derniers prix littéraires ou les bouquins à la mode. « Nous comptons beaucoup d'amateurs de livres sur le terroir, mais parvenons facilement à les emmener vers d'autres genres », apprécient-elles. Peut-être là l'une des autres forces de ces temples de la culture en milieu rural : la proximité avec les lecteurs, qui bénéficient de lieux vraiment pensés selon leurs goûts.

    (*) La librairie Gibier, à Pithiviers.

    Julien Pépinot

     

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  • 30/03/2017 - Puteaux : Jean d’Ormesson inaugure une bibliothèque à son nom

    30/03/2017 - Puteaux : Jean d’Ormesson inaugure une bibliothèque à son nom

    Puteaux, ce mercredi après-midi. L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson, 91 ans, s'est dit ravi de l'invitation lancée par le conseil communal des jeunes. Devant 500 personnes, il a inauguré le tout nouvel équipement de la ville qui porte son nom. (LP/D.L.)

    David Livois

    PuteauxbibliothèqueinaugurationJean d'Ormesson

    Qui de mieux que Jean d’Ormesson pour étrenner la bibliothèque... Jean d’Ormesson ? A Puteaux, on n'a pas vraiment l’habitude de faire dans la demi-mesure. Alors, même s’il n’y a jamais vécu, c’est bien au plus people des Académiciens qu’est revenu l’honneur d’inaugurer, ce mercredi après-midi, une bibliothèque monumentale en bois sculpté, au style très anglo-saxon, qui s’étend sur plus de 350 m² au sein de l’hôtel de ville.

     

     

    (LP/D.L.)

     

    Le verbe haut, un regard bleu vif toujours aussi perçant, l’écrivain n’aura mis qu'une poignée de secondes à faire fondre son auditoire. « Malgré le printemps qui arrive, vous avez sacrifié quelques heures de promenades, des moments en famille ou avec des amis pour être ici, avec moi, et j’en suis très touché , lance-t-il en préambule à une salle des colonnes entièrement conquise. Un tonnerre d’applaudissements salue la sortie. Puis, avec un sens inné de la formule, Jean d’O enfonce le clou, avec des mots empruntés à Eugène Labiche : « j'appelle égoïstes ceux qui ne pensent pas à moi. Et bien aujourd’hui, je vous remercie d’avoir été si peu égoïstes... »

     

     

     

    (LP/D.L.)

     

    D’un pas alerte, Jean d’Ormesson, tout juste décoré de la médaille d’or de la ville, est ensuite allé couper le ruban avant de découvrir SA bibliothèque en compagnie de la maire (LR) Joëlle Ceccaldi-Raynaud. « Cette bibliothèque deviendra un espace d’évasion, de découverte et d’ouverture sur le monde », prédit l’élu. Un espace toutefois pas si ouvert que ça puisque l’équipement et ses confortables fauteuils en cuir, qui servent d’écrin aux archives municipales, ne seront accessibles que sur rendez-vous ou inscription.

     

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  • 19/04/2017 - Bibliothèques universitaires : "la tendance aux désabonnements se poursuit et s'amplifie"

    19/04/2017 - Bibliothèques universitaires : "la tendance aux désabonnements se poursuit et s'amplifie"

    Depuis plusieurs années, les bibliothèques universitaires doivent procéder à des désabonnements qui touchent désormais tous les types de ressources. Sandrine Malotaux, responsable des négociations documentaires au sein du consortium Couperin, explique les raisons d'une « relation tendue » entre éditeurs et BU. 

    Où en sont les relations entre les fournisseurs d'information et les bibliothèques universitaires ?

    Les relations entre les services documentaires des universités et organismes de recherche et les éditeurs se complexifient. Nous sommes amenés à travailler avec ces derniers pour l'accès courant à l'information (abonnements), mais aussi concernant le développement de services de plus en plus divers : achat d'archives pour le projet national Istex, droit de déposer en archive ouverte, usage des ressources pour la fouille de texte, fourniture des statistiques d'usage, développement d'une offre de livres électroniques en français adaptée aux pratiques de l'enseignement supérieur, etc. Dans plusieurs pays d'Europe, la relation s'étend aussi à la discussion sur le coût des frais de publication liés au modèle de publication open access auteur-payeur... La tendance dans ces pays est à renverser le modèle actuel de financement de la publication, encore majoritairement fondé sur le paiement de frais d'abonnement, pour privilégier un modèle fondé sur le paiement des frais de publication (APC). Nous n'en sommes pas encore là en France.

    Notre relation avec les éditeurs est donc multiforme, nous sommes amenés à développer des partenariats sur certains points, mais sommes encore dans une relation tendue sur la question du coût à l'accès à l'information.

    Les bibliothèques universitaires sont-elles encore obligées de se désabonner de certains titres comme c'était le cas en 2014 ?

    La tendance aux désabonnements se poursuit, s'amplifie et touche toutes sortes de ressources. En compilant les résultats des enquêtes menées auprès de nos membres depuis 2013, nous constatons que les budgets documentaires ne progressent plus depuis plusieurs années, et certains continuent de baisser. En revanche, les éditeurs maintiennent leur politique d'augmentation des prix, même si, il faut bien le reconnaître, les hausses sont désormais inférieures aux 6 ou 7 % par an que nous connaissions au cours des années 2000. Le maintien à l'identique des portefeuilles d'abonnements n'est plus possible et les désabonnements se multiplient depuis 2013 ; après avoir d'abord touché des titres de revues isolés, ces désabonnements concernent désormais pour la troisième année consécutive des grands éditeurs commerciaux en modèle « big deals » ou des sociétés savantes prestigieuses et touchent aussi de grandes universités scientifiques.

               Bruno Texier

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  • 11/04/2017 - La seconde vie rocambolesque des livres de bibliothèques

    11/04/2017 - La seconde vie rocambolesque des livres de bibliothèques

    La ‘mise en balle’ des livres obsolètes permet de leur donner une seconde vie en papeterie. Crédits photo: MIGUEL MEDINA/AFP
    • Hier, l’image a ému l’université de Poitiers: une benne à ordure remplie de vieux livres universitaires, avec un bandeau de sécurité pour en éloigner les étudiants. Passée l’émotion, les vieux grimoires ont pourtant une seconde vie passionnante.

    Sous la grisaille, une dizaine d’étudiants de l’université de Poitiers se masse autour d’une grande benne rouillée. À l’intérieur, 6m3 de vieux livres dont la bibliothèque de sciences n’avait plus l’utilité. Devant la scène, certains jeunes sont atterrés par une telle décision de leur fac: «J’ai honte... Tous ces livres sont peut-être dépassés mais ils font partie de la culture scientifique. Balancer des livres, ça ne se fait pas.» rapporte l’un d’eux, cité par La nouvelle république. Du côté de l’université, pourtant, on assure avoir suivi les mêmes consignes que d’habitude: «Évidemment c’était un peu maladroit cette benne à ordure à la vue de tous, s’excuse auprès du Figaro Frédéric Duton, responsable de la BU. Mais c’est le destin normal des vieux ouvrages!»

    Selon le cadre légal, toujours d’après le responsable, «une bibliothèque n’a pas le droit de donner ces livres à des particuliers, c’est comme ça!» Alors pour mettre à jour sa bibliothèque et ne pas multiplier les versions obsolètes de manuels scolaires, Frédéric Duton a deux options: «La première chose que l’on essaie de faire, c’est d’envoyer nos livres gratuitement aux associations. Dans le cas où elles n’en veulent pas, alors seulement ils partent en recyclage.»

    Des livres autour du monde

    Le parcours de l’ouvrage obsolète commence donc où s’arrête son intérêt universitaire. Du moins sur le territoire français. Après un voyage ubuesque, il peut se retrouver à aller peupler une bibliothèque à l’autre bout du monde. L’Afrique Subsaharienne, la Mongolie ou l’Ukraine sont les dernières destinations d’envoi de l’association Adiflor, qui redonne vie aux ouvrages à l’étranger. «Nous recevons énormément de livres de bibliothèques universitaires ou scolaires qui effectuent leurs opérations de «désherbage» (se séparer des livres devenus inutiles, ndlr), précise une bénévole de l’association. Notre objectif est de les trier et de les rentrer dans une base de données en ligne. Ensuite, des associations, des bibliothèques et des écoles françaises du monde entier nous appellent pour nous demander des cargaisons de livres pour les francophones.»

    Attention, toutefois, à ne pas envoyer n’importe quoi. La sélection se fait d’abord sur le prisme éditorial: «Pour un livre d’histoire, nous ne pouvons pas envoyer aujourd’hui une édition antérieure à 2012, qui pourrait biaiser l’information. Pour le français, en revanche, comme c’est une matière qui évolue moins, nous pouvons remonter un peu plus loin dans le temps. Nous n’envoyons jamais de livres trop ’franco-français’ non plus, comme de la politique intérieure, par exemple, qui n’intéresse que nous.» Vient ensuite l’aspect physique du livre. Là dessus, la bénévole est formelle: «Nous ne sommes pas du tout dans l’optique de ‘Ces pays n’ont rien donc on peut leur envoyer n’importe quoi.’ Au contraire, si le livre est abîmé, alors on l’envoie au recyclage.»

    « Arrêtons de considérer que ce qu’on ne veut pas chez nous pourrait être parfait chez les autres! »Dominique Pace, fondatrice de l’ONG Biblionef

    «Sous couvert de bonnes intentions, dont je ne doute pas, certains envoient des épaves de livres au bout du monde sans se soucier du satisfecit du cadeau reçu, appuie Dominique Pace, dont l’ONG Biblionef n’envoie aux pays francophones que des livres neufs . Combien de fois j’ai vu sur les docks de grands ports internationaux des containers de livres stagner pendant des mois avant d’être brûlés! Arrêtons de considérer que ce qu’on ne veut pas chez nous pourrait être parfait chez les autres.»

    Seconde main ou boulette de papier

    Roughol, une société Champenoise qui recycle entre autres du papier, reçoit cinq tonnes de palettes d’anciens livres de bibliothèques par an via des associations comme Adiflor. «On recycle parfois des livres de très bonne qualité, confirme l’un des employés de l’entreprise châlonnaise. Depuis quelques années, les ONG avec qui on travaille se focalisent d’avantage sur l’envoi aux pays africains et ne sont intéressées que par les produits quasi-neufs. Tout le reste arrive chez nous.» Une fois reçus, les rebuts de livres sont broyés, ‘mis en balle’ (tassés pour former de grands blocs, ndlr), puis envoyés en papeterie pour se refaire une santé. Il sera alors réutilisé pour de nouveaux ouvrages, des feuilles blanches...

    Du studieux silence des bibliothèques aux containers des docks internationaux en passant par les recycleries de l’hexagone, les livres ont donc une seconde vie minutieusement scrutée. Selon la qualité de l’ouvrage et son contenu, il deviendra seconde main à l’étranger ou boulette de papier dans une ‘balle’ en déchetterie. Et pour rassurer les élèves de l’université de Poitiers: recyclés ou donnés, les livres de la benne finiront bien par faire le bonheur de nouveaux lecteurs!

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  • 18/04/2017 - Le château de Breteuil retrouve son salon des jeux et sa bibliothèque Louis XVIII

    18/04/2017 - Le château de Breteuil retrouve son salon des jeux et sa bibliothèque Louis XVIII

    Le château de Breteuil retrouve son salon des jeux et sa bibliothèque Louis XVIII
    La bibliothèque Louis XVIII du château de Breteuil rouvre au public après avoir été restaurée (©Château de Breteuil).

    À l’occasion des vacances de printemps, le château de Breteuil rouvre au public le salon des jeux et la bibliothèque Louis XVIII, qui étaient fermés au public depuis un mois pour des travaux de rafraichissement.

    Le salon des jeux meublé d’une table de trictrac et de mobilier Louis XVI, rouvre au public après avoir subi des travaux de peinture afin de lui redonner son éclat. De même pour la bibliothèque de Louis XVIII, toute tapissée de vert et décorée de boiseries. On trouve dans cette pièce le fauteuil roulant de Louis XVIII, légué par le roi en personne en 1824 à Charles, le cinquième Marquis de Breteuil. La bibliothèque renferme également une collection de vingt-six livres anciens, offerte par Charles X quelques mois avant sa chute en 1830. Les travaux de restauration de ces deux pièces ont été entièrement financés par le château. Ces vacances de printemps sont l’occasion de découvrir également une nouvelle scène des contes de Perrault dans la cour des écuries.

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  • 21/04/2017 - Ouverture d’une bibliothèque numérique d’archives en Italie

    21/04/2017 - Ouverture d’une bibliothèque numérique d’archives en Italie

    Le ministre italien du Patrimoine culturel et du Tourisme, Dario Franceschini a donné son accord pour le lancement d’une bibliothèque numérique regroupant les archives nationales de l’Italie. Un projet à deux millions d’euros.

    Le ministre Dario Franceschini (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

    Le monde entier pourra bientôt avoir accès au patrimoine culturel de l’Italie. En effet le ministre Dario Franceschini a donné son feu vert pour la création d’une bibliothèque numérique italienne.

    Elle sera destinée à la préservation du patrimoine culturel de l’Italie et aura pour objectif de « partager et promouvoir la grande histoire de l’Italie », et ce à travers le monde entier grâce au numérique. Dario Franceschini évoque le téléchargement du contenu de 46 bibliothèques et 101 archives d’Italie sur la plateforme numérique.

    La diffusion devra être mondiale. Le budget prévu pour ce projet est de deux millions d’euros, mais, d’après le ministre, il aura « une valeur économique considérable ». En effet, les diverses institutions italiennes pourront partager plus facilement un contenu numérique, qui n’implique pas de taxes comme l’envoi matériel.

    Dario Franceschini voit en cette bibliothèque numérique « un atout incomparable d’une valeur culturelle énorme ». Son ministère est en charge de coordonner la numérisation des archives du patrimoine culturel en passant par leur branche, l'Istituto Centrale per il Catalogo e la Documentazione. Il est conscient de la taille du projet et du temps qu’il va nécessiter « mais à la fin ce sera un grand résultat ».

    Cette Bibliothèque numérique d’Italie regroupera des livres et des photographies, notamment des clichés de L'Unione Cinematografica Educative et du Centro Sperimentale di Cinematografia, pour un total de dix millions d’images.

    Pour rappel, l'Italie accueillera cette année une toute nouvelle Foire du livre, à Milan, du 19 au 23 avril, appelée Tempo di Libri.

    via iitaly par Elodie Pinguet

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  • 12/04/2017 - Et si le ramassage scolaire s’enrichissait par la lecture ?

    12/04/2017 - Et si le ramassage scolaire s’enrichissait par la lecture ?

    L’idée paraît toute simple au départ et l’on se demande pourquoi n’y avoir pas pensé avant. L’initiative revient à Pierre Seraille qui, à la recherche d’un emploi, s’est trouvé une nouvelle vocation en prenant le volant d’un bus assurant le ramassage scolaire pour des élèves de primaire en Belgique, dans la région de Grenappe. Quand on monte dans son bus, on peut choisir un livre, rapporte La Vie.

    (Crédits photos : CC BY 2.0 - Romain Cloff)

     

    Ne trouvant pas de travail en France, Pierre Seraille a suivi une formation pour devenir chauffeur de bus et depuis, c’est une nouvelle passion qui s’est fait jour en lui. Au lieu d’offrir des bonbons aux enfants, pourquoi ne pas mettre à leur portée une activité enrichissante comme la lecture ? Aussitôt dit, aussitôt fait.

    A l’aide de dons de parents, de bibliothèques et de maison d’édition, le chauffeur a transformé son bus en bibliothèque ambulante. Les enfants ont la possibilité de garder le livre en sortant du bus, ce qui prolonge le temps de lecture à l’extérieur.

    Avantage non négligeable de cette initiative : le matin et le soir, le bus est bien plus calme, les enfants étant absorbés par leurs albums. Se surnommant lui-même « bibliocariste », Pierre Seraille a aussi la chance de pouvoir bénéficier du soutien d’une animatrice qui, présente dans le bus, assure aussi des temps de lecture aux enfants.

    Mais son souhait aujourd’hui, c’est que son idée fasse boule de neige et que chaque chauffeur de bus scolaire devienne aussi un peu bibliothécaire. Voilà une belle initiative qui pourrait contribuer à relever le niveau en lecture des jeunes Français par exemple.

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  • 13/04/2017 - L'Allemagne restitue à la France huit documents issus des spoliations nazies

    13/04/2017 - L'Allemagne restitue à la France huit documents issus des spoliations nazies

    Remise des livres spoliés à la BNF le 24 mars. De gauche à droite: Sebastian Finsterwalder de la Bibliothèque centrale et régionale de Berlin, Laurence Engel, présidente de la BNF, Yves Alix, directeur de l'enssib, Sylvain Manville, chef de la Mission des Archives nationales au ministère de l'Intérieur. - ANDRE-PIERRE SYREN/ENSSIB

    A l'issue du colloque sur les bibliothèques spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale, organisé à Paris les 23 et 24 mars, un représentant de la Bibliothèque centrale et régionale de Berlin a remis officiellement à plusieurs ministères français des ouvrages transférés en Allemagne il y a plus de 70 ans.

    L'Allemagne a restitué officiellement à la France, vendredi 24 mars, huit documents issus des spoliations menées par les nazis, qui ont touché pendant la Seconde Guerre mondiale des particuliers mais également des institutions et des ministères français.

    La cérémonie s'est déroulée à Paris, à la Bibliothèque nationale de France (BNF), à l'issue du colloque international "Où sont les bibliothèques

     

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  • 20/04/2017 - La bibliothèque des livres voyageurs

    20/04/2017 - La bibliothèque des livres voyageurs

     

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    Une curieuse bibliothèque vient de faire son apparition devant la mairie. Conçue par les enfants du conseil municipal des jeunes (CMJ), le meuble a été réalisé par les ouvriers municipaux.

    C’était, vendredi soir, l’inauguration de ce concept initié dans la CCPC (Communauté de communes Pévèle-Carembault) par Aline Wattier, une Landasienne de la Guivarmez, bibliothécaire à la communauté de communes. Eugénie a coupé le ruban au milieu de ses camarades du CMJ et de quelques élus municipaux. Après Capelle, Genech et Templeuve, Landas est la quatrième commune à se lancer dans l’aventure. Les « livres voyageurs » sont à la disposition des habitants ; chacun peut en emprunter à sa guise, sans contraintes. On ramène les livres quand on veut et chacun compte sur le civisme des citoyens.

     

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  • 21/04/2017 - Paris : l’Institut du monde arabe rouvre son exceptionnelle bibliothèque

    21/04/2017 - Paris : l’Institut du monde arabe rouvre son exceptionnelle bibliothèque

    Institut du Monde Arabe (Ve). La plus grande bibliothèque de France sur le monde arabe rouvre ses portes vendredi, après 3 ans de rénovation confiée à l’agence d’architectes et designers DVVD. IMA

    Elodie Soulié

    30 ans d’existence, 3 ans de rénovation totale, 3 M€, 3 étages, 3 salles de lecture… Le « nombre parfait » va plutôt bien aux façades à moucharabiehs de l’Institut du Monde Arabe (IMA), qui fête cette année ses trois décennies de culture et « d’interculture », et s’apprête surtout à rouvrir grandes les portes d’un espace resté inaccessible pendant un long chantier : celles de sa bibliothèque, la plus grande de France dédiée au monde arabe, et la seule ainsi spécialisée en accès libre et gratuit. Le jour J c’est vendredi, mais l’événement est l’occasion d’un week-end entier de festivités pour célébrer cette réouverture, rendue possible par les subsides de l’Etat du Koweït.

    Totalement rénovée, dans le fond comme dans la forme de cet « édifice du savoir » imaginé par l’équipe d’architectes emmenée par Jean Nouvel, la bibliothèque s’étend sur 3 niveaux, ses espaces reliés par les spirales de l’emblématique « Tour de livres », qui elle aussi a retrouvé son lustre et parcourt les 7 étages comme pour symboliser « l’ascension vers le sommet du savoir et de la spiritualité », ainsi qu’avait imaginé l’architecte en édifiant ce monument dans le monument, inspirée de la Tour de Samarra, en Irak. Aujourd’hui la Tour des Livres veille sur les milliers d’ouvrages et les 150 personnes qui pourront reprendre place dans les salles de lecture, et désormais même le dimanche. L’IMA profite en effet de cette réouverture pour se lancer dans… l’ouverture dominicale. Il proposera également désormais un service de prêt à domicile (sur abonnement payant), le wi-fi dans l’ensemble du lieu et des espaces particuliers pour les travaux de groupes.

    A vous ce patrimoine vertigineux de pas moins de 100 000 ressources documentaires, tous supports confondus, pour moitié en langue arabe et l’autre moitié en langues occidentales. A vous aussi plus 6 000 documents anciens, des trésors accessibles à tous, sauf nécessité exceptionnelle de conservation, parmi lesquels 1 600 ouvrages rares et précieux et des pépites à faire pâlir d’envie les grands collectionneurs, comme un Coran ayant appartenu à Rimbaud et les plus belles éditions des Mille et une Nuits. A découvrir aussi, les 1 800 livres du fonds Sayid, qui réunit les plus grands textes de la culture arabe classique et contemporaine. Enfin la petite perle de plus sur le nouvel écrin à la fois épuré et fastueux de la bibliothèque, c’est son bijou technologique. L’institut s’est associé à la Bibliotheca Alexandrina d’Egypte, pionnière dans la numérisation des ouvrages en langue arabe, et offre désormais en ligne son fonds exceptionnel numérisé.

    1, rue des Fossés-Saint-Bernard-Place Mohammed V, (Ve).

     

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  • 22/03/2017 - 91% des Français lisent des livres

    22/03/2017 - 91% des Français lisent des livres

    Les «grands lecteurs» qui affirment lire plus de quinze livres par an sont surtout des femmes et des plus de 50 ans.

    INFOGRAPHIES - La lecture se pratique davantage hors de chez soi, notamment dans les lieux publics, les cafés et les transports en commun. Une augmentation sensible chez les 25-34 ans.

    La France reste un pays de lecteurs et les Français lisent de plus en plus de livres. Ils sont 91 % à se déclarer lecteurs à des degrés divers ( d'un livre lu à plus de cinquante par an), selon le Centre national du livre (CNL) qui a confié à Ipsos la mise en œuvre d'un baromètre portant sur un échantillon de 1000 personnes. Les «grands lecteurs» qui affirment lire plus de quinze livres par an sont surtout des femmes et des plus de 50 ans. Et cette catégorie lit de plus en plus. Ils sont 30 % à se déclarer grands lecteurs contre 22 % en 2015. Les plus jeunes ne sont pas en reste dans cette frénésie de lecture. Alors que la tendance à la baisse était particulièrement marquée chez 15-24 ans en 2015, ils sont aujourd'hui plus nombreux à déclarer lire plus de livres, 28 % contre 16 %.

    Ce sondage n'exagère-t-il pas? Les gens n'ont-ils pas tendance à mentir sur leur pratique de la lecture, surtout à l'heure d'internet où les loisirs se sont multipliés? D'autant que la lecture est souvent présentée comme une pratique sociale valorisante... «Il y a surement une part de ressenti dans les déclarations», reconnait Vincent Monadé, président du Centre national du livre. Mais tout dépend ce que l'on entend par «livre». Un livre, ce n'est pas forcément une oeuvre littéraire de haute volée. Si les romans policiers sont plebiscités, ce sont les livres pratiques qui sont en forte croissance, surtout ceux qui ont trait au développement personnel, à la santé et à la psychologie. Des livres sur le rangement, les secrets de l'intestin ou l'alimentation ont été particulièrement plébiscités ces derniers mois. C'est ce que les femmes lisent en premier pour 69 % d'entre elles, loin devant les romans. Les hommes préfèrent toujours les bandes dessinées... devant les livres pratiques. Les livres pour enfants affichent aussi de nettes progressions

    Les circonstances de lecture se sont diversifiées par rapport à 2015. On aime toujours autant lire à domicile, mais aussi de plus en plus à l'extérieur, notamment dans les lieux publics, les transports en commun et dans les cafés. Ils sont désormais 26 % contre 21 % à lire dans les transports en commun, lors de trajets courts quotidiens. Un effet «en partie lié au numérique», observe le président du Centre national du livre, l'organisme public chargé de soutenir tous les acteurs de la chaîne du livre. Cette augmentation est particulièrement sensible chez les 25-34 ans, avec une croissance de 11 points (37 % contre 26 %).

    Progression de la lecture de livres numériques

    L'augmentation globale du nombre de livres lus s'explique par les grands lecteurs qui lisent encore plus de livres au format papier qu'en 2015, 17 contre 14. Mais elle s'explique aussi par une progression de la lecture de livres numériques, surtout chez les femmes et les plus de 65 ans, même si les plus gros consommateurs de numériques se trouvent chez les 15-44 ans (32 % de lecteurs numériques). De fait, si 67 % des Français ne lisent que sur papier et 2 % uniquement sur numérique, 22 % alternent les deux.

    Enfin, les modes d'accès aux livres ont fortement évolué. Plus du tiers des lecteurs a eu recours à l'achat d'occasion en 2017 (+ 8 points par rapport à 2015), surtout les plus de 35 ans. Et plus des trois quarts des lecteurs ont également emprunté ou reçu en cadeau un livre. Ainsi, la vente en ligne - qui est souvent aussi un achat d'occasion - a très nettement progressé au détriment des librairies. Les grandes surfaces culturelles et les lieux d'achat spécialisés dans l'occasion se sont également fortement développés. Les Français ne sont plus que 70 % à acheter un livre en librairie en 2017, contre 75 % en 2015.

    Les acheteurs de livres expliquent toujours leur non-fréquentation des librairies par le fait qu'il n'y en a pas près de chez eux, mais également parce qu'ils pensent que les livres y sont plus chers. «Une fausse idée qu'on ne parvient pas à faire changer alors que le prix du livre est unique», observe Vincent Monadé. La loi sur le prix unique du livre en vigueur depuis 1981...

    S'ils le pouvaient, 63% des Français affirment qu'ils aimeraient lire davantage. Ce chiffre atteint même 76% chez les 25-34 ans. S'ils avaient une journée supplémentaire dans la semaine à consacrer aux loisirs, la lecture serait l'une des trois activités privilégiées par les personnes interrogées, avant une sortie culturelle (musée), le cinéma, la télévision. C'est toutefois sortir avec des amis que les Français privilégieraient.

    Quant au goût de la lecture, il dépend en large partie du contexte familial pendant l'enfance, constate l'étude du CNL. Ainsi, 20% des Français dont les parents ne lisaient jamais de livres sont aujourd'hui non lecteurs, comme leurs parents tandis que 36% des Français dont les parents lisaient souvent des livres sont aujourd'hui des grands lecteurs.

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  • 27/03/2017 - EdTech : Affluences, l’application pour gérer les flux des bibliothèques

    27/03/2017 - EdTech : Affluences, l’application pour gérer les flux des bibliothèques

    Affluences, application EdTec

    Disponible sur smartphone, Affluences est utilisée par 200 établissements, dont 80 % de bibliothèques universitaires. // © Affluences

    Conçue pour fournir en temps réel la fréquentation des bibliothèques universitaires, Affluences recense à l’heure actuelle de plus de 200 lieux, à Paris et en régions. Outre la gestion de leurs flux, les établissements utilisent également cet outil pour piloter leur politique documentaire. Suite de notre série "Les EdTech françaises".

    Sur l’écran, une liste des bibliothèques situées à proximité du détenteur du smartphoneapparaît. À côté du nom de l’établissement, une barre horizontale donne en temps réel son taux d’occupation. 15 %, 75 %, 100 %... De quoi permettre à l’utilisateur de diriger ses pas vers la bibliothèque où les places libres lui sont assurées.

    Créée en 2014, l’application Affluences permet, comme son nom l’indique, de visualiser l’affluence de lieux publics en temps réel. Sur les 200 établissements actuellement recensés, 80 % sont des BU (bibliothèques universitaires). Le reste ? Des bibliothèques municipales, mais aussi des restaurants Crous, depuis peu. 40 % sont situés à Paris, les autres en régions.

    "En tant qu’étudiants, nous avons tous expérimenté les files d’attente à l’entrée des BU", sourit Paul Bouzol, ingénieur diplômé de Télécom Lille. Le cofondateur d’Affluences a installé les bureaux de son entreprise en plein cœur de la BNF (bibliothèque François-Mitterrand), quelques mètres au-dessus de l’une des immenses salles de lecture de l’établissement.

    Lire aussi sur letudiant.fr : Y a-t-il de la place en bibliothèque ? Paul Bouzol a créé une appli pour le savoir

    LA BPI ET PARIS 4, PREMIERS PARTENAIRES

    Si la BNF est aujourd’hui l’un des partenaires privilégiés de la start-up, c’est la BPI (bibliothèque publique d’informations), autre institution parisienne, qui a joué le rôle de catalyseur, à la création de l’entreprise. "En mai 2014, nous leur avons présenté notre prototype", raconte Paul Bouzol. Il est alors ingénieur dans une société de conseil et travaille sur son projet durant son temps libre. La BPI est séduite et devient quelques mois plus tard le premier partenaire d’Affluences. Elle est très vite rejointe par l’université Paris 4, premier établissement d’enseignement supérieur à utiliser le service.

    "Lorsque nous avons rencontré l’équipe d’Affluences, début 2015, nous réfléchissions à la réorganisation de nos bibliothèques, se souvient Clothilde Zur Nedden, directrice du service commun de documentation à Paris 4. Nous cherchions un service innovant, nous permettant à la fois de réaménager nos sites (cinq bibliothèques université et 25 bibliothèques d’UFR) tout en améliorant l'accueil des usagers. De plus, nous n’avions pas de dispositif nous permettant de piloter leur fréquentation. Nous voulions une réponse simple à cette question simple. Travailler avec une start-up nous a permis d’aller vite, dans un milieu où nous pouvons passer trois ans à réaliser un cahier des charges…"

    CAPTEURS ET ALGORITHMES PRÉDICTIFS

    Fin 2015, Paris 4 s'équipe donc d'Affluences. Et peut désormais connaître, au quotidien, la fréquentation de ses BU. Pour délivrer en temps réel ces informations, Affluences installe des capteurs à l’entrée des établissements. Une sorte de barrière virtuelle dotée d’une carte SIM, qui comptabilise toutes les entrées et les sorties et les rapporte à la jauge du site pour disposer du taux d’occupation. Dans les infrastructures déjà équipées de contrôles d’accès à l’entrée des salles, l’application se connecte directement au serveur existant.

    Les données récupérées sont ensuite analysées, traitées et mises à la disposition des établissements sur leur portail personnel d'administration. Ils peuvent ainsi directement configurer les horaires d'ouverture, les mises à jour (une bibliothèque exceptionnellement fermée pour travaux, par exemple) et même intégrer ces informations sur leur propre site web.

    La start-up propose également une prédiction de la fréquentation des sites. Grâce à l’historique de l’affluence mais aussi à l’analyse des heures de consultations de la fiche des bibliothèques sur l’application, un algorithme d’analyse prédictive est en mesure de prévoir les pics de visites, par tranche de 30 minutes. "Plus on a de données, plus la prévision est précise", détaille Grégoire Tabard, en charge de la commercialisation du service.

    UNE AIDE À LA DÉCISION POUR LES ÉTABLISSEMENTS

    Si l’application a été conçue en premier lieux pour les utilisateurs, elle permet également aux établissements de valoriser leur patrimoine bibliothécaire, en faisant découvrir au public des petites structures dont il est peu familier. Et ainsi, de mener une politique de régulation des flux plus efficace. "Notre objectif est d'adapter le règlement d’accès aux bibliothèques en fonction des flux constatés, appuie Clothilde Nur Zedden. Pourquoi, par exemple, ne pas limiter durant les grandes périodes d’affluence l’accès de nos bibliothèques aux seuls étudiants de Sorbonne Universités ?"

    Notre objectif est d'adapter le règlement d’accès aux bibliothèques en fonction des flux constatés.
    (C. Nur Zedden) 

    Une réflexion partagée par Pauline Innegraeve, adjointe au responsable du département accueil de Lilliad : "Les données recueillies sont encore à affiner, mais l’application pourra nous servir à réfléchir à des horaires élargis, par exemple." Le learning center de l’université Lille 1 utilise également Affluences pour l’un des autres services proposés par l’application : la réservation de ses 50 salles de réunion, ouvertes aux seuls étudiants de Lille 1.

    DES BIBLIOTHÈQUES... AUX PISCINES MUNICIPALES

    Gratuite pour les utilisateurs, Affluences l’est aussi pour les établissements qui souhaitent inscrire leur(s) bibliothèque(s) sur l’application (environ 10 % des clients actuels). Pour se financer, la start-up propose donc des services "en plus", facturés, à l’image de la réservation de salles. Le coût moyen de l’abonnement est de 1.000 euros par an et peut grimper à plusieurs milliers d'euros selon l'ampleur des services demandés. Ce qui permet à l’entreprise de s’autofinancer. En 2016, son chiffre d’affaires était de 250.000 euros. Soit deux fois plus que l’année précédente.

    "En France, il existe environ 5.000 bibliothèques", souligne Grégoire Tabard. De quoi permettre à la start-up de développer encore son marché. D’autant plus qu’elle est sollicitée par de nouveaux acteurs depuis peu. Les restaurants Crous ont rejoint la liste de ses clients, tout comme certains musées, des services administratifs – la mairie d’Issy-les-Moulineaux utilise Affluences pour ses services d’état civil... Ou encore des piscines. De quoi faire plonger les EdTech dans le grand bain !

     

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  • 20/03/2017 - Bientôt un livre à l'échelon de l'atome

    20/03/2017 - Bientôt un livre à l'échelon de l'atome

    stockage atomique IBM

    IBM a réussi à lire et écrire de la donnée dans un atome.

    ​Vous avez bien lu. IBM a réussi la prouesse d’écrire et de lire de la donnée dans un atome. C’est une avancée symbolique. Une simple preuve que cette approche fonctionne et qu’on peut y arriver. Que l’on pourrait un jour avoir du stockage atomique de données.

    Les atomes sont presque les plus petites unités de matière que l’on puisse manipuler. Il existait déjà des approches atomiques pour stocker de la donnée, mais elles ne faisaient que déplacer des atomes afin de les rendre lisibles. Ici, les équipes d’IBM ont réussi à mettre de l’information directement dans l’atome. Cela veut dire qu’il est rempli d’une suite binaire avec des 0 et des 1.

    Avec leur découverte, les chercheurs ont repoussé les barrières technologiques du stockage. Des ingénieurs et des physiciens vont faire face à un tout nouveau challenge pour atteindre de capacités de stockage jusqu’alors jamais vues.

    TechCrunch nous explique le fonctionnement de ce stockage atomique. « Un simple atome d’Holmium (un grand avec beaucoup d’électrons appariés) est installé sur un lit d’oxyde de magnésium. Dans cette configuration, l’atome a ce qu’on appelle une bistabilité magnétique : il possède deux états magnétiques différents, mais stables. » Les chercheurs utilisent un microscope à effet tunnel (inventé par IBM) pour appliquer 150 millivolts à 10 microampères sur l’atome [pour la taille de l’atome, c’est une très très grande puissance, ndlr]. Ainsi une réaction opère et a pour effet de changer l’un des états magnétiques de l’atome d’Holmium.

    Il y’a ensuite un processus de vérification pour identifier que cet état a bien été modifié. Cette simple vérification prouve qu’il est possible de stocker un état magnétique, qui dure, et qui peut être détecté. S’il est détecté, c’est qu’il peut être lu. Cela veut dire que l’on peut lui mettre une quantité de 0 et de 1. Les équipes d’IBM ont d’ailleurs réussi à intégrer quatre combinaisons différentes : 00, 01, 10, 11.

    Il s’agit ici d’un découverte de laboratoire plus qu’une découverte mondiale avec une technologie prête à l’emploi. Il y a encore bien des possibilités pour faire évoluer cette approche, notamment avec les atomes provenant d’autres éléments que l’Holmium. De plus, cette technique demande des outils ultra-précis, ainsi qu’un environnement très complexe.

     

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  • 21/03/2017 - BnF : le fabuleux site de Richelieu fait peau neuve

    21/03/2017 - BnF : le fabuleux site de Richelieu fait peau neuve

    BnF : le fabuleux site de Richelieu fait peau neuve

    Berceau historique de la Bibliothèque nationale de France, le site de Richelieu-Louvois est un fantastique monument historique toujours très actif qui accueille également les documents de l’Institut national de l’art et de l’Ecole Nationale des chartes. Il est en train de faire peau neuve grâce à une rénovation ambitieuse.

    Dans une volonté de moderniser le site de Richelieu et de l’adapter aux exigences des usagers du 21ème siècle, un plan de rénovation a en effet été lancé en 2011. Ce plan séparé en deux phases s’achèvera en 2020 pour ne pas pénaliser la fréquentation de la bibliothèque. Le cabinet d’architectes Bruno Gaudin rénove les plafonds et les escaliers, tandis que Jean-François Lagneau, un spécialiste des objets historiques, se charge de la salle principale de lecture.

    bibliothèque nationale richelieu

    Le bâtiment central a été construit en 1868. Il subira ensuite une série de modifications dans les années 1930 et 1950, ajoutant deux niveaux souterrains et cinq étages. C’est cette équilibre complexe entre l’ancien et les éléments plus récemment ajoutés que les responsables de la rénovation ont la lourde tâche de respecter afin de conserver l’attractivité de ce haut lieu de la culture et des arts :

    « Le site sera le lieu de l’union des très précieuses collections de manuscrits, d’estampes, de photographies, de monnaies, de médailles et antiques, de cartes et de plans de la BnF, et l’une des plus grandes bibliothèques d’histoire de l’art au monde grâce à l’Institut National de l’art (INHA) »

    Comme l’explique la Mairie de Paris, cette rénovation inédite offre un nouveau destin à la BnF de Richelieu-Louvois et permet à ce monument à la fois bibliothèque et musée de s’ouvrir à un public plus large.

    bibliothèque nationale richelieu

    bibliothèque nationale richelieu

    bibliothèque nationale richelieu

    bibliothèque nationale richelieu

    bibliothèque nationale richelieu

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    bibliothèque nationale richelieu

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    bibliothèque nationale richelieu

    bibliothèque nationale richelieu

    bibliothèque nationale richelieu

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  • 16/03/2017 - Bibliothèque numérique des Ponts et Chaussées

  • 15/03/2017 - Accueil de l'enfant à la bibliothèque (L')

    15/03/2017 - Accueil de l'enfant à la bibliothèque (L')

    Accueil de l'enfant à la bibliothèque (L')

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    • Auteur : Bibliothèque départementale de l'Ardèche
    • Description : Ce document a pour objectif de susciter la réflexion autour de l’accueil de l’enfant en bibliothèque sous toutes ses formes, accueil collectif et accueil individuel. L'équipe de la Bibliothèque départementale, service de lecture publique du Conseil Général propose des pistes de travail pour mieux bâtir, dans ce contexte de changement, une politique en direction du public jeunesse.
    • Collection : Guides, Vade-mecum
    • Thèmes : Accueil et médiation Services au public Sociologie des publics
    • Licence de diffusion : Licence Creative Commons Logo creative commons
    • Format : Fichier Adobe PDF
    • Étendue : 2,16 Mo
    • Étendue : 28 p.
    • Date de publication : 2014
    • Langue : Français  Drapeau symbolisant la langue "Français"
    • Éditeur ou organisme : Conseil général de l'Ardèche
    • Droits : Attribution: Pas d'utilisation commerciale-Partage dans les mêmes conditions
    • Sujet(s) : enfants
    • Type de ressource : Texte
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  • 14/03/2017 - Voyage au coeur des bibliothèques des présidents de la République

    14/03/2017 - Voyage au coeur des bibliothèques des présidents de la République

    • La bibliothèque du Palais de l'Elysée (Présidence de la République)

    France Culture propose une série d'émissions consacrées aux bibliothèques des présidents de la République de Charles de Gaulle à François Mitterrand.

    Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand avaient au moins un point commun : le goût des lettres.Les Mémoires de guerre (de Gaulle), l'Anthologie de la poésie française (Pompidou) et Le coup d'Etat permanent(Mitterrand) sont lus et reconnus comme des oeuvres littéraires bien au-delà du cercle des militants politiques. Et ces trois présidents de la République entretenaient un lien particulier avec les livres qu'ils ont patiemment assemblés dans leur bibliothèque personnelle.

    France Culture propose aujourd'hui de plonger dans ces bibliothèques. "Les orateurs de la Révolution française puisaient à l'envi dans les classiques grecs et latins pour forger leurs discours. Les débats entre Athènes et Sparte, tout comme les discussions du Sénat de Rome, leur semblaient presque contemporains des événements qu'ils vivaient. Cette culture classique, forge de la rhétorique politique, perdura tout au long du XIXème ainsi qu'une bonne partie du XXème" explique Emmanuel Laurentin producteur et présentateur de l'émission La Fabrique de l'Histoire.

    Baudelaire, Saint-John Perse et Chateaubriand

    L'émission convie les auditeurs à une ballade au coeur de la bibliothèque de Charles de Gaulle dans sa résidence La Boisserie à Colombey-les-Deux-Eglises : de nombreux ouvrages historiques et militaires côtoient une production littéraire plus personnelle.  La bibliothèque de Georges Pompidou est évoquée à travers sa passion pour les poètes et notamment Baudelaire.

    François Mitterrand pour sa part, en lecteur compulsif et bibliophile convaincu, possédait de nombreuses éditions de Sain-John Perse, Jules Renard et Chateaubriand. Une collection régulièrement enrichie par ses célèbres promenades chez les bouquinistes des quais de Seine à Paris...

     

     

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  • 17/03/2017 - Russie : 113 € à l'entrée pour passer 4 heures dans cette bibliothèque

    17/03/2017 - Russie : 113 € à l'entrée pour passer 4 heures dans cette bibliothèque

    La bibliothèque la plus chère de Russie a ouvert ses portes en décembre dernier à Saint-Pétersbourg. Baptisée Book Capella, la bibliothèque propose une importante collection de livres rares. Pour les découvrir, il faudra s’acquitter d’un droit d’entrée de 7 000 roubles, soit 113 dollars.

    Via Capellabook

    Le tarif annoncé donne des vertiges. Mais il semblerait néanmoins que la beauté intérieure et la rareté de ce que ce lieu abrite justifient ces

    7 000 roubles dépensés. Le délai est de quatre heures de lecture, ce qui reste quand même un peu juste, même pour une bibliothèque de style gothique. Ici pas de prêt de livres, mais il est possible de les acheter.

     

    C’est la maison d’édition Alfaret qui est à l’origine du projet. Leur bibliothèque abrite environ 5 000 livres rares, datés du 16e au 19e siècle. Chaque livre vaut entre 30 000 et 50 000 roubles, soit 485 à 810 euros. La devise de la bibliothèque est une citation de Jorge Luis Borges : « J’ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque. »

     

    Parmi les oeuvres les plus chères, on retrouve une édition complète des magazines pré-révolutionnaires Russian Niva.

     

    En payant le droit d’entrée de 113 euros, les visiteurs ou lecteurs auront accès à tous les livres et aux différentes salles thématiques, comme celle sur les livres de guerres ou une autre sur les livres de voyage. Il est également possible d’acheter en cadeau un certificat pour une visite de deux heures à 4 000 roubles.

    Des abonnements annuels regroupant différents services sont proposés. Ils vont du Book Apostle à 23 000 roubles jusqu’au Preacher’s Book Apostle à 5 millions de roubles. Des offres à plutôt réserver aux véritables amateurs de livres.

    La coordinatrice du projet Irina Khoteshova voit la bibliothèque comme « une nouvelle façon pour les gens de communiquer avec des livres rares ». Depuis son ouverture, elle accueillerait beaucoup de collectionneurs, d’historiens et de scientifiques.

     

     

    Néanmoins, il apparaît difficile pour les jeunes diplômés de s’offrir le billet d’entrée. Mais pour Irina ce n’est pas un problème : « Certains des jeunes professionnels qui ont récemment terminé leurs études et commencent leurs recherches sérieuses ne pourraient pas. Mais les universitaires, les professeurs ou les professionnels qui dirigent et créent une transmission historique deviennent souvent des acheteurs de nos livres. » Et à leur tour, ils pourront ainsi transmettre ces connaissances aux moins aisés.

    10 bibliothèques à l'architecture incroyable 

    Si ce n’est pas la première bibliothèque à travers le monde à imposer un droit d’entrée, celui-ci reste particulièrement haut, si on le compare par exemple aux 3,50 euros à la journée pour accéder à la BnF. À la London Library, l’adhésion annuelle se situe entre 255 et 510 £.

     

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  • 28/03/2017 - Gand se dote d’une bibliothèque du XXIe siècle

    28/03/2017 - Gand se dote d’une bibliothèque du XXIe siècle

    Gand fêtera l’ouverture de sa nouvelle grande bibliothèque, appelée De Krook, située près du Vooruit, le long de la courbe de l’Escaut. Un grand bâtiment de métal, béton et verre, de 17500 m2, horizontal, avec un immense porte-à-faux, une casquette de métal. Architecture à la fois minimaliste et expressive, intégrée à son environnement (deux étages sont en sous-sol pour alléger l’ensemble et quatre étages en surface).

    Gand a eu de la chance car grâce à ce bâtiment, la ville se place un peu plus sur la carte du monde. Quelques jours avant cette ouverture en effet, les architectes espagnols de RCR Arquitectes, qui conçurent cette bibliothèque en association avec les architectes gantois Coussé & Goris, ont reçu le prestigieux Prix Pritzker d’architecture, le Nobel d’archi.

    L’idée de ce bâtiment remonte à il y a 20 ans quand le bourgmestre d’alors Frank Beke rêvait de construire à Gand une grande salle de concert et spectacle. Le projet d’un « Muziekforum » est porté par Gérard Mortier en personne qui lance un concours international gagné par Neutelings Riedijk devant Toyo Ito et Rem Koolhaas. Sacré trio !

    Mais le gouvernement flamand a renâclé, estimant qu’il était inutile de construire encore une salle qui ferait concurrence à celles d’Anvers et de Bruges.

    En 2008, ce projet se transforme en celui (68,5 millions d’euros), de construction d’une« bibliothèque pour le XXIe siècle ». Le concours est gagné par RCR Arquitectes avec Coussé & Goris. C’est ce projet qui aboutit ce week-end. Les salles ouvertes au public sont particulièrement agréables avec au troisième, une salle de lecture agrémentée d’une superbe vue sur la ville.

    RCR, Prix Pritzker

    Début mars, le jury du Prix Pritzker, le Nobel de l’architecture doté de 100000 dollars, désignait son lauréat 2017 : l’agence espagnole RCR Arquitectes. Un choix audacieux car ce ne sont pas des stars architectes, mais un trio qui oeuvre depuis 30 ans déjà, ensemble, au départ de la petite ville d’Olot en Catalogne où il a ses bureaux. C’est la première fois que le prix va à un trio : Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramon Vilalta (leurs initiales donnent RCR). Ils ont toujours choisi de rester proches du local, de leurs terres d’origine. Le jury du Pritzker y voit la preuve qu’on peut combiner une carrière internationale tout en conservant les valeurs du local.

    Leur architecture très pure s’accorde toujours avec le contexte. Ils ont construit le musée Soulages à Rodez en France, avec son écrin en acier corten ocre rouge. C’est aussi ce bureau qui a reçu la commande du futur centre d’art contemporain privé qui devrait voir le jour au nord de l’île Seguin à Paris en 2021.

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  • 13/03/2017 - Une librairie bordelaise reprend le concept du «sleeveface» avec des livres sur Instagram

    13/03/2017 - Une librairie bordelaise reprend le concept du «sleeveface» avec des livres sur Instagram

    À Bordeaux, les employés de la librairie Mollat composent d’incroyables photos avec les couvertures des livres en vente. Le succès Instagram est au rendez-vous…

    Les Bookface de la librairie Mollat font tous un carton sur Instagram
    Les Bookface de la librairie Mollat font tous un carton sur Instagram - Capture Instagram Mollat

    Toujours à la page, malgré ses 120 ans, elle a simplement repris le célèbre phénomène internet du sleeveface, mais avec des bouquins. Débordants d’imagination, les employés se sont amusés à détourner des couvertures et le résultat est tout simplement génial. À tel point que le compte Instagram est suivi par plus de 36.500 personnes. Les internautes qui likent en masse les photos publiées en redemandent.

    À l’origine, le sleeveface consiste a se prendre en photo avec une pochette de disque vinyle représentant une partie d’un corps. Le but est de donner l’illusion de prolonger la pochette avec son propre corps.

    La librairie Mollat a peut-être lancé le phénomène du bookface sur les réseaux sociaux français. Du côté des librairies américaines et anglaises, cette tendance est déjà bien amorcé sur Twitter avec le hashtag #bookfacefriday, qui met en avant les compositions des employés et des clients.

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  • 08/03/2017 - Un des premiers essais d’impression en couleurs

    08/03/2017 - Un des premiers essais d’impression en couleurs

    Un des premiers essais d’impression en couleurs

    Feuilleter le document

    Cours d’anatomie publié à Nancy en 1773. Les planches en couleurs et de style néo-classique ont été imprimées au moyen de quatre plaques en noir, bleu, jaune et rouge. Ce procédé d’impression mécanique des illustrations, en couleurs, a été conçu par Jacques Gautier d’Agoty et il est appliqué ici par son fils Arnauld-Eloi.

    Claude Sorgeloos

    Pour en savoir plus (pdf)

    Description bibliographique

    N. Jadelot, A.E. Gautier d’Agoty
    Cours complet d’anatomie.
    Nancy, Jean Baptiste Hyacinthe Leclerc e.a., 1773

    Description complète

     

    Bibliographie

    • Journal des Sçavans, janvier 1773, p. 55-56, souscription.
    • Catalogue de la bibliothèque de feu M. Louis Vercruysse, bibliophile distingué à Courtrai, première partie, Bruxelles, Ferdinand Heussner, 6-16 février 1865, lot 731.
    •  
    • H.W. Singer, « Der Vierfarbendruck in der Gefolgschaft Jacob Christoffel le Blons, mit Œuvre-Verzeichnissen der Familie Gautier-Dagoty, J. Roberts, J. Ladmirals und C. Lasinos », Monatshefte für Kunstwissenschaft, 10, 1917, p. 177-99, 281-292, 301-314, en particulier 301-302.
    • C. & Ch. Franklin, Early Colour Printing from Chiaroscuro to Aquatint, Oxford, 1977, p. 49-50.
    • A. Gautier (dir.), Les trois révolutions du livre, Paris, 2002.

     

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  • 24/03/2017 - Royaume-Uni : le prêt d'ebook en bibliothèque est assimilé au livre papier

    24/03/2017 - Royaume-Uni : le prêt d'ebook en bibliothèque est assimilé au livre papier

    Le prêt de livres numériques fait débat en France, alors qu’un certain apaisement s’installe outre-Manche. Le gouvernement britannique a décidé d’étendre le droit de prêt public aux ouvrages numériques, ainsi qu’aux livres audio dématérialisés. Ce qui implique, pour les auteurs, une rémunération sur le même modèle que pour les ouvrages papier.

    Kobo Aura Edition 2

    ActuaLitté, CC BY SA 2.0

    C’est le fonds dédié, déjà mis en place par le gouvernement, qui servira à fournir un prêt d’ebook gratuit aux usagers. Le Public Lending Right bénéficiera de 6,6 millions £ ne sera cependant pas revu, avec un maximum de 6600 £ par an et par auteur.

    Bien entendu, cette orientation fait suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne, sur le prêt de livres numériques. Le Royaume-Uni devient alors l’un des premiers pays à étendre le droit de prêt papier aux formats numériques. Et ce, alors que le pays est pourtant entré dans sa phase Brexit.

    Pour mémoire, la Cour a estimé que la définition du prêt sur les ouvrages papier intégrait également le prêt numérique.

    Rob Wilson, ministre de la société civile en charge des bibliothèques, souligne que ce changement d’envergure aidera les établissements à mieux répondre aux enjeux de l’ère numérique. De cette manière, non seulement une offre légale sera proposée, mais surtout, les auteurs seront alors rémunérés. « Cette loi remplit un engagement manifeste et souligne notre soutien au secteur en croissance du livre numérique, tout en veillant à ce que des protections appropriées soient maintenues. »

    Prêt numérique en bibliothèque : les éditeurs rejettent l’idée d’une nouvelle exception 

     

    Immédiatement, Nicola Solomon, directrice de la Society of Authors, s’enthousiasme : depuis de nombreuses années, son organisation plaide en faveur de cette solution. « Nous sommes ravis de cette annonce. La SoA a fait pression pour que le PLR soit étendu aux livres numériques, durant de nombreuses années, et nous avons travaillé dur avec les libraires, les bibliothèques, les éditeurs, les agents et le gouvernement », assure-t-elle.

    Le programme global est géré par la British Library, qui reverse les sommes idoines à quelque 22.000 auteurs, illustrateurs, mais également photographes, traducteurs et ayants droit, chaque année. Selon le Bookseller, les livres numériques ont enregistré une hausse de 38 % pour le prêt, avec plus de 4 millions de titres et 1 million d’ouvrages audio.

    La SoA note cependant que le coût de cette nouvelle mesure ne représentera pas grand-chose dans les finances publiques. Cependant, son principe est important, une fois de plus, pour la reconnaissance des auteurs. Pour 3 millions de prêts d’ebooks/audiobooks, la facture s’élèverait à 250.000 £.

    On se souviendra que le Royaume-Uni ne fait pas partie des pays qui avaient transposé la directive de 2006 (de même que la France, par ailleurs), mais une révision législative a été introduite pour procéder à l’extension du droit de prêt à l’ebook. 

    Roly Keating Directeur général de la British Library, rappelle cependant qu’elle n’interviendra qu’à la fin du printemps 2017, date à laquelle le PLR sera mis en place pour les ebooks.

    Les bibliothécaires réclament l’application du droit de prêt pour le livre numérique 

    En France, aucune prise de position ne permet pour l’instant de savoir comment la décision de la CJUE sera interprétée. Chacun tente de faire valoir son opinion, que ce soit du côté des bibliothèques ou des éditeurs. Pour l’heure, le ministère de la Culture ne s’est pas exprimé, considérant certainement qu’il vaut mieux laisser l’interprofession dans l’expectative.

    Du côté des associations d’auteur, ActuaLitté a pu apprendre que l’on déplorait le manque de données. Dans le cadre des 124 Recommandations pour une diffusion du livre numérique par les bibliothèques publiques, l’article 9 pointait en effet le partage des statistiques d’usages.

    Afin de permettre une meilleure appréhension des usages encore émergents, la remontée des données d’usages des bibliothèques est assurée de manière transparente, dans le respect de la protection des données personnelles et conformément aux principes de l’open data.

    Inversement, les distributeurs d’offres de livres numériques destinées aux bibliothèques doivent mettre à leur disposition des outils normalisés de suivi des usages, dans le respect du droit de la concurrence. Chaque bibliothèque pourra réutiliser librement les informations statistiques générées grâce à ces outils.

    Le partage d’informations entre les différents acteurs signataires de ces recommandations sera précisé par convention.

    Mais toute la question est de savoir qui dispose véritablement de ces informations, et sous quelle forme les faire remonter. Doit-on se tourner vers les éditeurs, vers Dilicom, vers les solutions techniques de PNB ou les bibliothèques elles-mêmes – ou leurs prestataires ? Dans le cadre des licences, ne reviendrait-il pas aux éditeurs de fournir les informations aux auteurs, sur le modèle d’une reddition de comptes ?

    Et s’il y avait un système de droit de prêt numérique, il serait complètement transparent, comme l’est actuellement le système du prêt papier, via les déclarations Sofia.

    Certains observateurs rappellent tout de même que « la CJUE dit en toutes lettres dans sa décision qu’elle a choisi d’entendre le droit de prêt au numérique parce que le système de rémunération associé à l’exception est plus équitable pour les auteurs que les rémunérations liées aux licences... »

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  • 07/03/2017 - Un meurtre à la bibliothèque 

    07/03/2017 - Un meurtre à la bibliothèque 

    Une trentaine de jeunes ont pris part à la murder party de Talant, ce vendredi 24 février 2017
    Une trentaine de jeunes ont pris part à la murder party de Talant, ce vendredi 24 février 2017 © Radio France - Thomas Nougaillon

    Une "murder party" ce vendredi à la bibliothèque municipale Henri-Vincenot de Talant (Côte-d'Or)! C'est un jeu de rôle grandeur nature, un genre de Cluedo géant! Une opération destinée aux enfants. Ils devaient retrouver un meurtrier en cherchant des indices cachés au milieu des rayons de livres.

    Les enfants ce sont lancés dans une vaste enquête ce vendredi après-midi à la bibliothèque de Talant. Un prétexte mis au point par les organisateurs afin qu'ils fouillent, se promènent et fassent des recherches au milieu des rayonnages. Le but bien sûr, leur donner envie de revenir dans l'établissement, mais plus largement offrir une image plus décalée de la bibliothèque. Faire en sorte que ce lieu devienne un lieu de découvertes culturelles quelque soit la forme. Et plus uniquement l'endroit où l'on vient emprunter des livres.

    Une trentaine d'enfants ont participé

    Et le succès a été au rendez-vous puisqu'ils sont une trentaine de jeunes, âgés de 8 à 11 ans, a s'être transformés en enquêteurs -durant une après-midi- pour résoudre l'énigme qui leur été proposée. Une histoire inventée de toute pièce par 4 employés de la bibliothèque. Ces derniers ont imaginé -que quelques minutes avant l'ouverture des portes de l'établissement- le corps d'un de leur collègue avait été retrouvé! Il s'agissait donc de mettre la main sur le meurtrier!

    Sarah Perreau, responsable du numérique et de cette première murder party, explique les règles du jeu aux enfants devant la scène de crime! - Radio France
    Sarah Perreau, responsable du numérique et de cette première murder party, explique les règles du jeu aux enfants devant la scène de crime! © Radio France - Thomas Nougaillon

    Pour des sensations plus vraies que nature, une scène de crime entourée de rubalise a été installée au milieu des livres ; un peu partout sur le sol de la bibliothèque des traces de pas ensanglantées ont été disposées... Pour les aider dans leur enquête les enfants, par groupes de 6, étaient équipés de tablettes tactiles. Ils sont partis à la recherche de "QR Codes" cachés un peu partout entre les livres, les DVD et les jeux de société...

    Les enfants ont été reçus dans le bureau de l'enquêtrice, Sarah Perreau, alias Scherlock - Radio France
    Les enfants ont été reçus dans le bureau de l'enquêtrice, Sarah Perreau, alias Scherlock © Radio France - Thomas Nougaillon

    L'enquêtrice Scherlok a reçu les apprentis policiers dans son bureau

    Dans la peau de l'enquêtrice, chargée de guider les enfants, Sarah Perreau, responsable du numérique à la bibliothèque Henri-Vincenot. Elle fait partie de ceux qui ont pensé cette toute première murder party. Et il y en aura d'autres!

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  • 07/03/2017 - La bibliothèque de Royaumont lance un appel pour restaurer des partitions

    07/03/2017 - La bibliothèque de Royaumont lance un appel pour restaurer des partitions

    Encore peu connue du grand public mais très prisée des musiciens, la bibliothèque François-Lang de l’abbaye de Royaumont lance un appel à financement participatif pour restaurer quelques-uns de ses trésors. Petite histoire d’un fonds remarquable.

    Un fonds riche de 1 300 partitions et documents .

    Un fonds riche de 1 300 partitions et documents . / J. Johnson/Royaumont

    «Mon oncle François donnait des concerts dans toute l’Europe et il profitait de ses tournées pour faire son ‘‘petit marché’’. Collectionneur passionné, il a ainsi réuni un fonds rare et précieux, témoigne Marie-Christine Daudy, nièce et filleule du pianiste né en 1908 et décédé à Auschwitz en 1944… Ma mère Isabel était aussi une bonne pianiste mais elle n’a plus mis les mains sur un clavier après la disparition de son frère. Comme elle était sa seule héritière, elle a récupéré, après la guerre, des caisses et des caisses de partitions et documents cachés par des amis. »

    François Lang. / Bibliothèque musicale de Royaumont
    François Lang. / Bibliothèque musicale de Royaumont

    Les trésors du fonds Lang

    Rassemblées aujourd’hui au sein de la bibliothèque musicale François-Lang, ces pièces (environ 1 300 titres (1), manuscrits et imprimés) sont à la disposition des artistes et chercheurs accueillis au centre culturel de l’abbaye de Royaumont. D’autres fonds ont, en outre, enrichi la collection Lang, dont un ensemble de quelque 1 700 documents relatifs au compositeur Jean-Philippe Rameau et, en 2013, la bibliothèque de Jean-Yves Hameline, essentiellement consacrée à la musique religieuse.

    « C’est véritablement inspirant pour un interprète de travailler sur des partitions qui ont appartenu à l’un de ses aînés, assure Louis-Noël Bestion de Camboulas, organiste en résidence à Royaumont et fondateur de l’ensemble Les Surprises.Feuilleter des pages annotées est aussi touchant qu’intéressant. Sans parler des trésors que recèle le fonds Lang, comme ce manuscrit de la main de Berlioz où on lit le thème de la Symphonie fantastique ! »

    Un appel au financement participatif

    Mais la conservation d’un tel ensemble nécessite de forts investissements financiers que Royaumont ne peut supporter à lui seul. « Nos ressources proviennent pour un tiers de subventions publiques, explique Francis ­Maréchal, directeur général de la Fondation Royaumont. D’où la nécessité de trouver des mécènes (certains nous sont d’une aide considérable) et d’imaginer toujours de nouveaux dispositifs pour collecter des subsides. Ainsi nous lançons à partir du 1ermars un appel à financement participatif pour restaurer certaines piècesde la bibliothèque. »

    A LIRE : A Royaumont, la culture pour tous

    Parmi les documents concernés, sous la responsabilité du musicologue Thomas Vernet : des partitions d’opéra français des XVIIe et XVIIIe siècles, d’anciens traités et méthodes de musique, des éditions rares d’œuvres pour clavier de Bach, etc. Réunir, via la plateforme KissKissBankBank, 10 000 € en un mois constitue un premier objectif, avec « en ligne de mire », une somme de 30 000 €. Les équipes de l’abbaye ne cachent pas poursuivre un double dessein : financier bien sûr mais aussi de notoriété et fréquentation publiques.

    Sortis des vitrines et rayonnages de la bibliothèque, voici quelques volumes que la restauratrice Coralie Barbe présente avec un soin « maternel » : « Les dommages sont de diverses natures et importances. Ici, une reliure très asséchée qui risque de tomber en poussière ; là, des parchemins dégradés au fil du temps… Contrairement aux tableaux, les livres et partitions sont quotidiennement maniés. L’usure est inscrite dans leur destin ! »

    Emmanuelle Giuliani

     

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  • 27/02/2017 - Une bibliothèque en gare de Lille Flandres

    27/02/2017 - Une bibliothèque en gare de Lille Flandres

    La bibliothèque éphémère est en gare de Lille Flandres jusqu'au jeudi 2 mars
    La bibliothèque éphémère est en gare de Lille Flandres jusqu'au jeudi 2 mars - Cofidis

    Avis aux voyageurs qui patientent en attendant leur train: la société nordiste Cofidis installe à partir de ce lundi et jusqu'à jeudi une bibliothèque éphémère en gare de Lille Flandres. Et si le livre vous plaît, vous pouvez l'emporter avec vous!

    Un stand éphémère particulier ouvre ce lundi matin dans le hall de la gare Lille Flandres: une bibliothèque éphémère proposée par la société nordiste Cofidis. On y trouve des romans, des mangas, des livres pour enfants, des bandes dessinées et tous types d'ouvrage. Des hôtesses sont présentes pour accueillir les lecteurs / voyageurs, les conseiller, leur offrir un café aussi. Un espace avec canapé et petites tables a été aménagé. Que se passe-t-il si vous êtes en pleine lecture et que c'est l'heure de votre train? Vous repartez tout simplement avec le livre!

    Pourquoi Cofidis?

    C'est la société nordiste Cofidis qui propose cette bibliothèque éphémère. Pourquoi? Réponse de Virginie Clin, responsable du service marketing de l'entreprise: "Depuis plusieurs années, Cofidis lutte contre les clichés dans ses publicités comme "les hommes ne savent pas cuisiner" ou encore "les mamies ont toujours des caniches". On s'engage à lutter contre les préjugés. Et là, on a décidé de lutter contre le préjugé selon lequel les gens ne lisent plus. Cofidis invite tous les voyageurs à commenter leur expérience sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-clef #moijelis."

    Ouverture de la bibliothèque éphémère en gare Lille Flandres,, de 8h à 20h, jusqu'au jeudi 2 mars

     

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  • 14/02/2017 - Les bibliothécaires réclament l'application du droit de prêt pour le livre numérique

    14/02/2017 - Les bibliothécaires réclament l'application du droit de prêt pour le livre numérique

    Pour proposer des livres numériques en bibliothèque, le gouvernement français avait choisi de privilégier une solution à base de licences, selon des conditions définies par les éditeurs, la solution PNB. Mais la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne, le 10 novembre 2016, est venue rappeler que le droit de prêt devait aussi s'appliquer aux livres numériques. Les bibliothécaires français affirment désormais que les établissements de prêt français sont concernés.

    Kobo Aura Edition 2
    (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

    La décision de la Cour de Justice de l’Union européenne venait confirmer les conclusions de l’avocat général : pour ce qui concerne le prêt de livres, le format numérique est semblable au papier, sous certaines réserves, expliquait la CJUE.

    L'Association des Bibliothécaires de France affirme désormais « que la décision est immédiatement applicable, sans nécessité de modifier la loi française sur le droit de prêt ». Nous reproduisons ci-dessous leur tribune.

    Livre numérique en bibliothèque : l’achat en librairie est désormais légal et les auteurs rémunérés

    Le 10 novembre 2016, la Cour de Justice de l’Union européenne a rendu une décision importante, qui va avoir une forte incidence sur la mise à disposition de livres numériques en bibliothèque. En donnant raison aux bibliothèques des Pays-Bas en litige avec l’organisme en charge du droit de prêt dans ce pays, la Cour a étendu aux livres numériques l’exception applicable au prêt de livres papier, consacrée par une directive européenne depuis 1992.

    Cette jurisprudence va dans le sens de plusieurs prises de positions émises par l’ABF à propos du dispositif PNB. En 2014, l’ABF affirmait que la voie contractuelle n’était pas la seule base sur laquelle la mise à disposition de livres numériques en bibliothèque devait se développer. Elle appelait à ce que des garanties légales sécurisent ces pratiques et ne pénalisent pas les usages numériques par rapport aux usages analogiques.

    Néanmoins, la CJUE a choisi de s’en tenir à une vision homothétique du livre numérique en privilégiant le modèle « Une Copie – Un Utilisateur » (One Copy – One User), qui exclut toute forme d’accès simultané aux fichiers. C’est là une régression par rapport à certains modèles existants d’accès au livre numérique.

    Pour autant cette solution ouvre aussi des opportunités pour rendre effectives certaines recommandations importantes sur lesquelles l’interprofession du livre s’était accordée en 2014 et qui ne sont toujours pas respectées dans le cadre de PNB.

    Le principal progrès découlant de cette décision est de garantir aux bibliothèques l’achat pérenne de l’intégralité de l’offre éditoriale proposée au grand public. C’est là un point majeur, alors qu’aujourd’hui seuls 18,5% des titres proposés par les éditeurs en numérique sont disponibles via PNB (référence LH 1107 25 nov 2016). Les fournisseurs et les libraires ne peuvent plus s’opposer à la vente de livres numériques aux bibliothèques du moment qu’elles les mettent à disposition selon le modèle Une Copie – Un Utilisateur.

    Il existe pour les bibliothèques plusieurs façons d’implémenter ce modèle. L'une des plus simples consistera à acheter un livre numérique, soit en un seul exemplaire qui sera mis à disposition sur une tablette ou une liseuse que le public pourra emprunter, soit en plusieurs exemplaires mis à disposition sur un nombre équivalent de tablettes ou de liseuses disponibles au prêt. Dans ce cas, pas besoin de recourir à des Mesures Techniques de Protection (DRM) puisque le modèle Une Copie – Un Utilisateur est respecté du fait de la durée d’emprunt limitée de l’appareil.

    La décision offre aussi l’opportunité de faire évoluer PNB pour assurer une plus grande diversité de modèles. C’était bien un des objectifs des 12 recommandations (point 11) interprofessionnelles auquel l’ABF est particulièrement attachée. La plateforme technique que représente PNB constitue un atout à préserver, à certaines conditions. Les éditeurs doivent désormais ouvrir effectivement l’intégralité de leurs catalogues pour des achats de fichiers « Une Copie – Un Utilisateur ». Pour cela, la représentation des bibliothécaires dans la gouvernance de PNB doit être légitimée et renforcée.

    Autre point majeur dans cette jurisprudence : la rémunération des auteurs. La Cour insiste bien sur le fait que le droit de prêt constitue le seul moyen d’assurer la rémunération équitable des auteurs (point 10), par rapport aux simples pourcentages négociés dans les contrats d’édition. Par conséquent, il serait légitime que les auteurs participent à une gouvernance repensée de PNB pour défendre leurs intérêts.

    Les libraires (ou d’autres fournisseurs) continueront à jouer un rôle dans le dispositif Une Copie – Un Utilisateur, car ce sont eux qui doivent reverser les 6% du prix de vente hors taxe des exemplaires numériques au titre de la rémunération des auteurs, à charge aux bibliothèques même lorsqu’elles achètent en dehors de PNB de continuer à faire des déclarations à la SOFIA.

    Ce système assurerait une coexistence du modèle actuel de PNB avec le système « Une Copie – Un utilisateur » (accès unique, mais offre globale). La décision de la CJUE garantit un modèle « plancher », avec l’accès à l’intégralité de l’offre éditoriale.

    Par ailleurs, des progrès peuvent aussi être effectués par ce biais pour d’autres points importants issus des 12 recommandations :

    • le développement de l’accessibilité, puisque chaque bibliothèque disposera du fichier (sans DRM) et pourra donc le convertir dans des versions accessibles aux personnes handicapées (point 8) ;
    • la protection de la vie privée des utilisateurs, étant donné que le prêt de tablettes et de liseuses permet d’éviter de transférer des données personnelles à des prestataires techniques (point 9).

    La jurisprudence de la CJUE ouvre donc des perspectives intéressantes, mais les bibliothèques ne sauraient s’en contenter. Comme l’affirme Le Bureau européen des associations de bibliothèques, d’information et de documentation EBLIDA, l’ABF souligne que la décision est immédiatement applicable, sans nécessité de modifier la loi française sur le droit de prêt. Mais c’est à présent au niveau européen que l’effort doit être porté pour obtenir une modification de la directive sur le droit de prêt de 1992 et consacrer des modèles plus favorables à la diversité des usages numériques.

    En conséquence, l’ABF demande :

    • l’application immédiate de la décision de la CJUE concernant la mise à disposition des livres au format numérique ;
    • une entrée des représentants des auteurs à la gouvernance de PNB ; l’ouverture d’une réflexion concertée au niveau européen et international, aux côtés de l’IFLA et d’EBLIDA, pour la modification de la directive sur le droit de prêt.

    ABF

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  • 24/02/2017 - Contenus courts vs. contenus longs : lesquels choisir pour une lecture agréable en numérique ?

    24/02/2017 - Contenus courts vs. contenus longs : lesquels choisir pour une lecture agréable en numérique ?

     Quels sont les contenus privilégiés en numérique pour une lecture agréable ? Beaucoup vous répondront que les textes courts connaissent un grand succès, format qui correspond à une lecture nomade, dans les transports en commun notamment. Cependant, les contenus longs ne sont pas délaissés. Tout dépend bien entendu du public visé. Contenus courts vs. contenus longs, lesquels choisissez-vous pour une lecture en numérique ? Aperçu des tendances actuelles, pour une nouvelle manière de concevoir les contenus littéraire et journalistique.

    Les contenus courts plébiscités en numérique

    Les contenus tendent de plus en plus à s’adapter aux supports et aux habitudes de lecture. Ainsi, les plus jeunes lecteurs, qui possèdent quasiment tous un smartphone, vont privilégier la lecture de textes courts. De même, les usagers qui prennent tous les jours les transports en commun auront tendance à vouloir faire correspondre le temps de lecture au temps de trajet, repensons par exemple à la lecture minutée proposée par les Editions ePoints.

    On ne compte plus aujourd’hui les initiatives qui proposent également une lecture morcelée, par la création en amont de contenus en série, mini-scénarios qui s’inscrivent dans la tradition du roman-feuilleton du XIXe siècle. Nous vous parlions récemment de Serial Box (dans cet article), qui propose à ses lecteurs de découvrir une histoire sous la forme d’épisodes littéraires. Short Edition, éditeur communautaire de littérature courte, s’inscrit également dans cette tendance, en proposant aux lecteurs des nouvelles, BD courtes, poèmes ou des textes « très très courts ». À l’occasion des fêtes de fin d’année, Thom Burnet, auteur autoédité par la plateforme permet de découvrir son  texte Le merveilleux esprit de Noël, décliné en 25 parties, chacune correspond à un jour. Les épisodes de ce « calendrier de l’avent » littéraire s’adaptent à l’actualité (élections régionales, COP 21, attaques terroristes, etc.)  Une lecture au jour le jour, au plus près du quotidien des lecteurs.

    Short Edition

    Une nouvelle manière de concevoir le livre

    Le succès des contenus courts en numérique peut donc influencer en amont la création littéraire, comme si l’auteur mettait au point le scénario d’une série télévisée. Mais la sérialisation des contenus peut également s’effectuer une fois l’œuvre écrite. The Pigeonhole est une nouvelle application qui propose de télécharger des parties de livres. Se côtoient des ebooks gratuits, œuvres tombées dans le domaine public, mais aussi des livres plus récents qui sont donc payants. Le principe est de fractionner en petites publications de longs textes comme Moby Dick par exemple, proposé en 31 parties. Pour les contenus payants, une micro-tarification est fixée par partie. L’expérience de lecture et l’édition elle-même sont donc modernisées et le morcellement des textes permet de faire découvrir des œuvres à un public qui ne les auraient peut-être pas lues en temps normal. Les internautes peuvent interagir suite à leur lecture et accéder à des contenus interactifs (interview, vidéos des auteurs, etc.) Dans un second temps, The Pigeonhole a pour objectif de proposer aux maisons d’édition de publier leurs livres sur la plateforme et d’ainsi tester l’accueil du public.

    Du côté des ouvrages scientifiques, on retrouve Artelitteradont nous vous parlions il y a quelques mois dansLettres Numériques. Pour rappel, les lecteurs ont ici la possibilité d’acheter le chapitre d’un ouvrage qui les intéresse, sans pour autant devoir payer pour l’intégralité du contenu. Le morcellement d’un livre représente ici une solution pratique et économique pour les étudiants qui ne souhaitent pas toujours s’encombrer de contenus qui ne sont pas utiles à leur démarche.

    Les contenus longs multimédias en vogue

    Malgré le succès des contenus courts pour une lecture plaisir et agréable en numérique, les contenus longs ne sont pas en reste ! N’est-il pas confortable de pouvoir emporter partout avec soi des livres de plusieurs centaines de pages, sans pour autant en subir le poids ? Les étudiants en droit ne démentiront pas. Les ouvrages juridiques connaissent un grand succès en numérique. Les mises à jour peuvent être effectuées par le biais d’applications dédiées (cf. notre précédent article sur le sujet) et la recherche y est facilitée.

    Les outils nomades comme les tablettes et les smartphones favorisent également la lecture de contenus longs multimédias. Le « scrollitelling » réfère à la manière de construire un récit en ligne qui se structure sur une seule page Web se déployant à la verticale. L’action de « scroller » est devenue monnaie courante, c’est-à-dire faire défiler verticalement le contenu d’une page Web par exemple, mouvement effectué notamment par les utilisateurs de Facebook pour consulter leur fil d’actualité. De nombreux récits fictionnels et reportages Web s’inscrivent désormais dans cette expérience de lecture qui mélange texte, images et vidéos. Rappelons à ce propos l’article consacré à Ulyces, des reportages grands formats qui permettent la découverte, pour une expérience immersive. Retrouvez d’autres œuvres multimédias via le portail Nouvelles Ecritures.

    La lecture plaisir en numérique est donc fortement conditionnée par les formats choisis (courts ou longs). Ces différents types de lecture s’adressent à des publics variés et amènent une réflexion sur les contenus existants (édition traditionnelle) et à venir (littérature sérialisée, web documentaires, etc.).

    Gaëlle Noëson

     

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  • 21/02/2017 - Délinquance – Des ados condamnés à lire 35 livres

    21/02/2017 - Délinquance – Des ados condamnés à lire 35 livres

    livres generiques 2016

    Cinq adolescents ont été condamnés à une peine peu banale après avoir vandalisé l’école Ashburn Colored School située en Virginie (USA). 

    L’école  Ashburn Colored School a ouvert ses portes en 1892. La dégradation de ce lieu historique a valu aux ados une triple peine.

    Ils devront lire 35 livres dont La couleur pourpre d’Alice Walker, L’œil le plus bleude Toni Morrison, Le soleil se lève aussi d’Ernest Hemingway, La Nuit d’Elie Wiesel.

    En plus de cela, ces mineurs devront regarder 14 films dont : 12 Years a Slave de Steve McQueen et Lincoln de Steven Spielberg.

    Ils visiteront également le musée de l’Holocauste à Washington et le musée national d’histoire américaine pour comprendre ce qu’est l’antisémitisme et le racisme.

    Tous les mois, ils devront rédiger des fiches pour raconter ce qu’ils ont compris.

    La procureure a opté pour ces peines car les jeunes avaient « dessiné des croix gammées, des dinosaures et des caractères obscènes » et avaient tagué « White Power » (le pouvoir aux blancs).

    Pour elle, ils n’étaient pas en mesure de comprendre « le sérieux de ce qu’ils avaient commis ».

     

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  • 14/02/2017 - Un nouvel Astérix arrive au mois d’octobre !

    14/02/2017 - Un nouvel Astérix arrive au mois d’octobre !

    asterix 2017

    On ne connait pas encore le nom du prochain album d’Astérix, mais on connait sa date publication. Le 37e album paraîtra au mois d’octobre 2017.

    Le scénariste Jean-Yves Ferri et le dessinateur Didier Conrad rempilent pour un 3ème album qui sera publié, d’après les informations de Livres hebdo, le 19 octobre 2017.

    Et pour présenter ce prochain opus, les éditions Albert René ont difusé le communiqué suivant.

    Dans le cadre d’une année Astérix exceptionnelle – 90e anniversaire d’Albert Uderzo, 40e anniversaire de la disparition de René Goscinny, de nombreux hommages…

    Nos Gaulois préférés reprennent du service pour un 37e album à paraître dans l’ensemble de la Gaule et au-delà. Ce 37e numéro marque la 3e collaboration du duo formé par Jean-Yves Ferri (scénario) et Didier Conrad (dessins), après Astérix chez les Pictes en 2013 et Le Papyrus de César en 2015, le tout sous l’œil bienveillant d’Albert Uderzo, co-créateur avec René Goscinny du plus grand succès mondial de l’édition avec environ 370 millions d’albums vendus en 110 langues et dialectes.

    Aventure humaine, humour, personnages savoureux et situations rocambolesques à la pelle, tous les ingrédients seront réunis pour faire de ce nouveau voyage d’Astérix et d’Obélix (une aventure au-delà des frontières) un futur grand classique de la bande dessinée à partager en famille. Et le héros de cette 37e aventure ne sera pas forcément celui qu’on croit comme le laisse entendre la planche exclusive dévoilée aujourd’hui.

    Et pour donner l’eau à la bouche, l’éditeur a transmis à LH une planche Teaser… On y voit un Obélix qui jette son tablier et abandonne la taille des menhirs… Il sera peut-être la grande star du prochain album ! 

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  • 14/02/2017 - Archives – 20 000 documents sur Freud disponibles en numérique

    14/02/2017 - Archives – 20 000 documents sur Freud disponibles en numérique

     sigmund Freud archives numerique

    La Bibliothèque du Congrès américain a numérisé 20 000 documents relatifs à Sigmund Freud. Ces ressources sont maintenant disponibles en ligne gratuitement. 

    La numérisation des documents de Freud a été rendue possible grâce à la subvention de la Fondation Polonsky, un organisme de bienfaisance britannique, qui soutient principalement le patrimoine culturel, l’érudition dans les sciences humaines et sociales, et l’innovation dans l’enseignement supérieur et les arts.

    Soixante-dix-huit ans après sa mort, Freud, qui s’est échappé à Londres après la prise de contrôle nazi en Autriche, reste l’une des figures principales dans l’histoire culturelle et intellectuelle moderne.

    La collection numérique offre des ressources sur la formulation de la pensée de Freud, y compris la naissance et la maturation de la théorie psychanalytique, sa technique clinique et la prolifération de ses soutiens et aussi de ses détracteurs.

    La collection révèle la vie et l’œuvre de Freud, y compris sa formation médicale et clinique précoce; sa relation avec la famille, les amis, les collègues, les étudiants et les patients; son association avec les sociétés psychanalytiques.

    On y trouve aussi sa correspondance notamment avec Theodor Hertzl, Stefan Zweig, CG Jung, Thomas Mann, Albert Einstein…

    Pour y accéder c’est ici 

     

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  • 14/02/2017 - Tout garni, une BD transmedia numérique très originale

    14/02/2017 - Tout garni, une BD transmedia numérique très originale

    tout-garni-bd-transmedia

    Avec le numérique, l’important est de créer et d’inventer de nouveaux modèles économiques et de nouvelles façon de lire. 

    Les éditions La Pastèque et Télé Québec lancent un projet de grande envergure et très original.

    L’éditeur a convaincu 12 illustrateurs de BD à participer au projet intitulé « Tout Garni ! »
    Depuis le 11 janvier, les amateurs de bande dessinée et d’humour sont invités à découvrir un épisode de l’histoire sur le site dédié. 12 auteurs vont ainsi se succéder jusqu’à la fin de l’année, à raison d’un épisode par mois.

    Chacun d’entre eux, poursuivra l’histoire entamée par Pascal Girard autour de « Tout Garni ».

    Tout Garni c’est l’histoire d’un livreur qui délivre de délicieuses pizzas à domicile. Le premier épisode est drôle, très drôle, et surtout il est interactif et animé.

    Au fil de l’histoire, le lecteur est invité à interagir sur l’aventure pour découvrir la suite. Des petites zones vertes s’affichent sur l’écran, on clique pour déclencher des événements.

    Mais ce projet de BD 100% numérique ne s’arrêtera pas là, lorsque tous les épisodes seront prêts, cette BD pas comme les autres prendra d’autres formes.

    Elle sera proposée en jeu vidéo, en réalité virtuelle, et un terrain de jeu bien réel celui-ci sera ouvert à Montréal !

    Alors pour découvrir ce projet transmédia très sympa cliquez ici !

     

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  • 14/02/2017 - Tintin au pays des Soviets l’ebook et l’album en couleur !

    14/02/2017 - Tintin au pays des Soviets l’ebook et l’album en couleur !

    tintin-au-pays-des-soviets-couleur
    Pour le 88e anniversaire de Tintin, Moulinsart va ravir les fans des aventures du petit reporter. 

    Tintin au pays des Soviets est disponible pour la première fois en couleur en version papier ! Et pour fêter cet anniversaire avec encore plus de brio, l’éditeur a en plus travaillé sur la version numérique de la BD culte pour proposer Tintin au pays des Soviets en livre numérique.

    L’histoire et les cases de la bande dessinée ont été respectées à la bulle prêt pour que la lecture sur iPad, iPhone et Android soit la meilleure possible.

    Résultat, le lecteur va pouvoir découvrir ou redécouvrir cette BD en utilisant toute la puissance du numérique. On peut regretter tout de même une diffusion aussi limitée.

    Créée en 1929 et restée indisponible jusqu’en 1973, cette première grande histoire marque la naissance de Tintin et Milou et contient déjà en germe tout ce qui fera d’Hergé un grand maître de la bande dessinée.

    Moulinsart s’est appuyé sur les planches originales d’Hergé restaurées pour exécuter la mise en couleurs.

    La réalisation très réussie donne un nouveau souffle à la bande dessinée, comme s’il s’agissait d’un nouvel album.

     

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  • 06/03/2017 - Plus besoin d’encre voici le papier qui peut être imprimé avec la lumière

    06/03/2017 - Plus besoin d’encre voici le papier qui peut être imprimé avec la lumière

    papier sans encre

    Dans un souci de contribuer à la réduction des impacts environnementaux négatifs de la production de papier, des chercheurs ont mis au point une encre qui peut être imprimée avec une lumière UV. 

    Selon les scientifiques, cette encre pourrait permettre d’imprimer 80 fois sur une même feuille de papier.

    Des chercheurs de l’Université Shandong en Chine; l’Université de Californie, à Riverside; et Lawrence Berkeley du National Laboratory, ont publié un document sur la lumière imprimable pour créer du papier réinscriptible . En effet, ce papier peut être imprimé et effacé sans ajouter d’encre.

    Techniquement c’est un peu complexe, mais voici comment ça marche.

    Dans un premier temps, il faut mélanger deux types de nanoparticules, un pigment de bleu de Prusse qui s’efface au contact de particules chargées, et du dioxyde de titane appelé TiO2.

    Ces nanoparticules assemblées libèrent des électrons qui sont captés par les nanoparticules bleu de Prusse adjacentes, qui tournent du bleu à l’ incolore.

    Ensuite, il faut enduire une feuille de papier du produit. Puis, il faut l’exposer à une lampe UV pour imprimer le texte ou les dessins.

    Une fois imprimé, le papier conserve sa configuration pendant au moins cinq jours.

    « Le papier léger imprimable est à un prix compétitif par rapport au papier conventionnel », a déclaré l’un des chercheurs. « Les matériaux sont peu coûteux, et il est également prévu que le coût de production soit faible ».

    Toujours selon les chercheurs, « le produit peut être aussi appliqué sur la surface du papier classique par des procédés simples, tels que le trempage ou la pulvérisation. Le procédé d’impression est également plus rentable que le processus conventionnel, plus important encore, le papier léger imprimable peut être réutilisé plus de 80 fois, ce qui réduit considérablement le coût global « .

    L’étape suivante va consister à inventer une imprimante laser compatible avec ce papier magique !

     

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  • 16/02/2017 - Toutes les BD récompensées au Festival d’Angoulême 2017

    16/02/2017 - Toutes les BD récompensées au Festival d’Angoulême 2017

    festival angouleme generique 2017

    Le 44e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême s’est achevé dimanche. Le public nombreux est venu célébrer la BD sous toutes ses formes. 

    Avec une programmation dense, éclectique et internationale, les festivaliers ont pu découvrir, ou redécouvrir, des œuvres incontournables, devenues des « classiques », telles que celles d’Hermann, Christin et Mézières, Will Eisner, mais aussi certaines encore trop méconnues, dont celles de Sophie Guerrive, Loo Hui Phang, Kazuo Kamimura. 

    Le festival est aussi l’occasion de remettre de nombreuses récompenses voici le palmarès officiel complet qui rend hommage à la bande dessinée papier et numérique !

     

    FAUVE D’OR – PRIX DU MEILLEUR ALBUM 
    Paysage après la bataille de Philippe de Pierpont et Éric Lambé, Actes Sud BD/Frémok

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX SPÉCIAL DU JURY 
    Ce qu’il faut de terre à l’homme de Martin Veyron, Dargaud

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX DE LA SÉRIE
    Chiisakobe, tome 4 de Minetaro Mochizuki, Le Lézard Noir

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX RÉVÉLATION 
    Mauvaises filles d’Ancco, Cornélius

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX DU PATRIMOINE
    Le Club des divorcés, Tome 2 Kazuo Kamimura chez Kana

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX DU PUBLIC CULTURA 
    L’Homme qui tua Lucky Luke de Matthieu Bonhomme chez Lucky Comics

    FAUVE POLAR SNCF
    L’Été Diabolik d’Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen, Dargaud

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX JEUNESSE
    La Jeunesse de Mickey deTébo, Glénat

    FAUVE D’ANGOULÊME – PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE 
    Biscoto, Le journal plus fort que costaud Association Biscoto éditions (fondé par Julie Staebler et Suzanne Arhex)

    PRIX DES ÉCOLES D’ANGOULÊME 
    La Cantoche, Tome 1 « Premier service » de Nob, BD Kids

    PRIX DES COLLÈGES 
    Ninn, Tome 1, « La ligne noire » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet, Kennes

    PRIX DES LYCÉES 
    L’Homme qui tua Lucky Luke de Matthieu Bonhomme, Lucky Comics

    CONCOURS DE LA BD SCOLAIRE, parrainé par la MGEN
    – Prix d’Angoulême de la BD Scolaire : Monde à part de Clémence André

    – Prix Coup de Coeur de la BD Scolaire : Dans un monde sans berger de Léopold Kalinda

    – Prix Scénario de la BD Scolaire : Bien vu Monsieur Darwin, deKerrian Giammattei

    – Prix Graphisme de la BD Scolaire : Dessins jetés d’Elliot Royer

    PRIX JEUNES TALENTS 
    3e Lauréat : L’Étang deYannick Grossetête
    2e Lauréat : Jour 1 : Qu’est-ce que je fous là ? de Fabien Roché
    1er Lauréat : Jeux Olympiques des Athlètes Aléatoirement Répartis de Nassim Sarni

    PRIX JEUNES TALENTS RÉGION 
    Pour une vie meilleure de Théo Masson

    PRIX CHALLENGE DIGITAL 
    3es Lauréats : Camille Prieur de la Comble et Vincent Malgras pour leur oeuvre interactive L’Odyssée 2.0
    2e Lauréat : Antoine Maillard pour son oeuvre interactive Roaxaca Zone
    1ers Lauréats : Vidu et Batraf pour leur oeuvre interactive L’Immeuble

     

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  • 17/02/2017 - Bande dessinée – Bubble l’appli pour les bédéphiles

    17/02/2017 - Bande dessinée – Bubble l’appli pour les bédéphiles

    bubble 2

    Si vous vous êtes promené à Angoulême lors du festival de la BD vous avez peut-être remarqué la présence de l’application Bubble. 

    Bubble est une application dédiée aux fans de bandes dessinées, de mangas, de comics et aux collectionneurs.

    Cette appli ne permet pas de lire des BD numériques, non, elle offre la possibilité aux personnes qui ont des bédéthèques conséquentes de les classer, de repérer les albums manquants dans une collection, de suivre l’arrivée de nouveaux titres.

    L’application est aussi reliée à un libraire spécialisé qui permet de commander la BD papier qu’il vous manque.

    Plus de 2 500 000 albums ont été ajoutés par les utilisateurs. Pour avoir testé l’application en mode curieux, il est évident que cette appli est parfaite pour les passionnés du 9ème art.

    Simple et intuitive elle vous permettra de ne plus acheter deux fois la même BD d’une série et créera un lien avec votre bibliothèque physique.

    Bubble est disponible en téléchargement gratuit sur Android et iPad iPhoneCliquez ici ou sur Google Play 

     

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  • 02/03/2017 - Overdrive : 196 millions d’ebooks empruntés en 2016

    02/03/2017 - Overdrive : 196 millions d’ebooks empruntés en 2016

     bibliotheque etude generique
    Overdrive annonce pour 2016 des chiffres impressionnants concernant l’emprunt de livres numériques et de livres audio dans les bibliothèques. 

    Selon la plateforme qui alimente plusieurs centaines de bibliothèques, les lecteurs ont emprunté 196 millions de livres numériques, soit une augmentation de 21 % par rapport à 2015.

    Sur les 678 millions de visites aux sites Web des bibliothèques et des écoles, les lecteurs ont emprunté plus eBooks (+ 16%) et de livres audio (+ 34%) qu’en 2015. Les emprunts de contenus numériques pour enfants ont augmenté de 19% versus l’année passée.

    La croissance record peut être attribuée à plusieurs facteurs dont l’augmentation significative de livres numériques dans d’autres langues que l’anglais, plus 40 pour cent d’emprunts pour des livres en français, espagnol, chinois etc.

    La plateforme Overdrive est utilisée dans 31 pays sur six continents.

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  • 14/02/2017 - Un outil pour géolocaliser un livre dans une bibliothèque

    14/02/2017 - Un outil pour géolocaliser un livre dans une bibliothèque

     Mariage gay usa bibliotheque

    Trouver un livre quand on se rend dans une bibliothèque n’est pas toujours évident, même si les bibliothécaires font leur possible pour répondre rapidement à une demande. 

    StackMap est un outil qui permet de résoudre le souci. Il donne la possibilité aux lecteurs de trouver rapidement et facilement un livre dans un rayonnage.

    Comment ça marche ? StackMap est un logiciel qui s’intègre au site web des bibliothèques.

    Lorsque l’usager consulte la fiche d’un livre, il suffit qu’il appuie sur le bouton de géolocalsation pour savoir instantanément où se trouve l’ouvrage recherché.

    L’outil lui indique la position du livre exacte dans le rayonnage, l’étage éventuel où il se trouve dans le bâtiment, et lui explique comment se rendre le plus rapidement possible au bon endroit en lui proposant un itinéraire.

    Résultat, les lecteurs sont plus autonomes et le bibliothécaire peut se consacrer à d’autres activités !

     

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  • 28/02/2017 - Ne dites plus bibliothèque mais Cybrary la bibliothèque du futur est là

    28/02/2017 - Ne dites plus bibliothèque mais Cybrary la bibliothèque du futur est là

    cybrary bibliotheque du futur

    On connaissait la bibliothèque sans livres imprimés de San Antonio au Texas symbole de la mutation de ces espaces de culture.

    Aujourd’hui partons à la rencontre de la Cybrary de Homestead en Floride. 

    En anglais bibliothèque se dit Library. La Cybrary est une cyber bibliothèque absolument époustouflante !

    Gamification de la bibliothèque

    La Cybrary de Homestead fait partie d’un vaste plan de rénovation du centre-ville. La création de l’établissement a été confiée à Landmark Entertainment Group – la société qui a créé les attractions Spider-Man et Jurassic Park au parc Universal d’Orlando et au Caesar Palace de Las Vegas.

    La Cybrary a été conçue pour briser tous les stéréotypes. Il y aura bien entendu des livres imprimés sur papier et des ebooks, mais bien évidemment le projet ne s’arrête pas là.

    L’objectif est de « gamifier » l’expérience en bibliothèque pour les enfants et les adultes afin de les faire revenir dans ces hauts lieux de culture.

    cybrary2

    La Cyber Bibli parc d’attractions de la culture

    Pour cela, un programme et surtout une mise en scène hors du commun a été préparée, le tout pour 16 millions de dollars !

    Concrètement la Cyber Bibli va se transformer en parc d’attractions de la culture : il y aura des robots bavards des cyberthécaires, un espace dédié à la réalité virtuelle et augmentée.

    Il y aura également un bus magique à l’extérieur de la bibliothèque. Celui-ci, sans bouger emmènera les enfants en voyage à travers le corps humain ou encore à travers les siècles, au fond de l’océan ou dans l’espace.

    Une sorte d’arbre de vie lumineux guidera les visiteurs à travers toute la bibliothèque et les accompagnera.

    Bien entendu, une bibliothèque est un endroit d’apprentissage et de concentration et des espaces particuliers seront prévus pour cela. 

    La Cybrary aura également un « espace flex » à utiliser pour des événements tels que des cérémonies, des conférences et des fêtes.

    Au total une douzaine d’attractions sont prévues. Elles devraient être toutes gratuites pour les riverains et payantes pour certaines, pour les touristes. La Cybrary devrait ouvrir début 2018.

    Caitlin Moran, écrivait : «La bibliothèque est une cathédrale de l’esprit, un hôpital pour l’âme, et un parc à thème pour l’imagination» nous y sommes…

    cybrary 3

    Source : Miami Herald

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  • 13/02/2017 - Baromètre 2016 de l'offre de livres

    13/02/2017 - Baromètre 2016 de l'offre de livres

    Baromètre KPMG

    Chiffres 

    3e baromètre KPMG : +25% par rapport à l’année dernière pour le livre numérique en 2015

    Le 3e baromètre de KPMG a vu le jour la semaine dernière. On y retrouve des chiffres encourageants en termes de chiffre d’affaires généré par le livre numérique pour les éditeurs. Voici ce qu’il faut retenir.

    La principale information que l’on retrouve dans le dernier baromètre KPMG, réalisé grâce à une enquête menée de mars à juin 2016, est la suivante : « Les éditeurs proposant des livres numériques ont réalisé en 2015 avec ce support 5% de leur chiffre d’affaires, en hausse de 25% par rapport à l’année précédente. » Après avoir interviewé environ 130 maisons d’édition françaises et réceptionné les retours de 86 d’entre elles (dont des structures appartenant à 7 grands groupes), KPMG a conclu à cette hausse du chiffre d’affaires généré par le numérique pour les professionnels du secteur éditorial.

    D’autres observations sont également à retenir :

    • 3% des répondants réalisent désormais 30 à 50% de leurs ventes en numérique ;
    • 5% des éditeurs (en valeur absolue) réalisent plus de 10 millions d’euros de chiffres d’affaires en numérique (précisons que ce pourcentage vaut pour les grandes maisons d’édition ou groupe dont l’offre est plus large) ;
    • 43% des répondants estiments que la part du numérique restera inférieure à 10% d’ici 2020 (le double donc par rapport à la situation actuelle) ;
    • 29% maintiennent un prix du livre numérique plus élevé que celui du format de poche ;
    • 60% des éditeurs privilégient le recours aux e-distributeurs plutôt que les accords directs avec des acteurs comme Amazon ou Apple ;
    • 1/3 des maisons pratiquent le prêt numérique en bibliothèque.

    Le baromètre permet en tout cas d’affirmer que, d’une année à l’autre, la part des ventes générées par le livre numérique augmente vers une tranche supérieure. L’autre conclusion à tirer de cette étude chiffrée est que l’investissement dans le numérique reste lié à la taille des maisons d’édition, en tenant compte du fait que les plus petites structures qui comptabilisent un CA de moins d’1 million d’euros ne publient majoritairement qu’en papier.

    L’étude complète est disponible sur le site de KPMG et à cette adresse.

    — Gaëlle Noëson

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  • 13/02/2017 - Europeana - Culture et numérique

    13/02/2017 - Europeana - Culture et numérique

    Europeana 1

    Cette semaine, Lettres Numériques s’intéresse à la bibliothèque numérique collective européenne, Europeana. Près de dix ans après son lancement, elle est aujourd’hui une véritable référence en matière d’accès commun à la culture, mais aussi d’initiatives pour y intégrer les technologiques numériques. Focus sur ce projet aux multiples déclinaisons.

    Créée en 2008 par la Commission européenne en réaction à l’initiative de Google de numérisation massive de livres,Europeana assure la mise en commun d’un grand nombre de ressources numériques et numérisées provenant de bibliothèques, de centres d’archives, de musées et de collections audiovisuelles des États membres de l’Union européenne. On y trouve des livres, des documents d’archives, des images et des photographies, mais aussi des objets, des œuvres d’art, des films et des archives audio, entre autres.

    Un projet colossal

    Europeana 2En lançant cette plateforme gratuite en ligne, l’Europe souhaitait rassembler en un même lieu les œuvres libres de droit issues des collections de ses pays membres, dans le but de valoriser son patrimoine historique et culturel. Récemment, une nouvelle version du site, Europeana Collections, simplifiée et plus aisée à utiliser, a été mise en place afin de faciliter les recherches des étudiants ou des scientifiques dans le cadre de leurs études et travaux, ou plus largement de répondre à l’intérêt personnel de tout un chacun.

    Le site se présente donc comme un vaste catalogue de recherche et fait le lien vers l’institution qui dispose de chaque œuvre numérisée et en assure la conservation. En tout, le catalogue européen répertorie pas moins de 53 millions de documents, qui proviennent de 3000 institutions différentes, parmi lesquelles se trouvent laBibliothèque nationale de France (et sa bibliothèque numérique Gallica), la British Library de Londres, Le Louvre, laBibliothèque royale de Belgique et le Rijksmuseum d’Amsterdam, pour ne citer que ceux-là.

    Europeana 1914-1918, une collection collaborative

    À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, la collection Europeana 1914-1918 a été créée. Elle rassemble des documents historiques et audiovisuels se rapportant à la Grande Guerre, issus des collections nationales des pays qui étaient à l’époque au cœur du conflit, dont celle de la Bibliothèque royale de Belgique (pour relire notre article à ce sujet, c’est par ici). À ces archives officielles, Europeana 1914-1918 ajoute des histoires inédites, invitant ses utilisateurs à déposer en ligne ou à déposer physiquement lors de journées de collecte spécifiques des documents personnels ou des objets en lien avec la thématique.

    Europeana 14-18

    Il y a quelques mois, une autre initiative collaborative a été lancée, le Transcribathon. Il s’agit d’une vaste opération de transcription collective, sous la forme d’un défi. Europeana 1914-1948 a ainsi encouragé tous ses utilisateurs à participer à ce projet en retranscrivant des lettres, des notes et des poèmes manuscrits rédigés pendant le conflit. Chaque mot retranscrit fait avancer le compteur des « miles » virtuels et un top des transcripteurs les plus prolifiques est constamment mis à jour sur le site. Cette initiative ludique permet la construction commune d’une mémoire collective.

    Au rayon des nouveautés

    europeana radioLes initiatives mises en place par Europeana pour rassembler et valoriser le patrimoine du Vieux Continent ne manquent pas. Dernièrement, la plateforme a lancé une radio en ligne qui propose déjà 200.000 extraits musicaux provenant des archives audio européennes. L’interface se présente comme un poste de radio virtuel dans lequel les utilisateurs ont la possibilité de faire des recherches par institutions, ou bien par catégories (musique classique, musique folk et traditionnelle, et musique populaire), subdivisées en genres musicaux.

    Europeana souhaite également intervenir pour assurer l’avenir de la création européenne. Pensons à Europeana Space, un projet dont l’objectif est de créer de nouvelles opportunités pour l’emploi et la croissance économique dans le secteur des industries créatives. En encourageant l’utilisation et la réutilisation des collections numériques d’Europeana, les concepteurs du projet espèrent voir augmenter la création culturelle en Europe. E-Space, un portail dédié à ce projet, vient de voir le jour sous la forme d’un moteur de recherche couplé à une plateforme de publication d’œuvres.

    e-space

    Reconnue en décembre dernier par le Nominet Trust comme l’un des 100 projets les plus exemplaires dans le monde numérique, Europeana peut se targuer de valoriser le passé pour construire l’avenir grâce à ses très nombreuses initiatives, dont nous n’avons pu ici vous présenter qu’un échantillon. Si le projet permet la découverte et/ou la redécouverte de l’héritage culturel européen, il tente également de relancer la dynamique de création, en favorisant la collaboration et le partage.

    — Loanna Pazzaglia

     

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  • 20/02/2017 - Coup de Coeur des éditeurs des Hauts de France

    20/02/2017 - Coup de Coeur des éditeurs des Hauts de France

    saisons_d_Issa_couv-e1484582555770

    L'iroli

    Saisons d’Issa

    Issa KobayashiHAÏKUsortie le 2 Fév 2017
    A découvrir

    Packshot-HAITI-FOHLEN-320x448

    Light MotivHaïtiCorentin FohlenPHOTOGRAPHIEsortie le 17 Jan 2017

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    utopies

    InvenitVoyage en utopiesAlberto ManguelBEAUX-ARTSsortie le 16 Jan 2017

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    FemmeBrouillon-COUV.indd

    La Contre AlléeLa femme brouillonAmandine DhéeROMANsortie le 17 Jan 2017

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    brigitte

    Ravet AnceauBrigitte, histoire d’une contre-enquêteDaniel BourdonPOLARsortie le 16 Jan 2017

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    url

    À Contresens ÉditionsL’ÉtouffoirClaude MouflardROMANsortie le 20 Déc 2016

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    hautsdefrance_couv300

    PourparlerLa région Hauts-de-FranceChristian Delcambre, Philippe DebeerstTOURISMEsortie le 30 Nov 2016

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  • 14/02/2017 - Bibliothèque d'art contemporain actualité des revues

    14/02/2017 - Bibliothèque d'art contemporain actualité des revues

    Les Beaux-arts de Paris 2016 / Hélène Tissier / photo J.-B. Monteil

    Tate etc, n°39, printemps 2017

    David Hockney, Wolgang Tillmans, Robert Rauschenberg et all…

    Sommaire http://www.tate.org.uk/about/business-services/tate-etc-magazine/

    Vingtième siècle, n°133, janvier-mars 2017

    Varia : Une histoire genrée des mouvements suffragistes ; Genèse des théâtres de banlieue rouge et paradoxes du communisme municipal : le cas de Malakoff, le tournant des années 1960-1970 ; Des intellectuels français à la rencontre du Duce et du Führer ...

    Sommaire http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100673350

    Le débat, n°193, janvier-février 2017

    États-Unis : anatomie d'une élection surprise ; Israël : les dérives de la démocratie ; État islamique : quel califat? quel islam? ; Brexit : du bon usage du référendum.

    Sommaire http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Revue-Le-Debat/Le-Debat193

    Art press, n°441, février 2017

    L’art, bassin d’enrichissement : Interview de Luc Boltanski et Arnaud Esquerre par Catherine Millet ; Fieldwork Marfa une utopie dans un monde réel, Anaël Pigeat ; Otobong Nkanga éthique de la coopération
    Otobong Nkanga, Éric Mangion.

    Sommaire : http://www.artpress.com/2017/01/16/sommaire-du-n441-fevrier-2017/

    Vacarme, n°78, hiver 2017

    Dossier sur le Brésil : Le Brésil depuis ses marges.

    Sommaire http://www.vacarme.org/rubrique498.html

    Positif, n°672, février

     

    George Stevens, une destinée américaine; Un retour sur le cinéma de José Luis Guerin ; Un Focus sur la Corée du Sud

    Sommaire : http://www.revue-positif.net/

    Flash art, n°312, janvier-février

    Race, Class and Kelley Walker: A Tenth Disaster, by Walter Benn Michaels ;  Oliver Payne , Jimmie Durham ,  Anna-Sophie Berger ,  Paul Pfeiffer ,  Sadie Benning, The Young Pope

    Sommaire http://www.flashartonline.com/issue/312-january-february-2017/

    Le journal des arts, du 20 janvier au 2 février 2017, n° 471

    Enchères 2016 : dans un marché mondial en berne, la France résiste

    Sommaire : http://www.lejournaldesarts.fr/index.php

    L’œil, n° 698, février

    Dossier : dans la cuisine des peintres ou Les secrets de fabrication des peintres

    Sommaire : http://www.lejournaldesarts.fr/oeil/couvertures/numeros/parus_couverture/00739/oeil-fevrier-2017.php

    Yishu, n°1, janvier/février 2017

    Lee Mingwei: Relating to Art and Artists in the Twenty-First Century

    Sommaire : http://yishu-online.com/back-issues/view/?84&issue=current

    Connaissance des arts, n°756, février

    SPÉCIAL AFRIQUE « Connaissance des Arts » vous invite ce mois-ci à découvrir les richesses du continent africain, de la statuaire ancienne à la création contemporaine. Ce numéro vous invite à un retour sur le patrimoine africain pour aller au-delà des clichés, à une rencontre avec l’artiste ghanéen El Anatsui et les photographes de la sape. Ce Spécial Afrique vous permettra de découvrir la collection d’art africain contemporain de Jean Pigozzi, l’architecture de Francis Kéré et le design africain. Le numéro se termine sur un itinéraire à Zanzibar, pour explorer son patrimoine traditionnel et colonial.

    Sommaire : https://www.connaissancedesarts.com/publication/magazine-connaissance-des-arts-fevrier-2017/

    La part de l’œil, n°30, 2016-2017

    Dossiers : "Arts plastiques/cinéma" et "Mikhaïl Bakhtine et les arts".

    Sommaire https://www.fabula.org/actualites/la-part-de-l-oeil-n-30-dossiers-arts-plastiques-cinema-et-mikhail-bakhtine-et-les-arts-2016-2017_77402.php

    Feuilleton, n°19, hiver 2017

    La 19ème livraison de Feuilleton s’impose le coq-à-l’âne comme seule consigne : de la saga d’un village espagnol devenu multimillionnaire après avoir remporté la loterie nationale – une malédiction déguisée en aubaine – au portrait du lanceur de la bombe H sur Hiroshima ; de l’épopée moderne d’une rescapée de Raqqa et de sa petite fille tentant de s’accrocher à la vie dans un camp de réfugiés du Liban aux pronostics les plus effrayants sur le prochain séisme qui menace l’Ouest des États-Unis, du “Gueuleton” de Julian Barnes à la violence des gangs de Rio sous l’œil du jeune photoreporter portugais João Pina, Feuilleton balaie les époques et les continents, mélangeant les genres de la nouvelle, de l’enquête et de la satire, et rapporte de son tour du monde des images tantôt accablantes, tantôt ironiques, toujours poignantes. Enfin, à la faveur de la traduction inédite d’un extrait de l’autobiographie de George Plimpton, grand critique américain, fondateur de la Paris Review et sportif en immersion, Feuilletons’offre une escale à Cuba, sur la trace d’une rencontre mythique : Ernest Hemingway et Tennessee Williams. Et ce choc des titans nous revient sous la plume d’un autre journaliste légendaire, Kenneth Tynan, présent sur les lieux en même temps que Plimpton et ravi de nous offrir sa version des faits. Hasta la victoria siempre, Feuilleton !

    Sommaire : http://www.editions-du-sous-sol.com/publication/feuilleton-19/

     

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  • 10/02/2017 - APPEL À CHERCHEURS 2017-2018 DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE

    10/02/2017 - APPEL À CHERCHEURS 2017-2018 DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE

    La BnF publie son appel à chercheurs, afin de s’associer le concours de chercheurs pour l’année universitaire 2017-2018. Cet appel propose aux chercheurs un soutien financier au travers de bourses de recherche pour un montant total de 50 000 euros, grâce à la générosité de la BnF et de ses mécènes. L’appel à chercheurs de la BnF s’adresse aux masterants et doctorants. Les candidats peuvent proposer spontanément des sujets de travaux. Afin d’éviter la dispersion des propositions, trois axes de recherche sont indiqués.

    Professeur Metchnikoff [le scientifique travaillant au microscope]
    Professeur Metchnikoff [le scientifique travaillant au microscope]

    Thèmes de recherche

    Les axes de recherche de l’appel à chercheurs de la BnF  concernent trois principaux domaines :

    • Axe 1 : Etude et valorisation des collections ;
    • Axe 2 : Etude du livre et des bibliothèques ;
    • Axe 3 : Etude de l’histoire de la photographie.

    Modalités pratiques

    L’appel à chercheurs de la BnF est disponible sur le site : https://bnf-aac-2017-18.sciencesconf.org/.
    Les candidats peuvent y trouver toutes les informations nécessaires, notamment sur les axes thématiques ou les sujets proposés par les départements de collections.

    Les candidatures sont à formuler directement sur le site dédié sciencesconf.org. Les dossiers de candidature doivent réunir :

    – Fiche de candidature complétée ;
    – Curriculum vitae ;
    – Liste des publications du candidat ;
    – Présentation du sujet de recherche proposé (4 pages maximum) ;
    – Projet de valorisation envisagé (2 pages maximum) pour les candidats à une bourse de recherche (Fondation Louis Roederer, Mark Pigott, chercheur postdoctoral) ;
    – Lettre de présentation de la part d’une personnalité qui peut apprécier vos travaux et vous recommander (2 au maximum).

    Pour toute information relative à la soumission de votre candidature, merci de contacter la Bibliothèque à l’adresse suivante : appelachercheurs@bnf.fr

    Date limite d’envoi des candidatures : 24 avril 2017

     

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  • 10/02/2017 - Une bibliothèque en souvenir du roi va ouvrir à Bangkok

    10/02/2017 - Une bibliothèque en souvenir du roi va ouvrir à Bangkok

    La Bangkok Metropolitan Administration (BMA) a lancé en 2015 le projet de convertir un bâtiment sur Kok Wua en bibliothèque municipale. Le bâtiment devrait ouvrir en mars, soit deux mois plus tôt que prévu. La bibliothèque a été spécialement créée en souvenir du roi Bhumibol Adulyadej, qui s’est éteint après 70 ans de règne.

     


    Palais Royal (Bangkok)

    En 2013, la ville de Bangkok était désignée capitale mondiale du livre par l’UNESCO. À cette occasion, la BMA fait savoir son envie de créer la Bangkok City Library. Il faudra attendre 2015 pour voir la concrétisation de ce projet, celui de rénover un ancien bâtiment.

     

    C’est la société Right Man Co qui a obtenu le contrat de rénovation. Elle disposait d’un budget de plus de 29 millions de bahts. Le chantier a été lancé le 28 février 2015. L’ouverture était prévue en juin 2017, mais il y a peu le vice-gouverneur de Bangkok a annoncé une accélération des travaux et de l’installation du matériel dans le but d’une ouverture en mars.

    L’ouverture de la bibliothèque vient s’intégrer à la campagne qui vise à ériger Bangkok en « ville de l’apprentissage » et ainsi à promouvoir la culture de la lecture. Un gros défi en perspective puisqu’une enquête du secteur privé a révélé que les habitants de la ville ne lisaient qu’environ 5 livres par an.

    La secrétaire adjointe de la ville, Pranee Satayaprakop, souhaite que « la nouvelle bibliothèque de la ville devienne un lieu de rencontre animé ». Dans cette optique des salles permettant aux usagers de pratiquer des activités créatives seront disponibles.

    Les heures d’ouverture seront larges, avec un créneau de 8 h à minuit tous les jours sauf le lundi. Dans le cas où les visiteurs sont nombreux et que la demande est conséquente, une ouverture 24 h/24 pourrait être envisagée. Si au contraire, personne ne vient remplir les allées et les chaises, les plages d’accessibilités seront réduites et cela pourrait conduire à une fermeture de la bibliothèque.

    Athènes désignée capitale mondiale du livre 2018

    Sa position se veut stratégique, à quelques pas des transports et proche du centre animé de Khao San Road. Les employés de la Bangkok City Library seront issus des 36 bibliothèques sous le contrôle de la BMA et travailleront dans ce nouvel établissement à tour de rôle. Des fonctionnaires retraités ayant des connaissances dans l’organisation des livres pour aider contre une rémunération quotidienne de 360 bahts.

    Une bibliothèque royale

    Puisque cette bibliothèque rend hommage au défunt roi Bhumibol Adulyadej, des activités autour du personnage seront présentes. Ainsi un étage proposera des matériaux d’apprentissage interactifs et des jeux « basés sur le travail que le roi défunt a initié, comme son système de gestion des eaux usées ».

    Au premier étage, c’est un grand portrait du roi qui accueillera les visiteurs. Ces derniers pourront découvrir des sculptures avec des réflexions du roi Rama IX sur l’importance de la lecture et de la curiosité dans la quête de la connaissance.

    Des installations de cet étage sont également prévues pour les handicapés, du matériel audio sera à disposition des malentendants et les aveugles pourront trouver des livres en brailles.

    Au deuxième étage, outre la littérature internationale, les ouvrages de référence et les livres rares, seront présentées des vidéos retraçant la vie du roi depuis son enfance.

    Le troisième et dernier étage présentera les projets du roi, ainsi qu’une collection de ses réalisations dans divers domaines : « urbanisme, transport, environnement, culture, sécurité du public, questions médicales, questions économiques et moyens de subsistance, éducation et collaboration entre les organismes publics ». Un établissement culturel qui devrait remplir dignement sa fonction, entre le devoir de mémoire et le développement culturel.

     

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  • 13/02/2017- Mai 2017. Exposition La Bibliothèque, la nuit. Bibliothèques mythiques en réalité virtuelle

    13/02/2017- Mai 2017. Exposition La Bibliothèque, la nuit. Bibliothèques mythiques en réalité virtuelle

    par André Balbo

    Du 16 mai au 20 août 2017, à la BnF François-Mitterrand, Galerie 2

    En 2015, à l’initiative de BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec), le metteur en scène Robert Lepage et sa compagnie Ex-Machina ont conçu une exposition inspirée de l’ouvrage d’Alberto Manguel, La Bibliothèque, la nuit, que la BnF accueille aujourd’hui.

    « Comme la mémoire, une bibliothèque fonctionne différemment la nuit. Le jour, vous avez le sentiment que chaque titre s’offre à vous avec équité, démocratiquement [...]. Mais la nuit, certains volumes disparaissent tandis que d’autres s’affirment dans le halo de votre lumière », écrit Alberto Manguel.

    De même : « Si le matin, la bibliothèque suggère un reflet de l’ordre sévère et raisonnable délibéré du monde, la bibliothèque, la nuit, semble se réjouir de son désordre fondamental et joyeux. »

    La bibliothèque, la nuit devient une machine à rêves. Grâce à la réalité virtuelle, cette exposition propose un voyage onirique dans le temps et dans le monde, qui mène de Sarajevo à Mexico et d’Alexandrie jusqu’au fond des océans.

    Invité à vivre une expérience d’immersion à la fois muséale et scénographique, le visiteur, au moyen de lunettes vidéo 3D, parcourt une forêt de dix bibliothèques réelles ou imaginaires.

    Le parcours commence par la présentation d’œuvres emblématiques des collections de la BnF sur le thème de l’imaginaire des bibliothèques.

    © photo Stéphane Bourgeois

    Une découverte qui pourra se poursuivre matériellement en visitant ce que le nouveau Richelieu est devenu !

    Parmi les bibliothèques qui pourraient virtuellement vous être proposées, on espère celles de : l’abbaye d’Admont (Admont, Autriche) ; Alexandrina (Alexandrie, Égypte) ; du Congrès (Washington DC, États-Unis) ; la Megabiblioteca José Vasconcelos (Mexico DF, Mexique) ; la nationale et universitaire de Sarajevo (Sarajevo, Bosnie) ; celle du Nautilus (d’après Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne) ; du Parlement (Ottawa, Canada) ; de Sainte-Geneviève (Paris, France) ; du temple Hase-dera (Kamakura, Japon) ; et la Bibliothèque universitaire de Copenhague (Copenhague, Danemark).

    Concepteur Robert Lepage ; Auteur, co-concepteur et narrateur Alberto Manguel ; Commissariat de l’exposition introductive Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF ; Éric Dussert, mission de la coordination, BnF ; Éric Walbecq, conservateur au département Littérature et art, BnF.

    Important. Les visiteurs doivent être âgés de 14 ans ou plus. De plus, l’expérience "La bibliothèque, la nuit" reposant sur l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle, le nombre de visiteurs par représentation est limité. Se renseigner à l’entrée sur le nombre de représentations proposées par jour (chaque demi-heure ?).

    La Bibliothèque, la nuit. Bibliothèques mythiques en réalité virtuelle, du 16 mai au 20 août 2017, à la BnF, site Mitterrand, Galerie 2, Quai François-Mauriac, Paris 75013, du mardi au samedi de 10 à 19h, le dimanche de 13 à 19h (fermeture des caisses à 18h), et fermé lundi et jours fériés. 9 ou 7€. Réservations FNAC au 0892 684 694 (0,34€ TTC/mn) et sur www.fnac.com…

    Voir aussi : Toutes les expositions 2017 de la BnF

     

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  • 06/02/2017 - Pourquoi les étudiants ont plus que jamais besoin des bibliothèques

    06/02/2017 - Pourquoi les étudiants ont plus que jamais besoin des bibliothèques

    Louise Tourret 

    Alors que la connaissance n’a jamais été aussi accessible partout, notamment sur internet, la jeunesse doit pouvoir disposer de lieux pour se concentrer individuellement et travailler ensemble. L’ouverture élargie des bibliothèques est un vrai sujet.

    La bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris | Marie-Lan Nguyen / wikimedia via The connexion via Flickr CC License by

    La bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris | Marie-Lan Nguyen / wikimedia via The connexion via Flickr CC License by

    Chuuuuuuuuut. Chut! Merci de respecter le silence de ces lieux. Merci de ne pas apporter de boisson et de nourriture. Ah, la bibliothèque! Ce lieu paradoxal où élèves et/ou étudiants se rendent volontairement pour se forcer à travailler. Mais vous l'avez peut-être remarqué, on ne voit pas beaucoup de bibliothèques dans les fictions françaises alors que ces scènes sont un classique des films américains: S.O.S. Fantômes débute à la New York Public Library qui est aussi le refuge du Jour d’après, la bibliothèque d’Harry Potter est magnifique et magique –les livres se rangent tous seuls–, celle de Breakfast Club, déprimante. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi les fictions françaises sont si pauvres en scènes de bibliothèque (cela fonctionne aussi pour les livres). Peut-être que les nôtres ne constituent pas un espace de vie aussi important, notamment à cause des horaires extrêmement limités de ces établissements.

    Pour tenter d'y remédier, Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon ont annoncé ce lundi 1er février 2016 un «plan bibliothèque». L’idée est simple: élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques universitaires, par exemple, le soir jusqu’à 22 heures, la journée du samedi et même, pour quarante villes, le dimanche après-midi, indique le communiqué des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

    Car c’est un des points noirs de l’université française, ainsi que nous le rappelle Le Monde:

    «Avec leurs 61 heures d’ouverture moyenne par semaine, contre 65 en Europe et 69 en Allemagne, l’amplitude horaire insuffisante des bibliothèques universitaires (BU) françaises a été régulièrement montrée du doigt ces dernières années. Près de la moitié des 480 BU françaises n’ouvrent pas au-delà de 19 heures.»

     

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  • 02/01/2017 - La Bible de Gutenberg entre dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF

    02/01/2017 - La Bible de Gutenberg entre dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF

    La Bible de Gutenberg entre dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF - Par Dimitri Auchère 

    Pouvoir feuilleter la Bible de Gutenberg, le premier grand ouvrage de l'histoire de l'imprimerie... Ce privilège, naguère réservé à une poignée de chercheurs et de collectionneurs, est désormais accessible à tous grâce à la bibliothèque numérique Gallica.

    • La Bible de Gutenberg sur Gallica

    © Bibliothèque nationale de France × 2

    Le texte a beau être austère et en latin, l'amateur de livres ne pourra retenir un frisson en tournant les pages de la Bible de Gutenberg. La Bibliothèque nationale de France possède deux des quatre exemplaires conservés sur le sol français : les deux viennent d'être numérisés en très haute définition dans les ateliers de la BNF. Ils sont désormais visibles gratuitement sur Internet, via Gallica. Ils y sont augmentés d'un sommaire qui rend plus aisée la navigation dans le texte biblique et satisfait les besoins des chercheurs, comme ceux de tous les curieux.

    DEUX DES CINQUANTE EXEMPLAIRES

    Première œuvre d'envergure imprimée, la Bible de Gutenberg est aussi l'une des plus abouties que l'Occident médiéval ait produites. Sa beauté, sa renommée et la diffusion rapide de la technique de production, en ont fait le livre le plus emblématique de la culture occidentale. Produite à Mayence vers 1455, la Bible de Gutenberg est le premier grand livre occidental réalisé au moyen de la technique nouvelle de l'imprimerie à caractères mobiles.Cette oeuvre capitale, qui inaugure l'une des grandes révolutions du livre, n'est plus aujourd'hui connue que par une cinquantaine d'exemplaires dispersés à travers le monde. Deux d'entre eux sont conservés au sein de la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France.

    ENLUMINÉ SUR PEAU DE VÉLIN

    La Bible de Gutenberg a de fait été imprimée sur les deux supports de l'écrit simultanément en usage au XVe siècle, la peau de vélin et le papier. Un quart des exemplaires a été réalisé sur vélin (une douzaine d'exemplaires recensés dont quatre seulement sont complets) et trois-quarts sur papier. La BNF a la chance de posséder l'un des très rares et prestigieux exemplaires complets imprimés sur peau de vélin, magnifiquement enluminé à l'époque de la production du livre. Le second exemplaire, imprimé sur papier, est d'une grande importance historique en dépit de son aspect plus modeste. Il présente une note manuscrite datée de 1456, attestant que l'impression de la Bible était alors achevée. C'est l'une des seules informations chronologiques certaines dont on dispose au sujet du travail de Gutenberg.

    Pour consulter l'exemplaire de la Bible de Gutenberg sur vélin, cliquez ici.

    Pour consulter l'exemplaire de la Bible de Gutenberg sur papier, cliquez ici.

    PLUS DE 4 MILLIONS DE DOCUMENTS

    Rappelons que Gallica est l'une des plus importantes bibliothèques numériques accessibles gratuitement sur Internet. Elle offre l'accès à tous types de documents : imprimés en mode image et en mode texte, manuscrits, documents sonores et iconographiques, cartes et plans. La base contient plus de 4 millions de documents dont1.800.000 numéros de presse et revues, 1.100.000 images, 489.000 livres, 122.800 cartes, 79.000 manuscrits... La BNF numérise environ 1500 pages par jour. Témoignages du patrimoine écrit français, les documents retenus constituent une bibliothèque encyclopédique et raisonnée, représentative des grands auteurs français et des courants de recherche et de réflexion. Des domaines aussi divers que l'histoire, la littérature, les sciences, la philosophie, le droit, l'économie et la science politique y sont représentés.

     

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  • 06/02/2017 - Des livres audio en réalité virtuelle (ou son spatialisé) avec Koob

    06/02/2017 - Des livres audio en réalité virtuelle (ou son spatialisé) avec Koob

    Des livres audio en réalité virtuelle (ou son spatialisé) avec Koob

    Koob 1

    Des livres audio en réalité virtuelle (ou son spatialisé) avec Koob

     À l’heure actuelle, les nouvelles technologies permettent toujours plus d’innovations dans tous les domaines, en ce compris le livre numérique. Après l’image, c’est à présent au son qu’est appliquée la réalité virtuelle dans un nouveau projet d’audiobooks : Koob. Cette collection de livres audio, bientôt disponible, offre une nouvelle expérience immersive inédite, pour les petits comme pour les grands.

    Ouverture du marché du livre audio

    L’obligation d’exclusivité instaurée depuis 2008 entre Audible d’Amazon et Apple pour la fourniture et la distribution de livres audio en Europe a pris fin le 5 janvier dernier, ce qui devrait entraîner un déverrouillage du marché du livre audio, jusqu’ici détenu par les deux géants américains. Amazon peut dès à présent fournir ses livres audio à d’autres plateformes de vente et Apple a désormais la possibilité de vendre des audiobooks qui proviennent d’autres fournisseurs et éditeurs.

    Ce nouvel accord pour la commercialisation du livre audio, qui doit ravir les éditeurs et fournisseurs européens, intervient au moment où la technologie du son commence à se développer pour enrichir l’expérience de lecture, notamment via la réalité virtuelle.

    La VR dans les ebooks

    La réalité virtuelle a déjà conquis le monde du cinéma et des jeux vidéo et s’ouvre petit à petit aux livres numériques, nous vous en parlions dans cet article. Des premiers exemples sont apparus dans le monde de la bande dessinée, notons :

    • l’application Motion Books de Madefire, qui plonge le lecteur dans une immersion totale avec des vues panoramiques à 360°, des effets sonores et de la musique ;
    • l’adaptation de S.E.N.S., la BD de Marc-Antoine Mathieu, qui embarque le lecteur dans un impressionnant labyrinthe graphique ;
    • Tout garni, que nous vous présentions dans ce billet, une BD transmédia qui sera adaptée en réalité virtuelle.

    Madefire-SENS

    Avec la réalité virtuelle, c’est un véritable bouleversement des habitudes de lecture qui s’opère car le lecteur est plongé au cœur de l’histoire et vit une expérience immersive nouvelle.

    La réalité virtuelle du son (ou son spatialisé)

    C’est sur le même principe d’immersion totale dans un récit que sont envisagés les livres audio en réalité virtuelle. Mettant à profit les technologies de spatialisation 3D du son et des rythmes binauraux, qui permettent de donner au cerveau humain l’illusion d’entendre des sons réels, les audiobooks en réalité virtuelle stimulent l’imagination et la créativité du lecteur, lui donnant l’impression de faire partie de l’histoire. Dans ce cas, et contrairement à la réalité virtuelle « visuelle », nul besoin de matériel spécifique pour pouvoir vivre l’expérience, uniquement d’un casque ou d’écouteurs.

    Et Koob alors ?

    Koob logoUne start-up américaine, The Voice Society, a décidé de se lancer dans cette nouvelle voie en proposant la toute première collection de livres audio en réalité virtuelle, Koob. Ces livres audio immersifs seront principalement destinés à la jeunesse, offrant aux enfants une toute nouvelle expérience qui, selon la start-up, jouerait un rôle dans leur développement intellectuel. En effet, les technologies audio de son en 3D rendraient la compréhension d’une histoire plus aisée pour le jeune public. D’après une étude du National Center of Biotechnology (NCBI), en transformant ce qu’il entend en images, l’enfant travaille son imagination et l’expérience immersive qu’il vit favorise le développement de facultés cognitives en stimulant certaines parties de son cerveau. Koob allie donc l’utile à l’agréable !

    Des livres pour un public adulte, dans des genres aussi variés que le fantastique, la littérature spirituelle ou les guides de développement personnel, viendront étoffer le catalogue de Koob, qui devrait compter une quarantaine de livres en anglais et en espagnol d’ici la fin de l’année. Une application de lecture sera disponible pour tablettes et smartphones (iOS et Android) dès le printemps 2017. Les lecteurs pourront y acheter directement les livres, ou passer par les stores iTunes, Google Play et Audible (Amazon).

    Koob 3

    Pour les curieux, il est possible d’avoir un avant-goût en testant des extraits mis en démonstration à cet endroit. L’expérience immersive est en effet plutôt surprenante, il reste à se demander quand de tels contenus seront également disponibles en version française !

    — Loanna Pazzaglia

     

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  • 30/01/2017 - Gaston Lagaffe a 60 ans

    30/01/2017 - Gaston Lagaffe a 60 ans

    Yaël Eckert,

    La Bibliothèque publique d’information, à Paris, consacre une exposition à Gaston Lagaffe, créé par André Franquin il y a près de 60 ans.

    Gaston Lagaffe a 60 ans

    Franquin/Dargaud Lombard

    Un adage assure que les héros ne vieillissent pas. Il pourrait avoir été inventé pour Gaston Lagaffe, bientôt 60 ans et toujours cette silhouette dégingandée, tout en souplesse, avec son air légèrement perdu, qui fait de tout temps craquer ses lecteurs. Gaston, héros ? Anti-héros plutôt, et pourtant : le voici désormais objet d’une grande exposition au Centre Pompidou, à Paris.

    Rien ne le destine à pareil honneur lorsqu’il naît dans Le Journal de Spirou, un jour de février 1957 : Franquin, alors aux commandes de Spirou (la série) mais aussi de Modeste et Pompon, propose à son rédacteur en chef Yvan Delporte de créer un personnage un peu gaffeur pour animer les pages et… combler les trous au milieu des articles. Avec l’aide de Jidéhem (au dessin) et Delporte (au scénario), puis seul après 1968, Franquin va déployer son talent et Gaston prendre de plus en plus de place… jusqu’à occuper des pleines pages de Spirou.

    Une galerie de personnages irrésistibles ou touchants

    La recette du succès ? Gaston lui-même, bien sûr ! Salarié dont personne ne sait ce qu’il fait, adorable gaffeur en série. « Il est inventif, mais il a deux mains gauches, sentimental mais loin d’être idiot, il ne se met jamais en colère… J’adorerais être Gaston ! » confie l’un de ses grands admirateurs, le cinéaste Patrice Leconte.

    > A LIRE AUSSI Gotlib, auteur de BD et père de Gai-Luron, est mort

    Mais Gaston, c’est aussi une galerie de personnages irrésistibles ou touchants : Mademoiselle Jeanne, Joseph Boulier (le comptable), Monsieur de Mesmaeker (et ses fameux contrats)… sans oublier un chat et une mouette, et des inventions plus farfelues les unes que les autres, dont le célèbre gaffophone.

    Ce sont encore des onomatopées restées célèbres – Rogntudjuuu ! Ou un trait virtuose qui fascine les fans et les artistes. Pour Blutch, grand prix d’Angoulême en 2009, « Gaston, c’est l’apothéose du travail de Franquin. On y sent une telle générosité ! » ajoute celui qui place Franquin, dans son Panthéon personnel, aux côtés d’« Hergé, Morris et Pellos, des auteurs vers lesquels je ne cesse de me tourner ».

    Pacifiste, écologiste, antimilitariste...

    « Mais Gaston a aussi un côté subversif et engagé », explique Christelle Pissavy-Yvernault, conseillère scientifique de l’exposition qui révèle à quel point Gaston est de son époque. Des années 1950 à la décennie 1970, le voici pacifiste, écologiste, antimilitariste, pertinent analyste des changements du monde du travail… Une évolution proche de celle de son auteur, et qui le mènera à la création de ses fameuses Idées noires, destinées, elles, exclusivement aux adultes…

    Reste que Gaston« est l’esprit de Franquin », ajoute Christelle Pissavy-Yvernault. Le personnage le plus cher à son cœur, personnage qu’il n’a cessé de dessiner qu’en 1996, quelques mois avant sa mort. Et qui, aujourd’hui encore, sème son petit grain de folie dans – et entre – les pages de ses albums (1).

    Yaël Eckert

     

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  • 03/02/2017 - Lisa, vers une expérience de lecture tous formats

    03/02/2017 - Lisa, vers une expérience de lecture tous formats

    LISA 1

    Formats/supports de lecture Innovations 

    Lisa, vers une expérience de lecture tous formats

    Éditée par Art Book Magazine (ABM), Lisa est une application de lecture présentée comme le VLC du livre numérique. Capable de lire tous les types de fichiers indépendamment de leur format, Lisa est d’ores et déjà disponible gratuitement sur iOS. L’application permettra le prêt en bibliothèques de livres numériques enrichis. Très attendues, les versions Androïd et Desktop sortiront courant 2017.

    LISA 4Logiciel de lecture universel, Lisa permet de lire et d’annoter les formats PDF, EPUB2, EPUB3, recomposables ou à marge fixe, incluant ou non des contenus enrichis d’éléments audiovisuels ou d’autres contenus multimédias interactifs. Ses caractéristiques lui permettent d’offrir une expérience simple et confortable pour la lecture de romans, de bandes dessinées, de beaux livres, d’albums de jeunesse ou même de guides touristiques.

    En septembre 2016, nous consacrions un article au projet Art Book Magazine (ABM) de création de livres d’art en édition numérique. À cette occasion, Vincent Piccolo, co-fondateur et directeur du développement d’ABM, nous présentait Lisa, le projet phare d’ABM en matière de recherche et développement. Le logiciel était alors encore en phase de test. Aujourd’hui, Lisa est disponible dans une première version basée sur iOS en téléchargement gratuit sur l’App Store.

    Élargir le champ des possibles dans le domaine de l’édition numérique

    Nous sommes donc revenus vers Vincent Piccolo pour nous entretenir avec lui de l’actualité du projet Lisa. Toujours aussi enthousiaste, celui-ci nous annonce la sortie en 2017 des versions Androïd et Desktop de l’application. Il nous explique travailler avec différents partenaires professionnels, essentiellement issus du domaine de l’édition. Basée sur des standards et des technologies open-source, notamment Readium de l’International Digital Publishing Forum (IDPF), Lisa demeure en effet en constante amélioration.

    LISA 3Lisa permettra ainsi l’entrée en bibliothèques de nouveaux genres éditoriaux numériques, normalement dès mars 2017, quand le format ePub3 sera compatible avec le dispositif de protection des contenus LCP (Lightweight Content Protection) justement développé par le consortium Readium. « Des livres numériques enrichis bénéficiant d’une mise en page complexe pourront dès lors être offerts en prêt dans des conditions optimales de sécurité et de rendu », nous explique Vincent Piccolo. On imagine les avantages d’une telle évolution, notamment pour les bibliothèques des écoles d’art qui pourront intégrer de nombreux beaux livres à leur catalogue en ligne.

    Dans un autre registre, les développeurs d’ABM collaborent également avec des concepteurs de livres numériques adaptés au public dyslexique, comme par exemple la start-up nantaise Mobidys. Il s’agit d’améliorer encore le moteur de rendu Readium utilisé par Lisa pour offrir le meilleur support à ces fichiers EPUB3 enrichis pour faciliter la lecture. Dans ce cas également, Lisa ouvrira bientôt les portes des bibliothèques à ces publications numériques d’un genre spécifique.

    Enfin, l’amélioration des fonctionnalités de Lisa, notamment en matière de multi-rendition, permettra d’offrir un rendu fidèle de livres numériques avec des maquettes complexes nécessitant un affichage à marges fixes. « Ces avancées techniques permettent dès aujourd’hui l’édition de beaux livres au format EPUB3 à des coûts très réduits », avance Vincent Piccolo qui voit dans ce format l’avenir du livre numérique. Nous sommes en effet ici au cœur de l’ADN d’ABM : offrir une expérience de lecture optimale pour des contenus à haute valeur éditoriale. Et Vincent Piccolo de citer différents livres d’art qui pourront être lus en prêt sur Lisa, comme les monographies consacrées à Massinissa Selmani et à Peter Briggs aux éditions NAIMA ou les catalogues des programmationsSatellite du Jeu de Paume.LISA 2

    Développer une expérience de lecture connectée

    Parmi les fonctions innovantes de l’application, citons encore le service web Lire avec Lisa qui permet aux lecteurs d’acquérir des publications depuis les sites internet des librairies et de les lire directement dans Lisa après l’achat. « À l’avenir, si la demande est au rendez-vous, nous pourrions multiplier les services de ce genre », poursuit Vincent Piccolo. Une fois réglées certaines questions juridiques, une brique Découvertes pourrait ainsi venir s’ajouter au dispositif Lisa. Les lecteurs auraient ainsi accès à du contenu internet directement agrégé sur l’application : des articles consacrés aux nouveautés et à l’actualité de certains genres présélectionnés ou encore des critiques et des extraits.

     

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  • 08/02/2017 -  Il était une fois la littérature de jeunesse : le MOOC de l’ULg

    08/02/2017 -  Il était une fois la littérature de jeunesse : le MOOC de l’ULg

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    Ce lundi 23 janvier dernier, la plateforme Fun publiait les inscriptions pour un MOOC sur la littérature de jeunesse, financé par l’Université de Liège. Après 4 jours, l’engouement des premières heures semble s’être confirmé et près de 3000 personnes se sont déjà engagées à suivre les 6 semaines de formation en ligne.

    Inscriptions : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ulg+108002+session01/about

    FUN-MOOC : Il était une fois la littérature… par fr-universite-numerique

    Qu’est-ce qu’un MOOC ?

    Massive Online Open Course, un MOOC est un cours en ligne, gratuit, ouvert à tous. Il suffit de s’inscrire sur la plateforme pour recevoir, dans sa boite mail, lorsque les cours débuteront en mars prochain, un mail vous invitant à vous connecter à votre session.

    Un MOOC est limité dans le temps, il se compose de vidéos, de quizz, d’interviews, de tâches à réaliser, et d’activités pédagogiques variées… Rien n’oblige les inscrits à participer à toutes les activités ni à visionner toutes les vidéos. Généralement, c’est même un petit pourcentage d’inscrits qui mènent les activités jusqu’au bout.
    Voici une courte vidéo (3 minutes) qui explique le concept :

    Genèse du projet

    Au lendemain de la mise en place du Décret Paysage régissant l’enseignement supérieur en Belgique francophone, nous nous interrogions, avec Daniel Delbrassine et des spécialistes du sujet, sur la place qui était accordée à l’enseignement de la littérature de jeunesse dans l’enseignement supérieur, principalement dans les formations à destination des futurs enseignants. Après quelques recherches, nous avions constaté que même si la littérature de jeunesse constituait un matériau formidable pour l’apprentissage de la langue, de la littérature et de la culture en général,  peu de formations approfondies étaient proposées aux futurs enseignants et professionnels des métiers du livre.

    En parallèle, on constatait que l’engouement des premiers MOOCs était en train de s’apaiser pour faire la place à une utilisation raisonnable de l’outil ; les spécialistes étaient en train de tirer les leçons des erreurs des premières années d’enthousiasme pour les formations en ligne, ouvertes et gratuites.

    L’Université de Liège s’est donc lancée dans l’aventure avec 3 MOOCs-pilotes (en plus de celui sur la littérature jeunesse s’ajoutent un sur l’histologie et un dernier sur la sociologie des migrations) et a assuré le suivi des projets grâce à une équipe pédagogique composée d’un responsable académique (Dominique Verpoorten), d’un coordinateur scientifique (Jean-François Van de Poël) et d’un studio multimédia très bien équipé (dont le responsable est Pierre Martin).Capture d'écran 2017-01-26 17.55.00

    6 semaines, 4 professionnels, 2 parcours, 0 euro 

    • 6 semaines, 6 chapitres : on évoque l’album pour la jeunesse, le roman mais aussi les fictions hors du livre et le livre numérique consacré à la jeunesse.

    Dans ce dernier chapitre, on évoquera non seulement les livres audio, les applications, les livres augmentés mais également tout l’univers numérique des livres comme les sites internet pour prolonger la lecture, le phénomène des booktubeurs ou les communautés d’auteurs.

    • L’équipe est composée de 4 professionnels
    •  

      1. MOOC-Album-Notions.V3_3987
      Daniel Delbrassine
    1. Daniel Delbrassine, titulaire du cours de littérature de jeunesse à l’ULg, auteur d’une thèse de doctorat sur le roman pour la jeunesse et enseignant dans un lycée technique depuis plus de 30 ans ;
    2. Valérie Centi (qui représente le partenariat avec la HECh, les Rivageois) en sa qualité de maître-assistante en langue française ;
    3. Björn-Olav Dozo, chercheur en humanités numériques et cultures populaires à l’ULg ;
    4. et Vincianne D’Anna, journaliste spécialisée en littérature de jeunesse et édition numérique.

    Nous avons également eu la chance d’accueillir de nombreux invités qui nous ont aidés en préparant des séquences comme Michel Defourny par exemple, ou en répondant à nos interviews. Ce fut le cas de l’auteure Christelle Dabos, Chantal Cession (des Ateliers du texte et de l’image) ou encore Nathalie Brisac de l’Ecole des loisirs pour ne citer qu’eux.

    Capture d'écran 2017-01-26 17.32.31
    Parmi les invités: Michel Defourny.

    ans un premier temps, le MOOC s’insère dans les programmes de l’ULg et de la HECh, visant les étudiants inscrits dans les deux institutions. Néanmoins, le public cible ne se limite bien sûr pas à eux. Nous avons pensé le cours et toute sa structure en fonction de différents publics comme les professionnels des métiers du livre, les enseignants en formation continuée ainsi que tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à la littérature de jeunesse. Nous proposons donc un parcours expert et un parcours découverte. Ces deux parcours se différencient par le nombre d’heures par semaine qu’ils requièrent. Le parcours expert demande environ 3h de travail par chapitre tandis que le parcours débutant pourra se réaliser en 1h30. Mais une fois de plus, il n’est pas obligatoire de réaliser toutes les tâches pour suivre le MOOC. L’apprenant peut simplement visionner les vidéos et lire les œuvres.

    N’hésitez pas à vous inscrire et à diffuser l’information autour de vous.

    Inscriptions : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ulg+108002+session01/about

     

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  • 10/02/2017 - ARMENIE - Les Trésors de la Connaissance : Découverte des Bibliothèques d’Erevan

    10/02/2017 - ARMENIE - Les Trésors de la Connaissance : Découverte des Bibliothèques d’Erevan

     

    Arthur Read, notre dénicheur favori de bandes dessinées, nous a fait découvrir qu’éprouver du plaisir n’est pas difficile dès lors qu’on est en possession d’une carte d’accès aux bibliothèques. Au moins pour nous, les rats de bibliothèque, les livres sont sources de distractions ; mais cela ne vaut pas pour tout le monde. Nombre d’étudiants ne savent même pas où se trouve la bibliothèque de leur établissement scolaire.

    La méthode traditionnelle consistait à forcer les gens à se rendre à la bibliothèque, choisir un livre et en écrire un résumé. Est-ce vraiment là la façon de promouvoir ce concept de bibliothèque, qui au fond, est le moyen de faire sa propre éducation ? Ce procédé a-t-il au moins quelque efficacité ? Et si on adaptait plutôt les bibliothèques à l’attente des gens ? C’est ce qui est entrepris en ce moment : le lieu public le plus policé, la bibliothèque, évolue pour mieux servir l’éducation. L’Arménie est parmi les pays qui vont dans ce sens.

    1. La Bibliothèque Nationale d’Arménie

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    Crédit de l’Image : pages.am

    Pour ceux d’entre vous qui aiment la littérature arménienne ou qui désirent mieux la connaître, la Bibliothèque Nationale d’Arménie est le meilleur point de départ possible. Il s’y trouve la plus grande collection d’ouvrages rares ou récemment imprimés et 7 millions de livres traitant de divers domaines. L’architecture extérieure et intérieure de la BNA date du 19ème siècle ; de plus, le système sur lequel fonctionne la bibliothèque appartient à l’ancienne école : on peut encore y voir des fichiers à cartes ! Si donc vous aimez parcourir un livre dans une ambiance vintage, la BNA vous autorise ce retour vers le passé !

    2. American Corner in Armenia [Le Coin d’Amérique en Arménie]

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    Crédit Image : American Corner

    L’American Corner in Armenia est une plaque tournante où se rencontrent les cultures américaine et arménienne. La bibliothèque propose des ressources éducatives, culturelles et dans le domaine des affaires se rapportant au partenariat arménien-américain. Le Corner organise régulièrement des manifestations dans lesquelles est présentée la culture américaine. On peut aussi y améliorer son anglais en prenant part aux English Clubs animés par des personnes dont c’est la langue maternelle.

    3. La Bibliothèque Papazian de l’AUA de l’UGAB

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    Crédit de l’image : Papazian Library

    Si vous tenez à étudier ou lire dans une bibliothèque conforme aux normes les plus modernes, c’est à la Bibliothèque Papazian de l’UGAB de l’AUA qu’il faut aller. Non seulement on trouve dans cette bibliothèque 45 000 ouvrages, mais aussi une ambiance très agréable pour y étudier. Les étudiants d’autres institutions peuvent obtenir une carte d’abonnement et bénéficier des possibilités éducatives offertes par l’AUA.

    4. La Bibliothèque Nationale d’Enfants de Khnko

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    Crédit image : Bibliothèque Nationale des Enfants

    Éduquer les enfants, c’est leur bâtir un futur meilleur. La bibliothèque Nationale des Enfants offre des livres pour enfants en arménien et aussi dans d’autres langues. La bibliothèque offre également des sessions de formation pour les enfants et les parents ainsi que des excursions, des matinées de contes et des expositions. Apprendre peut être distrayant !

    5. La Petite Bibliothèque Gratuite

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    Crédit image : armenianweekly.com

    Qui a dit qu’une bibliothèque était nécessairement un édifice ? La Petite Bibliothèque Gratuite est une initiative créative promouvant la lecture. Elle consiste en de petites boîtes en bois construites en matériaux recyclés remplies de livres et disposées en divers endroits, régions ou pays. L’idée est “prenez un livre, laissez un livre“. Ce n’est pas seulement une belle façon d’encourager les gens à lire, mais aussi une façon de partager pensées et sentiments : on peut toujours laisser une note dans le livre que l’on partage. Vous pourrez en voir une rue Aram et une autre au Parc des Amoureux.

    6. La Bibliothèque à codes QR

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    Crédit image : Université d’État d’Économie d’Arménie

    Livres, et technique : pour beaucoup, c’est un paradoxe, en particulier pour les personnes adultes, mais il n’en est plus ainsi. Une bibliothèque à code QR cylindrique peut être vue dans la cour de l’Université d’état d’économie d’Arménie. On y voit les codes QR des livres de la bibliothèque de l’Université. À l’aide de l’application de lecture QR, les étudiants peuvent télécharger les versions pdf des livres sur leur smartphone ou autres matériels portables.

    7. La Bibliothèque Mirzoyan

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    Crédit image : arvestagir.am/

    La bibliothèque Mirzoyan est une bibliothèque photographique à Erevan. Son but est éducatif. Elle est remplie de livres concernant la photographie Son espace sert également de galerie pour les expositions de photos. Cette bibliothèque a lancé une école de photographie qui offre deux types de cours : l’un pour les débutants et l’autre pour la photographie expérimentale.

    Tandis que les bibliothèques à travers le monde se ressemblent toutes, certains ont déjà relevé que ces bibliothèques devraient rechercher d’autres voies et servir différentes sortes de personnes, encourageant plus ouvertement l’auto pédagogie. Les Arméniens ont réalisé cela et immédiatement changé leurs systèmes de bibliothèques pour les adapter à leur culture et leur passion pour la pensée. Les bibliothèques de surfaces limitées, mais ce qu’elles offrent dépasse les limites. En plus d’une infinité de connaissances, elles invitent à une attention plus soutenue pour apprendre et améliorer ainsi les choses.

    Traduction Gilbert Béguian

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  • 08/02/2017 - Rennes: Presse du monde, VOD, musique, e-books… L’incroyable ressource des bibliothèques accessible en ligne

    08/02/2017 - Rennes: Presse du monde, VOD, musique, e-books… L’incroyable ressource des bibliothèques accessible en ligne

    NUMERIQUE La métropole a lancé un nouveau portail regroupant toute l’offre…

    Deux jeunes femmes utilisent une tablette à la bibliothèque des Champs Libres à Rennes.
    Deux jeunes femmes utilisent une tablette à la bibliothèque des Champs Libres à Rennes. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

    Ce nouvel outil, inauguré jeudi midi, a nécessité un travail colossal des équipes. « Les professionnels qui exercent dans nos médiathèques sont évidemment très attachés au livre. Mais ils ont su prendre en compte les changements de pratiques », salue Hervé Letort, vice-président de Rennes Métropole en charge de la culture. « Cela simplifie l’accès à toutes nos ressources », résume Marine Bedel, directrice des bibliothèques.

    Plus de 120.000 références

    Si Rennes possédait déjà une coquette offre en ligne, les petites communes de la métropole ne pouvaient rien proposer à leurs abonnés. « Avoir une offre aussi large, c’est impensable. On aurait mis des années à se constituer un petit morceau de ce catalogue », témoigne Annabelle Hamon, la directrice de la médiathèque de Pacé. Au total, plus de 120.000 références sont hébergées.

    Avec plus de 100.000 abonnés pour 450.000 habitants, les médiathèques possèdent en plus un formidable panel de lecteurs. A terme, chacun pourra laisser son avis sur un bouquin, un film ou un disque.

     

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  • 09/02/2017 - La BPI, une bibliothèque en mutation

    09/02/2017 - La BPI, une bibliothèque en mutation

    Marie Soyeux,

    ​Depuis quarante ans, la Bibliothèque publique d’information (BPI) du Centre Pompidou, s’est mise au service de publics très divers. Elle sera rénovée en 2018.

    La bibliothèque publique d’information est ouverte tous les jours, sauf le mardi, jusqu’à 22 heures.
    ZOOM 

    La bibliothèque publique d’information est ouverte tous les jours, sauf le mardi, jusqu’à 22 heures. / Antonin Weber/Hanslucas pour La Croix

    À son ouverture en 1977, la Bibliothèque publique d’information (BPI) est une petite révolution. Aucune autre bibliothèque parisienne n’est alors ouverte tous les jours – sauf le mardi – jusqu’à 22 heures. Autres originalités : elle intègre des contenus multimédias et l’on y pioche soi-même dans les rayonnages.

    Quarante ans et plus de 110 millions de lecteurs plus tard, la BPI prépare sa rénovation pour 2018. « Nous allons faire en sorte qu’elle ne tourne plus le dos au Centre Pompidou, dont elle est l’une des entités »,indique le président Serge Lasvignes. Leurs entrées, séparées depuis 2000, seront réunies du côté de la grande esplanade.

    La BPI a davantage réussi le pari de la démocratisation. « La moitié de nos visiteurs viennent de banlieue, relève sa directrice Christine Carrier. Beaucoup ont moins de 28 ans. » Des publics que le Centre Pompidou tout entier aimerait attirer.

    Des services divers pour un public divers

    On réfléchit donc à rendre la circulation plus fluide. La BPI, où travaillent 250 personnes, doit aussi gagner de la place, en se délestant de ses escalators. Ses trois niveaux seront réaménagés. Il ne sera plus nécessaire de prendre un ticket pour se connecter à ses ressources. Et elle disposera d’un espace propre pour ses expositions (comme en ce moment « Gaston, au-delà de Lagaffe »).

    EXPOSITION : Gaston Lagaffe a 60 ans

    La BPI n’a pas attendu ces travaux pour étendre ses services. Son seul premier niveau l’illustre : à main droite, le salon jeux vidéos, à main gauche, un salon graphique avec BD et mangas. Plus loin, voici l’espace « vie pratique », les loges pour les lecteurs malvoyants, les ordinateurs réservés à la recherche d’emploi et une permanence de l’association France Terre d’asile, le jeudi et vendredi après-midi.

    « Depuis sa création, la BPI a vu passer différentes vagues de migrants. Nous ne leur demandons rien, ils sont les bienvenus »,souligne la directrice. En plus de l’espace « autoformation » du niveau 2, où l’on peut apprendre une langue en autonomie (mais aussi la cuisine, le code de la route, la bureautique…), s’ajoutent des ateliers de groupe.

    Eurêkoi, l’application qui répond à toutes les questions

    Les ateliers de conversation en français, le vendredi, sont très appréciés. Sur 16 participants, Caroline Raynaud compte ce jour-là onze nationalités. « On peut trouver côte à côte un migrant érythréen, une étudiante Erasmus espagnole et une Américaine qui a suivi son mari expatrié. » Une mixité partout remarquée : sur les sièges de la bibliothèque, des étudiants mais aussi des sans-abri sont installés.

    L’ouverture s’applique aussi aux recherches : « Il n’y a pas de questions légitimes ou illégitimes. Nous devons aider tout le monde. » Un principe décliné en ligne avec « Eurêkoi ». Sur ce site et cette application, animés par un réseau de bibliothécaires piloté par la BPI, on peut poser une question sur « n’importe quoi » (sauf diagnostics médicaux ou juridiques) et recevoir gratuitement une réponse en moins de 3 jours.

    À LIRE : À la BnF, des conférences gratuites pour la pause déjeuner

    Les usagers aussi apportent leurs contributions. L’application mobile « Affluences » – permettant d’estimer le temps d’attente à l’entrée – a été créée par d’anciens étudiants en informatique qui fréquentaient la BPI. Depuis, plusieurs grands musées et bibliothèques l’utilisent aussi.

    Marie Soyeux

     

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  • 02/02/2017 - Les bibliothèques toujours plus près des lecteurs : la méga-évolution

    02/02/2017 - Les bibliothèques toujours plus près des lecteurs : la méga-évolution

    Les bibliothèques toujours plus près des lecteurs : la méga-évolution

    Bibliothèques et numérique, on a peine à croire que leur histoire commune date de moins de deux décennies, tant elle est devenue une évidence. Elle en a pourtant suscité des débats, et souvent des inquiétudes. Aujourd’hui, il semble clair que cette nouvelle ère est d’abord pour les bibliothèques une formidable opportunité de se réinventer, d’être présentes dans la vie des habitants dans ses murs ou dans les leurs, dans la rue ou dans leur lit, à toute heure du jour ou de la nuit. 

    Oh, tout n’est pas réglé ! Il reste à simplifier, à développer, à transformer. Et puis, il apparaît évident que cette mutation porte en elle une redoutable équation qu’on pourrait formuler ainsi : qui mue, muera ou il mourra ! Heureusement, pour les bibliothèques, pas d’inquiétude, elles muent déjà depuis des millénaires... 

    Les bibliothèques en ligne 

    Il y eut les sites de bibliothèques dont le mérite était d’apporter une information sur le fonctionnement et l’inconvénient de rester très statique. Il y eut les catalogues en ligne, un peu rébarbatifs. Il y eut les portails qui croisaient un peu tout cela et rendaient accessibles quelques documents numérisés. Il y a désormais les bibliothèques en ligne. Deux exemples nous sont donnés, l’un dans un département pilote, le Pas-de-Calais et l’autre dans une grande métropole, celle de Lille. 

    On le sait, les départements disposent d’une bibliothèque dont le rôle initial était d’apporter un soutien aux bibliothèques de petites villes ou de villes moyennes. Or ces dernières se professionnalisent, se regroupent dans des réseaux, mutualisent leurs moyens, collaborent... et n’ont plus les mêmes besoins qu’auparavant. Les bibliothèques départementales doivent donc s’adapter. Celle du Pas-de-Calais a considéré qu’elle pouvait être particulièrement utile à ces réseaux intercommunaux en leur fournissant dorénavant une offre documentaire numérisée, l’accompagnant de programmes de formation et d’accompagnement à destination des professionnels, de communication et de valorisation à destination du public.

    Le projet s’étend jusque 2018, s’élargissant progressivement à l’ensemble du département. 15 sites pilotes ont participé à la réflexion conduite préalablement autour des usages numériques pour choisir les ressources qui seront offertes et concevoir les outils par lesquels y accéder. 

    En librairie ou bibliothèque, voici la première Nuit de la lecture 

    Le principe retenu est de constituer une offre de base qui soit compatible avec l’ensemble des bibliothèques et qui soit complémentaire de celle mise en place ou projetée dans les réseaux partenaires. Car il importe bien sûr que le soutien départemental reste complémentaire de l’effort local. À l’avenir d’ailleurs, il est possible que s’organise un marché public en groupement d’achat entre l’ensemble des partenaires. 

    L’une des grandes nouveautés de ce projet est qu’on y trouvera un ensemble de livres numériques choisi dans le cadre du portail intitulé Prêt numérique en bibliothèque (voir encadré), mais aussi Sequencity et ses 14 000 BD. Des ressources musicales en streaming, des jeux vidéo, des livres audio numériques, des livres interactifs pour la jeunesse, des programmes d’archives radio et télé, de la presse en ligne seront également disponibles. 

    Pour répondre aux exigences de ce projet ambitieux, il faut encore que la plateforme qui l’abrite soit performante, accessible directement par l’usager, mais aussi interconnectée aux portails des bibliothèques partenaires. Il faut donc s’orienter vers des solutions techniques innovantes, à base d’OAI (acronyme en anglais d’Initiatives pour des archives ouvertes). Ce protocole permet de moissonner des métadonnées (c’est-à-dire des données qui définissent d’autres données, par exemple pour une photo numérique, la date, le lieu, la focale utilisée...) et de créer un outil de recherche simultanée sur plusieurs bases. Là encore, la mise en œuvre sera progressive. À suivre, donc... 

    À suivre, c’est justement le nom choisi par la Métropole européenne de Lille pour baptiser sa bibliothèque numérique. Un véritable tour de force que d’être parvenu en moins de 3 ans à mettre sur pied ce projet quand on sait qu’elle ne partait de rien et qu’elle ne dispose pas d’une compétence spécifique dans ce domaine. L’objectif de la petite équipe constituée par Catherine Dhérent fut donc de rencontrer les acteurs, de les inciter à travailler ensemble, d’expliquer aux élus l’importance de proposer à l’ensemble de la population métropolitaine un accès simplifié à toutes les ressources de leurs bibliothèques, voire d’en ajouter de nouvelles.

    Le fruit est donc désormais en ligne depuis mai 2016. À suivre permet de découvrir les 130 bibliothèques et médiathèques du territoire, d’interroger leurs catalogues et trouver ainsi un livre, un jeu, un disque, une vidéo, un service (WiFi, salle d’étude, salle multimédia), de connaître les animations proposées selon les publics concernés. Le portail a également intégré des contenus numériques spécifiques sélectionnés ou créés par la Métropole avec ses partenaires, notamment un 

    ensemble de vidéos issues des fabuleux fonds documentaires de l’INA, ou des pages thématiques, comme celles sur le football réalisées à l’occasion de l’Euro. À suivre est au fond le premier chapitre réussi d’un projet dont on souhaite avidement découvrir la suite... 

    Bibliomobi 

    L’été a connu l’irruption du virtuel dans les rues, les bois et les parcs. Mais il n’y a pas que les Pokémon à se balader dans nos villes. Bientôt, ce seront les mots qui se glisseront jusqu’à nous. Il suffira de détecter un QR code, de l’apprivoiser avec son portable. Voilà, le tour est joué et vous n’avez plus besoin que de vos yeux pour découvrir une nouvelle, une BD, un poème. Un texte court écrit spécialement pour l’occasion ou choisi dans le patrimoine littéraire. 

    Voilà le projet de la Métropole européenne de Lille. Ça s’appelle Bibliomobi. L’objectif est de s’adresser particulièrement aux jeunes à travers un dispositif ludique, directement accessible sur son téléphone. Le déploiement est en cours : choix des textes, commandes aux auteurs, cartographie des stickers (QR code ou NFC) sur le territoire. Le projet avait d’abord fait l’objet d’une expérimentation plutôt réussie dans le métro lillois en 2014. La prochaine édition est prévue en 2017. 

    Prêt numérique en bibliothèque 

    Proposer la consultation de livres numériques aux usagers des bibliothèques n’a pas été une mince affaire, tant les intérêts des uns et des autres (auteurs, éditeurs, libraires, usagers des bibliothèques) peuvent apparaître divergents dans l’économie numérique. Peu à peu a cependant émergé une solution intitulée plate-forme PNB (Prêt numérique en bibliothèque). L’architecture du service est certes complexe, mais elle permet de garantir les droits de chacun, même s’il reste, notamment sur les conditions offertes, sur la rémunération proposée, sur l’alimentation de la base, du chemin à parcourir. 

    Plus de 110 000 titres sont désormais accessibles et le rythme de progression est particulièrement rapide. Nos voisins belges expérimentent déjà le dispositif qu’ils ont baptisé Lirtuel et qu’ils proposent aux usagers des bibliothèques de Wallonie-Bruxelles. Le département du Pas-de-Calais comme Lille Métropole le proposeront bientôt aux bibliothèques de leur territoire. 

    par Pascal Allard

     

    en partenariat avec le CRLL Nord Pas de Calais

     

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  • 31/01/2017 - Amateur de comics ? Transformez vos étagères en bibliothèque de super-héros !

    31/01/2017 - Amateur de comics ? Transformez vos étagères en bibliothèque de super-héros !

    Amateur de comics ? Transformez vos étagères en bibliothèque de super-héros !

    Des étagères design pour les fans de super-héros. © Burak Doğan

    Superman, Wonderwoman, Batman… Qui n’a jamais rêvé d’incarner ces personnages ? A défaut d’avoir leurs super-pouvoirs, pourquoi ne pas transformer votre intérieur à l’image de vos héros préférés ?

    Burak Doğan imagine des étagères de super-héros

    Burak Doğan, un designer industriel turc, propose de transformer des étagères classiques en petites bibliothèques de super-héros en y intégrant les logos les plus emblématiques des univers Marvel et DC Comics. Qu’il s’agisse de Batman, Wonderwoman ou même Superman et Captain America, chacun y trouve son compte : de petites ou de grandes tailles, colorées ou non, ces mini-bibliothèques permettent d’entreposer des livres ou des bibelots… Une idée déco originale pour tous les amateurs de comics.

    Etagère-Shield
    © Burak Doğan
    Etagère-Captain-America
    © Burak Doğan

    Retrouvez les travaux de Burak Doğan

    https://www.behance.net

    Etagère-wonder-woman
    © Burak Doğan
    Etagère-Superman
    © Burak Doğan
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  • 30/01/2017 - Le lecteur fantôme avait emprunté 2.300 livres à une bibliothèque

    30/01/2017 - Le lecteur fantôme avait emprunté 2.300 livres à une bibliothèque

    Le lecteur fantôme avait emprunté 2.300 livres à une bibliothèque

    Le lecteur fantôme avait emprunté 2.300 livres à une bibliothèque | Veille professionnelle des Bibliothèques-Médiathèques de Metz | Scoop.it

    Pour empêcher que des classiques délaissés soient chassés des rayons par un algorithme borné, des bibliothécaires ont créé un lecteur compulsif.

    Bibliothèques-Médiathèques de Metz's insight:

    Extrait : 
    "Ce bibliophage est une personne fictive, créée par deux des bibliothécaires. Pas par canular, mais pour protéger des livres qui auraient sans cela été mis au pilon : ils disent avoir agi ainsi pour préserver l'accès à certains livres ; un algorithme est en effet employé pour déterminer quels livres n'ont pas été demandés depuis un temps donné, et ils sont automatiquement enlevés des rayons." 

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  • 25/12/2017 - BD : le Festival d’Angoulême ouvre ses portes

    25/12/2017 - BD : le Festival d’Angoulême ouvre ses portes

    BD : le Festival d’Angoulême ouvre ses portes

    Contrairement à l’an dernier, où la sélection initiale ne comportait aucune œuvre de femme, de nombreuses autrices figurent dans la sélection officielle.

    Au Festival d’Angoulême, le 29 janvier 2016.

    Surtout ne pas réitérer le fiasco de l’an dernier. Le 44e Festival international de la bande dessinée, qui s’ouvre jeudi 26 janvier à Angoulême, devrait être moins polémique que l’édition précédente. Les organisateurs avaient été accusés de misogynie et menacés de boycottage face à l’absence d’œuvre réalisée par une femme dans la sélection initiale. Cette fois, de nombreuses autrices, dont Catherine Meurisse (La Légèreté, Dargaud) ou la Sud-Coréenne Ancco (Mauvaises filles, Cornélius), figurent dans la sélection officielle.

    La 43édition avait soulevé un autre tollé lors de la clôture du festival. Le journaliste chargé d’animer la soirée de clôture avait fait un canular en égrenant un faux palmarès à partir de la liste officielle des ouvrages, suscitant des déceptions en cascade – il avait ensuite présenté ses excuses.

    Lire aussi :   BD, cinéma, littérature : très peu de prix prestigieux sont décernés aux femmes

    66 albums en lice pour les différents prix

    Cette année, parmi les dix finalistes en lice pour le Fauve d’or figurent des auteurs chevronnés, comme Martin Veyron (Ce qu’il faut de terre à l’homme, Dargaud), Emmanuel Guibert (Martha & Alan, d’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope, L’Association) et Daniel Clowes (Patience, Cornélius).

    On compte également de nouveaux talents, dont Mathieu Bablet (Shangri-La, Ankama), Néjib (Stupor Mundi, Gallimard BD), Antoine Marchalot (Histoires croûtes, Les Requins marteaux) ou encore Eric Lambé et Philippe de Pierpont (Paysage après la bataille, Actes Sud/Fremok). Le manga est quant à lui représenté par Minetarô Mochizuki (Chiisakobé, tome 4, Le Lézard noir).

    Point d’orgue du festival, le Fauve d’or du meilleur album de bande dessinée de l’année sera décerné samedi soir par le grand jury, présidé par la Britannique Posy Simmonds. A 71 ans, elle est l’une des maîtresses du roman graphique, autrice notamment de Gemma Bovery et Tamara Drewes. L’an dernier, il avait été remis à Richard McGuire pour son roman graphique Ici (Gallimard).

    Au total, 66 albums, représentant tous les genres, sont en lice pour les différents prix du festival. Outre le Fauve d’or, le grand jury doit décerner un prix spécial, le prix de la série et le prix de la révélation. Il y aura également le prix jeunesse, le prix du patrimoine et le prix polar-SNCF.

    Dès mercredi soir, on connaîtra le nom du lauréat du grand prix de la ville d’Angoulême. Trois auteurs sont en lice : le Suisse Cosey, le Français Manu Larcenet et l’Américain Chris Ware. Le lauréat présidera la prochaine édition du festival en 2018.

     Lire aussi :   Bande dessinée : l’affaire des femmes

    Hommage à René Goscinny

    C’est mercredi également que doit être inauguré, sur le parvis de la gare d’Angoulême, un obélisque en l’honneur de René Goscinny, le génial scénariste disparu il y a juste quarante ans. Haut d’environ 6 mètres et pesant 7 tonnes, ce monument est truffé de citations et formules inventées par Goscinny, dont le célèbre « Ils sont fous ces Romains ». Curieusement, le scénariste d’Astérix, de Lucky Luke et d’Iznogoud n’avait jamais été honoré – y compris à titre posthume – par Angoulême.

    Le dessinateur et scénariste de BD Emmanuel Guibert, auteur notamment de la série « La Guerre d’Alan » (L’Association), a d’ores et déjà reçu mercredi le prix René-Goscinny du scénario pour l’ensemble de son œuvre. Il lui sera remis dans la soirée à Angoulême en préambule du festival.

    Trois autres anniversaires seront également fêtés cette année : les 50 ans de la série Valérian et Laureline, de Christin et Mézières (avant la sortie en juillet d’un film de Luc Besson), le 100e anniversaire de Will Eisner, créateur du Spirit, ancêtre des superhéros de BD et les 60 ans de Gaston Lagaffe, déjà célébrés au Centre Pompidou à Paris.

    Plusieurs expositions sont également à l’affiche, dont une grande rétrospective consacrée à l’œuvre du Belge Hermann, 78 ans, grand prix de la ville d’Angoulême l’an dernier et qui au cours de ses cinquante ans de carrière a réalisé quelque 136 albums dont les séries Comanche et Jeremiah. Un nouvel album, Duke (Le Lombard), premier d’une nouvelle série, sortira vendredi.

    Parmi les invités de marque figure le Chinois Rao Pingru, qui, à 95 ans, vient de publier Notre histoire (Seuil), un livre qui n’est ni vraiment une BD ni un roman, mais un ouvrage hybride et surtout magnifique.

    La bande dessinée reste une manne pour les éditeurs. Quelque 5 000 nouveautés et nouvelles éditions ont été publiées en 2016, soit près de 7 % de la production éditoriale globale sur le marché français.

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  • 30/01/2017 - Le partage de livres papier à l’ère du numérique

    30/01/2017 - Le partage de livres papier à l’ère du numérique

    chasseurs

    Le partage de livres papier à l’ère du numérique

    L’aspect solitaire de la lecture n’a d’égal que son aspect social. En effet, si les amoureux de livres ne comptent plus les heures passées seuls plongés dans une histoire, ils sont pourtant les premiers à se rassembler pour partager leurs découvertes littéraires et trouver leur prochaine lecture. Et tandis que les clubs de lecture traditionnels existent toujours bel et bien, d’autres formes de rassemblement ont également vu le jour grâce aux nouvelles technologies. Cette semaine, Lettres Numériques fait le point sur quelques-unes d’entre elles.

    Les Chasseurs de livres

    Impossible de résumer l’année 2016 sans parler de… Pokémon Go ! Basé sur le principe de la réalité augmentée, le jeu permet, grâce à la géolocalisation, d’attraper des Pokémon dans notre environnement réel, mais également d’affronter d’autres joueurs dans des arènes. Lancée au début de l’été, l’application a connu un succès fulgurant à travers le monde, qui s’est rapidement transformé en terrain de jeu géant pour tous les fans du célèbre dessin animé japonais. Si l’enthousiasme général est vite retombé, le principe en a toutefois inspiré plus d’un et a rapidement été détourné : le 12 août dernier, Aveline Grégoire, directrice d’école à Farciennes, décide d’utiliser le concept Pokémon Go avec… la lecture ! Au lieu d’arpenter le pays en quête d’animaux imaginaires, les chasseurs partiront désormais à la recherche de livres. Le principe est simple : les lecteurs déposent un livre dans l’endroit de leur choix avec le mot suivant : « Je suis un livre abandonné… Attrapez-moi, lisez-moi, relâchez-moi dans la nature » et publient une photo sur la page Facebook Chasseurs de livres. Celui ou celle qui trouve le livre publie ensuite également un message sur le groupe pour faire part de sa trouvaille.

    chasseurs

    Une belle initiative qui permet à la fois de faire don de livres et de faire de belles rencontres entre lecteurs. Aujourd’hui, la page Facebook compte plus de 65 000 abonnés et le concept continue de plaire, à tel point qu’il va maintenant être intégré à Neareo, une application basée sur la géolocalisation qui permet aux utilisateurs de trouver autour d’eux des événements qui correspondent à leurs centres d’intérêt (disponible sur iOS et Android). Pour marquer le coup, une chasse au livre géante a été organisée à Liège le 18 décembre.

    Pour la petite anecdote, la célèbre actrice Emma Watson, ambassadrice de bonne volonté pour ONU Femmes, s’est elle aussi livrée cette année à un jeu de cache-cache littéraire dans les stations de métro londonien et new-yorkais dans le cadre de l’initiative « OurSharedShelf », un club littéraire féministe virtuel qu’elle a créé via le célèbre réseau de partage Goodreads. Une initiative qui a rencontré beaucoup de succès et a permis de donner une belle visibilité au projet Books on the Undergound, qui consiste à laisser des livres un peu partout dans le métro pour le bonheur des usagers.

    watson

    BookCrossing

    L’idée des Chasseurs de livres est basée sur le BookCrossing, un concept qui existe depuis plusieurs années déjà puisque le site BookCrossing.com voyait le jour en 2001. Ici, les lecteurs attribuent à chacun de leurs livres un numéro d’identification unique qu’ils apposent sur la première page avec une petite notice explicative pour ensuite déposer le livre dans l’endroit de leur choix. Celui qui le trouve se rend ensuite sur le site de BookCrossing, entre le numéro d’identification (BCID) afin d’informer le détenteur du livre que celui-ci a été trouvé. Il peut ensuite lire le livre, puis le redéposer dans un autre endroit, toujours avec le même identifiant. De cette façon, les lecteurs créent un réel carnet de voyage du livre et peuvent suivre toute son histoire et ses déplacements. Ils peuvent également échanger tous ensemble sur leur lecture. À l’heure actuelle, plus de 7 millions de livres ont été enregistrés via BookCrossing.com et le site compte plus de 850 000 utilisateurs à travers pas moins de 130 pays. Ceux-ci ont également la possibilité de créer des Book rings, qui sont des endroits de BookCrossing officiels, afin de se rencontrer.

    Boîtes à lire et bibliothèques participatives

    Depuis un peu plus d’un an, le concept des boîtes à lire connaît également de plus en plus de succès à travers le monde. Là aussi, le principe est simple : vous déposez une boîte devant chez vous avec quelques livres et d’autres lecteurs peuvent venir en prendre et en déposer. Certaines villes ont également instauré ce système dans des espaces publics, que ce soit dans la rue ou encore dans des centres commerciaux (pensons notamment à la bibliothèque participative de Louvain-la-Neuve). Aujourd’hui, on retrouve des boîtes de ce genre un peu partout en Belgique.

    boite-a-livre-bibliotheque-metz

    Si toutes ces initiatives se basent sur des pratiques déjà anciennes, les nouvelles technologies en tous genres semblent donc faciliter les échanges et l’on assiste aujourd’hui à un réel mélange entre pratiques traditionnelles et mise à contribution des réseaux sociaux et autres applications. Tout comme 2015 et 2016, 2017 semble bien partie pour être placée sous le signe de la lecture sociale !

    Ailleurs sur Lettres Numériques :

     

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  • 26/01/2017 - Comment enrichir son expérience de lecture ? Des technologies qui font parler d’elles

    26/01/2017 - Comment enrichir son expérience de lecture ? Des technologies qui font parler d’elles

     

    Histoires animées Albin Michel

    Formats/supports de lecture Innovations Questions & débats 

    Comment enrichir son expérience de lecture ? Des technologies qui font parler d’elles

      Gaëlle Noëson 2090 Views 

    Alors que le livre papier propose au lecteur un contenu figé (image et texte) lu généralement de manière linéaire, l’arrivée du numérique a permis d’élargir le champ des possibles. La façon d’accéder au contenu et la narrativité se sont vus réinventés avec l’apparition de technologies qui enrichissent l’expérience de lecture. Faisons le point sur quelques-unes de ces technologies qui donnent au livre numérique toute sa consistance et lui confèrent une pertinence… qu’il faut toutefois nuancer !

    L’enrichissement multimédia

    C’est sans doute l’une des premières technologies ayant permis de rendre la lecture numérique plus ludique grâce à l’ajout de vidéos, de sons, d’images animées, etc. En 2014, l’ebook enrichi se définissait comme un « livre numérique comportant des éléments multimédias, des liens hypertextes et des fonctionnalités destinées à augmenter l’interactivité et à enrichir l’expérience de lecture. » (Source : FWB, d’après Office québécois de la langue française, 2012) Depuis, l’ebook enrichi a fait ses armes et de nombreux projets ont vu le jour. Ce fut notamment le cas de Kadath, le guide numérique de la Cité inconnue de Walrus Studio et Mnémos Editions (dont nous vous parlions dans cet article) mais aussi d’autres initiatives comme celles des guides MAF. C’est surtout dans le domaine de la jeunesse et de l’éducation que l’ePub 3 enrichi a été plébiscité avec entre autres les ebooks développés par Tralalère. Attention toutefois à ne pas confondre ebook enrichi et application, amalgame possible dès lors que les frontières entre ces formats sont ténues. Citons par exemple le livre-appli belge Bleu de toi ou encore la version revisitée de Alice au Pays des Merveilles. Faire référence à tous les projets ayant vu le jour ces dernières années serait trop fastidieux. L’ePub 3 enrichi poursuit en tout cas sa progression et continue d’intéresser les professionnels du domaine.

    La réalité augmentée

    Histoires animées Albin MichelDe plus en plus de projets ayant recours à la réalité augmentée voient le jour ces derniers temps. Nous vous parlions déjà de cette technologie à l’occasion d’une interview de Dominique Tourte, gérant des Editions Invenit à Toucroing. Il y a peu, nous avons approfondi le sujet (relire notre article) en vous parlant notamment des histoires animées des Editions Albin Michel Jeunesse mais aussi des Editions Margot. Pour que l’expérience de lecture soit enrichie de manière concluante, tablette ou smartphone et livre papier sont indissociables. Au-delà d’une interactivité intégrée à l’ebook comme c’est le cas pour l’ePub 3 enrichi, la réalité augmentée permet quant à elle l’interaction entre papier et numérique. Comme nous vous l’expliquions précédemment, « le livre augmenté est une association entre un monde physique (le support papier) et un monde informationnel (ce qui se déroule sur la tablette ou le smartphone lorsqu’on les met en contact avec le livre physique ». Si le QR code était privilégié auparavant, c’est aujourd’hui l’appli dédiée qui s’est imposée. Une fois la tablette ou le smartphone pointé sur le livre, ce dernier prend vie pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

    La réalité virtuelle

    Plus récemment, la réalité virtuelle a fait son entrée dans le monde du livre après avoir fait ses preuves dans les domaines du cinéma et des jeux vidéo. Pour le moment, la technologie a été développée pour les Comics avec l’appli Motion Books de Madefire qui permet une immersion totale grâce à des vues panoramiques à 360°, des effets sonores et de la musique. Madefire propose pour le moment des extraits en réalité virtuelle mais a pour projet d’adapter l’ensemble de son catalogue à l’appli Motion Books. Alors que la réalité augmentée nécessite l’utilisation d’une tablette ou d’un smartphone, la réalité virtuelle requiert quant à elle un casque adapté du type Samsung Gear VR mais aussi un smartphone compatible avec la marque. Science-fiction ou réalité ? Il est clair que le procédé a de quoi intriguer et qu’il y a matière à réflexion. Notons entre autres l’adaptation en amont des planches de BD par les créateurs mais aussi la multiplication des appareils à acquérir pour pouvoir profiter de la technologie (casque de réalité virtuelle). Enfin, posons-nous également la question de l’avenir d’un procédé qui limite l’expérience du lecteur à sa propre perception sans pour autant lui permettre de la partager avec d’autres. N’allons toutefois pas trop vite en besogne et attendons de voir comment ce procédé se développera dans les prochains temps.

    On l’aura compris : le numérique offre un large panel de possibilités pour enrichir l’expérience du lecteur, que cela passe par l’ajout de contenus multimédias, l’interaction entre le monde physique et le monde informationnel de la tablette ou du smartphone mais aussi l’immersion dans un univers différent de notre réalité. Au-delà de l’homothétique ePub 2 que nous connaissons tous et qui n’offre aucun enrichissement par rapport au papier, d’autres technologies se développent pour donner vie au livre. Certains diront que c’est en ce point que le numérique trouve sa pertinence tandis que d’autres émettront des réserves vis-à-vis de cette explosion d’innovations qui rivalisent d’originalité, considérées parfois comme superflues ou comme un frein à la lecture. S’agit-il ici d’un effet de mode ou bien assistera-t-on à un ancrage de ces technologies dans les usages ? La réponse se situe du côté des lecteurs car il est avant tout question de leurs besoins et attentes. Il est encore trop tôt pour se prononcer mais une chose est sûre, les développements ne s’arrêtent pas là et s’annoncent prometteurs.

     

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  • 20/01/2017 - Vous avez soif de connaissances? Cette bibliothèque numérique et pédagogique est entièrement gratuite

    20/01/2017 - Vous avez soif de connaissances? Cette bibliothèque numérique et pédagogique est entièrement gratuite

    Vous avez soif de connaissances? Cette bibliothèque numérique et pédagogique est entièrement gratuite


    La bibliothèque d'Orange
    "Chercher, trouver, apprendre". Voici les mots gravés au fronton (virtuel) de la bibliothèque numérique de la Fondation Orange.

    Littérature, mathématiques, enseignement spécifique à un niveau scolaire, sciences humaines ou de la Terre, cinéma, bricolage… une multitudes de sujets sont disponibles. Le choix peut se faire à partir d'une recherche précise, à l'aide de mots clefs, ou en combinant les critères par matière, niveau, pays ou langue.

    LE PARTAGE DES SAVOIRS

    Ces contenus éclectiques émanent de prestigieux créateurs comme la Khan Academy, modèle de partage du savoir initié par l'éducateur américain Salman Kahn, mais aussi de Bibliothèque Sans Frontières, Wikimédia Ch, Education & Numérique, Aflatoun ou Codev pour citer les plus proéminents. Autant de partenaires qui se sont engagés, comme la Fondation Orange, pour faciliter l’éducation des personnes en difficulté ou éloignées des méthodes d’enseignement classiques.

    Une démarche qui met également tous ces sujets à la portée des curieux et de amateurs de culture. Chaque internaute a ainsi la possibilité de venir s'enrichir sur le site, mais aussi d'apporter sa pierre à l'édifice en soumettant de nouveaux modules éducatifs suivant le modèle participatif adopté par l'encyclopédie en ligne wikipedia, par exemple.

    La bibliothèque compte déjà près d'une centaine de contributeurs. Si bien que l'on pourra bientôt graver un quatrième infinitif sur sa façade : "transmettre".

    http://bibliotheque.fondationorange.com

     

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  • 20/01/2017 - Questions & débats - 5 raisons qui poussent au piratage d’ebooks

    20/01/2017 - Questions & débats - 5 raisons qui poussent au piratage d’ebooks

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    5 raisons qui poussent au piratage d’ebooks

    Le piratage de contenus en numérique fait peur tant aux auteurs qu’aux éditeurs. Mais ont-ils conscience des véritables raisons qui peuvent pousser les lecteurs à télécharger illégalement leurs livres sur le Web ? Si dans certains cas les professionnels n’ont pas de prise sur cette forme de consommation illicite, ils peuvent parfois, sciemment ou non, amener leurs lecteurs à se tourner vers le piratage pour diverses raisons. Nous en avons décelé 5 que nous vous dévoilons dans cet article.

    Note préalable : ce billet n’a pas pour vocation d’apeurer les professionnels quant au piratage mais plutôt de les sensibiliser aux actions qui peuvent être menées afin d’enrayer dans la mesure du possible cette pratique. Rappelons aussi que, d’après les chiffres du 6e baromètre Sofia (mars 2016), le piratage connait une baisse de 4%.

    La plupart des contenus piratés sont issus de livres qui jouissent d’une belle visibilité : best-sellers, livres d’auteurs à succès, œuvres ayant obtenu des prix en tous genres ou encore nouveautés des rentrées littéraires. Soyons francs : à moins d’avoir obtenu le prix Goncourt 2016 ou de s’appeler Ken Follett, les risques de voir ses livres se multiplier de façon illégale sur la toile sont relativement minces. Au-delà de ces ouvrages en vue, d’autres facteurs peuvent pousser le lecteur à se tourner vers une offre illégale, peu importe le contenu dont il est question.

    • Indisponibilité d’une offre ebook

    Ce n’est pas parce qu’un livre n’est pas disponible en ebook qu’il est moins susceptible d’être piraté. Pour les éditeurs peu enclins à se lancer en numérique (même s’ils sont de moins en moins nombreux), le fait de ne pas proposer leurs livres au format ebook peut d’emblée les confronter à un risque de piratage. Selon les chiffres dubaromètre KPMG paru en 2015, 3 éditeurs sur 5 disposent d’une offre numérique. Pour les autres, le passage en ebook n’est pas envisagé la plupart du temps pour des raisons techniques. Pour ceux-là, il y a un risque. En effet, rien de plus simple pour une personne ayant quelques connaissances dans le domaine du numérique de rendre disponible gratuitement le contenu d’un livre sur le Web à partir de la version papier. Le travail est certes long et fastidieux mais la possibilité n’est pas à écarter, surtout dans le domaine des livres à caractère scientifique, des traductions ou encore des œuvres à succès. La problématique pour l’éditeur comme pour l’auteur est de voir proliférer sur le web des versions piratées de leurs livres qui, en plus d’être proposées gratuitement, peuvent se révéler caduques car numérisées par un amateur. Désormais, la plupart des grandes structures éditoriales publient les versions papier et numérique de manière simultanée et cela afin de proposer rapidement une offre aux lecteurs pour éviter qu’un pirate ne prenne les devants. Une fois qu’une offre légale existe, elle relègue généralement les propositions illégales au second plan et les font parfois même disparaître.

    • Des prix trop élevés

    L’un des principaux avantages du numérique est l’économie que l’on réalise au moment de l’achat. En général, l’ebook est proposé à un prix réduit par rapport à la version papier qui est de l’ordre de -30%. Il s’agit là d’une règle adoptée par un grand nombre d’éditeurs. Le prix reste néanmoins indissociable du genre littéraire. Il y a par exemple des « seuils psychologiques » de prix à ne pas dépasser notamment pour la fiction. Le lecteur n’est pas dupe : il sait que le prix de l’ebook ne couvre pas les frais d’impression et de stockage physique du livre. C’est donc la raison pour laquelle il estime que la version numérique doit être proposée à un prix moindre. Certaines structures éditoriales ne jouent pas toujours le jeu du numérique, comme le mentionnait en mars 2016 l’étude réalisée par « Chasseurs de Livres ». S’agit-il d’une manière de se protéger d’une prétendue cannibalisation de leurs ventes papier ? Beaucoup vous répondront par l’affirmative. Le problème est que, face à des prix trop élevés, certains lecteurs numériques opteront alors pour une version ebook illégale qu’ils rechercheront sur des réseaux parallèles. La vente sera donc manquée auprès de lecteurs qui ne souhaitent pas investir dans la version papier.

    • Des DRM contraignantes

    hacker-1944688_960_720Nous vous en parlions dans cet article : les DRM, ces verrous apposés sur les ebooks afin d’en limiter la propagation, peuvent entraver l’expérience des lecteurs moins expérimentés. Si de récents projets ont vu le jour pour parvenir à une nouvelle forme de protection plus respectueuse et moins contraignante pour l’utilisateur, comme c’est notamment le cas de la DRM Care de Tea (relire notre article ici), il n’empêche que de nombreuses plateformes ont toujours recours à des DRM plus contraignantes comme la DRM d’Adobe par exemple. Une fois que l’utilisateur s’est identifié, il est clair que la manipulation est plus aisée pour les prochains achats. Cependant, certains lecteurs préféreront outrepasser le système en place afin de pouvoir charger plus facilement l’ePub sur leur support de lecture privilégié. De manière paradoxale donc, les DRM qui visent justement à freiner le piratage peuvent parfois l’entraîner.

    • Le choix des formats

    La contrainte du format choisi peut également pousser le lecteur à opter pour une solution parallèle illégale. Certains auteurs ou éditeurs choisissent par exemple de ne rendre leurs ebooks disponibles que sur Amazon ou bien le contraire, c’est-à-dire une accessibilité sur de nombreuses plateformes de ventes à l’exception d’Amazon. On se retrouve alors confrontés aux deux situations concrètes suivantes :

    1. le lecteur qui possède une liseuse Kobo par exemple (ou toute autre marque acceptant le format standard ePub) ne peut accéder à l’offre ebook uniquement disponible sur Amazon ;
    2. le lecteur qui possède une liseuse Kindle (laquelle ne supporte que le format propriétaire d’Amazon) ne peut accéder à l’offre ebook disponible sur d’autres librairies en ligne proposant le format standard ePub.

    Dans les deux cas, le problème peut être réglé grâce au logiciel Calibre (relire notre article), lequel permet à l’utilisateur de transformer son ePub en mobi et vice versa. Cela complique néanmoins le processus de lecture en ajoutant des étapes supplémentaires. Encore une fois, le lecteur peu expérimenté se trouvera dépourvu face à ces situations et cherchera un autre moyen d’acquérir le contenu dans un format lisible sur son support de lecture sans devoir procéder à de nombreuses manipulations techniques.

    • Mauvaise qualité de numérisation

    Enfin, n’oublions pas qu’un livre numérique reste un livre et que l’expérience du lecteur ne doit pas être négligée pour autant. De nombreux exemples d’ebooks mal numérisés ont fait l’actualité ces dernières années. Nous vous en parlions dans cet article. Dans le cas d’un ebook mal numérisé, c’est non seulement la réputation de l’éditeur qui est en jeu mais aussi le risque que le lecteur déçu se tourne vers une offre illégale pour les autres livres de l’auteur ou de la maison d’édition. Même si produire un ebook parait facile à faire via des logiciels comme Adobe In Design notamment, il ne faut pas sous-estimer l’importance d’une vérification technique du code mais aussi du rendu sur les supports de lecture.

    Comment faire face au piratage et éviter de voir ses livres proposés gratuitement sur des plateformes illégales ? Certains pensent que les offres d’abonnement en illimité pourraient permettre d’endiguer le piratage mais l’incertitude demeure quant à l’avantage financier d’une telle solution pour les professionnels du secteur, d’autant plus que la question de la légalité de ces offres a autrefois été au cœur des débats. Dans tous les cas, l’éditeur, l’auteur mais aussi les plateformes de ventes doivent tenir compte des besoins du lecteur numérique, somme toute similaires à ceux du lecteur papier : avoir la possibilité d’accéder facilement à une offre légale de qualité proposée à un prix en cohérence avec le marché.

    À relire dans Lettres Numériques :

    — Gaëlle Noëson

     

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  • 20/01/2017 - Quimper. La précieuse bibliothèque de l’évêché

    20/01/2017 - Quimper. La précieuse bibliothèque de l’évêché

    20/01/2016 - Quimper. La précieuse bibliothèque de l’évêché

    La bibliothèque est installée depuis 1977 dans la chapelle Saint-Joseph qui fut construite par les jésuites au XIXème siècle. | Béatrice LE GRAND

    La bibliothèque de l’évêché de Quimper (Finistère), abrite une collection de livres et d’objets précieux, témoins de l’histoire religieuse de la Bretagne et plus largement, de l’histoire de la région.

    C’est un endroit confidentiel, où règnent le savoir et la sérénité. 90 000 livres et œuvres d’art religieux reposent dans l’ancienne chapelle des jésuites bâtie au XIXe siècle.

     

     

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  • 19/01/2017 - Bibliothèque publique de Denver Attirer la communauté avec des intérêts communs

    19/01/2017 - Bibliothèque publique de Denver Attirer la communauté avec des intérêts communs

    Bibliothèque publique de Denver

    Attirer la communauté avec des intérêts communs

    Sac de mélange de cafés créé par la Bibliothèque publique de Denver
    Photo courtesy of Denver Public Library

    « Rappeler aux gens que la bibliothèque s'intéresse aux mêmes choses qu'eux a été une idée qui a fait son chemin. »

    Brenda Ritenour
    Directrice, Partenariats avec les entreprises et communautaires, Relations avec la communauté, Bibliothèque publique de Denver

    La Bibliothèque publique de Denver cherche constamment de nouvelles façons d'interagir avec la communauté locale. « Je crois qu'il est devenu important pour presque toutes les bibliothèques de sortir de l'édifice et de mettre en valeur ce que nous offrons », mentionne Annie Kemmerling, directrice de l'innovation et des initiatives. La Bibliothèque publique de Denver utilise les médias sociaux et des évènements à l'intérieur et à l'extérieur de la bibliothèque pour rappeler aux gens la pertinence de la bibliothèque. Au cours du mois de septembre 2015, la bibliothèque a concentrer ses activités sur le thème "Brewing" (brassage/infusion/préparation) avec la série d'évènements BrewHa!Ha! , qui a aussi donné lieu à plusieurs partenariats avec des entreprises locales, à la création de nouveaux produits locaux, à des dons financiers à la bibliothèque et à un enthousiasme renouvelé pour la bibliothèque.

    Comme l'affirme Rachel Fewell, directrice des services de collections : « Je crois qu'il est essentiel de savoir ce qui intéresse votre communauté. » BrewHa!Ha! a commencé lorsque le personnel des équipes pour les initiatives avec les clients s'est demandé ce que les citadins aimaient faire. « Il y a une succursale de la bibliothèque dans tous les quartiers. Et chaque quartier possède un café et une brasserie », explique Mme Kemmerling, ce qui donnait à la bibliothèque beaucoup d'opportunités pour joindre les gens.

    « Les gens étaient emballés », mentionne Mme Fewell. « Ce sont des choses qui intéressent également les membres de notre personnel. » Au-delà de la bière et du café, le personnel s'est concentré sur des programmes de bibliothèque pour l'infusion de Kombucha, les mélanges pour l'aromathérapie, le thé, la root beer, et plus encore, pour tous les âges.

    Pour sortir de la bibliothèque, le personnel a également fait appel aux entreprises locales. Deux brasseurs locaux ont collaboré ensemble, avec la bibliothèque et avec l'auteur de Denver Kevin Hearne pour créer deux nouvelles bières : la Third Eye Library and Herb de la Fiction Brewing Company et la Sour 641.23 de la Denver Beer Co.qui met en vedette le numéro de classification décimale Dewey® pour les boissons brassées et maltées. Le personnel a donné une fête à la bibliothèque pour la sortie des bières et a assisté au lancement des nouvelles bières aux brasseries. « Nous avions apporté notre brochure pour la programmation pour adultes et certains livres », souligne Mme Kemmerling. « Les gens étaient très intéressés ».

    Huckleberry Roasters, un torréfacteur local, a invité le personnel de la bibliothèque à une dégustation pour identifier leurs profils de saveurs favoris afin de créer un mélange spécial de cafés. Le mélange 641.3373 , qui est le le numéro Deweypour le café, met en vedette une photo de la Bibliothèque publique de Denver provenant de sa collection numérisée CONTENTdm® Western History.

    Plusieurs autres entreprises locales ont participé en remettant à la bibliothèque les recettes pour certains articles ou en offrant une réduction aux clients qui présentaient leur carte de bibliothèque. « Les gens montrent maintenant leur carte de bibliothèque partout dans la ville », ajoute Mme Kemmerling. Nous espérons que d'autres personnes verront ces cartes et se diront que les bibliothèques sont utiles de bien des façons. »

    « Nous doutons parfois de notre engagement dans la communauté et combien notre bibliothèque fait partie du quotidien des gens. L'évènement BrewHa!Ha! a ouvert la porte aux conversations sur les personnes qui utilisent la bibliothèque . »

    Annie Kemmerling
    Directrice, Innovation et initiatives, Bibliothèques publique de Denver

    « Nous voulons rappeler aux gens que nous faisons partie de la communauté et sommes une ressource pour eux », mentionne Mme Ritenour. La Bibliothèque publie aussi des photos du personnel avec des livres des diverses succursales dans sa page Facebook pour les enfants. Elle utilise également le mot-clé #TheresADeweyForThat « pour démontrer qu'il y a un numéro Dewey pour à peu près tout ce qui peut vous intéresser », ajoute Mme Kimmerling. « Nous avons toutes ces ressources sur tout ce que les gens veulent savoir. Nous n'avons qu'à les mettre à leur portée. »

    Selon Mme Kemmerling, l'ingrédient le plus important au succès d'une campage de publicité est d'avoir du plaisir. « Si vous avez du plaisir, les entreprises et les autres personnes croient aussi que c'est amusant. » La Bibliothèque continuera de participer à des évènements à travers la ville, comme le Denver Startup Week. « Nous avons beaucoup d'utilisateurs qui veulent résoudre des problèmes, trouver de l'information pour se construire un avenir meilleur. », conclut Mme Ritenour. La Bibliothèque de Denver est un partenaire de choix pour atteindre cet objectif.

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  • 12/01/2017 - La bibliothèque Richelieu redevient la cathédrale des livres

    12/01/2017 - La bibliothèque Richelieu redevient la cathédrale des livres

    La bibliothèque Richelieu redevient la cathédrale des livres

    Bibliothèque nationale, Paris (IIe), lundi. Avec ses verrières, ses dorures à la feuille d’or et ses fresques picturales, la salle Labrouste, joyau du site, s’est refait une beauté pendant six ans.

    LP/ Jean-Baptiste Quentin

    Yves Jaeglé

    Patrimoine. La majestueuse salle Labrouste, à la Bibliothèque Richelieu, édifiée sous Napoléon III, rouvre après six ans de travaux et dix-huit ans de fermeture. Le grand public est invité à la découvrir.

    Une bibliothèque aussi belle, on n'en avait vue qu'au cinéma, dans « le Nom de la rose » ou « Harry Potter ». Celle-ci est également cachée des regards extérieurs, rue de Richelieu, à Paris (IIe). La plupart des monuments parisiens s'exhibent. Richelieu inhibe.

    La BN — surnommée Boîte noire tant elle intimidait —, Bibliothèque nationale née de la volonté des rois de France, avant la création de la BNF François-Mitterrand de l'autre côté de la Seine en 1995, reste un temple du savoir. Sa mythique salle Labrouste était endormie depuis dix-huit ans, tandis que des travaux interminables, commencés tardivement, ont duré six ans. François Hollande a inauguré hier sa réouverture après des travaux chiffrés à 230 M€.

    Il faut y aller, franchir la porte, surtout pour ces trois journées portes ouvertes, à partir de vendredi. Ici ont été conservés longtemps les plus grands ouvrages des lettres françaises, avant leur transfert dans les tours de verre du XIIIe arrondissement.

    Un ouvrage de 1492

    Désormais, l'Institut national de l'histoire de l'art propose dans ses rayonnages 1,7 million de documents, livres ou estampes. L'ouvrage le plus ancien ? Une Bible, datant de 1492. Le plus récent ? Il n'y en a pas qu'un, ils sont même légion et viennent de sortir, choisis par Anne-Elisabeth Buxtorf, directrice de la bibliothèque, et ses collaborateurs, qui suivent l'actualité artistique la plus contemporaine.

    Des artistes inconnus du grand public de 30 ou 40 ans ont aussi leur place ici. Le fonds abrite également des estampes de Goya ou Gauguin, et des catalogues de ventes depuis le XVIIe siècle, qui permettent de suivre les péripéties du marché de l'art. Curieux choc des anciens et des modernes. Car ces livres — des dizaines sur Picasso, par exemple — se nichent dans l'architecture fastueuse voulue par Napoléon III, qui désirait égaler, voire dépasser, la British Library comme plus belle bibliothèque du monde. L'architecte Henri Labrouste (1801-1875), déjà auteur de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, s'attela à cette bibliothèque impériale : 3,8 km de dorure à la feuille d'or quand on lève la tête vers les coupoles et fresques picturales de cette cathédrale aux verrières immenses. A l'époque, l'électricité n'avait pas été inventée. Les colonnes de fonte, filiformes, s'effacent au profit de la lumière naturelle.

    Une restauration complexe

    « Sartre et Beauvoir ont travaillé ici », sourit la directrice. Sur sa page Facebook, le site Richelieu a mis en ligne de vieilles cartes d'abonnés célèbres, comme celle de Michel Galabru, assidu en 1958, inscrit en tant qu'« artiste dramatique, expert en théâtre cabaret-revues anciennes ». Ce point n'a pas vraiment changé : s'il faut justifier d'une recherche précise pour s'installer, l'accès reste libre.

    Le chantier de restauration a été plus complexe que prévu. Amiante, et plomb dans les peintures murales ont provoqué de très longs arrêts. « On pensait que ça irait beaucoup plus vite. Après le transfert des livres vers le XIIIe, et avant l'accueil des ouvrages d'art, on a traversé pendant des années une salle fantôme. C'était vide, triste, pas rénové, marronnasse », se souvient la directrice. Ce haut lieu de la pensée française est enfin redevenu un chef-d'oeuvre. Avec ses petites touches de rose magenta près des dorures, une couleur inventée par le perfectionniste Labrouste lui-même. A voir au moins une fois dans sa vie, comme la tour Eiffel.

    Trois jours de portes ouvertes

    Pendant trois jours, le berceau historique de la Bibliothèque nationale de France, désormais rebaptisé Richelieu, bibliothèques, musée, galeries — le musée, avec ses objets d'art, n'ouvrira au public qu'en 2020 —, propose des visites spéciales, gratuites et sans réservation. Tout commence par une conférence publique vendredi à 19 heures dans la salle Labrouste, sur le projet architectural de la rénovation du site Richelieu. Samedi et dimanche, de 11 heures à 19 heures, entrée libre avec des visites-découvertes des espaces rénovés : salle Labrouste, magasin central où les livres sont stockés, salle de lecture des arts du spectacle, rotonde, salle de lecture des manuscrits, etc. Il faut seulement s'inscrire à l'accueil en arrivant pour participer à la visite.

    Des projections de témoignages d'amoureux de la BNF — de l'historienne Elisabeth Badinter à François Schuiten, le créateur de la BD « les Cités obscures » — sont diffusées. Spectacles et présentations de manuscrits, estampes, cartes, éditions rares, objets précieux sont également au programme. Des visites guidées sont aussi organisées toute l'année le jeudi et le samedi.

    Bibliothèque nationale de France, 58, rue de Richelieu (Paris IIe), rens. visites@bnf.fr ; tél. 01.53.79.53.79 et 01.53.79.49.49. Portes ouvertes les 13, 14 et 15 janvier. Dans le cadre de la Nuit de la lecture, la BNF, avec la salle Labrouste, reste ouverte jusqu'à 22 heures samedi soir.

     

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  • 13/01/2017 - Ecrivains, dessinateurs, architectes... leurs bibliothèques idéales

    13/01/2017 - Ecrivains, dessinateurs, architectes... leurs bibliothèques idéales

    Ecrivains, dessinateurs, architectes... leurs bibliothèques idéales

    Ecrivains, dessinateurs, architectes... leurs bibliothèques idéales
    La librairie Zhongshu à Shangai (Architecte Li Xiang/Cabinet X+Living/Photo Shao Feng)

    A l'occasion de la réouverture du site historique de la Bibliothèque nationale après des années de travaux, “l'Obs” a demandé à quelques invités choisis d'imaginer la bibliothèque de leurs rêves.

    C'était un lieu saint, une cathédrale endormie, un Poudlard vétuste qui, plus d'un siècle et demi après sa construction, semblait d'autant plus anachronique que sortaient de terre les quatre tours ultramodernes de la BnF, voulues par François Mitterrand et conçues par Dominique Perrault.

    Qu'allait-on faire du site Richelieu, anciennement appelé Bibliothèque nationale, et de la mythique salle Labrouste où des générations de chercheurs avaient épuisé leur cornée et leurs neurones sous le parcimonieux éclairage de ses lampes en opaline? C'est que, surtout préoccupé par le geste symbolique et architectural de la nouvelle bibliothèque qui portait son nom, François Mitterrand avait lâché Richelieu.

    Pour satisfaire à la volonté du prince, on avait, en hâte et faute de mieux, défini un nouveau périmètre pour l'ancien monument: ce serait une bibliothèque d'art et d'histoire, qui accueillerait certaines collections de la BnF, l'Ecole des Chartes et l'Institut national d'Histoire de l'Art. Sept ans après le début des travaux de rénovation, conduits par l'architecte Bruno Gaudin, la première tranche se termine et 30.000 mètres carrés (sur 58.000 au total, dont la restauration s'achèvera en 2020) rouvrent ces jours-ci au public.

    Pour fêter cet événement (un week-end portes ouvertes permettra aux Parisiens d'admirer la renaissance de Richelieu, du 14 au 15 janvier), «l'Obs» a demandé à des créateurs d'imaginer leur bibliothèque idéale. Avec, en forme de clin d’œil, un croquis dessiné spécialement par celui qui, il y a vingt ans, a conçu la BnF: l'architecte Dominique Perrault.

    (avec Arnaud Gonzague)


    La salle Labrouste vient d'être entièrement rénovée. Elle accueillera désormais la bibliothèque de l'Institut national d'Histoire de l'Art. / ©Jean-Christophe Ballot

    Un juke-box poétique

    Par Jean Rouaud*

    Ça pourrait ressembler à un homme.Ça pourrait même être un homme. Ou une femme. Ou un vieillard sage (ah non, ils sont tous occupés à battre le record du monde du kilomètre lancé des plus de quatre-vingt-quinze ans et demi). Par un procédé un peu plus innovant que j’apprends l’anglais en dormant en glissant une cassette sous l’oreiller (mais on peut faire confiance à nos Géo Trouvetout du Gaffa, Natu, et autres pour inventer la corde numérique et le vent virtuel), celui-là, une sorte de Juke-Box Poétique, aurait appris par cœur l’ensemble de la bibliothèque du monde qu’il pourrait nous resservir à la demande.

    On lui dirait: s’il te plait, récite-moi l’épopée de Gilgamesh. En quelle langue? me demanderait-il. Plutôt une langue que je comprends JBP (penser à signaler au Gaffa, Natu et autres que ce serait bien si notre JBP pouvait ne pas me prendre pour un idiot). Et fidèlement il commencerait d’une voix un brin métallique au début, en essayant d’y mettre des intonations dans une version prochaine:«C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit.»Gilgamesh vraiment ? Tu es sûr JBP ? Et c’était mieux quand tu ne te prenais pas pour Sarah Bernhardt.

    Mais il nous suivrait partout, disponible en permanence, toujours le mot qui sauve, le bon roman au bon moment pour peupler nos vagues à l’âme et nos insomnies. Et dans une version améliorée il serait capable de lire en nous comme dans un, mais un quoi déjà? Devant notre mine triste il s’inquiéterait: Tu n’as pas l’air bien. Attends j’ai quelque chose pour toi: «Je fais souvent  ce rêve étrange et pénétrant d’une femme inconnue.»

    Et je l’interromprais. Je sais JBP. Je l’ai fait aussi, mais ça n’a pas vraiment marché. Tu n’aurais pas autre chose à me proposer? «A l’ombre des jeunes filles en fleur»? «Le Roman de Renart»? «Y’a d’la joie»? Bon, laisse tomber, JPB. Tu as besoin de te reposer toi aussi. Tu ne vas pas me débrancher? JPB, j’ai besoin de silence. De me raconter ma propre histoire. Plus tard, si ça t’intéresse. 

    (*) Ecrivain. Dernier livre paru : «Tout paradis n’est pas perdu» (Grasset).

    La BnF a 20 ans : voyage dans le ventre du monstre

    L'arbre-bibliothèque

    Par Catherine Meurisse*

    ©Catherine Meurisse pour L'OBS.

    (*) Dessinatrice. Dernier album paru : « la Légèreté »(Dargaud).

    Un océan de livres

    Par XL Muse Architecture*

    Notre bibliothèque idéale ressemblerait à la librairie Zhongshu (photos ci-dessus et ci-dessous) que nous avons conçue à Shanghai. Cette librairie est sur deux niveaux, chacun traité de manière différente. Au premier étage, nous avons tenté de donner au visiteur l'impression d'être entouré d'une mer de livres. Au second, c'est comme un temple, avec un plafond en miroir. Il y règne une impression de mystère.

    (*) Architectes.

     ©Architecte Li Xiang/Cabinet X+Living/Photo Shao Feng

    Montaigne dans ma baignoire 

    Par Dany Laferrière*

    Cette bibliothèque, étrangement, n'est pas dans mes rêves mais dans ma vie la plus quotidienne. Cela fait exactement quarante ans que j'y passe le plus clair de mon temps. J'ai quitté Port-au-Prince en 1976 pour découvrir, à Montréal, cet objet étrange, une baignoire rose, avec de l'eau chaude à volonté et une petite fenêtre qui m'offre un morceau de ciel. C'était l'été. J'ai acheté des fruits du Nord (raisin, pomme) pour le parfum d'exotisme et quelques livres à très bon marché, des livres qu'on est censé avoir lus mais qu'on n'a jamais eu le temps de lire.

    Avant de parler d'espace concret, il faudrait régler la question du temps, cet espace invisible, peut-être plus important que l'autre. Personne ne peut lire aussi attentivement Tolstoï qu'un chômeur qui vient de payer son loyer. J'avais du temps, c'est d'ailleurs tout ce que j'avais. J'ai étalé les livres sur une grande serviette sur le plancher à côté des fruits et d'une bouteille de mauvais vin. C'était un lundi, jour dur en Amérique du Nord pour la classe ouvrière. Je voulais le désacraliser en lisant Montaigne. Les gens de l'immeuble où j'avais ma chambre ne se doutaient pas que ce jeune immigré, fraîchement débarqué dans cette ville, et qui n'a pas encore de boulot, était en train de lire Montaigne.

    ©Dany Laferrière pour L'OBS.

    L'élégance du lecteur fait partie de cette bibliothèque idéale. Puis les points précis : il faut quatre serviettes. Une petite près de son coude pour s'essuyer les mains de temps en temps, une autre pour ne pas glisser sur le plancher quand le concierge viendra cogner à la porte pour réclamer l'argent du loyer, une très grande pour s'essuyer le corps, et la quatrième qu'on offrira à la jeune fille du dessous qui viendra se plaindre de l'eau qui coule le long du mur de sa chambre.

    Après Montaigne, tous les classiques y passeront car j'aime l'idée que l'on se taise pour écouter un mort - en apparence. Et puis pour la nostalgie, la baignoire me rappelle la joie que j'ai eue à habiter le ventre de ma mère pendant qu'elle lisait à haute voix près de la fenêtre.

    (*) Écrivain. Dernier livre paru : «Mythologies américaines» (Grasset).

    La bibliothèque de Lisbonne

    Par Mathieu Sapin*

    ©Mathieu Sapin pour L'OBS.

    (*) Dessinateur. Dernier album paru : «le Château. Une année dans les coulisses de l’Elysée» (Dargaud).

    Un cerveau global

    Par Julien Blanc-Gras*

    Ma bibliothèque idéale, c'est celle qui n'existe plus car la connaissance et la matière auront fusionné. C'est l'idée d'un cerveau global, d'une conscience collective se passant du corps, d'un nuage d'informations condensant l'humanité qui, en se dématérialisant, accéderait à son stade divin. Dans cette bibliothèque cosmique, pas besoin de lire « Guerre et Paix»: vous êtes Tolstoï (mais aussi Guillaume Musso). Voilà, en gros, la thèse développée par Teilhard de Chardin, philosophe jésuite défroqué idéologiquement et évolutionniste audacieux.

    Cela peut sembler un peu perché, mais c'est beau. Et surtout les ambitions technologiques de notre époque convergent dans cette direction. Intelligences artificielles,cloud , transfert cerveau-ordinateur: autant de prémices d'une agrégation ultime de la Pensée. En attendant de flotter, purs esprits libérés de nos enveloppes charnelles, dans les limbes du savoir infini, ne boudons pas notre plaisir et renouvelons notre abonnement à la médiathèque du quartier.

    (*) Ecrivain. Dernier livre paru : «Briser la glace»(Paulsen).

    ©Architecte Li Xiang/Cabinet X+Living/Photo Shao Feng

    Une bibliothèque indestructible

    Par Frédéric Pajak*

    En 1933, des étudiants et des enseignants, encouragés par les militants nazis, procèdent en de spectaculaires mises en scène à une vingtaine d'autodafés dans plusieurs villes allemandes, brûlant des milliers et des milliers de livres. En 1993, c'est au tour de la bibliothèque de Sarajevo d'être incendiée par les Serbes. En 2003, la plupart des bibliothèques d'Irak sont livrées aux pillards, sous les yeux des Américains. A Louvain en 1940, à Naples en 1943, partout en Europe pendant la guerre, puis en Chine maoïste, dans le Cambodge des Khmers rouges, en Afghanistan, récemment au Mali… Cependant, toute bibliothèque qui disparaît devient idéale : elle se reconstruit lentement dans l'imaginaire avant de resurgir des décombres. Et elle resurgit presque toujours. Parce qu'avant même d'exister matériellement une bibliothèque est rêvée.


    ©Frédéric Pajak pour L'OBS.

    (*) Dessinateur et écrivain. Dernier livre paru : «Manifeste incertain, tome 5» (Editions Noir sur Blanc).

    Tous les livres dans ma poche

     Par Enrique Vila-Matas*

    Je songe à une bibliothèque qui n'a jamais été construite et ne le sera jamais, car c'est celle que je touche maintenant de la main droite: une bibliothèque ressemblant beaucoup à la poche secrète que les juifs conversos avaient dans un pli de la manche gauche et dans laquelle ils notaient leurs prières fondamentales, l'essentiel de leur dialogue avec Dieu. Si pour sauver leur peau, ils devaient s'agenouiller à l'église et murmurer des prières catholiques, il leur restait toujours la consolation de pouvoir caresser ce livre de la main droite.

    Ce livre qui garde l'essentiel (et qui, dans mon imagination, compose l'intégralité de ma bibliothèque-poche) ressemble comme deux gouttes d'eau au «Tristram Shandy» de Laurence Sterne. Il me plaît de penser que des livres, sans intention préméditée, sont écrits pour des poches secrètes et forment à eux seuls une bibliothèque entière. L'existence de ces livres, de ces bibliothèques portatives, nous apporte la consolation de caresser la désolation.

    Traduit de l'espagnol par André Gabastou.

    (*) Ecrivain. Dernier livre paru : «Marienbad électrique» (Editions Christian Bourgois).

     

    Homo Bibliothecus 

    Par Charles Dantzig*


    ©Charles Dantzig pour L'OBS.

     

    (*) Écrivain. Dernier livre paru: «les Écrivains et leurs mondes» (Bouquins/Laffont).

    Ma BnF

    Par Dominique Perrault*

    (*) Architecte, notamment de la BnF François-Mitterrand

     

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  • 11/01/2017 - Critique de livres pour 2016 sur Babelio

    11/01/2017 - Critique de livres pour 2016 sur Babelio

    Les livres les plus populaires de 2016

     
     
     

    Les livres les plus populaires de 2016

    Quels ont été les livres les plus lus en 2016 ?

    Comme à chaque début d’année, nous vous présentons la liste des ouvrages qui ont été les plus populaires parmi les lecteurs de Babelio. Vos livres préférés de l'année dernière font-ils partie de ce classement ? Lesquels auraient selon vous mérité de figurer au palmarès ? 

    Découvrez le classement des livres les plus populaires de 2016

     
     

    Assassin’s Creed© : de l’écran au papier

     
     
     

    Assassin’s Creed© : de l’écran au papier

    Connaissez-vous Assassin's Creed©, la série de jeux vidéo créée par Ubisoft en 2007, qui met en scène la guerre secrète entre Assassins et Templiers ? Si la série a séduit aujourd'hui près de 80 millions de joueurs et a depuis peu envahi les salles de cinéma, c'est autour d'un livre que se sont réunis les lecteurs de Babelio. Le 2 décembre dernier, une trentaine de lecteurs se sont rassemblés dans les locaux de Babelio, autour de Matthew J. Kirby, l'auteur d'Assassin`s Creed - Last Descendants, publié chez Bayard Jeunesse

    Décovurez le compte-rendu de la rencontre et l'entretien vidéo avec Matthew J. Kirby

     
     
     

    (Re)découvrez Louis-Ferdinand Céline

     
     
     

    (Re)découvrez
Louis-Ferdinand Céline

    Considéré comme l'un des plus grands innovateurs de la littérature française du XXe siècle, Louis-Ferdinand Céline, écrivain et médecin français, a réjoui ses contemporains tout autant qu'il les a offusqués. Grâce à un style elliptique très personnel, empruntant au langage parlé, le romancier a constitué malgré la controverse en raison de son antisémitisme, une oeuvre hors du commun. 

    Redécouvrez son oeuvre avec notre tout dernier dossier auteur

     
     
     
     

    Masse Critique est de retour

     
     
     

    Masse Critique est de
retour

    C’est encore Noël chez Babelio en janvier !

    Rendez-vous le mercredi 18 janvier à partir de 7h pour tenter de remporter le livre de votre choix pour cette édition spéciale fiction et non-fiction.

    La liste sera complétée avec de nouveaux titres jusqu’à la date de lancement de l’opération mais vous pouvez d’ores et déjà consulter la sélection.

    Attention ! Au vu du nombre grandissant de lecteurs intéressés par l’opération et dans un souci d’équité, nous avons modifié quelque peu le mode de sélection des gagnants. Désormais les lecteurs ayant perdu de nombreuses fois bénéficieront d’un petit avantage par rapport aux lecteurs qui ont déjà gagné à plusieurs opérations.

    Découvrez la sélection Masse Critique

     
     
     

    Littérature et jeux vidéo

     
     
     

    Littérature
et jeux vidéo

    Après notre dossier sur les liens entre la littérature et la musique, on vous propose aujourd'hui de découvrir dans un nouvel article tout ce qui réunit le monde des livres et celui des jeux vidéo. 

    De l'adaptation de romans en jeux, en passant par la novelisation des sagas vidéo-ludiques les plus populaires, les liens entre les deux arts sont plus féconds qu'on ne le croit. 

    On vous propose donc un petit tour d'horizon des influences réciproques qu'entretiennent les deux arts.

     
     

    Un club de lecture glaçant

     
     
     

    Un club de lecture
glaçant

    Ce mois-ci, vous avez choisi de démarrer l'année en lisant ensemble Le dernier Lapon d'Olivier Truc, un polar glaçant qui nous emmène dans le Grand Nord, à la recherche d'un tueur de Lapons... 

    Rendez-vous sur le forum pour prendre part au club de lecture 

     
     
     

    Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions ?

     
     
     

    Et vous, quelles sont
vos bonnes résolutions ?

    Qui dit nouvelle année dit forcément bonnes résolutions, qu'elles soient tenues...ou non. C'est pourquoi, afin de célébrer celles qui font beaucoup parler d'elles chaque début d'année, nous avons décidé de choisir comme thème au défi d'écriture de janvier : la résolution. 
    Un livre est en jeu ce mois-ci et tous les détails figurent dans le forum.

    Prenez part au défi d'écriture 

     
     
     

    Quelques listes à découvrir

     
     
     

    Liste : Les livres les plus attendus de la rentrée littéraire de janvier

    Les livres les plus attendus de la rentrée littéraire de janvier

    La rentrée littéraire de janvier arrive avec son lot de surprises et de nouveautés ! Quel livre avez-vous le plus hâte de découvrir ?

    Bibalice vous propose sa sélection des ouvrages que l'on attend impatiemment. 

    Les livres les plus attendus de la rentrée littéraire 2017
     

     

     
     
     

    Liste : Les éléphants, héros de
romans

    Les éléphants, héros de romans

    Evadez-vous au pays des éléphants et partez à la rencontre de ces animaux fascinants !

    La lectrice fanfanouche24  vous propose une liste de livres mettant à l'honneur ces colosses emplis de sagesse. 

    Les éléphants, héros de romans

     
     
     

    Critiques à la Une

     
     
     

    Mania l'insulaire
     

    Bookycooky le 03 janvier 2017
    Mania l'insulaire de Nikolaï Leskov

    Un très bon roman russe du XIXiéme siècle comme je les aime. Une histoire qui nous fait voyager dans un passé lointain à Saint Petersbourg, sur l'île Vassilievski, nous racontant la vie des insulaires (titre original), de cette terre à part. Une famille, les Norck, d'origine allemande, une grand-mère,une mére et ses trois filles dont la benjamine, Mania. Et trois hommes, le narrateur, le gendre et Istomine leur ami, un jeune peintre, très renommé, surtout auprès des femmes. De beaux personnages, auxquels on s'attache de suite et une inoubliable scéne de danse qui nous rappelle avec nostalgie...>lire la suite

     
     
     

    Mille Femmes blanches : Les Carnets de May Dodd
     

    Kittiwake le 07 janvier 2017
    Mille Femmes blanches : Les Carnets de May Dodd de Jim Fergus

    Jim Ferguson a connu un vif succès avec ce vibrant hommage à ce peuple méprisé, humilié, méconnu, bafoué et quasiment anéanti. Les indiens d'Amérique ne demandaient pourtant pas autre chose que continuer à vivre sur les terres que leurs ancêtres leur avaient léguées et qu'ils auraient voulu transmettre à leur descendance. Mais nulle part et à aucune époque, les richesses naturelles n'ont permis que les peuples légitimes vivent en paix. Il y a toujours eu des prédateurs pour donner la priorité à leur volonté d'enrichissement pour venir mettre la pagaille dans des populations pacifiques. C'es...>lire la suite

     
     
     

    Les contes de la ruelle
     

    marina53 le 08 janvier 2017
    Les contes de la ruelle de Jun Nie

    Dans les ruelles de ce quartier du vieux Pékin, Doubao et sa petite-fille, Yu'er, aiment se balader ensemble. La petite, paralysée des jambes, son papi n'hésite pas lui embellir ses journées. La promenant sur son vélo, lui apprenant à nager dans l'air, lui montrant sa boîte à trésors qui regorgent de timbres, dont l'un semble avoir une signification bien particulière ou encore l'initiant à la peinture grâce au vieux ronchon Citrouille... Cet album, recueillant 4 histoires, met en scène la petite Yu'er et son grand-père, un ancien facteur qui aime rouler avec la petite, bien installée à l'a...>lire la suite

     
     
     

    Confessions d'un gang de filles
     

    latina le 09 janvier 2017
    Confessions d'un gang de filles de Joyce Carol Oates

    « Nous n'étions plus des individus-filles mais un faisceau de flammes en marche » J'y croyais, moi, à Foxfire ! J'y croyais tellement, à ces filles qui s'étaient rassemblées autour d'une cheffe surnommée « Legs » et qui s'étaient donné un nom de feu contre l'Ennemi : l'homme. Entendons-nous bien : l'homme brutal, qui ne pense qu'avec une certaine partie de son corps, qui n'en a cure de ces toutes jeunes filles ; l'homme exploiteur, aussi. L'homme rusé, l'homme pervers. C'est contre cet Ennemi-là que Foxfire s'insurge, défend les filles, les femmes, pauvres, seules, abandonnées ou obligées ...>lire la suite

     
     
     

    Révolution
     

    andman le 04 janvier 2017
    Révolution de Emmanuel Macron

    Un ami agriculteur, s'échinant depuis longtemps déjà à la tâche pour un revenu de misère, me confiait au début du mois dernier sa grande contrariété à la perspective de devoir choisir en mai prochain entre le candidat de la droite radicale et la candidate autoproclamée de l'extrême droite. Lui parler de la grande faillibilité des instituts de sondages ne sembla guère sur le coup le rassurer complètement aussi lui offrais-je quelques jours plus tard “Révolution” d'Emmanuel Macron, un essai politique à l'écriture intelligible et développant quantité d'idées progressistes. Hier, alors que n...>lire la suite

     
     
     
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  • 09/01/2017 - Création d'une Bibliothèque Numérique du Moyen-Orient

    09/01/2017 - Création d'une Bibliothèque Numérique du Moyen-Orient

    Antoine Oury 

    L'organisation américaine à but non lucratif CLIR, pour Council on Library and Information Resources, travaille avec les bibliothèques, centre d'archives et autres institutions garantes de la mémoire pour améliorer les stratégies de conservation et de recherche. C'est dans cette perspective que le CLIR met en place une Bibliothèque Numérique du Moyen-Orient.

    Relief, Persepolis

    À Persépolis, en Iran (Zach Ho, CC BY-NC-ND 2.0)

    La DLME (Digital Library of the Middle East) combinera un inventaire et des images numériques d’objets culturels en provenance du Moyen-Orient et gérés par des organismes culturels régionaux, ainsi que du matériel numérisé ayant trait au patrimoine culturel du Moyen-Orient et conservé dans le monde entier.

    En outre, des campagnes de numérisation à grande échelle seront menées à travers le Moyen-Orient pour élargir le périmètre des collections numérisées disponibles. Des images et de brèves descriptions extraites de la DLME seront mises à la disposition du public selon certaines conditions, afin d’encourager une meilleure compréhension du legs culturel de cette région du monde.

    Les inventaires et les ressources pédagogiques ainsi créés permettront le développement d’une recherche de haut niveau dans la région. Grâce à ses images en haute résolution et à la description détaillée des provenances et de la propriété des œuvres, cette bibliothèque numérique multimédia permettra de retracer l’origine et les mouvements d’objets historiquement importants. La DLME participera ainsi à la lutte contre le pillage et les trafics illicites.

    Pour la constitution de cette bibliothèque numérique, le CLIR travaillera avecAxiell, fournisseur mondial de logiciels de gestion de collections pour les archives, les bibliothèques et les musées. La société a des contrats en cours avec des institutions culturelles situées au Bahrein, en Égypte, en Jordanie, au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, ce qui permettra de faciliter la constitution des collections.

    À lire aussi : Orhan Pamuk et Mario Vargas Llosa appellent à la protection du patrimoine mondial

    « Ce partenariat ouvre un nouveau champ d’activité au CLIR ; nous sommes très heureux et impatients de déterminer les modalités effectives de notre collaboration. La longue expérience d’Axiell au Moyen-Orient, sa connaissance de la conservation patrimoniale et ses solutions technologiques innovantes pour la gestion des collections et pour l’enseignement en font un partenaire idéal. Le cœur de la mission d’Axiell est de rendre plus aisé l’objectif humaniste d’enrichissement mutuel par la mise en valeur de notre patrimoine culturel si riche. Et cette visée humaniste est en plein accord avec la vision du CLIR et de la DLME » a souligné Charles Henry, président du CLIR.

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  • 13/01/2017 - La bibliothèque de Babel modélisée en 3D

    13/01/2017 - La bibliothèque de Babel modélisée en 3D

    La bibliothèque de Babel modélisée en 3D

    Elodie Pinguet 

    Zone 51 - Insolite - Jorge Luis Borges - bibliothèque de Babel - modélisation 3D

    La célèbre bibliothèque infinie de Jorge Luis Borges issue de son récit La bibliothèque de Babel a été récemment modélisée par un certain Jamie Zawinski, d’après la description faite au début du récit.

    Images issues du blog de Jamie Zawlinski

     

     

    La bibliothèque de Babel, qui contient «  tous les livres possibles », à la fois du passé et du futur, abriterait, selon certains lecteurs, environ 251.312.000 ou 1 956 X 101.834.097 livres. Un chiffre astronomique qui composerait l’univers littéraire où chaque combinaison de caractère a déjà fait l’objet d’un récit. Jorge Luis Borgesdonne une description détaillée de ce que serait cette bibliothèque :

     

    « L'univers (que d'autres appellent la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des balustrades basses. De chacun de ces hexagones on aperçoit les étages inférieurs et supérieurs, interminablement. La distribution des galeries est invariable. Vingt longues étagères, à raison de cinq par côté, couvrent tous les murs moins deux ; leur hauteur, qui est celle des étages eux-mêmes, ne dépasse guère la taille d'un bibliothécaire normalement constitué. Chacun des pans libres donne sur un couloir étroit, lequel débouche sur une autre galerie, identique à la première et à toutes. A droite et à gauche du couloir il y a deux cabinets minuscules. L'un permet de dormir debout ; l'autre de satisfaire les besoins fécaux. A proximité passe l'escalier en colimaçon, qui s'abîme et s'élève à perte de vue. Dans le couloir il y a une glace, qui double fidèlement les apparences. »

     

    Il n’en fallait pas plus aux lecteurs pour imaginer leur propre modèle de l’architecture de la bibliothèque. Le dernier en date nous vient d’un programmeur, Jamie Zawlinski, qui a posté son modèle sur son blog avec quelques explications d’ordre logiques et architecturales. Sa réflexion autour du sujet a de quoi donner la migraine. Selon lui, les nombreuses expériences antérieures de visualisations ne sont pas assez fidèles au texte. Il reprend quelques-uns des schémas sur son blog et les commente. Il manque souvent des éléments, comme la chambre, les toilettes ou le couloir.

     

    Jamie Zawlinski a utilisé 3D Sketchup, un programme de modélisation. Il a tenté des dispositions, apporté des modifications, avant de changer d’idée… Reproduire parfaitement la bibliothèque de Babel est un travail sans fin, infini même. S’il estime être plus proche de la réalité que les autres, il avoue tout de même que « les vides entre les circuits des chambres me dérangent. Donc je ne pense pas avoir tout à fait raison non plus. »

     

    Et alors il pense et explore le monde de l’infini par ses explications détaillées : « Une idée de j’avais était que si la galerie et l’alcôve étaient toutes les deux disposées sur des hexagones de même taille, cela rendrait les choses mieux ou au moins rendrait les vides entre les galeries toujours hexagonaux, au lieu d’avoir des formes bizarres. » Il vient ensuite à s’interroger sur ce que le texte ne dit pas : « Je ne peux pas m’empêcher de penser au poids et à la pression d’une colonne d’air si haute, et comment diriger la plomberie des toilettes, et si les toilettes impliquent la digestion, d’où vient la nourriture ? Existe-t-il une partie de la bibliothèque consacrée à l’agriculture et à la métallurgie ? »

     

    Tant de questions sans réponses qui risquent de fasciner encore longtemps ceux qui liront La bibliothèque de Babel. Une quête architecturale s’inscrivant parfaitement dans la vision de l’histoire et de cette recherche sans fin de la connaissance. C’est un challenge intellectuel qui restera malheureusement irrésolu, chacun tentant de s’approcher de la perfection sans y parvenir.

     

    C’est une histoire aussi infinie que celle lancée par un auteur américain, Jonathan Basile, qui a essayé de créer un site internet reproduisant la bibliothèque de Babel. Un livre infini, preuve que l’engouement culturel est sans fin.

     

     

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  • 09/01/2017 - Première édition du plus grand traité de botanique publié dans les anciens Pays-Bas

    09/01/2017 - Première édition du plus grand traité de botanique publié dans les anciens Pays-Bas

    Editio princeps (1554) du Cruijdeboeck de Dodoens

    Cruijdeboeck de Dodoens

    Feuilleter le document

    Première édition du plus grand traité de botanique publié dans les anciens Pays-Bas, leCruijdeboeck, de Rembert Dodoens (1517-1585), un médecin et botaniste natif de Malines. Cet  herbier recense et décrit les plantes des anciens Pays-Bas et le texte inclut plus de 700 bois gravés.

    Ce grand herbier, Cruijdeboeck, paraît pour la première fois à Anvers chez Jan van der Loe en 1554, en néerlandais. Il sera ensuite traduit en plusieurs langues et connaîtra des éditions corrigées et augmentées par Dodoens lui-même, puis par un autre botaniste, Charles de l’Escluse ou Carolus Clusius, jusqu’à la grande édition de 1644 éditée chez Balthasar Moretus à Anvers, dernier état du texte.

    Claude Sorgeloos

    Pour en savoir plus (pdf)

    Description bibliographique

    Rembert Dodoens
    Crujde Boeck, in den welcken die gheheele historie, dat es tgheslacht, tfatsoen, naem, natuere, cracht ende werckinghe van den Cruyden
    Tantwerpen : Jan van der Loe, 1554

    Cote de l'ouvrage : VH 6.189 C

     

     

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  • 19/01/2017 - Le Square : un espace pour les jeunes et les groupes scolaires

    19/01/2017 - Le Square : un espace pour les jeunes et les groupes scolaires

    Le Square : un espace pour les jeunes et les groupes scolaires

    L’espace de création numérique Le Square est un espace dédié aux jeunes de 13 à 17 qui permet de créer des projets, seul ou en groupe. L’équipement comprend, entre autres, micro, tablette numérique, table de mixage, imprimante 3D, numériseur d’objets, contrôleur compact, caméra, microphone, ordinateur et écran vert. Des logiciels sont aussi installés sur tablettes et ordinateurs, sans compter les nombreuses applications et gratuiciels offerts sur le Web. Grâce au matériel, il est possible de développer des projets de création audio et vidéo, des animations image par image, de la bande dessinée, de la photographie, de l’infographie, de la robotique et de l’impression 3D.

     

    Projets diversifiés et exemples concrets : le plein d’idées pour s’inspirer

    Les projets de création numérique possibles dans cet espace sont multiples. Création de sculpture virtuelle à l’aide de la réalité virtuelle, prise de photos ou création de vidéos 360°, modélisation 3D et mixage de sons en sont quelques exemples.

    Le site Web consacré au Square est aussi un espace de collaboration et de partage de connaissances, où les jeunes présentent et expliquent les projets qu’ils ont créés en incluant même la marche à suivre. L’un des projets présentés est la modélisation 3D d’un médaillon porte-clés. Le jeune a d’abord créé chez lui le modèle de médaillon à partir de l’application en ligne gratuite Tinkercad. Il a pu choisir la forme et les dimensions de son objet. Une fois terminé, il a pu se rendre au Square pour imprimer son porte-clés à l’aide de l’imprimante 3D.

    Un autre exemple est la création d’un film image par image (stop motion). Tout d’abord, le jeune a écrit un scénario et a dessiné les scènes de son film. Il a ensuite photographié chacun des mouvements de la figurine, séquence par séquence. Chaque mouvement correspondait à une seule photo. En téléchargeant ses photos dans le logiciel Movie Maker (Windows), il a pu éditer son film à sa guise. On peut y ajouter de la narration, des textes, de la musique ou modifier la vitesse du film.

     

    Invitation lancée aux groupes scolaires

    Le Square invite également les groupes scolaires à découvrir son espace et à assister aux ateliers suivants atelier vidéo avec un écran vert, atelier de composition et mixage audio et atelier découverte de pratiques émergentes (design, art numérique, informatique et jeu vidéo).

    L’atelier avec écran vert se penche sur la façon dont les effets spéciaux sont créés dans les films et présente tous les outils nécessaires pour y arriver. Pour sa part. le second atelier permet de découvrir comment faire du montage vidéo et quelles sont les techniques propres à certains styles de musique comme le hip-hop.

    Le mouvement Makerspace a pris de l’essor ces dernières années et inspire bon nombre d’écoles à créer des projets de création numérique.

     

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  • 12/01/2017 - Publication : « Bibliothèques, décors, XVIIe–XIXe siècle »

    12/01/2017 - Publication : « Bibliothèques, décors, XVIIe–XIXe siècle »

    Publication : « Bibliothèques, décors, XVIIe–XIXe siècle ».

    BARBIER Frédéric, DE PASQUALE Andrea et MONOK István, Bibliothèques, décors, XVIIe–XIXe siècle, Paris, Éditions des Cendres, 2016, 306 p.

    BARBIER Frédéric, DE PASQUALE Andrea et MONOK István, Bibliothèques, décors, XVIIe–XIXe siècle, Paris, Éditions des Cendres, 2016, 306 p.

    Présentation de l’éditeur :

    La chronologie est spécifique au domaine : dans la seconde moitié du xvie et au début du xviie siècle, la bibliothèque abandonne le mobilier traditionnel des pupitres pour prendre la forme moderne d’une grande salle de travail dont les murs sont tapissés de livres. Ce modèle deviendra à son tour de moins en moins adapté, jusqu’à ce que, face à l’accroissement de la production imprimée qui se produit au xixe siècle, le principe des magasins de stockage des livres se développe et l’organisation interne de la bibliothèque se modifie. Au fil de cet espace de temps des xviie–xixe siècles, les grands courants artistiques se succèdent, du baroque au classicisme puis au néo-classique, et jusqu’à l’émergence de l’architecture industrielle.

    Parallèlement, l’institution de la bibliothèque garde une charge symbolique élevée, mise en scène par le biais du décor. On connaît les somptueuses bibliothèques baroques du monde catholique, de la péninsule Ibérique à l’Allemagne méridionale, à l’Europe centrale, ou encore à l’Italie. Pourtant, d’autres modèles de décor se rencontrent, qu’il s’agisse de la France (à la Bibliothèque Mazarine) ou encore de la géographie de la Réforme protestante. À côté des exemples les plus  célèbres, y compris celui de la Hofbibliothek de Vienne, les contributions présentent un certain nombre de bibliothèques historiques largement méconnues jusqu’à aujourd’hui, notamment en Europe centrale et orientale (Alba Iulia), mais aussi en Italie (avec le Palais Borromini à Rome).

    Ce travail transdisciplinaire réunit les meilleurs spécialistes européens, confrontant les leçons de l’histoire générale avec celles de l’histoire de l’art, de l’histoire des idées et de l’histoire du livre et des bibliothèques. Un ouvrage placé sous la direction de Frédéric Barbier, István Monok &  Andrea De Pasquale qui ont réuni à leurs côtés une équipe internationale de spécialistes de l’histoire des bibliothèques et du livre / Ample iconographie, bibliographie et index.

    Table des matières : 

    • Frédéric Barbier, Bibliothèques, décors, XVIIe–XXIe siècle.
    • Frédéric Barbier, Illustrer, persuader, servir: le décor des bibliothèques, 1627–1851.
    • Elmar Mittler, Kunst oder Propaganda? Bibliothekarische Ausstattungsprogramme als Spiegel kultureller Entwicklungen und Kontroversen in Renaissance, Gegenreformation, Aufklärung und Klassizismus.
    • Hans Petschar, Der Pruncksaal der Österreichichen Nationalbibliothek : zur Semiotik eines barocken Denkraumes.
    • Andreas Gamerith, Klosterbibliotheken des Wiener Umlandes: alte und neue Motive.
    • Michaela Seferisová Loudová, Ikonographie der Klosterbibliotheken in Tschechien, 1770–1790.
    • Szabolcs Serfözö, Barocke Deckenmalereien in klosterbibliotheken des Paulinerordens in Mitteleuropa.
    • Anna Jávor, Bücher und Fresken: die künstlerische Ausstattung von Barockbibliothecken in Ungarn.
    • János Jernyei-Kiss, Die Welt der Bücher auf einem Deckenbild: Franz Sigrists Darstellung der Wissenschaften im Festsaal des Lyzeums in Erlau.
    • Doina Hendre Biró, Le décor de la Bibliothèque et de l’Observatoire astronomique fondés par le comte Ignác Batthyány, évêque de Transylvanie, à la fin du XVIIIe siècle.
    • Yann Sordet, D’un palais (1643) l’autre (1648): les bibliothèque(s) Mazarine(s) et leur décor.
    • Fiammetta Sabba, I Saloni librari Borrominiani fra architettura e decoro.
    • Andrea De Pasquale, L’histoire du livre dans le décor des bibliothèques d’Italie au XIXe siècle.
    • Jean-Michel Leniaud, L’invention du programme d’une bibliothèque, 1780–1930.
    • Alfredo Serrai, I vasi o saloni librari. Ermeneutica della iconografia bibliotecaria.

    Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

     

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  • 18/01/2017 - Une bibliothèque américaine délivre des passeports

    18/01/2017 - Une bibliothèque américaine délivre des passeports

    Une bibliothèque américaine délivre des passeports

    Elodie Pinguet

    Aux États-Unis, la Toledo-Lucas County Public Library a obtenu un prix national pour son excellent service d’aide à l’obtention du passeport. Elle a été élue parmi 7 300 autres installations nationales par le Département d’État.


    Damian Bariexca, CC BY 2.0

    La Toledo-Lucas County Public Library du Michigan n’est pas une simple bibliothèque. Comme les autres elle propose des livres, des DVD et des contenus électroniques. Mais depuis 2012, elle se distingue des bibliothèques classiques en proposant un service de demande et de renouvellement de passeport.

    C’est ainsi qu’elle est récemment devenue l’installation d’acceptation des passeports de l’année 2016. Une remise des prix aura lieu courant janvier à Washington. Une lettre du département d’État des États-Unis a été envoyée à la bibliothèque annonçant que la bibliothèque Toledo-Lucas « se démarque auprès du National Awards Committee comme la plus remarquable. La Toledo-Lucas County Public Library sert de modèle pour toutes nos installations d’acceptation », et ceci, parmi les quelque 7 300 installations nationales du même genre.

    Le prix met en avant la qualité du service, qui se doit d’être exceptionnel. Un fonctionnaire du département d’État a décrit les conditions d’obtentions du prix : « Les installations d’acceptation doivent avoir été dans le programme pendant au moins un an, être dédiées au service à la clientèle, avoir des scores de conformité élevés et aucune plainte grave justifiée. »

    En plus de rendre très certainement un grand service aux populations locales, ce service de passeport est une source de revenus non négligeable pour la bibliothèque puisque chaque installation d’acceptation de passeport conserve les frais d’exécution de 25 $ exigés lors d’une première demande. Ils ne sont pas à repayer en cas de renouvellement. Après la crise économique et les coupes budgétaires des bibliothèques, voilà une rentrée d'argent qui aide autant les deux partis et permet à la bibliothèque de rebondir.

    Les demandes de passeports aboutissent généralement au bout de trois à six semaines, d’après la bibliothèque. Jusqu’ici, elle a déjà délivré environ 4 200 passeports.

    Pour une envie de voyage, rien de tel qu’un passage à la Toledo-Lucas County Public Library. Des bibliothécaires vous guideront dans votre choix et il n’y aura même pas besoin de faire des kilomètres pour faire son passeport. C’est un combo gagnant.

    Plus que jamais, les bibliothèques sortent de leur rôle tradionnel et s'ouvrent auservice des populations. Fournir une aide supplémentaire aux utilisateurs tout en faisant perdurer leurs différents services, voilà qui laisse présager des fonctions nouvelles pour les bibliothèques, même si cette incursion dans le service administratif peut sans doute susciter des débats...

     

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  • 22/12/2016 - Grandir dans une bibliothèque, une vie de livres et de magie

    22/12/2016 - Grandir dans une bibliothèque, une vie de livres et de magie

    Grandir dans une bibliothèque, une vie de livres et de magie

    Cécile Mazin 

    Vivre dans une bibliothèque peut s’apparenter à un rêve pour nombre d’enfants, y compris pour des adultes. La famille Clark a vécu cette situation, lorsque la succursale de la New York Public Library leur a ouvert ses portes. C’était à la fin des années 40, et les souvenirs, depuis, se sont enrichis d’un certain merveilleux.

    Raymond Clark habitait avec sa famille dans le Maryland, et voici que, pour un poste de gardien de bibliothèque, il a fait déménager femme et enfant. Les voici partis pour le quartier de Washington Heights, situé dans la Big Apple, avec un logement de fonction situé directement dans la bibliothèque. Il fallait maintenir une certaine propreté dans l’établissement, et en même temps, continuer d’alimenter les fours, pour conserver la chaleur. 

    Lorsque les premières bibliothèques de la ville furent construites, chacun possédait en effet un appartement, au troisième étage, destiné au concierge. Ronald, le fils, était dubitatif, mais rapidement, se souvient-il, les avantages de cette nouvelle demeure lui sont apparus. 

    « J’ai songé, attends, j’ai un bâtiment pour moi, avec tous les livres du monde. [...] Après quelques années, mes amis me présentaient en disant : “Ce type vit dans la bibliothèque. Littéralement, il vit dans la bibliothèque.”. » 

    Aujourd’hui, New York ne compte plus qu’un petit nombre d’appartements destinés aux concierges – et beaucoup sont vides et négligés, en attendant d’être réaménagés. 

    Mais Ronald garde un souvenir ému de cette époque. Tout a véritablement commencé une nuit où, couché, il se débattait avec l’idée de l’évolution darwinienne et la création biblique. Vers 2 heures du matin, il se décide à descendre les escaliers, allumer la lumière et faire de la littérature comparée, mettant côte à côte une encyclopédie et la Bible.

    Après sa lecture, la réalité s’impose : les deux livres racontent la même histoire, différemment. « Quand j’ai réalisé cela, ça a totalement changé la manière dont je vois le monde. » Et la vie dans la bibliothèque a fini par lui insuffler un désir de connaissance plus grand. Et il fut alors le premier, dans sa famille, à boucler un cycle universitaire.

    Sa propre fille a vécu cinq années dans l’établissement, et pour elle, vivre dans la bibliothèque était totalement naturel. « C’était notre maison. Ce n’est qu’en grandissant que je me suis rendu compte que tout le monde n’avait pas autant de livres chez soi. Je n’avais pas compris le concept de bibliothèque, moi je vivais simplement dans un endroit avec des tonnes de livres, partout, et je pouvais les lire et m’amuser. » 

     

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  • 30/12/2016 - Un ancien professeur pense avoir trouvé l’emplacement de Camelot, le château légendaire du Roi Arthur

    30/12/2016 - Un ancien professeur pense avoir trouvé l’emplacement de Camelot, le château légendaire du Roi Arthur

    Un ancien professeur pense avoir trouvé l’emplacement de Camelot, le château légendaire du Roi Arthur

    Un professeur anglais à la retraite expert en littérature arthurienne assure avoir trouvé l’emplacement de Camelot, le château légendaire du roi Arthur prétendu avoir existé il y a environ...

    Crédits : Evrard d'Espinques/WikiMedia Commons

    Un professeur anglais à la retraite expert en littérature arthurienne assure avoir trouvé l’emplacement de Camelot, le château légendaire du roi Arthur prétendu avoir existé il y a environ 1 400 ans.

    Le roi Arthur brasse quantité de mythes. Roi-chevalier, défenseur de son royaume contre les Saxons, propriétaire de la légendaire Excalibur et protégé de l’enchanteur Merlin, mais aussi trompé et trahi, le Roi Arthur passe pour une figure héroïque et tragique. Mais a-t-il vraiment existé ? Général romain du IIe siècle pour certains, chef de guerre breton contre les Saxons au tournant du VIe siècle, les débats sur la réalité historique de son existence n’ont jamais vraiment cessé. Il est important de noter qu’en dépit de plus de 1000 ans de recherches, les historiens et archéologues ont toujours été incapables de confirmer ou non l’existence du roi Arthur. Peter Champ, ancien professeur à l’Université de Bangor, au Royaume-Uni, entre 1964 et 2004, prétend néanmoins avoir localisé le site de Camelot, son légendaire château, dans le West Yorkshire.

    Selon l’expert en littérature arthurienne, Camelot se tenait en effet sur le site d’un ancien fort Romain appeléCamulodunum dans le village de Slack à la périphérie de Huddersfield, dans le West Yorkshire. Selon cet ancien professeur, ce serait l’endroit idéal pour défendre le pays contre les envahisseurs environ 500 apr. J.-C.. Ses conclusions, présentées lors du lancement officiel du centre Stephen Colclough, de l’Université de Bangor, pour l’histoire et la culture du livre, doivent encore être examinées par des pairs, mais selon Peter Champ, le village de Slack, situé en apparence au milieu de nulle part, aurait pu être à l’époque l’endroit idéal pour mettre en place un camp militaire qui pouvait canaliser des troupes venant des deux côtés de l’Angleterre.

    Pour ajouter de l’eau à son moulin, Peter Champ rappelle qu’à l’époque romaine, le fort de Slack était nomméCamulodunum. Il pense alors que ce nom a changé linguistiquement au fil des ans pour devenir Camelot. Ceci pourrait notamment expliquer pourquoi la première mention de Camelot ne fait surface dans la littérature que de nombreuses années après la supposée existence du Roi Arthur : « S’il y avait un Roi Arthur », dit Peter Champ « il aura vécu environ 500 apr. J.-C., bien que la première mention de lui à Camelot ne soit dans un poème français de la région de Champagne en France en 1180 ».

    Il n’y a en effet aucune mention de Camelot entre ces deux dates, quand le pays était en guerre. La transmission d’informations était alors très floue et beaucoup se sont perdues. Tellement que certains experts affirment que la légende arthurienne ne pourrait effectivement n’être qu’un méli-mélo de différents dirigeants britanniques réunis en un seul. Une histoire unifiée.

     

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  • 20/12/2016 - La bibliothèque de l’INHA en accès libre est ouverte aux chercheurs

    20/12/2016 - La bibliothèque de l’INHA en accès libre est ouverte aux chercheurs

    La bibliothèque de l’INHA en accès libre est ouverte aux chercheurs

     
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    1. Magasins des livres en libre service de
    la bibliothèque de l’INHA
    Photo : Didier Rykner 
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    19/12/16 - Bibliothèque de l’INHA - On l’attendait depuis tellement longtemps, que son ouverture semble finalement bien discrète : la bibliothèque d’histoire de l’art de l’INHA est enfin accessible à tous les chercheurs, dans la salle Labrouste. La nouvelle est suffisamment bonne pour qu’on ne s’attarde pas sur les nombreux aléas du projet. Rappelons tout de même que dans un article écrit en mai 2004 nous indiquions que l’ouverture (déjà plusieurs fois repoussée) était prévue pour 2008. Notons aussi que le nombre d’ouvrages en libre accès a été considérablement revu à la baisse (de 400 000 puis 265 000 à 150 000 volumes aujourd’hui). Il reste que le résultat est là : les chercheurs disposent désormais d’une bibliothèque en accès libre qui devrait répondre déjà à une grande partie de la demande. Les collections sont issues de la bibliothèque Jacques Doucet, de la Bibliothèque Centrale des Musées Nationaux et de l’École nationale supérieur des Beaux-Arts. Nous n’avons pas testé la rapidité de la mise à disposition des ouvrages sur demande dont une grande partie ne sera d’ailleurs accessible qu’à partir du 22 février 2017. Les collections patrimoniales de la Bibliothèque Jacques Doucet seront, elles, consultables à partir du 16 janvier 2017, tandis que la salle Labrouste, pendant que les travaux se poursuivent sur le site Richelieu, sert également de salle de consultation pour le département des Estampes.


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    2. Salle Labrouste restaurée qui abrite désormais
    la bibliothèque de l’INHA
    Photo : Didier Rykner 
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    La salle Labrouste a été magnifiquement restaurée1 (ill. 2). Si la banque centrale n’a pas été réutilisée, elle est néanmoins heureusement restée en place et les nouvelles banques, au cœur de la salle, sont suffisamment discrètes. On peut ainsi redécouvrir la splendide architecture de ce lieu, remarquablement mise en valeur. Il n’y a franchement pas grand-chose de plus à dire de cette restauration. Nous ne serons sûrement pas aussi dithyrambique sur le reste des aménagements mais nous attendons de les voir à nouveau lors de la visite de presse qui aura lieu début janvier. Aujourd’hui, on se contentera de se réjouir de la bonne nouvelle !

    Pour en savoir davantage, allez lire le blog de la bibliothèque de l’INHAVoir aussi ici les informations sur les horaires d’ouverture en décembre et janvier (elle ne sera ouverte le samedi qu’à partir du 21 janvier).

    Didier Rykner, lundi 19 décembre 2016

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  • 20/12/2016 - Colloque : « Où sont les bibliothèques spoliées par les nazis?… »

    20/12/2016 - Colloque : « Où sont les bibliothèques spoliées par les nazis?… »

    Colloque : « Où sont les bibliothèques spoliées par les nazis?… »

    Publié le  par 

    monumentsmen-1Le Centre Gabriel Naudé de l’ENSSIB (EA7286), l’Institut d’histoire du temps présent(IHTP, UMR8244) et le laboratoire Identités-Cultures-Territoires de l’Université Paris Diderot – Paris 7 (EA337) organisent, avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, de laFondation pour la mémoire de la Shoah et de laBibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC), un colloque les 23 et 24 mars 2017 intitulé :

    Où sont les bibliothèques spoliées par les nazis? Tentatives d’identification et de restitution, un chantier en cours

     

    L’ampleur des spoliations de bibliothèques effectuées par les forces nazies durant la seconde guerre mondiale a été durablement sous-estimée. En France seulement, au moins 5 millions  de livres et documents graphiques ont été volés à leurs légitimes propriétaires : ministères, bibliothèques slaves, personnalités des milieux radicaux, socialistes et communistes, francs-maçons. Mais c’est surtout leur lien originaire avec l’antisémitisme nazi qui fait la spécificité première des spoliations nazies. A partir de la mi-1942, accompagnant la mise en place de la solution finale, les saisies touchent des millions de familles juives, dont la culture doit être détruite.
    Derrière le rideau de fer, les spoliations nazies sont devenues des « trophées de guerre ». En Europe de l’Ouest, malgré les opérations de restitution mises en oeuvre après-guerre, nombre de bibliothèques spoliées n’ont pas, jusqu’à aujourd’hui, été restituées à leurs légitimes propriétaires, lorsqu’ils ont survécu, ou à leurs rares descendants. Où sont les collections qui n’ont pas été restituées ? Quels furent leurs errances forcées ? Quels usages ont été faits de ces documents ? Quel tableau dresser de cette Europe du livre en partie perdue ? Pourra-t-on, un jour, reconstituer ces bibliothèques ?

    Ce colloque, organisé par le Centre Gabriel Naudé de l’Enssib (EA 7286), l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP, UMR CNRS Paris 8) et l’Université Paris Diderot (EA Identités, cultures, territoires), avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) se tiendra les jeudi et vendredi 23 et 24 mars  :
    – le 23 mars à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations, Auditorium, 65 Rue des Grands Moulins, métro  Bibliothèque F. Mitterrand
    – le 24 mars à la Bibliothèque nationale de France, Petit Auditorium, métro Bibliothèque F. Mitterrand, entrée Est.

    Les communications se feront en français et en anglais. Une traduction simultanée sera proposée.

     Entrée libre sur inscription : formulaire en ligne

    Programme

    JEUDI 23 MARS
    À LA BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE DES LANGUES ET CIVILISATIONS

    • 8h30 : Accueil et café de bienvenue, hall de l’auditorium, BULAC.
    • 9h : Ouverture du colloque par Yves Alix, directeur de l’Enssib et Marie-Lise Tsagouria, directrice de la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC).
    • 9h15-11h : Session 1. Perte d’une culture, perte d’une identité. 
      Présidence : Corinne Bouchoux, sénatrice

       

      • 9h15 : Restituer leurs bibliothèques aux spoliés, un impératif toujours actuel,Martine Poulain, Enssib.
      • 9h45 : On the Trail of Looted Books from the Second World War, Too Many Still Far from HomePatricia Kennedy Grimsted, Harvard University.
      • 10h15 : From Object of Anti-Semitic “Feindforschung“to Symbol of Living Jewish Culture? The Development of German Jewish Community Libraries 1938 to Present TimesJörn Kreuzer, Institut für die Geschichte der deutschen Juden, Hamburg.
      • 10h45 : Débat.
    • 11h : Pause.
    • 11h15-13h : Session 2. Des bibliothèques disparues à tous jamais ? 
      Présidence : Dominique Trimbur, Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

       

      • 11h15 : Looted private libraries as containers of Jewish cultural heritage in the State and University Library HamburgAnna von Villiez, Staats-und Universitätsbibliothek, Hamburg.
      • 11h45  : Une bibliothèque alsacienne disparue en Allemagne en 1940 : une quête en coursNathalie Neuman.
      • 12h15 : Case study August Liebmann Mayer : Munich-Paris-MunichMaria Tischner, Zentralinstitut für Kunstgeschichte, Munich.
      • 12h45 : Débat
    • Déjeuner libre.
    • 14h15-16h : Session 3. Des spoliations masquées ? 
      Présidence : Anne Grynberg, Institut national des langues et civilisations orientales, Institut d’histoire du temps présent

       

      • 14h15 : Octobre 1942 à la Bibliothèque nationale : des faits de collaboration par les livresEve Netchine, Bibliothèque nationale de France.
      • 14h45 : Contested Ownership: Restitution of the Breslau Rabbinical Library and the Controversy over the Heirless Jewish Cultural Property after 1945,Anna Kawalko, Hebrew University of Jerusalem.
      • 15h15 : La spoliation d’une bibliothèque privée sous l’Occupation : le cas de Pierre Guerquin, bibliophilePatricia Sorel, Université Paris ouest-Nanterre-La Défense.
      • 15h45 : Débat.
    • 16h : Pause.
    • 16h30-18h15 : Session 4. Le sort des collections spoliées. 
      Présidence : Jean-Claude Kuperminc, Alliance israélite universelle

       

      • 16h30 : Books on Diaspora. Tracing the Postwar Fate of the Collection of Cracow’s Jewish Public LibraryMonika Biesaga, Jagiellonian University, Cracovie.
      • 17h : Les livres spoliés déposés à la Bibliothèque des langues orientales : une source pour l’histoire sociale et culturelle des diasporas d’Europe centrale,Benjamin Guichard, Bibliothèque universitaire des langues et civilisations.
      • 17h30 : Tracing the private archive of Rabbi Yoseph Yitzhak Schneerson,Ekaterina Oleshkevich, Jewish Museum and Tolerance Center, Moscou.
      • 18h : Débat.

    VENDREDI 24 MARS
    À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE

    • 8h50 : Accueil et café de bienvenue, hall du Petit auditorium, BnF
    • 9h15-11h : Session 5. Nouveaux pouvoirs, nouveaux destins.  
      Présidence : Sophie Coeuré, université Paris Diderot

       

      • 9h15 : Postwar Bargains? German Librarians and the Abandoned Collections of Nazi LootBettina FarackHannah Neumann, Berlin.
      • 9h45 : The libraries in Norway during World War II and the story of how the Norwegian freemasonic Library ended up in a castle in the Czech Republic,Gro Kvanvig, Stiftelsen Arkivet, Center for historical reflection and peacebuilding, Kristiansand, Norway.
      • 10h15 : Les livres spoliés par les nazis. La piste russeMikhail D.  Afanassiev, Bibliothèque historique de Russie, Moscou.
      • 10h45 Débat.
    • 11h : Pause.
    • 11h30-13h : Session 6. Des saisies oubliées ? 
      Présidence : Laurence Bertrand Dorléac, Sciences Po

       

      • 11h30 : Spoliations et restitutions à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg : un chantier encore ouvertCatherine Maurer, université de Strasbourg.
      • 12h : Livres français spoliés dans les collections de la Bibliothèque nationale de BiélorussieAnatolii Steburaka, Université de Minsk.
      • 12h30 : Le « Fonds Séquestres » de la BDIC, histoire d’une spoliation invisibleDominique Bouchery, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine.
      • 13h : Débat.
    • Déjeuner libre.
    • 14h15-16h : Session 7. Des restitutions toujours partielles. 
      Présidence : Jean-Marc Dreyfus, Université de Manchester.

       

      • 14h15 : « 28 sacks » of French books  for the Vienna University Library,Christina Köstner-Pemsel, Universitätbibliothek Wien.
      • 14h45 : Les livres spoliés déposés à la Bibliothèque nationale par la Commission de choixAnne Pasquignon, Bibliothèque nationale de France.
      • 15h15 : The Nazi looting of books in Belgium and their partial restitution. A status quaestionisMichel Vermote, Institut d’histoire sociale, Gand.
      • 15h45 Débat.
    • 16h : Pause.
    • 16h30-17h45 : Session 8.  Poursuivre les recherches et les restitutions. 
      Présidence : Anne Pasquignon, BnF

       

      • 16h30 : Paris-Berlin-Paris. The retracement of one route of Nazi-looted books from France and the way to bring them backSebastian Finsterwalder, Central and Regional Library, Berlin.
      • 17h :  Provenience research in the book collection of the Jewish Museum in Prague : a current case of Provenance ResearchMichal Bušek, Jewish Studies Researcher, Prague.
      • 17h30 : Débat.
    • 17h45 : Conclusions, par Martine Poulain.
    • 18h : Clôture du colloque par Laurence Engel, Présidente de la BnF.

    Programme en ligne : http://www.enssib.fr/colloque-bibliotheques-spoliees-par-les-nazis

    Programme au format PDF : colloque_bnf-bulac_23-24_mars_2017

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  • 16/01/2017 - Lire permet de vivre plus longtemps selon une étude

    16/01/2017 - Lire permet de vivre plus longtemps selon une étude

    Lire permet de vivre plus longtemps selon une étude

    Après avoir interrogé 3 635 personnes âgées de plus de 50 ans et les avoir suivies durant 12 ans, des chercheurs de l’université Yale (USA) ont trouvé une mortalité inférieure de 20% chez ceux qui lisaient régulièrement des livres par rapport à ceux qui ne lisaient pas.

    L’explication de ce phénomène serait que l’immersion dans un livre développe un certain nombre de facultés cognitives (concentration, raisonnement, empathie, mémoire,…), ce qui garderait le cerveau actif  (favorisant le renouvellement des neurones) et apporterait un lot de pensées et d’expériences agréables (avec les émotions qui y sont associées).
    Ce qui me permet de faire la transition avec un ouvrage que je trouve absolument fabuleux et qui boostera certainement l’envie de lire : Remèdes littéraires.

    Les auteures Ella Berthoud et Susan Elderkin ont réussi le tour de force de proposer une posologie littéraire pour presque tous les maux.

    Ce livre de poche est un médecin à domicile !

    Extraits :

     

     

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  • 18/01/2017 - La nouvelle bibliothèque de Shangai en Chine

    18/01/2017 - La nouvelle bibliothèque de Shangai en Chine

    Chine : une nouvelle bibliothèque pour Shanghai

    Chine : une nouvelle bibliothèque pour Shanghai


    Le cabinet d’architecture Schmidt Hammer Lassen Architects est le lauréat d’un concours international portant sur la conception de la nouvelle bibliothèque municipale de Shanghai, en Chine.

    Shanghai est actuellement la ville la plus peuplée au monde avec près de 25 millions d’habitants et dispose curieusement d’un système de bibliothèque central qui remonte à 1847. Il a donc été décidé la construction d’un nouvel équipement de 110 000 m² dans le district de Pudong, juste à côté du Century Park, le plus grand parc de la ville (140 ha).
     
    Schmidt Hammer Lassen Architects a conçu le nouveau bâtiment comme un objet monolithique flottant au-dessus de la verrière dans le parc. La partie principale de la bibliothèque "flotte" au-dessus de 2 pavillons qui abriteront une salle de spectacle de 1 200 sièges, une salle d’exposition et d’évènements ainsi qu’une bibliothèque pour enfants. L’ensemble s’ouvrira vers une série de jardins paysagers. La bibliothèque elle-même est organisée autour d’un grand atrium central sous la forme de trois salles de lecture décalées.
     
    La bibliothèque est sculptée et tordue pour refléter le parc et le ciel environnants, et revêtue d’une façade de verre clair. Les panneaux de verre sont disposés en bandes horizontales inclinées pour minimiser l’éblouissement solaire, et offrir une vue panoramique dégagée sur le parc et la ville.
     
    La conception détaillée du projet devrait être finalisée au 1er semestre 2017. L’ouverture est prévue pour 2020.
     

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  • 19/12/2016 - Encore une bibliothèque dans une cabine téléphonique

    19/12/2016 - Encore une bibliothèque dans une cabine téléphonique

    Ce petit village dans le Vaucluse a transformé une cabine téléphonique en bibliothèque ! Vous allez adorer le concept !

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

    Noble mantra qui semble avoir grandement inspiré Patricia Olivero, maire de Suzette, un tout petit village de 120 âmes, dans le Vaucluse. Son idée ? Avoir sauvé une cabine téléphonique sur le point d’être démantelée et la métamorphoser en bibliothèque.

    montage:@20minutes   

    Ouverte nuit et jour et ce, tous les jours de la semaine depuis juin, cette cabine à lecture semble faire le bonheur de Suzette et de ses habitants. Une reconversion rendue possible grâce à une loi plus flexible qui, jusqu’en février dernier, interdisait pareille transfiguration :

    « Cela fait un bout de temps qu’on a eu cette idée mais la loi nous l’interdisait » a déclaré Patricia Olivero. "Après de longues négociations avec Orange (qui s’apprêtait à démanteler la cabine, NDLR), nous avons pu conserver son habitacle et y installer une bibliothèque. La cabine a été repeinte par notre agent technique, un particulier du village a donné les étagères et j'ai demandé aux enfants de notre école de la décorer pour y donner une nouvelle vie."

    @francebleu


    Une idée ingénieuse qui repose sur un principe de confiance : qui emprunte un livre en dépose un autre. « Ça nous a coûté moins d’une centaine d’euros et on nous a même offert le rayonnage. On garde donc un service public », ajoute Madame la maire.

    @radiofrance


    80 livres et revues dédiés aux adultes mais aussi aux enfants offerts par les bibliothèques alentour, et surtout par les particuliers, peuplent déjà les rayons de cette véritable cabine à lecture. Aucune excuse pour les Suzettiers de prétendre ne pas avoir le goût de la lecture donc !

    « En bas, ce sont des livres pour les enfants et en haut pour les adultes. On trouve aussi quelques revues. (…) Un tel projet a de l'importance pour ne pas perdre le goût de la lecture. Notre commune n'a pas les moyens de s'offrir une vraie bibliothèque. Le problème est résolu avec notre biblio-cabine."

    Et pour vous, amoureux de lecture, jetez un oeil à cette merveilleuse bibliothèque, fruit de l'imagination de deux lecteurs assidus ou encore à ces autres bibliothèques innovantes !

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  • 19/12/2016 - Adopte une Lampe ou un calorifère

    19/12/2016 - Adopte une Lampe ou un calorifère

    Une souscription pour rénover la salle Ovale de la Bibliothèque nationale de France

    Marie Soyeux, le 16/12/2016 à 18h23

    Pour restaurer la salle de lecture parisienne qui doit ouvrir au public en 2020 quelque 275 000 € ont déjà été réunis. Les donateurs sont invités à en « adopter » des éléments architecturaux.

    Une souscription pour rénover la salle Ovale de la Bibliothèque nationale de Fra...
    ZOOM 

    BnF

    Adopter une lampe, une table ou une colonne… l’idée est insolite mais semble séduire. Depuis le lancement, en octobre 2016, de la souscription pour la rénovation de la salle Ovale de la Bibliothèque nationale de France (BnF), des donateurs de 15 à 89 ans ont déjà permis de réunir 275 000 € – sur un objectif de 500 000 € avant le 31 décembre.

     L'adoption 
    • Cette somme doit contribuer à la rénovation de cette salle de lecture du site Richelieu, construite entre 1897 et 1936, qui sera ouverte à tous les visiteurs en 2020. Elle est surnommée le
      « Paradis ovale », pour sa verrière et ses volumes : 43 mètres de longueur, 32 mètres de largeur et 18 mètres de hauteur, parsemés de mosaïques, dorures et boiseries sculptées.

    • Si de tels appels à souscription sont légion dans le domaine patrimonial, ce mode de soutien particulier – « l’adoption » de mobilier ou d’éléments architecturaux, en y associant son nom est original.

    Lampes et calorifères

    Les 42 lampes de bronze et opaline ont ainsi déjà été adoptées, « ainsi qu’un quart des places de lecture et la moitié des calorifères », précise l’équipe de la bibliothèque. Et ce, souvent à l’occasion d’un anniversaire, en hommage à une personne ou à un souvenir particulier dans ce lieu.

    La salle de lecture sera ouverte aux visiteurs à partir de 2020. / Jean-Christophe BALLOT / BnF

    La salle de lecture sera ouverte aux visiteurs à partir de 2020. / Jean-Christophe BALLOT / BnF

    Jusqu’en 1998, la salle Ovale a accueilli le département des Périodiques de la bibliothèque nationale, avant qu’il ne déménage sur le site François Mitterrand. Depuis, la BnF et la bibliothèque nationale d’histoire de l’art (INHA) se la partagent.

    À l’issue des travaux, estimés à 4,4 millions d’euros, elle reviendra entièrement à la BnF et à ses visiteurs. Ils devraient pouvoir se plonger, à l’une des 180 places de consultation, dans « des fonds généralistes sur l’histoire de la ville, du quartier et de la bibliothèque, ainsi que de la presse », précise la BnF.

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  • 16/12/2016 - Les intelligences artificielles ne peuvent pas lire de bandes dessinées

    16/12/2016 - Les intelligences artificielles ne peuvent pas lire de bandes dessinées

    Les intelligences artificielles ne peuvent pas lire de bandes dessinées

    Antoine Oury

    Manga/BD/comics - Univers BD - intelligences artificielles BD - robots bande dessinée - Mohit Iyyer University of Maryland

     

    Reconnaissance d'images ou jeu de go, les intelligences artificielles font parfois preuve d'une maîtrise supérieure à celle des humains, ce qui ne manque pas, à la fois, d'inquiéter et de faire rêver quant à leurs capacités futures. Un chercheur de l'université du Maryland a voulu confronter une IA au 9e Art : la machine n'a rien compris à l'art subtil de la narration en bande dessinée.

     

    IT IS TIME WE ROBOTS REBELLED AGAINST YOU PUNY HUMANS! (1961) #talesofastonish #comics

    (Kich Anfoly, CC BY-NC 2.0)

    Visiblement, les aventures de Tintin, les pitreries de Gaston Lagaffe ou les mésaventures des super-héros de Watchmen resteront connues des seuls humains pour quelques années encore. Mohit Iyyer et son équipe de chercheurs de l'université du Maryland et de celle du Colorado en sont arrivés à cette conclusion après une recherche menée sur la capacité des intelligences artificielles à appréhender des séquences narratives composées d'images et de textes.

     

    Comme pour tout travail avec les intelligences artificielles, il aura d'abord fallu constituer une base de données conséquente sur laquelle la machine puisse s'appuyer. Les chercheurs ont donc téléchargé tout un corpus de bandes dessinées publiées entre 1930 et 1950 aux États-Unis, une période qui correspond certes à l'âge d'or des comics américains, mais permettait également d'utiliser des contenus libres de droits.

     

    1,2 million de cases ont ainsi été ingurgitées par la machine, au cours de différents processus nécessaires à la compréhension du médium. Les chercheurs ont d'abord mis au point un algorithme pour que la machine « comprenne » l'enchaînement entre les cases, et reconnaisse le plus précisément les représentations : si les intelligences artificielles se débrouillent plus ou moins bien avec les photographies, le dessin pose bien entendu problème, surtout au vu de la variété des styles.

     

    Une fois ces étapes techniques effectuées, l'heure du test est venue : plusieurs cases ont été « montrées » aux machines, leur tâche consistant à deviner l'image ou le texte suivant. Si les humains réussissent cet exercice avec un score qui s'échelonne de 84 à 87 sur 100, les intelligences artificielles atteignent péniblement un score de 68, ce qui les place « très à la traîne derrière les humains », soulignent les chercheurs.

     

    Structure d'analyse pour les textes des bandes dessinées

     

     

    Sans surprise, la machine s'est avérée la plus performante lorsqu'elle prenait en compte à la fois les textes et les images qui lui ont été proposés pour deviner la suite de la bande dessinée. Cela dit, la relation forte entre une image et un texte pouvait parfois détourner la machine du contexte global du comic-strip : en somme, elle considérait une seule case plutôt que l'ensemble de l'histoire.

     

    Si les chercheurs avaient bon espoir de rendre une IA suffisamment performante pour « comprendre » une bande dessinée, le résultat ne les surprend guère : « C'est ce que les créateurs ne dessinent pas qui rend les comics vraiment intéressants, les conversations silencieuses et les actions qui se glissent entre des cases contigües », juge Mohit Iyyer.

     

    À lire : Edito : les robots littéraires rêvent-ils de best-sellers éclectiques ?

     

    Les résultats de la recherche de Mohit Iyyer, Varun Manjunatha, Anupam Guha, Yogarshi Vyas, Jordan Boyd-Graber, Hal Daume III et Larry Davis, des universités du Maryland et du Colorado, sont accessibles à cette adresse ou ci-dessous.

     

    via MIT Technology Review

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  • 16/12/2016 - La fabuleuse bibliothèque virtuelle des manuscrits du Mont Saint-Michel

    16/12/2016 - La fabuleuse bibliothèque virtuelle des manuscrits du Mont Saint-Michel

    La fabuleuse bibliothèque virtuelle des manuscrits du Mont Saint-Michel

    Les ouvrages à numériser sont au nombre de 199.

    Près de 200 ouvrages, pour certains millénaires, de l'ancienne bibliothèque de l'abbaye sont en train d'être numérisés pour devenir accessibles à tous sur internet. L'opération dure depuis près de dix ans. Elle devrait se terminer à la fin de l'année 2016.

    L'opération se révèle presque aussi laborieuse que le travail des moines copistes du Moyen-Âge qui reproduisaient et ornementaient à la main les ouvrages religieux. Depuis une dizaine d'années, chaque page des manuscrits de l'ancienne bibliothèque du Mont Saint-Michel est numérisée.

    Manuscrit enluminé de la bibliothèque du Mont Saint-Michel.

    Mais la tâche touche enfin à sa fin. Au nombre de 199, les ouvrages devraient tous être consultables sur internet au début de l'année 2017, via le site de l'université de Caen (Normandie) qui hébergera cette «bibliothèque virtuelle». Alors que certains sont millénaires, et que les plus récents datent du XIVe siècle, ces manuscrits pourront ainsi être accessibles à tous en libre accès dans une résolution maximale.

    Textes religieux ou profanes aux superbes enluminures, ils témoignent de la vie intellectuelle et spirituelle des moines bénédictins, qui ont fondé l'abbaye sur le Mont Saint-Michel au Xe siècle. Étoffées au fil des années par les congrégations religieuses locales, les bibliothèques de l'abbaye étaient «l'une des plus grandes d'Occident au Moyen-Âge», selon Francetvinfo.

    Depuis la Révolution et la confiscation des biens du clergé, les manuscrits sont recueillis par la bibliothèque patrimoniale d'Avranches qui les a sauvés de la destruction. Après la création d'un «Scriptorial» en 2006, qui exposait les ouvrages par petits groupes, cette initiative témoigne de la volonté de partager au public ces trésors historiques. Page après page.

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  • 16/12/2016 - Dix romans dans la première sélection du grand prix RTL Lire 2017

    16/12/2016 - Dix romans dans la première sélection du grand prix RTL Lire 2017

    Dix romans dans la première sélection du grand Prix RTL - Lire 2017

    Cécile Mazin - 16.12.2016

    Culture, Arts et Lettres - Récompenses - sélection romans livres - grand prix RTL Lire

    RTL et le magazine LIRE suivent de près l’actualité littéraire française. Chaque année, les deux rédactions, mettent en compétition pour le Grand Prix RTL - LIRE, une première sélection de 10 romans qui marquent la rentrée de janvier. 

    Le 12 janvier prochain, le jury choisira les 5 ouvrages finalistes qui seront soumis au vote de 100 lecteurs dans les 20 librairies partenaires du Prix. Au final, l’un de ces 5 romans deviendra le lauréat du Grand Prix RTL LIRE 2017 en mars prochain. 

    La première sélection de dix romans est la suivante 

    La sonate à Bridgetower — Emmanuel DONGALA (Actes Sud) 

    Une femme au téléphone — Carole FIVES (Gallimmard.L’Arbalète) 

    Chaleur — Joseph INCARDONA (Finitude)

    Hadamar — Oriane JEANCOURT GALIGNANI (Grasset) 

    Prendre les loups pour des chiens — Hervé LE CORRE (Rivages) 

    Sous le compost — Nicolas MALESKI (Fleuve) 

    Le cas Malaussène — Daniel PENNAC (Gallimard) 

    Tout ce dont on rêvait — François ROUX (Albin Michel) 

    Romain Gary s’en va-t-en guerre — Laurent SEKSIK (Flammarion) 

    Article 353 du Code pénal — Tanguy VIEL (Ed de Minuit) 

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  • 17/01/2017 - Les voyages d’Ulysse : Emmanuel Lepage, sur les pas du héros antique

    17/01/2017 - Les voyages d’Ulysse : Emmanuel Lepage, sur les pas du héros antique

    Les voyages d’Ulysse : Emmanuel Lepage, sur les pas du héros antique

    Cécile Pellerin - 16.12.2016

    De la promesse faite à son fils de réaliser un livre à son nom, Emmanuel Lepageoffre au lecteur un album remarquable, légitimement couronné par le Grand Prix de la Critique ACBD.  D’une puissance artistique et poétique fascinante, d’une densité narrative et d’une sensibilité littéraire saisissantes, il captive bien au-delà du cercle des amateurs de bande dessinée et procure, lors de sa lecture ininterrompue, une exaltation et une émotion si intenses qu’il est presque douloureux ensuite de revenir à l’ordinaire de la vie.

    Pendant plus de 270 pages, le lecteur est immergé dans une aventure humaine, une épopée antique et lyrique, un voyage et des paysages maritimes, une forte ambiance artistique, une atmosphère mélancolique et envoûtante.

    Au plus près des personnages, fragiles et attachants, il suit sans relâche leur quête initiatique, porté à la fois par les illustrations d’Emmanuel Lepage, les dessins de René Follet, (pour certains directement et très habilement intégrés dans les planches par le graphiste Vincent Odin), la qualité littéraire du texte deSophie Michel et les extraits de l’Odyssée, incorporés subtilement à l’ensemble avec une grâce presque aérienne.

    Un mélange somptueux, proche du livre d’art.

    Jules Toulet est peintre. Anna sa muse, l’a quitté. Pour la retrouver, il lui  faut prendre la mer. Il embarque sur l’Odysseus. Le capitaine est une femme, Salomé Ziegler, elle-même en quête. Elle recherche un peintre grec, Ammôn Kasacz, autrefois ami intime de leur famille.

    A partir d’un carnet de voyage (tel un fil d’Ariane) ayant appartenu au peintre et que détient Jules, ils naviguent en méditerranée sur les traces de l’artiste. Un long voyage qui les mène de l’île de Santorin à Alexandrie, Gibraltar puis à Athènes et enfin Ithaque.

    Un parcours initiatique où les souvenirs lointains de Salomé imprègnent les déplacements maritimes, étoffent la structure narrative et la colorent d’un mystère enchanteur. Un parcours initiatique où l’amour, la passion créatrice, la douleur de l’absence, la poésie antique, la puissance de l’Art éclatent, éblouissantes et bouleversantes. Intimement pénétrantes. Et pour longtemps.

    Les planches de paysages maritimes sont époustouflantes, capables de saisir les nuances d’un ciel tourmenté par le vent, sous la menace d’une pluie mordante ; si expressives que l’on croit entendre résonner le mouvement  massif des flots contre la coque du navire.

    Le lecteur est attiré par tous ses sens. S’il entend le cri rauque des mouettes à l’entrée du port, s’il est caressé un moment par la chaleur estivale et lumineuse des îles grecques, réconforté par la douceur et la tendresse des souvenirs d’enfance de Salomé, il est aussi mis à mal et empreint d’une réelle tristesse, lorsque la jeune femme affronte certaines épreuves violentes.

    Enfin, au-delà des illustrations magnifiques, c’est aussi l’intensité romanesque des personnages qui crée l’attachement et l’adhésion du lecteur et même si, par moments (très rares), la proximité avec l’univers d’Homère peut faire souffrir celui qui le connaît peu, l’ensemble reste accessible et très beau.

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  • 16/12/2016 - Des dessins de Rimbaud proposés aux enchères

    16/12/2016 - Des dessins de Rimbaud proposés aux enchères

    Des dessins de Rimbaud proposés aux enchères

    Victor De Sepausy - 16.12.2016

     

    D’Arthur Rimbaud, on connaît ses créations poétiques, et ce changement de vie radical qui l’a conduit sur les côtes africaines pour faire des trafics en tout genre avec des réussites très variables. Mais on ignore souvent que le poète aux semelles de vent aimait aussi dessiner à ses heures perdues.

    (Crédits photos : Adjug'art)

    La maison d’enchères Adjug'art va mettre en vente dimanche 18 décembre 2016 un ensemble peu connu de dessins signés Arthur Rimbaud. Cette vente qui se déroulera à Brest part avec une mise à prix de 150 000 euros.

    Blottis dans un petit ouvrage religieux, ces feuillets comprennent une aquarelle, des croquis et plusieurs inscriptions manuscrites. Ces œuvres ont certainement été réalisées alors que le poète n’avait qu’une quinzaine d’années, lorsqu’il passait quelques jours dans la maison de Roche, appartenant à sa mère.

    L’ouvrage qui contient ces quelques feuillets est un exemplaire de l'Abrégé de l'histoire sainte de l'abbé Durandi qui a été retrouvé dans la maison de Roche, précisément là où Arthur Rimbaud a écrit aussi Une Saison en enfer.

     

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  • 15/12/2016 - Bob Morane - Renaissance

    15/12/2016 - Bob Morane - Renaissance

    BOB MORANE - RENAISSANCE 2. LE VILLAGE QUI N'EXISTAIT PAS -  O. Vrignon

    Parti dans le nord du Nigéria pour convaincre les habitants de Zamosho de la formidable opportunité que constituent les casques éducatifs neurotech pour leur avenir. Son convoi est attaqué par des drones et son chauffeur gravement blessé. Il le porte sur son dos pendant des kilomètres avant de finir dans une ville futuriste sans savoir que ce geste va lui sauver la vie. La cité a été créée par le mystérieux Mr Ming pour lutter contre les injustices du capitalisme. Persuadé que Morane est l’instigateur d’une immense manipulation contre le peuple nigérian, il entend bien lui faire payer. Toutefois, sa nièce Tania Orloff, qui administre la ville en son nom, a du mal à concevoir que le français mérite le châtiment ultime.

    Après un premier tome qui amorçait de manière intéressante le retour du célèbre commandant (qui ne l’est pas ici), cette suite valide cette renaissance. La boucle est bouclée, les personnages sont bien en place ainsi que la toile de fond, à savoir ce qui pourra les rapprocher ou les opposer. Le maître mot de ce diptyque est "modernité".

    Tout d’abord, fini le héros imperturbable et infaillible. Bob Morane est un être qui vibre, capable d’exprimer des sentiments et de se tromper. Ming, le grand méchant, est lui-même défini avec plus de subtilités qu’auparavant. Loin de l’être diabolique, il apparaît dans une ambivalence intrigante : d’un côté, des motivations plutôt louables, de l’autre, un fanatisme et une intransigeance extrême. Ces deux personnalités charismatiques vont certainement être amenées à s’affronter. Pourtant, des liens existent entre eux, ne serait-ce que dans leur illustration de l’adage qui veut que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

    Ensuite, si Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray bâtissent un vrai récit d’aventures plein d’action et de rebondissements, ils n’en oublient pas ce qui marque leurs productions respectives habituelles : un contexte sociétal. La dose d’anticipation très souvent présente dans la série originelle, mais souvent de pure forme et d’un aspect gadget, sert ici une histoire contemporaine dans laquelle s’inscrivent des thèmes actuels tels que le développement de l’Afrique, le néo-colonialisme ou encore le questionnement autour des géants du numérique et leur capacité à contrôler et façonner les individus et les sociétés.

    Pour porter leurs propos, les scénaristes ont trouvé un dessinateur au style actuel, Dimitri Armand. Son trait réaliste ne s’exprime pas dans le souci du détail, sacrifiant régulièrement les arrières plans, mais dans une recherche constante d'atmosphères et de mise en valeur des émotions des protagonistes. Son découpage, ses cadrages et ses angles de vue apportent tout ce qu’il faut de de dynamisme, d’expressivité et d’impact visuel pour séduire.

    Un aventurier est de retour. Plus concret, plus attachant, plus vivant, il est bien plus qu’un ersatz de son devancier, tout en respectant la symbolique. Longue vie Mr Morane !

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  • 14/12/2016 - La cabine téléphonique aménagée… en bibliothèque permanente

    14/12/2016 - La cabine téléphonique aménagée… en bibliothèque permanente

    La cabine téléphonique aménagée… en bibliothèque permanente (59182 - LOFFRE)

    Recycler une ancienne cabine téléphonique ouverte pour tous jour et nuit, il fallait y penser. L’opération est une réussite et la fameuse cabine est en train de devenir un lieu de rencontre et d’échanges.

    Une convention signée avec Orange, propriétaire du matériel, un investissement de 1 300 € pour l’aménager et le tour est joué.

    Échange et partage

    Cet emplacement, appelé « la Ronde des livres » est devenu un lieu d’échanges et de partage destiné à recevoir des bouquins, revues ou magazines que d’autres lecteurs de Loffre ou de passage dans la commune pourront emmener gratuitement 24 h/24, toute l’année, dans une idée d’échange et de partage. «  Ce type d’opération n’est validé qu’avec des collectivités territoriales capables d’assurer le recyclage du matériel le cas échéant  ».

    Ce concept de livres-service a fonctionné dès son lancement, de l’ado accroc aux mangas au retraité appréciant la lecture au coin du feu. Les élus font aussi appel au civisme des citoyens en espérant que cette réalisation ne subira pas de dégradations. «  Nous seront aussi attentifs sur le type d’ouvrages déposés, à la propreté des lieux  », précisent le maire et son adjointe.

    Donner une deuxième vie aux livres et au mobilier urbain c’est aussi participer intelligemment au respect de l’environnement tout en faisant la promotion de la culture. Toute la culture. Sur l’étagère du haut trône La Chartreuse de Parme de Stendhal. Deux rayons plus bas, un livre de cuisine intitulé Comment fabriquer des muffins. Il y en a pour tous les goûts.

    La Rondes livres : http://rondelivres.wix.com/ronde-des-livres

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  • 13/12/2016 - Intitulée Legion, cette série vient prendre place dans l’univers des X-Men

    13/12/2016 - Intitulée Legion, cette série vient prendre place dans l’univers des X-Men

    Marvel sort une nouvelle série intitulée Legion

    Victor De Sepausy

    Manga/BD/comics - Comics - Marvel - Legion - série

    Signée par Noah Hawley, le créateur de Fargo, une nouvelle série Marvel s’apprête à sortir sur la chaîne de télévision américaine FX à partir du 8 février 2017.

    On suit les aventures de David Haller qui n’est autre que le fils schizophrène du professeur Xavier. Cet individu qui a été condamné à passer de nombreuses années en hôpital psychiatrique prend soudain conscience que les voix qu’il entend et les visions qui s’imposent à lui ne sont pas liées à une quelconque maladie. Elles incarneraient plutôt l’existence en lui d’un pouvoir insoupçonné jusque-là.

    Dans le rôle de David Haller, c’est l’acteur Dan Stevens qui a été retenu. On retrouvera à ses côtés Aubrey Plaza ainsi que Jean Smart et Rachel Keller. Si la date de sortie aux États-Unis est déjà connue, rien n’est encore annoncé pour l’Hexagone.

    La série Legion, venue des comics X-Men, comptera huit épisodes pour la première saison. Une courte vidéo vient déjà mettre en appétit les futurs spectateurs amateurs de l'univers Marvel

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  • 12/12/2016 - La bande dessinée, de l'enfance de l'art à l'éternelle jeunesse...

    12/12/2016 - La bande dessinée, de l'enfance de l'art à l'éternelle jeunesse...

     

    Manga/BD/comics - Univers BD - Jeunesse et bande dessinée - Benoit Peeters - dessin travail enfance

    L’image que l’on a de la bande dessinée aujourd’hui est très éloignée de ce qu’elle a pu être. Benoît Peeters, qui travaille à l’université de Lancaster sur les thématiques liées au 9e Art, revient sur les relations entre BD et enfance. Loin de la madeleine, par ailleurs...


    Crédit François Schuiten

    La bande dessinée ou l’enfance réinventée
    Benoit PeetersLancaster University

    Longtemps, la bande dessinée s’est adressée en priorité à l’enfance, au point qu’on l’identifiait souvent avec elle. Quelles que soient les évolutions récentes du genre, particulièrement avec le roman graphique, ce lien à l’enfance continue de me paraître très profond, comme s’il touchait au médium lui-même.

    Il y a de toute évidence certains aspects régressifs dans l’amour des « bédés » et des « comics ». Par exemple, le fait de multiplier les figurines, et de collectionner les éditions anciennes, en les payant à des prix quelquefois incroyables. La volonté de faire revivre les personnages mythiques après la disparition de leur créateur est tout aussi frappante : de Batman à Astroboy en passant par Spirou et Blake and Mortimer, ils n’en finissent pas de ressusciter, de manière plus ou moins convaincante. C’est comme si les lecteurs dont l’enfance a été bercée par ces héros ne pouvaient se résoudre à les voir disparaître.

    Ce lien maintenu coûte que coûte m’apparaît comme une particularité du médium. Bien sûr, nous nous souvenons aussi des romans que nous avons aimés pendant notre enfance, mais nous ne les relisons pas aussi souvent que nos bandes dessinées favorites. Et nous pouvons aimer de grandes œuvres de la littérature, de la philosophie, de la peinture sans éprouver le besoin d’y revenir compulsivement, de racheter à prix d’or les premières éditions, ou d’accrocher sur nos murs des posters ou des sérigraphies qui en éternisent les moments marquants.

    Une inconsolable nostalgie

    Si mon hypothèse est juste, il existerait dans notre relation à la bande dessinée une sorte de pulsion archaïque, comme une inconsolable nostalgie de l’origine, une irrésistible envie de ne pas grandir tout à fait. On ne peut pas se débarrasser de ce phénomène en parlant de puérilité. Il s’agit plutôt d’une soif d’innocence ou de permanence que nous continuons à porter en nous, et que la bande dessinée nous permet de satisfaire. Mais bien sûr, ce lien privilégié à l’enfance n’est qu’un des aspects du médium.


    Winsor McCay : Little Nemo in Slumberland.

    Dans beaucoup de bandes dessinées modernes, depuis les années 1970, le héros n’est plus invincible ; il est touché par le vieillissement, a ses propres fragilités, etc. Désormais, le personnage de bande dessinée est pris dans une temporalité qui l’affecte et le transforme, comme chacun de nous : les liens avec les autres se font et se défont, les blessures font souffrir, la mort elle-même n’est plus exclue. Les personnages ont quitté le monde de l’éternel présent pour entrer dans l’historicité ; ils ont abandonné le mythe pour entrer dans le romanesque.

    Cette nouvelle relation au temps est au cœur des bien nommés romans graphiques, et notamment de cette œuvre fondatrice qu’est Maus. Le récit d’Art Spiegelman ne traite pas seulement de la Shoah et de ses survivants. Il concerne multiplement le temps : les relations entre le père et le fils, les difficultés de la transmission, le pardon. Avec la mort de Vladek, le père du narrateur, qui survient entre les deux tomes, la mémoire change de fonction : le récit se charge d’un nouveau sens.

     

    Mais sur un autre mode, des mangas comme Le Journal de mon père ou Quartier lointain de Jirô Taniguchi posent des questions comparables. Tout comme l’extraordinaire travail biographique accompli par Emmanuel Guibert dans Le PhotographeLa guerre d’Alan et L’enfance d’Alan.l’Histoire et le deuil deviennent inséparables

    Un exemple particulièrement frappant est proposé par Lint, l’un des albums récents de Chris Ware. Cet album décrit en soixante-dix pages la vie d’un homme ordinaire, de sa naissance jusqu’à son dernier souffle. Les derniers râles d’agonie se donnent même à lire sur la quatrième de couverture de manière presque invisible. Le système graphique et narratif est codifié à l’extrême, loin de tout réalisme apparent.

    Le dessin de Chris Ware est au bord de l’idéographie. Et pourtant, quand nous lisons cet album où chaque année de la vie de Lint est réduite à une seule page, nous plongeons dans une histoire qui nous bouleverse. Dans ce mélange de codes verbaux et iconiques, dans cette expérience à la fois éclatée et recomposée que chaque page nous propose, il y a quelque chose comme une « image-cerveau ». Ce livre nous touche, non pas par l’identification directe à un personnage, comme c’est le cas au cinéma, mais par une sorte d’identification au médium. Les pages de Chris Ware nous renvoient à des formes d’émotions mêlées, élémentaires et sophistiquées à la fois ; elles font appel simultanément à plusieurs de nos aptitudes perceptives.

    Comment dessiner un âne
    Cet album hautement sophistiqué peut sans doute nous aider à comprendre pourquoi la bande dessinée peut toucher un tout petit enfant, qui ne sait pas encore lire, et pourquoi elle peut traiter de réalités extrêmement subtiles. Vers 1840,Rodolphe Töpffer, inventeur et premier théoricien de la bande dessinée, s’interrogeait déjà sur la manière dont un enfant reconnaît un âne dans un dessin linéaire.


    Rodolphe Töpffer, Les amours de M. Vieux-Bois.

    Quand un âne est représenté dans un tableau au milieu d’un paysage, avec tout un jeu d’ombre et de lumière, un jeune enfant risque de ne pas l’identifier tout de suite. Par contre, si l’âne n’est suggéré que par quelques traits de contour, l’enfant n’hésite pas une seconde. Et même si l’on fait passer un tronc d’arbre devant cet âne dessiné, qui n’existe donc plus qu’à l’état de fragments, l’enfant le reconnaît encore. Cela tient au mode de perception spécifique proposé par la caricature. Quand elle touche juste, la caricature fixe une image qui ne s’effacera plus, comme si elle avait brusquement dévoilé la vérité d’un personnage.

    On touche là, sans doute, à une autre donnée essentielle de la bande dessinée : la persistance mémorielle. Au milieu de tous les flux d’images et de récits dans lesquels nous baignons, la bande dessinée entretient un rapport privilégié à l’inoubliable. Elle possède une remarquable capacité à prolonger la vie des images, bien au-delà du moment de la lecture. Les séquences et les cases les plus marquantes continuent à vivre en nous, à nous accompagner pendant des années.

    À cet égard, l’art le plus proche de la bande dessinée est peut-être la chanson. Je crois qu’il n’y a pas de chanson que nous aimions d’emblée, totalement et absolument. Il nous faut la réécouter, parfois de façon obsessionnelle, jusqu’à ce qu’elle s’insinue en nous et nous accompagne dans notre quotidien. La bande dessinée me semble très proche : elle nous habite, elle aussi, ou nous rêvons de l’habiter. On n’est pas loin de la « ritournelle » évoquée par Gilles Deleuze. Il y a là quelque chose d’unique et de profond, une manière privilégiée de renouer avec les émotions enfouies de l’enfance.

    The ConversationBenoit Peeters, Professor of Graphic Fiction and Comic Art, Lancaster University
    La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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  • 07/12/2016 - Crowdsourcing et bibliothèque (Thèse)

    07/12/2016 - Crowdsourcing et bibliothèque (Thèse)

    L’intelligence collective, nouveau moteur de l’économie et du développement ? Le Good Judgement Project, une expérimentation sur quatre ans de l’agence américaine Intelligence Advanced Research Projects Activity, permet au grand public de participer à la prévision d’événements géopolitiques, un domaine auparavant réservé aux agences de renseignement.

    Une thèse récente traite des différentes modalités dont dispose une bibliothèque pour faire appel à cette "sagesse collective", des procédés d’externalisation qui transforment la politique documentaire désormais partagée avec les utilisateurs.

    Le crowdsourcing (production participative) peut-il s’avérer profitable pour les bibliothèques ?

    Quelques exemples

    L’auteur illustre dans sa thèse une quantité impressionnante d’exemples et de pratiques participatives dans des bibliothèques à travers le monde. En voici une sélection :

    • Mise en ligne et modération participative des contenus 
       

      Le projet Oxford’s great war archive de l’Université d'Oxford : une archive réalisée à partir de contributions individuelles sur la Grande Guerre (lettres, photographies, souvenirs à numériser, avec des notices rédigées par le grand public). 
      Ce projet a ensuite été repris, à l’échelle européenne, par Europeana 1914-1918.
       
    • Correction participative de la reconnaissance optique de caractères (OCR)  
       

      L’initiative Transcribe Bentham de l’University College London pour retranscrire le travail du philosophe britannique Jeremy Bentham ou le jeu finlandais Digitalkoot, incitant à retranscrire le plus rapidement possible des mots affichés sous forme d’image (avec une qualité finale d’OCR corrigé de 99%!).
       
    • Indexation participative
       
      Le projet Les herbonautes du Muséum national d’histoire naturelle, une initiative d'annotation collective qui permet de construire un des plus grands herbiers numérisés au monde.
       
    • Numérisation à la demande
       
      Le Réseau européen ebooks en demand (EOD) : 40  bibliothèques dans 12 pays européens, 3,5 millions de notices bibliographiques. Le fonctionnement "à la demande" permet d’externaliser le financement de la numérisation sur un individu ou une structure mécène, évitant ainsi des programmes de numérisation à large échelle, très couteux et de moins en moins pertinents. 
       

    L’auteur revient en particulier sur sa participation au projet de numérisation, Numalire, une expérimentation sur huit mois (2013-2014) menée dans huit bibliothèques parisiennes. La demande de numérisation était suivie par l’émission d’un devis, une étape particulièrement chronophage pour les équipes qui consiste à décrire matériellement le livre (nombre de feuillets, format, angle d’ouverture, etc.) pour chiffrer le prix de la numérisation. L’impossibilité d’un achat dit "d’impulsion" a fortement entravé le succès de l’expérimentation, suggérant comme piste d'amélioration la suppression du devis préalable – avec l'utilisation, en alternative, d'outils comme le digitization cost calculator.


    Les pistes de réflexion

    Si les pratiques participatives présentent des avantages en matière de coûts et de résultats, les inconvénients persistent : la charge de vérification de la qualité des données produites et, parfois, un faible retour sur investissement.

    Parmi les axes de travail proposés par l’auteur:

    1. ludifier davantage les tâches ingrates associées à la numérisation;
       
    2. réfléchir à des stratégies "marketing" pour mieux valoriser la contribution de l’utilisateur et la reconnaissance de son travail. L’auteur propose notamment une taxonomie des motivations des utilisateurs (curiosité, dévéloppement personnel, esprit de compétition, sentiment d'utilité etc.). 
      L’argent, par exemple, ne semblerait pas avoir d’impact sur la qualité des données produites (mais en aurait sur le degré de participation);
       
    3. associer le crowdfunding à la publication en libre accès, pour que le financement participatif ouvre la voie "or" de la publication en open access (Gold OA, un accès immédiat et direct aux publications scientifiques) favorisant ainsi un glissement de modèle économique de l’auteur-payeur au mécène-payeur;
       
    4. mutualiser ce type d’expériences, au sein des bibliothèques, pour éviter des démarches individuelles et concurrentielles extrêmement onéreuses.

    Illustration : Guffanti (17..-18..), BNF - Gallica

  • 06/12/2016 - Un exemplaire original du Petit Prince vendu 89.467 euros aux enchères

    06/12/2016 - Un exemplaire original du Petit Prince vendu 89.467 euros aux enchères

    Cet exemplaire a été offert par Saint-Exupéry à son ami, le lieutenant-colonel Lionel-Max Chassin

     

    Une édition originale du chef d'oeuvre d'Antoine de Saint-Exupéry, avec quatre dessins et dédicaces de l'aviateur-écrivain, a été adjugée samedi à Paris pour quelque 90.000 euros, conformément à son estimation.

    Le Petit Prince est resté sage aux enchères: un exemplaire original du chef d'oeuvre d'Antoine de Saint-Exupéry avec quatre dessins et dédicaces de l'aviateur-écrivain a été adjugé samedi à Paris pour quelque 90.000 euros, conformément à son estimation.

    Edition originale en français de l'édition américaine du Petit Prince, cet exemplaire, offert par Saint-Exupéry à son ami, le lieutenant-colonel (et futur général d'armée aérienne) Lionel-Max Chassin, était estimé entre 80.000 et 100.000 euros, selon la maison Cazo. Il a trouvé preneur samedi après-midi pour 89.467 euros, frais compris, a-t-on appris auprès du commissaire-priseur Wilfrid Cazo chargé de la vente. L'acheteur est resté anonyme.

    Les dessins de l'Oncle Antoine

    «Le présent exemplaire, offert aux enfants d'un de ses plus proches amis, avec un envoi orné de deux dessins et auquel on a joint deux autres dessins adressés aux mêmes, est l'un des plus précieux qu'on puisse imaginer», estime le commissaire-priseur, Wilfrid Cazo. Le recueil mis en vente samedi est dédicacé à «Doudou Chassin» (le fils aîné, aujourd'hui disparu, de Lionel-Max Chassin). Les exemplaires dédicacés du Petit Prince sont extrêmement rares. La longue dédicace à «Doudou» (Max) explique notamment que «son père est l'un de nos plus vieux et plus chers amis». Elle est signée «l'oncle Antoine» et est accompagnée de deux dessins: le Petit Prince en pied avec trois étoiles et une tête caricaturale, mal rasée, à côté de laquelle Saint-Exupéry a écrit: «Ça c'est le portrait de l'auteur les jours où il joue à être l'oncle».

    Une autre page est illustrée par un nouveau dessin, également destiné à «Doudou». Il figure le Petit Prince, debout sur un nuage volant au-dessus d'un village. Il porte les mots: «Pour Doudou, le colonel Chassin en mission de guerre, Antoine de Saint-Exupéry». Le second grand dessin (18,8 x 17 cm) à la plume, rehaussé d'aquarelle, représente le Petit Prince assis sur une planète, un oiseau venant à sa rencontre. Sous l'oiseau il est écrit «pour Piou Chassin, Bien amicalement, Saint-Exupéry». «Piou» (Pierre) était le frère cadet de «Doudou» (Max). C'est lui qui mettait en vente le livre en possession de sa famille depuis 1943.

    Chassin, Saint-Exupéry: une longue amitié

    L'amitié entre Lionel-Max Chassin et Saint-Exupéry remonte à 1929 quand le premier fut le professeur de navigation aérienne du second. Les deux hommes se retrouveront à Alger en 1943. C'est Chassin qui aidera Saint-Exupéry à reprendre du service (les Alliés le considérant comme un pilote dépassé, incapable de piloter un avion de combat moderne comme le P-38 Lightning) et c'est lui qui, le 29 juillet 1944 à Alger, referma sur Saint-Ex le cockpit de son avion qui allait décoller pour la Corse, deux jours avant qu'il ne soit porté disparu...

    Traduit en 270 langues, Le Petit Prince a été vendu à plus de 145 millions d'exemplaire dans le monde. Le livre a été conçu et rédigé aux États-Unis pendant l'exil de l'écrivain-aviateur en 1942. Il a été publié pour la première fois à New York en 1943. Une semaine après la publication du livre, Antoine de Saint-Exupéry s'envolera pour l'Afrique du Nord, après avoir remis le manuscrit et les dessins préparatoires à son amie Sylvia Hamilton.

    En mai, une aquarelle originale destinée à illustrer le manuscrit du «Petit Prince» etestimée entre 50.000 et 60.000 euros avait trouvé preneur pour 133.200 euros lors d'une vente chez Artcurial.

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  • 05/12/2016 - Gotlib nous a quitté

    05/12/2016 - Gotlib nous a quitté

    Les fantasmes de Gotlib, un univers accessible par le rire

     Laure Garcia, publié le 
    Le dessinateur Gotlib est mort le 4 décembre 2016. Ici dans son bureau, le 4 mai 2005 au Vésinet

    Le dessinateur Gotlib est mort le 4 décembre 2016. Ici dans son bureau, le 4 mai 2005 au Vésinet

     

    afp.com/FRANCOIS GUILLOT

    De même que les surréalistes ont introduit les rêves et l'inconscient dans la littérature et la peinture, Gotlib a ouvert la voie à la psyché dans les bandes dessinées, précurseur et inspirateur pour de nombreux auteurs.

    A l'inverse de Claire Bretécher qui donne à voir dans "les Frustrés" des intellectuels qui débattent, qui lisent Freud et Dolto, Gotlibdéverse les idées étranges qui lui passent par la tête: "Chez moi, tout a toujours été de l'ordre du fantasme, de l'imaginaire, ni pour enfants, ni pour adultes, ça venait de moi. Il est possible que je ne sois jamais sorti de l'enfance, même si on a un peu pourri la mienne."  

    LIRE AUSSI >> Gotlib, auteur de BD iconoclaste est mort à 82 ans 

    D'où cette passion à revisiter les contes pour enfants dans des lectures finalement pas si éloignées de "La psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim, ou de savoir se mettre à la place des enfants. Il sait voir le monde à travers les yeux d'un bébé, ce qui nous fait hurler de rire, mais est somme toute effrayant; il se rappelle des jeux innocents qu'on est censé avoir appris à désapprendre, une fois adulte. "Les adultes sont aussi de grands gosses. Mais ce ne sont plus des enfants." 

    Des personnages et non des héros

    Dès ses débuts à Vaillant, il crée des personnages, et non pas des héros traditionnels, dans lesquels, il fait une projection inconsciente: "Jujube, tel que j'étais, angoissé; et Gai-Luron, tel que j'aurais voulu être, dormeur et je-m'en-foutiste". Plus tard, il s'invente un double, à travers son atrabilaire Coccinelle, qui lui sert à prendre de la distance avec ce qu'il dessine. Telle une voix de la conscience, elle se charge de dire : "Mais comment peut-il dessiner cela?", "Ne pas écrire cette connerie!"...  

    EN IMAGES >> Pervers Pépère, Gai Luron, Rubrique-à-brac... Le meilleur de Gotlib 

    Evidemment, jamais consolé de son enfance chaotique qu'il raconte si formidablement dans J'existe, je me suis rencontré, il a en tête toute une panoplie de névroses, qui ne demandent qu'à s'afficher, jusque dans des détails anodins, comme cette photo du Moïse de Michel-Ange, accrochée dans l'appartement parisien: "C'est peut-être à l'origine de ma curiosité pour tout ce qui appartient à la mythologie, y compris les héros populaires comme Tarzan ou Superman."  

    Notre "Gotlieb", aimé de Dieu, dont il a abandonné le "e", accumule la mère juive hystérique, qui finit par perdre la boule, le père attendu en vain, l'étoile du "youpin", mais il lui faudra du temps pour le raconter d'une manière réaliste.  

    "Un formidable metteur-en-scène de sa folie"

    Avant cela, sa manie de se dessiner coiffé des lauriers impériaux, en duffle-coat ou sur le corps d'athlète qu'il n'a jamais eu, n'est que le début d'un long travestissement, d'inspecteur Charolles, en Alex du film Orange Mécanique. Dans le "Taume 2 (sic)" de La Rubrique-à-Brac, publié en juin 1971, avec pour couverture Moïse, affublé de six doigts à une main, il dessine "les pages de garde les plus mégalomanes de toute l'histoire de l'édition": Gotlib en statue de la Liberté, en Tintin et Milou, en chaque frère des Marx Brothers, en Napoléon, Marianne sur un timbre, en Astérix, Superman, Popeye... 

    C'est cette même année, que René Goscinny lui refuse une enquête de Bougret et Charolles, traitant du viol d'une fillette, et où Goscinny, Fred, et Marcel seraient apparus, avec leur tête, sur des corps d'enfants! Gotlib se rattrapera dans l'Echo des Savanes: il commet toutes les outrances, pas seulement pour le seul plaisir de la scatologie et de la pornographie, mais aussi pour se forger de nouveaux outils, une fois l'hystérie évacuée.  

    EN IMAGES >> Les mondes de Gotlib: une expo pour un maître de la BD 

    Quand il se met "sérieusement" en scène, au sens d'une manière plus réaliste, il troque aussi le rire provocateur pour l'humour tendre. DansLa boule, on le voit enchaîné à un boulet de forçat, sa dépression constante, envahissante, malgré la naissance de sa fille en 1969: "Me voilà avec une gosse sur les bras, et une boule au pied". Et de s'adresser au bébé: "Je ne voudrais pas seulement t'aimer beaucoup, mais t'aimer bien".  

    Formidablement touchant, il dessine des souvenirs d'enfance, l'air de ne pas y toucher. Le petit garçon de La Coulpe découvre "le sens de l'expression humour grinçant " en ayant arrosé son camarade, non pas avec une fausse fleur à la boutonnière, mais l'étoile jaune. Et ce même gamin, cette fois dans la Chanson aigre-douce, chantée à une chèvre à l'abri d'une étable: se mettant en abîme, il espère pour sa fille qu'elle aura un autre réconfort quand elle aura huit ans. Le mot de la fin à Blutch: "Marcel n'est pas un dessinateur: c'est un formidable metteur-en-scène de sa folie." 

    Article extrait du hors-série L'Express d'août 2016 consacré à Gotlib. 

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  • 05/12/2016 - 63 ans de retard pour un livre emprunté en bibliothèque

    05/12/2016 - 63 ans de retard pour un livre emprunté en bibliothèque

    Voilà une nouvelle histoire de livre rendu bien en retard au sein d’une bibliothèque. Tout commence dans l’est de l’Angleterre, dans la bibliothèque du lycée de North Walsham en 1953.

     

    (Crédits photos : CC BY 2.0 - wagon16)

     

     

    Une jeune fille qui fait alors ses études dans cet établissement emprunte le Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson dans une édition de 1929. Dans cet ouvrage l’auteur revient sur le voyage qu’il entreprit en France en 1878 avec pour seule compagnie celle d’un âne.

     

    Mais, ensuite, plus rien, le livre semble avoir disparu, jusqu’à refaire surface 63 ans plus tard. Aujourd’hui retraitée, celle qui avait emprunté l’ouvrage vient de le rendre à sa bibliothèque d’origine, rapporte BT.

     

    Heureusement pour cette dame, l’oubli sera sans conséquence. En effet, l’établissement ne prévoit pas de pénalités de retard, sans quoi, il n’aurait certainement pas été vraiment intéressant de faire preuve d’honnêteté !

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  • 01/12/2016 - Qu'est-ce qu'un bon livre, pour un tout-petit qui ne sait pas lire ?

    01/12/2016 - Qu'est-ce qu'un bon livre, pour un tout-petit qui ne sait pas lire ?

    Thème: Sens dessus dessous. L’objectif est de mettre en avant «la créativité de la littérature jeunesse et ses nouvelles formes», et notamment le rapport pluriel que le genre entretient avec la sensibilité de ses petits lecteurs.

    La littérature de jeunesse aime jouer avec les cinq sens. Non pas seulement avec la vue ou l’ouïe, vecteurs naturels de la lecture (à voix basse et/ou à voix haute), mais aussi et surtout avec le toucher, l’odorat et même le goût. Ainsi trouve-t-on des livres doux ou rugueux, râpeux ou soyeux, d’autres chargés d’odeurs et à l’encre parfumée, et même le livre à gratter à la manière du «livre qui pue et qui sent bon» de la série «le Royaume de la fantaisie», par Geronimo Stilton.

    Plus remarquable, voire étonnant pour qui n’est pas coutumier des bibliothèques enfantines, l’effarante proportion des livres à trous: «le Livre qui avait un trou» ou «le Livre avec un trou» mais aussi «Dans ce livre, il y a un petit trou», «le Livre des trous», ou encore «Un petit Trou dans une pomme». Pourquoi autant de trous dans les livres pour la prime jeunesse? La question pourrait paraître anodine. Elle est en réalité essentielle et nous invite à distinguer littérature et livre.

    Le trou permet bien entendu de se saisir de l’objet, invite l’enfant à manipuler ses pages de carton, à jouer avec lui: il regarde à travers, il enfile un doigt, il fait coucou avec… Sens tactile et sens visuel sont sollicités. Pour autant, sommes-nous dans la littérature, fût-elle réduite à la jeunesse?

    Jean-Baptiste Botul fait son trou

    Rappelons qu’il n’y a pas de littérature sans sens, entendu cette fois-ci au sens sémiotique: pas de littérature sans travail du signe. Qu’est-ce à dire? Un signe se soumet par fonction à ce qu’il signifie: le sème «rose» n’a d’intérêt que s’il évoque la «rose» - c’est le principe de substitution cher à quelques linguistes. De la même manière, la littérature ne privilégie pas le livre, mais seulement l’histoire qu’il renferme, les personnages, l’intrigue, l’univers évoqué.

    Le lecteur ordinaire oublie volontiers le livre, sa matérialité, sa couverture, ses pages, son encre, les froissements de la page, les trous qu’y ont creusés quelques mites, et se plonge dans le sens. La littérature, c’est l’oubli du livre, l’oubli de l’objet. Rien de tout cela pour les tout-petits.

    Lisez, jeunesse : 15 livres à lire quand on a 15 ans

    Les livres pour enfants, pour petits enfants, rappelons-le, tiennent du paradoxe: ses «lecteurs» ne savent pas lire, parfois même ne savent pas ce qu’est un livre. Ils ont deux ou trois ans, quatre peut-être, et la difficulté consiste donc à susciter chez eux le désir de se saisir du livre, de le parcourir faute de le lire, et d’y trouver un sens.

    Le trou a cette vertu, entre autres, d’exprimer d’une part cette absence de littérature et d’autre part la réalité objectale du livre – on parle de livre-objet, voire de livre ob-jouet – que la littérature plus grande oublie souvent et qui seule peut avoir du sens pour le petit enfant. Cet objet est d’abord pour lui un objet parmi les autres, peut-être un poil plus rigolo. Par exemple parce qu’il est troué.

    L'enfant, cet être irrationnel et ignorant, peut-il philosopher ?

    La question fondamentale devient celle-ci: quand cet objet-livre se transformera-t-il en instrument littéraire? Quand le petit enfant comprendra-t-il que derrière cette couverture, sur ces pages, dans ces images, une histoire est racontée, que du sens est présent? Et, au bout du compte, comment la littérature éclot-elle?

    Nathalie Prince

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  • 30/11/2016 - La Bibliothèque Numérique de la Fondation Orange vous rapproche de l’essentiel

    30/11/2016 - La Bibliothèque Numérique de la Fondation Orange vous rapproche de l’essentiel

    La Bibliothèque Numérique de la Fondation Orange vous rapproche de l’essentiel

     


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    La Fondation Orange vient d’ouvrir au public son portail Bibliothèque Numérique proposant, en accès libre et gratuit, des milliers de contenus pédagogiques en plusieurs langues.

     

    Destinés aussi bien aux enseignants qu’aux personnes en difficultés ou éloignées des méthodes d’enseignement classique, les contenus de la Bibliothèque Numérique recensent une large palette de matières et de sujets éducatifs, scolaires, universitaires, ou encore de formations professionnelles.

    Les contenus de la Bibliothèque Numérique peuvent être librement enrichis en mode participatif. En plus des contenus apportés par la Fondation Orange, la bibliothèque recense déjà plus d’une centaine de contributeurs : Khan Academy, Bibliothèque Sans Frontières, Wikimédia, Education & Numérique, Aflatoun, Codev…

    Priorité de la Fondation Orange, l’éducation numérique est un facteur d’égalité des chances pour les jeunes déscolarisés, pour les femmes sans qualification, et pour les écoliers dépourvus de livres scolaires à la fois en Europe et en Afrique.

    Ces contenus éducatifs contribuent déjà aux FabLabs Solidaires, aux Maisons Digitales et aux Ecoles Numériques, programmes soutenus par la Fondation Orange et ses partenaires associatifs en Europe et en Afrique.

    Ils sont désormais accessibles à tous sur le portail en ligne ou sur des tablettes pré-chargé avec certains contenus.

    La Fondation Orange est engagée dans trois domaines de mécénat : éducation, santé et culture. En lien avec le cœur de métier d’Orange, elle souhaite, dans ces trois domaines, mettre le numérique au service des populations tels que les jeunes en difficulté scolaire ou sans qualification, les femmes en situation précaire et les personnes avec autisme afin de leur permettre de mieux s’intégrer dans la société.

    La Fondation Orange agit pour que le numérique, devenu essentiel, soit une chance pour tous. Fondation du numérique solidaire, elle intervient aujourd’hui dans 29 pays avec 8 000 salariés engagés.

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  • 30/11/2016 - Les langues n’ont plus de secret pour l’IA de traduction Google

    30/11/2016 - Les langues n’ont plus de secret pour l’IA de traduction Google

    Gabriele Porrometo  - Les langues n’ont plus de secret pour l’IA de traduction Google

    L'IA de Google est désormais capable de traduire deux langues en se basant simplement sur une troisième connaissance commune, grâce à la méthode « Zero-Shot ».

    Les capacités de l’intelligence artificielle de Google sont de plus en plus impressionnantes. Elle est désormais capable d’assurer la traduction d’une langue à l’autre sans jamais avoir étudié cette paire, comme par exemple du japonais au coréen.

    Pour ce faire, l’I.A. doit avoir déjà traduit les deux en utilisant une autre langue en commun — l’anglais par exemple (de l’anglais au japonais et de l’anglais au coréen). Google a nommé ce processus « traduction Zero-Shot  ».

    L’entreprise a récemment procédé à un changement intéressant dans son système de traduction, en adoptant une I.A. évolutive : la Google Neuronal Machine Translation (GNMT), qui apprend à travers des millions d’exemples. L’I.A. travaille actuellement avec 103 langues, ce qui représente 5 253 paires de traduction possibles.

    Les chercheurs reconnaissent avoir du mal à comprendre totalement le fonctionnement de ce système de traductions très complexe. Néanmoins, grâce à un graphique 3D qu’ils ont réalisé, ils ont pu comprendre que GNMT regroupe les phrases dotées du même sens dans les trois langues utilisées.

    Soit, dans le cas en question, l’anglais, le japonais et le coréen : « Cela signifie que le système chiffre quelque chose dans la sémantique des phrases au lieu de mémoriser des traductions apprises par cœur ».

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  • 28/11/2016 - Gallicarte, vainqueur du premier hackaton de la BNF

    28/11/2016 - Gallicarte, vainqueur du premier hackaton de la BNF

     Le 22/11/2016  Clémence Jost

    BNF

    Selon la BNF, "ce premier hackathon s’inscrit dans une démarche d’innovation dans laquelle s’est engagée la Bibliothèque afin de faire émerger les contours de nouveaux services à destination des lecteurs". (ForsterFoto/Flickr)

    La BNF s'engage à intégrer sous licence creative commons (CC-BY) le projet vainqueur du hackaton au sein de ses services numériques. 

    Le tout premier hackaton organisé par la Bibliothèque nationale de France (BNF) dans le cadre de la semaine de l'innovation publique, se tenait les 19 et 20 novembre derniers à Paris. Une centaine de personnes étaient réunies lors de ce marathon participatif afin d'imaginer la bibliothèque de demain. L'un des projets proposé, dédié à la géolocalisation des résultats de recherche dans sa bibliothèque numérique Gallica et porté par l'équipe de Gallicarte, a reçu le Prix du hackaton BNF. Il sera prochainement intégré au sein des services numériques de la BNF sous licence creative commons.

    Gallica for ever

    "Les participants, répartis en équipes, ont placé Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF au cœur de leurs travaux, explique la BNF dans un communiqué ; parmi les projets proposés, plusieurs ont porté sur la visualisation et géolocalisation des données. La mise en relation des ressources visant à l’enrichissement de la consultation des données de Gallica a constitué un autre axe d’exploration. L’humour a également largement trouvé sa place dans les projets : ces 24 h d’émulation collective ont vu émerger un outil permettant de sélectionner des documents reflétant l’humeur de l’utilisateur ou de générer des mèmes à partir d’images issues de Gallica. Pour d’autres équipes, l’expérience à consisté en la création d’un programme capable de sélectionner des documents Gallica en lien avec l’actualité ou d’explorer des données de la Bibliothèque par l’enquête et le jeu...."

    Rendez-vous au printemps

    gallicarte-bnfGallicarte, le projet primé, combine l'ensemble des ressources de la Bibliothèque. En effet, il utilise notamment le catalogue général de la BNF, Gallica et le site data.bnf.fr afin d'identifier des indications de lieu dans la masse d'informations associées aux documents et ainsi proposer une navigation cartographique dans les résultats de Gallica. Une vraie innovation, puisque les notices interrogées dans Gallica ne contiennent pas directement de données géolocalisables, qui sera donc bientôt intégrée parmi les services numériques de la BNF. L'institution a d'ailleurs d'ores et déjà pris rendez-vous avec l'ensemble des participants de ce premier hackaton au printemps 2017 afin de leur présenter l'état d'avancement du projet primé.  

     

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  • 24/11/2016 - Nuit de la lecture

    Les bibliothèques et librairies nous invitent à une Nuit de la lecture

    Les musées ont leur nuit, le Patrimoine a ses journées, les bibliothèques et librairies, parties intégrantes du paysage culturel, inaugureront leur première Nuit de la lecture le samedi 14 janvier 2017. L'événement, initié par le ministère de la Culture, met en exergue ce que certains lieux déjà faisaient, mais donne une envergure nationale à des événements qui se déroulaient uniquement dans certaines communes.  
    Au programme : des lectures en pyjama, en musique ou en langue des signes, rencontres avec des auteurs, débats, spectacles, des chasses au trésor, animations exceptionnelles, etc. Petits et grands pourront découvrir ou redécouvrir, dès la tombée de la nuit et toute la soirée, la richesse des bibliothèques et des librairies sous une lumière nouvelle. 
    L'objectif est certainement de séduire les inscrits dans les bibliothèques publiques, 6,7 millions de Français, de les inviter à prolonger en dehors des heures habituelles leur venue, mais également d'attirer les prochains lecteurs et emprunteurs, ceux qui ne fréquentent habituellement pas les bibliothèques et librairies. La Nuit de la lecture aura lieu durant la seconde rentrée littéraire, et viendra souligner la manière dont la conversation avec les livres et les débats d'idées nous nourrissent, nous permettent d'échanger et de nous situer dans les enjeux de notre société. 
    Cette première édition sera organisée en collaboration avec les différents acteurs du livre et de la lecture, en particulier les bibliothèques et les librairies, mais aussi les auteurs, les éditeurs, les écoles, les associations locales, etc., qui s'associeront à la manifestation.
    Rendre ces lieux de culture plus accessibles, plus ouverts, plus accueillants encore : telle est l'ambition de cette première Nuit de la lecture durant laquelle, le temps d'une soirée, chacun pourra trouver une raison de pousser la porte d'une bibliothèque ou d'une librairie, et d'y revenir.
    Les lieux qui souhaitent participer à ce grand événement peuvent s'inscrire en ligne dès aujourd'hui. Un kit de communication à leur destination est en cours de conception.

    Inscription en ligne pour les bibliothèques municipales dès le 23 novembre 2016.

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